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	<title>Senegal-business.com &#187; Opinion</title>
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		<title>Google Sénégal:  Tendances de recherche annuelle sur Internet au Sénégal en 2011</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 10:13:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Facedakar, Facebook et les écouteurs Beats en tête Selon  Google Insights,  un outil  de Google qui permet d’avoir des données et des tendances de recherche globale, régionale ou locale, le site internet Facedakar est en tête  du top 10 des recherches  qui ont le plus progressé au Sénégal en 2011. Facedakar est suivi des « pages [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/12/MONSTER-BEATS.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15063" title="MONSTER-BEATS" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/12/MONSTER-BEATS.jpg" alt="" width="150" height="143" /></a>Facedakar, Facebook et les écouteurs Beats en tête</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon  <a href="http://insights/">Google</a><a href="http://insights/"> </a><a href="http://insights/">Insights</a>,  un outil  de Google qui permet d’avoir des données et des tendances de recherche globale, régionale ou locale, le site internet Facedakar est en tête  du top 10 des recherches  qui ont le plus progressé au Sénégal en 2011. Facedakar est suivi des « pages jaunes » (2<sup>e</sup>)  et de « translate (3<sup>e</sup>). Leral.net et seneweb sont aussi dans le Top 10. Facedakar en tête et la présence  des portails d’infos comme Leral.net, Seneweb et Rewmi démontrent que les Sénégalais utilisent de plus en plus Internet pour s’informer mais leur préférence va d’abord à l’information people.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les recherches les plus populaires en 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Facebook,  Monster Beats et Wade en tête</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour les recherches les plus populaires en 2011,  Facebook est en tête. On note aussi dans le Top 10, « télécharger » et « jeux » qui indiquent une appropriation ludique d’Internet par les jeunes qui l’utilisent pour télécharger des jeux. Youtube et les portails comme Google, Hotmail et Yahoo complètent le Top 10.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les recherches d’images en 2011, les écouteurs haute définition MONSTER BEATS lancés par le rappeur Docteur Dre arrivent en tête devant Lil Wayne Messi et Modou Lo.</p>
<p style="text-align: justify;">En matière de popularité pour les Politiques  sur Internet Wade arrive tête suivi de  Idrissa Seck.</p>
<p style="text-align: justify;">En plus de nous donner des informations sur les tendances de recherches au Sénégal, Google a conçu le &#8220;Zeitgeist&#8221; qui permet aussi de savoir les tendances au niveau mondial. Vous pouvez avoir le Top 10 des recherches les plus rapides et les plus populaires dans plus de 50 pays sur le site que Google a dédié au Zeitgeist sur <span style="text-decoration: underline;">http://www.google.com/intl/en/press/zeitgeist2010</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><br />
</span></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Une Solution Sénégalaise à la Crise Financière Européenne</title>
		<link>http://senegal-business.com/2011/08/une-solution-senegalaise-a-la-crise-financiere-europeenne/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Aug 2011 08:51:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[La crise financière en Grèce et dans d’autres pays européens qui continue de mobiliser toutes les énergies des leaders de l’union européenne n’a toujours pas trouvé une solution durable malgré les nombreux arrangements formulés.  Au moment où l’Italie et le Portugal sont menacés de faillite économique, la solution à la crise de la zone euro [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/dollarEuro.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13990" title="dollarEuro" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/dollarEuro.jpg" alt="" width="152" height="134" /></a>La crise financière en Grèce et dans d’autres pays européens qui  continue de mobiliser toutes les énergies des leaders de l’union  européenne n’a toujours pas trouvé une solution durable malgré les  nombreux arrangements formulés.  Au moment où l’Italie et le Portugal  sont menacés de faillite économique, la solution à la crise de la zone  euro pourrait venir de l’Afrique avec une solution inspirée de la  dévaluation du franc CFA de 1994.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr. Abdourahmane Sarr, économiste sénégalais, déjà connu pour son  engagement pour le financement du développement local au Sénégal,  vient  de proposer en collaboration avec Dr. Biagio Bossone une solution  audacieuse à l&#8217;inquiétante crise financière rampante qui secoue la Grèce  et d’autres pays européens depuis plusieurs mois.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, dans un article intitulé « «Greece Can Devalue AND Stay in  the Euro »,   paru  sur le site de allafrica.com[1] et  publié dans le  célèbre blog de l’économiste Roubini[2], Drs. Sarr et Bossone proposent  une dévaluation de la monnaie en comptes bancaires en Grèce qui  permettrait de réaliser à la fois l&#8217;ajustement budgétaire et externe  comme cela a été le cas du FCFA en 1994.  Il s’agit selon les auteurs,  d&#8217;établir un taux de change dévalué (par surprise pour prévenir le rush)  ou flottant entre les dépôts en comptes bancaires des résidents locaux  et la base monétaire commune en euro des différents pays européens qui  font face à des problèmes d&#8217;ajustement budgétaire et extérieur. Les  dépôts bancaires dévalués à tous les égards constitueraient une nouvelle  monnaie complémentaire à l&#8217;euro. Une dévaluation surprise de ces  comptes vis-à-vis de l&#8217;euro, tout en permettant au pays subissant la  dévaluation de rester dans la zone euro, aura l&#8217;avantage d&#8217;augmenter le  niveau des prix intérieurs exprimés dans la nouvelle monnaie,  d’augmenter les recettes fiscales nominales dans cette monnaie, et de  réduire les déficits budgétaires sans contraction des dépenses puisque  ces dernières ne seraient pas autorisées à augmenter proportionnellement  à la dévaluation pour les nouveaux contrats de dépenses qui ne seront  pas en euro.  La solution proposée découle d’un nouveau regard sur la  compréhension que l’on a de la fonction de la monnaie comme moyen de  paiement dans nos systèmes bancaires modernes où il y a une dualité  complémentaire entre la banque centrale et les banques commerciales  qu’elle accompagne.</p>
<p style="text-align: justify;">Les dépôts bancaires – comme moyen d’échange- sont complémentaires à  la base monétaire.  Jusqu&#8217;à ce qu’il y ait règlement de paiements et de  chèques entre banques à la banque centrale, et donc en base monétaire,  l&#8217;argent en comptes bancaires est juste un moyen d&#8217;échange par  convention. C’est également  par convention (ou en raison d&#8217;une  décision) qu&#8217;il n&#8217;y a pas de taux de change entre la monnaie de base et  l’argent en dépôt, ou mieux que les dépôts bancaires et la base  monétaire s’échangent à parité, la banque centrale se tenant prête à  fournir aux banques solvables contre garanties éligibles, la monnaie  centrale dont elles pourraient avoir besoin. En réalité, il n&#8217;y a pas de  raison irrévocable pour laquelle cet état de fait doit rester ainsi.  Dans un pays faiblement bancarisé une monnaie complémentaire locale  pourrait même être introduite avec les mêmes possibilités de fluctuation  de change avec la monnaie nationale afin de réaliser le potentiel  économique des communautés de base.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette solution technique inspirée  de la dévaluation du FCFA,  contraste avec celles  proposées par les pairs européens de Papandréou  et impopulaires aux yeux du peuple et qui n’arrivent pas à stimuler la   croissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Interpelé sur sa contribution, Dr. Sarr avance que sa proposition  n’est pas nouvelle.  Il s’agit pour le cas présent de l’adapter au  contexte de l’union monétaire à laquelle appartient ce pays. D’éminents  économistes ont proposé une dévaluation tendancielle de monnaies en  comptes bancaires pour opérationnaliser la mise en œuvre de taux  d’intérêts négatifs par les grandes banques centrales dans le contexte  actuel de crise mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Dr. Sarr sponsorise le Centre d’Etudes pour le Financement du  développement Local (CEFDEL) et fait un plaidoyer actif pour  l&#8217;introduction de monnaies régionales, complémentaire au franc CFA pour  régler le problème du financement du développement local au Sénégal (  www.cefdel.org).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Contributions</strong></p>
