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	<title>senegal-business.com &#187; International</title>
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		<title>Obama veut maintenir l&#8217;essentiel des baisses d&#8217;impôts de Bush</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 08:26:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout en proposant un « paquet fiscal » pour l&#8217;emploi, Barack Obama milite pour la suppression des baisses d&#8217;impôts pour les revenus annuels de plus de 200.000 dollars à partir de 2011.
Le ton est donné : ni virage centriste ni « compromis » avec les républicains sur la fiscalité. Après avoir distillé depuis le début [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a02.yimg.com/nimage/e85c2b3d75453d12">Tout en proposant un « paquet fiscal » pour l&#8217;emploi, Barack Obama milite pour la suppression des baisses d&#8217;impôts pour les revenus annuels de plus de 200.000 dollars à partir de 2011.</p>
<p>Le ton est donné : ni virage centriste ni « compromis » avec les républicains sur la fiscalité. Après avoir distillé depuis le début de la semaine ses mesures de relance pour l&#8217;emploi, Barack Obama est entré, hier à Cleveland, dans le vif du sujet. Contre l&#8217;avis de son ex-directeur du Budget, Peter Orszag, il s&#8217;est opposé à toute reconduction des baisses d&#8217;impôts accordées aux hauts revenus (2 % des foyers américains) par l&#8217;administration Bush en 2001 et 2003 dont l&#8217;échéance est prévue à la fin de l&#8217;année. En revanche, il s&#8217;est prononcé pour la pérennisation des baisses d&#8217;impôts accordées à la classe moyenne (revenus inférieurs à 200.000 dollars par an ou à 250.000 dollars par foyer), au risque d&#8217;aggraver le déficit fédéral (9,9 % du PIB en 2009). L&#8217;avenir des baisses d&#8217;impôts sera au centre du scrutin législatif du 2 novembre.<br />
Un certain scepticisme</p>
<p>«Ce n&#8217;est pas pour punir ceux qui sont les mieux lotis ; c&#8217;est parce que nous ne pouvons pas nous permettre un coût de 700 milliards de dollars (sur dix ans, NDLR)», a lancé hier Barack Obama pour justifier la suppression des baisses d&#8217;impôts pour les hauts revenus. «Les Républicains qui veulent réduire le déficit devraient le comprendre», souligne-t-il. Même si la prorogation des baisses d&#8217;impôts uniquement pour la classe moyenne était largement attendue, cette « clarification » vise à rassurer les candidats démocrates en vue des élections législatives du 2 novembre, particulièrement délicates pour eux.<br />
Selon les calculs du Pew Economic Group, la prorogation des baisses d&#8217;impôts accordées par l&#8217;administration Bush en 2001 et 2003 pour 98 % des foyers fiscaux devrait, toutefois, représenter 2.200 milliards de dollars de pertes de recettes fiscales sur 10 ans. L&#8217;ancien directeur du Budget de la Maison-Blanche, Peter Orszag, qui a démissionné en juillet, défendait une approche différente. Pour lui, il est impensable de pérenniser ces baisses d&#8217;impôts si l&#8217;administration veut tenir son objectif de réduction de moitié du déficit fédéral en 2015. Mais face à la situation alarmante du chômage, « la meilleure approche serait un compromis : étendre les baisses d&#8217;impôts à tout le monde pour deux ans et puis les supprimer entièrement », plaide-t-il dans une tribune parue dans le « New York Times » du 7 septembre, en militant pour leur disparition pure et simple en 2013. Quant aux républicains, ils estiment que la suppression des baisses d&#8217;impôts pour les hauts revenus va pénaliser fortement les petites et moyennes entreprises.<br />
Parallèlement, Barack Obama a détaillé hier son plan de relance pour l&#8217;emploi. Outre les 50 milliards de dollars pour les infrastructures annoncé lundi, il prévoit 200 milliards de dollars d&#8217;allégements fiscaux pour les entreprises -sous la forme d&#8217;une déduction de 100 % des nouveaux investissements dans les équipements industriels jusqu&#8217;au 31 décembre 2011 -, et une reconduction du crédit d&#8217;impôt-recherche à hauteur de 100 milliards de dollars sur 10 ans. Mais l&#8217;ensemble de ces mesures, dont le coût final à terme devrait être réduit à 180 milliards de dollars selon la Maison Blanche, restent largement tributaires du feu vert du Congrès où elles risquent de se heurter à l&#8217;opposition des républicains. « Après nous avoir promis qu&#8217;un plan de relance de 1.000 milliard de dollars d&#8217;argent emprunté allait créer 4 millions d&#8217;emplois et faire baisser le taux de chômage sous la barre des 8 %, ce nouveau plan de l&#8217;administration devrait être accueilli avec un scepticisme légitime », estime le leader républicain du Sénat, Mitch McConnell, en y voyant un constat d&#8217;échec du plan de 2009. De fait, la « relance de la relance » se heurte à un certain scepticisme. Des économistes s&#8217;étonnent que l&#8217;administration ait choisi la relance de l&#8217;investissement alors que les entreprises américaines disposent d&#8217;énormes réserves de liquidités. Hier, le beige Book de la Fed a néanmoins fait état de la multiplication des signaux de ralentissement conjoncturel de la croissance américaine.</p>
