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Pourquoi les acteurs du luxe résistent à la crise

La crise ? Quelle crise ? S’il est un secteur économique qui semble ne pas pâtir du marasme ambiant, c’est bien celui du luxe, qui flirte au contraire avec les sommets. Et le paradoxe n’est qu’apparent.

Cette année, Bernard Arnault et François Pinault peuvent sabrer le champagne. Séparément, bien sûr, tant on sait que la rivalité des deux champions français du luxe n’a rien d’amical ! A la tête deLVMH, numéro un mondial du secteur (Louis Vuitton, Moët & Chandon, Dior,…), le premier peut se targuer d’avoir réalisé en 2011 un chiffre d’affaires en progression de 16%, à 23 milliards d’euros. Le bénéfice net dépasse les 3 milliards d’euros et le cours de Bourse est au plus haut historique. De son côté, PPR (dont François Pinault est l’actionnaire principal) a connu une progression plus modérée de son activité l’an dernier (+11%), mais son pôle luxe (Gucci, Yves Saint-Laurent, Bottega Veneta) affiche une croissance de 22%. Il représente désormais 40% du chiffre d’affaires total du groupe, mais surtout… 78% des bénéfices ! Au classement 2012 des milliardaires réalisé par le magazine Forbes, François Pinault bondit ainsi de la 67ème à la 59ème position, même s’il reste loin de son rival, solidement installé à la 4ème place, sur les talons de l’américain Warren Buffett.

Cette bonne santé du secteur du luxe se traduit aussi par des ventes de champagne d’environ 330 millions de bouteilles en 2011, un chiffre proche du record de 338 millions enregistré en 2007, avant la crise des subprimes. Quant au Bureau national interprofessionnel du cognac, il se félicite que la célèbre liqueur charentaise soit la première eau-de-vie à dépasser les 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Comment expliquer une telle santé à l’heure où la crise économique plonge un nombre croissant de personnes dans la crainte de l’avenir ? On peut lire un début d’explication dans les chiffres de BMW, numéro un mondial de l’automobile haut de gamme. Le constructeur allemand a vu ses ventes progresser de 14% en 2011, à 1,67 million d’exemplaires. Si les Etats-Unis et l’Allemagne restent les deux principaux marchés de BMW, la croissance la plus forte provient de… la Chine, où les ventes ont bondi de 37%.

Ce n’est un mystère pour personne: l’essor de l’Empire du milieu provoque un net déplacement du centre de gravité économique du monde. Or, la croissance des pays émergents est tout sauf bien partagée et profite surtout à quelques-uns. Forbes dénombre aujourd’hui 1.226 milliardaires dans le monde (un chiffre record  et 16 de plus en un an), dont plus de 400 Américains. Mais les deux pays venant derrière ne sont autres que la Russie (96 milliardaires) et la Chine : les cyniques ne manqueront pas de savourer le fait que ces deux pays furent les deux grands foyers du communisme an 20ème siècle. Autre temps, autre mœurs ! Certes, les ultra-riches restent une élite très limitée en nombre, mais regardons les choses à une échelle plus “basse”, celle du nombre d’individus dont le patrimoine dépasse un million de dollars. C’est la population à laquelle s’intéresse le “World wealth report” publié chaque année par Merrill Lynch et Capgemini et il dénombrait 10,9 millions de personnes dans ce cas en 2010, soit une progression de 8,3% en un an. Là encore, ces nouveaux riches viennent souvent d’Asie. Une bonne nouvelle pour notre pays, car, lorsque qu’on parle de mode ou de vins fins et que le prix n’a plus d’importance, le “made in France” a encore une belle carte à jouer. Pour les pays émergents, c’est une autre histoire. A Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, une boutique Louis Vuitton de 490 mètres carrés a ouvert ses portes en 2009, mais les Bentley qui s’arrêtent doivent se contenter de routes non goudronnées pour rouler : tout un symbole d’un pays où l’extrême richesse d’un petit nombre se juxtapose à un PIB par habitant parmi les plus faibles au monde.

Yahoo finances

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Apple annoncera ce lundi ce qu’il va faire de son excédent de cash

L’américain Apple tiendra ce lundi une conférence de presse « pour annoncer l’issue des discussions du groupe sur son solde de liquidités ». La société disposerait de près de 100 milliards de dollars de cash.

Dividende ou pas dividende, les investisseurs d’Apple auront enfin aujourd’hui la réponse qu’ils attendent quant à la manière dont la firme américaine envisage d’utiliser ses 100 milliards de dollars de cash. Dans un communiqué peu bavard, le groupe a en effet annoncé qu’il fera ce lundi une conférence téléphonique sur ce sujet à l’exclusion de tout autre. La conférence téléphonique sera donnée à 06H00 locales pour le groupe de Cuppertino en Californie, soit 13H00 GMT par le directeur général Tim Cook et le directeur financier Peter Oppenheimer.

Pas question donc d’aborder les performances du groupe au cour des derniers mois. Apple, qui a lancé vendredi la nouvelle version de sa tablette iPad, avait annoncé fin janvier des bénéfices et ventes « record » de respectivement 13,06 milliards et 46,33 milliards de dollars au premier trimestre de son exercice décalé grâce au succès de son téléphone iPhone 4S.

Le groupe a vendu 37,04 millions d’iPhone au cours du dernier trimestre, soit un bond de 128% sur un an, 15 millions d’iPad (+111%), 5,2 millions de Mac (+26%) et 15,4 millions de baladeurs iPod (-21%).

Pression des investisseurs

Apple qui dispose de plus de 97 milliards de dollars de liquidités (cash et titres financiers) avait alors admis qu’il menait des discussions internes sur l’utilisation de ce trésor de guerre. Discussions en partie au coeur défendant de la direction du groupe qui était depuis des mois sous la pression des investisseurs. Une grande partie de ceux-ci souhaitent en effet qu’une partie de ce gâteau leur soit redistribué sous forme de dividende.

Nombre d’analystes croient à cette solution. Selo eux, la distribution d’une part des profits accumulés par le groupe pourrait prendre la forme d’un dividende exceptionnel, voire d’un paiement régulier aux actionnaires. Un rachat d’actions pourrait aussi être envisagé.Qui plus est, le retour à une politique de dividende pourrait attirer vers le titre les investisseurs particuliers et surtout institutionnels spécialisés dans la recherche de valeurs de rendement.

Le dernier dividende versé par le groupe à ses actionnaires remonte à 1995, selon les données Thomson Reuters. En 1996, Apple avait enregistré une perte nette de 816 millions de dollars.

Mais rien ne dit qu’ils obtiendront satisfaction ce lundi. les spéculations vont en effet bon train sur les autres options que pourrait retenir Apple : investissement dans de nouveaux projets de recherche, éventuelles acquisitions, sont autant d’options qui circulent.

Certains observateurs ne croient pas en effet à l’option d’un versement de dividende.« L’option la plus probable est une acquisition ou un gros investissement technologique. Peut-être qu’Apple va acquérir Twitter, le réseau social qu’il a si étroitement intégré dans ses systèmes opérationnels iOS et OS X » estime par exemple Matthew Panzarino dans le blog The Next Web blog.

