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	<title>senegal-business.com &#187; Opinion</title>
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		<title>Contrat État du Sénégal/Global Voice : la grande arnaque</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 10:37:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous ne devons pas voir de l’injustice et nous taire. Tel doit être le credo de tout patriote sincère. Si l’affaire Global Voice passe, ce sera une grande injustice pour le peuple sénégalais qui sera dépouillé, si les prévisions de chiffres d’affaires se réalisent, de 300 milliards de francs Cfa en cinq ans, au vu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a04.yimg.com/nimage/d4752596fae1abc2">Nous ne devons pas voir de l’injustice et nous taire. Tel doit être le credo de tout patriote sincère. Si l’affaire Global Voice passe, ce sera une grande injustice pour le peuple sénégalais qui sera dépouillé, si les prévisions de chiffres d’affaires se réalisent, de 300 milliards de francs Cfa en cinq ans, au vu et au su de tout le monde. Il faut arrêter le processus avant qu’il ne soit trop tard. Se taire serait synonyme de complicité passive, pour qui sait.</p>
<p>Global Voice est le genre de sociétés étrangères qui n’ont pas de marchés chez elles, mais ne ciblent que des Etats d’Afrique où certaines négociations peuvent, malheureusement, se conclure facilement pour des raisons de nature différente. Le décret pris au Sénégal pour introduire Global Voice n’est d’ailleurs qu’une copie conforme de celui élaboré au Congo, à une virgule près. Comment peut-on confier une mission de contrôle à une société qui n’est pas capable de gagner ce marché de contrôle en Europe ou aux Etats-Unis, une société qui n’est référencée par aucune école de télécommunications, une société qui n’a des marchés qu’en discutant avec des gouvernements d’Afrique sub-saharienne et jamais par appel d’offres ?</p>
<p>Global Voice propose au Sénégal des équipements de contrôle qui coûtent au maximum 2 millions d’euros (1 milliard 300 millions francs Cfa) sur le marché international, somme largement inférieure aux 7 à 10 milliards de francs Cfa annoncés par Global Voice.Ce sont des tarifs standards que tous les spécialistes des télécommunications connaissent et le Sénégal peut les acquérir en moins d’un mois. Ces équipements sont loin d’être rares et loin de procéder d’une technologie exceptionnelle.</p>
<p>Comment peut-on accepter de verser à une société qui n’a même pas développé le système informatique standard, environ 50 % des recettes, soit 5 milliards de francs Cfa par mois, au même titre que l’Etat ? En une année, Global Voice Group encaisserait 60 milliards de francs Cfa et 300 milliards de francs Cfa durant toute la période du contrat de cinq ans. Avec ce montant, il est possible de relier tous les pays d’Afrique occidentale à l’Europe par fibre optique. Ainsi les coûts d’accès à la bande passante d’Internet seront très faibles et les coûts des communications téléphoniques seront très bas, facilitant la réduction de la fracture numérique chère au président sénégalais.</p>
<p>Le décret pris pour introduire Global Voice, une copie conforme de celui élaboré au Congo</p>
<p>Il s’y ajoute que le Sénégal regorge de dignes fils bien formés et capables de construire l’ensemble des applications et de faire fonctionner les équipements. Ainsi, le pays aura des équipements et des technologies qui lui appartiennent et qu’il pourra proposer à d’autres pays amis d’Afrique et d’ailleurs.De nombreux services supplémentaires à valeur ajoutée pourront également être développés et proposés sur le marché mondial. Le Sénégal ferait ainsi honneur à son haut rang de pays dynamique en matière de nouvelles technologies de l’information et de la communication et renforcerait ainsi son potentiel pour devenir, à brève échéance, un pays émergent où la pauvreté aura été vaincue.</p>
<p>Une autre raison pour ne pas confier le contrôle des communications entrantes à Global Voice réside dans ce que cette société possède une filiale qui s’appelle System One qui est opérateur de télécommunications et qui va, indûment, concurrencer les opérateurs locaux. Ce qui ne serait pas un bon arbitrage. L’Artp, en tant que qu’agence chargée de la régulation, ne devrait pas cautionner cette pratique. La mission de contrôle des communications entrantes devrait donc être confiée à une institution publique nationale qui n’aura besoin que d’une assistance technique d’au plus une année pour gagner en autonomie de gestion du système de contrôle. Le pays n’a ni besoin de cinq années de contrat ni des quatorze personnes mises à disposition par Global Voice.</p>
<p>Le système permettra de contrôler les fraudeurs qui changent souvent de méthode et de comportement. Et, il faut être averti pour les confondre. Global Voice dit qu’elle a déjà détecté 10 000 lignes en fraude. Ces propos n’engagent qu’elle. Il ne suffit pas de dire que telle ligne a fraudé et puis c’est tout, avec comme seul souci de convaincre de la pertinence de sa proposition. C’est le comportement du fraudeur qu’il faut savoir. Ce sont des éléments de ce type qu’il faut préciser. Compter des minutes et déceler la fraude sont deux choses différentes.</p>
<p>Sur le côté sécuritaire, les droits ne sont pas les mêmes. Par exemple, les services nationaux de sécurité, instruits par la Justice, peuvent avoir tous les droits de recherche sur le système de contrôle, tandis que l’Artp et le gouvernement ne devraient accéder qu’au nombre de minutes appelées. Un système de sécurité peut être installé de telle sorte qu’à chaque recherche, on puisse connaître la personne qui a recherché une information, à quel moment et pour quel résultat de sa requête. L’autorité hiérarchique doit valider chaque recherche avant qu’elle ne s’effectue.</p>
<p>En définitive, les représentants de l’Etat qui ont choisi Global Voice ne la connaissent peut-être pas assez ou n’ont pas voulu, pour des raisons inconnues, investiguer sur elle. Ce n’est pas pour rien que certains pays ont coupé le lien avec elle dès qu’ils ont découvert le pot aux roses. Le gouvernement sénégalais doit faire de même, sans tarder, et mettre en place un système efficace pour traquer les fraudes, efficient dans son coût d’acquisition, performant dans ses rendements et doté de hautes normes de sécurité et de protection des données individuelles.</p>
<p>Moubarack LO* * Economiste, Président de l’Institut Emergence, Email : moubaracklo@gmail.com</p>
<p>Abdoulaye DIAGNE Expert en système d’information et en intelligence économique, Directeur de Agensys, Email : agensys@gmail.com</p>
<p>L’intertitre est de la rédaction </p>
<p>Source: Walf</p>
