<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>senegal-business.com &#187; Portrait</title>
	<atom:link href="http://senegal-business.com/category/portrait/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://senegal-business.com</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Sep 2010 10:54:09 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8.4</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>L’Afrique qui marche : Fadima Touré Diallo, pont entre le Québec et l&#8217;Afrique</title>
		<link>http://senegal-business.com/2010/08/l%e2%80%99afrique-qui-marche-fadima-toure-diallo-pont-entre-le-quebec-et-lafrique/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2010/08/l%e2%80%99afrique-qui-marche-fadima-toure-diallo-pont-entre-le-quebec-et-lafrique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 08:52:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/2010/08/l%e2%80%99afrique-qui-marche-fadima-toure-diallo-pont-entre-le-quebec-et-lafrique/</guid>
		<description><![CDATA[Entrée par la petite porte chez SNC-Lavalin, l’émigrée malienne a gravi en moins de quinze ans les échelons du groupe canadien d’ingénierie et de construction pour en diriger aujourd’hui l’activité africaine. Soit 15 % du chiffre d’affaires.
‘Le rêve américain, je l’ai vécu’, témoigne Fadima Touré Diallo. Arrivée au Québec en 1996, les mains vides et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRuGeZn6QwwJwex5VBK1N54NE_OKNr9KmChAfGQe3lgu9We75o&#038;t=1&#038;usg=__Mn5hHx-K2boUke2dcNlx4lzkZY4=">Entrée par la petite porte chez SNC-Lavalin, l’émigrée malienne a gravi en moins de quinze ans les échelons du groupe canadien d’ingénierie et de construction pour en diriger aujourd’hui l’activité africaine. Soit 15 % du chiffre d’affaires.</p>
<p>‘Le rêve américain, je l’ai vécu’, témoigne Fadima Touré Diallo. Arrivée au Québec en 1996, les mains vides et la tête pleine de projets, la Malienne de 59 ans est aujourd’hui vice-présidente Afrique de SNC-Lavalin, multinationale leader en matière de services d’ingénierie et de construction d’infrastructures. Après en avoir gravi tous les échelons. Son histoire met en relief la capacité d’intégration de la société québécoise. Ni la couleur de sa peau, ni le fait qu’elle et ses cinq enfants, à son arrivée dans la Belle Province, vivaient entassés dans un trois-pièces, n’ont entravé sa progression. ‘Peu importe d’où tu viens. Si tu “livres la marchandise”, tu réussiras au Canada’, lance la dirigeante, citant un adage en vogue dans son pays d’accueil.</p>
<p>Sa carrière débute au Mali, il y a plus de trente ans. Après des études en économie, la jeune femme intègre la fonction publique malienne. À la fin des années 1970, elle a la responsabilité d’établir le cadastre de la ville de Bamako et lance un appel d’offres que SNC-Lavalin remporte. Lorsqu’elle émigre au Canada pour des raisons familiales, elle va frapper à la porte de la seule firme qu’elle connaît. On lui propose un poste de secrétaire, payé l’équivalent de 7 euros de l’heure (un peu moins de 5 000 francs Cfa). Rapidement, son habileté à établir des liens avec les clients africains fait mouche, et elle devient adjointe d’un conseiller du président du groupe. Elle occupera ce poste pendant cinq ans avant de devenir, en 2004, vice-présidente de SNC-Lavalin. La société basée à Montréal est présente dans 120 pays et affiche un chiffre d’affaires de 4,8 milliards d’euros. Elle réalise 15 % de ses revenus en Afrique où 50 bureaux de projets sont en activité. Sur le terrain, l’entreprise n’hésite pas à partager le gâteau en collaborant avec des entreprises locales. Sur chaque projet, elle recourt à des sous-traitants pour réaliser une partie des travaux. Fondée au Canada en 1911, l’entreprise du Nouveau Monde a appris très tôt – en coopérant avec les communautés autochtones amérindiennes pour réaliser des barrages hydroélectriques sur leurs territoires – à composer avec des interlocuteurs d’horizons différents. ‘Lorsque nous nous rendons en Afrique, nous ne dictons pas une conduite à nos partenaires. Nous y allons comme on irait à l’école, pour apprendre, et c’est ce qui permet la réalisation de projets complexes’, soutient Fadima Touré Diallo.</p>
<p>Prouesses techniques</p>
<p>La construction du complexe gazier de Gassi Touil, en Algérie, où le brut est capté, puis traité, et où l’on réinjecte du dioxyde de carbone dans les champs gaziers, est un bon exemple des prouesses techniques que le groupe canadien est prêt à réaliser. SNC-Lavalin s’est vu confier ce contrat d’une valeur de 785 millions d’euros en juin 2009, quand une entente liant Sonatrach aux opérateurs espagnols Gas Natural et Repsol a déraillé en raison de retards dans l’exécution des travaux.</p>
<p>Lorsque Fadima Touré Diallo s’exprime sur la relation que l’entreprise entretient avec le gouvernement algérien, elle affirme qu’elle est uniquement de nature ‘technique’. ‘On est jugé sur le résultat, et les clients satisfaits n’hésitent pas à refaire appel à nos services, avance-t-elle. On ne fait pas de copinage ni de politique. C’est ce qui nous permet de perdurer sur un continent où les dirigeants politiques changent au gré du vent.’ Cette précaution n’a pas empêché SNC-Lavalin de pâtir du récent remaniement ministériel algérien. Le 28 mai, Youcef Yousfi a remplacé, au poste de ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, éclaboussé par une affaire de corruption au sein de Sonatrach. Dans la foulée, les autorités ont suspendu le projet de construction de la ville pétrolière de Hassi Messaoud, pour lequel le groupe canadien avait été retenu. Ce projet, qui visait la création d’une nouvelle ville de 80?000 habitants comprenant les quartiers généraux des sociétés pétrolières qui exploitent les champs environnants, représentait 332 millions d’euros. Si, comme tous ses concurrents en Afrique, SNC-Lavalin doit composer avec les aléas politiques, le groupe reste ferme sur certains principes. ‘La sécurité au travail et le respect de l’environnement sont des valeurs sur lesquelles il n’y a pas de compromis possible’, affirme la vice-présidente. </p>
<p>Jeune Afrique</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2010/08/l%e2%80%99afrique-qui-marche-fadima-toure-diallo-pont-entre-le-quebec-et-lafrique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Gabriel Fal, le sénégalais qui gère des centaines de milliards en toute discrétion</title>
		<link>http://senegal-business.com/2010/05/gabriel-fal-le-senegalais-qui-gere-des-centaines-de-milliards-en-toute-discretion/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2010/05/gabriel-fal-le-senegalais-qui-gere-des-centaines-de-milliards-en-toute-discretion/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 May 2010 08:33:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/2010/05/gabriel-fal-le-senegalais-qui-gere-des-centaines-de-milliards-en-toute-discretion/</guid>
		<description><![CDATA[On ne parle presque jamais de lui, mais le sénégalais Gabreiel Fal est réputé être l&#8217;un des plus sérieux et talentueux banquier de Dakar. Il a fondé en 1995, la CGF, la première banque d&#8217;affaires du Sénéga et a su profiter de l&#8217;explosion de la finance en Afrique de l&#8217;Ouest. Entre obligations et bons du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:5FuhutoMKfi3FM:http://www.walf.sn/images/p5_4763.jpg"/>On ne parle presque jamais de lui, mais le sénégalais Gabreiel Fal est réputé être l&#8217;un des plus sérieux et talentueux banquier de Dakar. Il a fondé en 1995, la CGF, la première banque d&#8217;affaires du Sénéga et a su profiter de l&#8217;explosion de la finance en Afrique de l&#8217;Ouest. Entre obligations et bons du Trésor, l&#8217;argent coule à flots.</p>
<p>C&#8217;est Jeune Afrique sous la plume de Phillipe Perdrix qui nous le raconte, cette histoire de l&#8217;ascension d&#8217;un banquier sur la place de Dakar. « Nous sommes en juillet 1995. Après plusieurs années passées à la Chase Manhattan Bank puis à la Citibank, Gabriel Fal, banquier réputé et reconnu sur la place de Dakar, décide de voler de ses propres ailes. Il fonde la Compagnie de gestion financière (CGF Finance), première banque d&#8217;affaires au Sénégal. Deux ans plus tard, le banquier passe à la vitesse supérieure : il fonde CGF Bourse et devient administrateur de la toute nouvelle Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), à Abidjan. Cette ascension est le résultat « d&#8217;une bonne connaissance des marchés financiers et d&#8217;une conjoncture favorable », reconnaît, entre deux éclats de rire, un homme dont la bonhomie tranche avec l&#8217;attitude compassée du banquier classique. »</p>
<p>Le journal Les Afriques, sous la plume de Souleymane Niang, dresse le portrait d&#8217;un des hommes les plus respectés de la place financière ouest-africaine.</p>