Les Echos

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Le gendarme américain des marchés scrute l’entrée en Bourse de Facebook

Où mènera la frénésie des investisseurs pour Facebook qui a annoncé, début février, sa volonté de lever au moins 5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) auprès du public en Bourse ?

De la bulle Internet, il semble qu’une seule chose ait été retenue : être le plus rapide, c’est-à-dire acheter les actions de la nouvelle “start-up” à la mode au plus vite, avant même son entrée en Bourse afin de s’assurer une “culbute” financière.

Malheureusement cette stratégie est souvent mauvaise – nombre de valeurs Internet cotent aujourd’hui à peine le prix de leur introduction -, mais aussi dangereuse.

La Security and exchange commission (SEC), le gendarme des marchés financiers auxEtats-Unis, vient de le rappeler en dénonçant des tricheries qui ont lieu sur le marché secondaire, dit “pré-IPO” (pré-entrée en Bourse).

Sur ce marché s’échangent notamment des actions très recherchées des réseaux sociauxles plus en vue du moment, Facebook ou Twitter, avant leur entrée en Bourse. Les transactions y sont opérées quasiment “de la main à la main”, c’est-à-dire hors d’un marché strictement régulé.

Pour les entreprises c’est une façon d’avoir accès à des capitaux et de faire profiter leurs salariés, ou quelques investisseurs avisés, d’actions souvent émises au compte-gouttes.

“DES RISQUES MÊME POUR UN EXPERT”

Depuis mi-2009, ce marché s’est fortement développé à la faveur de l’émergence de nouvelles stars du net, ouvrant aussi la voie à quelques “margoulins”, comme il se dit dans le jargon.

Ainsi, profitant de l’emballement pour ces titres, des financiers visiblement peu scrupuleux (Frank Mazzola et sa société de courtage Felix Investments et Facie Libre management), ont, selon la SEC, fait croire aux investisseurs qu’ils avaient un accès privilégié aux actions Facebook pour les vendre jusqu’66 dollars l’une, près de deux fois le prix auquel ils y ont eu accès.

La différence ? Empochée, notamment via des commissions secrètes allant bien au-delà des 5 % annoncés aux investisseurs. Interrogés, les interlocuteurs de la société Felix Investments n’ont pas souhaité faire de commentaire et la société Facie Libre, n’était pas joignable.

Pour les acheteurs cette affaire peut inquiéter : que l’on soit novice ou expérimenté, vérifier la justesse du prix de ces actions est mission quasi impossible. “Ce marché secondaire (…) présente des risques même pour un expert”, alerte Marc Fagel, directeur du bureau de la SEC de San Francisco, cité par le Wall Street Journal.

Pour Max Wolff, en charge de la recherche sur le marché secondaire chez GreenCrest Capital à New York, c’est même “un peu le Far-West en ce moment”.

LES RÈGLES D’ENCADREMENT DATENT DE 1962

Ce marché des “pré-IPO” existe depuis des décennies et la dernière mise à jour des quelques règles visant à l’encadrer date de… 1962. “Entre temps les choses ont évolué”, plaisante M. Wolff.

A ses yeux, il est donc important, pour restaurer la confiance des investisseurs, que la SEC montre qu’elle veille. “Quand vous n’avez pas confiance en vos voisins vous êtes content de voir qu’il y a des policiers dans la rue”, commente-t-il.

Il faudrait sans doute faire plus, mettre en place des règles plus strictes pense la SEC. Mais les responsables politiques ont apparemment décidé du contraire comme en témoigne la “JOBS bill”, acronyme pour “Jumpstart Our Business Startup act”. Un texte de loi qui n’a pas de lien direct avec les “jobs” (les emplois), mais vise à faciliter le financement des entreprises innovantes.

Ce projet, en cours d’examen au Congrès, vient d’être approuvé par la chambre des représentants, à majorité républicaine. Or, selon la SEC, ce texte “pro-business” consiste aussi à alléger, voire supprimer totalement les règles du marché pré-IPO.

Mary Schapiro, présidente de la SEC, s’en est émue dans un courrier adressé aux sénateurs Tim Johnson et Richard Shelby, daté du 13 mars. Sa plaidoirie fera-t-elle mouche ? Le texte passera-t-il le barrage du Sénat ? Sera-t-il amendé ? “Il faudra sans douteattendre le prochain scandale pour qu’il se passe vraiment quelque chose”, redoute pour sa part M. Wolff.

Le Monde

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La Grèce sortira de la récession en 2013

La Grèce sortira de la récession en 2013. Mais la croissance du PIB grec sera globalement nulle sur l’ensemble de cette année, selon de nouvelles prévisions du Fonds monétaire international (FMI) pour le pays publiées jeudi et revues en forte baisse par rapport à décembre.

Le FMI estime que le produit intérieur brut grec devrait chuter de 4,8% en 2012 après avoir reculé de 6,9% en 2011. En décembre, il estimait que le PIB chuterait de 3,0% en 2012 après un recul de 6,0% en 2011 et que la croissance atteindrait 0,3% en 2013.

Les nouvelles prévisions du Fonds figurent dans un communiqué publié après le feu vert donné par son conseil d’administration à un nouveau programme d’assistance financière à la Grèce, d’une durée de quatre ans et d’un montant de 28 milliards de dollars. Le FMI a indiqué que cette nouvelle facilité de crédit était destinée à “soutenir le programme d’ajustement économique des autorités”grecques.

Après les explosions de colère populaire qui ont accompagné l’instauration de l’austérité en Grèce, le Fonds note que le nouveau programme économique convenu entre Athènes et les créanciers publics du pays a pour but “de ramener la compétitivité et la croissance, de rétablir des finances publiques viables et derevenir à la stabilité financière”. La Grèce est toujours confrontée “à des défis de premier plan” et devra faire des efforts importants pour mettre en oeuvre les réformes convenues avec ses créanciers afin de pouvoir continuer à bénéficier de leur soutien, a encore indiqué le FMI.

Le Monde

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Le Qatar est le troisième actionnaire de Total

Le Qatar est devenu le troisième actionnaire de Total en acquérant depuis l’été dernier 2% du capital du groupe pétrolier, rapporte ce mercredi le journal Les Echos.

La nouvelle pourrait sembler anecdotique. C’est pourtant une information économique de premier ordre. L’intérêt du Qatar pour les entreprises françaises n’avait en effet échappé à personne, mais son entrée dans le capital de la plus florissante d’entre elles si. Jusqu’à la révélation ce mercredi par le quotidien Les Echos de l’acquisition l’été dernier par les fonds souverains qataris de 2% de Total (12 milliards d’euros de bénéfice net en 2011), ce qui en a fait rien de moins que le troisième plus gros actionnaire du groupe pétrolier.