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		<title>Ecovision &#8211; Nouvel ordre des télécommunications ?</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 08:30:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[L’idéal, c’est bien évidemment, qu’en toute matière, une agence de régulation ait les compétences humaines et les moyens techniques de sa mission de contrôle et d’arbitrage, voire de capture de revenus additionnels pour la puissance publique. Mais puisqu’il n’en est pas encore ainsi dans le domaine des télécommunications, force est de faire recours à un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a01.yimg.com/nimage/601ce0a992588414">L’idéal, c’est bien évidemment, qu’en toute matière, une agence de régulation ait les compétences humaines et les moyens techniques de sa mission de contrôle et d’arbitrage, voire de capture de revenus additionnels pour la puissance publique. Mais puisqu’il n’en est pas encore ainsi dans le domaine des télécommunications, force est de faire recours à un partenaire spécialisé dument sélectionné, sur la base d’une offre plurielle. Assurément, un opérateur téléphonique local peut détenir la technologie et la technicité requises. Mais là où le bât blesserait, c’est qu’il s’autocontrôlerait, avec toute la suspicion permise sur la fiabilité des données qu’il fournirait sur ses activités.</p>
<p>Les enjeux sont doublement importants qui font que le partenaire stratégique du régulateur doit être d’une neutralité absolue. Il s’agit, en effet, d’éradiquer la fraude sur le trafic téléphonique sur l’Afrique, d’une part, et de faire profiter aux économies nationales des formidables sommes d’argent que les flux entrants dégagent, d’autre part. Il ne fait pas de toute que les opérateurs légalement constitués, en règle, avec le droit sénégalais pour notre gouverne, seront les premiers bénéficiaires de la destruction du trafic sur les routes grises des télécommunications, puisque les appels internationaux qui aboutissent ou transitent par leurs terminaux vont conséquemment augmenter, par effet de récupération. Ces volumes gagnant en consistance, le Trésor public engrangerait encore plus de ressources corrélativement à l’élargissement de l’assiette des redevances dues par les opérateurs téléphoniques.</p>
<p>L’autre donne capitale est qu’une distorsion historique va être corrigée. En effet, les opérateurs téléphoniques locaux qui reçoivent et relaient les appels internationaux ne percevaient, jusque-là, que quelques miettes de la manne financière résultant de la facturation de ces transferts, les carriers occidentaux se taillant la part du lion, pour ne concéder absolument rien aux Etats africains. Mieux vaut tard que jamais : certains sont en train de ruer dans les brancards, pour un nouvel ordre des télécommunications, pour le bris d’un attelage suranné afin que leurs intérêts et ceux des opérateurs évoluant dans leur giron soient mieux pris en compte.</p>
<p>Personne n’est en droit de leur dénier la prérogative régalienne de réajuster à la hausse les prix à payer pour l’entrée ou le transit des communications internationales dans leurs pays. Si l’augmentation de la part qui revient aux opérateurs locaux patentés doit être considérée comme une juste amélioration de la rémunération des services qu’ils rendent, celle que s’octroie la puissance publique relève de son droit le plus absolu de traiter un appel téléphonique en provenance de l’étranger comme une marchandise, et donc de le taxer comme tout produit importé.</p>
<p>La Convention de Melbourne, qui régit les télécommunications internationales, lui en donne les pleins droits. Elle confère, en effet, à toute nation la liberté d’adopter le cadre réglementaire le plus favorable au développement de ses services de télécommunications. Des prélèvements qui permettraient de financer la téléphonie rurale ou contribueraient à la réduction de la fracture numérique, entre autres axes de financement du développement, du progrès économique et social, relèvent bien de cet ordre de préoccupations.</p>
<p>Des cris d’orfraie se sont élevés ces derniers jours, poussés par la crainte réelle ou feinte de voir les réajustements qui vont être opérés se traduire par une hausse des tarifs appliqués aux usagers du téléphone. Dans les normes, l’opération ne concerne point ces consommateurs. Il s’agit exclusivement d’une redistribution des marges sur le routage des communications internationales entre les carriers occidentaux qui prenaient pratiquement tout, les opérateurs locaux qui terminent leurs appels qui se contentaient du peu qu’on daignait leur concéder, et les Etats africains qui voyaient le gâteau leur passer sous le nez. Il est assez consistant : ce sont des centaines de milliards de francs qui sont en jeu par pays. Il peut et doit être autrement découpé et plus justement réparti, sans dégâts collatéraux pour les usagers du téléphone.</p>
<p>Bien évidemment, aucune démarche n’est parfaite dans l’absolu. Il est, entre divers autres cas de figure, bien possible que des carriers internationaux prennent acte des réajustements tarifaires qui s’opèrent en Afrique et fassent de la tromperie sur la marchandise, en maintenant leurs prix à leur niveau actuel, mais en diminuant le temps de communication réellement contenu dans les cartes qu’ils vendent, en grande partie aux émigrés africains. Ceci pour que leur trafic sur l’Afrique, plutôt que de baisser, reste à leur niveau normal de progression. Certains pourraient également faire de la résistance en cessant l’envoi des communications à destination des pays qui, à l’instar du Sénégal, ont réajusté leur tarification, pour forcer le retour à l’ordre antérieur.</p>
<p>Il n’est pas non plus à exclure que les fraudeurs traqués trouvent très rapidement une faille dans le système de détection que le partenaire stratégique va mettre en place pour le court-circuiter sans coup férir. D’autant qu’en l’état actuel des choses, le trafic téléphonique tend à se développer considérablement sur l’Internet qu’il n’est guère possible de le mettre totalement sous contrôle.</p>
<p>Ensuite, ce partenaire stratégique est-il de bon aloi ? Certes, dans les quelques pays africains où il a commencé à opérer, l’on ne tarit pas d’éloges sur l’efficacité de ses interventions, en termes de lutte contre la fraude sur la téléphonie et de capture de ressources pour les Etats dont il prend, au passage, une très grosse part. N’y a-t-il pas quelque part un vice caché dans cette affaire, comme dans beaucoup d’expériences du genre malheureusement tentées en Afrique ?</p>
<p>Le Soleil</p>
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		<title>Le trust, niche fiscale des milliardaires</title>
		<link>http://senegal-business.com/2010/07/le-trust-niche-fiscale-des-milliardaires/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 08:47:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout est bon pour grappiller quelques petits millions d’euros sur le dos du fisc, comme nous le montre l’affaire Bettencourt. Mais dans le catalogue des combines et entourloupes (paradis fiscaux, placements offshore, fondations…) on n’a pas mentionné la martingale à la mode : le trust.