<p>La façon la plus aisée de connaître Gabriel Fal, le président-directeur général de CGF Bourse, est certainement à travers sa vie professionnelle, et par ce qu’il veut bien dire sur ce dont il parle le mieux : la finance. S’il reconnaît volontiers qu’il faut un compromis intelligent entre le travail et la famille, Gabriel Fal cède peu sur son espace privé. « En fait, concède-t-il, je m’intéresse à beaucoup d’autres choses. Je suis passionné d’histoire, en particulier, la période du 19e siècle pendant laquelle le monde moderne politique et économique a été forgé. Je m’intéresse aussi aux activités culturelles ». Voire : Le financier n’est jamais loin : « Je suis actionnaire dans une galerie d’art », précise-t-il. Il y a aussi le sport. Sans doute d’autres occupations. Mais l’homme veille toujours à ce que son exposition personnelle ne fasse jamais de l’ombre à son affaire. Que le superflu ne brouille jamais l’essentiel. La sobriété est poussée jusqu’au strict nécessaire. Le bureau de l’un des hommes les plus influents du marché financier régional ouest-africain en a fait les frais.<br />
Le côté humain Depuis une vingtaine d’années, Gabriel Fal s’active dans la finance, « sous ses différentes formes ». Après de brillantes études à Sup de Co Rouen, en France et à l’université canadienne de McGill, c’est l’une des institutions bancaires les plus réputées du monde qui l’accueille en son sein : la Chase Manhattan Bank à New York. En deux ans seulement, il en est bientôt le représentant adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, à Dakar. Mais c’est à la Citibank que Gabriel Fal passe sans doute les moments les plus significatifs de sa carrière de banquier, entre 1982 et 1994. Tour à tour responsable des grands comptes publics et privés du Sénégal, directeur du crédit puis directeur général adjoint de Citibank Dakar, vice-président « financements structurés » à Citibank Londres et directeur régional « corporate » pour l’Afrique francophone, il arrange plusieurs montages financiers et levées de fonds pour le compte d’Etats et de sociétés de la sous-région. A ceux qui veulent trop facilement confiner l’homme dans la rigueur des chiffres, Gabriel Fal aime à rappeler qu’« on le veuille ou non, le cœur du métier, c’est l’analyse ». Mais il ajoute que « l’évolution importante d’un bon étudiant de l’université vers un bon analyste financier professionnel, c’est le côté humain. Savoir lire un bilan, c’est savoir apprécier la qualité des gestionnaires derrière les chiffres ». Selon le PDG, « la finance, la banque, c’est plus de la psychologie, de la sociologie que des chiffres. »<br />
« Une OPA, même hostile, fait partie de la vie démocratique de l’entreprise. »<br />
Pression inutile et contreproductive Chez CGF Bourse, toute pression inutile et contreproductive est bannie « parce qu’on peut atteindre nos objectifs sans nécessairement mettre les collaborateurs sous une pression insupportable, parce qu’il y a, incontestablement, un revers de médaille ». Par contre, poursuit M. Fal, « le coaching et la formation, la motivation de mes collaborateurs sont suffisants pour leur faire atteindre des résultats intéressants ». CGF Bourse a été fondée par Gabriel Fal à la suite de la création de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, UEMOA, en 1997. En vertu des statuts de la BRVM, Gabriel Fal est, comme quelques directeurs de la vingtaine de SGI qui interviennent sur le marché, l’un des administrateurs de la bourse. Si la BRVM est aujourd’hui une place boursière relativement dynamique et une société boursière à nouveau bénéficiaire, les premières années ont été très difficiles. Heureusement, CGF et Gabriel Fal avaient d’autres cordes à leur arc, notamment l’ingénierie financière et le conseil aux entreprises. Aujourd’hui, la mauvaise fortune de certaines sociétés sénégalaises – la Société africaine de raffinage et les Industries chimiques du Sénégal – qui ont bénéficié de ses conseils du temps de leur splendeur est, à ses yeux, imputable autant aux aléas du marché international qu’aux dysfonctionnements de certaines structures de ces entreprises. Ce qu’il faut, préconise Gabriel Fal, « c’est que les structures et les politiques qui sont menées autour de ces sociétés doivent s’adapter au marché international et non pas s’attendre à ce que le marché international s’adapte à elles ». Autrement dit, ces sociétés auraient dû provisionner des réserves conséquentes pour faire face aux conjonctures défavorables. Et, à l’avis de M. Fal, « il faut aussi que les actionnaires de ces sociétés là prennent leurs responsabilités à temps ». Or, se désole-t-il, dans ces cas et dans d’autres tels que celui de la défunte Air Afrique, les actionnaires, étatiques ou pas, n’ont pas joué leur rôle. Pour Gabriel Fal, « lorsqu’un actionnaire n’est pas en mesure de jouer son rôle, il faut qu’il cède sa participation à des actionnaires qui ont les capacités et la volonté de soutenir les sociétés dont ils sont propriétaires ». D’ailleurs, même si la prise de contrôle d’une société par une offre publique d’achat n’est pas possible à la BRVM car dans la plupart des cas le volume d’actions placé en bourse tourne autour du minimum requis, soit 20%, Gabriel Fal n’est pas contre le principe d’une OPA, même hostile, car selon lui, « cela fait partie de la vie démocratique de l’entreprise. En football, quand une équipe est sous-performante, elle est relégable. Dans le monde de la finance, elle devient opéable ».<br />
« Je ne vis pas comme un riche, mais comme tout le monde. Par contre, j’épargne car je cherche à me constituer un patrimoine pour ma retraite et pour mes enfants. »<br />
Relation sereine avec l’argent L’une des fiertés professionnelles de Gabriel Fal est sans doute le parcours boursier de la SONATEL. Il reconnaît « s’être approprié l’action SONATEL et en être l’avocat ». En effet, le PDG ne tarit pas d’éloges au sujet du titre qui détient le record de transactions mais qui, selon M. Fal « dispose encore d’un potentiel de valeur qui a besoin d’être mis à jour », car, explique-t-il, quand on la compare à d’autres sociétés africaines du même type, celles-ci ont une valorisation beaucoup plus élevée. Gabriel Fal avoue une relation sereine avec l’argent. Ni passionnelle, ni indifférente. Mais l’argent fiduciaire, en particulier, ne lui crée « aucune émotion » parce que « ce sont des chiffres qui sont alignés sur une feuille de papier, une masse de données qui ont besoin d’être échangées, qui ont besoin d’être travaillées selon les objectifs de leurs propriétaires ». Sur sa richesse, la réponse est tout aussi sibylline : « Je ne vis pas comme un riche, mais comme tout le monde. Par contre, j’épargne car je cherche à me constituer un patrimoine pour ma retraite et pour mes enfants ». En attendant, Gabriel Fal travaille de plus belle à développer son cabinet et le marché financier en général. Malgré tout, il siège à plusieurs conseils d’administration et participe activement à d’importants forums dont le Conseil présidentiel de l’investissement du Sénégal. Il est également membre de la Commission de supervision et de régulation des institutions de sécurité sociale (COSRISS) et membre du Comité d’investissement du fonds de capital-risque Aureos Capital Ltd, à Londres. </p>
<p>Source: Politicosn</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2010/05/gabriel-fal-le-senegalais-qui-gere-des-centaines-de-milliards-en-toute-discretion/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Portrait de Tidiane Thiam, Président du groupe d&#8217;assurance britannique Prudential</title>
		<link>http://senegal-business.com/2010/03/portrait-de-tidiane-thiam-president-du-groupe-dassurance-britannique-prudential/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2010/03/portrait-de-tidiane-thiam-president-du-groupe-dassurance-britannique-prudential/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 18:12:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pispa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/2010/03/portrait-de-tidiane-thiam-president-du-groupe-dassurance-britannique-prudential/</guid>
		<description><![CDATA[
Il a quitté la France pour crever le plafond de verre &#171;&#160;parfaitement invisible mais ô combien réel&#160;&#187; qui bloquait son ascension professionnelle. &#171;&#160;Français avec un trait d&#8217;union&#160;&#187;, comme il se définit lui-même, le Franco-Ivoirien Tidiane Thiam, 47ans, président depuis octobre dernier de Prudential, le premier groupe d&#8217;assurance britannique par la valorisation boursière, a secoué brutalement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.abidjan.net/qui/photos/thiam_tidiane.jpg"/><br />
Il a quitté la France pour crever le plafond de verre &laquo;&nbsp;parfaitement invisible mais ô combien réel&nbsp;&raquo; qui bloquait son ascension professionnelle. &laquo;&nbsp;Français avec un trait d&#8217;union&nbsp;&raquo;, comme il se définit lui-même, le Franco-Ivoirien Tidiane Thiam, 47ans, président depuis octobre dernier de Prudential, le premier groupe d&#8217;assurance britannique par la valorisation boursière, a secoué brutalement le monde feutré du secteur en proposant, le 1er mars, de racheter AIA, la branche asiatique de l&#8217;assureur américain AIG. &laquo;&nbsp;C&#8217;est le plus gros deal de l&#8217;histoire de l&#8217;assurance&nbsp;&raquo;, entonnent les quotidiens économiques. Tidiane Thiam promet de mettre sur la table 35,5 milliards de dollars. Pour ce faire, il doit procéder à une augmentation de capital de 20 milliards de dollars, la deuxième par l&#8217;importance jamais réalisée à Londres.</p>