<p>Les Echos</p>
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		<title>La banque centrale américaine s&#8217;alarme de signes de ralentissement aux Etats-Unis</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 08:21:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Fed, la banque centrale américaine, a publié mercredi 8 septembre son Livre beige sur la croissance aux Etats-Unis, et s&#8217;y alarme d&#8217;une &#171;&#160;profusion de signes d&#8217;un ralentissement par rapport aux périodes précédentes&#160;&#187;. Même si l&#8217;économie continue de croître outre-Atlantique, seules deux agences régionales sur les douze antennes de la banque centrale ont fait part [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a04.yimg.com/nimage/8bdb115351413dae">La Fed, la banque centrale américaine, a publié mercredi 8 septembre son Livre beige sur la croissance aux Etats-Unis, et s&#8217;y alarme d&#8217;une &laquo;&nbsp;profusion de signes d&#8217;un ralentissement par rapport aux périodes précédentes&nbsp;&raquo;. Même si l&#8217;économie continue de croître outre-Atlantique, seules deux agences régionales sur les douze antennes de la banque centrale ont fait part d&#8217;une amélioration nette de la conjoncture depuis la mi-juillet, indique le Livre beige.</p>
<p>Selon ce document, les dépenses des ménages ont augmenté &laquo;&nbsp;en moyenne&nbsp;&raquo;, mais les consommateurs, prudents face à la conjoncture, ont limité leurs achats en dehors des produits indispensables, tandis que les dépenses liées au tourisme se redressaient, même en tenant compte des facteurs saisonniers. Le secteur manufacturier, qui tire la reprise économique du pays engagée à l&#8217;été 2009, a continué de progresser, mais &laquo;&nbsp;le rythme de sa croissance a ralenti&nbsp;&raquo; dans plusieurs régions, ajoute le rapport. Bon indicateur de l&#8217;activité, le prêt bancaire, chroniquement faible depuis la crise, &laquo;&nbsp;a été stable ou en légère baisse&nbsp;&raquo; en moyenne, notent les services de la banque centrale, qui relèvent que &laquo;&nbsp;les entreprises restent plutôt prudentes en ce qui concerne leurs plans de développement&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Moins d&#8217;une semaine après la publication des chiffres officiels de l&#8217;emploi pour août (qui a vu le chômage remonter à 9,6 %), l&#8217;enquête de la Fed note que &laquo;&nbsp;les embauches permanentes ont été entravées par le recours des employeurs à des travailleurs intérimaires ou à des contrats à durée déterminée&nbsp;&raquo;.</p>
<p>LE REDRESSEMENT DE L&#8217;ÉCONOMIE AMÉRICAINE &laquo;&nbsp;LOIN D&#8217;ÊTRE ACHEVÉ&nbsp;&raquo;</p>
<p>Réalisée cette fois-ci par les services de la Fed de San Francisco, l&#8217;enquête doit servir de base aux travaux de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed, prévue pour le 21 septembre. Le tableau qu&#8217;elle brosse de l&#8217;économie américaine corrobore le ralentissement de la croissance dont ont témoigné nombre d&#8217;indicateurs récemment.</p>
<p>Le président de la Fed lui-même, Ben Bernanke, a reconnu le 27 août que l&#8217;économie américaine avait ralenti plus que prévu et que son redressement était &laquo;&nbsp;loin d&#8217;être achevé&nbsp;&raquo;. La reprise continue &laquo;&nbsp;à un rythme relativement lent&nbsp;&raquo; et devrait s&#8217;accélérer un peu en 2011, avait-il alors déclaré. Selon les derniers chiffres officiels du PIB, la croissance de la première économie mondiale est tombée de 3,9 % en rythme annuel au premier trimestre à 1,6 % au deuxième, ce qui est très inférieur à son potentiel, que la Fed estime compris entre 2,5 % et 2,8 % par an.</p>
<p>Le Monde</p>
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		<title>Les entreprises japonaises confrontées à la hausse du yen</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 09:09:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le dollar est en chute, mercredi 8 septembre, vers sous le seuil des 83,35 yens, pour la première fois depuis mai 1995, le yen japonais servant de valeur refuge, sur fond d&#8217;incertitudes concernant l&#8217;économie occidentale. Le billet vert est descendu jusqu&#8217;à 83,33 yens à 5 h 51 (heure de Paris), tandis que l&#8217;euro dévissait simultanément [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a04.yimg.com/nimage/34e28f954e3193a2">Le dollar est en chute, mercredi 8 septembre, vers sous le seuil des 83,35 yens, pour la première fois depuis mai 1995, le yen japonais servant de valeur refuge, sur fond d&#8217;incertitudes concernant l&#8217;économie occidentale. Le billet vert est descendu jusqu&#8217;à 83,33 yens à 5 h 51 (heure de Paris), tandis que l&#8217;euro dévissait simultanément face à la devise japonaise, passant sous la barre des 105,80 yens à 105,77 yens. La monnaie japonaise poursuit son ascension depuis plusieurs semaines, évoluant au gré des diverses informations émanant des Etats-Unis et d&#8217;Europe sur l&#8217;évolution de la conjoncture.</p>
<p>L&#8217;absence mardi de nouvelles mesures de la Banque centrale du Japon pour enrayer l&#8217;envolée du yen semble avoir accéléré la tendance, de même que des commentaires jugés indulgents de son gouverneur.</p>
