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MICROFINANCE-RESEAU PAMECAS: Demain une banque ?

Fort de seize années d’expérience dans la micro-finance, le réseau Pamecas diversifie ses activités en envisageant de se lancer dans le rachat ou la création d’une banque sous-régionale. Ses responsables ont dégagé cette perspective, ce mardi 24 janvier, lors de la cérémonie officielle de remise du certificat ISO 9001 version 2008 délivré par le bureau Veritas en 2011, qui matérialise le passage dudit réseau au système de management de la qualité.

En termes de taille et de performances, le directeur général du réseau Pamecas classe sa structure en deuxième position sur le marché national, derrière le réseau CMS (Crédit mutuel du Sénégal). De 32 milliards de francs Cfa en 2007, la capitalisation du Pamecas tournerait autour d’un actif de 50 milliards de FCfa, aujourd’hui. Entre mutuelle de santé et compagnie d’assurances, les chantiers du Pamecas semblent renseigner sur son développement à court et moyen termes.

L’appétit venant en mangeant et membre de la Confédération des institutions financières de l’Afrique de l’Ouest(CIF), basée à Ouagadougou (Burkina Faso) et qui regroupe un réseau de six pays, le réseau Pamecas, avec ses collègues de la sous-région, envisage-même « soit de racheter une banque soit de créer une banque sous-régionale », confie le Dg du Pamecas, Mamadou Touré. C’était lors de la cérémonie de remise, ce mardi 24 janvier à Dakar, du certificat ISO 9001 version 2008, délivré à sa structure par le bureau Veritas. L’objectif avec la CIF, « c’est de bâtir le réseau financier en termes d’agences, de la zone Uemoa », explique M. Touré qui ajoute : « on est très avancé là-dessus. ».

Dans un secteur de la micro finance où les crises liées à des problèmes de gouvernance ont prospéré, la certification ISO 9001 version 2008 délivrée en 2011 au réseau UM/PAMECAS par le bureau Veritas, prend tout son sens. Abdoulaye Guèye, Président du Conseil d’administration du Pamecas, voit ça comme « une consécration de près de deux ans d’efforts », dit-il dans son propos liminaire lors de ladite cérémonie. Des efforts dans la responsabilité de la direction générale en tant que premier acteur ; dans les exigences de la gestion administrative ; dans l’amélioration en continu de l’organisation interne, la satisfaction du client, entre autres critères qui ont abouti à la certification du réseau. Alors que le réseau Pamecas s’est engagé dans un Système de management de la qualité (SMQ) depuis 2010, le processus, selon Mme Ndiaye Ndèye Codou Diaw, Dga du Pamecas, « a débuté avec le plan d’affaires 2004-2009.»
Ousmane Dieng, directeur du bureau Veritas pour le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, la Guinée-Bissau, confirme « le long processus de la certification » qui, explique t-il, « comporte beaucoup d’exigences et une implication de tout le personnel, sur la base de procédures établies par la structure en l’occurrence Pamecas qui s’engage, dans son fonctionnement, à les respecter suivant un référentiel.»

L’idée, selon Mamadou Touré, directeur général du Pamecas, «c’était de faire certifier non pas un service mais l’ensemble des services. C’est ainsi que l’épargne, les virements, les transferts d’argent, le processus du crédit, etc… »

Taux d’intérêts pour les pauvres ?

Les taux d’intérêts souvent jugés « trop usuriers et contraires à l’objectif social » pratiqués par les institutions de micro finance, le Dg du réseau Pamecas estime que « c’est une mauvaise querelle faite par les non initiés. » Comme argumentaire, il prend l’exemple du grossiste qui, selon lui, « est toujours moins cher que le détaillant. » Et de demander « au nom de quelle logique ce principe universel ne devrait pas être appliqué au « commerce de l’argent? » » Sauf que les institutions de micro-finance sont censées prêter aux pauvres. M. Touré n’en a cure et explique qu’ «il y a les coûts de la ressource et si vous ne répercutez pas ces coûts, en sus des charges que le pauvre ne paient pas, il n’y aura plus de crédits à terme. » Il n’empêche, soutient M. Touré, « Avec la concurrence qui s’est installée les taux d’intérêts ont sensiblement baissé passant de 36 voire 24% à 12% aujourd’hui. »

Cependant, pour M. Touré, la génération spontanée, « ça n’existe pas, il faut que quelqu’un paye pour que les suivants puissent en bénéficier », déclare t-il, estimant que « les pionniers ont payé plus cher et c’est nous, vous qui en bénéficiez et demain ce seront nos enfants. » Et, les «trop perçus » des IMF, alors ? «Ce ne sont pas des dividendes que nous distribuons, nous les réinvestissons», répond le Dg du Pamecas.

Le challenge demeure tout de même la gestion permanente des risques opérationnels notamment, entre risques de crédit, risques humains, risques de gouvernance et autres risques liés au patrimoine. C’est sans doute sous ce rapport que le PCA et l’ensemble des responsables du Pamecas, se sont accordés à reconnaître qu’ «il serait illusoire de croire que tout est déjà fait ».

Sud Quotidien

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Blog de Yoro DIA

Le vieux lion et les jeunes loups

Il est facile maintenant de comprendre pourquoi Wade a précipitamment déclaré sa candidature en 2009 après le Waterloo des locales. C’était pour gagner deux ans de plus et gouverner tranquillement. Le spectacle des jeunes loups du PDS qui défient ouvertement le vieux lion édenté qu’on a aujourd’hui,  nous l’aurions eu dés 2009. En proclamant sa candidature en 2009, Wade a reculé l’échéance, l’ambition et la faim des loups de deux ans. Les récentes sorties d’Abdou Fall, de Mbaye Jacques Diop et d’Abdoulaye Baldé montrent que le vieux lion édenté est devenu un tigre de papier et que le PDS est dans sa phase thermidorienne.  De ces trois sorties, celle de Baldé est plus intéressante à analyser parce qu’elle prouve qu’en politique avoir une base est une assurance politique. La conquête d’une base politique à Ziguinchor lors des locales de 2009 a permis à Baldé de passer de légitimité déléguée (Secrétaire Général de la Présidence, un poste de fonctionnaire, une nomination) pour conquérir sa propre légitimité (être élu) alors que ses mentors (Wade père et fils) subissaient un Waterloo électoral au Point E. La récente sortie de Baldé est une déclaration d’émancipation pour ne pas dire d’indépendance car sa mise sous tutelle s’est terminée depuis les locales 2009. Avoir sa propre légitimité et sa propre base est la meilleure assurance pour affronter les sentiers très escarpés de la politique parce que dans une démocratie il y a toujours le primat des élus sur les nommés. Quand vous êtes nommés vous dépendez des humeurs et du pouvoir at natum de celui qui prend le décret mais quand vous êtes élus, vous avez votre propre légitimité qui vous vient du suffrage. C’est ce postulat qui fait que Wade prendra plus au sérieux les états d’âme de Mbaye Jacques Diop et de Baldé que d’Abdou Fall qui se cherche une base quelque part entre HLM et Thiès.

Hillary en Afrique

En matière de notation démocratique, le Sénégal a perdu son triple A depuis très longtemps. La tournée de Hillary Clinton en Afrique de l’Ouest qui saute le Sénégal est un indicateur très important de notre notation en matière de démocratie. On n’est pas loin du C depuis que dans notre pays la contradiction politique se règle comme au Far West. Le Sénégal sur le plan démocratique a été  victime du syndrome du monopole. L’exception démocratique a dormi sur ses lauriers et est devenu aujourd’hui un pays banal qui est sous tutelle démocratique avec une surveillance très rapprochée de l’Union Européenne et des Etats Unis. Lors des dernières Présidentielles du Benin, l’Union Européenne avait estimé que le Benin n’avait plus besoin d’observateurs pour  ses élections. L’UE pense exactement le contraire du Sénégal. La tournée de Hillary Clinton en Afrique de l’Ouest exprime clairement ce que les Etats Unis pensent de notre démocratie. Le regard extérieur regrette « une vitrine craquelée », le regard intérieur se pose la question comment est  on descendu si bas au point d’être dépassé par le Benin et notre voisin le Cap Vert indépendant en 1975. On en est la parce que le débat démocratique se réduit à un débat purement électoral. Depuis plus d’un an il n’y a d’autre débat que la candidature de Wade. Tous les candidats font des promesses mais jamais de débat sur  le financement des promesses, jamais de débat sur la fiscalité même si toutes les révolutions ont pour l’origine l’impôt, même si l’Etat n’a d’autres ressources que celles que lui donne sa main droite qui taxe les entreprises et les particuliers. Hillary Clinton très liée au Sénégal parce qu’elle a un projet humanitaire dans le village de Sam Ndiaye où elle avait amené son mari Bill Clinton, Président des  Etats Unis en 1998, qui fait une tournée en Afrique de l’Ouest sans l’étape du Sénégal que les Etats Unis ont toujours considéré comme Etat pivot est sujet de débat. Dans notre démocratie il n’y a jamais eu de débat entre l’opposition et la majorité  sur la politique extérieure à part la  compétition sur qui va distribuer à sa clientèle plus de passeports diplomatiques. Que reste t-il aujourd’hui de notre politique extérieure qui fut jadis une grande fierté nationale. La voix du Sénégal se faisait entendre sur toutes les grandes questions mondiales mais aujourd’hui la voix du Sénégal n’est audible nulle part sauf dans les rubriques « en Afrique et nulle part ailleurs » des medias internationaux (Un Président de 86 ans qui brigue un mandat de 7 ans,  du double agrégé à Youssou Ndour, de la Grèce noire de Senghor au far west de Barth et des nervis). Le nombre élevé de sénégalais inscrits sur les listes montre que les sénégalais se passionnent encore pour leur pays mais le débat politique est d’une pauvreté qu’on regrette la période Senghor-Dia, mai 68 ou Wade opposant.