Le trust n’est ni une personne physique ni une société ni [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a03.yimg.com/nimage/21c764b7b1b92f24">Tout est bon pour grappiller quelques petits millions d’euros sur le dos du fisc, comme nous le montre l’affaire Bettencourt. Mais dans le catalogue des combines et entourloupes (paradis fiscaux, placements offshore, fondations…) on n’a pas mentionné la martingale à la mode : le trust.</p>
<p>Le trust n’est ni une personne physique ni une société ni quoi que ce soit. C’est une entité, une réalité abstraite. Un acte par lequel une personne confie ses biens à une autre personne, afin que celle-ci les gère au profit d’une troisième personne, avant de les remettre à une quatrième personne &#8211; celle qui, à l’expiration du trust, empoche la mise. Tout cela sous le contrôle éventuel d’un  cinquième larron appelé le « protector ».</p>
<p>Je sais je sais, on n’y comprend rien. Mais c’est exprès. D’autant que cela peut encore se compliquer lorsqu’il y a réunion de plusieurs candidats trusteurs.</p>
<p>Quel avantage, me direz-vous. Eh bien, le principal avantage, c’est que les biens mis en trust n’apparaissent plus dans le patrimoine de leur propriétaire. Puisque juridiquement, il s’en est défait au profit du trust – jusqu’au jour où il les récupérera, lui ou ses héritiers.</p>
<p>Un bon truc le trust, non !</p>
<p>Vous pensez bien que l’administration fiscale s’est intéressée depuis longtemps à ce petit bijou du droit anglo-saxon. Mais elle s’y est plus ou moins cassé les dents. Ainsi, le Tribunal de grande instance de Nanterre a jugé qu’un résident français ne pouvait pas être assujetti à l’ISF pour des revenus provenant d’un trust créé aux USA. Et, en 2007, la Cour de cassation a enfoncé le clou dans un arrêt qui souligne l’intérêt fiscal d’un trust ouvert à l’étranger.</p>
<p>« Il peut donc être utilisé pour planifier une succession, préparer sa retraite, financer une association caritative… ou simplement organiser une séparation temporaire. Ainsi, Sylvio Berlusconi a mis dans un trust ses participations dans des chaînes de télévision italiennes pendant son mandat de Premier ministre », lit-on, dans Money Week. Et de citer l’exemple d’un résident américain, de nationalité française, décédé en France en 1995, dont les héritiers (français) ont encaissé la succession sans verser le moindre centime au fisc. Car le défunt n’étant plus légalement propriétaire des biens, il s’agissait non d’un héritage mais d’une mutation à titre gratuit.</p>
<p>Pour ne pas être en reste, en 2007, la France a créé son propre trust, mais réservé uniquement aux entreprises : la fiducie.</p>
<p>L’article 2011 du Code civil nous en donne  cette définition, alambiquée à plaisir : « La fiducie est l’opération par laquelle un ou plusieurs constituants transfèrent des biens, des droits ou des sûretés, ou un ensemble de biens, de droits ou de sûretés, présents ou futurs, à un ou plusieurs fiduciaires qui, les tenant séparés de leur patrimoine propre, agissent dans un but déterminé au profit d’un ou plusieurs bénéficiaires. »</p>
<p>Bon !</p>
<p>Il s’agissait, a-t-on dit à l’époque, de freiner les délocalisations. Pourtant, l’année dernière, la fiducie s’est ouverte aux personnes physiques.</p>
<p>Pour faire simple, aujourd’hui pour un droit fixe de 125 Euros,chacun peut créer sa fiducie. Encore faut-il avoir quelque chose à mettre dedans. On imagine les avantages sur l’ISF ou les droits de succession… Mais je suis peut-être mauvaise langue : la loi est trop récente pour avoir la moindre idée de ses imbrications fiscales.</p>
<p>En attendant, si Mme Bettencourt avait glissé son île dans un trust de droit anglo-saxon, qui lui est aussi vieux que le monde, les as de la brigade financière auraient pu chercher longtemps à qui elle appartenait, car elle n’aurait appartenu à personne.</p>
<p>Alors pourquoi ses gestionnaires de fortune n’ont-ils pas utilisé ce stratagème ? Je me garderai(s) bien de répéter l’opinion de l’avocat fiscaliste qui a fait l’effort de m’initier à ces techniques…</p>
<p>Source: le Monde</p>
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		<title>Ecovision: Ce sucre qui nous brûle les poches</title>
		<link>http://senegal-business.com/2010/07/ecovision-ce-sucre-qui-nous-brule-les-poches/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 08:34:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Un consommateur sur quatre étant musulman, le surcroît de consommation de sucre induit par la pratique du ramadan va très fortement peser sur la demande en cette denrée, dans les semaines à venir, et très fortement pousser ses prix à la hausse sur le marché mondial. Cette tension se dessinait déjà, depuis le mois de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a01.yimg.com/nimage/f7605b3ef6799252">Un consommateur sur quatre étant musulman, le surcroît de consommation de sucre induit par la pratique du ramadan va très fortement peser sur la demande en cette denrée, dans les semaines à venir, et très fortement pousser ses prix à la hausse sur le marché mondial. Cette tension se dessinait déjà, depuis le mois de mai dernier, le sucre blanc étant passé de 438 dollars la tonne à la mi-mai pour pousser une pointe jusqu’à 544 dollars la tonne à la date du 25 juin.</p>
<p>De bonnes récoltes sont certes attendues chez les plus grands producteurs que sont notamment le Brésil et l’Inde, mais elles n’interviendront qu’en août-septembre, alors que la demande immédiate est on ne peut plus pressante parce que le Ramadan est imminent et que des pays parmi les plus gros consommateurs qui n’ont pratiquement plus de réserves sont en train de les reconstituer massivement. C’est ainsi que le Pakistan et l’Indonésie, quoi que grands producteurs de sucre, sont en train de pomper les disponibilités du marché mondial. Toujours selon les informations distillées par les spécialistes de ce marché, la Thaïlande devrait soustraire de son offre internationale 100.000 tonnes pour la satisfaction des besoins de sa population en la matière ; l’Indonésie a émis un appel d’offres pour l’achat immédiat de 500.000 tonnes ; et les Etats-Unis ont décidé d’augmenter de 300.000 tonnes leurs importations, cette année.</p>
<p>Les consommateurs de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, majoritairement musulmans, risquent fort de faire les frais de l’étranglement du marché réel, sous la pression aux effets inflationnistes exercée par d’autres régions du monde. Malgré une population riche de 80.340.000 habitants, l’Union ne compte que quatre raffineries : la Compagnie sucrière sénégalaise (115.000 tonnes), les ivoiriennes Sucreivoire (90.000 tonnes) et Sucaf (94.000 tonnes) et la malienne Sukala S.A. (26.000 tonnes). Elles totalisent une production tournant, bon an mal an, au tour de 325.000 tonnes, laissant au marché extérieur une demande de quelque 345.000 tonnes à la quelle elles sont dans l’impossibilité de répondre.</p>
<p>Les stocks résiduels de sucre local n’étant pas suffisants pour satisfaire l’augmentation ponctuelle de la demande, à ce stade de l’année, il y a fort à craindre que les importations nécessaires ne se fassent au prix fort. La flambée extérieure des prix du sucre va nous brûler les poches, nonobstant l’effet relativement atténuateur du maintien de ceux du sucre local à des niveaux plus acceptables. Faut-il encore que les importateurs daignent faire le nécessaire, faire les achats indispensables au comblement du gap et enrayer les risques de pénurie et la frénésie spéculative qui lui est habituellement corrélative. L’on n’est présentement plus au temps où le différentiel de prix entre le sucre local et le sucre étranger était en faveur des importations. C’est le contraire qui prévaut plutôt.</p>
