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Afrique : les impayés menacent la note de plusiers pays de la zone franc, selon Fitch Ratings Lire l’articlAfrique : les impayés menacent la note de plusiers pays de la zone franc, selon Fitch Ratings

L’agence de notation financière Fitch Ratings a estimé lundi que la note de certains États africains de la zone franc était menacée en raison du poids des impayés à leurs créanciers. Sont cités par l’agence, le Cameroun, le Gabon et le Bénin.

Selon l’agence de notation financière Fitch Ratings, certains gouvernements africains de la zone franc, comme le Cameroun, le Bénin et le Gabon, pourraient voir leur note dégradée. Dans un communiqué, l’agence indique que leur accumulation d’arriérés « ne constitue pas un défaut » de paiement, mais « reflète souvent des difficultés pour réaliser les paiements ou des querelles contractuelles plutôt qu’une incapacité ou une volonté du pays de ne pas payer ».

En 2010, ces impayés s’élèvent, selon l’agence, à 1,8% du PIB de l’union monétaire ouest-africaine (UEMOA, qui regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo).

Et dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), ils pèsent en moyenne 3,6% du PIB dans quatre des six pays de la zone (Tchad, Centrafrique, Cameroun, Guinée équatoriale, Gabon, Congo)

Les dettes en monnaie locale du Cameroun, Bénin et Gabon, tous les trois cités par l’agence de notation, sont respectivement notées “B-”, “B”, et “BB-”.

Gestion des finances publiques

Ftich Ratings précise que dans ce contexte certains États, comme le Cameroun, choisissent d’honorer prioritairement leurs créanciers internationaux, avant leurs créanciers nationaux. Une décision qui n’est pas sans risques prévient l’agence : « les retards de paiement du gouvernement au secteur privé peuvent affaiblir la confiance et l’activité, particulièrement là où les gouvernements jouent un rôle majeur dans l’économie. Un secteur privé faible peut affecter les équilibres des banques et leur capacité à prêter ».

Pour Fitch Ratings, ces arriérés sont avant tout symptomatiques, soit d’une mauvaise gestion des finances publiques, soit d’une « instabilité politique » (la Côte d’Ivoire début 2011) ou encore de dépenses de période pré-électorale.

Jeune Afrique

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APPUI AUX REFORMES DES FINANCES PUBLIQUES: 7 milliards de la banque mondiale

Le Projet d’appui aux réformes des finances publiques (Parfp) a été lancé hier, mardi 25 octobre à Dakar. Financé à hauteur de 7 milliards FCfa (15 millions d’euros) ce projet constitue un appui pour le Sénégal en vue de la transposition des réformes communautaires en matière de finances publiques.

Le Sénégal a reçu un appui de taille en vue de réaliser son ambition d’appliquer intégralement, d’ici 2017, les nouveaux outils et procédure de gestion publique orientée vers les résultats qu’ont impulsé les nouvelles directives communautaires sur les finances publiques. LeProjet d’appui aux réformes es finances publiques (Parfp) financé à hauteur de 7 milliards de FCfa et dont l’entrée en vigueur est intervenue le 22 septembre dernier, a été lancé hier, mardi 25 octobre à Dakar.

Selon le Directeur de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances,Mme Néné Mboup Ndiaye Dieng, ce projet qui se focalise dans trois domaines de concentration, sera clôturé officiellement en juin 2015. A l’en croire, ces trois domaines concernent la politique budgétaire et la planification opérationnelle, les mécanismes d’exécution budgétaire, le contrôle interne et l’information budgétaire et le contrôle externe et parlementaire sur les finances publiques.

Compte tenu de l’importance qu’accorde l’Uemoa sur la gestion des finances publiques basée sur les moyens vers une gestion axée sur la performance, communément appelée Gestion Axée sur les résultats (Gar), le Chargé du programme Parfp à la Banque mondiale, M. Fily Sissokoafait remarquer que « la plupart des gouvernements des pays africains sont motivés par ce type  d’évolution et sont engagés dans ce type de réforme, mais peu sont vraiment avancés dans leur mise en place ».

En fait, a-t-il souligné, « on peut dire que seule l’Afrique du Sud dispose aujourd’hui d’un système complet et fiable de Gestion Axée sur les Résultats ».Selon lui, « l’expérience montre que la pré-condition indispensable à la mise en place de la Gar est celle d’un réel leadership permettant de définir des objectifs et de les réaliser ». Plus précisément, a-t-il avancé, « mener à bien un processus de réforme dans ce sens nécessite la collaboration de personnes déterminées, qui ne craignent pas d’engager une part de capital politique pour réformer des systèmes bien ancrés, façonner une vision commune de l’avenir et améliorer la performance gouvernementale ». Or, a-t-il souligné, « la réalisation de ces buts d’apparence modeste demande du temps. Elle repose sur des leaders motivés et convaincus, qui savent persévérer malgré les obstacles ». Pour lui, « les leaders qui manifesteront un réel intérêt pour ce changement seront le gage de la réussite de la réforme et il conviendra de leur réserver une marge de manœuvre suffisante pour que leur imagination puisse s’exprimer pleinement ».

Compte tenu de la complexité des réformes qui s’imposent aux Etats membres de l’Uemoa, le directeur de cabinet du ministère l’Economie et des finances a exhorté particulièrement l’équipe du projet, fondue dans le Pcrbf, les membres du Comité de pilotage et les différentes structures bénéficiaires, à jouer pleinement leur rôle dans la mise en œuvre de ce nouveau projet en vue de l’atteinte des objectifs fixés.

Sud Quotidien

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PROTECTION DES EPARGNANTS A LA BRVM: Le Crepmf comble le vide

Au moment où la cotation de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) à Abidjan clôturait ce mardi 25 octobre en baisse de 0,42% à 143,81 points, l’organe sous-régional de surveillance du marché, le Crepmf(Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers), planchait à Dakar sur un projet de loi visant à mettre en place un dispositif juridique de sanctions pénales contre les infractions boursières sur le marché financier de l’Uemoa.

L’amélioration de l’efficacité de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (Brvm) comme outil de financement des entreprises dans l’espace UEMOA est tributaire de l’amélioration du cadre légal et règlementaire des activités du marché financier de l’Uemoa. La cause est entendue depuis la création du marché de la Brvm, il y a huit ans, mais le vide juridique qui existe dans les Etats de l’Union en matière de lois pénales spécifiques régissant les infractions boursières, est depuis, resté en l’état, avec les risques d’entraves « sérieuses » au développement et à la sécurisation dudit marché que cela comporte.

