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	<title>Senegal-business.com &#187; Opinion</title>
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		<title>Contrat avec MTL : l’ARTP dénonce un déséquilibre des obligations à son détriment</title>
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		<pubDate>Tue, 22 May 2012 08:41:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a indiqué lundi, dans un communiqué reçu à l’APS, que le contrat qui le lie à la Société Magal Holding Limited (MTL) ‘’laisse apparaitre un déséquilibre manifeste des obligations contractuelles’’ à son ‘’détriment’’. L’ARTP évoque à titre indicatif ‘’le niveau de rémunération de MTL’’ qu’il juge [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/05/r2t3lrib.gif"><img class="alignleft size-full wp-image-16734" title="r2t3lrib" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/05/r2t3lrib.gif" alt="" width="150" height="113" /></a>L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a indiqué lundi, dans un communiqué reçu à l’APS, que le contrat qui le lie à la Société Magal Holding Limited (MTL) ‘’laisse apparaitre un déséquilibre manifeste des obligations contractuelles’’ à son ‘’détriment’’.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’ARTP évoque à titre indicatif ‘’le niveau de rémunération de MTL’’ qu’il juge ‘’élevé voire excessif’’. A ce propos, le régulateur des télécommunications relève que ‘’la quote-part de MTL est exorbitante (de 39,99 à 42,99% des montants facturés’’.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, ‘’ce niveau est assis sur l’ensemble du trafic entrant, plutôt que sur les prestations effectives qu’aurait fournies MTL, notamment le volume d’appels entrants que n’auraient pas déclaré les opérateurs de leur propre chef, ainsi que sur les pénalités issues des cas de fraude détectés‘’.</p>
<p style="text-align: justify;">Le communiqué signale aussi que ‘’deux avenants ont été introduits, allant tous les deux dans le sens de mieux servir les intérêts’’ de MTL. Ainsi, note l’ARTP, ‘’la base de rémunération de MTL, initialement assise sur les montants collectés par l’ARTP de la quote-part de l’Etat, a été modifiée par les deux avenants pour l’asseoir sur les montants facturés aux opérateurs, même s’ils n’ont pas été effectivement recouvrés par l’ARTP’’.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’y ajoute que ‘’les mois de 31 jours sont pris en compte, ce qui a conduit à relever la rémunération de MTL’’ compte non tenu que ‘’possibilité est donnée à MTL de demander des acomptes sans aucune garantie sur chaque facture émise par ses soins‘’.</p>
<p style="text-align: justify;">L’autorité de régulation ajoute que la société ‘’n’a pas exécuté ses obligations, bien que celles-ci lui soient excessivement avantageuses’’. A titre d’exemple, ‘’MTL ne peut pas affirmer de façon irréfutable avoir acquis les équipements de contrôle nécessaires’’.</p>
<p style="text-align: justify;">‘’En définitive, fustige l’ARTP, MTL n’a pas respecté son obligation générale +de doter l’autorité [de régulation des télécommunications] de moyens technologiques requis, de l’expertise adéquate pour superviser, contrôler le trafic international entrant, lutter contre la fraude et connaître le volume du trafic international entrant au Sénégal+ comme le stipule l’article premier de son contrat.’’</p>
<p style="text-align: justify;">L’ARTP souligne qu’‘’en dépit de cela, elle a bénéficié de paiements injustifiés s’élevant à un montant total de 3,07 milliards de francs CFA pour les seuls mois de décembre 2011 et janvier 2012’’.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur un autre plan, le communiqué fait état de ‘’conflits d’intérêts entre MTL et certaines autorités dans le cadre de la conclusion du contrat ARTP/MTL’’.</p>
<p style="text-align: justify;">‘’En plus du contrat qui lie sa société à l’ARTP concernant les appels entrants, relève le communiqué, le Directeur général de MTL a été nommé par les autorités comme membre du Comité de gestion du Fonds de développement du service universel des télécommunications (FDSUT), administré par le Directeur général de l’ARTP et chargé d’approuver les programmes pouvant bénéficier de l’appui dudit fonds’’.</p>
<p style="text-align: justify;">‘’MTL a été attributaire, sans contrepartie financière pour l’Etat, d’une autorisation d’opérateur d’infrastructures avec un cahier des charges lui permettant, en réalité, d’être un véritable opérateur pouvant offrir des services au public, avant que le décret d’approbation ne soit abrogé par les nouvelles autorités’’, rapporte le communiqué.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Directeur général de l’ARTP avait signé avec le Directeur général de MTL un contrat d’assistance, le 15 décembre 2011, suivi de deux avenants datés des 22 décembre 2011 et du 5 janvier 2012.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>APS</strong></p>
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		<title>COMMENTAIRE &#8211; Même vision ?</title>
		<link>http://senegal-business.com/2012/05/commentaire-meme-vision/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 08:49:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Une analyse croisée des positions du président Macky Sall et celles des cadres du Sycas(Syndicats des cadres de Sénélec), ce mardi 1er mai 2012, laisse apparaître une convergence de vues intéressante sur la situation et la gestion de Senelec. Les déclarations du président Macky Sall, hier mardi 1er mai 2012, coïncident étrangement avec la sortie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/05/SENELEC.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16504" title="SENELEC" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/05/SENELEC.jpg" alt="" width="200" height="150" /></a>Une analyse croisée des positions du président Macky Sall et celles des cadres du Sycas(Syndicats des cadres de Sénélec), ce mardi 1er mai 2012, laisse apparaître une convergence de vues intéressante sur la situation et la gestion de Senelec.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les déclarations du président Macky Sall, hier mardi 1er mai 2012, coïncident étrangement avec la sortie des cadres de Senelec réunis au sein du Sycas(Syndicats des cadres de Sénélec) et qui ont marqué la journée du 1er mai avec un point de presse. Ces derniers sont ainsi revenus sur beaucoup de points évoqués dans leur document-contribution du 15 avril dernier et relatif à la gestion de Senelec et du sous-secteur de l’électricité. Une analyse croisée des deux visions laisse ainsi entrevoir des changements notoires dans la gestion de Senelec.</p>
<p>Lorsque les cadres du Sycas rappellent que « l’arrêt momentané des délestages est simplement dû à la location de groupes à des coûts très onéreux », le président Macky Sall déclare qu’« Il nous faut sortir de la location de ces groupes qui nous coutent chers ! »</p>
<p>Faut-il rappeler que la location de ces groupes procède d’un plan d&#8217;urgence appelé Plan de restructuration et de relance du secteur de l&#8217;énergie sur la période 2011-2015, élaboré et dénommé &#8220;Plan TAKK.AL&#8221;… Un plan qui a mobilisé des ressources publiques colossales au profit du Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie(Fse) et qui, aux yeux des cadres du Sycas, n’a non seulement pas donné satisfaction, mais exige une participation financière de Senelec à hauteur de 12 milliards par mois « au moment où cette dernière fait face à des dépenses d’exploitation, de fonctionnement et de maintenance urgentes ». La Senelec vivrait ainsi au-dessus de ses moyens, selon le président de la République au moment où les cadres du Sycas estiment que Senelec « traine depuis plus de 20 ans, une crise managériale, symbolisée par la faiblesse et l’instabilité de la direction générale, le manque de leadership de la plupart des DG successifs et l’absence de pouvoirs dévolus aux directeurs d’unité d’une part et d’autre par l’interventionnisme de la tutelle qui agit même jusqu’au niveau de la gestion quotidienne de l’entreprise ». De quoi donner du grain à moudre au président Macky Sall qui envisage de ramener la société à son autonomie de gestion, « exerçants ses fonctions dans les limites du droit national et de l’OHADA. »</p>
