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		<title>En Grèce, qui donc a lu le mémorandum du FMI avant de le signer ?</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 09:30:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Grecs, déjà passablement assommés par les vagues de plans d&#8217;austérité déferlant sur leur économie moribonde, ne sont pas au bout de leurs surprises. A la fin de janvier, leur ministre du développement, Michalis Chryssochoïdis, a confié à la télévision, sur la chaîne Skai TV, qu&#8217;il avait signé le mémorandum de la troïka sur la crise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/grece_drapeau.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15571" title="grece_drapeau" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/grece_drapeau.jpg" alt="" width="200" height="137" /></a>Les Grecs, déjà passablement assommés par les vagues de plans d&#8217;austérité déferlant sur leur économie moribonde, ne sont pas au bout de leurs surprises. A la fin de janvier, leur ministre du développement, Michalis Chryssochoïdis, a confié à la télévision, sur la chaîne Skai TV, qu&#8217;il avait signé le mémorandum de la troïka sur la crise de la dette grecque sans même l&#8217;avoir lu. Pour la simple raison qu&#8217;il avait à l&#8217;époque </strong><em><strong>&#8220;d&#8217;autres obligations&#8221;</strong></em><strong>, notamment celle de </strong><em><strong>&#8220;combattre la délinquance&#8221;</strong></em><strong>, </strong><a href="http://fr.globalvoicesonline.org/2012/01/28/96063/"><strong>rapporte le réseau de blogueurs </strong><em><strong>Global Voices</strong></em></a><strong>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mémorandum, signé en mai 2010 et approuvé un an plus tard, a engagé la Grèce dans une série de réformes censées dynamiser sa compétitivité – privatisations, baisse des salaires dans la fonction publique, dérégulation de professions, etc. –, auxquelles ont répondu grèves et manifestations. Cette politique de rigueur était une condition à l&#8217;accord d&#8217;un prêt par la troïka – le FMI, la Commission européenne, et la Banque centrale européenne – de 110 milliards d&#8217;euros. Ce fameux mémorandum, accusé par certains d&#8217;appauvrir la population grecque à mesure que les salaires baissent et que le chômage augmente, serait par ailleurs anticonstitutionnel <a href="http://www.humanite.fr/04_06_2011-gr%C3%A8ce-%C2%ABle-memorandum-est-anticonstitutionnel%C2%BB-473571">si l&#8217;on en croit Notis Marias</a>, professeur à l&#8217;Institut européen de l&#8217;université de Crête, dans <em>L&#8217;Humanité. </em>En effet, il accorderait un transfert de compétences souveraines de l&#8217;Etat grec à la troïka, sans qu&#8217;il ait été approuvé par suffisamment de députés.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, c&#8217;est donc ce texte, relativement important dans l&#8217;histoire récente de la crise grecque, qui aurait été approuvé sans avoir été vraiment examiné par tous, semble-t-il. En octobre, c&#8217;est un ancien député qui expliquait que <em>&#8220;personne n&#8217;a eu le temps de lire le mémorandum, ni moi ni personne ne l&#8217;a lu ; nous avons autorisé M. Papakonstantinou [ministre de l'économie de l'époque] à le signer. C&#8217;était une affaire de confiance&#8221;.</em> Le 23 janvier, Louka Katseli, ex-ministre du travail, disait aussi n&#8217;avoir eu que trois heures pour le lire, rapporte encore l&#8217;article de <em>GlobalVoices</em>. Au point que sur Twitter, un certain dangler69 s&#8217;interroge: <em>&#8220;Finalement, y a-t-il eu au moins quelqu&#8217;un pour le lire ? Peut-être ceux qui n&#8217;ont pas été reconduits au Parlement.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le média <em>GreekReporter</em> <a href="http://greece.greekreporter.com/2012/01/25/greek-minister-says-he-didnt-read-troika-demands/?utm_source=twitterfeed&amp;utm_medium=twitter">rapporte</a> quant à lui les paroles de Michalis Chryssochoïdis lors de son intervention télévisée : <em>&#8220;Les négociations étaient très horizontales et étaient fondées sur une idée optimiste et simpliste, selon laquelle les choses allaient évoluer dans un certain sens. Or, elles n&#8217;ont pas évolué de la manière dont on le souhaitait, et les mesures successives ont créé une récession plus profonde, car elles ont réduit la liquidité.&#8221;</em> En réponse aux vives réactions suscitées, sur la Toile, par ce drôle d&#8217;aveu télévisé, le ministre grec s&#8217;est finalement expliqué sur sa page Facebook. Extraits : <em>&#8220;Je ne me suis pas occupé ni du texte ni des procédures de ces &#8216;prétendues&#8217; négociations. (&#8230;) Je considère cela comme l&#8217;une des plus grandes erreurs de ma carrière politique. (&#8230;) J&#8217;ai dit cela pour insister sur la nécessité pour chacun de changer&#8230;&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le Monde</strong></em></p>
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		<title>Banque : repli stratégique des groupes français en Afrique</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 09:23:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[Acteurs historiques en Afrique, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole se désengagent peu à peu. Les établissements français réduisent la voilure en Afrique. Commencée avec la crise financière de 2008, cette tendance se renforcera en 2012, avec la crise des dettes souveraines en Europe, qui oblige les banques, notamment hexagonales, à renforcer leurs fonds [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/banque-de-france.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-15568" title="banque-de-france" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/banque-de-france.gif" alt="" width="250" height="250" /></a>Acteurs historiques en Afrique, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole se désengagent peu à peu.<br />
</strong><br />
Les établissements français réduisent la voilure en Afrique. Commencée avec la crise financière de 2008, cette tendance se renforcera en 2012, avec la crise des dettes souveraines en Europe, qui oblige les banques, notamment hexagonales, à renforcer leurs fonds propres et à économiser 235 milliards d&#8217;euros d&#8217;ici à 2013.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, qui ont longtemps dominé le financement du commerce des matières premières et des produits de base entre l&#8217;Afrique et l&#8217;Europe, réduiront cette activité. En outre, « on s&#8217;attend à ce que les établissements français, qui jusque-là dominaient le financement du commerce intrarégional, cèdent du terrain aux banques locales », affirme-t-on dans les milieux bancaires africains.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut dire que les banques françaises ont déjà perdu de leur emprise au sud du Sahara au cours des cinq dernières années. Dans les états-majors des groupes, on préfère parler de réorganisation stratégique. Celle-ci consiste notamment à se renforcer sur les principaux marchés - <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/cote_ivoire/cote_ivoire.asp" target="_blank">Côte d&#8217;Ivoire</a>, <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/senegal/senegal.asp" target="_blank">Sénégal</a>, <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/cameroun/cameroun.asp" target="_blank">Cameroun</a> &#8211; et à concentrer les efforts sur les activités les plus rentables. Ainsi, Société générale a gelé ses acquisitions en Afrique francophone, mais a annoncé en juin 2010 un plan stratégique visant à ouvrir 90 agences d&#8217;ici à 2015, principalement au Sénégal et en Côte d&#8217;Ivoire, où il se lance aussi dans le mobile banking.</p>