<p>L&#8217;indice Nikkei de la Bourse de Tokyo abandonnait plus de 200 points (-2,25%) mercredi en séance, les investisseurs se méfiant d&#8217;une nouvelle poussée de fièvre de la monnaie japonaise vis-à-vis du dollar et de l&#8217;euro. La hausse du yen handicape les entreprises exportatrices japonaises dont les prévisions financières ont été établies sur des bases plus favorables. La cherté de la monnaie nippone risque en outre d&#8217;avoir des répercussions négatives étendues sur le tissu industriel, l&#8217;emploi, les investissements et la consommation au Japon.</p>
<p>Le Monde</p>
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		<title>Google réplique à Apple en s&#8217;invitant sur les écrans de télévision</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 09:05:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lors de la conférence de clôture du Salon IFA, le PDG de Google, Eric Schmidt, a présenté sa plate-forme Google TV. Celle-ci sera lancée aux Etats-Unis d&#8217;ici à quelques semaines, et en Europe dans le courant de l&#8217;année 2011. Objectif : révolutionner les habitudes, mais aussi appliquer son modèle publicitaire…
Adepte des petites phrases, le PDG [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a02.yimg.com/nimage/9a8d43a3d1499f8e">Lors de la conférence de clôture du Salon IFA, le PDG de Google, Eric Schmidt, a présenté sa plate-forme Google TV. Celle-ci sera lancée aux Etats-Unis d&#8217;ici à quelques semaines, et en Europe dans le courant de l&#8217;année 2011. Objectif : révolutionner les habitudes, mais aussi appliquer son modèle publicitaire…</p>
<p>Adepte des petites phrases, le PDG de Google, Eric Schmidt, n&#8217;a pas caché l&#8217;ambition de sa nouvelle Google TV : il s&#8217;agit ni plus ni moins de révolutionner la façon dont on regarde la télévision. « Avec Google TV, vous ne serez plus un téléspectateur passif », a-t-il lancé lors de la présentation qui clôturait hier le Salon IFA à Berlin. Une semaine à peine après la présentation de l&#8217;Apple TV, Google a donc levé le voile sur son propre système. Le concept : une plate-forme mise à disposition des constructeurs partenaires permettant d&#8217;embarquer le moteur de recherche sur les téléviseurs. Avec, a priori, un double usage : accéder à l&#8217;ensemble des contenus vidéo disponibles sur le Web, à commencer par ceux de YouTube, et à des informations complémentaires sur les programmes regardés sur la télévision.<br />
En visionnant une émission, on pourra ainsi lancer une recherche liée à celle-ci et naviguer sur Internet tout en continuant de voir le programme. « Le Web va devenir une extension de la télévision », a prophétisé Eric Schmidt. Google TV sera disponible dans les semaines qui viennent aux Etats-Unis, mais pas avant 2011 en Europe. Le premier téléviseur intégrant la plate-forme sera commercialisé par Sony, qui a présenté un modèle lors de l&#8217;IFA. La marque japonaise, qui lancera également un lecteur Blu-ray intégrant Google TV, pourrait être suivie par Samsung. Google TV sera aussi disponible dans une « set-top box » de Logitech. Et les téléphones mobiles sous Android et les iPhone pourront se muer en télécommande. Google TV donnera aussi accès au kiosque de téléchargement d&#8217;applications Android Market et fournira aux développeurs des kits de développement pour qu&#8217;ils puissent mettre au point des applications pour télévisions connectées, à partir du début de l&#8217;année prochaine. Ce qui pourrait ouvrir la voie à un nouveau marché équivalent à l&#8217;App Store d&#8217;Apple, tout en replaçant Google au centre du système.<br />
Quel modèle publicitaire ?</p>
<p>La stratégie du moteur de recherche est donc clairement distincte de celle d&#8217;Apple, qui a annoncé la semaine dernière la nouvelle version de son Apple TV, proposant des vidéos à la demande, en partenariat avec les « networks » et studios américains, dans un environnement fermé. Eric Schmidt l&#8217;a répété : « Google n&#8217;est pas un fournisseur de contenus, nous continuerons de travailler avec des partenaires. » Ce qui ne signifie pas que les choses seront plus simples pour Google que pour Apple : il y a quelques jours, le « Wall Street Journal » faisait état des réticences de certains éditeurs à mettre leurs contenus à disposition de Google TV.<br />
Ce qui pose la question des revenus de Google TV, sur lesquels Eric Schmidt est resté muet. Google devrait proposer un partage des revenus publicitaires sur les contenus vidéo, mais pourrait aussi être tenté d&#8217;importer son modèle de liens sponsorisés sur la télévision.</p>
<p>Les Echos</p>
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		<title>La taxe sur les transactions financières divise les Européens</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 09:03:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Poussé par la France, l&#8217;Allemagne et l&#8217;Autriche, le projet de création d&#8217;une taxe sur la finance a été vivement critiqué par le Royaume-Uni, les Pays-Bas l&#8217;Espagne, ainsi que par la BCE.