<p>Cela s’avère être une nécessité si l’on considère que cette prégnance de la tutelle sur le fonctionnement de la société que le Président Macky Sall décrète « terminée », entraînerait, aux yeux du Sycas, entre autres, une instabilité organisationnelle avec des changements intempestifs de DG (8 DG en 10 ans) et une remise en cause perpétuelle de l’organisation structurelle de l’entreprise au gré des changements de DG ; Une absence de pouvoir réel de décision des DG avec comme conséquence un pilotage à vue de la société et des instructions reçues de la tutelle parfois au détriment des intérêts de l’entreprise ; Un affaiblissement du top management (absence de pouvoir réel, défaut de responsabilisation) dans la gestion des activités de son unité et de ses collaborateurs.</p>
<p>C’est dans cette même question de la gouvernance que le Sycas dénonce le décret N°2011-111 du 24 janvier 2011 confiant à l’APIX la prérogative de « la réalisation, la mise en oeuvre et le suivi des investissements structurants de renforcement des capacités dans le secteur de l’énergie, notamment dans le sous-secteur de l’électricité, par l’augmentation des capacités de production d’énergie électrique ». Ce décret, confient les cadres de Senelec, prive SENELEC d’une fonction fondamentale et nous demandons son abrogation d’autant plus qu’APIX, qui est obligée de recourir à notre expertise à chaque étape du processus de passation de marché, se contente d’habiller les dossiers traités par les experts de Senelec.</p>
<p>La situation financière de l’entreprise qui déjà, fait face à un besoin immédiat de 65 milliards « pour que la production ne s’arrête pas », selon le chef de l’Etat, vient corser le tableau noirci par un déficit de trésorerie équivalant au montant du stock d’arriérés fin décembre 2011 de 172 milliards et qui a été réduit pour se stabiliser à 153 milliards à fin février 2012.</p>
<p>Il ressort de cet état de fait une convergence de vues entre les nouvelles autorités et les cadres de Senelec qui prouve bien qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans le fonctionnement de l’entreprise dont le contrat de concession le liant à l’Etat est allègrement violé. Cependant, il faudra certainement au préalable, passer l’aspirateur au niveau du Sutelec qui, tout le monde le sait, est un obstacle à toute reforme car incapable de consentir un sacrifice pour l’intérêt national.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sud Quotidien</strong></p>
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		<title>La présidence de la Banque mondiale doit revenir aux pays émergents</title>
		<link>http://senegal-business.com/2012/04/la-presidence-de-la-banque-mondiale-doit-revenir-aux-pays-emergents/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 09:25:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis Bretton Woods, un accord tacite entre Américains et Européens veut que le directeur exécutif du Fonds monétaire international (FMI) soit européen et le président de la Banque mondiale américain. Il n&#8217;y a jamais eu de dérogation à cette règle, ni à l&#8217;opacité de la procédure de désignation des dirigeants de ces deux organisations. Les choses ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/banque_mondiale.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16286" title="banque_mondiale" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/banque_mondiale.jpg" alt="" width="178" height="197" /></a>Depuis <a onclick="return false;" href="http://www.lemonde.fr/sujet/f2ae/bretton-woods.html" target="_blank">Bretton Woods</a>, un accord tacite entre Américains et Européens veut que le directeur exécutif du Fonds monétaire <a href="http://www.lemonde.fr/international/">international</a> (FMI) soit européen et le président de la Banque mondiale américain. Il n&#8217;y a jamais eu de dérogation à cette règle, ni à l&#8217;opacité de la procédure de désignation des dirigeants de ces deux organisations.</p>
<p style="text-align: justify;">Les choses ont cependant commencé à <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/changer" target="_blank">changer</a>. En réponse à une demande du G20 pour une procédure de sélection plus ouverte, le conseil exécutif de la Banque a établi de nouvelles règles au printemps qui recommandaient que le choix du conseil s&#8217;effectue dorénavant sur la base d&#8217;une longue liste de candidats résultant d&#8217;un processus transparent de nomination. Et, effectivement, pour la première fois dans l&#8217;histoire de la Banque, les administrateurs vont <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/devoir" target="_blank">devoir</a> se <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/prononcer" target="_blank">prononcer</a> dans les jours qui viennent sur une liste de trois candidats qu&#8217;ils auront préalablement auditionnés.</p>
<p style="text-align: justify;">On s&#8217;éloigne ainsi des nominations précédentes où le gouvernement Bush avait imposé<a onclick="return false;" href="http://www.lemonde.fr/sujet/3031/robert-zoellick.html" target="_blank">Robert Zoellick</a>, et avant lui, <a onclick="return false;" href="http://www.lemonde.fr/sujet/8e91/paul-wolfowitz.html" target="_blank">Paul Wolfowitz</a>, de façon unilatérale. Il n&#8217;en demeure pas moins que la procédure suivie cette année reste encore insatisfaisante. Trois candidats, tous trois des professionnels du développement, ont été identifiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ils l&#8217;ont été par des gouvernements, en partie sur la base de leur nationalité et surtout sans référence explicite à des critères selon lesquels il paraît raisonnable de <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/deuxieme-groupe/choisir" target="_blank">choisir</a> un président et qui devraient refléter les défis auxquels se trouve confrontée cette institution.</p>
<p style="text-align: justify;">La personne qui sera nommée à la tête de la Banque doit être capable de <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/traiter" target="_blank">traiter</a> les problèmes propres à l&#8217;institution mais aussi de <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/promouvoir" target="_blank">promouvoir</a> des approches nouvelles des questions de développement économique et humain auxquelles sont confrontés les pays en développement, des plus pauvres d&#8217;entre eux aux économies émergentes les plus dynamiques. Elle doit <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/savoir" target="_blank">savoir</a> <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/lever" target="_blank">lever</a> des fonds auprès des bailleurs et sur le marché international des capitaux, <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/arbitrer" target="_blank">arbitrer</a> les questions de biens publics mondiaux, <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/conseiller" target="_blank">conseiller</a> les pays membres au plus haut niveau, et gérer une organisation et un personnel important. Elle doit aussi être un fin <a href="http://www.lemonde.fr/politique/">politique</a>, un bon communicant, <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/savoir" target="_blank">savoir</a> prendre des décisions courageuses, écouter et <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/travailler" target="_blank">travailler</a> avec ses équipes, et <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/inspirer" target="_blank">inspirer</a> la confiance par sa connaissance du développement.</p>
<p style="text-align: justify;">Qualités exceptionnelles</p>
<p style="text-align: justify;">Les trois candidats en lice répondent à plusieurs de ces critères. Chacun peut <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/contribuer" target="_blank">contribuer</a> à sa manière à la mission de la Banque. L&#8217;Américain Jim Yong Kim, le candidat proposé par les <a href="http://www.lemonde.fr/voyage-etats-unis/">Etats-Unis</a>, a l&#8217;expérience de l&#8217;Organisation mondiale de la santé et de la présidence de la prestigieuse université Dartmouth College (New Hampshire), et surtout une expérience unique dans le développement des <a href="http://www.lemonde.fr/services/">services</a> médicaux pour les plus pauvres. Le Colombien José <a onclick="return false;" href="http://www.lemonde.fr/sujet/aefb/antonio-ocampo.html" target="_blank">Antonio Ocampo</a>, initialement un chercheur économiste, est un expert reconnu du développement en Amérique latine et ailleurs dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a été ministre des finances en <a href="http://www.lemonde.fr/colombie/">Colombie</a> avant d&#8217;être secrétaire général de la Commission des Nations unies pour l&#8217;Amérique latine, puis secrétaire général adjoint des Nations unies. Ngozi Okonjo-Iweala, originaire du <a href="http://www.lemonde.fr/nigeria/">Nigeria</a>, combine l&#8217;expérience du développement dans un grand pays africain, où elle a tenu brillamment plusieurs postes ministériels, et au sein de la Banque mondiale, où elle a travaillé à tous les niveaux de la hiérarchie. Elle pourrait en être la première femme présidente.</p>