<p>Grand, élancé, élégant, le regard cerclé d&#8217;une fine monture, la star de la City en ce début de 2010 n&#8217;en cultive pas moins une extrême discrétion. Mais sous la carapace de cet homme bien né &#8211; des liens de sang l&#8217;unissent à Houphouet Boigny &#8211; bouillonne une détermination sans faille. Il aurait pu se contenter d&#8217;être le premier Noir à diriger l&#8217;un des cent premiers groupes de la City. Mais il rêve d&#8217;un bâton de maréchal d&#8217;un tout autre métal. &laquo;&nbsp;C&#8217;est le reflet d&#8217;un état d&#8217;esprit que nous a insufflé notre père: être les meilleurs dans tout ce que l&#8217;on entreprend. Tidiane voulait constamment être le premier de sa classe, y compris en gym ou en dessin. Ce souci de la perfection l&#8217;a toujours guidé&nbsp;&raquo;, se souvient son frère Augustin, médecin à la retraite. Les sept enfants de la fratrie ont tous réussi leur parcours universitaire, avec une maîtrise comme bagage minimum. Sur cinq garçons, trois ont été déjà ministres en Côte d&#8217;Ivoire.</p>
<p>Alors français, le père de Tidiane, Amadou Thiam, né en 1923 à Dagana, sur les rives du fleuve Sénégal, arrive à Abidjan en 1945. Il lancera Radio Côte d&#8217;Ivoire en 1962, puis deux chaines de télévision, avant d&#8217;être nommé ministre de l&#8217;information, puis ambassadeur au Maroc. &laquo;&nbsp;Nous sommes sénégalais comme Barack Obama est kenyan&nbsp;&raquo;, ironise Augustin. Et Français comme leur père, Amadou, dont Tidiane Thiam a pu lire l&#8217;émotion dans les yeux &laquo;&nbsp;le jour où il reçut ses insignes de Chevalier de la Légion d&#8217;honneur. Ce jour-là, il comprit soudain pourquoi cet homme qui avait lutté pour voir la Côte d&#8217;Ivoire indépendante réagissait encore si fortement aux accents de <em>La Marseillaise</em><strong> où qu&#8217;il l&#8217;entende&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C&#8217;est au lycée Descartes de Rabat que Tidiane obtient son bac avant de poursuivre ses études en France. &laquo;&nbsp;L&#8217;immigré que je suis est reconnaissant aux sans culottes. Ils nous ont donné en héritage ce mot et cette aspiration si précieux: la méritocratie&nbsp;&raquo;, écrit-il dans <em>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;être français?</em>, un ouvrage à plusieurs mains publié en octobre 2009 par l&#8217;Institut Montaigne. Polytechnicien, il doit à son 1,93m d&#8217;avoir défilé sur les Champs &#8211; Elysées au premier rang de la prestigieuse école, le 14 juillet 1983, sous le regard protecteur de sa mère. Un cursus qu&#8217;il complétera en 1988 par un MBA à l&#8217;Institut européen d&#8217;administration des affaires (Insead).</p>
<p>Mais sa couleur de peau plombe un CV orné des plus prestigieux diplômes de la République, ces prétendus sésames de la réussite. Il est d&#8217;abord recruté par le Cabinet McKinsey, à Paris. En 1994, il saisit l&#8217;occasion que lui offre le président Henri Konan Bédié de revenir au pays. Directeur général du Bureau national d&#8217;études techniques et de développement (BNETD), chargé des grands travaux, &laquo;&nbsp;il a ivoirisé l&#8217;institution, qui comptait 70% de cadres expatriés français&nbsp;&raquo;, rappelle Augustin. Il sera ensuite ministre du Plan et du Développement, jusqu&#8217;au coup d&#8217;État de 1999. &nbsp;&raquo; C&#8217;était pendant Noël, il était en vacances chez la famille de sa femme (une Américaine convertie à l&#8217;islam, la religion de son époux), aux Etats-Unis. Quandil a appris que ses collègues ministres avaient été arrêtés, il est revenu à Abidjan et s&#8217;est constitué prisonnier. Il faut le faire!&nbsp;&raquo; s&#8217;exclame Augustin.</p>
<p>De retour sur le vieux continent, il est repéré en 2002 par Aviva. En 2006, il devient le patron pour l&#8217;Europe et siège au conseil d&#8217;administration. D&#8217;aucuns le voient déjà prendre les rênes du groupe d&#8217;assurance britannique. Mais il rejoindra l&#8217;ennemi juré Prudential. Tidiane Thiam, &laquo;&nbsp;cet homme doué d&#8217;un talent extraordinaire&nbsp;&raquo;, dixit Marc Tucker, qui lui a cédé son fauteuil de PDG, ne frappe décidément jamais là où on l&#8217;attend.</p>
<p>Source: Jeune Afrique </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2010/03/portrait-de-tidiane-thiam-president-du-groupe-dassurance-britannique-prudential/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Portrait de l&#8217;homme d&#8217;affaires Sérigne MBOUP</title>
		<link>http://senegal-business.com/2010/03/portrait-de-lhomme-daffaires-serigne-mboup-2/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2010/03/portrait-de-lhomme-daffaires-serigne-mboup-2/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 18:14:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pispa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/2010/03/portrait-de-lhomme-daffaires-serigne-mboup-2/</guid>
		<description><![CDATA[Il n’a pas beaucoup de temps. Toujours entre deux avions, il rentre tard à la maison. Pour le coincer, une seule solution se rendre nuitamment chez lui. Ce que nous avons tenté sans succès. Finalement nous n’avons pu le coincer que sur le bateau Aline Sitoé Diatta, lors de sa première liaison commerciale. Et c’était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’a pas beaucoup de temps. Toujours entre deux avions, il rentre tard à la maison. Pour le coincer, une seule sol<a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/01/serigne_mboup1.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-878" title="serigne_mboup1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/01/serigne_mboup1.png" alt="" width="70" height="108" /></a>ution se rendre nuitamment chez lui. Ce que nous avons tenté sans succès. Finalement nous n’avons pu le coincer que sur le bateau Aline Sitoé Diatta, lors de sa première liaison commerciale. Et c’était au retour sur Dakar dans sa cabine aux environs de 21 heures. Heure à laquelle il était encore en train de travailler alors que tout le monde s’apprêtait à se rendre au restaurant.<br />
Serigne Mboup est en fait un maniaque du travail. Pourtant, il n’a pas fait l’école française. Mais en discutant avec lui, on remarque rapidement qu’il n’a rien à envier à ceux qui ont fait leurs études dans la langue de Molière. Serigne Mboup est ce qu’on peut appeler un initié en langue arabe.<br />
C’est vrai qu’on ne peut pas être à la tête d’un aussi grand Holding que le Comptoir Commercial Bara Mboup, avec plus d’une dizaine de filiales, sans avoir un minimum de formation. Cette formation, le patron du groupe CCBM l’a reçue en arabe. A 10 ans déjà, il avait commencé à parler couramment cette langue venue d’Orient. Parce que contrairement à ses autres frères, son père, Bara Mboup, avait décidé de l’inscrire à l’école primaire arabe à Kaolack au quartier Ndorong chez Ouztaz Bassirou Bousso.<br />
Passé cette première étape, Serigne Mboup, toujours sur décision de son père, va rejoindre le célèbre Daara de Koki, dans la région de Louga, c’était en 1976. Dans cet établissement réputé pour son sérieux, il a au bout de trois années seulement, réussi à mémoriser tout le Coran. Ce qui lui avait valu à son retour à Kaolack dans la demeure familiale d’être accueilli avec tous les honneurs.<br />
Son père lui avait en effet organisé une grande fête à laquelle il avait invité des Égyptiens venus spécialement pour mesurer le degré de connaissance du jeune Serigne Mboup. Mais ce n’était qu’une étape dans sa formation. Puisqu’il retournera à Koki pour y poursuivre ses études. Il y décrochera d’ailleurs son certificat, son brevet et ira jusqu’au niveau du baccalauréat, un examen qui n’était pas alors organisé au Sénégal. Il ne restait qu’au brillant élève d’aller approfondir ses connaissances à l’extérieur, en Arabie Saoudite par exemple. Son père en décidera autrement puisqu’il va le rappeler à Dakar, on était alors en 1989 et Serigne venait juste d’avoir 23 ans. Ce rappel avait une grande signification.<br />
En réalité, trois années plutard, en 1992, le vieux Bara Mboup retournera auprès de son seigneur. Laissant ainsi à ses enfants un héritage fruit d’un dur labeur qu’il fallait conserver et fructifier en même temps. Serigne avait donc la lourde tâche de conduire désormais les affaires avec son frère Moussa dont il va se séparer quelques années plus tard. Ce dernier ayant préféré monter son propre business, mais aucun nuage ne plane sur leurs relations, tient à préciser Serigne Mboup.<br />
Réussir l’exercice consistant à conduire les affaires de son père était loin d’être évident en raison d’une expérience pour le moins insuffisante. Même s’il a eu le temps de découvrir le monde du business avec les nombreux stages qu’il a eu à faire. Peut-être aussi que le Coran qu’il cite souvent, comme étant à la base de tout, a été pour beaucoup dans sa réussite dans le business.<br />