“Les achats auraient été discrètement réalisés par deux fonds souverains, avant d’être récemment regroupés au sein de Qatar Holdings”, précise ainsi le quotidien économique, qui ne précise pas ses sources. Mais a bien tenté de contacter Total, qui n’a cependant pas daigné faire le moindre commentaire. Il faut dire qu’à l’échelle de son actionnariat, cela n’est pas tellement bouleversant. Au regard des données publiées par l’agence Reuters, le Qatar, en participant à hauteur de deux milliards d’euros, ne fait que s’inscrire dans le sillage du Groupe Bruxelles Lambert, plus gros actionnare avec 4% du capital, ou encore du fonds chinois State Administration of Foreign Exchange (SAFE), les salariés détenant, eux, 3,32%.

C’est en fait à l’échelle française que cet énième signe d’une mondialisation de plus en plus galopante a de quoi faire tiquer. Le Qatar possédait en effet déjà 5,6% de Vinci, 5% de Veolia Environnement et 7,5% d’EADS (constructeur d’Airbus). Une participation dans la plupart des grands groupes français encore accentuée récemment, lorsque ledit fonds souverain a acquis 10,1% du capital du groupe de médias Lagardère. Sans oublier le rachat du Paris Saint-Germain, des palaces Carlton (à Cannes) et Royal Monceau (à Paris), auxquels il convient d’ajouter le coup de force d’Al-Jazira Sports sur les droits télévisés de la Ligue 1 et de la Ligue des champions. Au point qu’il est devenu légitime de se demander à quoi va conduire cette véritable razzia…

Les Echos

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Mali : Sotelma en Bourse, trop cher ou pas ?

L’introduction en Bourse (BRVM) de l’opérateur malien Sotelma, contrôlé par Maroc Telecom,  est annoncée pour juin. Un cours trop élevé pourrait cependant lui réserver un réveil douloureux.

Un troisième opérateur télécoms coté. C’est la bonne nouvelle qu’a annoncée fin février Jean-Paul Gillet, le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), à Abidjan. Le malien Sotelma devrait emboîter prochainement le pas du sénégalais Sonatel et du burkinabè Onatel avec l’espoir de rencontrer le même succès que le premier, très apprécié des épargnants locaux et internationaux, mais aussi le risque de connaître le sort, moins enviable, du second.

Introduit en avril 2009 à 45 000 F CFA [68,60 euros, NDLR], Onatel, filiale de Maroc Télécom, vivote depuis, avec un cours de 40 000 F CFA fin février. « Onatel a fait son introduction à un niveau très élevé, surtout pour une société qui était en pleine restructuration », rappelle Hermann Boua, analyste financier chez Hudson & Cie. Boudée par les épargnants, la sixième capitalisation de la Bourse ivoirienne a été sortie l’an dernier de l’indice phare de la place, le BRVM 10. Sur l’ensemble de 2011, 11 254 titres Onatel ont été échangés (pour moins de 1 million d’euros), faisant de l’opérateur burkinabè la quatorzième valeur transigée sur la Bourse, très loin derrière Sonatel et ses 292 000 actions échangées…

Sotelma devrait quant à lui être introduit en juin à un cours de 35 000 F CFA l’action. « À ce jour, nous ne connaissons pas les hypothèses précises de valorisation, notamment le business plan futur, souligne un analyste financier. Mais si vous regardez les données financières passées de Sotelma, il est clair que le cours annoncé est élevé. Selon nos calculs, pour être attractif, il ne devrait pas dépasser les 20 000 F CFA. » Une sévère décote qu’on imagine mal être acceptée par les deux actionnaires actuels de Sotelma : l’État malien (49 %) et Maroc Télécom (51 %).

Performances exceptionnelles

Le premier est à l’origine de l’introduction en Bourse et compte céder à cette occasion 19 % du capital au public et 10 % aux salariés. Il est peu probable qu’il revoie à la baisse le gain potentiel (environ 152 millions d’euros) qu’il pourrait tirer de l’opération. Le second, qui a payé à un prix élevé la prise de contrôle de Sotelma en 2009, pourrait aussi se montrer réticent. « Le prix de 35 000 F CFA par action est en ligne avec le montant payé par Maroc Télécom en 2009 [180 milliards de F CFA, soit 274 millions d'euros]. L’affaire est intéressante, car depuis cette date Sotelma affiche des performances financières exceptionnelles », assure l’un des conseils de la future introduction en Bourse.

Avec un chiffre d’affaires d’environ 194 millions d’euros en 2011, en hausse de 33,7 %, l’opérateur malien possède en effet de beaux atouts. Le nombre de ses abonnés dans le mobile est ainsi passé en un an de 2,2 millions à 4,4 millions, tandis que sa part de marché a fait un bond de neuf points, à 40 %. Surtout, le Mali est un marché tranquille, peu concurrentiel, pour les deux opérateurs mobiles, Malitel (Sotelma) et Orange Mali (filiale de Sonatel). « Ni Maroc Télécom ni Sonatel n’ont comme habitude de se battre sur les prix, et leurs marges restent donc élevées », note un observateur. L’arrivée imminente du duo Planor-Monaco Télécom, qui a remporté l’appel d’offres pour la troisième licence, ne devrait pas bouleverser la donne, du moins à court terme.

Jeune Afrique

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Quatre banques américaines échouent aux stress tests

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) s’est félicitée, mardi 13 mars, de la solidité financière renforcée des grandes banques américaines, qui ont dans l’ensemble passé avec succès la version 2012 de ses tests de résistance. Quinze des dix-neuf plus grandes banques américaines qui étaient soumises à cet exercice ont réussi. MetLife, Citigroup, Ally et SunTrust ont échoué, ne parvenant pas à faire la preuve de leur capacité à maintenir, en cas de nouvelle crise, les ratios de capitaux exigés par la Fed.

Le scénario auquel étaient soumises les banques et leurs plans d’utilisation du capital était en effet celui d’une récession terrible, semblable, voire plus forte par certains aspects, à celle qui a frappé les Etats-Unis en 2007-2009. Selon les résultats des tests, le ratio global des fonds propres durs de toutes ces banques passerait de 10,1 % au troisième trimestre de 2011 à 6,3 % au quatrième trimestre de 2013 – soit plus que les 5 % requis – dans le cas où cette hypothèse de récession devenait réalité.

Pour la Réserve fédérale, les résultats des tests montrent “que la majorité des plus grandes banques américaines continuerait de satisfaire aux exigences de la réglementation en matière de suffisance de capital, en dépit de pertes vraisemblablement élevées, dans le scénario hypothétique d’une situation économique extrêmement défavorable”.

Pour la Fed, les résultats des nouveaux tests de résistance témoignent “d’une augmentation importante du capital” des dix-neuf plus grandes banques américaines au cours des trois dernières années, depuis les premiers tests réalisés par les autorités, au début de 2009, en pleine crise. La Fed y voit le succès de sa politique consistant à maintenir la bride aux grandes holdings bancaires, qu’elle est chargée de contrôler. La Réserve fédérale indique ainsi que les dix-neuf banques ont reversé 15 % seulement de leur bénéfice net sous forme de dividendes, contre 38 % en 2006.