<p style="text-align: justify;">Les choix sont toujours difficiles. Mais on ne peut <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/nier" target="_blank">nier</a> que M<sup>me</sup> Okonjo-Iweala est exceptionnelle au <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/titre" target="_blank">titre</a> d&#8217;un grand nombre des critères évoqués. Dans la période délicate que traversent nombre d&#8217;économies nationales, au milieu des divers contrecoups de la crise, face à la restructuration en cours de l&#8217;économie mondiale, son expérience des questions de développement, sa pratique de la gestion des projets de développement dans les domaines de l&#8217;<a href="http://www.lemonde.fr/agriculture/">agriculture</a>, de la santé, de l&#8217;éducation ou des infrastructures, son intime connaissance de la Banque elle-même et des façons d&#8217;en améliorer l&#8217;efficacité sont des atouts considérables. Elle pourrait bien être la présidente dont la Banque, mais surtout le monde, a besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autres candidats ont eux aussi des qualités exceptionnelles qui devront être prises en compte. A quelques jours de la décision, il faut <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/insister" target="_blank">insister</a> sur le fait que seules ces qualités, plutôt que les nationalités, doivent <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/importer" target="_blank">importer</a> pour préserver la légitimité de la décision finale.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, les Américains et les Européens ont la capacité d&#8217;<a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/imposer" target="_blank">imposer</a> leur choix grâce au poids qu&#8217;ils ont dans le vote. Ils peuvent ainsi perpétuer le partage des présidences des institutions de Bretton Woods qu&#8217;ils ont imposé depuis près de soixante-dix ans. Peut-être le feront-ils. Mais ils doivent réaliser que la mondialisation et l&#8217;émergence de nouvelles puissances économiques ont profondément changé la donne.</p>
<p style="text-align: justify;">Poursuivre dans la seule logique de leurs &#8220;petits arrangements&#8221; antérieurs et <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/premier-groupe/refuser" target="_blank">refuser</a> la transparence qu&#8217;ils ont eux-mêmes tant prônée ne peut, à terme, que <a onclick="return false;" href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/troisieme-groupe/nuire" target="_blank">nuire</a> à l&#8217;efficacité d&#8217;une institution-clé pour une mondialisation maîtrisée au bénéfice de tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Monde</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Par François Bourguignon, Jean-Louis Sarbib, anciens premiers vice-présidents de la Banque mondiale</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’emploi est bien la question focale</title>
		<link>http://senegal-business.com/2012/03/l%e2%80%99emploi-est-bien-la-question-focale/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 09:01:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Au moment de sa prise de fonction, le Président Macky Sall doit se souvenir que le Sénégal indépendant a déjà plus d’un demi-siècle et n’a pas encore résolu l’équation du développement. Il doit se rappeler que depuis les indépendances, les dirigeants de notre pays n’ont pas su régler les contradictions de notre économie encore caractérisée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/03/1221136-1589271.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16141" title="1221136-1589271" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/03/1221136-1589271.jpg" alt="" width="315" height="244" /></a>Au moment de sa prise de fonction, le Président Macky Sall doit se souvenir que le Sénégal indépendant a déjà plus d’un demi-siècle et n’a pas encore résolu l’équation du développement</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il doit se rappeler que depuis les indépendances, les dirigeants de notre pays n’ont pas su régler les contradictions de notre économie encore caractérisée entre autre par :</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> un secteur agricole globalement dépendant de la pluviométrie,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> un secteur secondaire encore sous l’emprise néfaste de la crise de l’énergie et de la forte insertion non maitrisée du Sénégal à l’économie mondiale,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> un secteur tertiaire fortement dépendant du commerce de produits importés,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> une désarticulation entre les secteurs de l’économie nationale,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> des infrastructures ne prenant pas en compte le nécessaire désenclavement national,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> une politique sociale d’assistanat loin d’une démarche d’insertion dynamique,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> un fort endettement de l’État assorti d’une gestion malsaine des ressources publiques,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> une absence d’une véritable stratégie politique d’emploi de masse.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau Président sait qu’une bonne politique de développement national doit d’abord s’articuler autour de la résorption du chômage raison pour laquelle son programme Yoonu Yokkute en a fait un axe majeur avec une vision moderne de la question de l’emploi à articuler autour de projets massifs dans des secteurs pouvant tirer le développement national</p>
<p style="text-align: justify;">En vérité, dans la situation actuelle du Sénégal, l’État ne peut pas donner dans la fonction publique des emplois massifs au plus grand nombre. Le secteur privé national actuel aussi ne peut pas prendre le relais globalement en absorbant tout le monde. Le secteur dit informel commerçant n’est pas la solution globale miracle qui caserait toutes ces personnes dans le dédale de nos villes.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre rapport à l’emploi au Sénégal procède d’un grand malentendu de l’État employeur, de l’entreprise recruteuse ou de la débrouille individuelle prometteuse. Aujourd’hui, dans le subconscient surtout juvénile, le rêve se limite à venir à Dakar se débrouiller le temps d’émigrer pour revenir régler les problèmes de la famille élargie. Ce rêve le plus souvent se transforme en mirage ou en cauchemar. Ce rêve d’Occident en soit est accentué par le fait qu’en face, l’État n’offre pas d’autres perspectives intelligentes d’occupation des populations dans des cadres économiques viables. Aujourd’hui, les jeunes doivent savoir que l’Occident en crise n’est plus une terre d’accueil. Nous pouvons travailler dans ce pays et nous y épanouir à condition que l’État aussi prenne le taureau par les bonnes cornes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour casser ce schéma, l’État doit inverser le rêve en créant des cadres privées de coopérative regroupant des personnes qui trouveront un intérêt direct au travail collectif.</p>
<p style="text-align: justify;">Les facteurs bloquant doivent être étudiés et les mécanismes mis en place tant en amont qu’en aval pour permettre l’éclosion des intelligences dans un cadre global planifié et soutenu. Il nous faut passer par cette phase pour demain créer une base privée nationale qui tissera sa toile pour le développement intégral.</p>