Cependant, l’étude prévue depuis 2005 dans le cadre du Projet de développement du marché financier régional(Pdmfr) qui entré en vigueur le 29 juillet, a livré, ce mardi 25 octobre à Dakar, ses conclusions, dans le cadre d’un séminaire de validation à l’initiative du Crepmf, qui a réuni les acteurs du marché.

Représentant le Ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, son directeur de Cabinet, Cheikh Tidiane Lam, en ouvrant les travaux, a campé le décor en évoquant la « difficulté liée au fait que dans le cadre du droit Ohada l’élément légal a été fractionné, les incriminations sont prévues par le droit communautaire mais on a laissé le soin aux Etats de prévoir le quantum des sanctions. Or sans les textes complémentaires, d’un Etat à un autre, on a un vide qui fait que dans certains espaces on peut sanctionner et dans d’autres pas. » D’où la nécessité de coordonner et d’harmoniser une législation pénale spécifique à même de lutter contre les comportements boursiers délictueux, « dans un contexte marqué par divers manquements observés chez les principaux acteurs des systèmes financiers des pays développés », fait remarquer le Secrétaire général du Crepmf (Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers), Edoh Kossi Amenounve.

Aussi, les objectifs spécifiques de l’étude réalisée par le cabinet Orrick, étaient-il, entre autres, de proposer une base juridique appropriée à soumettre aux instances décisionnelles en vue de son application uniforme ; de définir de façon précise les dites incriminations ; déterminer le quantum des peines afin d’exclure ou limiter l’arbitraire au maximum et de prévoir des règles de procédures pénales.

L’étude comparative s’est appesanti sur l’état des lieux au niveau international en matière de répression pénale des infractions boursières et revisité 11 pays où zones économiques dont le Maroc, la France, le Ghana où, des peines de 1 à 7 ans de prison et des amendes importantes, selon le pays, sont affligées aux contrevenants suivant la nature du délit incriminé.

Cependant, les 24 articles que comporte le projet de loi uniforme relative à la prévention et à la répression des infractions boursières dans l’Umoa (Union monétaire Ouest africaine) proposé par l’étude, ont suscité de grands débats dans le cadre de la rencontre. Entre dispositions communes, prévention des atteintes à la transparence du marché, répression des atteintes à la transparence du marché, répression des interventions illégales, des infractions relative à la gestion collective et autres dispositions finales, c’est tout un arsenal juridique qui a été passé en revue et discuté, afin d’arriver à mettre en place un dispositif propre à renforcer la réputation et la crédibilité du marché financier de l’Uemoa, en renforçant notamment les prérogatives du Crepmf pour assurer le développement d’un marché juste, équitable et transparent.

Sud Quotidien

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MARCHE FINANCIER SOUS-REGIONAL: Rien ne va plus

Au terme du mois de septembre dernier, c’est l’ensemble des indicateurs de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) qui a enregistré une baisse notable, sur le même scénario du mois précédent.

Les principaux indices BRVM 10 et BRVM Composite ont dévissé respectivement de 4,53% à 161,08 points et de 3,69%, à 140,78 points. C’est la bérézina pour l’essentiel des titres de capital comme TRITURAF CI (-32,43%), UNIWAX CI (-24,32%), SAPH CI (-15,66%), BICI CI (-15%), SHELL CI (-11,18%). Des moins-values à l’image de la valeur phare SONATEL qui chute de 5,43% après avoir perdu 2,07% au mois précédent. Comme au mois précédent, le marché est ainsi tiré vers le bas par les moins-values mensuelles et par le recul de la valeur phare, même si la lettre mensuelle de CGF Bourse constate une hausse sensible de l’activité, imputable aux transactions opérées sur le titre ETIT (95,95% du volume total mensuel).

En conséquence, les capitalisations boursières de l’ensemble du marché et de celle des titres composant l’indice BRVM 10 fléchissent, respectivement, de 3,72%, à 3 089 milliards de FCfa et de 4,53%, à 2 358 milliards de FCfa.

La capitalisation boursière du marché obligataire perd également 9,28% et s’établit à 579 milliards de FCfa tandis que le marché des actions totalise un volume de 3 915 624 titres échangés (contre 1 208 030 titres en août) pour une valeur globale de 9,84 milliards de FCfa (contre 4,11 milliards de FCfa en août).

Au plan sectoriel et comme au mois dernier, c’est le secteur « Finances » qui concentre la quasi-totalité des transactions du marché en enregistrant 3 767 107 titres négociés (96,21% du volume mensuel) pour une faible valeur globale de 543,87 millions de FCfa (5,53% de la valeur mensuelle du marché).

Cette forte activité relèverait du titre ETIT (Groupe Ecobank) qui polarise 99,73% du volume mensuel sectoriel, soit 3 756 972 titres négociés pour une valeur totale de 172,56 millions de FCfa, représentant 2,18% de la valeur mensuelle sectorielle et 0,04% de la valeur totale mensuelle du marché. A noter que ETIT a enregistré, en une seule séance de Bourse (le 23 septembre) un volume record d’échange de 1 386 703 titres correspondant à 36,91% de son volume mensuel. Malgré cette vitalité, ETIT recule de 4,26%, à 45 FCfa. Le Groupe ETIT vient de publier son résultat net du 3ème trimestre 2011 qui s’établit à 123,6 millions $EU (57 milliards de FCfa), soit une amélioration de 52% par rapport à la même période en 2010. Pour sa part, BICI CI dégringole de 15%, à 31 450 FCfa. La Lettre mensuelle de CGF Bourse fait remarquer que les investisseurs « ont été déçus » par les états financiers de l’exercice 2010 publiés par la filiale ivoirienne de BNP Paribas qui présentent un résultat net en chute, par rapport à l’exercice 2009, de 91,66%, à 800 millions de FCfa.

Quant au secteur « Services publics », avec 60 299 titres négociés, il ne représente que 1,54% des échanges mensuels pour une valeur totale de 6,9 milliards de FCfa, soit 70,15% de la valeur totale des échanges mensuels du marché. L’action SONATEL SN totalise 55 764 titres transigés, soit 92,48% du volume mensuel du marché dont une valeur des échanges représentant 69,4% (6,83 milliards de FCfa) de la valeur totale du marché. Cependant, la locomotive de la BRVM perd 5,43%, à 122 000 FCfa.

Sud Quotidien

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Sénégal : Amadou Hott, l’argentier d’Aliko Dangote

Le Sénégalais Amadou Hott assistera le multimilliardaire nigérian Aliko Dangote dans le placement d’une partie de sa fortune personnelle. Avec pour objectif d’investir dans des entreprises africaines et même mondiales.