Le départ des commerçants mauritaniens à la suite des événements malheureux de 1989 et le vide qu’il fallait combler était réellement une rampe de lancement pour lui. Son père avait en effet décidé d’investir dans les produits alimentaires et c’était à lui de gérer ce business. Et là, va débuter une grande aventure dans le monde des affaires pour l’ancien élève de Koki. Le coran en bandoulière, Serigne Mboup part à la conquête du pouvoir économique.<br />
Créateur d’Entreprises<br />
Inconnu du grand public avant 2000, cet homme de 42 ans marié à deux femmes se révélera au Sénégal avec son imposant centre commercial Touba Sandaga construit en plein marché Sandaga à Dakar. Et il aura le privilège d’avoir comme invité pour inaugurer ce bijou, le président de la République en personne. C’était en novembre 2001. Son initiative sera vite imitée par d’autres promoteurs. Ce qui fera pousser comme des champignons et un peu partout en centre ville des centres commerciaux. Il s’attaquera à d’autres secteurs et diversifiera ses activités.<br />
Master office pour le bureautique ; SBMA pour les produits alimentaires et d’entretien ; Pridoux, spécialisé dans l’implantation et l’exploitation de supérettes ; Espace Auto dans l’importation et la vente de véhicules ; CCBM immobilier qui doit s’occuper de la construction d’un immeuble ultra moderne à la place Soweto, projet qui, d’ailleurs, tarde à se concrétiser ; Africa transit, CCBM voyages, Digital planet qui connaît apparemment quelques problèmes puisque beaucoup de showrooms ouverts un peu partout ont fermé leurs portes. Sans oublier son implication dans le renouvellement du parc des taxis avec son projet de 50 taxis confiés à des femmes et inauguré par la première dame, Viviane Wade.<br />
Toutes ces entreprises, créées depuis le début de cette ascension vers le sommet du groupe CCBM ont permis à Serigne Mboup d’employer plus de 800 personnes. Et il se glorifiait dans un entretien qu’il avait accordé au journal Le Quotidien en janvier 2006 de verser 5 milliards de francs CFA à l’Etat sous forme de taxes. Aujourd’hui, même s’il ne veut pas aborder la question des bénéfices de son holding, il déclare faire un chiffre qui tourne en moyenne autour de 30 milliards de francs CFA. Ce parcours pour le moins exemplaire lui a peut-être facilité son intégration à la Confédération nationale des entrepreneurs du Sénégal (CNES) de Mansour Kama. Il y a aussi sa position concernant le statut qui doit être celui de l’homme d’affaires sénégalais. Il croit dur comme fer que ce sont eux qui feront du Sénégal un pays développé. Peut-être que c’est ce qui lui vaut d’être présent parmi les membres du Conseil présidentiel de l’investissement au titre des Sénégalais investisseurs au Sénégal. Au sein du CPI, les avis donnés par Serigne Mboup sont bien pris en compte. Un privilège certainement pour un pur produit de l’informel qui a réussi une bonne intégration dans le secteur formel.<br />
L’homme d’affaires préféré du président ?<br />
« Je n’ai jamais gagné aucun marché de la part de l’Etat ». Cette déclaration du patron de CCBM date de janvier 2006. Elle ne serait certainement pas valable par les temps qui courent. En réalité, le nom de ce capitaine d’industrie est cité dans les marchés les plus juteux qu’octroie l’Etat. Et d’après lui, la cote qu’il a réussie à avoir auprès des plus hautes autorités de ce pays n’est en rien le résultat d’un quelconque appui qu’il leur aurait apporté.<br />
C’est tout juste la reconnaissance d’un parcours qui impose en ce moment qu’il soit associé à certaines affaires. Même la limousine offerte au chef de l’Etat n’y est pour rien. N’empêche le patron de CCBM bénéficie depuis quelque temps de « faveurs » et semble être écouté par le président de la République.<br />
Le marché pour l’équipement en véhicules des députés de la présente législature a atterri dans la besace de Serigne Mboup. 150 véhicules 4×4 Hover d’un montant global de 2,5 milliards de francs CFA. Il y a également le marché pour la construction du futur siége du Sénat,10 milliards de francs CFA. Et last but not least, c’est à lui que le président s’est adressé quand il a fallu trouver un opérateur pour s’occuper de la gestion du nouveau bateau Aline Sitoé Diatta après la mise à l’écart de la SOMAT. Le président disait à la réception de ce bateau au mois de décembre 2007 qu’il allait confier ce « bijou » qui a coûté la bagatelle de 17 milliards de francs CFA à des Sénégalais bien assis financièrement. Et parmi ces Sénégalais, il y a Serigne Mboup. Ce qui peut laisser croire que contrairement à ce qu’il affirme, Serigne Mboup est bel et bien un homme assis sur une grosse fortune.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2010/03/portrait-de-lhomme-daffaires-serigne-mboup-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tidiane Tall : Celui qui veut réparer l’Afrique</title>
		<link>http://senegal-business.com/2009/12/tidiane-tall-celui-qui-veut-reparer-l%e2%80%99afrique/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2009/12/tidiane-tall-celui-qui-veut-reparer-l%e2%80%99afrique/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 11:28:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pispa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/?p=7022</guid>
		<description><![CDATA[Un livre, Fixing Africa, en anglais et en français, fait des vagues sur le Net. Plus de 300 mille téléchargements et 3 000 mails de réactions. Les Afriques a rencontré l’auteur de cette réflexion sur l’unité. Portrait. 
En 1996, un jeune Africain rentre dans son pays. Diplômé de l’Ecole polytechnique de Paris et de l’Institut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-7023" title="Tidiane-Tall" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/12/Tidiane-Tall.jpg" alt="Tidiane-Tall" width="106" height="128" />Un livre, Fixing Africa, en anglais et en français, fait des vagues sur le Net. Plus de 300 mille téléchargements et 3 000 mails de réactions. Les Afriques a rencontré l’auteur de cette réflexion sur l’unité. Portrait. </strong></p>
<p>En 1996, un jeune Africain rentre dans son pays. Diplômé de l’Ecole polytechnique de Paris et de l’Institut français du pétrole, il avait opéré un détour à Londres, à Morgan Stanley, entre 1995 et 1996. Là, après une bonne année à la division des produits de taux d’intérêt, obligations et trésors au desk des marchés émergents, limités alors à l’Europe de l’Est, il démissionne. Au Mali, il crée une société de transport de produits pétroliers et opère avec une citerne, puis deux. Il s’agissait de charger le carburant à Abidjan et de livrer les stations maliennes. Un business simple, trop simple peut-être. Le jeune Tidiane Tall allait très vite se frotter aux dures réalités du business en Afrique. A la suite d’un banal dédouanement de sept camions, il est arrêté. Les 20 millions de F Cfa dûment versés pour affranchir les véhicules se sont perdus dans le circuit de transitaires et de douaniers véreux qui lui remettront de faux reçus de dédouanement. Tidiane Tall ne se doute de rien, payant là sans doute le prix d’une jeunesse de fils de diplomate, passée loin du Mali et des réalités d’une certaine Afrique. L’Etat malien le condamnera à repayer les 20 millions de F Cfa, couplés à une amende de 100 % du montant dû. En tout, la petite Pme, qui aura déboursé 60 millions, finira, trois ans plus tard, par rejoindre le cimetière des nombreuses sociétés victimes de la corruption et du mauvais climat des affaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Laver son honneur</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Tidiane Tall, il s’agissait, avant de clore ce chapitre, de laver son honneur. Après mille démarches, son honnêteté est récompensée. Un mandat de dépôt est émis pour arrêter le transitaire. Hélas, celui-ci ne sera jamais arrêté, ayant disparu subitement dans un Mali immense. Aucun de ses complices ne sera appréhendé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette expérience initiatique marquera à jamais le jeune entrepreneur qui part pour les Etats-Unis. Après avoir surfé sur la vague de la nouvelle économie des années 2000 avec une start-up, E-spirituality.com, emportée avec tant d’autres par la chute du Nasdaq, il opère un retour au ‘B to C’, entendu dans le jargon américain comme ‘back to consulting’. Il passe un temps chez Roland Berger comme consultant en stratégie, puis s’établit sur l’axe Addis Abeba–Dubaï, l’axe Afrique-Moyen-Orient-Asie, l’axe du futur. Parmi ses nouveaux clients, le premier gestionnaire privé de terminaux dans la région. Tidiane est chargé de reprofiler le marketing du groupe dans ses orientations internationales. Il s’agit, aussi, de refonder la stratégie commerciale pour un autre groupe de renommée. Même mission avec le Somalien Dahab Shiil, leader du transfert d’argent dans la Corne de l’Afrique, devant Western Union. Au passage, cette société vient d’obtenir une licence pour une banque islamique à Djibouti qui ouvrira au mois de novembre prochain.</p>