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		<title>Les agences de notation sont le symptôme d&#8217;un mal profond</title>
		<link>http://senegal-business.com/2011/08/les-agences-de-notation-sont-le-symptome-dun-mal-profond/</link>
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		<pubDate>Tue, 09 Aug 2011 09:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment se fait-il que certains initiés aient été avertis dès vendredi en début d&#8217;après-midi et à travers Twitter que l&#8217;agence Standard &#38; Poor&#8217;s abaisserait la notation des Etats-Unis ? Et comment interpréter la chute violente des bourses tout au long de la semaine dernière autrement que par le biais de messages électroniques reçus en début [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/critik-notation.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13924" title="critik notation" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/critik-notation.jpg" alt="" width="152" height="112" /></a>Comment se fait-il que certains initiés aient été avertis dès vendredi en début d&#8217;après-midi et à travers <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=twitter" target="_blank">Twitter</a> que l&#8217;agence Standard &amp; Poor&#8217;s abaisserait la notation des Etats-Unis ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et comment <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=interpr%C3%A9ter" target="_blank">interpréter</a> la chute violente des bourses tout au long de la semaine dernière  autrement que par le biais de messages électroniques reçus en début de  semaine par certains grands fonds spéculatifs ayant bien profité de  cette opportunité de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=vendre" target="_blank">vendre</a> agressivement à découvert parce que avertis à l&#8217;avance de cette  décision ? De fait, les rumeurs vont bon train sur Internet quant à la  décision de S&amp;P de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=d%C3%A9pouiller" target="_blank">dépouiller</a> les Etats-Unis de leur &#8220;AAA&#8221;. Tout comme la dérision et l&#8217;ironie  vis-à-vis d&#8217;un institut qui avait complètement loupé la bulle  immobilière en 2007…</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle différence pourtant avec ces mêmes maisons tout à la fois  compétentes et circonspectes du début des années 1990, précisément parce  qu&#8217;elles se cantonnaient au business très spécifique de la notation des  obligations émises par les entreprises. Cet univers feutré des agences  de notation – qui, à l&#8217;époque, analysaient et pesaient scrupuleusement  toutes les données avant de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=d%C3%A9grader" target="_blank">dégrader</a> – ne tranche-t-il pas avec leur activisme insupportable d&#8217;aujourd&#8217;hui  et ce alors même (et d&#8217;autant plus) que leurs critères pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=juger" target="_blank">juger</a> de la notation des dettes souveraines sont pour le moins vagues et sans substance ? Comment s&#8217;en <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%A9tonner" target="_blank">étonner</a> du reste puisque leur mission originelle ne fut pas de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=noter" target="_blank">noter</a> la solvabilité des nations et comment diantre le pourraient-elles avec  seulement 100 analystes (chez S&amp;P par exemple) responsables d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%A9tudier" target="_blank">étudier</a> et de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=d%C3%A9cortiquer" target="_blank">décortiquer</a> les comptes de 136 pays… ?</p>
<p style="text-align: justify;">Belle réussite à la vérité pour des agences passées complètement à  côté du montage abracadabrantesque des subprimes qui ne se privent pas  aujourd&#8217;hui de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=faire" target="_blank">faire</a> étalage de leur <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=pouvoir" target="_blank">pouvoir</a> en décernant mauvais points et doctes avertissements non seulement à de  pauvres petites nations comme la Grèce mais à des géants comme les  Etats-Unis d&#8217;Amérique. Pourtant, il semblerait bien qu&#8217;elles cherchent  aujourd&#8217;hui à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=masquer" target="_blank">masquer</a> leur incompétence et leur inexpérience à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=noter" target="_blank">noter</a> les dettes souveraines derrière des jugements politiques ne faisant vraiment pas partie de leurs mandat ou attributions.</p>
<p style="text-align: justify;">Relisons à cet effet le communiqué de presse de S&amp;P rendu public  samedi 6 août et imputant cette perte du &#8220;AAA&#8221; à des &#8220;institutions  politiques&#8221; américaines ayant &#8220;faibli&#8221; dans leur détermination à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=lutter" target="_blank">lutter</a> contre les problèmes budgétaires. Autrement, le vénérable institut S&amp;P ne craindrait pas tant la capacité du pays à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rembourser" target="_blank">rembourser</a> ses dettes, il ne mettrait pas tant en cause la solvabilité des Etats-Unis que leur &#8220;volonté&#8221; de s&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=atteler" target="_blank">atteler</a> à <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=rem%C3%A9dier" target="_blank">remédier</a> aux déficits… !</p>
<p style="text-align: justify;">Ce faisant, S&amp;P couvre ses arrières car sa crédibilité serait  totalement perdue si, ayant maintenu intacte la notation AAA, les ennuis  américains devaient s&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=accentuer" target="_blank">accentuer</a> tandis que cette dégradation aurait fait l&#8217;effet d&#8217;un &#8220;choc salutaire&#8221;  si les finances du pays venaient à se redresser… Ainsi, les agences de  notation jouent-elles comme &#8220;sur du velours&#8221; – gagnantes à tous les  coups- et sans <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=devoir" target="_blank">devoir</a> <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=endosser" target="_blank">endosser</a> une quelconque responsabilité par rapport au couperet de la baisse de notation d&#8217;une dette souveraine. Sans <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=n%C3%A9gliger" target="_blank">négliger</a> bien-sûr leurs diagnostics à forte coloration politique dont s&#8217;emparent  les adversaires de l&#8217;administration démocrate en place puisque le  probable candidat à l&#8217;investiture républicaine <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/25e6/mitt-romney.html" target="_blank">Mitt Romney</a> saisit la balle au bond et assimile la perte du AAA de son pays à la &#8220;dégradation de la présidence Obama&#8221;…</p>
<p style="text-align: justify;">Comment en est-on arrivé là ? Ces tous puissants instituts qui  s&#8217;invitent – voire qui infléchissent – les débats politiques, ces  agences dont les avis font autorité auprès des Etats et des  gouvernements et non les moindres, ne sont en réalité que le symptôme  d&#8217;un mal bien plus profond : le remplacement de l&#8217;Etat-nation par  l&#8217;hégémonie du marché ! Partant en effet du principe que seuls la  création de richesses et les profits sont dignes d&#8217;intérêt, la  philosophie de l&#8217;homme prévalant en ce début de XXI<sup>e</sup> siècle sacralise tout ce qui est susceptible – comme les agences de notation – d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=appr%C3%A9hender" target="_blank">appréhender</a> les marchés tout en bridant le <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=pouvoir" target="_blank">pouvoir</a> étatique. Les gouvernements se doivent donc d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre" target="_blank">être</a> réduits à leur portion congrue, sauf bien-sûr lorsqu&#8217;ils sont appelés à la rescousse pour <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=sauver" target="_blank">sauver</a> les établissements financiers…</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, après quatre ans de <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/e788/crise-financiere.html" target="_blank">crise financière</a> et de marasme économique intenses, il devient vital de <a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=changer" target="_blank">changer</a> de paradigme. Le retour à la référence &#8220;Etat&#8221; redevient de salut public.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Monde</strong></p>