<p style="text-align: justify;">Des expériences ratées du genre ont été tentées à travers des structures comme le FNPJ (Fond national de promotion des jeunes) et l’OFEJBAN (Office pour l’emploi des jeunes de la banlieue).Avant ces programmes d’autres actions avaient aussi échoué comme « l’opération maitrisards ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les leçons du manque de pertinence de ces expériences doivent être tirées pour s’orienter résolument vers des projets collectifs à gestion plus démocratique à travers par exemple un schéma de coopérative privée rémunérant elle-même ses propriétaires à accompagner pour à terme aller dans une autonomie totale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rôle de l’État sera d’abord d’identifier avec les acteurs les secteurs porteurs qui doivent faire l’objet d’une large diffusion. L’État doit aussi créer un cadre institutionnel souple pour permettre l’éclosion du modèle de coopérative privée à l’échelle nationale en l’articulant au schéma économique global de développement autocentré sur nos ressources propres. À ce titre l’agriculture, la pêche, l’élevage et l’artisanat pourraient servir de rampe de lancement du modèle. Les problèmes liés au financement transparent des coopératives privées doivent également être pris en compte dans la réflexion et l’action. Les avis de tous les acteurs doivent être pris dans le cadre d’une sorte d’états généraux de la coopérative privée.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement ce modèle d’emploi de masse et de promotion de l’initiative privée collective pourrait être mis en place selon l’agenda ci-dessous :</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> lancer au niveau national les assises de la coopérative privée,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> mettre sur pied un ministère chargé des coopératives privées,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> mettre en œuvre les conclusions de ces assises,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> articuler ce modèle à l’acte uniforme de l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) relatif au droit des sociétés coopératives,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> prévoir dans le budget national une part importante pour ce schéma stratégique,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> s’appuyer sur les initiatives financières collectives actuelles pour mettre en place un modèle de financement et de garantie de la coopérative privée,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> démarrer une phase test de dix mille coopératives privées dans le secteur agricole,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> évaluer la phase test,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> généraliser le modèle aux autres secteurs de l’économie nationale,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> mettre en place un schéma passerelle entre le modèle de coopérative privée et la grande entreprise.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce modèle n’est pas la baguette magique qui nous fera sortir du chômage global. Il y aura des imperfections. Il s’agira de corriger et de peaufiner le modèle qui nous semble être la voie la mieux indiquée face aux faux espoirs des sources traditionnelles d’absorption du chômage. C’est un modèle salutaire d’auto prise en charge et de résolution du chômage de la grande masse qui a besoin d’une formation, d’un financement et du suivi des projets mis en œuvre. Le rôle de l’État est incontournable dans ce dispositif.</p>
<p style="text-align: justify;">Les populations ont besoin d’être mises dans des conditions optimales d’auto-prise en charge progressive à travers surtout des formes d’organisation de type coopératives privées ; une autre piste qui n’a pas été assez explorées à cause d’une vision trop classique des recettes du développement.</p>
<p style="text-align: justify;">La forme coopérative devrait répondre au double souci de décentralisation et de responsabilisation des populations. Ce chantier là-essentiel de la vision coopératrice privée a besoin, pour son lancement global, du concours de l’État central et des structures décentralisées. A terme, ce modèle permettra d’élargir la base entrepreneuriale nationale dans le prochain cinquantenaire. Un fort taux du budget national ainsi que celui des collectivités locales doivent être alloués à cette démarche stratégique globale qui devra s’articuler autour de cinq régions économiques qui pourraient être par exemple :</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> le nord à vocation rizicole et pastorale,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> le centre orienté vers les cultures intrants pour l’industrie alimentaire,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> l’ouest pour la pêche, le tourisme et certains services de pointe,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> l’est spécialisé surtout dans le sous-secteur minier,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> le sud, grenier du pays et zone céréalière et fruitière.</p>
<p style="text-align: justify;">Une multitude de coopératives privées de production, de services et de commercialisation adossées à la vocation de ces zones économiques pourraient régler le problème de l’emploi, de la croissance, du déficit des ressources publiques, bref du développement national. Avec un budget d’au moins 2000 milliards de FCFA par an, il suffit que l’État fasse l’effort de serrer son train de vie pour dégager une somme assez consistante pour ce projet (par exemple, 10% soit 200 milliards). Avec 200 milliards, c’est au moins 40 000 projets financés à hauteur de 5 millions par projet. Il suffit que chaque projet regroupe 5 personnes pour occuper 200 000 personnes directement. Avec toute la gabegie ambiante, nous pouvons bel et bien trouver des niches pour dégager 200 milliards par an pour ce projet salutaire dans lequel le système bancaire et les collectivités locales seront associés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agira pas de jeter de l’argent par la fenêtre sans préalable comme la formation et l’encadrement. L’idée est noble. Il faudra juste la développer en tirant les leçons des échecs passés des différents programmes et initiatives. Aujourd’hui, les préalables à ce vaste chantier sont :</p>
<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> la démocratisation de l’accès à la terre,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> la facilitation de l’accès au financement,<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> la formation suivant l’approche par compétence<br />
<img src="http://www.nettali.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" alt="-" width="8" height="11" /> une bonne politique de consommation locale</p>
<p style="text-align: justify;">Cette vision coopérative ou coopératrice n’est pas un simple projet politique. C’est plus large. C’est une question de remise en cause d’une élite qui doit faire preuve de plus d’humilité et n’avoir qu’une vision globale de la souffrance collective à corriger dans un monde qui est et qui sera de plus en plus égoïste.</p>
<p style="text-align: justify;">Les élites d’aujourd’hui et de demain doivent savoir qu’une nation a besoin, pour accepter les sacrifices souvent nécessaires, d’adhérer à un projet clair, géré par des hommes et femmes ayant une claire conscience de la mission publique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le rôle de l’élite au pouvoir sera surtout de lutter contre les prédateurs des valeurs démocratiques organisés le plus souvent en oligarchies, cette forme de « despotisme anonyme effroyable et plus difficile à renverser que le pouvoir personnel aux mains d’un bandit » comme l’écrit Arthur Arnould dans L’État et la révolution.</p>
<p style="text-align: justify;">En clair, l’élite au pouvoir a besoin de la vigilance de tout le peuple pour rester dans le sillage de la vertu. Autrement, guette la trahison de l’intérêt collectif au profit des oligarchies.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est en cela que l’avis dynamique de tous les associés en République est d’une importance capitale pour les chantiers de la nation.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel Sénégal toute de suite et demain ?</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse à cette question dépendra de l’implication constante des citoyens dans les choix majeurs de recherche consensuelle de la souveraineté économique et sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">La réponse dépendra aussi du choix des leaders.</p>
<p style="text-align: justify;">Choisir c’est renoncer d’abord. C’est-à-dire exclure ces leaders qui n’ont pas la vision peuple. Dieu sait qu’ils sont nombreux ces prétentieux qui oublient que « L’art de diriger consiste à savoir abandonner la baguette pour ne pas gêner l’orchestre. » comme disait le chef d’orchestre autrichien Herbert Von Karajan.</p>