<p style="text-align: justify;">De toutes ses expériences de consulting et d’entreprenariat, Tidiane Tall tire une conclusion qui pourrait se résumer à la boutade de l’humoriste anglais M. Bean : ‘Le marketing, c’est tout ce qui fait qu’on vous remarque.’ N’est-ce pas tout ce que l’Afrique ne fait pas jusqu’à présent ? Que valent donc les 53 plans de promotion des 53 pays africains à l’échelle monde ? Mais Tidiane Tall va plus loin que l’interrogation et émet une proposition dans son livre intitulé Fixing Africa, ou Réparer l’Afrique, qui tranche par l’audace et son parti-pris panafricain. Le Malien propose avec la force de l’argument de passer de 53 Etats africains malades et fatigués à quatre super-Etats qui compteront chacun dans les vingt premiers Pib du monde. Disons-le tout de suite, dans une Afrique des sacro-saintes frontières de Berlin, le mode de découpage proposé a soulevé plus de débats que la nécessité du regroupement appelé par l’auteur. Certains de nos chefs d’Etat qui tiennent autant à la souveraineté nationale vont-ils accepter une fédération où ils ne seront pas au premier rang ? ‘La Californie est le cinquième Etat le plus puissant du monde. Son entrée dans la fédération américaine confère à son gouverneur plus de puissance que n’importe quel des chefs d’Etat africains’, réplique M. Tall.</p>
<p style="text-align: justify;">Diffusé selon le principe du marketing viral, le livre a été téléchargé 300 mille fois et a reçu 3 000 réactions. Ce qui nous a poussés à questionner à l’auteur à propos de ses motivations et du pourquoi de ce livre. Le déclic a été le cinquantenaire de l’indépendance de la Guinée en 2008. ‘Contrairement à ce que voulait faire croire le régime, il n’y avait rien à célébrer dans ce pays plus dévasté qu’au moment de l’Indépendance’. Ce n’est certainement pas faute d’avoir essayé. Si l’Afrique a compté de grands hommes, de Senghor à Ahidjo, elle n’a jamais vaincu le sous-développement. Le bilan économique du continent est désastreux. Panafricaniste, M. Tall explique l’échec du développement par la fragmentation de l’unité africaine. Certains lecteurs, adeptes de la théorie du complot, ont douté du caractère ‘gratuit’ de l’ouvrage. ‘On a pensé qu’il y avait forcément quelque chose derrière. J’ai mon job. J’ai pensé que je pouvais et que je devais apporter ma petite pierre à l’édifice africain’, se défend M. Tall. Parmi les nombreuses réactions, il y a effectivement beaucoup de détracteurs qui lui prêtent des intentions cachées. La gratuité a été confondue avec l’altruisme ou l’affairisme. On l’a suspecté de chercher à s’attirer la sympathie du guide libyen, héraut du panafricanisme. Les réactions les plus encourageantes viennent des moins de vingt-cinq ans, sans doute plus optimistes et nés avec les nouvelles possibilités offertes par les révolutions technologiques et numériques.</p>
<p style="text-align: justify;">Du côté de la diaspora, par contre, c’est le silence radio, tant de la part des médias que des personnalités de premier rang. Loin de se décourager, Tidiane Tall a mis en branle son association Africa 2030 sur le même mode de l’internet et du marketing viral. Sans se décourager et avec le même optimisme qui anima son arrière grand-père, El Haj Omar Tall, parti du Fouta Toro et qui a réussi à refonder l’empire du Mali à partir des roitelets faibles et corrompus, Tidiane Tall espère un jour voir l’Africain se déplacer de Bamako à Mogadiscio et du Cap au Caire avec la même facilité qu’un américain en Amérique.</p>
<p style="text-align: justify;">Source: les Afriques</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2009/12/tidiane-tall-celui-qui-veut-reparer-l%e2%80%99afrique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Portrait: Ibrahima DIAGNE, candidat à la présidence de la Chambre de commerce, d&#8217;industrie et d&#8217;agriculture de Dakar (CCIAD)</title>
		<link>http://senegal-business.com/2009/10/portrait-ibrahima-diagne-candidat-a-la-presidence-de-la-chambre-de-commerce-dindustrie-et-dagriculture-de-dakar-cciad/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2009/10/portrait-ibrahima-diagne-candidat-a-la-presidence-de-la-chambre-de-commerce-dindustrie-et-dagriculture-de-dakar-cciad/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 12:09:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pispa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/?p=5659</guid>
		<description><![CDATA[Candidat à la présidence de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), Ibrahima Diagne se présente comme porteur d’une vision de rupture, d’un programme de gouvernance promouvant les ‘best practices’ et d’une approche participative impliquant toutes les parties prenantes. Industriel évoluant dans l’exploitation du marbre et du granite, M. Diagne est créditeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-5660" title="Copie de _MG_6516" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/10/Copie-de-_MG_6516.JPG" alt="Copie de _MG_6516" width="147" height="112" />Candidat à la présidence de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), Ibrahima Diagne se présente comme porteur d’une vision de rupture, d’un programme de gouvernance promouvant les ‘<em>best practices</em>’ et d’une approche participative impliquant toutes les parties prenantes. Industriel évoluant dans l’exploitation du marbre et du granite, M. Diagne est créditeur d’un parcours sans faute dans l’entreprenariat et la promotion du secteur privé. Et c’est cette ambition d’insuffler un nouvel élan et replacer la Chambre de Commerce au cœur de l’Economie qu’il a décidé de faire don de sa personne au Secteur privé. Portrait d’un opérateur économique plutôt atypique, un vrai self made man et gentleman charmeur. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">On ne peut pas être fils d’un homme d’affaires, gérant de comptoir français, qui a été Gérant de la Chambre de Commerce de Thiés et ne pas attraper le virus du business depuis l’enfance. Pourtant, le jeune Ibrahima privilégiait des études sans histoires dans le privé catholique à Dakar sanctionné par un Bac G au collège Saint Michel. C’est plutôt en France, au début des années 80, où il était étudiant au Conservatoire National des Arts et Métiers, le fameux CNAM- Paris que se produisit le déclic. Par l’entremise d’un concours de sélection de jeunes talents, organisé par un certain Bernard Tapie, à l’époque le symbole d’une certaine réussite ostentatoire. C’était pendant les Années Mitterrand. Ibrahima raconte que «<em>Tapie avait flashé sur moi. Il m’avait vraiment impressionné</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le futur entrepreneur avait présenté un projet de transformation des produits exotiques de contre-saison en produits lyophilisés, des fruits secs et des jus exotiques. Un projet qui lui a ouvert les portes à Rungis au sein des centrales d’achat des fruits et légumes en provenance des pays Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP). Où il gravit les échelons et devint Responsable des ventes à Banexo, à l’époque «<em>la référence du produit exotique</em>» puis chargé d’importation des produits ACP. Mieux, il devint même consultant pour le compte du COLEACP et de l’OCDE. Certes, Ibrahima gagnait beaucoup d’argent, menait la belle vie à Paris mais il vivait mal la dégringolade des exportations horticoles de son pays, le Sénégal.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Par un heureux concours de circonstances, il rencontra à Paris Cheikh Tidiane Ndiaye d’Express Transit, surnommé en ces temps, «<em>le Bernard Tapie sénégalais</em>» tellement il était réputé dans la reprise des entreprises en difficultés. C’était pendant les durs moments des programmes d’ajustement structurel. Décidemment, Ibrahima et Tapie, c’est une très longue histoire… M. Ndiaye le convainc de rentrer au pays natal, lui promit la direction d’une de ses multiples sociétés et pris en charge tous les frais lie a son retour.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>L’apprentissage de l’entreprenariat</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Rentré au pays avec ses diplômes de Gestion et de management et son expérience dans les fruits et légumes, il ne reverra pas de sitôt son bienfaiteur mais rencontra plutôt son staff. En désaccord, il décida de créer sa propre société, un bureau d’études qui ne fera pas long feu. Il ira travailler comme consultant en gestion de Unimes du doyen Alla Séne. Un grand homme qu’il qualifie de «<em>génie et de référence pour moi</em>». Au même titre que Papa Ndiamé Séne avec qui il a cheminé en tant que président de la section Jeunes de l’Internationale du Partenariat Privé qu’il avait créée. Ou encore son oncle, Chams Eddine Ndoye, ancien Ambassadeur, qui l’a aussi encadré durant ses années d’apprentissage dans l’entreprenariat.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut noter cette propension de Ibrahima à s’abreuver à la source des anciens qui ne cessent de lui prodiguer des conseils et des recommandations de sagesse.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, dans son combat actuel pour la  Chambre de Commerce, il affirme vouloir être le continuateur de l’œuvre des «<em>Pères fondateurs</em>» comme Djily Mbaye, Ndiouga Kébé, Serigne Sall, Momar Sourang et autres à qui il voudrait rendre un hommage vibrant à la dimension de leur vision avant-gardiste et de leur action d’anticipation et de promotion de l’initiative privée nationale dans un monde des affaires, jadis dominée par les maisons de commerce coloniales.