Google ouvre le portail de la Présidentielle

Apres le portail de la Présidentielle au Cameroun et au Nigeria, Google ouvre celui du Sénégal. Google va lancer la page Election Sénégal pour que les internautes puissent faire eux même leurs propres recherches sur les tendances de recherches électorales. Wade, Niasse, Idrisssa Seck Macky Sall et Tanor  sont  dans le Top 5 des tendances de recherches électorales plus récentes. Si le téléphone portable  a été  le pilier de ce que les politistes ont appelé les « ondes de la transparence » pour la présidentielle de 2000, internet risque de lui ravir la vedette pour 2012 non pas en terme de transparence mais plutôt comme outil de campagne et d’interactivité entre les candidats et les électeurs. Quelle fascinante époque nous vivons. Quelle accélération de l’histoire. Les locales de 1996 ont été marquées par l’événement de la première radio privée sud Fm, la Présidentielle 2000 par la combinaison  de la radio et le téléphone portable. 2012 sera marquée par l’internet qui concentre tous ces supports. La page élection Sénégal permettra de donner un contenu local au web global. Si Google n’a pas  remporté la bataille de « la décolonisation de l’info », il l’a rendu obsolète car aujourd’hui le Sud est la fois récepteur et émetteur dans ce rendez vous du donner et du recevoir qu’est le web.

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S&P dégrade quatre banques françaises

L’agence de notation américaine a revu à la baisse sa notation pour Société Générale, BPCE, Crédit Agricole et la Caisse des Dépôts. La note de BNP Paribas reste inchangée.

Dans le sillage de la dégradation de la note souveraine de la France, l’agence de notation américaine Standard and Poor’s (S&P) a revu à la baisse les notes de quatre banques françaises  : Société Générale, BPCE, Crédit Agricole et la Caisse des dépôts et Consignations.

S&P abaissé d’un cran la note à long terme de la banque française Société Générale à «A», contre «A+» auparavant, et lui a attribué une perspective stable, selon un communiqué mardi. L’agence -qui a confirmé la note à court terme «A-1» -explique que l’abaissement de la note à long terme est la conséquence de la dégradation de la note souveraine de la France qui a perdu le 13 janvier le AAA.

Même traitement pour Crédit Agricole SA dont la note à long terme baisse d’un cran, à «A» contre «A+» auparavant, assorti d’une perspective stable. La note à court terme reste stable à «A-1». La perspective « stable » reflète la capacité de la banque à maintenir une « forte » position, précise S&P.

De son côté, BPCE voit sa note de crédit long-terme passer de « A+ » à « A », avec une perspective stable. Les notes à long et court termes du Crédit Foncier de France (CFF), filiale «hautement stratégique» de BPCE, sont désormais classées «A-» et «A-2». La filiale cotée de BPCE, Natixis, voit elle aussi sa note long terme abaissée d’un cran à « A ». S&P précise que l’éventualité d’une nouvelle dégradation d’un cran de la note souveraine de la France ne devrait théoriquement pas entraîner d’abaissement supplémentaire pour celle de BPCE.

La note de la Caisse des dépôts (CDC), elle aussi abaissée d’un cran, à «AA+», est ainsi alignée sur celle de la France. La note court terme de la CDC reste fixée à «A-1+». La perspective d’évolution de ces deux notes est négative, reflétant celle du pays, ce qui implique qu’une nouvelle baisse est possible à moyen terme.

Pour S&P, il est «pratiquement certain» que les autorités françaises viendraient à la rescousse de la Caisse en cas de difficultés et il est donc logique que les deux notes soient alignées. «Tout changement de la note souveraine de la France ou de sa perspective aurait pour conséquence immédiate un changement similaire pour la CDC», a prévenu l’agence.

Note confirmée pour BNP Paribas

En revanche, S&P a confirmé la note de BNP Paribas après avoir un temps songé à l’abaisser. Les notes du groupe bancaire, que l’agence avait placées sous revue dans l’optique d’un possible abaissement le 7 décembre, restent fixées à «AA-» pour la dette long terme et «A-1+» pour la dette court terme. Cette note long terme est la quatrième meilleure possible dans l’échelle de classification de S&P, ce qui fait de BNP Paribas l’une des banques européennes les mieux notées, et l’une des rares à conserver un «double A».

Cette notation traduit la position commerciale «très solide» de BNP Paribas, sa très bonne gestion du risque et sa liquidité «adéquate», même si ses résultats, ses fonds propres et sa capacité de refinancement ne sont que «moyens», indique le communiqué de l’agence américaine.

Les Echos

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La zone euro fait pression sur Athènes

Pour le chef de file de l’Eurogroupe, il faut que le gouvernement grec et ses principaux bailleurs de fonds – Fonds monétaire international, Commission et Banque centrale européennes – se mettent “d’accord dès que possible sur les principaux paramètres d’une nouveau programme d’ajustement ambitieux”.

L’objectif est que la Grèce puisse tenir ses engagements de réduction des déficits, car selon les comptes budgétaires de 2011, les revenus publics grecs n’ont pas atteint les objectifs fixés, en dépit d’une avalanche de taxes imposées dans le cadre d’une cure de rigueur. Mais les efforts ne devront pas porter uniquement sur la partie budgétaire : le commissaire aux affaires économiques européen, Olli Rehn, a mis l’accent sur la nécessité pour Athènes d’“accélérer la mise en place de réformes structurelles pour renforcer son économie et sa croissance”. Faute de quoi, le nouveau programme de 130 milliards d’euros de prêts européens promis en octobre dernier à la Grèce, et toujours pas concrétisé, ne pourra commencer à êtreversé, a-t-il prévenu.

En parallèle, la zone euro a demandé aux autorités grecques et aux créanciers privés du pays de trouver un accord de principe “dans les jours qui viennent” sur la réduction de la dette du pays, alors que les négociations patinent. Athènes doit impérativement avoir finalisé un accord d’ici le 20 mars au plus tard, date à laquelle le pays doit rembourser plus de 14 milliards d’euros de prêts. Surtout, M. Juncker a estimé que la contribution du secteur privé était en l’état insuffisante.

Il a appelé à ce que les taux d’intérêt pour les nouvelles obligations que doiventrecevoir les banques en échange des anciennes soient “clairement en dessous de 4 %”, alors que le secteur privé demande au moins ce niveau. In fine, les taux devraient se situer entre 3,5 % et 4 %, a-t-il ajouté. Si elles estiment l’effort demandé excessif, les banques ont menacé de décréter que la restructuration en cours de la dette grecque ne serait plus “volontaire” mais contrainte, ce qui provoquerait un défaut de paiement du pays aux conséquences incalculables.

Les négociations en cours visent à réduire de 100 milliards d’euros la dette détenue par les banques et fonds d’investissement, de manière à ramener l’endettement public du pays à 120 % du produit intérieur brut à l’horizon 2020. L’opération doitêtre réalisée via un échange d’anciennes obligations contre de nouveaux titres, avec au centre des tractations la rémunération accordée à ces derniers.

Des sources au ministère des finances grec ont fait savoir lundi soir qu’Athènes vapoursuivre les négociations avec ses créanciers privés en se fixant le 13 février comme date-butoir pour lancer l’opération. Une échéance qui impose de boucler un accord avant le 3 février, a indiqué une source proche des négociations.

En attendant une éclaircie en Grèce, les ministres des finances européens se sont attelés lundi soir à une autre tâche: peaufiner leur arsenal anticrise. Ils ont ainsi adopté un traité établissant le futur fonds de secours permanent de la zone euro, le MES, qui ne bénéficiera toutefois qu’aux pays ayant ratifié le pacte budgétaire en discussion et censé renforcer la discipline commune en Europe.

Le Monde

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FAUTE D’INDUSTRIES DE TRANSFORMATION APPROPRIEES ET COMPETITIVES: Plus 60% de la production agricole perdues

Le secrétaire général du ministère des Mines, de l’industrie et des Petites et moyennes entreprises (Pme), M. Samba Mané Diakhaté a fait cette révélation hier, lundi 23 janvier à Dakar, à l’ouverture de l’atelier de formation des «Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires» (Iso 22000). Il impute cette situation, entre autres, à l’absence d’industries de transformation appropriées et compétitives, mais aussi un déficit chronique de la qualité de nos produits alimentaires.

«Plus de 60% de la production agricole sont perdues faute d’une part, de l’existence d’industries de transformation appropriées et compétitives et d’autre part, un déficit chronique de la qualité de nos produits alimentaires qui ne satisfont pas au respect des normes et standards internationaux requis pour l’accès aux marchés ». Cette déclaration a été faite par le secrétaire général du ministère des Mines, de l’industrie et des Petites et moyennes entreprises (Pme), M. Samba Mané Diakhaté.