Selon un responsable de la Fed, aucune des quatre banques qui ont échoué aux tests de résistance de 2012 ne se verra contrainte de lever des capitaux nouveaux, comme cela avait été le cas à l’issue des tests de 2009. En revanche, a-t-il dit, elles vont devoir présenter à la Réserve fédérale de nouveaux plans d’utilisation du capital, et le succès aux tests de résistance n’implique pas nécessairement que la Fed autorise une banque à aller de l’avant avec tous ses projets de reversement de capital.

Parmi celles qui ont réussi, JPMorgan a annoncé une hausse de 20 % du dividende trimestriel qu’elle compte reverser aux actionnaires et un nouveau programme de rachat d’actions susceptible d’accroître la rentabilité de son titre. Wells Fargo a annoncé elle une hausse de son dividende de 83 % et qu’elle rachèterait cette année plus de ses propres actions qu’en 2011, tandis queGoldman Sachs annonçait succinctement avoir été autorisée à revaloriser son dividende et à racheter des actions.

Parmi les recalées, MetLife a jugé les critères retenus mal adaptés à l’activité d’une société de bancassurance comme elle. Troisième banque américaine, Citigroup a pour sa part indiqué qu’elle était contrainte de maintenir contre son gré ses dividendes à leur niveau actuel. Outre Citigroup, Ally (l’ancien GMAC, sauvé de la faillite par l’Etat en 2008 et 2009 et appartenant toujours au Trésor à 73,8 %), MetLife (assureur, régulé par la Fed comme une banque à cause de ses activités bancaires) et SunTrust (banque d’Atlanta).

L’Association des banquiers américaine (ABA) a critiqué la méthode consistant àtester des établissements “selon des conditions théoriques bien plus rudes que celles” de la dernière crise, jugeant que cela empêchait “de manière injustifiable”certains d’entre eux de verser des dividendes à leurs actionnaires et que cela risquait d’affaiblir “leur capacité à prêter”.

Le Monde

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Le Japon va acheter des obligations chinoises

Le Japon a annoncé l’acquisition prochaine d’obligations d’Etat chinoises, un achat inédit qui symbolise le renforcement des échanges financiers entre les deux puissances asiatiques. “Nous avons reçu l’accord des autorités chinoises pouracheter des obligations d’Etat pour 65 milliards de yuans, soit environ 10,3 milliards de dollars”, a expliqué, mardi 13 mars, le ministre des finances nippon, Jun Azumi, lors d’une conférence de presse.

Le montant annoncé semble peu important mais témoigne d’une volonté derenforcer la coopération entre les deux pays. “C’est symbolique, le Japon montre qu’il soutient la croissance de la Chine”, estime Akio Takahara, professeur de politique chinoise à l’université de Tokyo. Cet achat entre dans le cadre d’une série d’accords financiers conclus entre Tokyo et Pékin à la fin de décembre, à l’occasion d’un sommet entre les premiers ministres nippon, Yoshihiko Noda, et chinois, Wen Jiabao.

A la suite de cette rencontre, les autorités japonaises ont formellement demandé la permission de pouvoir acheter des obligations du gouvernement chinois à Pékin, qui vient de donner son feu vert.

Contrairement à d’autres pays, la Chine n’autorise pas les investisseurs à acheterlibrement sa dette et ne délivre ce droit que par autorisation spéciale, qu’aucune puissance économique majeure n’avait obtenue jusque-là. Assises sur de colossales réserves de changes, Pékin et Tokyo ont observé avec inquiétude les développements de la crise d’endettement européenne. Les deux principaux détenteurs de titres de la dette américaine tentent désormais de diversifier leur portefeuille.

La Chine a ravi au Japon la place de deuxième économie mondiale en 2010, mais l’archipel profite grandement de la croissance de son voisin, qui assure d’importants débouchés à ses entreprises.

Les accords nippo-chinois de décembre ont pour objectif de développer l’usage de leur monnaie respective, le yen et le yuan, dans les transactions commerciales et les investissements entre les deux pays, au lieu de passer par le dollar comme actuellement (60 % des échanges sino-japonais utilisent le billet vert). Utiliserdirectement leur monnaie respective permettra aux entreprises chinoises et japonaises de réduire leurs coûts et de se prémunir des aléas monétaires liés aux fluctuations de la devise américaine. Pékin et Tokyo y voient une garantie de stabilité financière pour la région asiatique.

Le Monde

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Les USA redeviennent exportateurs nets de produits pétroliers

La success story de l’or noir américain s’est enrichie d’un nouveau visage, celui d’Harold Hamm. C’est un peu grâce à ce solide gaillard de 66 ans, fondateur deContinental Resources, la 14e compagnie pétrolière du pays, que les Etats-Unis sont redevenus en 2011 exportateurs nets de produits pétroliers pour la première fois depuis 1949.

Chaque jour, indique le Département de l’énergie (DoE), les raffineurs ont exporté près de 2,9 millions de barils de carburants divers (essence, fioul domestique, gazole) pour 2,4 millions de barils importés. En 2010, les importations quotidiennes nettes étaient encore de 269 000 barils.

Cette performance n’est pas seulement due au pétrole de schiste (prisonnier dans la roche comme les gaz de schiste). La consommation intérieure s’est aussi contractée sous l’effet de la crise et de l’amélioration des automobiles : entre 2005 et 2012, la consommation quotidienne outre-Atlantique a chuté de 2 millions de barils (à 18,8 millions), et la tendance sur les produits raffinés se poursuivra en 2012 et 2013, a indiqué le DoE. Mais les Etats-Unis répondent aussi à une demande croissante de l’étranger, surtout d’Amérique latine.

SAUT TECHNOLOGIQUE

Une révolution énergétique est donc en marche aux Etats-Unis avec le développement des pétroles de schiste, malgré ses conséquences sur le réchauffement climatique. Ces pétroles (comme les gaz de schiste) étaient connus depuis les années 1950 mais inexploitables, financièrement et techniquement. Il a fallu que deux conditions soient réunies.

Le prix de vente du baril, d’abord. Il devait être largement au-dessus de 60 dollars – ce qu’il est depuis 2005 – pour que l’exploitation soit rentable. Car le coût de production de près de 50 dollars par baril est comparable à celui de l’offshore très profond du Golfe du Mexique ou des sables bitumineux du Canada. Le saut technologique, ensuite. La fracturation hydraulique, et surtout la possibilité de forerdes puits horizontaux, explique aussi le fort développement des shale oils.

“La production d’huile du gisement de Bakken [Dakota du Nord] est passée de 10 000 barils/jour en 2003 à plus de 360 000 b/j en 2011, indique une récente étude de l’Institut français du pétrole. On note depuis 2009 une nette augmentation des investissements des opérateurs. En 2011, il devrait y avoir deux fois plus de forages d’huile que de forages de gaz.” Reste un problème majeur, celui de la gestion de la ressource en eau pour produire ce type d’hydrocarbures.