<p>Si cette situation reste de mise, la Taxe conjoncturelle à l’importation et tout autre mécanisme appliqués à l’échelle de l’Union pour conférer un certain degré de protection aux produits locaux sensibles, dont le sucre, contre ceux fortement subventionnés en provenance du Nord, pourraient être levés, temporairement à tout le moins. Dans la situation actuelle du marché, en termes de rapport qualité/prix, le sucre local est nettement plus compétitif que l’importé. Ce serait une excellente chose si la suspension du Tci pouvait pousser les importateurs à faire l’effort complémentaire d’approvisionnement du marché.</p>
<p>Mais l’enjeu véritable, à moyen et long termes, est plutôt de développer la production locale pour une autosuffisance régionale en sucre. La demande est très importante, dans les pays qui en produisent déjà et surtout dans ceux qui en sont des importateurs nets. Les terres requises sont abondantes le long des fleuves Sénégal, Niger et autres qui ne demandent qu’à être davantage valorisées. Le reste est question d’investissements efficients, avec le soutien avisé des Etats et de la Commission dans le cadre de la Politique agricole commune. Aider conjoncturellement les consommateurs à supporter l’incidence de la flambée des prix des denrées vitales importées dans le panier de la ménagère est une pratique compréhensible. Mais la démarche la meilleure est de soutenir la production locale pour qu’ils s’affranchissent durablement de la tyrannie des importations avec, à la clé, une génération conséquente d’emplois et de valeur ajoutée agro-industrielle.</p>
<p>Source: le soleil</p>
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		<title>AFFAIRE GLOBAL VOICE : Un expert sénégalais tire la sonnette d’alarme</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 08:31:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[« Le marché du Sénégal est réputé pour sa qualité ». C’est par cette appréciation que l’expert Pape Gorgui Touré a ouvert sa conférence de presse, auparavant déclinée sur le thème accrocheur « Affaire Global Voice : est-ce raisonnable ? » C’est justement parce que l’ancien négociateur du Sénégal sur les accords de l’Omc estime [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a03.yimg.com/nimage/34ed87d579d95db2">« Le marché du Sénégal est réputé pour sa qualité ». C’est par cette appréciation que l’expert Pape Gorgui Touré a ouvert sa conférence de presse, auparavant déclinée sur le thème accrocheur « Affaire Global Voice : est-ce raisonnable ? » C’est justement parce que l’ancien négociateur du Sénégal sur les accords de l’Omc estime qu’il est plus judicieux de « ne pas mettre le doigt dans un engrenage qu’il prédit gros de risques financiers et diplomatiques ».</p>
<p>Le ci-devant représentant de l’opérateur du réseau lors des négociations du Règlement des télécommunications internationales (Rti) à Melbourne, en Australie (1988), juge inopportune la décision de fixer un tarif minimum sur les appels entrants des télécommunications internationales du Sénégal. Au moins pour deux raisons. D’abord parce que, selon M. Touré, si d’abord il faut faire le distinguo entre tarification et facturation, les partenaires des opérateurs nationaux seront peu enclins à l’accepter et risquent, le cas échéant, de répercuter cette « surtaxation ». Ensuite, si les deux motifs évoqués, notamment la lutte contre la fraude et la génération de ressources pour le financement de l’économie sont louables en soi, l’ex-chef du département des politiques, des stratégies et du financement à l’Uit estime que ce n’est pas la meilleure solution. Parce qu’à son avis, la fraude est essentiellement le fait de réseaux Voie Ip (téléphonie via Internet) qui ne seraient pas contrôlables. Alors que l’obligation de déclaration des flux de trafics du pays émetteur vers le pays de destination, ainsi que le développement technologique permettent une transparence quasiment totale. Quant à l’argument économique, il est battu en brèche par ce qui précède, en sus du fait que s’ils sont acceptés, les tarifs fixés par le décret entraîneraient un renchérissement des coûts des appels internationaux du consommateur sénégalais. Mieux, selon l’analyse de l’élasticité de la demande/prix, « les gens vont appeler moins ou ne plus appeler du tout, ce qui aboutirait à une perte de compétitivité. A tous ces griefs que Pape Gorgui Touré veut partager avec tous les acteurs, s’ajoute, selon lui, une éventuelle violation des textes internationaux.</p>
<p>Parce que là où le décret confère à l’Artp une « mission de contrôle et de tarification », le Code des télécommunications ne fait mention du dernier vocable qu’à son article 8 où il parle en fait des « principes de tarification ». Or, il se trouve que, d’une part, le Sénégal a opté pour les principes harmonisés de la Cedeao et que, d’autre part, il passerait ainsi du « régime de partage des revenus de répartition au régime dit de la taxe de terminaison ». Toutes choses qui ont été clairement définies dans les recommandations D.150 aux négociations desquelles M. Touré a pris part en tant que porte-parole des Africains. En effet, dans son discours d’introduction à la conférence de presse, l’expert sénégalais a clairement fixé les limites de la taxe de perception composée de la part non partageable (encaissée par l’opérateur de l’appelant) et la taxe de répartition divisée en quote-part conservée (par l’opérateur de départ) et quote-part à payer (à l’opérateur du prolongement national). Il est clair que la Tva étant payée au départ par l’appelant du pays A, le récepteur dans le pays B ne paie pas de taxe fiscale sur le prix du service. Pour l’ancien négociateur du Sénégal, « la notion de quote-part de l’Etat est étrangère au Rti et aux recommandations de la série D. Qui plus est, il est inacceptable, selon lui, de prélever des recettes fiscales sur les citoyens d’autres pays. La difficulté semble se situer au niveau des définitions, le pays de destination étant en fait exportateur de services. L’importateur, c’est l’appelant, celui où est consommé le service frappé donc de Tva. Pour toutes ces raisons, Pape Gorgui Touré souhaite un large débat pour arriver à une position adaptée au système. L’ancien porte-parole des délégations africaines aux négociations de 1996 à 2000, explique qu’il s’agit d’une question complexe à laquelle il a cru devoir apporter sa contribution « en tant que Sénégalais », mais aussi comme directeur général d’une structure (Tactikom) qui, comme tout autre entrepreneur, a tout à perdre en cas de perturbation dans le secteur.</p>
<p>Source: le soleil</p>