<p style="text-align: justify;">Les citoyens doivent peser pour que reste, demeure et ne meurt la République. Nous avons toutes et tous un mot à dire tout de suite sur le visage du Sénégal pour les prochaines années. Plus qu’un mot, nous avons une remise en cause et des actions à faire aussi maintenant pour anticiper sur les difficultés d’un monde qui sera de plus en plus égoïste.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons tout de suite savoir que seule une bonne stratégie globale et bien comprise par toutes et tous nous fera faire les pas importants et nécessaires vers le développement véritable.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons mener les vrais débats sur les questions vitales pour le Sénégal et l’Afrique. Ces débats-là de fond sont plus importants que toute autre considération crypto personnelle de simple casting des élites. Nous devons agir tout de suite pour demain. Demain, c’est déjà aujourd’hui et il se fait tard. Un Sénégal plus juste est possible dans la paix et la concorde, mais aussi dans le respect de la dignité des citoyens qui ne doivent plus être considérés comme de simple électeurs donnant un avis à chaque scrutin en laissant les hommes et femmes politiques faire ce qu’ils veulent en toute opacité. L’autre Sénégal possible sera nécessairement une maison de verre qu’aucun subterfuge ne pourra obscurcir.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce Sénégal-là est irréversible et il vaut (bien plus qu’un débat). Bonne chance au Sénégal et au Président Macky qui a la chance d’être né après les indépendances et d’avoir eu un parcours social de forte perception des enjeux collectifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le FONGIP contenu dans le programme du Président Macky Sall peut s’articuler dans cette vision coopératrice privée pour changer le visage du Sénégal. C’est une chance d’avoir un Président jeune. C’est aussi une chance pour le Président de compter sur un peuple intelligent. Mais une chance ne vient pas seule, on la saisit.</p>
<p style="text-align: justify;">La question focale de l’emploi est une chance à saisir tout de suite dans le cadre de la redéfinition des ordres de priorités annoncées par la candidat, puis le Président Macky Sall.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mamadou NDIONE Président Mouvement SMS 2012 Economiste-Ecrivain-Logisticien Mandione15@gmail.com</strong></p>
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		<title>CONTRIBUTION : Le plan TAKKAL a permis de prendre en charge les besoins nouveaux du secteur de l’énergie</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Mar 2012 09:03:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Le plan TAKKAL à permis de mettre fin aux délestages que notre pays a connu depuis bientôt deux décennies. Le service de la distribution de l’énergie électrique s’est en effet résolument inscrit dans une perspective d’amélioration continue de la qualité de ses prestations qui met les clients de la SENELEC à l’abri des désagréments qu’ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/03/SENELEC.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16063" title="SENELEC" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/03/SENELEC.jpg" alt="" width="200" height="150" /></a>Le plan TAKKAL à permis de mettre fin aux délestages que notre pays a connu depuis bientôt deux décennies. Le service de la distribution de l’énergie électrique s’est en effet résolument inscrit dans une perspective d’amélioration continue de la qualité de ses prestations qui met les clients de la SENELEC à l’abri des désagréments qu’ils vivaient pendant plusieurs heures dans un passé ressent .</p>
<p style="text-align: justify;">Ces résultats ont permis en même temps de relancer l’activité économique et la performance des entreprises de notre pays. En raison de sa pertinence et de sa cohérence le plan TAKKAL a très vite bénéficié de la confiance des partenaires au développement du Sénégal qui ont accepté, en moins de trois mois, de mobiliser plus de 90% du financement requis .</p>
<p style="text-align: justify;">Actuellement en cours d’exécution, il continue à répondre aux objectifs fixés suivant la programmation des projets qui y sont inscrits et qui obéissent aux dispositions légales et réglementaires en vigueur dans notre pays. Depuis la mise en œuvre du plan, le Sénégal dispose régulièrement d’une marge de production qui varie de 100 à 120 MW environ tous les jours. C’est ainsi que dans la journée du 13 mars 2012 la situation de l’exploitation se présente comme suit :</p>
<p style="text-align: justify;">- Puissance disponible: 466 MW<br />
- Prévision au niveau de la demande : 317 MW<br />
- Marge : 129 MW</p>
<p style="text-align: justify;">En raison de son caractère dynamique , le plan TAKKAL a permis de prendre en charge au fur et à mesure les besoins nouveaux du secteur, dans la cohérence . C’est ainsi que le plan d’urgence distribution, d’un cout de plus de 5 milliards CFA, a constitué un projet complémentaire au plan TAKKAL pour rénover une partie du réseau de Dakar et sa banlieue qui date d’avant l’indépendance.</p>
<p style="text-align: justify;">L’intérêt de ce programme étant d’améliorer la capacité de desserte et de sécuriser la distribution de l’énergie électrique à Dakar.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut ajouter le retour progressif des groupes du parc de production de réhabilitation des unités de production de SENELEC sur toute l’étendue du territoire national et qui va permettre de mettre fin à la location de groupe du privé APR.</p>
<p style="text-align: justify;">Les amis de KARIM WADE félicitent le DG de la SENELEC SEYDINA ISSA KANE et son équipe de leur travail bien fait. Les amis de KARIM WADE félicitent SERIGNE CHEIKH BETHIO THIOUNE pour son appui très considérable sans oublier la dame de fer le ministre d’ETAT AIDA MBODJI avec (ma carte ma caution).</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui la capacité de mobilisation exceptionnelle du maire de Bambey Aida MBOJI sur l’étendu du territoire n’est plus à démontrer, grâce à elle, la région de Diourbel et environ sont déjà bleu à 98%.<br />
Les amis du ministre d’ETAT KARIM WADE demandent à Abdou Latif COULIBALY de féliciter le plan TAKKAL qui est une réussite nationale au lieu de passer son temps à le saboter.<br />
La convergence des amis du ministre d’ETAT KARIM WADE s’engage à réélire GORGUI au soir du 25 mars 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">El Hadji DIA<br />
Coordonateur national de la<br />
Convergence des amis du ministre d’Etat Karim WADE</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Google Sénégal:  Tendances de recherche annuelle sur Internet au Sénégal en 2011</title>
		<link>http://senegal-business.com/2011/12/google-senegal-tendances-de-recherche-annuelle-sur-internet-au-senegal-en-2011/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 10:13:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Facedakar, Facebook et les écouteurs Beats en tête Selon  Google Insights,  un outil  de Google qui permet d’avoir des données et des tendances de recherche globale, régionale ou locale, le site internet Facedakar est en tête  du top 10 des recherches  qui ont le plus progressé au Sénégal en 2011. Facedakar est suivi des « pages [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/12/MONSTER-BEATS.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15063" title="MONSTER-BEATS" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/12/MONSTER-BEATS.jpg" alt="" width="150" height="143" /></a>Facedakar, Facebook et les écouteurs Beats en tête</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon  <a href="http://insights/">Google</a><a href="http://insights/"> </a><a href="http://insights/">Insights</a>,  un outil  de Google qui permet d’avoir des données et des tendances de recherche globale, régionale ou locale, le site internet Facedakar est en tête  du top 10 des recherches  qui ont le plus progressé au Sénégal en 2011. Facedakar est suivi des « pages jaunes » (2<sup>e</sup>)  et de « translate (3<sup>e</sup>). Leral.net et seneweb sont aussi dans le Top 10. Facedakar en tête et la présence  des portails d’infos comme Leral.net, Seneweb et Rewmi démontrent que les Sénégalais utilisent de plus en plus Internet pour s’informer mais leur préférence va d’abord à l’information people.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les recherches les plus populaires en 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Facebook,  Monster Beats et Wade en tête</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les recherches les plus populaires en 2011,  Facebook est en tête. On note aussi dans le Top 10, « télécharger » et « jeux » qui indiquent une appropriation ludique d’Internet par les jeunes qui l’utilisent pour télécharger des jeux. Youtube et les portails comme Google, Hotmail et Yahoo complètent le Top 10.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les recherches d’images en 2011, les écouteurs haute définition MONSTER BEATS lancés par le rappeur Docteur Dre arrivent en tête devant Lil Wayne Messi et Modou Lo.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière de popularité pour les Politiques  sur Internet Wade arrive tête suivi de  Idrissa Seck.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus de nous donner des informations sur les tendances de recherches au Sénégal, Google a conçu le &#8220;Zeitgeist&#8221; qui permet aussi de savoir les tendances au niveau mondial. Vous pouvez avoir le Top 10 des recherches les plus rapides et les plus populaires dans plus de 50 pays sur le site que Google a dédié au Zeitgeist sur <span style="text-decoration: underline;">http://www.google.com/intl/en/press/zeitgeist2010</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Une Solution Sénégalaise à la Crise Financière Européenne</title>