Le cabinet IHS CERA a récemment évalué à 17 milliards de barils les réserves récupérables des six principaux gisements américains (Nord Dakota, Texas, Wyoming, Oklahoma…). Trois fois plus que l’US Geological Survey. Qui croire ? Cette promesse de richesse a en tout cas déclenché les grandes manœuvres depuis 2009. La plupart des compagnies s’y intéressent, qu’elles soient américaines (ExxonMobil, Marathon Oil…), russes (Rosneft), chinoises (Sinopec, Cnooc) ou norvégiennes (Statoil). Les fonds d’investissements aussi, comme KKR ou Blackstone, qui sautent sur “les occasions attractives pour investir dans l’exploration-production pétrolière et gazière” en partenariat avec les pétroliers.

Gaz et huiles de schiste ont profondément modifié la donne et le débat énergétiques depuis l’élection de Barack Obama, en novembre 2008. Le nucléaire étant mis entre parenthèses en raison de ses coûts de départ et les énergies vertes encore largement subventionnées, les énergies fossiles reviennent en force dans un pays où le propriétaire du sol est aussi propriétaire du sous-sol.

DES ETATS-UNIS “TOTALEMENT INDÉPENDANTS” ?

En 2011, Harold Hamm avait eu droit, dans le Wall Street Journalà un portrait pleine page (lien payant) intitulé “Comment le Dakota du Nord est devenu l’Arabie saoudite”. Le self made man, devenu la 36e fortune américaine selon Forbes, est persuadé que les Etats-Unis pourraient être “totalement indépendants à la fin de la décennie” s’ils menaient une bonne politique énergétique. Et même devenir “l’Arabie saoudite du pétrole et du gaz naturel au XXIe siècle”. Il l’a dit au président et à son ministre de l’énergie, Steven Chu, en leur demandant d’assouplir les règles environnementales.

Sans convaincre ces chauds partisans d’une révolution verte elle aussi au service de l’indépendance. Harold Hamm a annoncé, début mars, son ralliement à la candidature du républicain Mitt Romney, aux côtés des lobbyistes du charbon et des sables bitumineux.

Les Etats-Unis produisaient 7,5 millions de barils de pétrole brut en 2010, ce qui n’assurait qu’environ 45 % de leurs besoins. Mais leurs importations d’or noir ne cessent de reculer depuis le milieu des années 2000 et leur production deprogresser. Le Dakota du Nord devrait devenir la deuxième région productrice, derrière le Texas, mais devant l’Alaska et la Californie. Et Harold Hamm gagnerquelques places dans le classement de Forbes.

Le Monde

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Les dix femmes les plus riches du monde

Peu de femmes sont dans le top 100 des personnes les plus riches du monde, selon le célèbre classement “Forbes”. Présentation des dix premières…

Christy Ruth Walton
est la veuve du milliardaire John T. Walton, héritier du fondateur de Wal-Mart et détenteur du poste de directeur dans la multinationale familiale
Fortune estimée : 25,3 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 11

Liliane Bettencourt
est la première actionnaire (et héritière) du groupe L’Oréal.
Fortune estimée : 24 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 15

Alice Walton
est l’unique fille de Sam Walton, fondateur de Wal-Mart, et l’une de ses actuelles héritières.
Fortune estimée : 23,3 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 17

Georgina Rinehart
est patronne et unique propriétaire de la société minière Hancock Prospecting.
Fortune estimée : 18 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 29

Iris Fontbona
est la seconde femme et veuve d’Andrónico Luksic Abaroa, milliardaire ayant commencé sa carrière dans les années 1950. Il était l’homme le plus riche du Chili et était impliqué dans plusieurs compagnies dans le secteur des mines, de la finance et autres.
Fortune estimée : 17,8 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 32

Birgit Rausing
est veuve de Gad Rausing, le fils du fondateur de la société suédoise Tetra Pak créée en 1943.
Fortune estimée : 14 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 50

Jacqueline Mars
est une héritière américaine. Elle siège au conseil d’administration du groupe agroalimentaire américain Mars Incorporated depuis 1973.
Fortune estimée : 13,8 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 52

Susanne Klatten
est actionnaire déterminante du géant automobile BMW et contrôle la moitié du groupe chimique Altana.
Fortune estimée : 13 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 59

Anne Cox Chambers
est à la tête de Cox Enterprises, l’immense groupe de médias basé aux États-Unis et fondé en 1898 par son propre père. Aujourd’hui, l’entreprise possède 17 journaux quotidiens, 15 chaînes de télévision et 86 stations de radio.
Fortune estimée : 12,5 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 61

Savitri Jindal
est la baronne indienne de l’acier, veuve du fondateur d’O.P. Jindal Group
Fortune estimée : 10,9 milliards de dollars
Place dans le classement Forbes : 80

LePoint.fr

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“La faillite renverrait la Grèce dans la très grande pauvreté”

Entretien avec Jean Lemierre, représentant les créanciers privés d’Athènes et conseil de BNP Paribas.

Est-on assuré du succès de l’opération d’échange de dette ?

Il n’est pas possible d’être sûr de l’issue d’un tel processus. Chaque créancier privé (banque, assureur, fonds) prendra sa décision en fonction des conditions de l’échange. Mais le succès de l’offre est dans l’intérêt de tous. De la Grèce bien sûr, de la zone euro, mais aussi des créanciers privés.

La Grèce est dans une situation difficile. En marge des aides de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), les créanciers privés ont été sollicités pour faire un effort important. La perte de valeur sur les nouvelles obligations représente 73 % du fait de l’allongement de la maturité des titres et des taux plus bas. Ce sont des concessions très fortes.

Si les créanciers étaient forcés à l’échange, censé être volontaire, les conditions de la restructuration de la dette seraient-elles plus dures ?

L’accord entre l’Union européenne et les créanciers privés repose sur le volontariat. Le conseil européen a réaffirmé que l’objectif était de réaliser un échange volontaire. C’est une démarche très importante politiquement et financièrement, qui doit permettre de procéder à une restructuration ordonnée de la dette. Il s’agit de réduire au maximum la dette grecque. En contrepartie, les pouvoirs publics grecs ont accepté d’importantes mesures.

Si l’opération perdait son caractère volontaire et qu’il fallait recourir aux clauses d’actions collectives pour compenser la participation trop faible, la Grèce et l’Union européenne seraient susceptibles de revoir certains paramètres. Cela pourraitdégrader l’offre pour les créanciers.

Si le jeu est perdant, pourquoi certains créanciers restent-ils réticents ?

Les questions ne sont pas les mêmes s’agissant des obligations de droit grec et celles de droit anglais ou suisse, que détiennent certains investisseurs. Sur ces dernières, seules les clauses d’action collectives déjà prévues par le contrat d’émission initial peuvent s’appliquer. Leurs propriétaires pourraient donc êtretentés de ne pas aller à l’échange, en pensant que leurs titres seraient épargnés si l’échange devenait contraint

Mais ils prendraient le risque de pertes plus grandes si la Grèce venait à ne pasrembourser ! Le ministre des finances grec, Evangelos Venizélos, a indiqué qu’il n’y aurait pas d’argent pour les titres qui ne seraient pas apportés… Le prix de marché correspond à la valeur de l’offre pour la très grande majorité des titres du secteur privé.