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		<title>Qui paie pour les notations des Etats?</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 09:01:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Le débat qui fait rage sur la nature, la responsabilité et l’opportunité des notations souveraines peut être avantageusement éclairé par une analyse réaliste du mode de rémunération de ces notations. Au départ, les notations visaient les obligations des entreprises et des banques. Dans les années 70, Moody’s en particulier a développé un activisme visant à  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/sp.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13887" title="sp" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/08/sp.jpg" alt="" width="153" height="102" /></a>Le débat qui fait rage sur la nature, la responsabilité et  l’opportunité des notations souveraines peut être avantageusement  éclairé par une analyse réaliste du mode de rémunération de ces  notations.</p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, les notations visaient les obligations des entreprises et  des banques. Dans les années 70, Moody’s en particulier a développé un  activisme visant à  étendre cette notation aux Etats souverains et aux  nombreux émetteurs publics d’euro-obligations, tels la Banque Mondiale  ou la Banque Européenne d’Investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">J’étais à l’époque en charge du consortium des émetteurs des  obligations du Royaume de Belgique. Je me souviens de la démarche, qui  fut abondamment critiquée et à laquelle bon nombre d’Etats ont hésité à  souscrire.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour convaincre les Etats, les agences de notation ont exercé une  forme de chantage visant à dire aux Etats récalcitrants que Moody’s  qu’elles iraient de l’avant quelle que soit la décision de l’Etat et  qu’il était de l’intérêt de celui-ci de « coopérer » plutôt que de se  voir imposer une notation.</p>
<p style="text-align: justify;">La théorie veut que cette notation était requise par les investisseurs. Ce n’est pas entièrement faux, mais <strong>les vrais commanditaires des agences de notation sont les banques qui dirigent ces émissions</strong>.  Pendant des décennies, les investisseurs se basaient sur les  estimations des banques qui effectuaient d’ailleurs un examen approfondi  du crédit de l’émetteur. La notation était un  moyen facile de ne plus  devoir effectuer ces analyses onéreuses.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la crise financière, on se souviendra que les banques  d’affaires se sont basées sur des notes AAA pour des obligations qui  rassemblaient des crédits hypothécaires, notamment sub-primes. Dans ce  cas, elles sont allées jusqu&#8217;à « fabriquer » des actifs financiers dont  elles savaient qu’ils étaient défectueux et ce petit ménage à deux a  envahi les marches de produits qui devaient faire exploser la crise  financière des 2007. La Bank of America vient de transiger avec ses  clients pour 8,3 milliards de dollars.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le case des risques souverains, ce sont les mêmes banques  d’affaires qui se ont mis en les agences de notation auprès des Etats  leur précisant que, sans notation, le coût de leurs emprunts serait  supérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">A la clé de cette manipulation et de ce chantage des banques, on  aurait pu croire que les investisseurs, ou à tout le moins les chefs de  file des émissions, paieraient pour ce service qui leur permet de ne pas  avoir a se préoccuper du crédit des Etats et de le confier aux agences  de notation, trop contentes d’obliger.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est compter sans les moyens de pression de ces banques. <strong>On a donc réussi à faire payer par les Etats des notations en leur vendant le fait que cela réduisait leurs couts d’émission.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La collusion entre l’absence d’analyse de crédit par les banques et  les bénéfices des agences de notation a produit le système parfait que  nous connaissons aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant même d’imaginer des réformes de fond, il serait intéressant que  le G7 décide que les Etats qu’ils représentent  cessent de financer un  système qui les prend au piège d’évaluations qui ont prouve leur  nuisance depuis quelques mois. La Commission européenne, en la personne  du commissaire français Michel Barnier, pourrait ajouter cet élément à  la directive qu’il prépare.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme les investisseurs institutionnels ne paient jamais pour ce  genre de service et, même pour des analyses financiers, rémunèrent les  auteurs en leur transmettant des ordres de transactions (les « soft  dollars, devenus illégaux aux Etats-Unis), <strong>ce sera aux banques d’affaires dirigeant ces émissions de prendre en charge ces dépenses</strong>. Nul doute que cela amènera une reforme du système qui mettra bon ordre à la débâcle actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Monde</strong></p>
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		<title>L&#8217;Europe a besoin d&#8217;un plan B</title>
		<link>http://senegal-business.com/2011/07/leurope-a-besoin-dun-plan-b/</link>
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		<pubDate>Tue, 12 Jul 2011 16:41:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Europe a été créée via un mécanisme que Karl Popper a appelé le « piecemeal social engineering » (ingénierie sociale par étapes). Un groupe de dirigeants, partageant une vision à long terme sur la création d&#8217;Etats-Unis d&#8217;Europe, a reconnu que la seule manière d&#8217;y parvenir était d&#8217;avancer graduellement : établir des objectifs limités pour pouvoir mobiliser la volonté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/07/George-Soros-crise-monetaire-guerre-monnaie.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-13608" title="George-Soros-crise-monetaire-guerre-monnaie" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/07/George-Soros-crise-monetaire-guerre-monnaie.jpg" alt="" width="149" height="112" /></a>L&#8217;Europe a été créée via un mécanisme que Karl  Popper a appelé le « piecemeal social engineering » (ingénierie sociale  par étapes). Un groupe de dirigeants, partageant une vision à long terme  sur la création d&#8217;Etats-Unis d&#8217;Europe, a reconnu que la seule manière  d&#8217;y parvenir était d&#8217;avancer graduellement : établir des objectifs  limités pour pouvoir mobiliser la volonté politique nécessaire à leur  réalisation et conclure des traités imposant aux Etats de renoncer  seulement à la partie de souveraineté qui leur était supportable  politiquement.Les architectes de l&#8217;UE  ont généré la volonté politique indispensable en invoquant le souvenir  de la Seconde Guerre mondiale, la menace posée par l&#8217;Union soviétique et  les bénéfices économiques liés à une plus grande intégration. Par la  suite, le processus s&#8217;est autoalimenté et a été fortement stimulé par la  perspective de réunification de l&#8217;Allemagne à la chute de l&#8217;Union  soviétique. L&#8217;Allemagne savait qu&#8217;elle  ne pouvait être réunifiée sans une unification européenne plus large, et  était prête à en payer le prix. Les Allemands ont aidé à réconcilier  les intérêts nationaux contradictoires en acceptant l&#8217;introduction de  l&#8217;euro. L&#8217;ennui, c&#8217;est qu&#8217;une fois la réunification allemande achevée,  l&#8217;élan principal du processus d&#8217;intégration a disparu et la crise  financière a même enclenché un processus inverse. Après la chute de  Lehman Brothers, les gouvernements ont d&#8217;abord veillé à ce qu&#8217;aucune  autre institution financière majeure ne fasse faillite. Mais chacun l&#8217;a  fait de son côté. En refusant une garantie commune pour l&#8217;UE,  l&#8217;Allemagne a même opéré un virage à 180 degrés, devenant la principale  force d&#8217;opposition à une « union de transferts ». Cela  a créé une Europe à deux vitesses, les pays débiteurs croulant sous le  poids de leurs dettes et les pays en surplus prenant de l&#8217;avance. En  tant que principal créancier, l&#8217;Allemagne pouvait dicter les termes de  l&#8217;assistance, qui ont été punitifs et ont poussé les pays débiteurs vers  l&#8217;insolvabilité. Au passage, la posture de l&#8217;establishment politique  s&#8217;est elle aussi renversée : au lieu d&#8217;encourager une plus grande  intégration, les responsables européens plaident pour le statu quo. Les  autorités financières ont recours à des mesures de plus en plus  désespérées pour gagner du temps. Mais, en réalité, le temps joue en  leur défaveur : une Europe à deux vitesses éloigne