<p style="text-align: justify;">Exception</p>
<p style="text-align: justify;">Tout en se renforçant sur les mêmes marchés, BNP Paribas s&#8217;est retiré de la Mauritanie et de Madagascar. Crédit agricole s&#8217;est quant à lui recentré depuis deux ans sur la banque de détail en Europe et dans le Bassin méditerranéen. Il a ainsi cédé à Attijariwafa Bank, en 2010, cinq de ses filiales subsahariennes (<a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/congo_brazza/congo_brazza.asp" target="_blank">Congo</a>, Côte d&#8217;Ivoire, Cameroun, <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/gabon/gabon.asp" target="_blank">Gabon</a> et Sénégal). La banque vient aussi de se désengager de sa filiale sud-africaine, et de nombreux analystes la soupçonnent de vouloir quitter l&#8217;Algérie et la Tunisie.</p>
<p style="text-align: justify;">Exception à cette tendance : Banque populaire Caisse d&#8217;épargne (BPCE) nourrit des ambitions d&#8217;expansion au sud du Sahara. Après être sorti du Crédit industriel et commercial (CIC) au <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/maroc/maroc.asp" target="_blank">Maroc</a>, il a repris en juillet 75 % de la Banque malgache de l&#8217;océan Indien (BMOI) et 19,4 % de la Banque nationale du développement agricole (BNDA), au <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/mali/mali.asp" target="_blank">Mali</a>. BPCE est actuellement en négociation pour la prise de contrôle de Banque Atlantique Côte d&#8217;Ivoire (Baci).</p>
<p><strong>Jeune Afrique</strong></p>
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		<title>CES MILLIARDS POST- MAGAL QUI INONDENT TOUBA- Qui pour donner les chiffres de la communauté rurale ?</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 09:15:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Panneaux publicitaires , véhicules  d’entreprises portant logos ,  avec ou sans sonorisation , affiches , stands, charrettes , taxis  … A l’image des années d’avant , rien n’a été gratuit pour cette édition 2012 du Magal de Touba .De sources sûres , les tarifs ont été revus à la hausse  . Chaque véhicule aura payé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/f2-touba.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15565" title="f2-touba" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/f2-touba.jpg" alt="" width="640" height="426" /></a>Panneaux publicitaires , véhicules  d’entreprises portant logos ,  avec ou sans sonorisation , affiches , stands, charrettes , taxis  … A l’image des années d’avant , rien n’a été gratuit pour cette édition 2012 du Magal de Touba .De sources sûres , les tarifs ont été revus à la hausse  . Chaque véhicule aura payé entre 50 000 et 75 000 francs alors que les panneaux publicitaires  ont été taxés à hauteur de 15 000 l’unité . D’où , d’emblée , plusieurs millions de francs empochés . Seulement aucun chiffre n’est encore tombé . Qui pour les donner ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les lendemains de Magal sont , toujours , des moments fastes pour la communauté rurale de Touba . Des millions , voire des milliards de francs échouent dans les caisses de la boite sans jamais que le contribuable ne sache , de manière officielle , les chiffres réels .Cette année , une nouvelle donne est de mise .Des responsables de la cité , pour la plupart armés par des hommes politiques , veulent en savoir davantage .Cette volonté de tout savoir est passée de rumeurs à réalité depuis une semaine . Certains dignitaires ont décidé de façonner une requête à adresser au Président de la communauté rurale de Touba pour lui demander de mettre à la disposition des conseillers ruraux le bilan issu des opérations de recouvrement effectuées pendant le magal .</p>
<p style="text-align: justify;">En effet , jamais  de mémoire d’homme des bilans exhaustifs , selon un conseiller rural , n’ont été faits au sortir de cet événement .Pourtant , les populations sont conscientes des retombées financières énormes qui découlent d’un tel rendez-vous religieux , certes,  mais très économique , par ailleurs . Chaque véhicule sonorisé a , en effet ,  payé cette année  , de sources sûres , la somme de 75000 francs alors que les autres se seront acquittés  de la somme de 50 000 . Les affiches , qui selon notre décompte , font plus de 500 ont été payées à raison de 15000 l’unité .A cela l’on peut ajouter les panneaux , les stands , les charrettes , les taxis etc… Un véritable pactole . ! Abdourahmane Sylla , chargé des finances , dans une interview accordée à la télévision Touba-Médias , reconnaitra que le magal est loin d’être une période des vaches maigres pour sa structure  mais préférera se garder de donner les chiffres . Dans tous les cas , les uns et les autres attendent de savoir en termes chiffrés les bénéfices réalisés par leurs collectivités locales .</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Peuple</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une société peut-elle être engagée par un actionnaire ?</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:04:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Management]]></category>

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		<description><![CDATA[Une société ne peut être engagée que par son représentant légal (c&#8217;est-à-dire le gérant dans la SARL, le président dans la société par actions simplifiée, le directeur général dans la société anonyme) ou par une personne dûment mandatée pour agir en son nom et pour son compte. Un contrat signé par une autre personne serait, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/pme-150x127.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15561" title="pme-150x127" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/pme-150x127.jpg" alt="" width="150" height="127" /></a>Une société ne peut être engagée que par son représentant légal (c&#8217;est-à-dire le gérant dans la SARL, le président dans la société par actions simplifiée, le directeur général dans la société anonyme) ou par une personne dûment mandatée pour agir en son nom et pour son compte. Un contrat signé par une autre personne serait, en principe, inopposable à la société.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, les juges viennent de rappeler qu&#8217;une société n&#8217;est pas engagée par un contrat conclu par l&#8217;un de ses actionnaires, serait-il majoritaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Précision </strong>: par exception toutefois, une société peut être tenue par un acte pris par une personne qui n&#8217;a pas le pouvoir d&#8217;agir pour son compte lorsque les circonstances ont conduit l&#8217;interlocuteur de cette personne à croire légitimement qu&#8217;elle disposait des pouvoirs nécessaires. On parle dans ce cas de «<a href="http://entrepreneur.lesechos.fr/entreprise/glossaire/mandat-9467.php" target="_blank">mandat</a> apparent ». Dans cette affaire, le seul fait que l&#8217;actionnaire détenait plus de 84 % du capital de la société n&#8217;a pas été suffisant aux yeux des juges pour caractériser l&#8217;existence d&#8217;un mandat apparent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Conclusion </strong>: celui qui contracte avec une société doit impérativement vérifier l&#8217;étendue des pouvoirs de son interlocuteur en consultant le Kbis de la société (document officiel, disponible au greffe du tribunal de commerce ou sur www.infogreffe.fr, qui mentionne notamment l&#8217;identité des dirigeants de la société considérée) ou en examinant le mandat dont il prétend être titulaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Monde</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Facebook vaut-elle son pesant d’or?