C’était hier, lundi 23 janvier à Dakar, à l’ouverture de l’atelier de formation de formateurs à la norme internationale Iso 22000 intitulée «sSystèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires-exigences pour tout organisme appartenant à la chaine alimentaire». Ce tableau montre à quel niveau la sécurité alimentaire est menacée du moment que 70% de la population sénégalaise qui est rurale vit essentiellement de produits agricoles. Les possibilités d’exporter les produits locaux sont de plus en plus compromises.

Malgré cela, M. Diakhaté relève que le secteur agro-alimentaire est le premier secteur d’importance de l’économie, de par la valeur de ses produits, sa contribution à la croissance du Pib et le nombre d’emplois qu’il génère. A son avis, cette situation devrait s’amplifier si des efforts conséquents d’investissements sont faits dans la production et les infrastructures de transformation et d’accès au marché mondial des produits agro-industriels. En effet, fait-il remarquer, «entre 1990 et 2008, les produits agro-industriels importés d’Afrique par la Chine se sont multipliés par 10, passant de 188 millions de dollars à 2 milliards de dollars, ce qui correspond à un taux de croissance moyen annuel de 14,1%». Sur la même période, a-t-il ajouté, les produits agro-idustriels importés d’Afrique par l’Inde ont augmenté à un taux plus élevé, leur volume s’étant multiplié par 16, passant de 82,4 millions de dollars à près de 1,4 milliard de dollars soit un taux de croissance moyen annuel de 16,8%. Dans ce contexte, l’Afrique, le Sénégal en particulier, devrait intensifier sa coopération avec la Chine et l’Inde en vue d’augmenter les exportations de produits agro-alimentaires.

D’où l’importance de cette rencontre nationale de sensibilisation et de formation des formateurs sur la norme Iso 22 000 relative à la gestion de la sécurité alimentaire, organisée dans le cadre de l’initiative conjointe de l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif) et du Centre du commerce international (Itc) visant à l’expansion des échanges commerciaux entre les Etats membres de la Cemac, de l’Uemoa et des pays francophones du Mékong (Cambodge, Laos, Vietnam). Une manière pour ces organismes internationaux d’aider les pays de la sous-région à surmonter l’obstacle de la qualité auquel sont confrontés leurs produits locaux.

La représentante résidente de la Commission de l’Uemoa à Dakar, Mme Congo-Kaboré Adèle, a souligné la nécessité pour chaque pays de l’union de disposer d’experts capables d’accompagner les entreprises à la démarche, selon la norme internationale Iso 22000, qui prescrit des exigences à respecter par tout organisme appartenant à la chaine alimentaire, pour promouvoir l’exportation des produits alimentaires. Selon elle, c’est la raison pour laquelle « la Commission de l’Uemoa a initié cette formation pour permettre aux bénéficiaires, issus d’entreprises privées et de services d’appui au secteur privé, de comprendre, maîtriser et acquérir les différents outils du Système de management de la sécurité des denrées alimentaires».

L’Administrateur principal de programme à la Division d’appui aux entreprises et institutions d e l’Itc, M. Imamo Ben Mohamed Imamo, pour sa part, a fait savoir que « les études des marchés menées dans le cadre de ce projet conjoint Oif/Itc, il y a quelques années, ont révélé que les Etats membres de l’Uemoa, comme ceux de la Cemac, disposent d’un fort potentiel à l’exportation en produits alimentaires». Mais, a-t-il précisé, «pour que cette offre soit effectivement exportable, il faudrait que les entreprises puissent intégrer la démarche qualité dans leurs activités de production et se mettent en conformité avec les exigences des marchés régional et international ».

Sud Quotidien

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Bourse : la zone franc dans un étau, entre blocages culturels et manque de volonté politiqBourse : la zone franc dans un étau, entre blocages culturels et manque de volonté politique

Les places financières de la zone franc peinent à exister face à leurs concurrentes régionales. La faute à des blocages culturels, mais aussi à un manque de volonté politique.

Nairobi (Kenya), Lagos (Nigeria), Gaborone (Botswana), ou encore Accra (Ghana) : en zone subasaharienne (hors Afrique du Sud), les Bourses des pays anglophones comptent plus de sociétés cotées, affichent de plus fortes capitalisations et attirent plus d’investisseurs étrangers que les places francophones, bien plus étroites et peu animées. A la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM, basée à Abidjan), qui regroupe pourtant les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les introductions sont rares et les volumes échangés bien maigres (voir tableau). La situation n’est guère plus brillante au Douala Stock Exchange et encore moins à la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC, basée à Libreville), sauvée de jutesse de la fermeture cette année grâce à une recapitalisation de 3 milliards de F CFA (4,6 millions d’euros).

Un déclage “d’odre culturel”

Si ces problèmes de visibilité ne sont pas l’apanage des Bourses francophones, comme les experts le reconnaissent, c’est en revanche pour elles qu’ils se posent avec le plus d’acuité. Lorsqu’à la BRVM la valeur des transactions atteint à peine le million de dollars par jour (environ 765 000 euros), elle approche 5 millions de dollars à Nairobi. Et tandis qu’on compte 80 transactions par jour à Abidjan, on en recense 150 à Accra et près de 3 000 à Nairobi.

D’après Cyrille Nkontchou, le fondateur de la plateforme financière et boursière Liquid Africa, consacrée aux marchés africains, la première raison de ce décalage est « d’ordre culturel ». Il n’est pas dans la mentalité des chefs d’entreprise et des épargnants des pays francophones de se rendre sur les places financières pour se financer ou y investir. De fait, quand 217 sociétés sont cotées à Lagos et 55 à Nairobi, on n’en dénombre que 39 à Abidjan (en majorité des filiales de groupes étrangers), 3 à Douala et… aucune à Libreville (seul le marché obligataire y est développé).

Mais au-delà de l’aspect culturel, « il manque une réelle volonté politique » en Afrique francophone, affirme un économiste de la Banque africaine de développement (BAD). « La Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan, ajoute-t-il, a été créée en misant sur les privatisations dans la sous-région. Et il n’y a pas eu de réelle stratégie pour inciter les entreprises à y recourir. »

Les PME oubliées

« La BRVM est la seule Bourse en Afrique qui ne dispose pas de compartiment destiné aux PME », souligne Samuel Maréchal, PDG de Maréchal & Associés Finance, un cabinet qui a piloté l’introduction de Pétro Ivoire (Côte d’Ivoire) et de Money Express (Sénégal) sur la place parisienne, en septembre et en ocotbre. Annoncé depuis 2008, le projet de création d’un marché moins réglementé destiné aux PME-PMI peine à se concrétiser face aux hésitations du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), régulateur de la BRVM.

Pour ne rien arranger, ce dernier tente d’instaurer une nouvelle règle obligeant les sociétés à se faire noter par une agence avant toute entrée en Bourse. Objectif : rassurer les investisseurs. « Si une telle règle peut se justifier pour les émissions obligataires des Etats, elle découragera les entreprises et provoquera même la sortie de celles qui sont déjà cotées », redoute-t-on à la direction de la BRVM. Pendant ce temps, au Ghana, les autorités ont signé un accord avec Fidelity Capital Partners, un fonds de capital-risque qui gère un portefeuille de près de 32 millions de dollars en Afrique de l’Ouest, pour promouvoir les PME et leur future cotation.

Jeune Afrique

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Mobilisation des ressources budgétaires : Une progression de 9,7 % notée en novembre 2011

Le niveau de mobilisation des ressources budgétaires a connu, en novembre 2011, une petite poussée par rapport à la même période de l’année 2010.Selon une note d’information de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) du ministère de l’Economie et des Finances sur la situation économique du mois de novembre 2011, l’exécution budgétaire, au terme des onze premiers mois de l’année 2011, a été caractérisée par une bonne mobilisation des ressources et une exécution soutenue des dépenses publiques dans un contexte de mise en œuvre du plan Takkal. En effet, le document souligne que les ressources budgétaires ont progressé globalement de 9,7 % par rapport à la même période de 2010, tirées essentiellement par les recettes fiscales. Quant aux dépenses et prêts nets, ils sont estimés à 1 699,6 milliards, soit un accroissement de 11 %. En conséquence, le déficit budgétaire global (dons compris) est estimé à 306,6 milliards en cumul à fin novembre 2011 contre 211,3 milliards à la même période en 2010.

Les ressources budgétaires mobilisées sont évaluées à 1 372,4 milliards et se décomposent en recettes budgétaires pour 1 202,7 milliards, en dons pour 132,3 milliards et en ressources allouées au Fonds de soutien à l’énergie (Fse) pour 37,4 milliards de francs Cfa. Les ressources ont progressé de 121,5 milliards en glissement annuel sous l’impulsion notamment des recettes budgétaires. En effet, selon la Dpee, les recettes budgétaires ont augmenté de 111,6 milliards (+10,2 %), sous l’effet notamment des bons niveaux de recouvrement concernant l’impôt sur le revenu, les taxes sur la consommation hors pétrole et la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sur le pétrole.