de plus en plus les  pays membres les uns des autres. La Grèce se dirige vers un défaut  désordonné et/ou une dévaluation avec des conséquences incalculables.Si  l&#8217;on veut arrêter et renverser ce processus en apparence inexorable, la  Grèce ainsi que la zone euro doivent se doter d&#8217;un plan B. Si un défaut  grec est probablement inéluctable, il est possible d&#8217;éviter qu&#8217;il se  fasse de manière désordonnée. Et, puisqu&#8217;une certaine contagion ne  pourra être évitée - quoi qu&#8217;il arrive en Grèce, le Portugal et sans  doute l&#8217;Irlande en subiront les conséquences -le reste de la zone euro  doit être protégée. Cela implique de renforcer cette dernière,  probablement au moyen d&#8217;un usage plus large des « eurobonds » et d&#8217;une  forme d&#8217;assurance-dépôts au niveau de la zone euro. L&#8217;UE  elle-même aura besoin d&#8217;un plan B pour générer la volonté politique  nécessaire. L&#8217;élite européenne doit revenir aux principes qui ont guidé  la création de l&#8217;Union, en reconnaissant que notre compréhension de la  réalité est naturellement imparfaite et les institutions forcément  défectueuses. Une société ouverte ne se satisfait pas de l&#8217;immobilisme ;  elle cherche des alternatives lorsque les mécanismes et institutions ne  fonctionnent plus. Il devrait être  possible de mobiliser une majorité proeuropéenne silencieuse derrière  l&#8217;idée que, lorsque le statu quo devient insoutenable, nous devrions  pouvoir chercher une solution européenne au lieu de solutions  nationales. Les « vrais Européens » devraient être plus nombreux que les  « vrais Finlandais » et autres anti-européens en Allemagne et ailleurs.</p>
<p><small>George Soros est président de Soros Fund Management et de l&#8217;Open Society Institute</small></p>
<p>Source les echos</p>
<p><a href="http://abonnement.lesechos.fr/offres/125?origine=LIPACONV&amp;xtor=AD-3025-[exclusif_abonne]-[abo_fin_article]-[0]-[lesechos.fr]-[0]-[fin_article]"><br />
</a></p>
</div>
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		<title>Tendances de recherche mensuelle sur Internet au Sénégal:BEN LADEN DETRONE LE MARIAGE ROYAL</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 14:28:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon Google Insights, un outil de Google qui permet d’avoir des données et des tendances de recherche globale, régionale ou locale, Oussama Ben Laden est la tête du TOP 10 des recherches sur Internet au Sénégal. Cette tendance montre l’intérêt des internautes sénégalais pour la mort de Ben Laden. C’est la première fois depuis 3 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/05/kate-et-william-un-mariage-royal-so-british-a-londres.jpg"><img src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/05/kate-et-william-un-mariage-royal-so-british-a-londres.jpg" alt="" title="kate-et-william-un-mariage-royal-so-british-a-londres" width="147" height="115" class="alignleft size-full wp-image-10958" /></a>Selon  <strong>Google Insights</strong>,  un outil  de Google qui permet d’avoir des données et des tendances de recherche globale, régionale ou locale,   Oussama Ben Laden est la tête du TOP  10  des recherches sur Internet au Sénégal. Cette tendance montre l’intérêt des internautes sénégalais pour la mort de Ben Laden. C’est la première fois depuis 3 mois qu’un événement suscite plus d’intérêt pour les internautes sénégalais que la Cote d’Ivoire et sa crise post électorale. Néanmoins l’intérêt pour la cote d’Ivoire est encore très fort parce que Gbagbo et Abidjan.net, le plus grand portail ivoirien sont respectivement à la 2e et à la 3e place.</p>
<p><strong>Le top 10 des recherches qui ont le plus progressé dans le monde</strong></p>
<p>Oussama Ben Laden est aussi au sommet du TOP 10 mondial détrônant ainsi en quelques heures le mariage royal et le 122e anniversaire de Charlie Chaplin.<br />
Commentant ces résultats, Tidjane Deme, Directeur Général de Google Sénégal a déclaré “ Le Sénégal à l’instar du monde a suivi les informations sur la mort de Ben Laden. Les internautes au Sénégal et dans le monde ont été sur Google    pour s’informer et il est intéressant de noter l’intérêt des sénégalais pour les affaires internationales se confirme avec Ben Laden et Gbagbo au sommet du TOP 10 »</p>
<p><strong> A propos de Google</strong></p>
<p>Les recherches innovantes de Google permettent de connecter des millions de personnes dans le monde tous les jours. Fondée en 1998  Larry Page et Serge Brin  des  étudiants doctorants de l’université de Sanford, Google est considéré aujourd’hui comme  le premier site  par les plus grands marchés mondiaux. Le programme de publicité très ciblée de Google  offre des opportunités d’affaires diverses et variées avec des résultats  quantifiables tout en renforçant l’expérience globale des usagers du web. Le quartier général de Google se trouve dans la Sillicon Valley. Google a aussi des bureaux dans les Amériques, en Europe et en Asie.</p>
<p><strong>Pour plus d’infos </strong><br />
www.google.com Vous pouvez aussi visiter  notre Africa Blog <strong>http://google-africa.blogspot.com/</strong> et nous suivre sur Twitter <strong>twitter.com/googleafrica</strong></p>
<p><strong>Contact Sénégal : Yoro Dia<br />
diayero@gmail.com</strong><em></p>
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		<title>De nouveaux outils pour financer les défis d&#8217;une nouvelle Afrique</title>
		<link>http://senegal-business.com/2011/04/de-nouveaux-outils-pour-financer-les-defis-dune-nouvelle-afrique/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 08:40:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[La vision de l&#8217;Afrique a changé. Un nouvel optimisme empreint désormais les discours portant sur le continent. Il se fonde sur la très forte croissance économique que connaissent de nombreux pays depuis leur accession à l&#8217;indépendance qui est, de l&#8217;avis général, appelée à durer. Entre 2000 et 2007, l&#8217;Afrique a connu une croissance annuelle moyenne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/04/bad.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-10679" title="bad" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/04/bad-150x133.jpg" alt="" width="150" height="133" /></a>La vision de l&#8217;Afrique a changé. Un nouvel optimisme empreint désormais  les discours portant sur le continent. Il se fonde sur la très forte  croissance économique que connaissent de nombreux pays depuis leur  accession à l&#8217;indépendance qui est, de l&#8217;avis général, appelée à durer.  Entre 2000 et 2007, l&#8217;Afrique a connu une croissance annuelle moyenne de  5,5%, et en 2009, au plus fort de la crise économique mondiale, elle a  fait preuve d&#8217;une résilience remarquable avec une croissance de 2,4%.  L&#8217;assainissement des finances publiques, les progrès en matière de bonne  gouvernance et de gestion expliquent notamment ces bonnes performances.  Des tendances de fond nourrissent cette évolution favorable, telles que  l&#8217;urbanisation et les progrès en matière de santé et d&#8217;éducation.</p>
<p>Pour autant, malgré les progrès enregistrés, l&#8217;Afrique est loin  d&#8217;avoir relevé tous ses défis. Avec une population d&#8217;un milliard  d&#8217;habitants, atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement  est une véritable gageure. Le retard en infrastructure coûte chaque  année deux points de croissance aux pays en développement. L&#8217;Afrique  devra dépenser 93 milliards de dollars par an pour pourvoir à ses  besoins en équipements collectifs, 80 milliards pour l&#8217;agriculture, et  100 milliards pour lutter contre le changement climatique. Au total, pas  moins de 300 milliards de dollars supplémentaires par an doivent être  trouvés pour le développement du continent. Alors, qu&#8217;en sera-t-il quand  cette population aura doublé d&#8217;ici 2050 ?</p>
<p>Face à l&#8217;ampleur de ces besoins, le financement du développement doit impérativement changer d&#8217;échelle.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, l&#8217;aide publique au développement est absolument  indispensable. Depuis 1960, la communauté internationale a consacré plus  de 568 milliards de dollars d&#8217;aide pour l&#8217;Afrique, soit 15% du PNB du  continent. Cette aide provient essentiellement des finances publiques  des pays développés, qui, malgré la récente crise mondiale, sont  parvenus à rassembler 129 milliards de dollars en 2010, le plus haut  niveau jamais atteint ! Cependant, cette aide ne pare qu&#8217;aux besoins les  plus pressants. Les budgets des pays du Nord ne peuvent pas tout. Le  changement d&#8217;échelle des besoins en développement appelle à la  mobilisation de nouvelles ressources financières plus importantes et  plus stables. Ce constat s&#8217;impose à nous. Les nouveaux besoins  nécessitent de nouveaux outils.</p>