Depuis son départ, il y a neuf mois, d’UBA Capital, la banque d’affaires du géant nigérian United Bank for Africa, où il était resté de janvier 2009 à décembre 2010, le Sénégalais Amadou Hott n’était plus sous le feu des projecteurs de la scène financière africaine. Il fait aujourd’hui un retour fracassant avec sa nomination à la tête de Dangote Capital, une structure de conseil et d’investissement créée et détenue majoritairement par le multimilliardaire Aliko Dangote.

« Dangote Capital aura tout d’abord une activité de conseil, permettant notamment d’accompagner Aliko Dangote dans l’investissement de sa fortune personnelle, explique Amadou Hott. Puis, dans un second temps, Dangote Capital jouera très certainement lui-même le rôle d’investisseur. »

La mini-banque d’affaires débute ses opérations avec quatre personnes. Si son siège social sera situé dans un paradis fiscal, elle sera, dans la pratique, dirigée depuis Lagos, où se trouve le cœur de l’empire Dangote, et Dubaï, où Amadou Hott est installé depuis de longues années. Déjà, les équipes s’affairent au Gabon et au Congo, où deux opérations devraient être annoncées sous peu. « L’idée est de choisir des secteurs d’investissement complémentaires aux activités du groupe Dangote, explique-t-il. Cela peut être par exemple dans des mines de calcaire, ce matériau servant à la fabrication du ciment. »

“Family Office”

En montant en puissance, Dangote Capital pourrait peu à peu se transformer en un véritable véhicule d’investissement privé, puissamment doté. Via l’ensemble des filiales du groupe qu’il contrôle, Aliko Dangote perçoit en effet chaque année plusieurs centaines de millions d’euros de dividendes. Amadou Hott le conseillera dans le placement de ces fonds, en Afrique mais aussi à travers le monde, en se fixant comme premier objectif celui de la rentabilité. Une sorte de family office à l’africaine, mieux qualifiée et plus indépendante que les banques commerciales. Ce modèle de gestion de fortune, relativement courant chez les grands patrons occidentaux, est encore plutôt rare parmi les dirigeants africains.

Jeune Afrique

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Sénégal : les challenges de Money Express

Avec l’introduction de Money Express à la Bourse de Paris, le 29 septembre, son directeur général Ababacar Seck concrétise un rêve. Et, déjà, il ambitionne de faire de la start-up une multinationale.

Ababacar Seck a de quoi prendre de la hauteur?: du haut de ses 2,03 m, il dirige la première entreprise sénégalaise – et troisième africaine – cotée à la Bourse de Paris. « Cette cotation est comme un rêve devenu réalité », raconte-t-il. La société de transfert d’argent Money Express (315 millions d’euros transférés en 2010), filiale du groupe Chaka, de Meïssa Ngom, a introduit avec succès, le 29 septembre, 25 % de son capital sous la forme de 1 million d’actions à 14 euros. Dans un second temps, elle augmentera son capital de 2,8 millions d’euros, à travers l’émission de 200?000 titres. Promesse – qui n’engage que celui qui y croit?: 25 % de croissance par an sur les cinq prochaines années…

Ce rêve, Ababacar Seck, 46 ans, le mûrit depuis son arrivée au poste de directeur général, le 31 décembre 2009. « Nous avons beaucoup travaillé pour réorganiser la structure, revoir la stratégie, poursuivre le développement et renforcer les ressources humaines. » Un challenge qu’il accepte sans hésiter lorsque Meïssa Ngom fait appel à lui en 2008. « J’aime la compétition », assure l’ancien basketteur.

Passage aux ICS

Après une enfance passée dans les casernes de l’armée sénégalaise, au gré des mutations de son père militaire, il s’inscrit à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, puis s’investit dans l’humanitaire auprès d’ONG spécialisées dans la santé. Il crée finalement une start-up dans les télécoms… sans plus de succès. Il se dirige alors vers le Centre africain d’études supérieures en gestion (Cesag), où il obtient un MBA de finance et dont il deviendra, plus tard, professeur en gestion de trésorerie.

À sa sortie en 2002, les Industries chimiques du Sénégal (ICS) lui ouvrent leurs portes. À charge pour lui de gérer les taux de change de la plus grande unité industrielle sénégalaise, qui exporte 90 % de sa production de phosphate. Un tremplin professionnel qui lui permet aussi de peaufiner ses ambitions. Destination les États-Unis, à la Boston University, où il décroche un diplôme de management des entreprises. Instable?? « Parcours atypique », corrige-t-il. Après s’être cherché, il semble enfin avoir trouvé sa voie.

C’est à cette période que les ICS commencent à toucher le fond du trou. Accusant des déficits abyssaux (jusqu’à 300 millions d’euros en 2006), empêtré dans des affaires de mauvaise gestion et de corruption, le fleuron public est au bord du dépôt de bilan. « Je regardais tout ça depuis Boston, se souvient l’ancien trésorier. Je me suis demandé si j’allais rentrer. L’envie de m’investir dans mon pays et d’aider les ICS à se sortir de ce mauvais pas a été plus forte. »

Retour en 2006, donc. Alors qu’il occupe l’un des postes clés de l’entreprise, il assiste, impuissant et frustré, au rachat deux ans plus tard de l’entreprise publique par l’indien Iffco. Les ICS sont saines et sauves, mais Ababacar Seck ne peut se résoudre à devenir un simple exécutant, sans aucune marge de manœuvre, et quitte l’entreprise. Sa rencontre avec Meïssa Ngom, via le comptable de ce dernier – un ami commun –, est décisive.

“Une pépite”

Il trouve chez Money Express, créé six ans plus tôt, son nouveau challenge. « J’ai tout de suite vu que Money Express était une pépite », explique-t-il. Si la taille de cette start-up est sans commune mesure avec celle des ICS, les ambitions du directeur général sont infinies. « Cette introduction en Bourse doit nous permettre de nous développer à travers le monde, assure-t-il, exalté. Nous avons toutes les cartes en main, dont une technologie qui nous appartient… Money Express est une entreprise africaine qui a vocation à devenir une multinationale?! » Un autre rêve qui pourrait presque donner le vertige.

Jeune Afrique

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Système bancaire et financier : Ces facteurs qui freinent le financement de l’économie

Manque de sophistication, asymétrie d’information sur les demandeurs de crédits et taux élevés de défauts de remboursement. Voilà, entre autres, autant de facteurs bloquants d’un financement correct de l’économie en dépit de la profondeur du système bancaire et financier au cours de la dernière décennie. C’est ce que révèle le Rapport national sur la compétitivité de l’économie sénégalaise. Qui précise que le cadre réglementaire, jugé peu attractif, est associé à un accès limité et des coûts élevés du crédit au secteur privé, particulièrement aux petites et moyennes entreprises.