</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 10:01:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis que certaines informations ont été publiées, l’engouement que suscite Facebook pose quelques questions. Personne ne songe à mettre en question le caractère génial du concept qui fait que, comme 845 millions de mes meilleurs amis,  je me rends régulièrement sur ce réseau social pour y retrouver famille et connaissances. La question que pose une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/facebook_logo-150x150.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15557" title="facebook_logo-150x150" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/facebook_logo-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Depuis que certaines informations ont été publiées, l’engouement que suscite Facebook pose quelques questions. Personne ne songe à mettre en question le caractère génial du concept qui fait que, comme 845 millions de mes meilleurs amis,  je me rends régulièrement sur ce réseau social pour y retrouver famille et connaissances. La question que pose une première offre publique d’actions est évidemment sa valorisation. Prenons garde : cette évaluation ne sera finale que dans quelques mois, au moment de l’offre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Facebook vaut-elle 100 milliards de dollars?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Répondre à cette question implique une analyse fine qui n’est pas possible tant que le document d’offre n’est pas disponible. De quelles indications disposons-nous ?</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Les revenus de Facebook seraient de 4 milliards de dollars en 2011. </strong>Certes, on semble nous en annoncer 7 en 2012, mais il est un peu tôt pour se baser sur ce chiffre. A ce niveau, l’opération se baserait sur un prix de 25 x les ventes. Aucune émission d’actions n’a atteint ce niveau de « richesse ».</li>
<li><strong>Quelle sera la croissance de Facebook ?</strong> On attend les prévisions des analystes, mais tout porte à croire que la société devrait connaître une croissance très supérieure au secteur pour justifier cette évaluation. Or la croissance est essentiellement fonction de la publicité « ciblée » que Facebook vend aux annonceurs.</li>
<li><strong>Quelle est la rentabilité de Facebook ?</strong> Les documents font état d’ 1 milliard de dollars de bénéfices en 2011. Cela nous donnerait donc une évaluation de Facebook a 100 fois ses bénéfices nets. Cela représente entre 3 et 4 fois les multiples du secteur. Mais par rapport a LinkedIn qui a un ratio prix/bénéfices de 1.429, cela semble presque généreux</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le mécanisme de l’opération mérite d’être rappelé.</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>5% des actions sont mises sur le marché. </strong>Cette technique connue sous le nom de « création de rareté » a pour effet une hausse substantielle dans les jours qui suivent la première cotation mais qui n’a qu’un temps. $ 5 milliards et 5% de l&#8217;entreprise devraient assurer cet ffet de rareté.</li>
<li><strong>LinkedIn, </strong>le « petit » concurrent de Facebook, a connu ce phénomène d’emballement, avec un cours qui a monte le premier jour de 100 a 122 $. Elle faut 71.8 dollars aujourd’hui. Netflix a déjà perdu plus de 50% de sa valeur.</li>
<li><strong>Les autres actionnaires, et en particulier le personnel, </strong>devront attendre probablement six mois avant de pouvoir vendre en bourse. Ce délai permet de maintenir un niveau de cotation stable. Mais à l’issue de ces six mois, le marché pourrait voir se déverser un multiple de l’offre publique, et le cours se déprécier.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, il faut restreindre ses ardeurs et ne pas confondre génie et valorisation. Il faut aussi peut-être prendre du temps. Dans ce genre d’operations, si l’investisseur n’a pas reçu d’actions dans le cadre de cette émission (ce qui sera vraisemblable pour les particuliers en dehors des Etats-Unis), il vaut mieux s’abstenir et laisser se stabiliser un cours qui connaitra inévitablement des soubresaut. On y gagnera peut-être moins, mais on se protège contre un risque sérieux de perte.</p>
<p style="text-align: justify;">« <strong>L’opération du siècle</strong> » le sera en tous cas pour les banques d’affaires qui devraient empocher la modique somme de 250-500 millions de dollars en commissions pour une opération dirigée par Morgan Stanley, qui a elle seule devrait en récolter 100 millions. Leur intérêt est d’avoir le prix le plus élevé pour elles mêmes et leur client, sans pour autant risquer un reflux qui les amènerait a faire une perte sur cette activité lucrative que sont les émissions d’actions.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ceux que la gouvernance intéresse, il faut rappeler que Facebook est susceptible d’être pris en défaut de respect de la vie privée dans certaines juridictions. D’autre part, <strong>les actions de Mark Zuckerberg ont dix droits de vote par action</strong> et lui permettront de contrôler l’entreprise pour de nombreuses années encore.  Pour les 3.200 employés de Facebook, dont un millier deviendront millionnaires en dollars, c’est la manne céleste dont ils rêvent depuis huit ans.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Affaire à suivre, avec enthousiasme et prudence</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Monde</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>100% africaine, la tablette tactile &#8220;Way-C&#8221; est en vente</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 09:53:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[Baptisée Way-C, la toute première tablette tactile conçue sur le continent africain est commercialisée au Congo-Brazzaville depuis le lundi 30 janvier. Elle devrait l&#8217;être dans dix pays d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, en Belgique, France et en Inde à compter du 15 février, a affirmé son inventeur, l&#8217;informaticien congolais Vérone Mankou. L’iPad a un nouveau concurrent… et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/624_341_3ca3efadef8fd810d45c3ddf3b1439d5-1327514528.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15554" title="624_341_3ca3efadef8fd810d45c3ddf3b1439d5-1327514528" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/624_341_3ca3efadef8fd810d45c3ddf3b1439d5-1327514528.jpg" alt="" width="624" height="341" /></a>Baptisée Way-C, la toute première tablette tactile conçue sur le continent africain est commercialisée au Congo-Brazzaville depuis le lundi 30 janvier. Elle devrait l&#8217;être dans dix pays d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, en Belgique, France et en Inde à compter du 15 février, a affirmé son inventeur, l&#8217;informaticien congolais Vérone Mankou.<br />
</strong><br />