C&#8217;est peu dire que le sujet n&#8217;est pas mûr. Bien qu&#8217;elle nécessite in fine l&#8217;unanimité des Vingt-Sept, la création en Europe d&#8217;une taxe sur les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a01.yimg.com/nimage/17067e9638d35270">Poussé par la France, l&#8217;Allemagne et l&#8217;Autriche, le projet de création d&#8217;une taxe sur la finance a été vivement critiqué par le Royaume-Uni, les Pays-Bas l&#8217;Espagne, ainsi que par la BCE.</p>
<p>C&#8217;est peu dire que le sujet n&#8217;est pas mûr. Bien qu&#8217;elle nécessite in fine l&#8217;unanimité des Vingt-Sept, la création en Europe d&#8217;une taxe sur les transactions financières est encore loin de mettre tout le monde d&#8217;accord. Alors que la Commission européenne soumettait mardi à Bruxelles plusieurs pistes de travail aux ministres des Finances de l&#8217;Union, certaines voix se sont élevées pour rejeter un projet que le chancelier de l&#8217;Echiquier britannique, George Osborne, a comparé à « une licorne ». « Elle est très belle, mais on ne la trouvera jamais », a-t-il plaisanté, estimant qu&#8217;on risquait de perdre beaucoup de temps à en discuter alors qu&#8217;il y avait sans doute mieux à faire.<br />
Plaider sa cause</p>
<p>Outre le Royaume-Uni, qui a mis en garde contre les risques de délocalisation et d&#8217;évasion fiscale liés à une telle taxe, la Suède, l&#8217;Espagne et les Pays-Bas ont d&#8217;emblée prévenu qu&#8217;ils y étaient défavorables. « Nous pensons que cela pourrait être nuisible aux recettes fiscales », a ainsi martelé le ministre suédois des Finances, Anders Borg, dont le pays avait introduit une taxe sur les transactions financières en 1987 avant de constater que près de la moitié des courtiers avaient fui pour s&#8217;installer à Londres et que les recettes étaient 100 fois moins élevées que prévu. Même scepticisme à la Banque centrale européenne. « Nous vous déconseillons de vous embarquer dans une telle aventure, même si on mettait en place une telle taxe au niveau mondial », a dit hier aux ministres son président, Jean-Claude Trichet. « C&#8217;est un énorme danger pour l&#8217;Europe », a-t-il estimé, avertissant du risque de délocalisation vers Zurich ou Shanghai.<br />
Tandis que la Grèce et la Finlande invitaient à approfondir les travaux, seules la France, l&#8217;Allemagne et l&#8217;Autriche ont d&#8217;ores et déjà accueilli le projet de manière positive. Les ministres français et allemand des Finances, Christine Lagarde et Wolfgang Schäuble, avaient écrit en juillet à leur homologue belge, Didier Reynders, dont le pays préside l&#8217;Union, afin de plaider sa cause après l&#8217;échec des discussions au G20 de Toronto. « C&#8217;est techniquement faisable, difficile pratiquement, souhaitable politiquement et utile financièrement », a soutenu la ministre française. Le commissaire à la Fiscalité, Algirdas Semeta, compte proposer une communication « en octobre » en vue du sommet européen des 28 et 29. « Sans exclure l&#8217;option d&#8217;une taxe sur les activités financières », a-t-il dit hier aux ministres.</p>
<p>Les Echos</p>
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		<title>Tests de résistance des banques européennes : le &#171;&#160;Wall Street Journal&#160;&#187; doute de leur fiabilité</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 11:29:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fin juillet, les banques européennes annonçaient avoir réussi avec succès les tests de résistance destinés à vérifier leur solidité financière face à des retournements de la conjoncture comme la crise économique de la fin 2008. Les analystes avaient souligné, dès les résultats des tests, leur indulgence. Le Wall Street Journal avait aussi pointé leur manque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a01.yimg.com/nimage/16e26d1a879fd46c">Fin juillet, les banques européennes annonçaient avoir réussi avec succès les tests de résistance destinés à vérifier leur solidité financière face à des retournements de la conjoncture comme la crise économique de la fin 2008. Les analystes avaient souligné, dès les résultats des tests, leur indulgence. Le Wall Street Journal avait aussi pointé leur manque de sévérité, les qualifiant de &laquo;&nbsp;comfort tests&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Un mois et demi après la publication des résultats, le WSJ les a analysés et épingle à nouveau dans son édition de mardi les tests qui &laquo;&nbsp;ont sous-estimé les montants de titres de dette publique potentiellement risqués détenus par certains établissements&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La philosophie des tests de résistance européens portait sur la solvabilité de l&#8217;acteur bancaire. La solvabilité d&#8217;une banque est sa capacité à répondre sans difficulté aux demandes de retrait de ses déposants. Il s&#8217;est agi de calculer le rapport entre le montant des fonds propres et celui des crédits distribués (ratio de solvabilité). Le montant des crédits est pondéré en fonction de leur caractère risqué.</p>
<p>Selon le quotidien new-yorkais, &laquo;&nbsp;des banques ont exclu certaines obligations&nbsp;&raquo;, ou en ont minimisé le montant grâce aux paris qu&#8217;elles prenaient contre certains de ces titres de dette, &laquo;&nbsp;des faits que ni les régulateurs ni la plupart des banques n&#8217;ont révélés&nbsp;&raquo; au moment de la publication des résultats. Les tests portaient sur les comptes des banques au 31 mars. Or, fait valoir le quotidien, les titres de dette publique de certains pays européens étaient à cette époque sur le point de perdre une part considérable de leur valeur sur les marchés.</p>