L’accès au financement a été identifié par les dirigeants d’entreprises au Sénégal comme la contrainte majeure de l’environnement des affaires. Le secteur bancaire sénégalais, qui occupe la deuxième place au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), après celui de la Côte d’ivoire, avec 20 banques en 2009 et plus de 25 % des actifs du système financier de l’Union, n’arrive toujours pas à répondre aux nombreuses sollicitations, surtout des petites et moyennes entreprises (Pme). Ces dernières ont en effet un accès très limité au crédit. En 2008, note le rapport, les grandes entreprises ont bénéficié de 88,1 % des prêts, alors que la part des entreprises de taille moyenne n’a été que de 6,7 % sur un taux de financement de l’économie qui peine à dépasser 24 %. Pis, une récente étude de la Banque mondiale fait état de rejet de 80 % des dossiers de demande de crédit des Pme dû notamment à l’absence d’états financiers formalisés et certifiés par un commissaire aux comptes des demandeurs qui permettrait d’assurer sur la solvabilité du client. Et, le taux élevé de défauts de remboursement noté risque de corser la chose pour les futurs demandeurs qui ont vraiment besoin de ces ressources financières pour démarrer ou s’agrandir, innover ou améliorer leur production. Le rapport explique ainsi la difficulté à laquelle sont confrontées les petites et micro-entreprises pour accéder au crédit par les niveaux de garanties exigés et par les taux d’intérêts élevés.

Entre 2004 et 2008, le taux d’intérêt moyen sur les prêts a été de 12,15 %, relève le rapport. Qui souligne que ce taux est plus élevé au Sénégal qu’en Côte d’ivoire, Tunisie, Afrique du Sud et la plupart des pays de la Cedeao. En 2009, les écarts de taux d’intérêt, c’est-à-dire la différence entre les taux d’intérêt sur les prêts et les taux d’intérêt sur les dépôts, étaient de 11,0 %. Soit près de quatre fois plus élevés qu’en Tunisie et Afrique du Sud. ‘Un tel écart élevé de taux d’intérêt est un indicateur de fonctionnement inefficient du secteur bancaire qui se reflète également dans les niveaux élevés de défauts de remboursement. Ce qui, en retour, pourrait s’expliquer par le manque d’accès à des informations fiables sur les emprunteurs’, souligne le rapport. Non sans faire remarquer que les dépôts dans les institutions de micro-finance ont augmenté de 27,5 % en 2007 et de 14,8 % en 2008. Ces institutions ont détenu, selon la même source, 64 % de tous les comptes de dépôt en 2008. Malgré cela, elles ne fournissent que 8,9 % des crédits octroyés alors que les banques en fournissent 91,1 %.

Les services, le transport et à la communication captent 32 % des prêts

Pourtant, selon le Rncs, réalisé avec l’appui de l’Usaid, le système financier du Sénégal s’est beaucoup amélioré durant la dernière décennie avec une masse monétaire qui est passée de 22,5 % du Pib en 2000 à 33,4 % en 2008. De plus, à la fin décembre 2009, l’offre de monnaie a augmenté de 10,9 % par rapport à l’année précédente. Cela est principalement dû à une augmentation de 13,6 % des dépôts bancaires et à une augmentation de 4,3 % dans la circulation de la monnaie. Néanmoins, la monétisation de l’économie demeure relativement faible comparée à celle de la Tunisie, de la Corée du Sud, de l’Afrique du Sud, de la Malaisie et de la plupart des pays de l’Ocde à revenu élevé. En revanche, l’économie du Sénégal est plus monétisée que celle de la Côte d’Ivoire, du Costa Rica, de la plupart des pays de la Cedeao et de la majorité des pays d’Afrique subsaharienne à revenu moyen inférieur. Le crédit intérieur a augmenté de 55 % entre 2005 et 2009, passant de près de 1 032 milliards de francs Cfa à 1 604 milliards. Cependant, poursuit le texte, en pourcentage du Pib, le crédit intérieur octroyé au secteur privé demeure relativement faible. Quand au crédit net au gouvernement, il représente un faible pourcentage du crédit intérieur net bien qu’étant en hausse sur la période 2006-2009. Il est passé de 28 milliards de francs Cfa en 2006 à près de 112 milliards en 2009 et est estimé à 217 milliards en 2010.

Sur le dispatching du crédit au secteur privé, le Rncs 2011 relève qu’une grande partie est allouée aux services. ‘Entre 2005 et 2009, en moyenne chaque année, près de 32 % des prêts étaient octroyés aux services, au transport et à la communication, 27 % aux industries et 19 % au commerce de gros et de détail’, lit-on dans le document. En outre, la part des prêts aux services, aux transports et à la communication a augmenté régulièrement pour atteindre un pic septennal de 41 % en 2009.

Même si les banques restent les premières sources de financement au Sénégal, le rapport indique que la Bourse régionale de valeurs mobilières (Brvm), commune aux pays membres de l’Uemoa, offre de nouvelles opportunités d’attraction de capitaux étrangers qui permettent aux investisseurs privés de diversifier leurs sources de financement. Mais, le Sénégal ne profite pas assez des financements du marché des valeurs et du capital risque. En effet, signale le Rncs, dans le Rapport sur la compétitivité mondiale (Rcm) 2010-2011, le Sénégal est classé 80ème dans le financement par le marché des actions et une seule entreprise, la Sonatel, est cotée à la Brvm. Cependant, le rang du Sénégal s’est amélioré de 33 places dans la disponibilité de capital risque dans ce même Rcm. En outre, en 2008, le gouvernement du Sénégal a pu lever 285 millions de dollars Us sur le marché financier.

Walf

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Comprendre les mots de la finance

Subprimes, dark pools, titrisation, sous-jacent… La crise économique charrie chaque jour son lot de termes plus ou moins obscurs. Ce lexique a pour but d’éclairer les concepts les plus abscons du monde de la finance.