L’impôt sur le revenu a été recouvré pour un montant de 193,4 milliards en cumul à fin novembre 2011, soit une progression de 17,4 %. Les taxes sur biens ont augmenté en glissement de 43,3 milliards (8 %) sous l’impulsion des taxes sur la consommation hors pétrole et de la Tva, d’après la même source sur le pétrole. En effet, la taxe sur la consommation des produits hors pétroles (taxes spécifiques) a progressé de 11,7 milliards (+53,6) pour s’établir à 33,6 milliards à fin novembre 2011 contre 21,9 milliards un an auparavant. S’agissant de la Tva sur le pétrole, elle est évaluée à 99,5 milliards et a enregistré une progression de 36,5 milliards par rapport à la même période de l’année précédente. La Tva sur le pétrole a été recouvrée au cordon douanier et à l’intérieur pour des montants respectifs de 66,6 milliards et 32,9 milliards.

Les droits de porte ont également contribué à la bonne tenue des recettes avec une progression de 19 % pour s’établir à 189,4 milliards. Toutefois, la hausse des recettes budgétaires a été atténuée par les baisses observées sur l’impôt sur les sociétés et l’Irvm/Ircm qui ont enregistré en glissement des replis respectifs de 13,9 milliards (-13,4 %) et de 4,3 milliards (-17,6 %).

Quant aux dons, ils sont évalués, selon le texte, à 132,3 milliards et se décomposent en dons budgétaires pour 37,4 milliards et dons en capital pour 94,9 milliards. Ils ont ainsi baissé de 17,2 % sous l’effet notamment des dons en capital qui ont enregistré un repli de 32,4 %. En revanche, les dons budgétaires ont augmenté de 17,9 milliards, bénéficiant du versement en 2011 d’une partie de l’appui de l’Union européenne initialement escompté en 2010.

S’agissant des dépenses budgétaires, elles sont estimées à 1 699,6 milliards à fin novembre 2011 contre 1 531,6 milliards un an auparavant, soit une progression de 168 milliards (+11 %). Cette hausse s’explique par l’augmentation des dépenses courantes, des investissements sur ressources propres et des prêts rétrocédés.

Walf

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Ecobank : Thierry Tanoh succède à Arnold Ekpe

À 49 ans, Thierry Tanoh, Vice-président Afrique subsaharienne, Amérique Latine et Europe de l’Ouest de la Société financière internationale (SFI), vient d’être nommé directeur général d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI).

Le groupe bancaire panafricain vient d’annoncer la nomination de l’ivoirien Thierry Tanoh, 49 ans, au poste de directeur général d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Il succédera au nigérian Arnold Ekpé dont le mandat arrive à terme fin 2012. Thierry Tanoh, jusque-là , Vice-président Afrique subsaharienne, Amérique Latine et Europe de l’Ouest de Société financière internationale (groupe Banque mondiale) « prendra fonction à partir de juillet 2012 et travaillera avec Arnold Ekpe jusqu’à la fin de l’année pour assurer une passation de service harmonieuse », a indiqué le groupe, ce 23 décembre 2011, dans un communiqué publié sur son site internet.

Progression de 30% sur l’année

Par ailleurs, le Ghanéen Albert Essien, 56 ans, administrateur exécutif actuellement en charge du Corporate Bank, et la Sénégalaise Evelyne Tall, également administratrice exécutive  et directrice des opérations, ont respectivement été promus directeurs généraux adjoints du groupe. Leur nomination prendra effet à partir du 1er janvier 2012. Essien et Tall qui ont vingt et treize ans de maison et donc une « profonde connaissance du Groupe Ecobank et sa culture d’intégrité », devront apporter leur appui au nouveau patron dans sa mission. Présent dans 32 pays en Afrique subsaharienne, le groupe panafricain  a réalisé sur les neufs premiers mois de l’année un produit net bancaire de 804 millions de dollars, soit une progression de 30% sur un an.

Jeune Afrique

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APRES L’EMBELLIE DU MOIS D’OCTOBRE A LA BRVM: Ça fait pschiit !

Les valeurs agricoles qui avaient remonté le moral du marché financier régional au terme du mois d’octobre dernier ont fait grise mine au mois d’après, faisant perdre plus de 3% à la Brvm (Bourse des valeurs mobilières) qui, depuis six mois, affiche une tendance baissière entretenue par les reculs des cours des principales valeurs de la Bourse.

Les effets de la crise internationale persistent et continuent d’affecter le marché financier régional de la Bourse régionale des valeurs mobilières(Brvm) dont l’ensemble des indicateurs sont en berne, en dépit d’une « forte poussée » mensuelle du marché des actions (126,5%). Comme nous l’apprend la Lettre mensuelle publiée par Cgf Bourse, le marché est essentiellement affecté par le recul des principales valeurs agricoles PALM CI (-29,14%) et SAPH CI (-11,12%) qui, pourtant, avaient fortement contribué à ramener la BRVM dans le vert en octobre. Voici qu’un mois après, les indices BRVM 10 et BRVM Composite reculent de 3,53% à 163 points et de 3,26% à 141,45 points, respectivement. Et pour cause…

Le secteur « Agriculture » dont l’activité est en baisse de 44,19% par rapport au mois d’octobre, affiche un volume d’échange de 51 632 titres (1,55% du volume mensuel) pour une valeur totale de 1,78 milliards de FCfa, soit 38,05% de la valeur totale des échanges mensuels du marché. Le secteur
enregistre ainsi la plus forte baisse mensuelle du marché à travers PALM CI et SAPH CI malgré un rapport d’activité du 3ème trimestre 2011 plutôt prometteur pour cette dernière au niveau des agrégats.

Par ailleurs, les déconvenues de FILTISAC CI (-11,11%) et SMB CI (-9,11%) au niveau du secteur « Industrie » ont également participé à la régression du marché. Sur les treize (13) sociétés qui composent ce secteur, seules SITAB CI, CROWN SIEM CI, SICABLE CI et SOLIBRA CI émergent du lot et s’améliorent. La surprise vient du secteur « Distribution », avec SERVAIR ABIDJAN CI qui nregistre la plus forte hausse mensuelle du marché, soit 43,33%, à 6 450 FCfa pour un volume mensuel d’échange de 1 607 titres (36,24% du volume sectoriel mensuel).

Sonatel malgré tout

Dans le secteur « Finances » où la quasi-totalité des transactions (99,76%) a porté sur le titre ETIT (Groupe Ecobank, malgré une moins-value mensuelle de 7,14%, à 39 FCfa, soit son plus bas annuel en fin novembre) dont le volume global d’échange représente 97,22% des échanges mensuels du marché, BICI CI et SGB CI perdent respectivement 14,29% à 30 000 FCfa et 7,5%, à 37 000 FCfa tandis que BOA CI offre une plus-value mensuelle de 6,76%, à 30 000 FCfa.

Le secteur « Services publics » qui représente près de la moitié (48,71%, à 2,28 milliard de FCfa) de la valeur totale des échanges mensuels du marché des actions qui totalise 3 328 506 titres échangés (contre 1 469 543 en novembre) pour une valeur globale de 4,67 milliards de Fcfa (contre 4,64 milliards de FCfa en novembre), enregistre 20 525 titres transigés, soit seulement 0,62% des échanges mensuels du marché. Le secteur est cependant toujours porté par l’action SONATEL SN avec 17 054 titres négociés, soit 83,09% du volume sectoriel mensuel. Malgré le tumulte autour de la société sénégalaise de télécommunication (plan d’action intersyndical des travailleurs pour dénoncer le décret sur la surtaxe des appels entrants internationaux), SONATEL SN progresse, sur le mois de novembre, de 1,61%, à 126 000 FCfa (124 000 FCfa au mois d’octobre) tandis que de leur côté, ONATEL BF et SODE CI enregistrent des moins-values de 5,73%, à 41 950 FCfa et de 3,41%, à 17 000 FCfa.

Conséquence, la capitalisation boursière de l’ensemble des titres cotés et celle des valeurs composant l’indice BRVM 10, perdent respectivement, 3,26%, à 3 104 milliards de FCfa et 3,53% à 2 344 milliards de FCfa. La capitalisation du marché obligataire suit la tendance globale et enregistre une baisse de 1,25%, à 557 milliards de FCfa.

Toutefois, par rapport au mois d’octobre, le marché obligataire connaît un regain d’activités et enregistre 79 672 titres transigés pour une valeur totale de 783,65 millions de FCfa. Les principales
opérations ont essentiellement porté sur les lignes «Etat du Sénégal 6,75% 2010-2015», «TPCI 6,95% 2009-2014» et «PALMCI 7% 2009-2016».

Sud Quotidien

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Le franc Cfa ne sera pas dévalué, assure le gouverneur de la Bceao

Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) Tiémoko Meyliet Koné a une nouvelle fois écarté la possibilité d’une dévaluation du franc CFA, la monnaie des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). ‘Le franc Cfa n’est pas concerné. Il n’est pas question de le dévaluer et il ne sera pas dévalué’, a soutenu Koné dans une vidéo transmise mercredi à l’Aps.