Quelles seraient les conséquences d’un défaut désordonné ? D’une véritable faillite ?

C’est tout ce que nous, pouvoirs publics et créanciers privés, essayons d’éviterdepuis des mois ! Pour les créanciers privés, cela signifierait la perte totale de leurs créances. Cela reviendrait aussi à couper la Grèce de la zone euro et à la renvoyerdans la très grande pauvreté. Est-ce cela que l’on veut ? Souvenez-vous de l’Argentine, qui a fait faillite et connu juste après une crise sociale violente. Le pays n’est toujours pas revenu sur les marchés.

Les conséquences seraient très graves pour la zone euro, avec une possible contagion aux pays fragiles. Un tel scénario serait extraordinairement hasardeux, extrêmement dangereux et socialement inacceptable… Comment la zone euro, l’une des régions les plus riches du monde, pourrait-elle accepter cela pour un pays qui représente 2% de son produit intérieur brut (PIB)?

Si l’accord aboutit, estimerez-vous avoir participé à l’amélioration du sort de la Grèce ?

Nous aurons contribué d’une manière substantielle à la réduction de la dette grecque. Il s’agirait d’une contribution décisive au redressement du pays, qui a besoin du soutien de la zone euro et du FMI. Ceci s’ajoutant aux efforts considérables du peuple grec, nous aurions remis la Grèce sur le chemin du retour à la croissance.

Certains estiment que l’objectif de ramener la dette grecque à 120,5 % du PIB en 2020 ne pourra être tenu…

Cette trajectoire a été établie par le FMI, la Banque centrale européenne et la Commission. Ils n’ont pas pris d’hypothèses optimistes. Nous avons tous convergé dans nos efforts pour ramener la dette grecque à 120,5 % du PIB en 2020. N’ouvrons pas ce débat consistant à dire que l’objectif ne sera pas atteint… Les efforts en train d’être faits ont un sens. Pour le peuple grec, les conséquences en termes budgétaires et salariaux sont très lourdes, comparables à celles d’une dévaluation.

Le Monde

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Crise financière: Athènes organise sa faillite

La Grèce est en train d’achever la plus grande restructuration de dette de l’histoire d’un pays. Elle évite la sortie de route incontrôlée mais doit néanmoins finird’organiser sa propre faillite. Certes, 83,5 % des créanciers privés de la Grèce ont accepté d’abandonner 53,5 % de leurs titres, a indiqué Athènes, vendredi 9 mars au matin. Mais le gouvernement grec a décidé d’utiliser la force – et de contraindreles prêteurs récalcitrants à prendre leurs pertes.

L’opération doit permettre d’effacer la moitié des 206 milliards d’euros d’emprunts du pays souscrits par les banques, assureurs et autres fonds. Et contribuer àramener à 120,5 % du produit intérieur brut la dette hellène en 2020, contre 160 % aujourd’hui. Un niveau très élevé, qui ne met pas le pays à l’abri.

Le spectre d’une faillite désordonnée de la Grèce est ainsi écarté. Mais le gouvernement n’en a pas moins décidé de demander le déclenchement des clauses d’actions collectives (CAC), des mesures assorties aux obligations de droit grec – la très grande majorité des emprunts d’Athènes – et contraignant les créanciers récalcitrants à se joindre à la restructuration.

Ces mesures devraient permettre de porter à 95,7 % le taux de participation et d’effacer environ 105 milliards d’euros de la dette hellène, aujourd’hui de 360 milliards d’euros. Vendredi après-midi, le ministre des finances Evangelos Venizélos devait présenter ces résultats lors d’une téléconférence des ministres des finances de la zone euro.

“On a évité le principal risque, un défaut désordonné de la Grèce, juge Christian Parisot, économiste chez Aurel BGC. Le vrai succès aurait toutefois été de ne paspasser par l’activation des CAC. Avec elles, c’est un vrai défaut officiel.” “Les CAC sont une nécessité politique et économique, estime de son côté Gilles Moec, chezDeutsche Bank. Il fallait aller au bout de ce qui était possible en termes de soulagement sur le niveau global de la dette grecque.”

L’ISDA, l’association des utilisateurs de produits financiers dérivés, devait se réunirvendredi après-midi pour décider si cette procédure constitue, selon le jargon des financiers, un “événement de crédit”. Si elle répondait oui, comme la plupart des observateurs s’y attendent, cela déclencherait le paiement des CDS (Credit Default Swap), ces produits financiers permettant de s’assurer contre la faillite d’un créancier, et constituerait un précédent dans la zone euro.Une issue que la Grèce et les Européens ont cherché pendant des mois à éviter avant d’en minorer les risques ces derniers temps.

“RÉFORMES STRUCTURELLES”

“En août dernier, quand la tension était extrême, un événement de crédit aurait eu un lourd impact sur les marchés. On a gagné du temps, c’est ce qui compte sur les marchés, où l’événement de crédit était désormais anticipé”, explique M.Parisot.

Quoi qu’il en soit, l’opération est un succès pour le gouvernement grec, dont le niveau de confiance parmi les Européens était tombé au plus bas. Le gouvernement a conduit avec efficacité ces négociations, ce qui lui permettra decorriger en partie les jugements sur les promesses non tenues, qui ont conduit la“troïka” des bailleurs de fonds – Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international – à durcir ses exigences.

M. Venizélos a expliqué que le gouvernement n’entendait pas relâcher ses efforts et qu’il voulait “mettre en œuvre les mesures nécessaires pour réussir les ajustements budgétaires et les réformes structurelles, auxquelles il s’était engagé”. C’est un succès personnel pour M. Venizélos qui a porté les négociations depuis plusieurs mois, au moment où il s’apprête à briguer la tête du parti socialiste grec, le Pasok.

Malgré tout, la Grèce n’est pas sortie d’affaire. La restructuration de la dette et le second plan d’aide de 130 milliards d’euros des bailleurs de fonds internationaux du pays doit en théorie lui permettre de ramener sa dette publique de 160 % du produit intérieur brut aujourd’hui à 120,5 % à l’horizon 2015. Mais certains doutent que cette trajectoire soit tenue.

“Le cas grec est loin d’être terminé. Le retour du pays à la croissance, le contrôle des déficits publics et les réformes du pays sont encore devant nous, notent les analystes de CM-CIC Securities. Nous considérons toujours qu’en l’état, la Grèce n’est pas en mesure de tenir ses objectifs et de ramener son niveau d’endettement à 120 % d’ici 2020. Il sera très difficile d’éviter un nouveau plan d’aide pour la Grèce.” L’hebdomadaire allemand Der Spiegel rapportait dernièrement que la“troïka” estime que la Grèce pourrait avoir besoin d’un troisième plan d’aide de 50 milliards d’euros en 2015, faute de pouvoir revenir sur les marchés.