L’iPad a un nouveau concurrent… et il vient d’Afrique. Présentée au grand public pour la première fois en septembre 2011, <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110922122322/" target="_blank">la toute première tablette tactile conçue sur le continent</a> est vendue au <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/congo_brazza/congo_brazza.asp" target="_blank">Congo-Brazzaville</a> depuis le lundi 30 janvier. Pour le plus grand bonheur de <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20111108104447/" target="_blank">son inventeur, l&#8217;informaticien congolais Vérone Mankou</a>, par ailleurs conseiller en nouvelles technologies de la communication au ministère congolais des Postes et Télécommunications.</p>
<p>« Nous avons mis en place un dispositif et de la logistique pour commercialiser la tablette depuis vendredi. Aujourd&#8217;hui (lundi), chacun peut l&#8217;acheter », a-t-il déclaré. Baptisée Way-C (« lumière des étoiles », dans un dialecte du Nord-Congo), elle a été conçue au Congo mais assemblée en Chine, « pour la simple raison que le Congo ne dispose pas d&#8217;usine et pour des raisons de prix », a-t-il ajouté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un prix de 228 euros</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Elle mesure 19 cm de long, 17 cm de large, est épasse de 1,2 cm et pèse 380 grammes, dispose d&#8217;un système wifi intégré. « Sur le plan technologique, cette tablette est équivalente à toutes celles qu&#8217;on trouve sur le marché », assure Vérone Mankou. Elle coûte 150 000 Francs CFA (228 euros). Un prix « acceptable et relativement bas, par rapport à la technologie utilisée », selon son inventeur.</p>
<p style="text-align: justify;">À titre de comparaison, la deuxième version de l’iPad du géant américain de l&#8217;informatique Apple mesure 24 cm de long, 18,5 cm de large et 8,8 mm d’épaisseur, pour un poids de 601 g, et coûte entre 479 et 679 euros.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Autonomie de 6 à 10 heures</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-weight: normal;">Le tarif bon marché de la Way-C justifie quelques sacrifices, comme l’absence pour l’instant de carte SIM et un écran de 7 pouces, néanmoins acceptable pour le web. « Deux pouces de plus et la note aurait automatiquement grimpé de 80 dollars », explique Vérone Mankou. Équipé d&#8217;un microprocesseur de 1,2Ghz, (autant que l’iPad), la tablette utilise une version personnalisée du logiciel libre Androïd comme système d&#8217;exploitation, « toujours pour une question de coût », explique Mankou, qui promet une autonomie de 6 à 10 heures en fonction des usages.</span></p>
<p><span style="font-weight: normal;">La tablette est pour l’instant « vendue exclusivement dans les boutiques Airtel Congo » de Brazzaville et Pointe-Noire, une société privée de téléphonie mobile filiale du groupe indien Bharti. Mais elle doit être commercialisée dans dix pays d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, en Belgique, en France et en Inde à compter du 15 février.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jeune Afrique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Les banques internationales à l&#8217;assaut du marché africain</title>
		<link>http://senegal-business.com/2012/02/les-banques-internationales-a-lassaut-du-marche-africain/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 09:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>

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		<description><![CDATA[Poussés hors de leurs marchés domestiques par la crise de la dette, les établissements bancaires européens, américains, mais aussi chinois et qataris multiplient les initiatives pour se renforcer en Afrique. Le point sur leurs stratégies. L&#8217;Afrique n&#8217;a jamais autant suscité l&#8217;intérêt des banques internationales. Avec la crise de la dette en Europe et la récession [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/0000023231.png"><img class="alignleft size-full wp-image-15549" title="0000023231" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/0000023231.png" alt="" width="170" height="100" /></a>Poussés hors de leurs marchés domestiques par la crise de la dette, les établissements bancaires européens, américains, mais aussi chinois et qataris multiplient les initiatives pour se renforcer en Afrique. Le point sur leurs stratégies.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Afrique n&#8217;a jamais autant suscité l&#8217;intérêt des banques internationales. Avec la crise de la dette en Europe et la récession qui guette les économies développées, le continent au milliard d&#8217;habitants et à la croissance économique de 5,8 % en 2012 (prévision) devient une destination privilégiée des investissements étrangers. Et donc une terre d&#8217;opportunités pour les établissements financiers mondiaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Au <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/maroc/maroc.asp" target="_blank">Maroc</a>, 2012 démarre sur les chapeaux de roues. La cession annoncée par la Société nationale d&#8217;investissement (SNI) de 10 % à 20 % de ses parts dans le capital d&#8217;Attijariwafa Bank, d&#8217;ici à fin mars, aiguise l&#8217;appétit des établissements du Golfe, en quête de nouveaux marchés à fort rendement. Pour l&#8217;instant, ni Attijariwafa ni la SNI ne souhaitent communiquer sur les discussions en cours, mais le nom de <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120119101805/maroc-attijariwafa-bank-qatar-banqueqatar-national-bank-reprend-l-union-marocaine-des-banques.html" target="_blank">Qatar National Bank</a> (QNB) revient avec insistance. Surtout que le qatari a tenté en vain, l&#8217;an passé, un rapprochement avec le marocain BMCE Bank. « L&#8217;arrivée d&#8217;un établissement qatari à son capital apporterait une bouffée d&#8217;oxygène à Attijariwafa, confronté à un problème de liquidités sur son marché national. La crise mondiale a provoqué une baisse des investissements directs étrangers et des transferts des Marocains résidant à l&#8217;étranger », explique Hanane Rahali, analyste financier chez CFG Group au Maroc.</p>
<p style="text-align: justify;">Attijariwafa réaliserait une belle affaire si cette opération se confirmait : QNB vient d&#8217;annoncer un bénéfice net de 1,6 milliard d&#8217;euros en 2011 (+ 32 % par rapport à 2010). Et en plus de pouvoir développer des produits financiers alternatifs (islamiques), la banque qatarie serait bien placée pour le financement des grands projets d&#8217;infrastructures dans le royaume chérifien et du commerce sans cesse croissant entre les deux pays. Car si, pour l&#8217;instant, la valeur de leurs échanges ne dépasse guère les 45 millions d&#8217;euros, ce</p>
<p style="text-align: justify;">montant est appelé à croître au cours des prochaines années : entre novembre et janvier, <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2656p006-007.xml0/" target="_blank">l&#8217;émir du Qatar, Hamad Ibn Khalifa Al Thani</a>, s&#8217;est rendu à deux reprises au Maroc et a conclu avec le royaume plusieurs accords, notamment dans le tourisme. Par ailleurs, une entrée au capital d&#8217;Attijariwafa permettrait à QNB de prendre indirectement pied en Afrique subsaharienne, où le groupe marocain possède une dizaine de filiales.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Britanniques à l&#8217;affût</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&#8217;instant, ce sont surtout les établissements européens qui convoitent le Sud du Sahara. Alors qu&#8217;ils suppriment massivement des postes chez eux (près de 60 000 emplois dans le secteur européen en 2011), ces groupes, surtout britanniques, multiplient les initiatives pour renforcer leur présence en Afrique. Ainsi Barclays, qui a racheté 56 % du sud-africain Absa Bank en 2005 pour 2,1 milliards d&#8217;euros, a délocalisé fin 2011 sa direction Afrique de Dubaï à Johannesburg. Sa consoeur HSBC, qui a tenté l&#8217;an dernier, sans succès, de prendre le contrôle du sud-africain Nedbank, est toujours en quête d&#8217;un partenaire stratégique en Afrique. « HSBC est bien implanté en Asie-Pacifique et vise désormais le financement du commerce entre l&#8217;Afrique et l&#8217;Asie », explique Paul-Harry Aithnard, directeur recherche du groupe Ecobank.</p>