		<link>http://senegal-business.com/2011/08/une-solution-senegalaise-a-la-crise-financiere-europeenne/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Aug 2011 08:51:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise financière en Grèce et dans d’autres pays européens qui continue de mobiliser toutes les énergies des leaders de l’union européenne n’a toujours pas trouvé une solution durable malgré les nombreux arrangements formulés.  Au moment où l’Italie et le Portugal sont menacés de faillite économique, la solution à la crise de la zone euro [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/dollarEuro.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13990" title="dollarEuro" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/dollarEuro.jpg" alt="" width="152" height="134" /></a>La crise financière en Grèce et dans d’autres pays européens qui  continue de mobiliser toutes les énergies des leaders de l’union  européenne n’a toujours pas trouvé une solution durable malgré les  nombreux arrangements formulés.  Au moment où l’Italie et le Portugal  sont menacés de faillite économique, la solution à la crise de la zone  euro pourrait venir de l’Afrique avec une solution inspirée de la  dévaluation du franc CFA de 1994.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr. Abdourahmane Sarr, économiste sénégalais, déjà connu pour son  engagement pour le financement du développement local au Sénégal,  vient  de proposer en collaboration avec Dr. Biagio Bossone une solution  audacieuse à l&#8217;inquiétante crise financière rampante qui secoue la Grèce  et d’autres pays européens depuis plusieurs mois.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, dans un article intitulé « «Greece Can Devalue AND Stay in  the Euro »,   paru  sur le site de allafrica.com[1] et  publié dans le  célèbre blog de l’économiste Roubini[2], Drs. Sarr et Bossone proposent  une dévaluation de la monnaie en comptes bancaires en Grèce qui  permettrait de réaliser à la fois l&#8217;ajustement budgétaire et externe  comme cela a été le cas du FCFA en 1994.  Il s’agit selon les auteurs,  d&#8217;établir un taux de change dévalué (par surprise pour prévenir le rush)  ou flottant entre les dépôts en comptes bancaires des résidents locaux  et la base monétaire commune en euro des différents pays européens qui  font face à des problèmes d&#8217;ajustement budgétaire et extérieur. Les  dépôts bancaires dévalués à tous les égards constitueraient une nouvelle  monnaie complémentaire à l&#8217;euro. Une dévaluation surprise de ces  comptes vis-à-vis de l&#8217;euro, tout en permettant au pays subissant la  dévaluation de rester dans la zone euro, aura l&#8217;avantage d&#8217;augmenter le  niveau des prix intérieurs exprimés dans la nouvelle monnaie,  d’augmenter les recettes fiscales nominales dans cette monnaie, et de  réduire les déficits budgétaires sans contraction des dépenses puisque  ces dernières ne seraient pas autorisées à augmenter proportionnellement  à la dévaluation pour les nouveaux contrats de dépenses qui ne seront  pas en euro.  La solution proposée découle d’un nouveau regard sur la  compréhension que l’on a de la fonction de la monnaie comme moyen de  paiement dans nos systèmes bancaires modernes où il y a une dualité  complémentaire entre la banque centrale et les banques commerciales  qu’elle accompagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dépôts bancaires – comme moyen d’échange- sont complémentaires à  la base monétaire.  Jusqu&#8217;à ce qu’il y ait règlement de paiements et de  chèques entre banques à la banque centrale, et donc en base monétaire,  l&#8217;argent en comptes bancaires est juste un moyen d&#8217;échange par  convention. C’est également  par convention (ou en raison d&#8217;une  décision) qu&#8217;il n&#8217;y a pas de taux de change entre la monnaie de base et  l’argent en dépôt, ou mieux que les dépôts bancaires et la base  monétaire s’échangent à parité, la banque centrale se tenant prête à  fournir aux banques solvables contre garanties éligibles, la monnaie  centrale dont elles pourraient avoir besoin. En réalité, il n&#8217;y a pas de  raison irrévocable pour laquelle cet état de fait doit rester ainsi.  Dans un pays faiblement bancarisé une monnaie complémentaire locale  pourrait même être introduite avec les mêmes possibilités de fluctuation  de change avec la monnaie nationale afin de réaliser le potentiel  économique des communautés de base.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette solution technique inspirée  de la dévaluation du FCFA,  contraste avec celles  proposées par les pairs européens de Papandréou  et impopulaires aux yeux du peuple et qui n’arrivent pas à stimuler la   croissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Interpelé sur sa contribution, Dr. Sarr avance que sa proposition  n’est pas nouvelle.  Il s’agit pour le cas présent de l’adapter au  contexte de l’union monétaire à laquelle appartient ce pays. D’éminents  économistes ont proposé une dévaluation tendancielle de monnaies en  comptes bancaires pour opérationnaliser la mise en œuvre de taux  d’intérêts négatifs par les grandes banques centrales dans le contexte  actuel de crise mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr. Sarr sponsorise le Centre d’Etudes pour le Financement du  développement Local (CEFDEL) et fait un plaidoyer actif pour  l&#8217;introduction de monnaies régionales, complémentaire au franc CFA pour  régler le problème du financement du développement local au Sénégal (  www.cefdel.org).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contributions</strong></p>
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		<title>Les agences de notation sont le symptôme d&#8217;un mal profond</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Aug 2011 09:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment se fait-il que certains initiés aient été avertis dès vendredi en début d&#8217;après-midi et à travers Twitter que l&#8217;agence Standard &#38; Poor&#8217;s abaisserait la notation des Etats-Unis ? Et comment interpréter la chute violente des bourses tout au long de la semaine dernière autrement que par le biais de messages électroniques reçus en début [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/critik-notation.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13924" title="critik notation" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/critik-notation.jpg" alt="" width="152" height="112" /></a>Comment se fait-il que certains initiés aient été avertis dès vendredi en début d&#8217;après-midi et à travers <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=twitter" target="_blank">Twitter</a> que l&#8217;agence Standard &amp; Poor&#8217;s abaisserait la notation des Etats-Unis ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et comment <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=interpr%C3%A9ter" target="_blank">interpréter</a> la chute violente des bourses tout au long de la semaine dernière  autrement que par le biais de messages électroniques reçus en début de  semaine par certains grands fonds spéculatifs ayant bien profité de  cette opportunité de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=vendre" target="_blank">vendre</a> agressivement à découvert parce que avertis à l&#8217;avance de cette  décision ? De fait, les rumeurs vont bon train sur Internet quant à la  décision de S&amp;P de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=d%C3%A9pouiller" target="_blank">dépouiller</a> les Etats-Unis de leur &#8220;AAA&#8221;. Tout comme la dérision et l&#8217;ironie  vis-à-vis d&#8217;un institut qui avait complètement loupé la bulle  immobilière en 