La voie est d’autant plus étroite que le peuple grec ne cesse d’afficher un désarroi de plus en plus profond face aux mesures d’austérité à répétition. M. Venizélos a d’ailleurs remercié vendredi les créanciers privés d’“avoir partagé les sacrifices du peuple grec dans cet effort historique”. La veille de nouveaux chiffres du chômage étaient tombés : en décembre 2011, 21 % de la population était sans emploi, contre 10,2 % deux ans plus tôt, un taux qui grimpe à 51,1 % chez les moins de 24 ans.

Le Monde


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Apple présente un nouvel iPad

Lors d’une conférence de presse, organisée mercredi 7 mars à San Francisco, le constructeur informatique Apple a présenté une nouvelle mouture de sa tablette électronique, qui sera mis en vente au même prix que l’iPad 2 le 16 mars. Vantant“l’ère post-PC”Tim Cook, directeur général d’Apple a présenté un appareil doté d’un écran “retina display” d’une résolution 2 048 x 1 536 pixels (contre 1 024 x 764 pour les précédents modèles). L’appareil dispose aussi d’un nouveau processeur quadricœur. En terme de connectivité, cette troisième version de l’iPad est compatible avec les réseaux LTE, de dernière génération.

Le lancement d’une nouvelle version de l’iPad, à un rythme annuel, est de plus en plus stratégique pour Apple. Fin janvier, le groupe a publié (.pdf) un chiffre d’affaires trimestriel de 46,33 milliards de dollars (35,17 milliards d’euros) et un bénéfice de 13,06 milliards de dollars (9,91 milliards d’euros).

Plus de 50 % du chiffre d’affaires est encore réalisé par l’iPhone, qui s’est vendu à plus de 37 millions d’exemplaires au précédent trimestre. Mais avec plus de 15 millions d’appareils vendus et 9,2 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) de chiffre d’affaires, l’iPad occupe toutefois une part de plus en plus importante dans les finances de l’entreprise. Les revenus de l’iPad sont désormais passés devant ceux du Mac.

ESSOR DU KINDLE FIRE AUX ÉTATS-UNIS

Pour le cabinet d’études iSuppli, “le plus grand concurrent, au quatrième trimestre, dans le domaine des tablettes tactiles, était… Apple”. iSuppli remarque que si Apple demeure encore largement dominant dans le secteur, entre deux trimestres, la part de marché du groupe est passée de 64 % à 57 %. Pour l’expliquer, le cabinet d’étude évoque une certaine canibalisation du marché, et une concurrence entre les différents produits de la marque. “La sortie de l’iPhone 4S en octobre a créé une compétition intense pour les consommateurs de produits Apple, qui a plus limité la croissance des ventes de l’iPad que la concurrence du Kindle Fire et d’autres tablettes numériques”, constate le cabinet d’études.

Certains concurrents, notamment américains, ont aussi fortement progressé. Si la part mondiale de Samsung demeure proche des 10 %, de nouveaux acteurs issus du domaine de l’édition gagnent des parts. C’est le cas du Kindle Fire, proposé par Amazon et uniquement vendu aux Etats-Unis. Utilisant un système d’exploitation dérivé d’Android, mais une interface propre, l’appareil d’Amazon s’est vendu à près de 4 millions d’exemplaires. La version tablette du Nook de Barnes & Noble remporte un succès analogue aux Etats-Unis, avec près de 3,3 millions d’appareils écoulés.

C’est essentiellement la politique agressive sur les prix qui a permis à Amazon degagner des parts de marché. Pour le groupe de distribution, les marges ne sont en effet pas réalisées sur les ventes de terminaux, mais sur les contenus proposés sur le Kindle Fire : livres, applications, musique et films.

LA CONCURRENCE TENTE LES INNOVATIONS MATÉRIELLES

Les autres constructeurs ayant opté pour le système Android peinent à convaincrele consommateur. Pour se démarquer, certains tentent l’innovation matérielle, à l’image de Samsung et Asus. Premier fabricant mondial de smartphones, Samsung mise ainsi beaucoup sur sa ligne “Galaxy Note”, un hybride de 5 pouces entre smartphone et tablette équipé d’un stylet, qu’il a ensuite adapté en un format 10 pouces.

Le taïwannais Asus table sur sa gamme “Transformer Pad”, des tablettes couplées à une station d’accueil fournissant clavier, ports et batterie supplémentaire. La dernière évolution, présentée au Congrès mondial de la téléphonie mobile de Barcelone, est le PadFone, un smartphone insérable dans une tablette connectable à une station, pour trois sources d’énergie autour d’un seul processeur. Ultradominant sur PC, Microsoft vient pour sa part de lancer une première version de Windows 8, censée rattraper le retard du groupe informatique dans le secteur de la mobilité.

L’éclatement de la concurrence devrait permettre à Apple de maintenir sonbusiness model, fondé sur les ventes de hardware. D’après iSuppli, les composants de l’iPad 2, vendu près de 500 euros, coûtent un peu plus de 300 dollars (230 euros). L’écosystème d’applications, de morceaux musicaux ou de jeux sert de produit d’appel aux terminaux verrouillés par la marque. Un tel système, en circuit fermé, permet de négocier en position de force, notamment face aux éditeurs de contenus.

Les Echos

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La trésorerie des grandes sociétés américaines dépasse les 1.000 milliards de dollars

Les entreprises américaines sont assises sur des montagnes de liquidités. La trésorerie des entreprises industrielles a dépassé le seuil symbolique des 1.000 milliards de dollars, selon Standard & Poor’s. Les bénéfices agrégés des entreprises du S&P 500 atteignent un record depuis 2006.

L’année 2011 a été celle de tous les records pour les grandes entreprises américaines. Alors que la vague des publications des comptes s’achève, les stars de Wall Street n’ont jamais été aussi riches. Le cash (et équivalents) des entreprises industrielles du S&P 500 a dépassé le seuil symbolique des 1.000 milliards de dollars, du jamais-vu, selon les estimations de S&P (sur près de 380 entreprises, hors financières et hors services aux collectivités, hors transports). Les liquidités ont progressé d’environ 8 %, par rapport à fin 2010, mais surtout de 64 % depuis fin 2007. Apple, par exemple, affiche une trésorerie pléthorique autour de 100 milliards. Cette manne de cash -que les groupes peuvent utiliser pour choyer leurs actionnaires ou se constituer un trésor de guerre pour de futures acquisitions -est directement liée aux efforts de réduction des coûts menés par les entreprises depuis la crise mais aussi à des résultats opérationnels en forte hausse.