<p>Il existe trois principales pistes qui permettraient de créer de la richesse, en plus de l&#8217;aide traditionnelle.</p>
<p>En premier lieu, des contributions de solidarité pourraient s&#8217;adosser  aux secteurs qui ont le plus bénéficié de la mondialisation tels que le  fret maritime, les industries pétrolières ou gazières, le tourisme, ou  les transactions financières. Ces contributions pourraient être de très  petits montants, de manière à ne générer aucun effet négatif, imposables  à tous, et complémentaires de l&#8217;aide publique traditionnelle. Par  exemple une infime taxe sur les transactions mondiales de change de 5  centimes pour 1000 dollars permettrait de collecter près de 40 milliards  de dollars et ainsi d&#8217;envoyer à l&#8217;école primaire tous les enfants  africains pendant deux ans. La faisabilité d&#8217;un tel mécanisme est  confirmée. Son impact potentiel immense. Par ailleurs, le parlement  européen a voté le 9 mars 2011 une loi qui soutient l&#8217;idée d&#8217;une taxe  sur les transactions financières. Le changement d&#8217;échelle est  juridiquement acté au niveau européen. Reste la volonté politique à  activer.</p>
<p>En deuxième lieu, de nouveaux types de partenariats entre le secteur  public et le secteur privé permettraient de financer des domaines clés  pour le développement des pays pauvres, tels que les équipements  urbains, l&#8217;énergie ou l&#8217;agriculture. Le secteur privé est un levier  primordial. Or, les entreprises et banques locales souffrent d&#8217;un accès  limité aux capitaux. C&#8217;est pourquoi les institutions financières de  développement, comme l&#8217;Agence Française  de Développement (AFD) ou la <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/ceb3/banque-africaine.html">Banque Africaine</a> de Développement (BAD), jouent un rôle primordial de levier dans le  financement du secteur privé pour drainer les investissements privés  domestiques et les investissements directs étrangers. Elles contribuent  ainsi à dynamiser les marchés financiers en attirant l&#8217;épargne locale,  en offrant des systèmes de garanties, en réduisant le risque et en  facilitant l&#8217;accès au crédit du secteur privé. Par ailleurs, une étude  récente conduite conjointement par la BAD et la <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/4efb/banque-mondiale.html">Banque Mondiale</a> a montré que les transferts de fonds des migrants africains pourraient  constituer une source de financement colossale : leur volume approche  ceux des investissements directs étrangers ou de l&#8217;aide publique au  développement ! C&#8217;est dire l&#8217;enjeu que représente la mobilisation pour  le développement des autres ressources quantitatives existantes.<em></em></p>
<p><em>&#8220;L&#8217;entreprenariat social&#8221;</em> ou <em>&#8220;social business&#8221;</em> constitue une troisième voie vers la création endogène de richesse et de bien-être social. Déployée par <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/de76/mohammad-yunus.html">Mohammad Yunus</a>,  prix Nobel de la paix en 2006, l&#8217;entreprenariat social consiste à  considérer les populations pauvres comme des consommateurs à proprement  parler. L&#8217;entreprise sociale, tout en n&#8217;étant pas une organisation  charitable, a pour but de fournir des produits et services adaptés au  portefeuille des populations pauvres. Elle dédie ainsi son activité à la  résolution de problèmes sociaux et environnementaux plutôt qu&#8217;à la  recherche exclusive de profits. L&#8217;entreprise sociale, guidée par une  gestion prudente, introduit donc les avantages du marché concurrentiel  dans le champ du progrès social. De même, le capital-risque solidaire,  l&#8217;investissement socialement responsable et la philanthropie privée font  partie de ces innovations sociétales au service du développement.  L&#8217;originalité de ces outils de financement a d&#8217;ores et déjà capté  l&#8217;attention des banques de développement, avec l&#8217;émergence notamment de  la micro-finance et du commerce équitable. Ils ont également attiré dans  leur giron des fondations prestigieuses telles que les fondations Gates  ou Skoll.</p>
<p>En somme, face à l&#8217;urgence aigue d&#8217;agir, nous ne sommes pas démunis  de moyens. Le financement pour le développement du XXIe siècle peut être  amplifié : par la levée de ressources collectives, stables et  indépendantes des budgets des Etats, par des partenariats public-privé,  comme par un nouveau type d&#8217;entreprenariat dédié aux pays les plus  pauvres. Nous disposons d&#8217;outils novateurs pour aller au bout de nos  convictions et plus loin dans nos objectifs. Encore faut-il vouloir s&#8217;en  servir.</p>
<p>Henri de Raincourt, ministre chargé de la coopération et Donald Kaberuka,  président de la Banque africaine de développement</p>
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		<title>Le monde à l&#8217;heure de la guerre humanitaire</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 08:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous le poétique nom de « L&#8217;Aube de l&#8217;Odyssée », le 19 mars 2011, une coalition internationale, emmenée par la France, la Grande-Bretagne, avec le soutien prudent des Etats-Unis, du Qatar et d&#8217;autres pays, intervenait en Libye par des frappes aériennes contre les forces armées de Mouammar Kadhafi. L&#8217;objectif des bombardements dans ce pays - en principe souverain -était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
<p><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/04/afrique-de-louest.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-10759" title="afrique de l'ouest" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/04/afrique-de-louest.jpg" alt="" width="150" height="147" /></a>Sous le poétique nom de « L&#8217;Aube de l&#8217;Odyssée »,  le 19 mars 2011, une coalition internationale, emmenée par la France, la  Grande-Bretagne, avec le soutien prudent des Etats-Unis, du Qatar et  d&#8217;autres pays, intervenait en Libye par des frappes aériennes contre les  forces armées de Mouammar Kadhafi.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>L&#8217;objectif  des bombardements dans ce pays - en principe souverain -était non pas  de conquérir un territoire, comme ce fut le cas lors de la colonisation  du XIX <sup>e</sup> siècle et du début du XX <sup>e</sup>, ou encore de  prendre le contrôle de richesses minières, voire d&#8217;anéantir une menace à  la sécurité de la communauté internationale, mais de protéger des  populations civiles  <em>« attaquées ou menacées de l&#8217;être »</em>. Pour défendre cette intervention, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, soulignait, mardi,  <em>« la responsabilité morale extrêmement lourde »</em> devant ce qui aurait pu être un massacre de plusieurs milliers de  personnes, notamment à Benghazi. Car le colonel Kadhafi, précisait le  ministre des Affaires étrangères devant la presse diplomatique, avait  promis un  <em>« bain de sang »</em> si ses blindés reprenaient la ville rebelle.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>La  décision de frapper les forces du colonel Kadhafi est, de fait, la  première application de principes contenus dans un document adopté en  septembre 2005 par le sommet mondial des Nations unies  <em>« sur la  responsabilité de protéger lorsqu&#8217;un Etat se montre incapable ou non  désireux de protéger sa population face aux crimes les plus graves »</em>.  Ce texte est une extension sans précédent du droit international conçu  depuis les lendemains de la Seconde Guerre mondiale et de la notion  d&#8217;ingérence humanitaire apparue notamment lors de la guerre du Biafra, à  la fin des années 1960. Une notion théorisée en France par Bernard  Kouchner et le professeur de droit international Mario Bettati. C&#8217;est  sur ce texte que la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations  unies adoptée le 17 mars se fonde.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Cette  innovation n&#8217;est pas que juridique. Politiquement, il s&#8217;agit aussi de  faire oublier la passivité de la communauté internationale devant les  terribles massacres de population civile de l&#8217;époque contemporaine,  comme au Rwanda en 1994 ou encore, plus proche de nous, lors des guerres  dans l&#8217;ex-Yougoslavie.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Et pourtant,  avec l&#8217;intervention en Libye, le monde n&#8217;est pas rentré dans une  nouvelle ère où l&#8217;Organisation des Nations unies et ses bras séculiers  militaires, la France, l&#8217;Angleterre, l&#8217;Amérique ou encore l&#8217;Otan,  auraient repris le monopole de la violence légitime aux Etats eux-mêmes.  