<p style="text-align: justify;">Idem du côté de Standard Chartered. « Nous sommes à l&#8217;affût de toutes les opportunités d&#8217;acquisitions qui pourraient se présenter en Afrique », a indiqué en décembre Diana Layfield, directrice Afrique de Standard Chartered. Déjà présent dans seize pays africains, notamment dans l&#8217;est du continent, le groupe, qui réalise environ 10 % de ses bénéfices en Afrique, met désormais le cap à l&#8217;ouest. Dans son viseur : le <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/nigeria/nigeria.asp" target="_blank">Nigeria</a> et le <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/ghana/ghana.asp" target="_blank">Ghana,</a> où il possède déjà des filiales locales et entend profiter de leurs taux de croissance respectifs de 6,6 % et 7,3 %. Le groupe cible aussi l&#8217;<a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/angola/angola.asp" target="_blank">Angola</a>, autre pays producteur de pétrole. Credit suisse aussi fait parler de lui. Le groupe a ouvert sa première filiale africaine à Johannesburg début 2011. Quelques mois plus tard, en juillet, Credit suisse a été la principale banque d&#8217;affaires à monter l&#8217;acquisition du manufacturier sud-africain Defy Appliances par le turc Arçelik Group. Montant de l&#8217;opération : 225 millions d&#8217;euros.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>&#8220;Gestion du risque&#8221;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Américains ne sont pas en reste. En novembre, la banque d&#8217;affaires JP Morgan a ainsi ouvert une filiale spécialisée dans la couverture de change en <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/afriquedusud/afriquedusud.asp" target="_blank">Afrique du Sud</a>. « Nous voulons vraiment développer notre activité de trésorerie et de services aux entreprises à travers toute l&#8217;Afrique, mais aussi préparer la voie pour notre activité de banque d&#8217;investissement. C&#8217;est maintenant qu&#8217;il faut être présent pour un retour sur investissement dans les cinq à dix ans à venir », a indiqué John Coulter, patron Afrique de JP Morgan, au <em>Financial Times.</em> La banque est par ailleurs en négociation pour ouvrir des bureaux de représentation au <a href="http://www.jeuneafrique.com/pays/kenya/kenya.asp" target="_blank">Kenya</a> et au Ghana au cours du premier trimestre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le chinois Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) vient aussi d&#8217;ouvrir un bureau de représentation en Afrique du Sud, au Cap. Selon les analystes, celui-ci devrait servir de base pour une nouvelle stratégie africaine du groupe, qui a déboursé 3,8 milliards d&#8217;euros pour racheter 20 % de Standard Bank, première banque africaine, en 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais si l&#8217;engouement est bien réel, Paul-Harry Aithnard estime que « ces groupes étrangers avanceront de manière prudente, en s&#8217;appuyant sur les acteurs locaux, qui connaissent mieux les marchés africains ». De fait, le renforcement de la présence des banques mondiales en Afrique peut être considéré comme une opportunité pour les groupes africains. Ils pourront ainsi bénéficier de financements additionnels pour participer à certaines syndications qui jusque-là étaient hors de leurs moyens. Peuvent notamment tirer profit de cette nouvelle configuration : les banques nigérianes (First Bank of Nigeria, United Bank for Africa&#8230;), qui viennent de sortir d&#8217;une réforme qui a conduit à leur recapitalisation. Le groupe Ecobank (basé au Togo), fort de sa présence dans 30 pays africains, s&#8217;estime aussi incontournable.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut toutefois pas écarter la menace que les groupes internationaux soient les seuls à profiter de la croissance en Afrique. Ce cas de figure « ne surgira réellement que si, au bout des cinq prochaines années, les banques africaines ne deviennent pas plus robustes et n&#8217;améliorent pas leur gestion du risque en vue de dominer l&#8217;activité de banque de détail », indique un banquier ouest-africain. C&#8217;est, d&#8217;après les spécialistes, un élément crucial pour le développement des économies africaines.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jeune Afrique</strong></p>
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		<title>La &#8220;mise sous tutelle&#8221; : une sanction que les pays en développement connaissent bien</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 09:02:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>

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		<description><![CDATA[Mise sous tutelle. Le mot a fait bondir ce week-end. Evoqué par certains Etats de la zone euro – Allemagne en tête – qui souhaitent conférer à l&#8217;Union européenne (UE) un pouvoir décisionnel sur la gestion budgétaire du pays, ce droit de regard absolu sur la gestion d&#8217;un pays soumis à un plan d&#8217;aide n&#8217;est pas sans rappeler les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/fmi.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15546" title="fmi" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/fmi.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Mise sous tutelle. Le mot a fait <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=bondir" target="_blank">bondir</a> ce week-end. Evoqué par certains Etats de la zone euro – Allemagne en tête – qui souhaitent <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=conf%C3%A9rer" target="_blank">conférer</a> à l&#8217;Union européenne (UE) un <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=pouvoir" target="_blank">pouvoir</a> décisionnel sur la gestion budgétaire du pays, ce droit de regard absolu sur la gestion d&#8217;un pays soumis à un plan d&#8217;aide n&#8217;est pas sans <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rappeler" target="_blank">rappeler</a> les plans d&#8217;ajustement structurels (PAS) imposés par le Fonds monétaire international (FMI) dans les années 80 aux pays surendettés.</h4>
<p style="text-align: justify;">Si les deux méthodes semblent bien différentes, il s&#8217;agit dans les deux cas de<a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=justifier" target="_blank">justifier</a> un contrôle supranational de la politique économique, contrôle généralement axé sur la rigueur budgétaire, afin d&#8217;<a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=assainir" target="_blank">assainir</a> des finances publiques en déroute. Pourtant, l&#8217;héritage des PAS a fait l&#8217;objet de bilans plus que contrastés. Pourquoi donc l&#8217;idée d&#8217;une mise sous tutelle est-elle remise au goût du jour ?</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>L&#8217;inusable &#8220;consensus de Washington&#8221;</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas de la Grèce comme dans celui des pays soumis au PAS, le consensus des économistes, largement dominé par l&#8217;école de Washington, part du principe que seule la stabilité macro-économique d&#8217;un pays est à même de <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=g%C3%A9n%C3%A9rer" target="_blank">générer</a>de la croissance. Il ne s&#8217;agirait alors que de <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=r%C3%A9tablir" target="_blank">rétablir</a> cette stabilité pour <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=sortir" target="_blank">sortir</a> le pays de l&#8217;endettement.</p>