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		<title>Ecovision : Les biocarburants ne sont pas la panacée, mais&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 08:49:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’origine, après qu’il eut découvert et domestiqué le feu, c’est avec le bois et le vent que l’Homme produisait l’énergie vitale à son existence. Il y eut ensuite les formidables progrès réalisés, au fil de ces derniers siècles, grâce au charbon, au pétrole et au gaz. Maintenant que les sources d’énergie fossiles courent à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:l6CG1eZDl61hmM:http://www.ccfskopje.edu.mk/files/u2/biocarburant_1_.jpg">A l’origine, après qu’il eut découvert et domestiqué le feu, c’est avec le bois et le vent que l’Homme produisait l’énergie vitale à son existence. Il y eut ensuite les formidables progrès réalisés, au fil de ces derniers siècles, grâce au charbon, au pétrole et au gaz. Maintenant que les sources d’énergie fossiles courent à leur épuisement, non sans faire courir à la planète les pires catastrophes climatiques et écologiques, le monde tend à se retourner vers la nature, comme par le passé très ancien, pour se construire un nouvel avenir énergétique.</p>
<p>Sur tous les continents, c’est la ruée vers les biocarburants ainsi nommés parce qu’ils sont d’essence naturelle et sont renouvelables jusqu’à l’extinction du règne végétal sur terre. Il s’agit du bioéthanol produit par la fermentation des sucres contenus dans les plantes riches en sucre ou en amidon et du biodiesel constitué d’huiles végétales. La production et la consommation en quantité importante de ces produits de subsistance à l’essence et au gasoil réduiraient considérablement les émissions de gaz à effets de serre. La filière éthanol en produirait 2,5 fois moins et celle du biodiesel 3,5 fois moins, comparativement aux carburants classiques. Ensuite, leur rendement serait largement supérieur.</p>
<p>En l’état actuel des choses, le monde est encore très loin d’en produire suffisamment assez pour contrebalancer la prépondérance du pétrole dans les intrants énergétiques des industries et des transports et dans la consommation des ménages. La production de biocarburants progresse de façon remarquable et devrait se situer, cette année, à 22 millions de tonnes pour le biodiesel et à 91,5 millions de tonnes pour l’éthanol, selon l’Ocde. Mais cela représente moins de 3% des besoins mondiaux en carburants.</p>
<p>Il faudra bien du temps, mais surtout énormément de terres pour que les biocarburants puissent être à un niveau de production réellement significatif. Pourra-t-il d’ailleurs en être ainsi si, à en croire les experts de la Fao, pour répondre de manière satisfaisante à la demande mondiale en denrées alimentaires et en biocarburants, la surface agricole utile requise équivaudrait à &#8230; trois planètes terre. Autant dire que le projet est tout simplement utopique, dans une optique de substitution radicale aux énergies fossiles.</p>
<p>La production de biocarburant n’en est pas moins dans une très forte propension lourde de menaces de déséquilibres préjudiciables à l’environnement, à la biodiversité et à l’agriculture alimentaire. Les cultures destinées aux biocarburants sont nombreuses à être fortement consommatrices d’engrais et d’espaces avec l’impact dégradant que cela a sur les écosystèmes ; elles sont de plus en plus en concurrence avec les cultures vivrières en termes de consommation d’eau et d’occupation de terres arables. Dans la tendance présente, plus la production de biocarburants prend de l’ampleur, plus celle destinée à la production alimentaire animale et humaine est mise en difficulté, comme en attestent la flambée de prix incidente aux crises alimentaires de 2004 puis de 2007-2008. Les biocarburants détournent de l’alimentation d’énormes quantités de produits vivriers, car pour fabriquer 50 litres d’éthanol, il ne faut pas moins de 225 kilogrammes de maïs, de quoi nourrir une personne pendant une année.</p>
<p>Pour Jean Ziegler, ancien rapporteur de l’Onu pour le droit à l’alimentation, « consacrer des terres agricoles fertiles à la production de denrées alimentaires qui seront ensuite brûlées pour fabriquer du biocarburant constitue un crime contre l’humanité ». Le bouchon est peut-être poussé un peu loin. Toutefois, il serait plus économiquement et humainement correct de développer la production de biocarburants, non pas avec des plantes nourricières accaparant les meilleurs terres, mais de végétaux non-alimentaires qui ne soient pas boulimiques en eau et qui puissent pousser et se développer sur les sols les moins fertiles, voire dégradés.</p>
<p>La fermentation de ce genre de plantes ainsi que des résidus agricoles permet de produire les biocarburants les plus prometteurs, ceux dits de deuxième génération. Ils ont l’avantage de n’avoir pas emprise phagocytaire sur les terres dévolues à l’agriculture vivrière et de lui être complémentaires. Les biocarburants de troisième génération renforcent cette donne positive, puisqu’ils sont fabriqués à partir de micro-organismes contenus dans des matières naturelles comme les algues.</p>
<p>Le développement des biocarburants de seconde et même de troisième génération pourrait augmenter la part de ces énergies renouvelables dans la consommation mondiale, à la condition que leur technologie de production soit parfaitement maîtrisée. Ce qui n’est pas encore le cas, en l’état actuel de la recherche dans ce domaine. Les experts les plus au fait des avancées en la matière estiment que les procédés industriels rentables de production de biocarburants de deuxième et troisième générations ne seront pas disponibles avant 15 ans.</p>
<p>D’ici là, les biocarburants de première génération continueront à tenir le haut du pavé, avec les travers qui leur sont inhérents dans l’approche surdimensionnée qui est de mise. Certes, les pays africains non producteurs de pétrole sont presque tous enclins à jouer à fond la carte des biocarburants dans le souci légitime d’alléger le fardeau étouffant de leurs importations en hydrocarbures. Mais le risque évident est que cette quête d’indépendance énergétique se fasse au détriment d’une autre exigence, leur souveraineté alimentaire.</p>
<p>Les biocarburants sont loin d’être la panacée, mais il est fort possible de faire en sorte qu’ils ne soient pas antinomiques à la production vivrière, au développement agricole au sens large, dans ce continent. En effet, produits localement, pour la stricte couverture des besoins du milieu en énergie, les biocarburants pourraient minorer le handicap que constitue le coût élevé des énergies fossiles pour la mécanisation motorisée de la production agricole et l’électrification rurale.</p>
<p>Source: le Soleil</p>
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		<title>Pourquoi l’emploi est devenu rare au Sénégal</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 11:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[L’emploi salarié du secteur moderne mesuré par l’indice de l’emploi, a baissé de 1%, en janvier 2010, selon la note de conjoncture de janvier 2010. Cette situation serait imputable à la perte d’emploi observée dans le secondaire (-2,8%). En effet, le sous-secteur de l’industrie a enregistré une baisse de 4,2% contre une hausse de 3,9% [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:yV7u8By2zRL3CM:http://www.sudonline.sn/IMG/arton1220.jpg">L’emploi salarié du secteur moderne mesuré par l’indice de l’emploi, a baissé de 1%, en janvier 2010, selon la note de conjoncture de janvier 2010. Cette situation serait imputable à la perte d’emploi observée dans le secondaire (-2,8%). En effet, le sous-secteur de l’industrie a enregistré une baisse de 4,2% contre une hausse de 3,9% dans les bâtiments et les travaux publics (Btp).</p>