‘Il n’a pas été question de la dévaluation du franc Cfa. Ce n’était pas à l’ordre du jour et ça n’a pas été évoqué, pour la simple raison que la dévaluation du franc Cfa n’est actuellement ni nécessaire ni souhaitable, parce que toutes les économies de l’Union sont dans un train de croissance’, a argué le gouverneur de la Bceao dans cet enregistrement, réalisé en marge d’une session ordinaire du Conseil des ministres de l’Uemoa, vendredi dernier à Niamey (Niger).

Les huit de l’Uemoa sont, selon lui, dans une ‘dynamique’ telle que le taux de croissance projeté dans l’Union, pour 2012, est de ‘plus de 6 %’, […] après que les Etats ont pendant plusieurs années assaini leur économie’.’La Côte d’Ivoire, qui avait été éprouvée par la crise postélectorale, a repris et la reprise est beaucoup plus rapide qu’on ne l’avait espérée. Tous les Etats de l’Union sont en croissance’, a-t-il souligné.

‘La deuxième raison, c’est que le franc Cfa, notre monnaie, n’a pas de problème. Aujourd’hui, les réserves de change de la Bceao sont estimées à plus de 5 000 milliards. Cela correspond à peu près à sept mois d’importations pour tous les pays de l’Union, ce qui est confortable’, a expliqué le banquier.

‘Ensuite, les transferts sont positifs pour nos Etats, a-t-il ajouté. Les ressources par transferts rentrent de plus en plus, ce qui veut dire que les opérateurs économiques ont confiance dans cette monnaie et continuent de faire venir des ressources pour des investissements’.’La balance des paiements de l’Union est largement excédentaire. Cela veut dire que nous vendons et avons des ressources aussi. Au regard de tous ces chiffres, il n’y a aucune raison pour qu’il y ait une dévaluation du franc Cfa’, a soutenu Tiémoko Meyliet Koné.

‘Ceux qui font courir la rumeur, a-t-il estimé, se fondent peut-être sur la crise qu’il y a en Europe […], qui n’est pas une crise monétaire’.’Ce n’est pas une crise de l’euro. L’euro n’est pas concernée par cette crise, ni dans son existence ni dans son cours actuel. C’est la crise de la dette souveraine, c’est-à-dire de l’endettement de ces Etats qui inquiètent quelque peu les marchés’, a expliqué le gouverneur de la Bceao.

Le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo sont les pays membres de la Bceao. Ils ont en commun le franc Cfa garanti par l’euro, monnaie avec laquelle, il a une parité fixe (1 euro = 655 francs Cfa).’[…] Les mesures courageuses prises par les autorités de l’Union européenne ont un tout petit peu assagi les marchés. Et, je pense que les choses se règleront au fur et à mesure’, a-t-il espéré.

Aps

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Londres donne le coup d’envoi au découpage de ses banques

Les banques de détail dédiées aux particuliers et aux PME devront être séparées des banques d’investissement. Londres milite pour que Bruxelles adopte ces mesures. Des coussins de capitaux supplémentaires sont ajoutés.

Tout n’est pas encore inscrit dans le marbre et Londres a fait quelques concessions au secteur bancaire. Mais un peu plus d’un an après avoir mis en place la commission Vickers, Londres devrait bien adopter la plupart des recommandations de ce groupe de 5 experts. Pour le chancelier de l’Echiquier George Osborne, qui s’exprimait hier à Westminster, il s’agit « des réformes du secteur bancaire britannique les plus importantes de l’histoire moderne ».

L’élément crucial en est l’installation d’une cloison entre les banques de détail dédiées aux particuliers et aux PME, d’une part, et les banques de gros et d’investissement, d’autre part. La banque de détail devra être capitalisée séparément et avoir son propre conseil d’administration. Des limites seront fixées aux financements que celle-ci pourra fournir à la banque d’investissement. Le but est d’éviter que le contribuable ne subventionne indirectement les activités de marché. La garantie implicite des Etats aux activités de banque de détail permet en effet aux groupes bancaires dans leur ensemble de se financer moins cher.

500  % du PIB

Le pays a dépensé une fortune pour maintenir à flot ses banques pendant la crise. Les bilans de ces dernières pèsent encore aujourd’hui 500 % du PIB contre 300 % pour la France et 100 % pour les Etats-Unis, a rappelé George Osborne. Londres estime donc que le coût de la mise en place des recommandations Vickers - entre 3,5 milliards et 8 milliards -en valent la peine. « Londres “wimbledonise” la City en en excluant les acteurs britanniques survivants », estime en revanche Simon Gleeson de Clifford. Pour maintenir la compétitivité de la City, les banques d’investissement étrangères basées à Londres ne sont en effet pas touchées par ces réformes.

Pour compléter le dispositif, le gouvernement prône des coussins de capitaux supplémentaires aboutissant, avec des dettes automatiquement convertibles en capital, à un « core » Tier-1 d’au moins 17 % pour toutes les banques britanniques, soit bien plus que les accords Bâle III. Le déposant devrait en outre primer sur le détenteur de dettes non sécurisées en cas de faillite. Enfin, George Osborne a demandé à Royal Bank of Scotland de se concentrer sur le Royaume-Uni et de réduire encore la taille de sa banque de marché.

Si Londres veut que ces mesures fassent l’objet d’une loi d’ici à 2015, pour une application en 2019, le gouvernement prend son temps. Méfiants, les travaillistes demandent d’ailleurs la surveillance de la mise en place de ces recommandations. Londres appelle à de nouvelles consultations avant la publication d’un rapport au printemps 2012 pour ajuster certains éléments. Et fait quelques concessions. Les dépôts et les prêts aux grandes entreprises peuvent ainsi être logés à l’intérieur de la banque de détail cloisonnée ou à l’extérieur, ce qui laisse de la marge. Par ailleurs, les filiales étrangères de banques basées au Royaume-Uni pourront être exemptées du ratio prudentiel minimum de 17 % si elles prouvent « qu’il n’y a pas de risque pour le contribuable britannique », a dit George Osborne.

Alors que les banques britanniques pâtiront de la perte de la garantie publique implicite face à leurs concurrentes, George Osborne a précisé hier que Bruxelles « regardera ce qu’il peut faire pour réconcilier cette distorsion au niveau européen ». « Le Royaume-Uni s’engagera activement dans ce débat », a-t-il ajouté.

Les Echos

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TAUX DIRECTEURS DE LA BANQUE CENTRALE: Toujours le statu quo

Très optimiste quant aux perspectives de croissance économique de l’Union  dont elle projette le PIB à 6,4% en 2012, le Comité de politique monétaire de la Bceao (Cpm) qui s’est réuni le 07 décembre dernier à Dakar a décidé de maintenir inchangés ses taux directeurs.

Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Bceao(Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), lors de sa dernière réunion qui s’est tenue le 7décembre dernier à Dakar, a jugé « globalement favorables  les conditions monétaires actuelles, arguant d’un contexte de liquidité bancaire « importante » et d’une détente des taux sur le marché. Aussi, au niveau des conditions de banque, le taux du coefficient des réserves obligatoires en vigueur depuis le 16 novembre 2010 et désormais harmonisé à 7,0% dans la zone, est maintenu. Dans son communiqué officiel au sortir de sa 6ème réunion, l’institution se félicite de l’uniformisation des coefficients à 7%, indiquant que celle-ci « permet de renforcer la concurrence entre les banques de l’Union notamment par la baisse des taux débiteurs ». Sauf que malgré la kyrielle de banques dans la zone, la concurrence entre les banques de l’Union semble se faire ailleurs que par la baisse des taux débiteurs.

Dans son communiqué, l’institution reconnaît d’ailleurs que les taux débiteurs des banques ainsi que les taux moyens pondérés des émissions de bons du Trésor, au troisième trimestre 2011, ont connu des hausses par rapport au trimestre précédent.

Les banques ne suivent pas

L’analyse que nous en faisons montre qu’en septembre 2011, le taux débiteur moyen des banques s’est accru de 23 points de base pour se situer à 8,54% contre 8,43% en août, une augmentation qui a concerné principalement la clientèle financière des banques et les entreprises publiques. Un tel contexte n’est pas pour favoriser l’investissement privé, la conséquence de la hausse des taux d’intérêt étant de rendre onéreux le crédit pour les créateurs d’entreprises, limitant ainsi le degré de rentabilité de nouveaux projets d’investissements financés par le crédit bancaire.

Dans le même temps, le taux de rémunération des dépôts de la clientèle est ressorti en baisse en septembre 2011, le taux moyen dans l’ensemble de l’Union s’établissant à 5,29% en septembre contre 5,33% le mois précédent. Le repli du taux créditeur (versé sur les dépôts) a été enregistré principalement sur les dépôts des particuliers et ceux des entreprises d’assurance. Il apparaît que le repli du taux créditeur est susceptible de décourager l’épargne dans la zone.

En cumul sur le troisième trimestre, les taux débiteurs moyens des banques se sont ainsi accrus de 26 points de base pour se situer à 8,59% alors que les taux de rémunération des dépôts de la clientèle sont, pour leur part, restés quasi-stables à 5,28%. Quant aux taux moyens pondérés des émissions de bons du Trésor, ils se sont détendus de 33 points de base d’un trimestre à l’autre pour se fixer à 5,54%.