<p>DES ÉCARTS CONSTATÉS CHEZ BARCLAYS ET CRÉDIT AGRICOLE</p>
<p>Le Wall Street Journal cite la britannique Barclays et la française Crédit agricole parmi les banques où le journal a constaté un écart entre d&#8217;une part les comptes trimestriels et d&#8217;autres documents financiers, et d&#8217;autre part les données présentées dans le cadre des tests de résistance. &laquo;&nbsp;Crédit agricole n&#8217;a pas comptabilisé la dette publique détenue par sa filiale d&#8217;assurances&nbsp;&raquo;, explique ainsi le quotidien. Les banques concernées lui ont répondu qu&#8217;elles avaient scrupuleusement suivi les lignes directrices fournies par le Comité des régulateurs bancaires européens (CEBS).</p>
<p>Le Wall Street Journal a également cité un économiste de Royal Bank of Scotland, qui a estimé incompatibles les montants de titres de dette publique détenus par les banques européennes tels que les comptabilise la Banque des règlements internationaux (BRI), et tels qu&#8217;ils apparaissent dans les tests. D&#8217;après la BRI, les banques françaises détenaient, au 31 mars, 35 milliards d&#8217;euros de dette de l&#8217;Etat espagnol et 20 milliards d&#8217;euros de dette de l&#8217;Etat grec. Or, selon les tests, quatre banques représentant près de 80 % des actifs du secteur (BNP Paribas, Crédit agricole, Natixis et Société générale) n&#8217;en détenaient respectivement que 6,6 milliards et 11,6 milliards d&#8217;euros.</p>
<p>Les régulateurs de l&#8217;Union européenne ont publié le 26 août de nouvelles lignes directrices pour rendre plus difficiles les tests de résistance des banques. Le CEBS, qui doit se transformer prochainement en Autorité bancaire européenne qui promet d&#8217;être opérationnelle d&#8217;ici à janvier 2011, a mis en place des méthodes plus exigeantes pour vérifier si les banques européennes sont financièrement saines.</p>
<p>Seules sept des 91 banques européennes soumises à ces tests censées vérifier leur solidité financière avaient été recalées, dont cinq caisses d&#8217;épargne espagnoles, une banque allemande fortement investie dans l&#8217;immobilier, et une banque grecque. &laquo;&nbsp;Nos conclusions mettent à mal un but essentiel des tests de résistance, à savoir de réassurer les investisseurs et les banquiers dans le monde entier quant à la santé du système financier européen&nbsp;&raquo;, commente le Wall Street Journal.</p>
<p>Le Monde</p>
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		<title>France: La rigueur à contre coeur</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 08:39:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir tenu tête aux financiers européens et tancé son Premier ministre pour excès de pessimisme face à la crise, Nicolas Sarkozy mange son chapeau, contraint de se convertir à un régime d’austérité.
Le chef de l’État français vient de changer sa politique économique à 180 degrés. Lui qui avait tancé son Premier ministre, François Fillon, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a02.yimg.com/nimage/bae804d5abbb3fe6">Après avoir tenu tête aux financiers européens et tancé son Premier ministre pour excès de pessimisme face à la crise, Nicolas Sarkozy mange son chapeau, contraint de se convertir à un régime d’austérité.</p>
<p>Le chef de l’État français vient de changer sa politique économique à 180 degrés. Lui qui avait tancé son Premier ministre, François Fillon, et sa ministre de l’Économie, Christine Lagarde, pour leur emploi du mot « rigueur » censé épouvanter les électeurs français, a bien été obligé de manger son chapeau et d’annoncer, le 20 août, à l’issue d’un séminaire gouvernemental réuni au fort de Brégançon (Var), résidence d’été de la présidence de la République, qu’il mettait le cap sur… des économies budgétaires.</p>
<p>Volte-face pragmatique</p>
<p>Deux événements ont convaincu Nicolas Sarkozy que la position qu’il avait adoptée face à la crise était devenue intenable. Le premier est venu de Berlin?: l’Allemagne connaîtra une croissance de 3 % en 2010 et se met quand même à l’austérité, alors que la France ne progressera que de 1,4 % cette année et qu’elle rechigne à se serrer la ceinture pour cause d’élection présidentielle en 2012. Les marchés ont commencé à faire savoir, fin juin, que l’insouciance française ne leur plaisait guère en faisant payer un peu plus cher les emprunts français que les allemands.</p>
<p>Le second événement a été l’avertissement de l’agence de notation Moody’s, qui, le 17 août, a prévenu les grands pays développés – et notamment la France – qu’ils pourraient perdre leur note AAA, gage de sécurité absolue pour les prêteurs, et donc de taux d’intérêt bas pour les emprunteurs, s’ils ne combattaient pas résolument leurs déficits publics.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a joué les pragmatiques. Il a reconnu que la croissance de l’année 2011 ne serait pas de 2,5 %, comme le gouvernement l’espérait, mais de 2 %. Cette révision amputant de 4 milliards d’euros le budget de l’État, il a fallu trouver des économies supplémentaires pour respecter la promesse faite à Bruxelles de réduire le déficit budgétaire de 8 % du produit intérieur brut (PIB) en 2010 à 6 % en 2011.</p>