<p>Les résultats de l’enquête d’opinion menée auprès des chefs d’entreprises, révèlent que les principales contraintes évoquées, durant le mois de janvier 2010, portent essentiellement sur l’environnement des affaires dans les sous-secteurs de l’industrie et des services. Dans le sous-secteur des bâtiments et des travaux publics, les difficultés évoquées sont relatives au recouvrement des créances, tandis que dans le sous-secteur du commerce, c’est plutôt la faiblesse de la demande qui constitue le principal obstacle au développement des activités.</p>
<p>Au niveau du sous-secteur industriel, 38,9% des chefs d’entreprises ont déploré un environnement des affaires difficile, marqué toujours par le coût élevé des intrants, la concurrence déloyale et la fraude. L’insuffisance de la demande est déclarée comme contrainte majeure par 33,3% des dirigeants, consécutivement à la baisse du pouvoir d’achat. Parallèlement, le niveau des stocks est reste stable selon 61,5% des chefs d’entreprises alors que 30,8% et 7,7% des répondants enregistrent respectivement une hausse et une baisse. L’accès au financement constitue une difficulté majeure pour 5,6% des industriels. Dans le sous-secteur des Bâtiments et Travaux Publics, le tiers des entrepreneurs évoque des difficultés de recouvrement des créances qui entameraient leur trésorerie.</p>
<p>En outre, l’insuffisance de la demande et l’environnement des affaires ont été évoqués, à part égale, par 16,7% des répondants. Cette situation découlerait essentiellement de l’insuffisance des marchés, du retard constaté dans l’exécution du budget avec l’allongement des procédures de passations de marchés et des impayés sur les créances publiques. S’agissant des services, l’environnement des affaires continue de peser sur le développement des activités.</p>
<p>Selon 66,7% des chefs d’entreprises enquêtés, cette situation serait liée à la conjoncture mondiale difficile, aux problèmes de fourniture d’électricité et des lourdeurs administratives. L’insuffisance de la demande a été évoquée comme principale difficulté, par 16,7% des dirigeants. Les coûts élevés des services financiers, ont constitué une contrainte majeure à l’accès au financement pour 8,3% des entreprises enquêtées.</p>
<p>Dans le sous-secteur commercial, le début de l’année 2010, est caractérisé par une baisse de la demande, par rapport aux prévisions, selon 50,0% des chefs d’entreprises. La rareté des marchés, ainsi que le repli de la demande provenant des ménages, plombée par la baisse de leur pouvoir d’achat, expliqueraient cette situation. L’environnement des affaires, jugé très concurrentiel, a été cité par 30,0% des commerçants. La conjoncture économique difficile et la lourdeur des procédures administratives ont été aussi indexées. L’accès au financement et le recouvrement des créances ont été évoqués dans chaque cas, par 10% des répondants.</p>
<p>Sékou Dianko DIATTA<br />
Rédacteur en Chef de SenegalCity.com/news</p>
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		<title>Ecovision &#8211; Recommandations bien tardives</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 08:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[La presse s’en est largement fait l’écho ces derniers jours : le Rapport 2010 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) relatif au développement économique en Afrique recommande aux Etats africains d’être fermes dans les négociations avec leurs nouveaux partenaires du Sud, de veiller à ce que cette coopération [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:Kf3CFqmOE6hQzM:http://www.jeuneafrique.com/photos/0CNUCED_270209.jpg">La presse s’en est largement fait l’écho ces derniers jours : le Rapport 2010 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) relatif au développement économique en Afrique recommande aux Etats africains d’être fermes dans les négociations avec leurs nouveaux partenaires du Sud, de veiller à ce que cette coopération profite prioritairement au développement des capacités de production du continent, à ce que leurs intérêts nationaux soient privilégiés. La Cnuced est partie du constat de l’importance grandissante de la part des pays émergents dans le commerce extérieur africain (32,5% en 2008 contre 19,6% en 1995) pour déplorer la prépondérance des produits de base dans leurs importations et des produits manufacturés dans leurs exportations, et énoncer ses recommandations.</p>
<p>La Cnuced est assurément la voix économique de toutes les nations. Mais ses conseils à l’Afrique semblent bien tardifs. On ne l’a pas beaucoup entendue sur ce registre, durant toutes ces dernières décennies, quand les pays industrialisés, qu’ils soient anciens colonisateurs ou non, avaient la haute main sur les ressources naturelles de l’Afrique qu’ils ont exploitées pour leur machine économique, sans être confrontés à aucune concurrence, et sans réellement investir dans l’outillage du continent pour son développement endogène. Très peu de voix s’élevaient pour dénoncer ce pillage et les politiques d’ajustement structurel antinomiques à la croissance et au développement que les Institutions de Bretton Woods ont imposées aux Etats africains pour leur soi-disant rééquilibrage macroéconomique, mais qui, en réalité, avaient pour finalité le renforcement et la pérennisation des intérêts du grand capital occidental et multinational sur le sol noir.</p>
<p>C’est maintenant que l’Afrique commence à franchir des pas déterminants dans le sens de son indépendance économique, par la libre diversification de ses partenaires extérieurs, principalement du côté du Sud émergent, que des augures s’épanchent sur les risques d’une reconduction du schéma classique jusque-là entretenu avec le Nord industrialisé. Ils sont réels, mais les Africains qui aspirent à vivre autrement leurs relations avec le reste du monde savent à quoi s’en tenir ; ils sont dans de meilleures dispositions pour ne pas retomber dans le piège infernal de la dépendance économique unilatérale.</p>
<p>Même si, au demeurant, les pays émergents, principalement la Chine et l’Inde, s’intéressent, au premier chef, tout comme les Occidentaux, aux matières premières africaines dont ils ont le plus besoin pour faire tourner leurs usines, la concurrence qu’ils suscitent a l’avantage, pour l’Afrique, d’améliorer les cours de ses matières premières. Ensuite, alors que les partenaires traditionnels du continent ont, pendant des décennies, rechigné à contribuer au financement de la mise en place des bases fondamentales de son développement, ses amis du Sud déploient, depuis quelque temps, d’appréciables efforts pour l’aider à se doter d’indispensables infrastructures. Par ailleurs, comme le reconnaît la Cnuced, la part des économies émergentes du Sud dans l’investissement étranger direct est en nette augmentation, pour se situer, en moyenne, à 20,8% dans la période 2000-2008, et est à destination des infrastructures et de la production. Et, à la différence de ce qui est de mise sous la houlette de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, les prêts consentis ne sont obérés d’aucune conditionnalité.</p>