Même si l&#8217;intervention libyenne, comme celle d&#8217;ailleurs de l&#8217;ONU en  Côte d&#8217;Ivoire pour faire respecter le résultat d&#8217;une élection  démocratiquement organisée, représente un progrès de la communauté  internationale, on en est loin.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>En  premier lieu, l&#8217;ingérence humanitaire et l&#8217;attitude du Conseil de  sécurité, l&#8217;instance suprême des Nations unies, sont à géométrie  variable. Pour les cinq grandes puissances, Etats-Unis, Chine, Russie,  Grande-Bretagne et France, qui ont un droit de veto, il ne s&#8217;agit pas de  se mêler des affaires intérieures de tous les pays, surtout pas s&#8217;il  s&#8217;agit d&#8217;un de ces cinq membres permanents. Il n&#8217;a jamais été question  ainsi d&#8217;intervenir dans les « affaires chinoises », ni dans les affaires  russes. Le droit d&#8217;ingérence humanitaire a ses limites.  <em>« Ce n&#8217;est  pas seulement en dénonçant les droits de l&#8217;homme à Moscou que nous  allons arranger la situation en Tchétchénie. C&#8217;est un peu plus compliqué  que cela »</em>, avait dit, en août 2007, Bernard Kouchner, premier chef de la diplomatie de Nicolas Sarkozy.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>De  plus, la notion d&#8217;ingérence humanitaire n&#8217;est pas universelle. Un pays  comme le Brésil, qui s&#8217;est d&#8217;ailleurs abstenu comme l&#8217;Allemagne lors du  vote de la résolution 1973, préfère garder une certaine neutralité  vis-à-vis de l&#8217;ingérence, quelle que soit son nom. Et il n&#8217;est pas le  seul. Surtout que, dans le cas libyen, le motif initial a déjà évolué  vers l&#8217;idée de renverser le régime pour le remplacer par un autre  gouvernement.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>De même, il n&#8217;est pas  question, face au grand mouvement de démocratisation de la rive sud de  la Méditerranée, d&#8217;intervenir au nom de la protection des populations  civiles dans tous les pays où un gouvernement a décidé de faire un usage  souvent excessif de la force face à des manifestants sans armes comme  en Syrie, au Yémen, à Bahreïn ou ailleurs.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Mais  ce n&#8217;est pas la seule limite. Comme lors des interventions de l&#8217;Otan au  Kosovo en 1999, voire de l&#8217;application des zones d&#8217;exclusion aérienne  au sud et au nord de l&#8217;Irak après la première guerre du Golfe de 1991,  les seuls bombardements aériens ne sont pas suffisants pour inverser le  rapport de force. La Libye en est une nouvelle illustration. Car les  forces rebelles n&#8217;ont pas la capacité au sol de résister seules aux  troupes de Kadhafi. En outre, dix ans après le début de la guerre en  Afghanistan et huit après celle en Irak, les capacités militaires que  les puissances peuvent mettre à la disposition de coalition à but  humanitaire sont restreintes. Ce qui explique d&#8217;ailleurs en partie la  prudence des Américains en Libye.</p>
</div>
<div style="text-align: justify;">
<p>Mais  en dépit de ces nombreuses limites, l&#8217;intervention en Libye marque un  progrès du droit international. Une façon d&#8217;éviter que « l&#8217;esprit de  Munich », cet accord qui, en 1938, scellait l&#8217;abandon de la  Tchécoslovaquie à l&#8217;Allemagne nazie, ne hante la conscience des  dirigeants. Même si la « guerre humanitaire » restera l&#8217;exception plutôt  que la règle.</p>
</div>
<p style="text-align: justify;"><small>Jacques Hubert-Rodier est éditorialiste aux « Echos ».</small></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;essor vertigineux du trading algorithmique</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Jan 2011 08:59:16 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Qu&#8217;est-il donc arrivé le jeudi 6 mai 2010 à la Bourse de New York ? En quelques minutes, l&#8217;indice phare Dow Jones a chuté de plus de 9 %. Un vent de panique s&#8217;est emparé des marchés et 1 000 milliards de dollars se sont envolés. Si plusieurs causes sont évoquées, l&#8217;une d&#8217;elles, l&#8217;algotrading, est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/01/bourse-new-york.jpg"><img src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/01/bourse-new-york.jpg" alt="" title="bourse new york" width="150" height="127" class="alignleft size-full wp-image-9808" /></a>Qu&#8217;est-il donc arrivé le jeudi 6 mai 2010 à la Bourse de New York ? En quelques minutes, l&#8217;indice phare Dow Jones a chuté de plus de 9 %. Un vent de panique s&#8217;est emparé des marchés et 1 000 milliards de dollars se sont envolés. Si plusieurs causes sont évoquées, l&#8217;une d&#8217;elles, l&#8217;algotrading, est mise en avant. Peu connue, cette technique boursière a pourtant assuré en 2009 70 % du volume des 10 milliards d&#8217;échanges quotidiens réalisés sur les différentes places boursières aux Etats-Unis, selon Tabb Group, une société américaine de conseil et de recherche sur la finance.</p>
<p>L&#8217;algotrading, contraction de &#8220;trading algorithmique&#8221; (aussi appelé &#8220;high frequency trading&#8221;, &#8220;trading à haute fréquence&#8221;) ne cesse de gagner en importance. Cette pratique repose sur &#8220;des machines capables d&#8217;exécuter des ordres à toute vitesse et de tirer ainsi profit des écarts de prix minimes sur les valeurs […]. Ces outils d&#8217;un nouveau genre arbitrent, fractionnent, achètent et vendent. Leur dieu est le même que celui du trader à tête d&#8217;homme : le temps. A la différence que leur échelle de temps est le millième de seconde et que, en guise de cerveau, ils disposent de formules algorithmiques&#8221; (Mathieu Rosemain, Les Echos, 14 avril 2010). Le phénomène est  à relier au &#8220;turbo-capitalisme&#8221; identifié par le sociologue Paul Virilio dans une interview à Libération (25 mai 2010) devenu, pour certains, emblématique de cette &#8220;finance folle&#8221; qui a gagné la planète.</p>
<p>Son histoire est récente. Né aux Etats-Unis à la suite de l&#8217;informatisation des ordres sur les marchés financiers dans les années 1970 (voir la chronologie), le trading algorithmique a pris son essor au début des années 2000, quand la décimalisation a modifié la taille des ordres en fractionnant leur valeur, passée d&#8217;un minimum de 1/16 de dollar (0,062 5 dollar) à 0,01 dollar. Cela a changé la microstructure du marché en créant des différences plus petites entre prix offerts et prix proposés, favorables aux opérations automatisées.</p>
<p>Une décennie plus tard, le boom de l&#8217;algotrading est spectaculaire. Aux Etats-Unis, plus de 75 % des institutions financières et 95 % des traders institutionnels utilisent des stratégies de trading algorithmique. Selon la société Celent, le trading à haute fréquence constitue près de 42 % des volumes d&#8217;actions traités et atteindra 54 % au dernier trimestre 2010. Les plus grosses sociétés américaines de trading algorithmique, comme Getco ou Citadel, traitent parfois de 10 à 20 % des actions de grandes sociétés cotées.</p>
<p>L&#8217;Europe est &#8220;en retard&#8221; en la matière : l&#8217;algotrading y est responsable d&#8217;un ordre sur quatre, selon le cabinet d&#8217;études américain Aite Group. Mais il pourrait monter à 45 % des volumes quotidiens dans deux ans. Celent prévoit surtout un développement en Asie, avec la modernisation notamment de la Bourse de Tokyo. Mais d&#8217;autres régions du monde s&#8217;intéressent à cette technique, comme l&#8217;Amérique latine, attirées par la promesse de plus de liquidité, qui rend les investissements moins coûteux et plus simples.</p>
<p>Les enjeux financiers sont considérables : 2 % des 20 000 firmes de trading américaines utilisent ces techniques et ont réalisé en 2008 un bénéfice de 21,8 milliards de dollars. D&#8217;autant qu&#8217;une partie des échanges se fait grâce à l&#8217;essor des &#8220;dark pools&#8221;. Ces plates-formes électroniques opaques capteraient pas moins de 4,1 % des volumes échangés en valeur en Europe, selon Tabb Group. Les échanges opaques pourraient représenter 7 % des échanges de titres en 2010 et bénéficieraient de l&#8217;essor et de la sophistication croissante de l&#8217;algotrading.</p>
<p>Les enjeux sont donc considérables et le ticket d&#8217;entrée ne cesse de s&#8217;élever. Les teneurs du marché comme Getco, les fonds spéculatifs et les Bourses elles-mêmes se livrent à une bataille technologique coûtant des centaines de millions de dollars d&#8217;investissements – pour gagner les quelques fractions de seconde qui leur permettront d&#8217;empocher des bénéfices juteux. Les opérateurs boursiers ont aussi compris leur intérêt. Progressivement, ils proposent à leurs membres de louer des serveurs à quelques mètres, voire quelques centimètres du cœur des échanges électroniques. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle la &#8220;co-location&#8221;. On estime qu&#8217;à chaque centaine de miles (160 kilomètres) supplémentaire de distance du lieu de l&#8217;opération, 1 millième de seconde est ajoutée à celle-ci : ce qui peut faire perdre une opération ou gagner des millions.</p>