BOURSES ET MARCHÉS

  • IPO (initial public offering) : introduction en Bourse d’une entreprise.
  • OPA (offre publique d’achat) : l’OPA est déclenchée lorsqu’une entreprise (ou une personne physique) annonce officiellement qu’elle se porte acheteuse d’actions d’une entreprise cotée en Bourse, dans le but de monter au capital et d’en prendre le contrôle.
  • Marché primaire : lieu d’émission des nouveaux titres.
  • Marché secondaire : lieu où un acheteur peut revendre ses titres, à un cours défini par la confrontation de l’offre et de la demande.
  • Plate-forme de trading : Euronext, Deutsche Börse, Nasdaq… Depuis plusieurs dizaines d’années déjà, la plupart des marchés boursiers ont été privatisés. De plus en plus, les grandes places historiques (New York, Londres, Chicago, Francfort…) sont concurrencées par des plates-formes alternatives (Turquoise, Chi X,…), moins régulées et offrant des frais de courtage qui se veulent inférieurs aux tarifs habituellement pratiqués. Les “dark pools” sont des plates-formes de trading encore plus opaques, où les transactions peuvent se faire à “l’aveugle”, c’est-à-dire sans connaître le montant final de la transaction.
  • Salle des marchés (ou front office) : ensemble des opérateurs au sein d’un lieu donné (Bourse, banque…) chargés de la négociation des transactions financières.
  • Middle office : vérifie la régularité des transactions dans une société financière et s’occupe des tâches intermédiaires : apporte des informations (volume des transactions, risques identifiés, limites de trading…) au front office et en contrôle les activités et les résultats.
  • Back office : assure la gestion, la comptabilité et le contrôle de gestion des opérations (saisie, règlement/livraison…).
  • Chambre de compensation : elle comptabilise au jour le jour les opérations financières sur les places boursières et calcule les sommes d’argent qu’elle doit payer (règlement) et le nombre de titres qu’elle doit livrer (livraison) aux acheteurs et vendeurs. Le fait que toutes les opérations financières doivent être finalisées au sein d’une chambre de compensation permet d’assurer le contrôle de la régularité des transactions.
  • Algotrading : le “trading algorithmique”, ou algotrading, est l’utilisation de modèles mathématiques complexes gérés par ordinateur pour passer des ordres basés sur des critères de timing, de prix, de quantité… L’algotrading est décrié car le facteur humain en est quasiment absent. Le “high frequency trading” (trading de haute fréquence) est une forme de trading algorithmique, qui consiste à passer les ordres dès qu’une information est disponible, avant même que les traders puissent intégrer cette information et en répercuter les conséquences.

  • Prophétie auto-réalisatrice : mécanisme mis en évidence dans les années 1950 par le sociologue Robert K. Merton. On peut prendre l’exemple des “taches solaires” pour l’expliquer : si une majorité d’individus estiment que l’activité solaire a une influence sur le niveau général des prix, peu importe que cette croyance soit fondée ou non : en se mettant à acheter des titres afin de se prémunir contre l’inflation qu’ils pensent voir survenir, ils vont précisément, en augmentant la demande, provoquer l’inflation.

PRODUITS FINANCIERS

  • Valeur mobilière : titre financier négociable (c’est-à-dire qu’on peut l’acheter et le vendre) émis par une entité juridique qui souhaite se procurer des financements pour développer son activité ou augmenter ses revenus.
  • Action : titre de propriété représentant une part du capital social d’une société. Les actions sont émises soit lors de la création de l’entreprise, soit lors d’une augmentation de capital. Du point de vue juridique, l’actionnaire a le droit de vendre ses titres, de toucher un dividende, d’être informé sur la société dont il détient des parts, de participer à l’assemblée générale et de voter.
  • Obligation : titre de créance à long terme émis par une entreprise, l’Etat ou un établissement de crédit. Pendant la durée de l’emprunt, le souscripteur reçoit une rémunération fixe. A l’échéance (“maturité”), l’emprunt est remboursé à sa valeur nominale. Plus le risque porté par l’obligation est fort (par exemple s’il s’agit d’une obligation grecque), plus le rendement sera élevé.
  • Produit dérivé : produit financier dont la valeur dépend du “sous-jacent”.
  • Sous-jacent : actif sur lequel porte un produit dérivé. Cela peut être des devises, actions, bons du Trésor, indices boursiers, matières premières… La multiplicité, la diversité et parfois l’opacité des sous-jacents est régulièrement dénoncée comme un facteur de la crise financière de 2008.
  • Contrats à terme (futures) : placement dans lequel l’agent s’engage à ne pas retirer les sommes placées avant une certaine date, déterminée à l’achat du titre. Il s’oppose au “placement à vue”, dans lequel l’agent peut vendre son titre quand il le souhaite.
  • Warrant : produit financier qui donne le droit d’acheter ou de vendre un actif dans des conditions de prix (“prix d’exercice”) et de durée (“échéance”) définis à l’avance.
  • Tracker (exchange traded fund, ou ETF) : fonds indiciel, c’est-à-dire qui réplique la performance d’un indice (un ETF peut gagner à la hausse comme à la baisse). Son achat et sa vente sont négociés comme des actions.

  • Titrisation : processus consistant à transférer des actifs ou les risques des crédits correspondants sous une forme structurée à des investisseurs tiers. La titrisation donne lieu à une émission de titres sur les marchés des capitaux, titres adossés au risque des actifs sous-jacents.
  • Subprimes : crédit à risque proposé à un client qui ne présente pas de garanties suffisantes pour contracter un prêt dans des conditions normales. Aux Etats-Unis, les subprimes sont des crédits hypothécaires pour lesquels le logement de l’emprunteur est considéré comme une garantie en cas de défaut de paiement : l’hypothèse qui sous-tend ce système est que la valeur des biens immobiliers va continuer à augmenter. Dans ces conditions, un éventuel défaut de l’emprunteur serait compensé par la vente du bien en question.
  • Junk bonds : “obligations pourries” à haut rendement mais présentant un fort risque (en dessous de BBB, le niveau “investment grade”, si l’on se réfère par exemple à l’échelle de notation de Standard & Poor’s). Les junk bonds ont connu leur heure de gloire dans les années 1980 pour financer la dette de certains pays en développement (dans le cadre d’un plan de titrisation de la dette). Aujourd’hui ils sont encore utilisés lors des rachats d’entreprises par des fonds d’investissement (LBO, voir ci-dessous).
  • Credit default swap (CDS) : “assurance sur incident de crédit”, type de contrat par lequel un “vendeur de protection” s’engage, contre le paiement d’une prime de risque et en cas d’incident de crédit (par exemple, un défaut de paiement ou une restructuration de dette), à dédommager l’acheteur. A part la prime de risque, aucun flux financier n’est échangé entre les deux parties si aucun événement de crédit ne survient. Le CDS est un produit “dérivé”, c’est-à-dire que sa valeur dépend du prix de son sous-jacent.
  • Asset backed securities (ABS) : titres adossés à des actifs qui sont généralement créés lors d’un processus de titrisation. Les plus courants sont les ABS adossés à des crédits hypothéquaires américains (mortgage backed securities).
  • Collateralised debt obligation (CDO) : titres représentatifs de portefeuilles de créances bancaires ou d’instruments financiers de nature variée. Les CDO sont proposés aux investisseurs en différentes tranches, qui ont chacune un niveau de risque en adéquation avec leur rémunération. Le processus est le même que pour la titrisation de dette : l’initiateur cède sa créance à un “véhicule” ad hoc, le véhicule émet des tranches de dette pour se refinancer et les propose aux investisseurs.