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais ce qui est plus remarquable dans l’action de Ibrahima, c’est qu’il accorde également une place de choix à la jeune génération des Serigne Mboup (CCBM) et surtout Cheikh Amar (TSE) qui le soutiennent activement dans ce combat de redynamisation de la chambre consulaire et de promotion des nouveaux acteurs du commerce, de l’industrie et de l’agriculture. D’ailleurs, c’est parce qu’il se reconnaît dans leur parcours de <em>self made men</em> qu’il veut porter leur vision et leur message. Pour une alternance générationnelle à la tête de la  Chambre de Commerce de Dakar. Ibrahima veut apporter son expertise managériale et son expérience réussie dans les affaires pour un nouveau challenge de l’institution consulaire.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En effet, après ces passages formateurs auprès de ces mentors, Ibrahima lança sa véritable grosse affaire, le COSEN, dans la quincaillerie industrielle et l’import- export des matériaux de construction. Un business qui a fonctionné très fort avec un chiffre d’affaires qui pouvait atteindre facilement le milliard entre 1992 et 1998. Dans le sillage du boom de l’immobilier post Dévaluation… D’ailleurs, la forte demande de carreaux et de revêtements muraux a poussé l’entreprenant à se poser la question de savoir «<em>s’il y avait bien du marbre au Sénégal</em>» ? Il acheta le Plan minéral du Sénégal et découvrit qu’il y en avait bien à Kédougou.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Exploiter et valoriser le marbre national</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cap alors pour un voyage de découverte. Pour un séjour programmé de deux jours, il y restera deux semaines. «<em>Je suis tombé littéralement amoureux de la zone</em>» confesse-t-il. En même temps, pour la petite histoire, qu’une certaine Viviane Wade qu’il a accompagne, par la suite, à construire l’hôpital de Ninéfesha…</p>
<p style="text-align: justify;">A Bandafassi, le néo- explorateur fit sienne la leçon de son prof d’économie du CNAM, Louis Attali, frère de l’autre, «<em>un an d’expérience vaut cinq ans d’études</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il passa son temps à apprendre le métier part le bas, à identifier les roches, à se</p>
<p style="text-align: justify;">faire accompagner par des ingénieurs sortis de l’Institut supérieur de la Terre (IST), par des experts italiens, de haut niveau, du marbre, «<em>leur spécialité</em>», à se former dans des domaines pointus du métier et aussi le management minier. M. Diagne raconte que «<em>la difficulté, c’est que, hors Afrique du Sud, il n’y a aucune société africaine intervenant dans l’exploitation des marbres et granites. Certes, les Italiens ont une expertise dans ce domaine mais ils ignorent l’Afrique. Pour rendre la roche utilisable comme pierre ornementale, c’est tout un processus allant de l’extraction, le transport, le traitement… </em>». Il trouve auprès de l’Union européenne des interlocuteurs qui le comprennent et soutiennent cette initiative.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui, les marbres d’Ibel et de Bandafassi sont référencés au sein d’une marmothéque (conserverie de marbres) en Italie avec une cotation permettant à n’importe quel prescripteur, de par le monde, à pouvoir faire sa commande de marbres du Sénégal. La consécration internationale pour notre vaillant marbrier national. Qui a baptisé les carrières de marbre d’Ibel et de Bandafassi du nom de Pierre le Bigre, le précurseur Français. D’ailleurs, en 2003, Mme Wade avait tenu à honorer de sa présence une exposition de marbres sénégalais organisée, en Italie, par le patron de la  Nouvelle Société de mines et de travaux publics (NSMPT) et sa fille Syndjély avait confectionné les brochures de présentation. Pour dire la proximité entre Ibrahima et la famille présidentielle… Dans le même registre, M. Diagne s’est engagé dans des études et travaux de protection côtière à la demande du Chef de l’Etat qui témoigna à, son égard «<em>tu fais partie des rares personnes à qui, chaque fois que je leur demande une chose, le font avant même que je ne termine&#8230;</em>». Sans commentaire !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Militant et Candidat du Secteur privé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quant à son engagement au sein du Secteur privé, il le doit à son ami depuis la Fac, Baïdy Agne, Président du Conseil national du Patronat (CNP). Il est coopté Président de la Commission  Environnement et Négociations internationales du CNP. Et, commence à collectionner les titres de représentation. Administrateur au Conseil des Chargeurs (COSEC), au Conseil des Routes, au Fonds Routier… Il est membre de la Commission nationale de lutte contre la non- transparence, la corruption et la concussion et <em>last but not least</em>, Vice- Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture (CCIAD).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Son amitié avec Baîdy ne lui a pas empêché d’entretenir les meilleures relations avec son «<em>grand frère, Mansour Cama, que je respecte et apprécie beaucoup</em>» et  qui, avoue-t-il, «<em>me le rend bien»</em>. Il dit de lui : «<em>Ibrahima ne fait rien sans m’en parler au préalable</em>». Chaque fois qu’ils voyagent ensemble, à la sortie de l’avion, Ibrahima lui dit souvent : «<em>Grand, c’est moi qui porte ton bagage…</em>». Pour rester dans la pure tradition africaine du droit d’aînesse…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Aussi, Ibrahima clame haut et fort qu’il est «<em>le candidat de tout le Secteur privé sans exclusive</em>». Le candidat du rassemblement de toutes les composantes de la grande famille des affaires. Depuis les marchands ambulants qui, pour lui, «<em>sont les futurs gros bonnets de l’informel</em>». A tous ces commerçants, agriculteurs et artisans, il préconise de les encadrer et les accompagner à se formaliser, à les aider à migrer vers des petites et moyennes entreprises, par la formation et la mise à niveau. M. Diagne voudrait que la «<em>Chambre de commerce soit le porte- étendard des PME. Nous voulons ainsi les accompagner dans l’analyse et la certification de leurs bilans en collaboration avec les experts-comptables et permettre aux banques d’avoir la visibilité nécessaire pour financer l’investissement et la croissance des entreprises</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour ce faire, le candidat de la rupture entend ériger, en règle d’or, les principes de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des deniers publics et privés de même que l’obligation de rendre compte à ses mandants. D’où le besoin de restaurer le prestige de la Chambre de Commerce et son repositionnement sur l’échiquier des affaires en tant que pivot et relais du monde des affaires, de trait d’union entre l’Etat et le Secteur privé. Pour lui, il s’agit de «<em>représenter et défendre les intérêts des entreprises, les accompagner dans toutes leurs activités, pas seulement dans la création d’entreprise mais aussi dans des activités aussi importantes telles que  la cession ou la reprise d’entreprise, être à l’avant-garde des innovations en manière de management pour partager ces best practices avec les entrepreneurs dans le cadre de la formation continue</em>».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">D’autre part, le candidat cherche à  promouvoir une amélioration des capacités internes, des revenus et moyens de l’Institution, créer davantage d’infrastructures destinées à la promotion du Secteur privé pour redorer le blason de la  Chambre de commerce. «<em>Nous allons aussi travailler à avoir des structures de proximité, des personnes disponibles pour fournir les documents, les informations nécessaires au secteur privé. On aura des journées thématiques  de promotion. Dans le domaine de la formation, le plus gros problème de l’entreprise sénégalaise, c’est d’avoir des formations intermédiaires pour son personnel. Aujourd’hui, même pour trouver un bon plombier, c’est difficile. Ils sont souvent formés sur le tas. Nous devons mettre en place un institut avec plusieurs filières qui permettra de régler le problème de l’emploi. Nous avons besoin de services à haute valeur ajoutée…</em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Source: Reussir</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2009/10/portrait-ibrahima-diagne-candidat-a-la-presidence-de-la-chambre-de-commerce-dindustrie-et-dagriculture-de-dakar-cciad/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Bara Sady : Ou l&#8217;itinéraire d&#8217;un manager atypique</title>
		<link>http://senegal-business.com/2009/07/bara-sady-ou-litineraire-dun-manager-atypique/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2009/07/bara-sady-ou-litineraire-dun-manager-atypique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2009 11:40:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pispa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/?p=4330</guid>
		<description><![CDATA[Si les Etats unis ont leurs Bill Gates et autres cracks, la Chine, ses génies, le Sénégal a ses managers qui gagnent.