2007…</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle différence pourtant avec ces mêmes maisons tout à la fois  compétentes et circonspectes du début des années 1990, précisément parce  qu&#8217;elles se cantonnaient au business très spécifique de la notation des  obligations émises par les entreprises. Cet univers feutré des agences  de notation – qui, à l&#8217;époque, analysaient et pesaient scrupuleusement  toutes les données avant de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=d%C3%A9grader" target="_blank">dégrader</a> – ne tranche-t-il pas avec leur activisme insupportable d&#8217;aujourd&#8217;hui  et ce alors même (et d&#8217;autant plus) que leurs critères pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=juger" target="_blank">juger</a> de la notation des dettes souveraines sont pour le moins vagues et sans substance ? Comment s&#8217;en <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%A9tonner" target="_blank">étonner</a> du reste puisque leur mission originelle ne fut pas de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=noter" target="_blank">noter</a> la solvabilité des nations et comment diantre le pourraient-elles avec  seulement 100 analystes (chez S&amp;P par exemple) responsables d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%A9tudier" target="_blank">étudier</a> et de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=d%C3%A9cortiquer" target="_blank">décortiquer</a> les comptes de 136 pays… ?</p>
<p style="text-align: justify;">Belle réussite à la vérité pour des agences passées complètement à  côté du montage abracadabrantesque des subprimes qui ne se privent pas  aujourd&#8217;hui de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire" target="_blank">faire</a> étalage de leur <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=pouvoir" target="_blank">pouvoir</a> en décernant mauvais points et doctes avertissements non seulement à de  pauvres petites nations comme la Grèce mais à des géants comme les  Etats-Unis d&#8217;Amérique. Pourtant, il semblerait bien qu&#8217;elles cherchent  aujourd&#8217;hui à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=masquer" target="_blank">masquer</a> leur incompétence et leur inexpérience à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=noter" target="_blank">noter</a> les dettes souveraines derrière des jugements politiques ne faisant vraiment pas partie de leurs mandat ou attributions.</p>
<p style="text-align: justify;">Relisons à cet effet le communiqué de presse de S&amp;P rendu public  samedi 6 août et imputant cette perte du &#8220;AAA&#8221; à des &#8220;institutions  politiques&#8221; américaines ayant &#8220;faibli&#8221; dans leur détermination à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=lutter" target="_blank">lutter</a> contre les problèmes budgétaires. Autrement, le vénérable institut S&amp;P ne craindrait pas tant la capacité du pays à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rembourser" target="_blank">rembourser</a> ses dettes, il ne mettrait pas tant en cause la solvabilité des Etats-Unis que leur &#8220;volonté&#8221; de s&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=atteler" target="_blank">atteler</a> à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rem%C3%A9dier" target="_blank">remédier</a> aux déficits… !</p>
<p style="text-align: justify;">Ce faisant, S&amp;P couvre ses arrières car sa crédibilité serait  totalement perdue si, ayant maintenu intacte la notation AAA, les ennuis  américains devaient s&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=accentuer" target="_blank">accentuer</a> tandis que cette dégradation aurait fait l&#8217;effet d&#8217;un &#8220;choc salutaire&#8221;  si les finances du pays venaient à se redresser… Ainsi, les agences de  notation jouent-elles comme &#8220;sur du velours&#8221; – gagnantes à tous les  coups- et sans <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=devoir" target="_blank">devoir</a> <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=endosser" target="_blank">endosser</a> une quelconque responsabilité par rapport au couperet de la baisse de notation d&#8217;une dette souveraine. Sans <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=n%C3%A9gliger" target="_blank">négliger</a> bien-sûr leurs diagnostics à forte coloration politique dont s&#8217;emparent  les adversaires de l&#8217;administration démocrate en place puisque le  probable candidat à l&#8217;investiture républicaine <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/25e6/mitt-romney.html" target="_blank">Mitt Romney</a> saisit la balle au bond et assimile la perte du AAA de son pays à la &#8220;dégradation de la présidence Obama&#8221;…</p>
<p style="text-align: justify;">Comment en est-on arrivé là ? Ces tous puissants instituts qui  s&#8217;invitent – voire qui infléchissent – les débats politiques, ces  agences dont les avis font autorité auprès des Etats et des  gouvernements et non les moindres, ne sont en réalité que le symptôme  d&#8217;un mal bien plus profond : le remplacement de l&#8217;Etat-nation par  l&#8217;hégémonie du marché ! Partant en effet du principe que seuls la  création de richesses et les profits sont dignes d&#8217;intérêt, la  philosophie de l&#8217;homme prévalant en ce début de XXI<sup>e</sup> siècle sacralise tout ce qui est susceptible – comme les agences de notation – d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=appr%C3%A9hender" target="_blank">appréhender</a> les marchés tout en bridant le <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=pouvoir" target="_blank">pouvoir</a> étatique. Les gouvernements se doivent donc d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> réduits à leur portion congrue, sauf bien-sûr lorsqu&#8217;ils sont appelés à la rescousse pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=sauver" target="_blank">sauver</a> les établissements financiers…</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, après quatre ans de <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/e788/crise-financiere.html" target="_blank">crise financière</a> et de marasme économique intenses, il devient vital de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=changer" target="_blank">changer</a> de paradigme. Le retour à la référence &#8220;Etat&#8221; redevient de salut public.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Monde</strong></p>
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		<title>Qui paie pour les notations des Etats?</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 09:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Le débat qui fait rage sur la nature, la responsabilité et l’opportunité des notations souveraines peut être avantageusement éclairé par une analyse réaliste du mode de rémunération de ces notations. Au départ, les notations visaient les obligations des entreprises et des banques. Dans les années 70, Moody’s en particulier a développé un activisme visant à  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/sp.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13887" title="sp" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/sp.jpg" alt="" width="153" height="102" /></a>Le débat qui fait rage sur la nature, la responsabilité et  l’opportunité des notations souveraines peut être avantageusement  éclairé par une analyse réaliste du mode de rémunération de ces  notations.</p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, les notations visaient les obligations des entreprises et  des banques. Dans les années 70, Moody’s en particulier a développé un  activisme visant à  étendre cette notation aux Etats souverains et aux  nombreux émetteurs publics d’euro-obligations, tels la Banque Mondiale  ou la Banque Européenne d’Investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">J’étais à l’époque en charge du consortium des émetteurs des  obligations du Royaume de Belgique. Je me souviens de la démarche, qui  fut abondamment critiquée et à laquelle bon nombre d’Etats ont hésité à  souscrire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour convaincre les Etats, les agences de notation ont exercé une  forme de chantage visant à dire aux Etats récalcitrants que Moody’s  qu’elles iraient de l’avant quelle que soit la décision de l’Etat et  qu’il était de l’intérêt de celui-ci de « coopérer » plutôt que de se  voir imposer une notation.</p>