<p>La démocratie et le respect des droits humains sont certes essentiels dans le devenir des nations, mais ils ne doivent pas servir de prétexte pour sevrer les peuples de moyens utiles à la sortie de la pauvreté et à leur mieux-être collectif. D’autant que, d’une manière ou d’une autre, ils auront à rembourser les prêts consentis, bien au-dessus de leur valeur réelle. La condition essentielle de toute aide au développement est qu’elle serve effectivement à relancer des économies en difficulté, comme ce fut le cas, soixante-cinq années plus tôt, avec le Plan Marshall américain au profit de l’Europe occidentale, sortie de la seconde guerre mondiale en ruine et exsangue.</p>
<p>Que préconise, in fine, la Cnuced ? Rien d’autre qu’un partenariat triangulaire Pays émergents du Sud &#8211; Afrique en développement &#8211; Pays développés du Nord. Cette proposition n’est, somme toute, pas nouvelle du tout. Et elle n’est pas sans inquiéter, car elle laisse subodorer une intention non avouée de vouloir concilier les intérêts des économies développées et émergentes sur le dos des Africains.</p>
<p>La bonne logique, pour l’Afrique en tout cas, est que ces entités demeurent en concurrence absolue dans leur positionnement, ou repositionnement, sur ce continent. Le drame serait qu’ils arrivent à se liguer dans le dessein de reproduire, ou de perpétuer, cet ordre économique mondial inique qui étouffe la liberté d’initiative et les opportunités de croissance et de développement des pays africains, surtout les chances de ceux qui font tout pour s’extirper de l’ornière.</p>
<p>Source: le Soleil</p>
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		<title>Ecovision &#8211; Le Mondial, une bonne affaire pour l’Afrique du Sud</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 08:25:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>

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		<description><![CDATA[Les comptes définitifs n’ont évidemment pas encore été établis, mais les projections laissent croire que l’organisation du Mondial 2010 de football sera tout bénéfice pour l’Afrique du Sud. Pretoria a mis les petits plats dans les grands, investissant, sur ces cinq dernières années de préparation active de l’événement, quelque 2.250 milliards de francs Cfa, pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:8fA_NeGB2Tn3fM:http://cabindascope.files.wordpress.com/2010/04/mondial.jpg">Les comptes définitifs n’ont évidemment pas encore été établis, mais les projections laissent croire que l’organisation du Mondial 2010 de football sera tout bénéfice pour l’Afrique du Sud. Pretoria a mis les petits plats dans les grands, investissant, sur ces cinq dernières années de préparation active de l’événement, quelque 2.250 milliards de francs Cfa, pour ne pas avoir à rougir ou faire pâle figure, à l’évocation comparative des performances de ces prédécesseurs.</p>
<p>Ce pactole qui égale ou dépasse le budget de nombre de pays africains a été investi dans la construction ou la rénovation de dix stades, la réalisation de nouvelles routes, la mise en circulation d’un train rapide, la modernisation du système de communication du pays et l’assurance d’une sécurité qui devrait se révéler sans faille majeure, du fait du recrutement et de la formation de 44.000 nouveaux policiers. Les neuf villes qui accueillent le Mondial et leur province respective ont, elles aussi, cassé leur tirelire pour décaisser quelque 615 milliards de francs Cfa. Ce qui porte l’investissement total sud africain dans le Mondial 2010 à 2.865 milliards de francs Cfa.</p>
<p>Le jeu en vaut très largement la chandelle. Si tout se passe normalement, en plus de l’important rôle économique que les infrastructures réalisées vont continuer de jouer, les probables retombées financières du Mondial à l’actif de l’Afrique du Sud seraient, selon les premières estimations, d’environ 5.900 milliards de francs Cfa, soit une plus-value de 3.035 milliards de francs Cfa. Elle résulterait des droits cumulés qui lui reviennent dans les formidables revenus que la Fifa tire, à tous les coups, de la « vente » de la médiatisation du Mondial, de ses marques et produits dérivés, mais aussi des dépenses effectuées dans le pays par les centaines de milliers de passionnés du ballon rond drainés par le Mondial.</p>
<p>De fait, la Coupe du monde tonifie l’économie sud-africaine, comme en atteste la manière dont elle a évolué ces derniers temps. N’ayant pas échappé à la crise financière internationale, elle a été récessive de -1,8% en 2008. Elle a repris du poil de la bête en 2009 (+3,2%) et plus vigoureusement encore cette année, pour s’être établie à +4,6% au premier semestre. Le ministre sud-africain des Finances, Pravin Gordhan, voit très clairement l’effet du Mondial dans ce regain de dynamisme. Il en attend, à raison, un apport de 0,5% à la croissance du Pib sud-africain, sans compter les nombreux emplois générés par le Mondial dont au moins 50.000 vont lui survivre, assure-t-on.</p>
<p>Question emploi et activité industrielle, il est tout de même fort regrettable que la fabrication de Zakumi, le petit léopard en peluche aux couleurs du pays arc-en-ciel, la mascotte du Mondial 2010, ait été confiée à une entreprise chinoise la Shangai Fashion Plastic Products &#038; Gifts. Ce marché de 63,6 milliards de francs Cfa pour 2,3 millions d’unités avait, dans un premier temps, été attribué à une entreprise locale, Ascendo Industrial, propriété de Shiaan-Bin Huang, un député sino-sud africain du Congrès national africain (Anc). Il l’a par la suite sous-traité, en arguant qu’il n’était pas possible de réaliser localement la commande dans les délais impartis. La Shangai Fashion Plastic Products &#038; Gifts a réussi la « prouesse » en faisant travailler des gamins 13 heures par jour payées 1250 francs Cfa. Les syndicalistes du Cosatu ont eu toutes les raisons du monde de s’élever contre cette délocalisation qui a privé l’industrie sud-africaine d’un produit dérivé particulièrement rémunérateur, détruit un important potentiel d’emplois supplémentaires, mais aussi occasionné une réelle évasion de capitaux.</p>
<p>L’Afrique du Sud reste tout de même globalement gagnante, de par le dynamise que l’effet Mondial insuffle à son économie. Pas moins de 300.000 personnes provenant de pays dont les équipes nationales sont en joute, ou qui, pour le simple amour du football, remplissent les stades et soufflent à plein poumon dans les bourdonnants « vuvuzelas » pour leur plus grand plaisir, comme cela peut se remarquer sur les écrans de télévision qui nous renvoient leur exubérance incontinente. Le fait qu’autant de monde ait franchi le Rubicon, transcendé la hantise de l’insécurité et de la criminalité qui entache l’image extérieure de l’Afrique du Sud, boostera, à n’en point douter son tourisme.</p>
<p>L’excellente tenue du Mondial dans ce pays à la richesse culturelle et à la beauté naturelle incroyable en renverrait une image bien meilleure que celle foncièrement négative que l’on s’en fait en Amérique et en Europe. Le nouveau regard qui sera posé sur l’Afrique du Sud, à la faveur d’un Mondial réussi, devrait lui valoir une bonne croissance de son industrie touristique. L’on peut tabler, comme le fait le Comité sud-africain du tourisme, sur l’afflux de dix millions de visiteurs en 2011, soit 5,5% de plus qu’en 2009. Il n’est pas exclu que, par effet de proximité et d’entraînement, le reste du continent tire partie des retombées du Mondial, en suscitant plus confiance à son endroit, et d’intérêt pour un partenariat plus valorisant dans l’exploitation de ses richesses naturelles et de ses potentialités économiques.</p>