Par ailleurs, instruments de régulation économique au service de la politique monétaire et dont les objectifs sont d’une part de limiter l’inflation, et d’autre part de favoriser la croissance économique, les taux d’intérêt directeurs composés du taux d’intérêt minimum de soumission aux opérations d’appels d’offres (open market) et du taux d’intérêt des opérations sur le guichet de prêt marginal (escompte), restent maintenus respectivement à 3,25% et 4,25% (niveau encore supérieur à ceux de la zone euro).

Prête à resserrer ?

Pour la problématique, un crédit obtenu par une banque commerciale par refinancement avec un taux d’intérêt (taux de refinancement) peu élevé, permettra à cette banque d’accorder à son tour des crédits (augmentés certes d’une certaine marge) peu onéreux aux entreprises et aux particuliers : l’activité économique et la croissance s’en trouveront ainsi favorisés.

A l’inverse, une hausse des taux directeurs aura pour objectif de limiter la demande de liquidités des banques et ainsi d’éviter une trop forte inflation. Même si par ailleurs, la BCEAO considère que le relèvement des taux directeurs ne devait pas être considéré comme la réponse automatique à une montée des tensions inflationnistes à court terme.

Il n’empêche, depuis la mi-2009 et en marge de la baisse de l’inflation, le desserrement monétaire a contribué à amortir l’impact de la crise financière internationale. La BCEAO a eu recours à divers instruments comme l’abaissement de ses principaux taux directeurs de 50 points de base, ramenés à 4,25 % ; l’adoption du coefficient uniforme de réserves obligatoires (7 %, à compter du 16 décembre 2010), conforme en gros aux précédentes recommandations des services du FMI; l’injection régulière de liquidité par son guichet hebdomadaire; les autres mesures visant à aider les pays à réduire leurs arriérés de paiements intérieurs.

Certes un léger ralentissement de la hausse des prix a été observé au troisième trimestre 2011. Le taux d’inflation en glissement annuel est passé de 3,9% à fin juin 2011 à 3,6% à fin juillet 2011, 3,5% à fin août 2011, avant de remonter à 3,8% à fin septembre 2011. La hausse des prix reste toujours influencée par le renchérissement des denrées alimentaires et des carburants.

Aussi, quand bien-même la Bceao prévoit aujourd’hui une décélération (2,8% contre 3,6% au troisième trimestre) de l’inflation au quatrième trimestre 2011 comme conséquence essentielle de la dissipation progressive des effets de la cris en Côte d’ivoire, elle devrait se tenir prête à resserrer la politique monétaire si l’évolution actuelle persistait et risquait de se propager à l’inflation sous-jacente et ainsi, de se transformer en anticipations inflationnistes.

Sud Quotidien

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Abdourakhmane Sarr, ancien haut fonctionnaire du Fmi : ‘Les rumeurs sur une dévaluation du Cfa ne sont pas fondées’

Ancien représentant du Fmi au Togo et au Bénin, Abdourakhmane Sarr a récemment quitté ses fonctions pour se consacrer à son pays à travers le Centre d’étude pour le développement local (Cefdel) qu’il dirige.Economiste et spécialiste de la monnaie, il analyse, ici, les répercussions de la crise de la zone euro sur l’économie africaine en général et le franc Cfa en particulier.

Wal Fadjri : La crise de l’euro n’est plus une vue de l’esprit. Quelles peuvent en être les conséquences sur le franc Cfa ?

Abdourakhmane SARR : Comme vous le savez, le franc Cfa est arrimé à l’euro. Quand l’euro se raffermit, le franc Cfa se raffermit automatiquement. Disons que quand l’euro perd de la valeur, le franc Cfa perd aussi de la valeur parce qu’il y a une parité fixe entre l’euro et le franc Cfa. Les choses qui affectent l’euro dans un sens ou dans un autre nous affectent aussi directement. Il y a des rumeurs qui courent, faisant état d’un démantèlement de l’euro. La question qui se pose est de savoir est-ce que l’euro fort, qui reflète la force de l’Allemagne, est la monnaie qu’il faut pour un pays comme la Grèce qui n’a pas la force de l’Allemagne ? Si jamais quelque chose devait arriver à l’euro dans un sens ou dans un autre nous serions affectés.

On parle de plus en plus d’une probable dévaluation du franc Cfa. Est-ce que, selon vous, ces rumeurs sont fondées ?

Je ne pense pas qu’il faille dévaluer le franc Cfa et je ne pense pas que ces rumeurs soient fondées. Je le dis pour plusieurs raisons. Je dis que, d’abord, nous avons des réserves de change qui sont assez consistantes. A mon avis, je dirais même excessives pour répéter le président Wade. De ce point de vue-là, il n’y a pas péril en la demeure pour dévaluer le franc Cfa. Ceci étant dit, cela ne veut pas dire que le franc Cfa n’est pas surévalué. Pourquoi ? Parce que le franc Cfa est arrimé à l’euro, tout ce qui arrive à l’euro nous arrive. Donc, le niveau de l’euro peut ne pas correspondre au taux du Cfa par rapport à nos fondamentaux. Si on devait évoluer vers ce régime de change beaucoup plus flexible que je prône, peut être qu’en la circonstance ça se serait traduit par une dépréciation ensuite peut être une appréciation et ensuite une dépréciation en fonction des conjonctures et en fonction des besoins des fondamentaux de nos économies.

On n’entend pas les dirigeants africains s’exprimer malgré la menace. Est-ce qu’ils n’ont pas voix au chapitre ?

Si vous prenez l’exemple de l’Uemoa et de la Cemac, c’est nous qui avons choisi d’être arrimé à l’euro. Donc nous subissons ce qui se passe en Europe. Si on avait un régime de change différent, le niveau de ce taux de change refléterait nos propres fondamentaux. Mais nous avons choisi de nous arrimer à l’euro donc nous ne pouvons que subir les conséquences. Mais, heureusement, en ce qui nous concerne, nous avons déjà fait l’ajustement macro-économique dans les années 1980-1990. Donc, nos fondamentaux sont bons. Lorsqu’on parle de Pib qui fait plus de 100 % dans des pays européens qui font face à la dette aujourd’hui, nous au Sénégal on a un taux d’endettement de 40 % du Pib. Donc, si la Grèce avait un tel taux d’endettement, elle serait très contente. Je disais récemment que nous avons des réserves de change qui sont consistantes au sein de l’Uemoa. Il n’y a pas péril en la demeure.

Le problème serait donc cette parité fixe avec l’euro ?

Je ne dirai pas problème. Est-ce que la parité est une bonne chose ou pas ? Mais le fait que nous ayons une parité fixe par rapport à l’euro fait que nous subissons ce qui leur arrive, que cela nous arrange ou pas parce que parfois cela peut nous arranger. A supposer qu’on ait besoin d’une dévaluation et que, à cause des problèmes de l’euro, que celui-ci perde de la valeur. Cela nous arrange automatiquement mais, c’est tout simplement la conséquence de facteurs exogènes sur lesquels nous n’avons pas de contrôle qui aurait permis cette dévaluation. Si ces facteurs exogènes se traduisent par une appréciation de l’euro au moment où l’euro fort ne nous arrange pas, on subirait les conséquences négatives de cette appréciation. On le sait tous, l’euro a été fort pendant une bonne période par rapport au dollar. Nous, étant arrimés à l’euro, cela nous a porté préjudice par rapport à notre compétitivité et notre capacité à exporter vers des pays émergents comme les pays asiatiques qui, eux, sont arrimés plus ou moins sur le dollar. Donc, lorsque l’euro s’apprécie on s’apprécie avec et lorsqu’on s’apprécie avec l’euro, on perd de la compétitivité par rapport aux autres pays qui, eux, sont arrimés au dollar.

Est-ce que les échanges et l’investissement sont menacés de baisse dans la zone Uemoa ?

Je ne le pense pas. En fait, l’un des avantages de l’arrimage, c’est un peu la certitude de la stabilité du franc Cfa par rapport à l’euro. Ce qui fait que certains disent que cette parité fixe nous a permis en fait d’attirer des investissements parce que la parité du franc Cfa et de l’euro n’a été changée qu’une seule fois dans l’histoire, si ma mémoire est bonne. Ça, c’est un facteur de stabilité pour des investisseurs qui auraient eu des appréhensions par rapport à la stabilité de ce taux. Ils investissent en se disant que cette parité-là, elle est assez stable. Le niveau du taux de change est très important pour notre compétitivité et incitatif pour les investisseurs. Si un investisseur vient investir pour une demande intérieure, celle-ci subit la concurrence de produits qui viennent de l’étranger. Si ces produits qui viennent de l’étranger sont beaucoup plus compétitifs, vous ne viendrez pas investir au Sénégal pour servir le marché local s’il est facile et peu coûteux d’acheter ces produits-là à l’étranger. On sait que tout le monde ici va en Chine ou à Dubaï pour acheter tout et n’importe quoi. Cela, c’est parce que l’euro et le Cfa sont très forts. Si vous allez dans ces pays-là, vous vous procurez presque tout. Y compris des choses que des Sénégalais eux-mêmes pourraient produire.

Selon vous, est-ce qu’on doit maintenir cette parité fixe ?