<p style="text-align: justify;">Partant de ce postulat, les PAS ont donc pour principal objectif de <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=r%C3%A9%C3%A9quilibrer" target="_blank">rééquilibrer</a> la balance des paiements : l&#8217;aide du FMI est donc conditionnée à l&#8217;assainissement des finances publiques du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin de <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=satisfaire" target="_blank">satisfaire</a> à ces exigences, le FMI et la Banque mondiale – superviseurs des PAS – contraignent les gouvernements à <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=adopter" target="_blank">adopter</a> des mesures radicales : coupes claires dans les dépenses publiques (éducation, santé, logement, aide sociale), privatisation des entreprises d&#8217;Etat, suppression des subventions, abolition du contrôle des prix et des barrières protectionnistes. Le coût social de telles mesures est incalculable.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Les pays en développement victimes des dogmes du FMI</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En 2002, soit une vingtaine d&#8217;années après l&#8217;instauration de ces PAS, <a onclick="return false;" href="http://www.lemonde.fr/sujet/9c1d/joseph-stiglitz.html" target="_blank">Joseph Stiglitz</a> en tire d&#8217;amères leçons dans son livre <em>La <a onclick="return false;" href="http://www.lemonde.fr/sujet/7623/grande-desillusion.html" target="_blank">Grande Désillusion</a></em>. Le <a onclick="return false;" href="http://www.lemonde.fr/sujet/eb74/prix-nobel.html" target="_blank">Prix Nobel</a>d&#8217;économie parle en connaissance de cause puisqu&#8217;il fut vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale, le partenaire financier du FMI dans le cadre des PAS.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son livre, M. Stiglitz remet en cause la rigueur budgétaire imposée par le FMI aux pays en développement et prend notamment pour exemple l&#8217;Ethiopie, qui s&#8217;est vu, en 1997, <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=couper" target="_blank">couper</a> les vivres et ce à cause d&#8217;un déficit budgétaire galopant. Pourtant, ses résultats macroéconomiques étaient conformes aux exigences du FMI, avec une inflation quasi nulle et des capacités de production en hausse.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre dogme du FMI, celui qui voudrait que l&#8217;équilibre budgétaire d&#8217;un pays dépende des seuls impôts et n&#8217;intègre pas l&#8217;aide étrangère. Un principe rejeté par M. Stiglitz, qui regrette que le Fonds considère que cette aide, qu&#8217;il juge <em>&#8220;instable&#8221;</em>, doive<a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=constituer" target="_blank">constituer</a> une réserve au lieu d&#8217;<a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> dépensée dans le cadre de politiques de développement. Or l&#8217;économiste démontre dans ses travaux que les rentrées de l&#8217;aide internationale sont justement plus régulières, plus constantes que les rentrées fiscales.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Des programmes de libéralisation inadaptés</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Entre autres &#8220;croyances dogmatiques&#8221; dénoncées par Joseph Stiglitz, la libéralisation du marché financier, jugée indispensable à la baisse des taux d&#8217;intérêts. Se pliant à la doctrine, le Kenya – un des premiers pays à <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=avoir" target="_blank">avoir</a> bénéficié d&#8217;un PAS – a ouvert au début des années 90 son marché financier à la concurrence et scindé ses banques en plusieurs établissements de moindre envergure.</p>
<p style="text-align: justify;">A l&#8217;instar de l&#8217;Ethiopie, qui avait suivi les mêmes recommandations, le Kenya a vu, lui aussi, les préconisations du FMI se <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=r%C3%A9v%C3%A9ler" target="_blank">révéler</a> franchement contre-productives : la fragmentation du secteur bancaire a entraîné une série de banqueroutes en 1993-1994 et l&#8217;augmentation des taux d&#8217;intérêts.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Et toujours pas de &#8220;politique d&#8217;éradication de la pauvreté&#8221;</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">En Amérique latine, l&#8217;Argentine ne fut pas mieux lotie. Après <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=avoir" target="_blank">avoir</a> indexé, sur les conseils du FMI, sa monnaie sur le dollar, l&#8217;inflation a certes baissé mais l&#8217;instauration d&#8217;un taux de change fixe a largement freiné la croissance du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à l&#8217;ouverture du système bancaires argentin aux investissements étrangers – mesure pourtant saluée par le FMI -, elle a pénalisé les PME, qui ont vu leur accès au crédit se <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=tarir" target="_blank">tarir</a>. Or l&#8217;octroi de prêts aux entreprises locales est indispensable à la croissance, souligne M. Stiglitz.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les cas où les PAS ont permis le retour à l&#8217;équilibre macro-financier, la croissance résulte de facteurs exogènes. En Algérie, c&#8217;est notamment la hausse du prix des hydrocarbures, à l&#8217;échelle mondiale, qui a permis la réduction des déséquilibres et le retour à un taux de croissance positif.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Tutelle réelle contre tutelle morale</strong></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;expérience des PAS jette un doute sur l&#8217;efficacité de politiques rigoristes sur des finances publiques souffrantes, il ne faut pas <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=oublier" target="_blank">oublier</a> que l&#8217;Union européenne comprend en son sein des mécanismes de surveillance qui n&#8217;ont a priori rien à<a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=envier" target="_blank">envier</a> à ceux du FMI. La simple existence du Pacte de stabilité, qui limite le niveau des déficits des pays membres, en est un exemple. Pour autant, la crise a révélé combien cette &#8220;tutelle&#8221; de Bruxelles sur les finances des membres de l&#8217;UE restait théorique.</p>
<p style="text-align: justify;">La mainmise des autorités européennes sur la politique budgétaire de la Grèce représenterait à ce <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=titre" target="_blank">titre</a> une première. Bien qu&#8217;elle semble hors de question pour l&#8217;instant, une telle éventualité pourrait se <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=pr%C3%A9ciser" target="_blank">préciser</a> si la République hellénique venait à <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire" target="_blank">faire</a> défaut le 20 mars, date d&#8217;une échéance de 14,4 milliards d&#8217;euros, pour laquelle une solution est à l&#8217;étude depuis déjà plusieurs semaines à Athènes. Sans résultat pour l&#8217;instant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Monde</strong></p>