<p><strong>Une fluidité accrue du marché</strong></p>
<p>Les partisans de l&#8217;algotrading mettent en avant deux arguments en faveur de cette technique boursière :</p>
<p>    * Les places financières les plus automatisées, comme le Nasdaq (marché des valeurs technologiques aux Etats-Unis), ont gagné des parts de marché par rapport à celles qui le sont moins, comme le New York Stock Exchange (NYSE). Les économies d&#8217;échelle ont contribué à diminuer les commissions sur les opérations et contribué aussi à la consolidation des places boursières, c&#8217;est-à-dire au rapprochement entre les Bourses.</p>
<p>    * Par ailleurs, un des bénéfices évidents pour les investisseurs est &#8220;la réduction des spreads [écarts] – différence entre le prix auquel un acheteur est désireux de payer un instrument financier et le prix auquel un vendeur est prêt à le vendre – ainsi qu&#8217;un accroissement de la liquidité&#8221; (Chicago Fed Letter, mars 2010, en PDF). La liquidité améliorée du marché boursier signifie qu&#8217;il est plus facile d&#8217;y échanger des valeurs, ce qui le rend plus attractif pour les investisseurs. C&#8217;est en tout cas l&#8217;argument avancé par les traders à haute fréquence. Ces opérations n&#8217;entraînent pas non plus une volatilité accrue du marché, c&#8217;est-à-dire une amplification de la fluctuation des cours. De même, selon la Réserve fédérale américaine (Fed), elles n&#8217;augmentent pas l&#8217;instabilité des devises.</p>
<p>Mais comme le souligne Yann-Eric Le Boulch, président de CM-CIC Securities, l&#8217;algotrading aboutit aussi à une fragmentation de la liquidité en multipliant les ordres de plus en plus fins, ce qui accroît les coûts de négociation et les frais informatiques. Les intervenants traditionnels peuvent y être perdants, même si la concurrence entre les Bourses fait baisser les prix.</p>
<p><strong>Un faisceau de risques multiformes</strong></p>
<p>Les risques engendrés par l&#8217;algotrading sont multiples. D&#8217;abord le risque d&#8217;erreurs lors des opérations est accentué lorsque l&#8217;accès des clients aux opérations se fait via les machines, sans que cet accès soit filtré. Selon Robert L. D. Colby, ancien vice-directeur de la division trading et marchés de la Securities and Exchange Commission (la SEC, le gendarme de la Bourse américaine), en deux minutes, des centaines de milliers d&#8217;ordres valant des milliards de dollars peuvent être donnés. L&#8217;accroissement de la vitesse des opérations sans contrôle peut donc générer des pertes considérables. L&#8217;indice Dow Jones Industrial Average avait ainsi chuté de 100 points en 2002 quand un courtier de la banque Bear Stearns avait entré par inadvertance un ordre de vente de 4 milliards de dollars au lieu de 4 millions. Vu la vitesse des opérations, plus de 600 millions de dollars d&#8217;actions avaient été échangés avant que l&#8217;erreur ne soit détectée. En 2003, une société de trading américaine était devenue insolvable en seize secondes quand un de ses employés s&#8217;était trompé dans une opération, rapporte la Fed de Chicago dans un document récent (lire l&#8217;entretien avec Thierry Foucault, professeur à HEC).</p>
<p>L&#8217;algo-trading pose également le problème d&#8217;un accès équitable au marché. Cette technique avantage les intervenants de grande envergure qui peuvent négocier numériquement de larges volumes de titres, presque à la vitesse de la lumière. Ce qui pose la question de la formation des prix sur le marché : celle-ci est-elle sincère, dénuée d&#8217;intérêt ? Ou au contraire, est-elle biaisée ? Si tel est le cas, on s&#8217;écarterait d&#8217;un fonctionnement efficient des marchés financiers (lire l&#8217;entretien avec Bénédicte Doumayrou et Arnaud Oseredczuk).</p>
<p><strong>Quelle utilité sociale ?</strong></p>
<p>Sans compter que l&#8217;algo-trading a permis le développement de pratiques inéquitables. A l&#8217;été 2009, une forme particulière de trading à haute fréquence a retenu l&#8217;attention : les flash orders. Par cette pratique, les Bourses autorisent certains clients, contre commission, à regarder brièvement les ordres avant qu&#8217;ils ne soient placés et orientés vers des plates-formes rivales. Les flash orders, très critiqués par les autorités de régulation boursière, sont accusés de fausser les fondements du marché libre. Deux opérateurs américains, Nasdaq OMX et Bats, ont d&#8217;ailleurs décidé de les abandonner.</p>
<p>Aussi, certains s&#8217;interrogent sur l&#8217;utilité &#8220;sociale&#8221; du trading algorithmique. Le Prix Nobel d&#8217;économie 2008, Paul Krugman, s&#8217;est ému de la montée en puissance de ces méthodes de spéculation qui, selon lui, ont largement contribué aux profits élevés de la banque d&#8217;affaires Goldman Sachs. &#8220;Cette méthode constitue une sorte de taxe pour les investisseurs qui n&#8217;ont pas accès à ces ordinateurs super-rapides, écrit-il dans le New York Times en août 2009. La Bourse est censée allouer le capital aux utilisations les plus productives, comme par exemple aider les sociétés qui ont de bonnes idées à lever des fonds.&#8221; Or, relève l&#8217;économiste, les courtiers qui donnent leurs ordres &#8220;un trentième de seconde plus vite que les autres&#8221; ne contribuent guère à &#8220;l&#8217;amélioration de cette fonction sociale&#8221;.</p>
<p>Quant au risque d&#8217;accroître les bulles spéculatives et donc, éventuellement, de provoquer des krachs, il n&#8217;est pas encore établi. On se rappelle cependant que le krach d&#8217;octobre 1987 a été en partie aggravé par le trading informatisé et la stratégie d&#8217;assurance de portefeuille, rappelle Paul Wilmott, fondateur d&#8217;une revue de finance quantitative, dans une tribune au New York Times. Et plus récemment, le mini-krach du 6 mai a renforcé les inquiétudes sur cette pratique boursière. Si l&#8217;on ne sait pas qui a déclenché cette chute boursière, le trading à haute fréquence est mis à l&#8217;index par les régulateurs, notamment la SEC. La question d&#8217;une meilleure régulation du phénomène est posée.</p>
<p><strong>Les régulateurs en phase de consultation</strong></p>
<p>Alors que le trading algorithmique prend de l&#8217;ampleur sur toutes les places mondiales, les autorités de régulation, aux Etats-Unis et en Europe, sont en phase de consultation afin de déterminer des mesures d&#8217;encadrement pour ces pratiques. Fin avril, la Securities and Exchange Commission (SEC), chargée de réguler les marchés financiers aux Etats-Unis, a lancé une consultation avec les principaux acteurs, étendue sur deux mois.</p>
<p>Depuis janvier, le régulateur américain s&#8217;est saisi du dossier du trading à haute fréquence et a esquissé une série de mesures. La première consiste à identifier les traders spécialisés dans ce genre de transactions et donner à la SEC des informations sur les opérations financières qu&#8217;ils réalisent. Cette obligation s&#8217;appliquerait à environ 400 cambistes officiant sur les places américaines, dont les transactions dépassent les 2 millions d&#8217;actions échangées, ou des volumes supérieurs à 20 millions de dollars (15,2 millions d&#8217;euros) par jour.</p>
<p>La SEC envisage aussi des mesures garantissant un accès équitable aux marchés. Dans un rapport préliminaire publié en janvier, l&#8217;organe de régulation se demandait en effet si &#8220;le fait que des traders professionnels sont capables de réaliser des opérations plus rapides rend l&#8217;accès aux marchés injuste pour les particuliers ?&#8221; De plus en plus de sénateurs, parmi lesquels Ted Kaufman du Delaware et Mark Warner de l&#8217;Etat de Virginie, font pression par ailleurs sur le régulateur pour qu&#8217;il donne des réponses sur le rôle des échanges à haute fréquence sur les marchés.</p>
<p>Dans le sillage de la SEC, la Commission européenne s&#8217;intéresse également de près au trading à haute fréquence. La problématique, à l&#8217;échelle européenne, consiste à étudier les conséquences de la directive sur les marchés d&#8217;instruments financiers dite &#8220;MIF&#8221;, du 21 avril 2004. Celle-ci, entrée en vigueur le 1er novembre 2007, &#8220;a importé le mode de fonctionnement américain et notamment mis fin au monopole des marchés réglementés&#8221;, indique un rapport sénatorial de la fin de l&#8217;année 2009.</p>
<p><strong>Dark pools et colocation</strong></p>