Dans cette nouvelle rubrique intitulée « Les Managers qui gagnent », nous vous dressons le portrait d’un manager atypique, Bara Sady, le directeur du Port Autonome de Dakar. Celui qui incarne au vrai sens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/07/bara-sady.jpg" alt="bara sady" /><strong>Si les Etats unis ont leurs Bill Gates et autres cracks, la Chine, ses génies, le Sénégal a ses managers qui gagnent.<br />
Dans cette nouvelle rubrique intitulée « Les Managers qui gagnent », nous vous dressons le portrait d’un manager atypique, Bara Sady, le directeur du Port Autonome de Dakar. Celui qui incarne au vrai sens du slogan, « les managers qui gagnent ». </strong></p>
<p>Né en 1957 à Kébémer, marié et père de trois enfants, Bara Sady a très tôt compris que son destin devait être lié à tout ce qui était gestion, entreprise et économie… C’est ce qui l’a poussé d’ailleurs, à s’inscrire dans le département sciences économiques de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, département d’où il obtiendra sa maitrise es sciences économiques en 1981. Après la maitrise, l’enfant de kébemer décida alors d’approfondir ces études. D’abord en France, il décrochera son certificat supérieur en gestion et exploitation portuaire à l’Institut Portuaire d’Enseignement et de Recherche (I.P.E.R). A l’institut d’Anvers en Belgique, il passera avec sucés un certificat D’informatique portuaire, et un autre certificat d’informatique en développement des compétences en management à l’institut (world trade institut of pace université New York (CEBOK)). Coté professionnel, ses proches vous diront que c’est une bête du travail. Des propos justifiés par son parcours fulgurant au sein du port autonome de Dakar. De chef de services statistiques, il devient chef service promotion et Marketing, puis chef division commerciale, et ensuite directeur général du Port Autonome de Dakar. Bara Sady est également Président du conseil d’administration des entrepôts du Sénégal au Mali, Représentant de l’Afrique au comité directeur de l’association internationale des Ports et Rades. Il est également le vice président de l’association internationale de Dragage. Si aujourd’hui le Port Autonome de Dakar, est devenu l’un des fleurons de l’économie Sénégalaise, c’est grâce à Bara Sady, qui, en 2004, avait mobilisé le plus grand montant d’emprunt obligataire sur le marché de L’UEMOA (30 milliards FCFA). Ne se limitant pas à ce niveau, et dans le souci de faire du Port Autonome de Dakar, le port le plus opérationnel de l’Afrique de l’ouest, il réalise l’extension du terminal à conteneurs du port de Dakar. Bara Sady, a procède à la réhabilitation et à la modernisation du Mole 2 du port, à la construction d’une plateforme de distribution (Port Sec) sur 20 ha, et également d’une gare maritime internationale au Port de Dakar. Si aujourd’hui le Port autonome de Dakar est devenu fonctionnel, opérationnel, capable de concurrencer les autres ports, si également les investisseurs se bousculent aux portes du Port de Dakar, c’est grâce à son directeur général Bara Sady. </p>
<p>Source: Magazine économique: Perspectives : Edition Internationale</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2009/07/bara-sady-ou-litineraire-dun-manager-atypique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>IFACE-DROITS DU CONSOMMATEUR : UNE AFFAIRE DE TOUS LES CITOYENS</title>
		<link>http://senegal-business.com/2009/06/iface-droits-du-consommateur-une-affaire-de-tous-les-citoyens/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2009/06/iface-droits-du-consommateur-une-affaire-de-tous-les-citoyens/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 11:54:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pispa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/?p=3569</guid>
		<description><![CDATA[Dans le cadre des journées portes ouvertes de l’Institut de formation en administration et en création d’entreprise (Iface), de la Faseg de l’Ucad, Momar Ndao de l’Association du consommateur du Sénégal (Ascosen) a été invité à y donner une conférence ce week-end sur les droits du consommateur à travers le thème : « Protection des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/06/200px-momarndao.jpg" alt="momar" />Dans le cadre des journées portes ouvertes de l’Institut de formation en administration et en création d’entreprise (Iface), de la Faseg de l’Ucad, Momar Ndao de l’Association du consommateur du Sénégal (Ascosen) a été invité à y donner une conférence ce week-end sur les droits du consommateur à travers le thème : « Protection des consommateurs au Sénégal, l’exemple de l’Ascosen ». Faisant la genèse de ce droit, M. Ndao a dit que le discours du président Kennedy devant le congrès américain, le 15 mars 1962, a engendré quatre droits fondamentaux liés à la consommation. Il s’agit, entre autres, du droit d’informer contre la publicité fallacieuse, le droit de choisir et le droit à la sécurité. Il a aussi fait l’historique de la protection des consommateurs au Sénégal avec la création en 1975 de la première association consumériste en passant par la création de l’Ascosen, de l’Adeetels et de l’Adec, jusqu’à Sos consommateurs. Les actions de ces organisations consuméristes sont, explique-t-il, le lobbying, l’éducation et l’information ; cela afin d’assurer la protection des consommateurs. 3nous sommes souvent désarmés face à ce que nous consommons », a reconnu M. Kane qui s’est félicité du combat des consuméristes. De l’avis de Meïssa Babou, professeur de Marketing, « au-delà du marketeur, le droit du consommateur doit intéresser tous les citoyens ».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2009/06/iface-droits-du-consommateur-une-affaire-de-tous-les-citoyens/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>MICRO JARDINAGE : Le Dr Awa Bâ primée à Dubaï</title>
		<link>http://senegal-business.com/2009/06/micro-jardinage-le-dr-awa-ba-primee-a-dubai/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2009/06/micro-jardinage-le-dr-awa-ba-primee-a-dubai/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 11:24:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pispa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/?p=3566</guid>
		<description><![CDATA[Notre compatriote Dr Awa Ba, spécialiste en agroenvironnement, en économie internationale et en gestion, est l’heureuse lauréate du concours au « Dubaï International Award for Best practices to improve living environment » 2008.
Le prix international décerné aux spécialistes qui se sont distingués dans les méthodes destinées à améliorer les conditions d’environnement, qui mettait aux prises [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/06/micro-jardinage.jpg" alt="micro" />Notre compatriote Dr Awa Ba, spécialiste en agroenvironnement, en économie internationale et en gestion, est l’heureuse lauréate du concours au « Dubaï International Award for Best practices to improve living environment » 2008.</p>
<p>Le prix international décerné aux spécialistes qui se sont distingués dans les méthodes destinées à améliorer les conditions d’environnement, qui mettait aux prises quelques cinq cent candidats à travers le monde, s’est déroulée le 11 mai dernier dans les Emirats Arabes Unis plus précisément au centre culturel et scientifique de Dubaï .C’était en présence du directeur général de la Municipalité de Dubaï et de la secrétaire générale adjoint de l’Onu chargée de l’habitat. Le prix récompense les efforts universitaires d’une Sénégalaise sortie d lycée d’excellence Marianne Ba à l’Ile de Gorée, diplômée de L’université Paris VIII mention économie internationale, monnaie et finance. Cette jeune génie originaire de Brin( Ziguinchor) mais éduquée à la Medina a, à son tableau de chasse un DESS en gestion des projets de développement sanitaire et un DEA de gestion des soins en milieu tropical (Université de Bordeaux II). Titulaire par ailleurs d’un master en Ntic et d’un certificat international d’écologie humaine, elle s’est spécialisée en agriculture et développement durable à Agro Paris Tech (ex Institut national agronomique Paris Guignon). Tout est parti d’ailleurs dira t- elle « de mes recherches dans le cadre de ma thèse. Suite à la co-publication d’un article sur les micro-jardins à Dakar, j’ai été contactée pour participer au Dubaï International Award 2008 ». Le dossier fut primé en même temps que onze autres sur 500 candidatures.</p>
<p>Réagissant après l’attribution de ce prix sur présentation d’un programme en micro jardinage basé à Dakar, Dr Awa Ba s’est dite « fière d’avoir contribué à ce que son pays, le Sénégal, soit distingué pour la première fois à ce concours international ». Elle souhaite partager cet honneur avec tous les Sénégalais, remercier la municipalité de Dubaï de l’accueil chaleureux qu’elle a réservé aux lauréats et ONU-Habitat pour sa contribution à l’organisation du concours ». Désireuse de poursuivre la recherche-développement dans ce domaine, Dr. Ba est « convaincue qu’en plus de l’agriculture périurbaine, cette technologie de production (le micro jardinage) pourrait être mieux associée aux stratégies mises en place par le Sénégal, en particulier, et les pays en développement, en général, pour réaliser l’autosuffisance alimentaire ».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2009/06/micro-jardinage-le-dr-awa-ba-primee-a-dubai/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Président-directeur général de Millennium Finance Corporation, qu’il a fondée en 2005, ce Sénégalais de 42 ans est à la tête de la principale banque d’affaires du Golfe.</title>