A mon avis personnel, nous devons faire évoluer le régime de change vers quelque chose de plus flexible qui refléterait davantage nos propres fondamentaux. Le niveau de l’euro peut nous arranger ou ne pas nous arranger. Disons que nous subissons les conséquences exogènes de ce qui se passe en Europe. Je crois qu’il est temps de réfléchir à notre propre régime de change et moi je dis qu’il faut le faire évoluer vers quelque chose de plus flexible.

Est-ce que cela suppose d’avoir une Banque centrale africaine ?

Je dirai que nous avons un bon arrangement dans la Banque centrale avec l’Uemoa. C’est une bonne chose que d’être ensemble : l’union fait la force. Mais je dirai qu’il faut faire évoluer le taux de change qu’on a en commun pour qu’il devienne beaucoup plus flexible et qu’il reflète nos propres fondamentaux. Vous savez, en Europe, à cause de leur crise, on parle d’une récession qui aurait des conséquences sur la conjoncture internationale et donc d’une récession mondiale. Une récession en Europe, qui se trouve être notre premier partenaire commercial, se traduirait par une baisse de la demande extérieure. Cette baisse de la demande extérieure se traduit par une baisse de la croissance chez nous, ou en tout cas du potentiel de croissance. Nous avons un taux de croissance qui tourne autour de 4 % mais qui n’est pas suffisant. Nous avons les pays émergents asiatiques qui ont un taux de croissance de l’ordre de 7 % ou plus. Même dans le contexte africain, le taux de croissance des pays de l’Uemoa, du Sénégal en particulier, est faible. Donc, en résumé, une récession en Europe, se traduisant en une récession mondiale, veut dire une baisse de la demande extérieure et une baisse de la demande extérieure réduirait notre propre potentiel de croissance. Alors, nous aurions eu nos propres instruments de gestion macroéconomique, nous avons l’outil budgétaire c’est sûr, mais si on avait eu l’outil de change, je ne suis pas sûr que cela se serait traduit en une dépréciation du franc Cfa. Mais nous subissons de plein fouet la baisse de la croissance.

Le Sénégal, un pays de la zone Uemoa, compte beaucoup de citoyens en Europe. Quels seront les comportements financiers et économiques de ces émigrés face à la crise ?

Les Sénégalais de l’extérieur envoient beaucoup d’argent ici. Ce sont eux qui tiennent beaucoup de familles en milieu urbain et en milieu rural. Je crois que cela doit tourner autour de 700 milliards de francs Cfa que les Sénégalais de l’extérieur envoient au pays. On a remarqué, dans les chiffres, que malgré la crise européenne, les envois de ces émigrés n’ont pas vraiment baissé. Quelles en sont les raisons ? C’est comme une dette que vous devez payer tous les mois. Vous n’avez pas le choix que de payer cette dette-là. Les Sénégalais de l’extérieur, avant de faire quelque chose pour eux-mêmes, envoient d’abord de l’argent à leurs parents qui dépendent d’eux. Ils sont affectés par la crise, mais ils se serrent la ceinture parce qu’ils ne peuvent pas ne pas envoyer de l’argent à leurs parents. Donc, disons qu’il y a un ajustement à leur niveau pour assurer ce qu’ils envoient à leurs parents qu’ils considèrent comme une dette, c’est notre culture.

Comment la zone Uemoa peut-elle parer ou du moins amoindrir les contrecoups d’une crise de l’euro ?

Lorsque tu as un choc extérieur qui se traduit par une baisse potentielle de ta croissance et de tes exportations, il n’y a que ta demande intérieure qui peut le pallier. Et en la circonstance, ce qu’il faut faire c’est avoir une politique monétaire ou budgétaire qu’on appelle contra cyclique. C’est-à-dire que tu as un choc extérieur, tu ne peux plus vendre à l’étranger ou pas autant qu’avant. Et donc il faut pallier ce manque à gagner de l’intérieur. Comment ? C’est soit le secteur privé intérieur ou le secteur public ou encore une politique monétaire assouplie pour alimenter la demande extérieure le temps que le choc exogène passe. C’est ce que le Sénégal a fait et presque tous les pays africains dans la conjoncture actuelle. Le déficit du Sénégal est élevé pour plusieurs raisons mais en partie pour pallier et faire face à ce problème de choc exogène.

L’autre chose, c’est que nous n’avons pas de politique monétaire. Je l’ai toujours dit, on ne peut pas être arrimé à l’euro, avoir un compte de capital à la balance des paiements ouverts vis-à-vis de la France et avoir une politique monétaire. Nous n’avons pas de politique monétaire. Notre politique monétaire, c’est celle de la Banque centrale européenne (Bce). Donc, on ne peut pas faire grand-chose de ce point de vue-là. Même baisser les taux d’intérêts n’aurait pas d’impact parce que les taux actuels que les banques appliquent n’ont absolument rien à voir avec ceux de la Banque centrale qui n’a pas d’impact sur le marché financier. Donc, la troisième possibilité c’est en principe la demande intérieure privée, qui est alimentée par l’accès au crédit. Et l’accès au crédit est difficile chez nous. Ce qui fait qu’il nous reste un seul levier, c’est la politique budgétaire. Mais, elle a ses limites. Parce qu’on ne peut pas se retrouver dans la situation de l’Italie ou de la Grèce en ayant des déficits budgétaires de 7 ou 8 % du Pib. A 40 % du Pib d’endettement, ce n’est pas mal. C’est assez faible aujourd’hui. Mais cela ne peut pas perdurer. Donc, il faut essayer de faire en sorte que la croissance soit beaucoup plus forte. (A suivre)

Walf

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Situation monétaire : Une amélioration de 11,6 milliards

Les estimations du mois d’octobre sur la situation monétaire au Sénégal sont bonnes. Selon le résumé du Point mensuel de Conjoncture du mois d’octobre 2011 produit par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) du ministère de l’Economie et des Finances (Mef), dont nous avons reçu copie, ‘La situation monétaire estimée à fin octobre 2011, comparée à celle de la fin du mois précédent, fait ressortir une amélioration de 11,6 milliards de la position extérieure nette, un renforcement de 10,6 milliards du crédit intérieur et, en contrepartie, une expansion de 22,2 milliards de la masse monétaire qui se situerait à 2 807,4 milliards’.

Pour ce qui est de l’exécution budgétaire au cours des dix premiers mois de l’année 2011, elle fait ressortir un bon niveau de recouvrement des recettes budgétaires conjuguée à une évolution sensible des dépenses publiques. En effet, les recettes budgétaires, évaluées à 1 103 milliards, ont enregistré un accroissement de 95,7 milliards (+9,5 %) comparativement à fin octobre 2010. Quant aux dépenses et prêts nets, ils se sont confortés de 189,4 milliards (+14,1 %) pour s’établir à 1 528,5 milliards à la fin du mois d’octobre 2011. Au total, le déficit du solde global (dons compris) est ressorti à 276,5 milliards en cumul à fin octobre 2011 contre 203,4 milliards un an auparavant.

Quant aux échanges commerciaux, ils ont été marqués, sur les dix premiers mois de 2011, par une hausse de 170,6 milliards (+21,4 %) des exportations de biens en valeur et 208,9 milliards (+11,4 %) des importations de biens par rapport à la même période en 2010. Globalement, le solde de la balance commerciale s’est dégradé de 38,3 milliards.

La compétitivité-prix de l’économie sénégalaise, au mois d’octobre 2011, s’est détériorée de 0,7 % en variation mensuelle, du fait du différentiel d’inflation défavorable de 0,2 % conjuguée à l’appréciation du Franc Cfa de 0,5 % vis-à-vis des monnaies des principaux partenaires.

Toutefois, en glissement annuel, des gains de compétitivité de l’ordre de 1,6 % sont notés. En moyenne sur les dix premiers mois de 2011, l’économie a enregistré des pertes de compétitivité estimées à 0,7 %.

Walf

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Un nouveau système de monnaie locale : Pour en finir avec la ‘politique de la main tendue’

Promouvoir un développement local sans compter sur la politique de la main tendue pour se prendre en charge.C’est le défi du Mouvement pour la renaissance, la liberté et le développement (Mrld), qui compte bien faire son chemin en misant essentiellement sur les ressources propres aux Sénégalais. Le mouvement citoyen a présenté ses idées et son système de monnaie locale, hier à Dakar.

‘En vue des élections à venir, nous allons faire un plaidoyer citoyen en faveur de cette solution qui pourrait faciliter l’accès au crédit et en cela permettre aux populations de vivre les valeurs d’autonomie et de liberté’. Cette vision, déclinée, hier à Dakar, par le président du Mouvement pour la renaissance, la liberté et le développement (Mrld), le docteur Abdourahmane Sarr, est celle portée par le Centre d’études pour le financement du développement local (Cefdel) dont il est également le président.Il s’agit d’élargir l’accès au financement aux cinq Communautés économiquement intégrées (Cei), que sont Dakar, Thiès, Ziguinchor, Kaolack et Saint-Louis.Ce, dans un but de développement autonome, sans compter sur les aides gouvernementales. Suite à un échange pédagogique et participatif avec les acteurs des principales zones de la Cei de Dakar, hier, les interventions et plaintes de la salle se sont succédé. Elles révèlent pour la plupart que les difficultés liées au financement tiennent à leur accès limité ; soit par des taux d’intérêts trop élevés proposés par les institutions de micro finance, soit parce que les populations ont du mal à leur donner des garanties suffisantes. ‘Le modèle complémentaire que nous proposons est un modèle développé par le Cefdl et introduit au Sénégal dans ses cinq Cei. Ainsi, les populations pourront avoir accès au crédit sans intérêts et sans garanties, de telle sorte à pouvoir travailler et payer leurs impôts en toute autonomie’, déclare le Dr Abdourahmane Sarr. Pour ce dernier, qui cumule plusieurs casquettes dont celle d’économiste et spécialiste de la monnaie, faciliter l’accès au financement est ‘une condition sine qua none à l’atteinte de l’autonomie et de la liberté des populations au Sénégal’.