<p>Au gel des dépenses de l’État, au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, à la stagnation des transferts vers les collectivités locales, la réunion de Brégançon a ajouté un coup de rabot de 10 milliards d’euros par an sur les « niches fiscales », qui permettent à certains de payer moins d’impôts. Seraient menacés les crédits d’impôts sur les dividendes, sur les intérêts d’emprunts immobiliers, sur les projets verts, sur les investissements outre-mer. La liste des sacrifices sera arrêtée à la mi-septembre.</p>
<p>Il s’agira bel et bien d’une augmentation de la pression fiscale, même si l’Élysée a précisé que « ni l’impôt sur le revenu, ni la TVA, ni l’impôt sur les sociétés ne seront augmentés ».</p>
<p>Pour autant, Nicolas Sarkozy n’est pas tiré d’affaire par sa conversion contrainte et forcée à la rigueur. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le centre de recherche en économie de Sciences-Po, a calculé que les mesures annoncées amputeraient la croissance de la France de 1,4 point en 2011, c’est-à-dire que l’économie stagnera… ce qui rendra plus difficile la réduction des déficits?!</p>
<p>Les voies de la popularité</p>
<p>La volte-face du président lui pose un autre problème, politique celui-là. Il souhaitait se séparer de son Premier ministre, afin de former un gouvernement à sa main pour la bataille présidentielle de 2012. Or il vient de se rallier à la frugalité prônée de longue date par François Fillon… qui le devance largement dans les sondages?: quand Nicolas se hisse péniblement à 36 % de satisfaits, François en affiche 53 %. Peut-on se séparer d’un homme si populaire quand on est en délicatesse avec l’opinion publique?? Réponse au cours de l’automne.</p>
<p>Jeune Afrique</p>
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		<title>La réforme financière de l&#8217;UE, un &#171;&#160;glissement de pouvoir&#160;&#187; pour les Britanniques</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 08:36:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Une entité à Londres, la seconde à Paris, la troisième à Berlin : les lieux choisis pour recevoir les trois nouvelles autorités de supervision financière européennes en disent long sur les tractations dont elles ont fait l&#8217;objet. Comme l&#8217;explique le Daily Telegraph, les Britanniques avaient négocié dès juillet un siège londonien pour l&#8217;autorité chargée de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a01.yimg.com/nimage/5a1b2ad31eb477c4">Une entité à Londres, la seconde à Paris, la troisième à Berlin : les lieux choisis pour recevoir les trois nouvelles autorités de supervision financière européennes en disent long sur les tractations dont elles ont fait l&#8217;objet. Comme l&#8217;explique le Daily Telegraph, les Britanniques avaient négocié dès juillet un siège londonien pour l&#8217;autorité chargée de surveiller les banques. Loin de se limiter à des préoccupations géographiques, Londres est monté au créneau sur l&#8217;ensemble des mesures qui seront soumises mardi 7 juillet au Conseil des finances européen. Le Royaume-Uni entend bien conserver ses prérogatives nationales en termes de régulation financière et défendre les intérêts de son premier joyau : la City.</p>
<p>En &laquo;&nbsp;une&nbsp;&raquo; du Financial Times, lundi 6 août, les propos de Michel Barnier sont un avertissement clair aux financiers de Londres : &laquo;&nbsp;personne n&#8217;échappera à la réforme&nbsp;&raquo; de la régulation financière européenne. Le commissaire européen chargé du marché intérieur et des marchés financiers s&#8217;exprimait dans les colonnes du quotidien britannique, quatre jours après que les autorités européennes se sont mises d&#8217;accord sur plusieurs mesures destinées à mieux superviser le secteur financier.</p>
<p>LONDRES INQUIÈTE DE VOIR BRUXELLES PRENDRE LE POUVOIR</p>
<p>Plusieurs points ont éveillé les réticences des Britanniques qui craignent, selon le FT, un &laquo;&nbsp;glissement du pouvoir&nbsp;&raquo;. La définition exacte des activités du futur comité européen du risque systémique et de sa composition, par exemple, a été un sujet de débat &laquo;&nbsp;houleux&nbsp;&raquo;. Quant aux futures autorités de supervision, si le journal souligne qu&#8217;elles ont des pouvoirs limités (moyens d&#8217;actions directs seulement en cas d&#8217;urgence, organisations modestes, recherche du consensus&#8230;), il explique aussi que ces premières mesures sont un &laquo;&nbsp;squelette&nbsp;&raquo; sur lequel la chair de la future législation viendra se greffer, liant peut-être davantage les mains des des autorités britanniques.</p>
<p>Pour Mats Persson, directeur du groupe de réflexion Open Europe cité par le Daily Telegraph, &laquo;&nbsp;ces propositions représentent un passage du pouvoir du niveau national au niveau communautaire pour le Royaume-Uni et vont au delà des changements envisagés à l&#8217;origine et soutenus par le Royaume-Uni.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Selon le quotidien conservateur, les Britanniques soupçonnent fortement l&#8217;Union de vouloir s&#8217;ingérer dans les affaires de la City. Le quotidien explique que la crise a donné davantage de crédibilité aux critiques venues de l&#8217;Europe continentale envers la culture du risque anglo-saxonne, dont la City est le fer de lance en Europe.</p>
<p>LA CITY INQUIÈTE POUR SES AFFAIRES</p>