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		<title>Jacques Attali : &#8220;Sans fédéralisme, c&#8217;est la fin de l&#8217;euro&#8221;</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 08:57:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelles seront les conséquences de la dégradation par Standard &#38; Poor&#8217;s de la note d&#8217;une série de pays européens ? Réponse de l&#8217;économiste et écrivain français Jacques Attali. Vendredi 13 janvier. L&#8217;annonce de la dégradation de la note de la France par l&#8217;agence de notation Standard and Poor&#8217;s (S&#38;P) assomme la classe politique française. À cent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/01/Euro2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15542" title="Euro" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/01/Euro2.jpg" alt="" width="151" height="131" /></a>Quelles seront les conséquences de la dégradation par Standard &amp; Poor&#8217;s de la note d&#8217;une série de pays européens ? Réponse de l&#8217;économiste et écrivain français Jacques Attali</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vendredi 13 janvier.</strong> L&#8217;annonce de la dégradation de la note de la France par l&#8217;agence de notation Standard and Poor&#8217;s (S&amp;P) assomme la classe politique française. À cent jours du premier tour de l&#8217;élection présidentielle, cette mauvaise nouvelle alourdit un peu plus le bilan économique du président (et futur candidat) <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article_JA2664p006-007.xml0_france-diplomatie-nicolas-sarkozy-turquieloi-sur-les-genocides-sarkozy-aussi-a-un-probleme-de-memoire.html" target="_blank">Nicolas Sarkozy</a>. En réalité, la perte du triple A ne fait qu&#8217;<a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2658p060-062.xml0/" target="_blank">entériner l&#8217;envolée de la dette de la France</a> et le décrochage de sa compétitivité par rapport à l&#8217;Allemagne, l&#8217;une et l&#8217;autre déjà constatés par les marchés. Reste que ce déclassement souligne une nouvelle fois les insuffisances de la stratégie de sauvetage mise en oeuvre par l&#8217;union monétaire européenne.</p>
<p style="text-align: justify;">Ancien sherpa de François Mitterrand, Jacques Attali est aujourd&#8217;hui président de PlaNet Finance, une ONG internationale de conseil en microfinance présente dans quatre-vingts pays, notamment africains. Il décrypte ici la décision de S&amp;P et analyse les conséquences de la crise en France, en Afrique et dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jeune Afrique :</strong> <strong>Qui a été sanctionné par Standard &amp; Poor&#8217;s (S&amp;P) ? Nicolas Sarkozy pour avoir laissé filer la dette ? La France pour son modèle social devenu hors de prix ? Ou la classe politique, qui n&#8217;a pas voté un budget équilibré depuis 1974 ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jacques Attali :</strong> L&#8217;équilibre budgétaire n&#8217;est pas une fin en soi. Et il existe de la bonne dette. Si elle n&#8217;excède pas 60 % du PIB, si elle est consacrée aux investissements et si le taux de croissance est supérieur, ou voisin, aux taux d&#8217;intérêt, elle est même excellente. Le modèle social français n&#8217;est hors de prix que parce que l&#8217;on a massivement baissé les impôts sans réduire les dépenses publiques. Cette tendance a débuté sous le gouvernement de Lionel Jospin, en 2000. Ensuite, ce dérapage s&#8217;est accentué avec la crise financière venue d&#8217;Amérique, en 2008. La seule réponse a été de laisser filer les déficits en croyant que cette crise était passagère.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La France est-elle promise à un nouveau plan de rigueur ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des pays développés sont concernés : Japon, États-Unis, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni&#8230; En France, l&#8217;équation est simple : le gouvernement a prévu en 2012 un déficit budgétaire équivalant à 4 % du PIB avec une croissance à 1 %. Avec une croissance nulle, il faut trouver 17 milliards d&#8217;euros. Et l&#8217;on approche dangereusement d&#8217;une dette dépassant 90 % du PIB. À partir de ce seuil, elle devient incontrôlable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans votre dernier livre (<em>Candidats, répondez !</em> Fayard), vous adressez 153 questions aux candidats à la présidentielle. Pensez-vous que le futur hôte de l&#8217;Élysée disposera d&#8217;une réelle marge de manoeuvre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est certain qu&#8217;un programme d&#8217;ajustement s&#8217;imposera. Il n&#8217;y a pas de raison de se priver d&#8217;une TVA sociale, que les Allemands appellent d&#8217;ailleurs de son vrai nom : dévaluation fiscale. Or c&#8217;est un impôt injuste qui n&#8217;a de sens que si on le compense par une réforme fiscale globale. Mais cette dernière n&#8217;apporterait des recettes qu&#8217;à partir de 2013.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Autre volet d&#8217;une politique de rigueur : faut-il réduire les dépenses publiques ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne veux pas me prononcer sur cette question, que j&#8217;ai préféré poser directement aux candidats. Il y a dix-huit mois, la commission que je présidais a fourni le catalogue très précis d&#8217;un « paquet » de 90 milliards d&#8217;euros de réduction de dépenses. Les 153 questions offrent en général deux choix aux politiques : augmenter les impôts ou baisser les dépenses dans des proportions variées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les fameuses niches fiscales représentent 70 milliards d&#8217;euros&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Réduire les niches fiscales, on peut appeler ça comme on veut, cela revient à augmenter les impôts.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les réponses des candidats vous ont-elles convaincu ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai reçu une réponse de deux candidats, sur quatre questions. C&#8217;est un début. Il faut absolument continuer à les leur poser.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S&amp;P sanctionne aussi les pays européens parce que leurs dirigeants ne sont pas allés assez loin pour « répondre aux problèmes financiers de la zone euro »&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;euro disparaîtra s&#8217;il n&#8217;y a pas de fédéralisme, car une monnaie ne peut exister sans pouvoir politique. Ensuite, chaque pays doit mettre de l&#8217;ordre dans ses finances, mais si on ne fait que cela, on aura une récession cumulative. Il faut appuyer sur la pédale de frein, mais aussi sur l&#8217;accélérateur. Et ça, seule l&#8217;Europe peut le faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, en tant que structure juridique, l&#8217;Union européenne n&#8217;a pas de dette. C&#8217;est une anomalie qu&#8217;il faut corriger. La zone euro doit être dotée d&#8217;une recette fiscale autonome - que ce soit la taxe sur les transactions financières ou une TVA européenne - afin de disposer d&#8217;un budget propre, de pouvoir emprunter et de financer ses investissements. Il s&#8217;agit des euro-obligations. Et là, nous basculerions dans le fédéralisme. D&#8217;une certaine façon, nous y sommes presque, puisque la Banque centrale a ouvert toutes les vannes en achetant une grosse quantité de titres et en mettant beaucoup d&#8217;argent en circulation. Mais il faut aller plus loin.