<p>En avril, le CESR (Committee of European Securities Regulators), situé à Paris, a lancé une consultation afin de déterminer l&#8217;impact de l&#8217;algo-trading en Europe. Trente-neuf institutions, représentant les principales parties prenantes, telles que la banque, les assurances et la gestion d&#8217;actifs, y participent.</p>
<p>La question des &#8220;dark pools&#8221;, qui traitent des ordres anonymisés et supérieurs à la &#8220;taille normale de marché&#8221;, est l&#8217;un des objets d&#8217;étude. Un autre centre d&#8217;intérêt est le régime de la &#8220;colocation&#8221;, qui permet aux traders à haute fréquence de placer leurs serveurs à proximité de ceux des Bourses. Si cette initiative réduit les délais de latence pour passer un ordre, elle pose la question d&#8217;un avantage injuste. Après cette phase de consultation, la Commission européenne devrait faire ses propositions en 2011, ensuite soumises à l&#8217;approbation des Etats membres.</p>
<p>En France, l&#8217;Autorité des marchés financiers a pour sa part estimé, dans son rapport sur la &#8220;cartographie des risques 2010&#8243;, paru fin mai, que la pratique du trading à haute fréquence menace &#8220;l&#8217;intégrité du marché dès lors que les stratégies de trading sont détournées de leur objectif initial pour être utilisées à des fins de manipulation de marché&#8221;. Le régulateur français fait également valoir que les investissements nécessaires en technologie, infrastructure et savoir-faire pour entrer dans ces marchés lucratifs représentent une barrière à l&#8217;entrée, susceptible de créer des distorsions de concurrence.</p>
<p><strong>Le Monde</strong></p>
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		<title>Les Trente Glorieuses chinoises touchent à leur fin</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 08:05:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Cherchez l&#8217;erreur. Si l&#8217;on en croit les analystes, l&#8217;économie chinoise a connu une croissance d&#8217;un peu plus de 10 % en 2010. Sur la même période, le principal indice de la Bourse de Shanghai a accusé une baisse de 14 %. Les investiseurs ont manifestement perdu une partie de leur enthousiasme au cours du dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/01/chine.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-9698" title="chine" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2011/01/chine.jpg" alt="" width="149" height="112" /></a>Cherchez l&#8217;erreur. Si l&#8217;on en croit les analystes, l&#8217;économie chinoise a connu une croissance d&#8217;un peu plus de 10 % en 2010. Sur la même période, le principal indice de la Bourse de Shanghai a accusé une baisse de 14 %. Les investiseurs ont manifestement perdu une partie de leur enthousiasme au cours du dernier trimestre 2010. Au moment même où la planète entière réalisait tout ce qu&#8217;elle doit à l&#8217;économie chinoise, les milieux d&#8217;affaires craindraient-ils, eux, que la suite du programme de développement du pays soit plus délicate ? Depuis deux mois, les débats qui animent le petit monde des économistes tournent autour d&#8217;un thème unique : l&#8217;inflation. Celle-ci risque-t-elle de dérailler ? Elle retrouve actuellement ses niveaux d&#8217;avant la crise. Elle devient surtout problématique en matière alimentaire, avec une hausse annuelle de plus de 11 %. Fin décembre, une enquête d&#8217;opinion a révélé que le degré d&#8217;exaspération des ménages était au plus haut depuis plus de dix ans face à ce problème. Cela n&#8217;a pas échappé au pouvoir. Car personne, dans les cercles dirigeants, n&#8217;a oublié que le soulèvement populaire de 1989 était intervenu après une période de forte hausse des prix. Le Premier ministre, Wen Jiabao, a d&#8217;ailleurs déclaré avoir appris au cours de sa carrière qu&#8217;il y a « deux sujets qui peuvent fragiliser la stabilité sociale [...]. L&#8217;un est la corruption, l&#8217;autre le niveau des prix ». Il vient de répéter que la lutte contre l&#8217;inflation serait un objectif majeur cette année, tandis que le gouverneur de la banque centrale déclarait viser la « stabilité » des prix. Dès lors, deux scénarios se dessinent. Dans le premier, les autorités font ce qu&#8217;elles ne cessent de promettre et emploient les grands moyens pour calmer la hausse des prix. C&#8217;est l&#8217;option la plus courageuse, car elle impose d&#8217;aller à l&#8217;encontre des milieux d&#8217;affaires et de ralentir coûte que coûte la circulation monétaire dans le pays. Freiner une activité de crédit manifestement débridée, mettre de nouveaux bâtons dans les roues du secteur immobilier, en pleine bulle spéculative, relever substantiellement le taux de change du yuan, les mesures à prendre sont connues. La Bourse de Shanghai ne s&#8217;y trompe pas : cela signerait la fin d&#8217;un certain âge d&#8217;or du capitalisme chinois, qui a vu les entreprises accéder au crédit bancaire à des tarifs exceptionnellement bas, au détriment de ménages contraints de placer leur épargne sur des comptes très mal rémunérés. Cela compliquerait aussi singulièrement la tâche des exportateurs positionnés sur les secteurs à faible valeur ajoutée. Ces derniers voient aujourd&#8217;hui la hausse de la devise chinoise -qui s&#8217;est appréciée de 3,6 % face au dollar l&#8217;an dernier -comme leur principale épée de Damoclès.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas sûr, donc, que Pékin soit vraiment déterminé à sortir l&#8217;artillerie lourde car il y aurait, à l&#8217;évidence, de la casse. D&#8217;où le deuxième scénario auquel on assiste aujourd&#8217;hui. Il est plus empreint de prudence&#8230; ou d&#8217;indécision. Même si la banque centrale a depuis longtemps conscience de la nécessité d&#8217;agir, elle reste subordonnée à un pouvoir politique hésitant et soumis au lobbying des milieux d&#8217;affaires. Certes, les autorités ne sont pas restées les bras croisés. Aux banques, elles ont ordonné six hausses de leurs réserves obligatoires au cours de l&#8217;année 2010 et deux hausses des taux d&#8217;intérêt. C&#8217;est peu comparé à d&#8217;autres banques centrales d&#8217;Asie &#8211; six hausses de taux en Inde, trois en Malaisie. C&#8217;est surtout une demi-mesure lorsqu&#8217;on constate à quel point la banque centrale rechigne à limiter le niveau des crédits bancaires. L&#8217;an dernier, l&#8217;objectif &#8211; pourtant élevé -de 7.500 milliards de yuans de nouveaux prêts a été dépassé, et rien ne permet de penser que celui de 2011 sera revu à la baisse. Le volume des prêts dans le pays est pourtant en hausse de 60 % sur deux ans et la masse monétaire semble partir en dérapage incontrôlé.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour certains économistes, cette hésitation à contenir fermement le crédit témoigne d&#8217;une inquiétude sur la santé du système financier. Après avoir prêté excessivement sur ordre de Pékin en 2009, afin de stimuler l&#8217;économie dans un contexte de récession internationale, les banques se retrouvent avec des créances plus que douteuses, contractées notamment par les collectivités locales. Et certains de leurs débiteurs n&#8217;ont d&#8217;autre choix que d&#8217;obtenir de nouveaux emprunts pour rembourser les anciens. Pékin craindrait-il de provoquer une hécatombe en normalisant pour de bon l&#8217;activité bancaire ?</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, les autorités peuvent analyser le casse-tête sous tous les angles, elles savent bien que les choses se compliquent. Car derrière les causes climatiques qui peuvent expliquer, ici ou là, la hausse des cours du chou ou du riz, il y a des forces structurelles à l&#8217;oeuvre dans la poussée d&#8217;inflation actuelle. L&#8217;une est l&#8217;envolée des salaires, qui se concrétise plus vite que prévu, et que l&#8217;évolution démographique va accélérer dans des délais assez courts. L&#8217;autre est, paradoxalement, le statut de « star » qu&#8217;a désormais la Chine sur les marchés. Conformément à son nom chinois, la deuxième économie mondiale est véritablement devenue « le pays du centre », ce qui lui vaut d&#8217;attirer les capitaux du monde entier, et alimente des bulles spéculatives sur toutes sortes d&#8217;actifs. Au final, entre coûts de main-d&#8217;oeuvre en hausse, inflation d&#8217;actifs multiples et devise appelée à s&#8217;apprécier, la Chine ne peut plus être ce pays low cost qui a bouleversé l&#8217;équilibre du monde. Certes, cela ne signifie en aucun cas la fin de la croissance. Mais les Trente Glorieuses chinoises touchent sans doute à leur fin.</p>
<p style="text-align: justify;">Gabriel Grésillon est le correspondant des « Echos » à Pékin ; cette analyse est la cinquième d&#8217;une série de six consacrée aux perspectives politiques et économiques dans les grands pays.</p>
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