En 2011, les entreprises du S&P  500 ont dégagé des bénéfices récurrents (hors exceptionnels) agrégés de 902 milliards de dollars, en hausse de presque 16 %. C’est un record depuis 2006, d’après les données du consensus FactSet, retraitées par PrimeView. Les marges atteignent, elles, un sommet à 10,3 %. « Après d’importantes restructurations, les entreprises ont retrouvé des niveaux de profitabilité historiquement élevés, souligne Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView. Cela est le reflet d’une consommation intérieure qui se porte globalement bien, avec des pays émergents qui tirent les ventes vers le haut. »

« Les financières ont déçu »

Les plus grosses capitalisations de la cote américaine ont publié des profits en croissance, en particulier dans la technologie (avec notamment Apple) ou dans le secteur pétrolier (Exxon, Chevron, etc.). A l’inverse, « des sociétés comme Procter & Gamble ont subi la hausse des coûts des matières, comme d’autres secteurs tel l’agroalimentaire », indique Christian Parisot, économiste chez Aurel BGC . « Les financières ont, pour la plupart, déçu, avec moins d’opérations sur les marchés, sur fond de turbulences. »

Mais les bons résultats de plusieurs stars de la cote ne doivent pas masquer la tendance plus mitigée des publications sur le dernier trimestre 2011. 63 % des 489 entreprises passées au crible par Thomson Reuters ont dépassé les attentes des analystes, soit la proportion la plus faible depuis fin 2008. Parallèlement, « le rythme de croissance des bénéfices a ralenti, à 5 % au quatrième trimestre, alors qu’on voyait des hausses à deux chiffres par le passé, ajoute Philippe Vialle, gérant actions chez Groupama AM. De moins en moins d’entreprises donnent des prévisions chiffrées pour la suite, signe de l’incertitude »« L’idée qui ressort des discours est que la croissance des résultats et des revenus sera plus modérée », appuie Christian Parisot. Dans un environnement marqué par la crise en Europe, le ralentissement des pays émergents et la hausse du pétrole, les professionnels de marché doutent que les attentes des analystes (d’une hausse autour de 9 % des bénéfices pour 2012) puissent se réaliser. Les marges risquent de descendre de leurs sommets.

Les ECHOS

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Le fonds souverain chinois doté de 30 milliards de dollars pour investir en Europe

Le fonds souverain chinois China Investment Corporation (CIC) a reçu à la fin de l’an dernier 30 milliards de dollars (22,7 milliards d’euros) pour investir en Europe, selon son directeur général adjoint Wang Jianxi cité lundi 5 mars par le China Daily.

La CIC a été fondée en 2007 pour investir dans des entreprises étrangères une partie des colossales réserves de change de la Chine, qui frôlaient à la fin de 2011 les 3 200 milliards de dollars (2 425,7 milliards d’euros). “L’an dernier, le fonds a reçu des nouveaux financements de la part de l’administration d’Etat des changes[SAFE] pour 30 milliards de dollars”, a déclaré M. Wang au quotidien de langue anglaise.

Les avoirs de la CIC se montaient à près de 410 milliards de dollars (310,8 millirads d’euros) fin 2010, selon des chiffres officiels, mais “les fonds reçus précédemment ont été pour l’essentiel investis”, a ajouté M. Wang, sans plus de précisions. Le dirigeant de la CIC a expliqué que les difficultés traversées par l’Europe à cause de la crise de la dette créent des opportunités pour y racheter des entreprises.“Lorsque l’économie va bien”, les pays développés “préfèrent lier les propositions d’investissement chinoises à des conditions politiques. Mais lorsqu’elle va mal, il y a moins de restrictions”, a encore dit M. Wang. Mais dans les cinq à dix ans à venir, l’objectif de la CIC est “principalement de cibler les marchés émergents”, a-t-il ajouté.

Le site Internet Caixin avait pour sa part annoncé en février que la CIC avait reçu 50 milliards de dollars (37,9 milliards d’euros) de la Banque centrale après le Nouvel An chinois, qui tombait cette année le 23 janvier. La CIC restait injoignable lundi matin tandis qu’un porte-parole de la SAFE a refusé de commenter l’injection de fonds reçue par la CIC. Parmi les investissements récemment effectués par le fonds souverain chinois figure une prise de participation de 8,68 % dans la première compagnie de distribution d’eau et de traitement des eaux usées britannique, Thames Water, annoncée en janvier.

Le Monde

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Zone euro : “les investisseurs sont plus enclins à revenir vers les dettes souveraines”

Jean-François Robin, stratégiste chez Natixis, estime que la seconde opération de refinancement à long terme (LTRO), lancée par la Banque centrale européenne (BCE) mardi, va aider à la résolution de la crise de la dette, tout comme l’a déjà faitla première opération de ce type, en décembre.

La BCE a prêté mardi près de 530 milliards d’euros aux banques européennes, dans le cadre d’une seconde opération de refinancement à long terme. En quoi cette opération est-elle un succès ?

C’est une bonne nouvelle à plusieurs égards. Cette opération confirme qu’il y aura sans doute moins de risque de ”credit crunch” [pénurie de crédit]. Cette seconde opération de refinancement à long terme, associée à la première, a permis aux banques de disposer d’énormément de liquidités : elles ont de quoi se refinancer et même au-delà. Avec les sommes octroyées, les banques sont largement financées sur 2012 et sans doute une partie de 2013.

Quant à l’excès de ces liquidités, il pourra servir à d’autres activités. Sur ce point, les banques ont deux solutions : soit elles le prêtent à l’économie, comme le souhaite le président de la BCE, M. Draghi, soit elles mettent en place des opérations de ”carry trade” – opération de portage consistant à acheter des titres qui ont un rendement supérieur à leur coût de financement –, en achetant par exemple des titres d’Etat, ce qui faciliterait la résolution de la crise de la dette.

Les banques ont-elles réagi de la même manière que lors du précédent LTRO de décembre ?

Non, la première fois, ce sont plutôt les grandes banques – en tout, elles étaient 523 – qui ont emprunté de gros montants, tandis que cette fois-ci, ce sont beaucoup de petites banques – 800 au total – qui ont emprunté des sommes moins importantes.

Lors de la première opération de refinancement, les banques craignaient de ne paspouvoir se refinancer sur le marché, puisque énormément de dettes bancaires arrivaient à maturité en 2012. Or, si le marché était fermé, elles ne pouvaient pas yavoir accès pour les refinancer. La bonne surprise depuis décembre – un des succès sans doute du LTRO – c’est que le marché s’est rouvert pour les banques, ce qui leur a permis de se refinancer. Elles ont donc beaucoup de liquidités et n’ont pas forcément besoin du “cash” obtenu auprès de la BCE – “cash” qu’elles peuvent aujourd’hui utiliser d’une autre façon.

La première opération de ce type a-t-elle déjà aidé à la résolution de la crise de la dette souveraine dans la zone euro ?

Il ne faut pas oublier qu’il y a trois mois tout le monde craignait un effondrement de la zone euro, et notamment le risque systémique de l’Italie. Finalement, l’Italie se refinance aujourd’hui à des taux complètement soutenables. Ainsi, depuis le 1erdécembre, le taux du titre italien à trois ans est passé de 6,77 % à 2,86 %. Même si cette baisse n’est pas due qu’au LTRO, c’est la preuve que celui-ci a quand même bien marché et redonné de la confiance aux investisseurs.

C’est une manière pour la BCE de sauver indirectement la zone euro, même si elle n’achète pas directement de la dette d’Etat : d’une part, les liquidités octroyées aux banques leur servent notamment à acheter de la dette souveraine et d’autre part, cette abondance de liquidités rassure les investisseurs, qui sont désormais nettement plus enclins à revenir vers les dettes souveraines de la zone euro.

Le Monde

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