  • Vente à découvert : technique très critiquée consistant à vendre un titre dont on anticipe la baisse, et que l’on ne possède pas forcément au moment de la vente : le vendeur s’engage à fournir un titre à un certain prix à une certaine date, en faisant le pari que le cours de ce titre va baisser entretemps.

  • Liquidité : un actif est dit liquide si l’on peut y avoir accès rapidement et à moindre coût. La monnaie – pièces et billets – est l’actif le plus liquide.

ACTEURS DE LA FINANCE ET DE L’INVESTISSEMENT

  • Investisseurs institutionnels (également surnommé “zinzin”) : caisses de retraite, Caisse des dépôts, organismes de placement collectif en valeurs mobilières…
  • OPCVM (Organisme de placement collectif en valeurs mobilières) : entité qui assure la gestion d’un portefeuille dont les fonds sont placés en valeurs mobilières sur les marchés.
  • Broker : courtier qui intervient sur les marchés organisés pour mettre en relation acheteurs et vendeurs.
  • Hedge funds : fonds d’investissement pratiquant la gestion alternative, avec un niveau de risque élevé (utilisation massive des produits dérivés, ventes à découvert, spéculation à la baisse, effet de levier…). Beaucoup d’entre eux sont implantés dans des paradis fiscaux. Leur principal avantage est d’offrir des rendements plus élevés que des fonds “classiques”.
  • Banques d’investissement : conseillent les investisseurs pour leurs opérations sur les marchés, donnent accès à leurs clients à des produits financiers, aident les entreprises à se financer et gèrent leurs fonds.
  • Capital investissement (ou private equity) : investissements en fonds propres dans des entreprises non cotées pour financer leur développement. Ces opérations sont généralement réalisées par des fonds d’investissement (Axa Private Equity, PAI Partners, Astorg, LBO France…).
  • LBO : très courante pour régler les successions, l’opération de “leverage buy out” consiste à racheter une entreprise en faisant appel à de l’endettement et à des capitaux propres. Le repreneur table sur une augmentation de la rentabilité du capital pour rembourser sa dette avec les dividendes créés (“effet de levier”).

RÉGULATION

  • Agence de notation : évalue les sociétés, banques ou investisseurs émettant des titres de dette. Elle s’intéresse notamment à la solvabilité des émetteurs. Plus la note est bonne, plus les taux auxquels l’émetteur se finance sur les marchés sera bas.
  • Accords de Bâle I, II et III : accords de réglementation bancaire signés à Bâle (Suisse) et élaborés par le Comité de Bâle (quatre réunions par an, et qui dépend de la Banque des règlements internationaux). Bâle I est signé en 1988. Bâle II, qui renforce les premiers accords, est mis en place entre 2004 et 2008, à la suite des grands scandales financiers de la fin des années 90. Les accords de Bâle III, négociés à la suite de la faillite de Lehman Brothers en 2008, ont été publiés fin 2010 et leur mise en place est prévue entre 2012 et 2019. Le secteur de l’assurance a lui aussi ses accords de réglementation, dits “Solvency I et II” (Solvabilité I et II).

L e Monde

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Money Express accède des financements moins coûteux grâce à son introduction en bourse

L’introduction en bourse de Money Express permettra à l’entreprise d’accéder, dans sa politique de développement, à des outils de financements moins coûteux, a indiqué, lundi à Dakar, Samuel Maréchal, président-directeur général de M&A Finance.

Pour M. Maréchal, dont le cabinet a accompagné Money Express dans sa cotation à la bourse de Paris, ‘’les entrepreneurs africains n’utilisent pas les mêmes outils que les entrepreneurs occidentaux’’.

Les entreprises africaines ne devraient plus se contenter exclusivement des banques alors que les marchés offrent ‘’des possibilités de financement plus accessibles et moins couteuses’’, a-t-il dit lors d’un cocktail d’information organisée par le groupe Money Express.

La crise financière en Europe a réduit les marges des entreprises occidentales. Les sociétés africaines, qui ont des marges de 25 à 30% deviennent donc de plus en plus attractives pour les fonds d’investissements, selon lui.

Les fonds d’investissements ne peuvent investir dans une entreprise que lorsqu’elle est cotée en bourse, selon Samuel Maréchal justifiant ainsi l’introduction de Money Express en bourse.

La société Money Express, premier opérateur panafricain du transfert d’argent, est, depuis jeudi, la première société à capitaux 100% sénégalais cotée à la bourse de Paris.

Parallèlement à cette cotation, une augmentation de capital d’un montant de 2,8 millions d’euros dotera l’entreprise des moyens nécessaires à son ambition raisonnée.

La société de transfert Money Express, fondée par Meissa Ngom, fêtera l’année prochaine ses 10 ans. Elle est active dans 50 pays dont 24 en Afrique.

L’augmentation de capital s’effectuera par une cession de 27 % des parts de l’entreprise, a expliqué Meissa Ngom, PDG du groupe Chaka dont Money Express est une filiale.

L’introduction à la bourse de Paris ne constitue toutefois qu’un ‘’pallier’’ de la politique de développement ambitieuse de l’entreprise, a dit Ababacar Seck, directeur général de Money Express.

APS

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BOURSE REGIONALE DES VALEURS MOBILIERES: Mauvaise fortune du titre Sonatel

La mauvaise fortune du titre SONATEL SN se poursuit et affecte le marché sous-régional dont la capitalisation affiche -3%, son plus fort recul mensuel de depuis le début de l’année 2011.

-2,98% à 168,72 points pour le Brvm 10 et -2, 34% à 146,18 points pour le Brvm composite, les deux principaux indices de la Bourse des valeurs mobilières(Brvm) accusent ainsi un net recul au terme du mois d’août dernier. Le marché financier sous-régional continue d’être affecté par le repli du titre SONATEL SN qui perd sur la même période 9,15% à 129 000 FCfa, son plus important recul mensuel depuis le début de l’année 2011, entraînant dans sa chute l’indice sectoriel « Services publics » qui, à -6,99%, affiche également sa plus forte baisse mensuelle de l’année.
Le manque d’activité et de liquidité habituel au 3ème trimestre de l’année dans un contexte de crise généralisée, serait l’une des explications de cette baisse, selon la « Lettre mensuelle »  publiée par CGF Bourse.

L’autre explication est relative à l’actualité autour du Groupe Sonatel et à la problématique de la taxation des appels entrants, la menace de nationalisation de l’entreprise et la mobilisation des travailleurs, toutes choses qui ont fini d’ « apeurer » les petits porteurs qui, ont décidé de liquider une partie de leur portefeuille afin d’anticiper sur une probable baisse du cours de l’action Sonatel. Des petits porteurs qui en fait, ont suivi dans ce contexte le comportement de certains investisseurs institutionnels notamment les fonds d’investissement étrangers qui ont liquidé « momentanément » leur position.