<p>Le Financial Times revient aussi sur les craintes de voir une sensibilité &laquo;&nbsp;continentale&nbsp;&raquo; prendre le dessus grâce à ces nouvelles règles. &laquo;&nbsp;L&#8217;une des inquiétudes les plus fortes est la différence de culture entre Londres et des places boursières comme Paris ou Francfort&nbsp;&raquo;, explique ainsi pudiquement Simon Gleeson, du cabinet d&#8217;avocats Clifford Chance, cité par le quotidien. Autrement dit, la City craint que Paris ou Francfort ne lui vole une partie de son activité à la faveur d&#8217;un changement de régulation.</p>
<p>Enfin, le Wall Street Journal souligne le contexte très délicat dans lequel ont lieu ces tractations : toujours préoccupées par le cas de la Grèce, les autorités européennes doivent également garder un œil sur certaines banques, recapitalisées avec le soutien de la banque centrale européenne, mais toujours très fragiles.</p>
<p>Le Monde</p>
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		<title>Obama mobilise 50 milliards de dollars pour les infrastructures</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 08:31:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Face à la détérioration du marché de l&#8217;emploi, Barack Obama a décidé d&#8217;accélérer ses efforts de relance en annonçant un plan d&#8217;investissement de 50 milliards de dollars dans les infrastructures.
Face à la menace d&#8217;une vague républicaine aux élections législatives du 2 novembre, Barack Obama multiplie les initiatives sur le front économique. A la veille de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://www.lesechos.fr/medias/2010/0906//020767362386_web.jpg">Face à la détérioration du marché de l&#8217;emploi, Barack Obama a décidé d&#8217;accélérer ses efforts de relance en annonçant un plan d&#8217;investissement de 50 milliards de dollars dans les infrastructures.</p>
<p>Face à la menace d&#8217;une vague républicaine aux élections législatives du 2 novembre, Barack Obama multiplie les initiatives sur le front économique. A la veille de son discours de Cleveland, dans l&#8217;Ohio, où il devrait commencer à détailler son plan de mesures pour l&#8217;emploi qui fera l&#8217;objet d&#8217;une conférence de presse, vendredi, à Washington, le Président américain a sonné le coup d&#8217;envoi hier, à Milwaukee, d&#8217;une campagne électorale sous le signe de la relance. En annonçant un plan de 50 milliards de dollars pour les infrastructures, le Président vise à répondre aux critiques sur l&#8217;insuffisance du plan de relance de 2009 face à l&#8217;essoufflement de la croissance.<br />
«Ce plan devrait s&#8217;inscrire dans le prolongement des investissements déjà réalisés dans le cadre du «Recovery Act» (ndlr : le plan de relance de 787 milliards de dollars voté en février 2009), contribuer à créer des emplois pour consolider l&#8217;économie et stimuler la croissance et la productivité de la nation à l&#8217;avenir», explique la Maison Blanche. Outre la rénovation de 240.000 kilomètres du système routier, ce plan sur six ans se fixe pour objectif, relativement modeste, de réaliser 6.500 kilomètres de liaisons ferroviaires (en partie à grande vitesse), et la rénovation de 240 kilomètres de pistes d&#8217;aéroports. Surtout, il prévoit aussi la création d&#8217;une «banque des infrastructures» chargée de piloter les «grands projets d&#8217;envergure nationale et régionale» et de faciliter leur financement.</p>
<p>«Pour assurer le démarrage de la création d&#8217;emplois, ce programme à long terme comporte un investissement immédiat de 50 milliards de dollars», estime l&#8217;équipe économique de Barack Obama. Mais le volet du financement du programme est encore flou, l&#8217;entourage du Président évoquant la suppression de «failles fiscales dont bénéficient sans raison les grandes compagnies pétrolières au détriment du contribuable». En vue d&#8217;obtenir le feu vert du Congrès, la Maison Blanche ne cache pas qu&#8217;elle entend pouvoir miser sur la «tradition bipartisane» qui prévaut généralement en la matière. Mais à moins de deux mois du scrutin du 2 novembre où la plupart des observateurs prévoient un basculement de majorité en faveur des républicains au sein d&#8217;une ou deux chambres, le plan de «grands travaux» de Barack Obama se heurte encore à un certain scepticisme.<br />
Après avoir bloqué pendant plusieurs mois le plan de mesures en faveur des PME et d&#8217;extension de l&#8217;indemnisation des chômeurs longue durée, les Républicains n&#8217;ont guère de raison de rallier les propositions de dernière minute de la Maison Blanche qui montre surtout les failles du plan de 2009. Dans la même veine, Barack Obama proposera demain, à Cleveland, au Congrès de pérenniser et d&#8217;amplifier le crédit d&#8217;impôt recherche-développement en faveur des entreprises (à hauteur de 100 milliards de dollars sur dix ans). La majorité démocrate entend défendre jusqu&#8217;au bout son image de «parti de la relance».</p>
<p>Les Echos</p>
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		<title>Obama prépare un nouveau « paquet fiscal » pour stimuler l&#8217;emploi</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 08:39:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Malgré un indice de chômage (9,6 %) un peu moins mauvais que prévu en août, le président américain s&#8217;apprête à annoncer de nouvelles mesures fiscales pour encourager le secteur privé à recruter. Un aveu implicite que le plan de relance de 787 milliards de dollars de février 2009 risque d&#8217;être insuffisant.