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Chargé de venir en aide aux pays en difficulté, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a également perdu son triple A. Or il est censé disposer de 440 milliards d&#8217;euros&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Seuls les pays triple A peuvent apporter l&#8217;argent nécessaire. L&#8217;alternative est simple : soit l&#8217;Allemagne soutient le fonds, et c&#8217;est le fédéralisme ; soit elle ne le fait pas, et l&#8217;euro disparaît.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les Européens sont-ils en train de subir ce que les Africains ont connu dans les années 1980-1990, à savoir les fameux programmes d&#8217;ajustement structurel (PAS) ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2647p050-051.xml0/" target="_blank">La Grèce en est là</a>. Soit ces programmes sont engagés par les gouvernements, soit ils seront imposés par Bruxelles, l&#8217;Allemagne, le Fonds monétaire international et les marchés. C&#8217;est également valable pour la France. Quand Dominique Strauss-Kahn était un possible candidat à l&#8217;élection présidentielle, je disais qu&#8217;il irait en toute hypothèse à l&#8217;Élysée : soit en tant que président élu, soit en tant que directeur général du FMI&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;Europe reste le premier partenaire commercial de l&#8217;Afrique. Peut-on craindre que la crise provoque un ralentissement de la croissance sur le continent, qui reste supérieure à 5 % ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2012, le risque est réel pour tout le monde. Tout ralentit, même le commerce international. Les pays émergents, notamment le Brésil, l&#8217;Inde et la Chine, marquent le pas. Seuls les États-Unis sont véritablement en croissance. Il faut donc s&#8217;attendre à un ralentissement en Afrique en 2012 ou 2013.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le thème du protectionnisme est très présent dans la campagne électorale française. Est-ce vraiment une solution pour sortir de la crise ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne suis pas opposé à un protectionnisme qui s&#8217;inscrirait dans une politique industrielle européenne. Or l&#8217;Europe, par une sorte de fanatisme de la concurrence, s&#8217;interdit de constituer de grands groupes européens ou de mettre en place une politique douanière que tous les autres ensembles économiques pratiquent. Mais cela n&#8217;aurait aucun sens à l&#8217;échelle nationale, ce qui nous ramène à la question du fédéralisme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;Europe défend le libre-échange, notamment dans les négociations à l&#8217;Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais un autre protectionnisme, fondé sur des normes environnementales et sociales, est-il envisageable ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut le faire. Les Européens ont choisi de donner la victoire aux consommateurs, car il y a un théorème simple : tout consommateur est un électeur, moins de la moitié des électeurs sont des travailleurs. Cette tyrannie du consommateur-électeur, qui veut acheter toujours moins cher, est suicidaire. Sauf si nous avons l&#8217;intelligence, pour reconstruire notre industrie, d&#8217;investir massivement dans l&#8217;éducation et l&#8217;innovation pour être en avance sur les Chinois et les autres. Ce que nous ne faisons pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que faire pour contrebalancer le déplacement du centre de gravité de l&#8217;économie mondiale vers l&#8217;Asie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a trente ans, j&#8217;avais annoncé ce mouvement vers le Pacifique dans un livre. Une grande question de la prochaine présidentielle concerne la relation de l&#8217;Europe avec l&#8217;Afrique. Si l&#8217;Europe fédérale fait le choix de la francophonie, qu&#8217;elle développe un partenariat avec l&#8217;Afrique et intègre la Turquie, qu&#8217;elle se fixe comme priorité le développement du monde arabe, nous pouvons redevenir la première puissance économique mondiale. Pour la France, le développement de la francophonie [triplement en trente ans du nombre de locuteurs, ils seront 600 millions en 2040] représente un réel potentiel de croissance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jeune Afrique</strong></p>
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		<title>BANCARISATION: La Bicis drague les plus pauvres</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 08:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Finances]]></category>

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		<description><![CDATA[La Banque internationale pour le commerce et l&#8217;industrie du Sénégal (Bicis) fait les yeux doux aux populations encore peu bancarisées et disposant de revenus modestes. Elle a lancé, la semaine dernière, le « Pack Trankil », une offre reposant sur un package comprenant un compte à vue et une carte de retrait uniquement. La bataille [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/01/Logo_bicis1-150x132.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-15538" title="Logo_bicis1-150x132" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/01/Logo_bicis1-150x132.gif" alt="" width="150" height="132" /></a>La Banque internationale pour le commerce et l&#8217;industrie du Sénégal (Bicis) fait les yeux doux aux populations encore peu bancarisées et disposant de revenus modestes. Elle a lancé, la semaine dernière, le « Pack Trankil », une offre reposant sur un package comprenant un compte à vue et une carte de retrait uniquement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La bataille de positionnement sur des niches jusque-là délaissées par le système financier classique fait rage. La Bicis fait un saut en lançant une offre dénommée « Pack Trankil ». Un produit destiné aux populations encore peu bancarisées et disposant de revenus modestes. Une offre qui, selon le service communication de la banque, repose sur un « package simple comprenant un compte à vue et une carte de retrait uniquement ». A l&#8217;en croire, « cette simplicité permet une commercialisation à un coût raisonnable : 1000 FCfa, un prix largement inférieur à celui des packages d&#8217;entrée de gamme habituels ».</p>
<p style="text-align: justify;">La même source indique que l&#8217;offre a été lancée courant janvier simultanément en Afrique subsaharienne dans quatre Bici, filiales locales de Bnp Paribas notamment au Sénégal, en Côte d&#8217;Ivoire, au Mali et au Burkina Faso. Avant de relever que « BNP Paribas est l&#8217;une des premières banques d&#8217;Afrique subsaharienne à se positionner sur ce type d&#8217;offre à prix réduit ». Et d&#8217;ajouter que « cette démarche démontre également la volonté et l&#8217;engagement des Bici à s&#8217;impliquer dans le financement des économies locales où le taux de bancarisation est en général inférieur à 10% ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le Président Directeur Général de la Bicis, M. Amadou Kane, à travers un communiqué daté du 23 janvier 2012, a indiqué : «Cette nouvelle offre est en rupture avec nos approches de marché traditionnel, et nous permet d&#8217;apporter une réponse concrète aux besoins de base d&#8217;une catégorie de clientèle aux revenus modestes, qui pourra ainsi plus facilement se bancariser».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sud Quotidien</strong></p>
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