Les analystes de Cgf Bourse sont cependant « convaincus » que le titre Sonatel reviendra à la hausse « d’autant plus que les analystes indépendants soutiennent que celui-ci est actuellement sous-évalué » et que son cours devrait se situer autour de 170 000 FCfa.

Dans ce marché des actions et dans le secteur « Agriculture », seule SAPH CI affiche une plus-value mensuelle de 5,06% à 41 500 FCfa tandis que l’indice du secteur « Finances » qui totalise l’essentiel des transactions du marché, affiche la meilleure performance mensuelle soit 2,32%, du fait de l’embellie affichée par le titre ETI (Groupe Ecobank) qui a enregistré sa plus forte progression mensuelle de 11,9% à 47 FCfa. En revanche dans ce secteur « Finances », c’est le titre SAFCA CI qui surprend le marché en chutant de 20,87% à 18 200 FCfa. Spécialisée dans le crédit automobile, Safca CI subit ainsi les contrecoups du ralentissement économique en Côte d’ivoire et la forte concurrence des filiales bancaires.

Il n’empêche, dans ce marasme conjoncturel, la capitalisation boursière du marché obligataire progresse de 8,24% à 638 milliards de FCfa grâce à la cotation de l’emprunt obligataire public « Etat togolais 6,50% 2011-2016 ». De même, en dépit d’une baisse du volume des échanges (1 208 030 titres négociés contre 1 541 754 en juillet) la valeur des transactions du marché des actions s’est améliorée de 35,05% à 4,11 milliards de FCfa. La ligne« Etat togolais 6,50% 2011-2016 » a été introduite à la cote de la BRVM le 09 août dernier.

Sud Quotidien

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FINANCES PUBLIQUES DANS L’UEMOA: La performance budgétaire en perspective

La mise en œuvre du nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA qui  débute à partir du 1er janvier 2012 rompt d’avec la logique des moyens pour une logique des résultats. A quelques mois du démarrage des parlementaires, des représentants des cours des comptes  et des membres de la société civile sont en atelier d’imprégnation sur  les ruptures  introduites par le nouveau cadre. Cet atelier de capitalisation à l’initiative du PNUD s’est ouvert hier à Dakar.

Avec le nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA, les Etats sont astreints à un meilleur ciblage dans la répartition du budget.  Cette réforme des finances publiques introduit un certain nombre de ruptures dans l’élaboration et le suivi de l’exécution du budget. On passe « d’une logique de moyen à une logique de résultats », avec en trame de fonds la notion d’efficacité.  Dans cadre, le pivot de la réforme est centré sur  « la gestion axée sur les résultats », explique Bruno IMBERT, conseiller au Pôle « stratégies de développement et finance publique » du Pnud.

Selon l’expert du programme des nations-unies pour le développement, des innovations majeures seront introduites avec cette réforme des finances publiques, « les innovations vont concerner absolument tous les acteurs des finances publiques pour un pays, que ce soit l’administration nationale et au premier chef les ministères des finances et du plan mais également tous les ministères. La façon dont les budgets sont conçus, exécutés et évalués vont changer complètement. » Non seulement les administrations publiques vont être touchées mais également d’autres acteurs comme les services de contrôle, mais aussi les parlementaires et la société civile,  « la réforme va également concerner des acteurs externes à l’administration puisque le corps de contrôle comme celui des inspecteurs des finances, les inspections générales, les cours des comptes vont être concernés puisqu’il y’a de nouvelles modalités de contrôle. Les parlements également vont être concernés », a-t-il  expliqué. L’atelier qui se poursuit jusqu’ à vendredi a pour  objet de faire comprendre que demain, ils vont avoir un pouvoir de contrôle accru sur les finances publiques d’un pays.

Avec ce nouveau  cadre, la gestion budgétaire est axée essentiellement sur les résultats avec au préalable la définition d’objectifs et, à la fin de l’exercice, la présentation d’un rapport annuel de performance. «L’axe prioritaire de cette réforme c’est la gestion axée sur les résultats. Jusque là, les budgets que nous avons sont des budgets de moyens qui sont votés en fonction d’une structure  sans se  demander quelle est l’utilité, en matière de politique publique, de cette administration. » Désormais, ces questions  d’utilité et d’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques, sont au cœur de cette réflexion sur le budget.  Et dans sa préparation son exécution et son suivi -évaluation,  la dimension performance, et la nécessité d’avoir le meilleur service rendu aux usagers et aux citoyens, seront prise en compte.

Le rapport annuel de performance va permettre de faire un contrôle à postériori sur l’atteinte des objectifs de départ. Les parlementaires qui jouent un rôle central dans le contrôle de l’exécution budgétaire vont voir leurs prérogatives renforcées, comme la souligné le vice- président de la commission des finances du Sénat.

Selon Pathé Guissé, « désormais l’analyse va porter sur un budget programme, c’est une gestion axée sur les résultats. Il y a également q’ à partir de maintenant la présentation du budget va porter un projet de performance, lequel projet va accompagner l’exécution. Et tous les six mois, le parlement  va recevoir  un rapport détaillé de semi exécution. Après le bouclage, la loi de règlement va être accompagnée d’un rapport de performance.  »

A travers cette réforme l’objectif à terme c’est la réalisation de l’efficacité budgétaire mais aussi le renforcement du dialogue autour des politiques de développement qui associe les parlementaires et la société civile pour une bonne information des citoyens. « Ces réformes visent d’abord l’efficience dans la gestion des finances publiques, mais aussi à favoriser le dialogue autour des politiques budgétaires et des lois de finances  avec les parlementaires, les cours des comptes et la société civile.»

Etalée jusqu’en janvier 2017, la première échéance de la mise en œuvre de ce nouveau cadre est prévue le 31 décembre 2011. Il s’agira de la transposition des directives dans les législations nationales  et l’application de certaines innovations comme le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP).

Sud Quotidien

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FACE A UN AVENIR ASSOMBRI PAR LA CRISE: Le Sénégal appelé à une «grande prudence» dans les dépenses

L’avenir économique est plein d’incertitudes avec la crise dont les conséquences risquent de se faire sévèrement ressentir l’année prochaine. Devant ce cas de figure, le Fonds monétaire international (Fmi) invite le gouvernement à être beaucoup plus prudent dans ses dépenses.