Le spectre du « double [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img "http://thm-a02.yimg.com/nimage/f8c82814f9d7079c">Malgré un indice de chômage (9,6 %) un peu moins mauvais que prévu en août, le président américain s&#8217;apprête à annoncer de nouvelles mesures fiscales pour encourager le secteur privé à recruter. Un aveu implicite que le plan de relance de 787 milliards de dollars de février 2009 risque d&#8217;être insuffisant.</p>
<p>Le spectre du « double dip » est peut-être écarté, mais cela ne suffit pas à assurer la reprise. Malgré la publication, ce week-end, d&#8217;un chiffre du chômage moins mauvais que prévu en août (9,6 % contre 9,5 % en juillet), Barack Obama a promis de présenter cette semaine un nouveau train de mesures fiscales visant à stimuler l&#8217;emploi et la croissance. Il évoquera ces mesures lors d&#8217;un déplacement à Cleveland (Ohio), mercredi, en vue d&#8217;une présentation le 10 septembre. A deux mois des élections législatives de mi-mandat, c&#8217;est un aveu implicite que l&#8217;impact du plan de relance de 787 milliards de dollars, adopté en février 2009, risque de s&#8217;avérer insuffisant, du moins pour enrayer le ralentissement des créations d&#8217;emplois dans le secteur privé au cours des derniers mois. « L&#8217;économie évolue dans la bonne direction, nous avons juste à lui donner un coup d&#8217;accélérateur », a assuré vendredi le président américain, sans cacher qu&#8217;il n&#8217;y a « pas de solution miracle » pour sortir rapidement de la récession. Tout en dénonçant le blocage du dispositif pour les PME par les républicains au Congrès, il a évoqué de nouvelles mesures pour stimuler l&#8217;emploi, « y compris une extension des baisses d&#8217;impôts pour la classe moyenne ». Selon le « Washington Post », la Maison-Blanche, dont l&#8217;inertie a été critiquée face à l&#8217;essoufflement estival de la reprise, envisage une série d&#8217;exonérations fiscales temporaires pour les entreprises et une pérennisation du crédit d&#8217;impôt recherche-développement déjà prorogé pour un an fin 2009.<br />
L&#8217;optimisme relatif de Barack Obama se fonde sur les nouveaux chiffres du chômage publiés vendredi qui ont contribué à rassurer légèrement les marchés. Malgré un taux de chômage de 9,6 % en août (contre 9,5 % en juillet), le secteur privé a créé 67.000 emplois nets en août, même s&#8217;ils sont obérés par les 121.000 emplois supprimés dans le secteur public en raison de l&#8217;achèvement du plan de recensement. Avec la révision à la hausse des chiffres de juin et juillet, le secteur privé aura ainsi créé quelque 763.000 emplois depuis décembre contre une perte de 750.000 emplois par mois lorsque Barack Obama était entré en fonction, souligne la Maison-Blanche.<br />
Climat d&#8217;incertitude</p>
<p>Mais les chiffres du département du Travail font également état d&#8217;un net ralentissement des créations d&#8217;emplois du secteur privé (72.000 en moyenne entre mai et août, contre + 200.000 en mars-avril), outre un recul des emplois manufacturiers (- 27.000) pour la première fois depuis décembre. « Nous sommes toujours réticents à embaucher car nous voulons être absolument certains que nous n&#8217;assistons pas à un rebond temporaire », a expliqué le directeur général de 3M, George Buckley, à Bloomberg. Certains économistes n&#8217;excluent pas que le taux de chômage passe la barre des 10 % début 2011, sur fond de ralentissement de la croissance. Pour la majorité démocrate, à deux mois des élections législatives, ce climat d&#8217;incertitude sur la reprise sur fond de chômage à plus de 9 % depuis seize mois consécutif, risque d&#8217;être lourdement pénalisant. Selon plusieurs sondages, le Parti démocrate serait en train de perdre du terrain auprès des jeunes électeurs de 18-29 ans durement touchés par le chômage. D&#8217;où l&#8217;urgence de ces nouvelles mesures fiscales, même si l&#8217;entourage du président a précisé qu&#8217;elles ne seront pas d&#8217;une ampleur comparable au premier plan de relance.</p>
<p>LES ECHOS</p>
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