		<link>http://senegal-business.com/2009/03/president-directeur-general-de-millennium-finance-corporation-qu%e2%80%99il-a-fondee-en-2005-ce-senegalais-de-42-ans-est-a-la-tete-de-la-principale-banque-d%e2%80%99affaires-du-golfe/</link>
		<comments>http://senegal-business.com/2009/03/president-directeur-general-de-millennium-finance-corporation-qu%e2%80%99il-a-fondee-en-2005-ce-senegalais-de-42-ans-est-a-la-tete-de-la-principale-banque-d%e2%80%99affaires-du-golfe/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 10:38:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>pispa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portrait]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://senegal-business.com/?p=1739</guid>
		<description><![CDATA[Dans les familles d’ingénieurs, le métier est un attribut qui se transmet de génération en génération. Fils du premier ingénieur sénégalais diplômé d’une grande école française, Keba Keinde le sait bien. Mais il a finalement dévié de cette voie toute tracée. Banquier d’affaires, spécialiste des introductions en Bourse et des fusions-acquisitions, il a fondé et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les familles d’ingénieurs, le métier est un attribut qui se transmet de génération en génération. Fils du premier in<a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/03/keba_keinde.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1740" title="keba_keinde" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2009/03/keba_keinde.jpg" alt="" width="95" height="101" /></a>génieur sénégalais diplômé d’une grande école française, Keba Keinde le sait bien. Mais il a finalement dévié de cette voie toute tracée. Banquier d’affaires, spécialiste des introductions en Bourse et des fusions-acquisitions, il a fondé et dirige aujourd’hui l’une des banques d’affaires les plus actives du Golfe, Millennium Finance Corporation. Dans le petit monde de la finance internationale, cette institution est un ovni d’un nouveau genre?: basée à Dubaï et principalement tournée vers le Sud quand ses consœurs de Londres ou de New York ne s’intéressent que de manière opportuniste aux pays émergents.</p>
<p>« Il est l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur banquier d’affaires que l’Afrique a produit », souligne l’Ivoirien Koné Dossongui, qui considère que les financiers africains de sa trempe se comptent sur les doigts d’une main. « Il a un carnet d’adresses extrêmement fourni et travaille aux Émirats, le centre financier du monde actuel », poursuit le patron du groupe Atlantique. À la tête d’une équipe d’une cinquantaine de banquiers venus du monde entier et d’une vingtaine d’employés, Keba Keinde a déjà conseillé quelques grands noms du capitalisme moyen-oriental et asiatique. Les géants des télécommunications Etisalat et Zain, le holding d’État Dubai Investment Corporation, l’opérateur portuaire DP World, le leader mondial de l’acier Arcelor Mittal ou le premier groupe privé du Maroc, l’ONA, font partie de ses clients. Depuis son bureau situé dans l’une des nombreuses tours que compte la capitale financière du Golfe, il rayonne dans la région et au-delà, voyageant 60 % de son temps, en Arabie saoudite, au Qatar ou au Koweït, bien entendu, mais aussi à Londres, New York ou Bombay.</p>
<p>À 42 ans seulement, Keba Keinde est habitué aux succès précoces. Élève brillant, il quitte son lycée de Dakar dès 14 ans, remarqué pour ses qualités. Sélectionné au Royaume-Uni par le très élitiste Atlantic College, il prend pourtant la direction du prestigieux lycée parisien Louis-le-Grand. Son père, attaché au système éducatif français, souhaite qu’il en soit ainsi. Éloigné de sa famille, en pension chez les jésuites, il découvre alors la féroce concurrence que se livrent, dès le plus jeune âge, les meilleurs étudiants français. À 16 ans, il décroche son bac scientifique et poursuit, dans le même lycée, ses études dans les classes préparatoires aux grandes écoles. Entré à Télécoms Paris, l’une des toutes premières écoles françaises, il en sort ingénieur en 1989. Comme papa. Et comme ses deux grands frères et sa sœur aînée. Là s’arrête la comparaison. Rompant avec la tradition familiale, il quitte le monde des ingénieurs après trois ans chez IBM, lassé d’un métier dont il sent qu’il n’est pas fait pour lui. « En 1992, j’ai opté pour un MBA à Boston, au MIT, explique-t-il. Cela m’a permis de prendre un virage dans ma carrière professionnelle. »</p>
<p><strong>BNP Paribas ne répond pas</strong></p>
<p>À l’époque, Keba Keinde rêve d’entrer à la Banque mondiale pour travailler sur des problématiques de développement. Il y fait un court passage avant de rejoindre Wall Street, le temple de la finance mondiale. Embauché par Lehman Brothers, à l’époque l’une des banques d’affaires les plus réputées au monde, il passe quatre ans à New York. Il retourne ensuite à la Banque mondiale, où il s’occupe des privatisations en Afrique. En 2001, la banque française BNP Paribas le remarque et le nomme directeur général en charge du Moyen-Orient, de l’Afrique, de la Turquie et de l’Iran. Il est alors en pleine ascension, conseille l’opérateur de télécoms Etisalat pour l’obtention de sa licence saoudienne (3 milliards de dollars), participe à la privatisation de Türk Telekom (1,9 milliard de dollars), vendu au saoudien Oger, assiste le gouvernement iranien pour la vente de sa deuxième licence de téléphonie mobile…</p>
<p>Aux premières loges pour vivre le boom du Moyen-Orient, Keba Keinde constate l’aspiration des entreprises du Golfe à devenir des opérateurs de classe mondiale. « À l’époque, il n’y avait pas de banque d’affaires spécialisée sur la région, qui soit capable d’accompagner réellement et dans la durée les groupes locaux, se rappelle-t-il. J’ai proposé à BNP Paribas de développer une structure spéciale, je n’ai jamais eu de réponse. » En toute logique, il cherche à réaliser son projet ailleurs. « Le président du conseil d’administration d’Etisalat était aussi ministre des Finances de Dubaï et avait également des responsabilités à Dubai Islamic Bank (DIB) », explique-t-il. DIB sera le premier soutien de Millennium Finance Corporation, en devenant son actionnaire historique aux côtés de tous les banquiers qui, en 2005, participent à sa création et sont largement associés au capital. Depuis, Millennium Finance a ouvert son capital au holding de la famille royale du Koweït (Kipco).</p>
<p>À travailler sur des opérations de plusieurs milliards, à fréquenter quelques-uns des plus puissants patrons du capitalisme émergent, nombre d’hommes d’affaires auraient pu être gagnés par la folie des grandeurs. Pas Keba Keinde. Avec sa femme, sénégalaise comme lui, et leurs trois enfants, dont les deux derniers sont nés aux Émirats, il vit à Palm Jumeirah, cette île en forme de palmier mondialement célèbre, entièrement construite sur la mer et qui offre à quelques privilégiés des villas de rêve, les pieds dans l’eau. Pour autant, son comportement n’en laisse rien paraître. « Il est modeste et accessible malgré l’importance de ses fonctions », se rappelle l’un de ses clients. « Il se tient au courant de tous les dossiers mais il n’intervient qu’au moment où il sait que son expérience et ses relations peuvent les faire avancer », se souvient Amadou Hott, PDG d’UBA Capital, au Nigeria, qui a travaillé pendant près de trois ans avec lui.</p>
<p><strong> Un drôle de mélange</strong></p>
<p>S’il a quitté le Sénégal depuis vingt-huit ans, le pays reste naturellement dans son cœur. « Ma famille est là-bas et mes frères et sœurs y travaillent tous dans le BTP. J’y retourne au moins deux fois par an et j’y vais parfois pour mon travail. » Au pays de la Teranga, le banquier d’affaires est connu, mais sans plus. Il porte le prénom de Keba Mbaye, célèbre magistrat, grand ami de son père. La famille Mbaye, dont Tidiane, le patron de la Sonatel, fait partie de ses amis. Certains se souviennent de Keba Keinde du temps où il était à la Banque mondiale puis chez BNP Paribas. Il a été impliqué dans quelques privatisations qui n’ont pas laissé que des bons souvenirs, comme celle de la Senelec. Quelques-uns admirent la réussite de celui qui accompagnait il y a peu l’homme d’affaires indien Lakshmi Mittal pour ses investissements au Sénégal. Ou qui conseille de grands noms du capitalisme africain, comme l’Ivoirien Koné Dossongui, patron du groupe Atlantique, ou le milliardaire nigérian Ali Dangote. Ils sont plus nombreux à se souvenir de ses prouesses musicales. En plus des sports automobiles, qu’il pratique dès qu’il peut sur les circuits de Dubaï, Keba Keinde est musicien. Amateur aujourd’hui, il fut hier chanteur professionnel. Le groupe de pop africaine qu’il avait formé alors avec d’autres étudiants de Télécoms Paris eut un vrai succès, réalisant deux albums qui furent très en vogue à Dakar. « Nous avions appelé le groupe Saf, ce qui signifie « épicé » en wolof, parce que nous étions un drôle de mélange, avec des membres venus de partout. »</p>
<p>source jeuneafrique.com</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://senegal-business.com/2009/03/president-directeur-general-de-millennium-finance-corporation-qu%e2%80%99il-a-fondee-en-2005-ce-senegalais-de-42-ans-est-a-la-tete-de-la-principale-banque-d%e2%80%99affaires-du-golfe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<html><body></body></html>