<p style="text-align: justify;">La théorie veut que cette notation était requise par les investisseurs. Ce n’est pas entièrement faux, mais <strong>les vrais commanditaires des agences de notation sont les banques qui dirigent ces émissions</strong>.  Pendant des décennies, les investisseurs se basaient sur les  estimations des banques qui effectuaient d’ailleurs un examen approfondi  du crédit de l’émetteur. La notation était un  moyen facile de ne plus  devoir effectuer ces analyses onéreuses.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la crise financière, on se souviendra que les banques  d’affaires se sont basées sur des notes AAA pour des obligations qui  rassemblaient des crédits hypothécaires, notamment sub-primes. Dans ce  cas, elles sont allées jusqu&#8217;à « fabriquer » des actifs financiers dont  elles savaient qu’ils étaient défectueux et ce petit ménage à deux a  envahi les marches de produits qui devaient faire exploser la crise  financière des 2007. La Bank of America vient de transiger avec ses  clients pour 8,3 milliards de dollars.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le case des risques souverains, ce sont les mêmes banques  d’affaires qui se ont mis en les agences de notation auprès des Etats  leur précisant que, sans notation, le coût de leurs emprunts serait  supérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">A la clé de cette manipulation et de ce chantage des banques, on  aurait pu croire que les investisseurs, ou à tout le moins les chefs de  file des émissions, paieraient pour ce service qui leur permet de ne pas  avoir a se préoccuper du crédit des Etats et de le confier aux agences  de notation, trop contentes d’obliger.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est compter sans les moyens de pression de ces banques. <strong>On a donc réussi à faire payer par les Etats des notations en leur vendant le fait que cela réduisait leurs couts d’émission.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La collusion entre l’absence d’analyse de crédit par les banques et  les bénéfices des agences de notation a produit le système parfait que  nous connaissons aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant même d’imaginer des réformes de fond, il serait intéressant que  le G7 décide que les Etats qu’ils représentent  cessent de financer un  système qui les prend au piège d’évaluations qui ont prouve leur  nuisance depuis quelques mois. La Commission européenne, en la personne  du commissaire français Michel Barnier, pourrait ajouter cet élément à  la directive qu’il prépare.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme les investisseurs institutionnels ne paient jamais pour ce  genre de service et, même pour des analyses financiers, rémunèrent les  auteurs en leur transmettant des ordres de transactions (les « soft  dollars, devenus illégaux aux Etats-Unis), <strong>ce sera aux banques d’affaires dirigeant ces émissions de prendre en charge ces dépenses</strong>. Nul doute que cela amènera une reforme du système qui mettra bon ordre à la débâcle actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Monde</strong></p>
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		<title>L&#8217;Europe a besoin d&#8217;un plan B</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 16:41:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Europe a été créée via un mécanisme que Karl Popper a appelé le « piecemeal social engineering » (ingénierie sociale par étapes). Un groupe de dirigeants, partageant une vision à long terme sur la création d&#8217;Etats-Unis d&#8217;Europe, a reconnu que la seule manière d&#8217;y parvenir était d&#8217;avancer graduellement : établir des objectifs limités pour pouvoir mobiliser la volonté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/07/George-Soros-crise-monetaire-guerre-monnaie.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13608" title="George-Soros-crise-monetaire-guerre-monnaie" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/07/George-Soros-crise-monetaire-guerre-monnaie.jpg" alt="" width="149" height="112" /></a>L&#8217;Europe a été créée via un mécanisme que Karl  Popper a appelé le « piecemeal social engineering » (ingénierie sociale  par étapes). Un groupe de dirigeants, partageant une vision à long terme  sur la création d&#8217;Etats-Unis d&#8217;Europe, a reconnu que la seule manière  d&#8217;y parvenir était d&#8217;avancer graduellement : établir des objectifs  limités pour pouvoir mobiliser la volonté politique nécessaire à leur  réalisation et conclure des traités imposant aux Etats de renoncer  seulement à la partie de souveraineté qui leur était supportable  politiquement.Les architectes de l&#8217;UE  ont généré la volonté politique indispensable en invoquant le souvenir  de la Seconde Guerre mondiale, la menace posée par l&#8217;Union soviétique et  les bénéfices économiques liés à une plus grande intégration. Par la  suite, le processus s&#8217;est autoalimenté et a été fortement stimulé par la  perspective de réunification de l&#8217;Allemagne à la chute de l&#8217;Union  soviétique. L&#8217;Allemagne savait qu&#8217;elle  ne pouvait être réunifiée sans une unification européenne plus large, et  était prête à en payer le prix. Les Allemands ont aidé à réconcilier  les intérêts nationaux contradictoires en acceptant l&#8217;introduction de  l&#8217;euro. L&#8217;ennui, c&#8217;est qu&#8217;une fois la réunification allemande achevée,  l&#8217;élan principal du processus d&#8217;intégration a disparu et la crise  financière a même enclenché un processus inverse. Après la chute de  Lehman Brothers, les gouvernements ont d&#8217;abord veillé à ce qu&#8217;aucune  autre institution financière majeure ne fasse faillite. Mais chacun l&#8217;a  fait de son côté. En refusant une garantie commune pour l&#8217;UE,  l&#8217;Allemagne a même opéré un virage à 180 degrés, devenant la principale  force d&#8217;opposition à une « union de transferts ». Cela  a créé une Europe à deux vitesses, les pays débiteurs croulant sous le  poids de leurs dettes et les pays en surplus prenant de l&#8217;avance. En  tant que principal créancier, l&#8217;Allemagne pouvait dicter les termes de  l&#8217;assistance, qui ont été punitifs et ont poussé les pays débiteurs vers  l&#8217;insolvabilité. Au passage, la posture de l&#8217;establishment politique  s&#8217;est elle aussi renversée : au lieu d&#8217;encourager une plus grande  intégration, les responsables européens plaident pour le statu quo. Les  autorités financières ont recours à des mesures de plus en plus  désespérées pour gagner du temps. Mais, en réalité, le temps joue en  leur défaveur : une Europe à deux vitesses éloigne de plus en plus les  pays membres les uns des autres. La Grèce se dirige vers un défaut  désordonné et/ou une dévaluation avec des conséquences incalculables.Si  l&#8217;on veut arrêter et renverser ce processus en apparence inexorable, la  Grèce ainsi que la zone euro doivent se doter d&#8217;un plan B. Si un défaut  grec est probablement inéluctable, il est possible d&#8217;éviter qu&#8217;il se  fasse de manière désordonnée. Et, puisqu&#8217;une certaine contagion ne  pourra être évitée - quoi qu&#8217;il arrive en Grèce, le Portugal et sans  doute l&#8217;Irlande en subiront les conséquences -le reste de la zone euro  doit être protégée. Cela implique de renforcer cette dernière,  probablement au moyen d&#8217;un usage plus large des « eurobonds » et d&#8217;une  forme d&#8217;assurance-dépôts au niveau de la zone euro. L&#8217;UE  elle-même aura besoin d&#8217;un plan B pour générer la volonté politique  nécessaire. L&#8217;élite européenne doit revenir aux principes qui ont guidé  la création de l&#8217;Union, en reconnaissant que notre compréhension de la  réalité est naturellement imparfaite et les institutions forcément  défectueuses. Une société ouverte ne se satisfait pas de l&#8217;immobilisme ;  elle cherche des alternatives lorsque les mécanismes et institutions ne  fonctionnent plus. Il devrait être  possible de mobiliser une majorité proeuropéenne silencieuse derrière  l&#8217;idée que, lorsque le statu quo devient insoutenable, nous devrions  pouvoir chercher une solution européenne au lieu de solutions  nationales. Les « vrais Européens » devraient être plus nombreux que les  « vrais Finlandais » et autres anti-européens en Allemagne et ailleurs.</p>
<p><small>George Soros est président de Soros Fund Management et de l&#8217;Open Society Institute</small></p>
<p>Source les echos</p>
<p><a href="http://abonnement.lesechos.fr/offres/125?origine=LIPACONV&amp;xtor=AD-3025-[exclusif_abonne]-[abo_fin_article]-[0]-[lesechos.fr]-[0]-[fin_article]"><br />
</a></p>
</div>
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