Le mouvement citoyen pour la renaissance déplore le fait que la pauvreté, dans laquelle beaucoup de Sénégalais vivent, ne tient pas à leur incapacité à améliorer eux-mêmes leurs conditions d’existence mais plutôt aux contraintes imposées par leur gouvernement et les systèmes financiers qui ne répondent pas à leurs besoins. ‘Les capacités sont là, la volonté de travail est là, les besoins aussi. Le problème, c’est la rencontre entre ces capacités et ces besoins. Le trait d’union entre ces deux éléments c’est l’argent. L’argent, c’est l’accès au crédit’, simplifie volontairement le président du Mrld. La solution à cet accès qu’il propose serait en quelque sorte, la formule magique pour que l’économie fonctionne de façon optimale. Ce système de monnaie locale, prenant la forme de tickets ou bon d’achat, serait injecté dans les localités choisies préalablement par le biais d’une institution financière. Le citoyen achète une monnaie locale qui est acceptée comme moyen d’échange dans la communauté car toute personne qui la reçoit peut l’échanger en francs Cfa. En achetant cette monnaie locale, les citoyens donneront ainsi la possibilité à l’institution financière émettrice de prendre le risque de leur faire des prêts. Elles émettront en effet plus de monnaie locale puisque celle-ci a plus de chance de rester dans la communauté. ‘Les populations pourront ainsi financer leurs besoins et ceux de la communauté, développer leurs affaires en recrutant plus de personnes, créer de nouvelles opportunités d’affaires et ainsi payer davantage d’impôt, et permettre à la communauté de financer les besoins publics’, peut-on lire dans un rapport du Mrld.

Ce développement, dont le mouvement tient à ce qu’il se fasse ‘sans la politique de la main tendue’, devrait néanmoins, pour plus d’efficacité, s’accompagner d’un soutient de la part de l’Etat. ‘Nous aimerions que cette solution soit institutionnalisée. Cela veut dire que l’Etat et les collectivités locales acceptent ces monnaies locales. Nous voudrions qu’il y ait une institution financière dans chacune de ces collectivités qui introduise ces monnaies locales. Que le sommet accepte cette solution et que les candidats la portent’, explique Abdourahmane Sarr. Qui pense que deux options sont alors possibles. Celle de ‘porter ce projet nous-mêmes ou le faire porter par d’autres candidats qui comprennent ces solutions et sont prêts à l’accompagner’. Et considérant la dernière, le Mrld fait le relais avec ‘l’élite nationale’ en organisant des ‘journées citoyennes’ pour partager avec les élus locaux sa solution. Mais c’est aussi en jouant sur le contexte pré-électoral actuel qu’ils souhaitent convaincre, pour disent-ils, ‘qu’ils soient nos premiers clients’. La deuxième démarche, dans laquelle le mouvement verse actuellement, poursuit Sarr, ‘consistera à rencontrer ceux qui, dans la période à venir, ont l’intention de briguer le suffrage des Sénégalais, échanger avec eux sur la solution que nous apportons et essayer de les convaincre de s’engager à nos côtés pour que cette solution puisse être institutionnalisée dans les Cei’. Parce que, dit l’économiste, ‘le plaidoyer est d’autant plus efficace quand ceux qui cherchent à être élus ont une oreille attentive’.

Walf

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NOTATION FINANCIERE A LA BRVM: L’échéance de novembre 2011

La nouvelle réglementation sur la notation financière publiée en novembre 2009 par l’organe régulateur de la Brvm(Bourse régionale des valeurs mobilières) avait fixé l’échéance de novembre 2011 pour une première notation des émetteurs intervenant en bourse. Encore faut-il que les deux agences qui avaient déposé leurs demandes d’agrément l’obtiennent d’abord.

La nouvelle réglementation sur la notation financière publiée en novembre 2009 par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (Crepmf), organe régulateur du marché de la Brvm (Bourse régionale des valeurs mobilières) qui regroupe les huit pays membres de l’Uemoa, est censée permettre de réduire le coût de la garantie à 100% du capital et des intérêts qui était jusque là demandée aux émetteurs d’obligations sur la place boursière d’Abidjan et qui augmenterait le coût de l’emprunt de 1,5 à 3%. C’est ce qui a d’ailleurs fondé la nécessité de l’introduction de la notation dans le marché sous-régional et qui, devrait coûter au minimum 5 fois moins cher que la fameuse garantie.

Le principe de la réforme avait ainsi été adopté et celle-ci a abouti à une nouvelle règlementation publiée depuis novembre 2009. Entretemps, deux agences, WARA et Bloomfield Investment ont déposé leurs demandes d’agrément en tant qu’agences de notation, mais restent encore dans l’attente de disposer du sésame. Et pour cause.

Cela fait maintenant près de deux ans et aux dernières nouvelles, un texte fixant la caution exigible à l’agrément aux agences de notation est toujours en cours d’élaboration. Il s’agit de la redevance que l’agence doit payer lors de son agrément. Le niveau de cette redevance pourrait être une des raisons de ce « blocage » tandis que la réglementation exige des garants, une note à partir de novembre 2011, note à laquelle les émetteurs devront se soumettre à partir de décembre 2012.

Les apologues de la notation estiment que les émetteurs disposant d’une bonne note (note d’investissement) attireront des investisseurs, même s’ils proposent des taux d’intérêt plus bas que ceux pratiqués actuellement sur le marché et que les investisseurs institutionnels sont déjà préparés à cela. Ce concept nouveau à la Brvm devrait ainsi permettre de booster le marché obligataire.

Il faut savoir que les quinze Etats membres de la CEDEAO comptent trois principaux marchés obligataires que sont : la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) regroupant huit pays de la sous-région, la Bourse de Lagos au Nigeria, et enfin la Bourse d’Accra au Ghana. Des trois institutions, la BRVM est de loin la plus active sur ce segment de marché. Mais toute proportion gardée, le marché obligataire Ouest-africain est encore loin du dynamisme des marchés d’Afrique du Sud et de ceux des pays du Maghreb. Le marché obligataire sud-africain dispose d’une position plus qu’honorable dans la classification des pays émergents, en termes de capitalisation, de titres échangés mais aussi plus d’une centaine d’obligations d’Etat.

En Afrique de l’Ouest, les chiffres sont beaucoup plus modestes, malgré une expérience éprouvée en matière d’émissions obligataires. L’attrait du marché obligataire en Afrique de l’Ouest se heurte à de nombreuses difficultés, notamment celles liées à la valorisation (absence d’une courbe des taux) et aux calculs du risque des obligations (via le calcul de la duration). Par ailleurs, bien que quelques émissions d’Etat bénéficient d’une notation par les agences de rating telles que Fitch Rating, il est apparu nécessaire de la généraliser.

Qui pour contrôler les agences ?

De plus, très peu de « corporate (entreprise) » parmi les obligations cotées à la BRVM font l’objet d’un tel exercice. Or, le risque inhérent à une obligation est défini à travers une notation qui peut juger de sa capacité à faire défaut. Donc, la notation ainsi que la qualité du crédit ne peuvent que favoriser un développement des activités d’un marché obligataire car les risques sont censés être mieux évalués.

Néanmoins, il semble que l’introduction de la seule notation ne suffira pas à améliorer le dynamisme du marché obligataire de la zone Afrique de l’Ouest, et il faudra nécessairement ajuster d’autres aspects, comme le système des garanties à la BRVM, ainsi que la réglementation relative à l’épargne et aux marchés financiers.

Par ailleurs, s’il faut veiller sur les barrières à l’entrée afin d’assurer une véritable ouverture du marché de la notation à d’autres agences, notamment sur les marchés émergents (du fait de la configuration oligopolistique du marché mondial de la notation et ses conséquences pour la difficile régulation des « fat three » (Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch Ratings)), il y a nécessité de revoir l’étendue et le contenu des opinions émises par les agences de notation en raison des limites révélées par les différentes faillites d’institutions notées AAA, lors de la crise financière internationale.

Toutefois, il semble non négligeable, pour les investisseurs, en complément des notations attribuées par les agences, de s’approprier les prospectus et d’analyser eux-mêmes, avant toute décision d’investissement, les informations diffusées par les émetteurs. Il faut cependant souligner l’importance d’une réglementation universelle des agences de notation pour une meilleure efficacité de leur contrôle et surtout, de réfléchir sur qui va contrôler ces agences.

Sud Quotidien

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