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Situation de la Poste : Sonko démontre le « pillage » organisé de la boîte, Mamadou Lamine Diallo en explique la raison

La situation de la Poste devient de plus en plus inquiétante et cela a interpellé certains députés, lors du passage du ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de ‘Economie numérique.

Comme toujours, quand il s’agit d’évoquer des chiffres pour parler de pillage d’une société nationale, Ousmane Sonko n’est jamais loin. D’ailleurs il a consacré ses trois minutes de parole à la Poste. « La Poste affichait en 2013, une perte de 4 milliards et depuis, aucun état financier n’a été déposé, entre 2013 et avril 2017. Ce qui est grave pour une entreprise nationale », dit-il. Il ajoute qu’e décembre 2016, « lors de l’examen de la loi des finances, le ministre du Budget reconnaissait vis-à-vis de l’Etat, une dette de 130 milliards et la Direction de la précision et des études économiques (Dpee) établissait que depuis 2016, le Trésor compensait des chèques de 80 milliards seulement de remboursements obtenus, ce qui fait un gap de plus de 22 milliards ».

Pour Sonko, cette situation grave découle aussi « de la mauvaise gestion de l’actuel Directeur. Sans oublier les surfacturations notées dans le rapport de l’Ofnac, les quotas de recrutement politiques… » Même son de cloche chez le député Mamadou Lamine Diallo, qui estime que la Poste a été pillée, « parce que vous voulez prendre Thiès à Idrissa Seck, vous l’avez donnée à Siré Dia ». Ainsi, il exige que le ministre fasse le point sur les dettes de la Poste en plus de demander que « la Poste et l’Artp puissent entendues par les commissions de l’Assemblée nationale ».

En réponse, Abdoulaye Bibi Balbé rappelle que l’ordre du jour, ce n’est pas la privatisation de la Poste, mais « c’est la restructuration de la société ». Une restructuration qui s’articule autour de trois points : la compense, la rémunération du service public et la signature d’un contrat de performance. Si la Poste a jugé insuffisant le montant en demandant 6 milliards, le ministre voudrait des garanties sur la traçabilité de l’argent qui sera injecté chez Siré Dia.

 

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