<p>Source: le Soleil</p>
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		<title>Ecovision : La publicité entre deux eaux</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 08:50:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:hMCu_8fOz-sjGM:http://forumcanadaeurope.files.wordpress.com/2009/05/publicite.jpg">Quelques professionnels de la publicité se plaisent à pasticher la fameuse histoire de Moïse fendant la Mer rouge, par le miracle d’un bâton, pour faire échapper d’Egypte les enfants d’Israël. Ils imaginent des scribes postés sur l’autre rive en Terre promise, un peu comme des paparazzis, dire au patriarche à sa sortie des eaux qui se referment derrière lui : c’est bon Moïse, tu auras droit à une page dans le Livre, et tu seras célèbre. Il l’est et le restera pour l’éternité des temps. Cette boutade, un tantinet iconoclaste, est balancée pour détendre l’atmosphère, mais surtout pour se rassurer, comme quoi la publicité est indissociable des activités humaines, et qu’elle gardera sa fortune tant qu’il y aura des personnalités à faire valoir, des produits et des services à vendre.</p>
<p>Dans une économie de marché où les entreprises sont extrêmement nombreuses à proposer des produits qui sont sensiblement les mêmes, mais qui diffèrent plus par leur secret de fabrication, design et emballage que par leur qualité intrinsèque, la publicité qui oriente le choix des consommateurs est on ne peut plus déterminante. Les entreprises du monde développé savent à quoi s’en tenir, elles qui consacrent un budget conséquent à la communication sur leur offre commerciale. Ce n’est pas tout à fait le cas en Afrique où les sociétés qui intègrent systématiquement la communication publicitaire dans leurs charges incompressibles ne sont pas légion.</p>
<p>En fait, pendant des décennies, la plupart des entreprises africaines ont vécu en situation de monopole, ou de quasi-monopole. Cette domination captive de leur marché leur ôtait le souci des dépenses publicitaires. Elles en faisaient, à la limite pour satisfaire l’ego de leurs dirigeants, se faire remarquer par l’autorité à l’occasion d’événements majeurs pour l’Etat-nation ou soutenir, en passant, tel ou tel patron de presse. Dans l’un ou l’autre cas, la communication portait peu ou pas du tout sur la qualité et les vertus des produits à réellement faire valoir. Bien au contraire, par la publicité personnalisée, l’entreprise et son dirigeant se renvoyaient leur propre représentation, pour légitimer les idéaux et valeurs qu’ils sont censés incarner, par la grâce du pouvoir administratif et politique qui les a investis.</p>
<p>Depuis une quinzaine d’années, du fait de la multiplication des entreprises locales en concurrence sur les mêmes produits de consommation et services, et de la libéralisation tous azimuts des importations, l’acte publicitaire tend à s’imposer comme un recours commercial incontournable. Il est démontré que, plus la concurrence est importante sur un segment de marché, plus les entreprises de production et de services qui n’investissent pas dans la promotion de leur offre perdent des parts de marché, faute de faire jouer à leur profit le rôle essentiel de la publicité qui est d’amener le consommateur vers la satisfaction de besoins existants ou nouveaux. La publicité, parce qu’elle stimule la concurrence entre les entreprises de production et de service, participe nécessairement à l’amélioration qualitative de l’offre à destination des consommateurs, tout comme elle contribue à la normalisation positive des prix et à la moralisation du marché. La publicité, quand elle est véridique, peut aussi être un moyen de lutte contre la contrefaçon de produits de grande qualité.</p>
<p>En Afrique de l’Ouest, l’on est en train de prendre le pli, lentement mais sûrement. Il s’y note, en effet, une croissance appréciable de la publicité commerciale sur tous les supports possibles : télévisions, radios, presse, affichages, sponsoring de manifestations sportives et récréatives, produits dérivés, etc.</p>
<p>Au Sénégal en particulier, la publicité n’est plus, ou rarement, un moyen de faire-valoir la personne du dirigeant d’entreprise, un signe extérieur de réussite, mais bien une arme pour la promotion de ses produits ou services, l’augmentation ou la consolidation de ses parts de marché, face à une concurrence de plus en plus rude et qui est tout à la fois formelle et informelle.</p>
<p>Nonobstant les situations critiques vécues par l’économie sénégalaise, ou peut être à cause d’elles, puisqu’elles commandent aux entreprises plus d’agressivité commerciale, le marché publicitaire reste sur une dynamique de croissance.</p>
<p>Le chiffre d’affaires qui s’y brasse est passé de 4 milliards de francs Cfa, en 1999, à 9,771 milliards en 2009, en progression de 19% par rapport à l’année d’avant, selon les dernières évaluations publiées sur le secteur. Les produits alimentaires, d’hygiène, d’entretien, le cosmétique, l’habillement et autres denrées de consommation courante sont au devant de la scène publicitaire, sur les supports audiovisuels et les affiches, plus que dans la presse, l’image et le son ayant plus de pénétration et d’impact que l’écrit sur des consommateurs majoritairement analphabètes.</p>
<p>Les médias du service public, audiovisuels comme écrits, ne sont pas près de perdre leur position dominante, pour une raison essentielle : le capital-confiance dont ils jouissent tant auprès des annonceurs que des populations et institutions cibles du fait de leur ancienneté, de leur expérience professionnelle, de leur audience et rayonnement à l’échelle nationale et internationale. Leurs parts de marché sont même appelées à s’élargir, avec la concurrence encore plus virulente que se mènent les banques, les opérateurs téléphoniques et les transporteurs aériens, et avec l’obligation faites aux entreprises publiques de faire une publicité complète sur leurs opérations de passation de marchés.</p>
<p>En croissance continue, le marché publicitaire sénégalais est relativement consistant, rapporté à la demande de produits de consommation et de services auxquels il se rapporte. Mais s’il ne profite pas trop aux médias privés, c’est parce qu’ils sont si nombreux que les annonceurs discernent mal le bon support du volatile sans audience réelle, d’autant qu’une partie des quelque quatre-vingt agences de communication tend à les orienter vers l’ivraie qui casse outrancièrement les prix, pour se faire de l’argent à l’improviste et disparaître. La publicité est entre deux eaux. Il faut assurément nettoyer celle qui n’est pas tout à fait propre, dans un souci de transparence et de performance, pour l’intérêt des annonceurs comme des médias et des consommateurs.</p>
<p>Ensuite, il y a une demande insistante qui s’exprime pour que les médias publics laissent la manne publicitaire aux médias privés pour qu’ils puissent se financer et jouer leur rôle d’informateurs et de faiseurs d’opinion, en toute indépendance. Si le Trésor public prend totalement en charge le coût de leur fonctionnement et le service public de l’information qu’ils assurent, les « médias d’Etat », selon leur vieille appellation, n’auront absolument rien à redire. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, chacun jouant à fond sa partition.</p>
<p>Source: le Soleil</p>
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