Le Sénégal est invité à adopter une démarche «beaucoup plus prudente» pour mieux résister aux chocs exogènes et se prémunir davantage des conséquences de cette situation de crise. Cette invite a été faite par le Fonds monétaire international (Fmi), par la voix de son directeur général adjoint, le Dr Min Zhu, lors de sa réunion avec le ministre d’Etat, Abdoulaye Diop. C’était le vendredi 23 septembre au siège du Fmi à Washington, en marge des assemblées annuelles des institutions de Bretton Woods. Lors de cette rencontre avec le Ministre d’Etat, ministre de l’économie et des finances, l’adjoint de Christine Lagarde a beaucoup insisté sur l’impératif de prudence dans les dépenses. M. Zhu a estimé que le Sénégal, au cours des dernières années, a attentivement géré la crise et a pu maintenir une croissance stable, une inflation motivée. Avant de saluer la démarche du gouvernement consistant à mettre l’accent sur la politique budgétaire. A son avis, dans l’avenir, «nous allons être confrontés à un environnement international où la croissance économique est faible et les marchés financiers instables».

D’après lui, le gouvernement s’est engagé à prendre des mesures qui s’imposent pour maintenir ses dépenses et réduire sa dette tout en maintenant le taux d’inflation à un niveau faible. M. Zhu pense que la collaboration entre le Fmi et le pays va se poursuivre sur ces fondamentaux pour étudier la manière avec laquelle les chocs exogènes vont moins affecter le Sénégal et essayer de maintenir la stabilité économique et la croissance durable pour le pays.

Herve M. Joly remplace Norbert Funker

La mission du Fmi pour le Sénégal a un nouveau chef : le français Hervé Michel Joly. Ce remplaçant de Norbert Funker va diriger la prochaine mission du fonds, prévue en octobre prochain à Dakar et qui va évaluer les engagements pris avec l’Instrument de soutien à la politique économique (Ispe) qui mesure le degré de stabilité macroéconomique du Sénégal. M. Joly qui s’impatiente de se rendre dans le pays dit se préparer en interpelant beaucoup de personnes sur le cas du Sénégal. A l’en croire, il a déjà profité des présentes assises annuelles du Fmi et de la Banque mondiale pour tenir des réunions avec des techniciens du ministère de l’Economie et des Finances. «Nous voyons un certain nombre de sujets et de secteurs. J’espère être fin prêt lors de mon arrivée à Dakar».

Le ministre d’Etat Abdoulaye Diop qui présume que «la revue prévue lors de cette mission sera concluante», a confié que les deux parties ont promis de travailler dans la même dynamique, avec les mêmes orientations. Un compagnonnage qui devra s’appesantir sur les grands équilibres budgétaires en essayant de faire beaucoup plus attention avec la situation économique incertaine qui se profile à l’horizon. A l’en croire, son équipe a fait ses prévisions de ressources pour l’année prochaine. «Nous essayons d’être autant que possible conservateur parce que l’avenir est plein d’incertitudes avec la crise actuelle. Je pense que les difficultés ne manqueront pas de se présenter peut être l’année prochaine. Donc nous allons être très prudent dans les dépenses pour les maîtriser et essayer autant que possible de tout faire pour accélérer le recouvrement des recettes».

Sud Quotidien

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Christine Lagarde, directrice générale du Fmi : L’ancrage du Franc Cfa à l’Euro est à l’origine d’une stabilité dans l’Uemoa

Si la monnaie commune aux pays de l’Uemoa connaît une certaine stabilité, elle le doit à son arrimage à l’Euro. C’est l’avis de la Directrice générale du Fmi. Mme Christine Lagarde a émis cet avis en prélude aux assemblées annuelles du Fmi et de la Banque mondiale qui s’ouvrent aujourd’hui à Washington.

L’arrimage du Franc Cfa à l’Euro a entraîné une grande stabilité financière dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), a affirmé, jeudi à Washington DC, la Directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), la Française Christine Lagarde. ‘L’ancrage entre ces deux régions (Uemoa et Euro) a entraîné une grande stabilité au sein de cette zone (Uemoa). Cet ancrage a été utile’, a dit Mme Lagarde lors d’une conférence de presse, en prélude aux assemblées annuelles du Fmi et de la Banque mondiale (Bm) prévues ce vendredi à dimanche. ‘Les liens sont profonds et durables entre la zone Euro et la zone Cfa. L’ancrage (du franc Cfa à l’Euro) est extrêmement bénéfique. Cela a procuré une grande stabilité dans les deux zones’, a-t-elle dit auparavant.

L’arrimage du Franc Cfa à l’Euro, suivant un taux de parité fixe (un Euro = 655,957 francs Cfa) garanti par le Trésor français, a permis aux huit pays de l’Uemoa – dont fait partie le Sénégal – d’échapper aux ‘variations’ et ‘mécanismes’ monétaires, qui ont entraîné des effets déplorables ailleurs dans le monde, selon la directrice générale du Fmi. ‘Globalement, l’ancrage de ces deux zones a produit des résultats positifs’, a soutenu Mme Lagarde.

L’arrimage du Franc Cfa à l’Euro est très contesté par certaines élites africaines, qui préconisent une gestion monétaire indépendante par les pays de l’Uemoa. ‘L’économie mondiale est entrée dans une phase dangereuse, où la croissance s’est ralentie. Des risques baissiers se profilent à l’horizon. Vous voyez que nous revoyons nos prévisions en baisse, sur le plan économique et social’, a-t-elle dit. ‘Ces risques pourraient étouffer la reprise’ de l’économie dans certains pays, selon elle.

Christine Lagarde, ancien ministre de l’Economie et de l’Industrie de France, arrivée en juillet dernier à la direction générale du Fmi, appelle les 187 pays clients de l’institution à ‘assainir les finances publiques par une réduction des déficits, de la dette publique, à moyen comme à long terme’. ‘La remise en état [de l’économie mondiale] ne concerne pas seulement les finances publiques et la dette publique, mais les ménages aussi. Il faut renforcer le capital des banques. Il est important que les banques soient en mesure de fournir du crédit aux ménages, aux gouvernements et à l’économie dans son ensemble’, a-t-elle souligné.

Mme Lagarde préconise une réforme de la finance qui tienne compte de ‘la dimension sociale’. ‘Il faut répondre aux besoins sociaux.’ Aussi appelle-t-elle à ‘reconstruire’ l’économie mondiale et à ‘réformer le secteur financier’ surtout dans les pays à faible revenu, qui doivent procéder à ‘une remise en état’ de leurs finances publiques. ‘Il faut que les pays développés soutiennent cette reconstruction dans les pays à faible revenu’, a recommandé Mme Lagarde.

Aps

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Sénégal : Saudi Bin Laden sur le tarmac de l’aéroport Blaise Diagne

L’Etat du Sénégal boucle le financement de la construction de l’aéroport international Blaise Diagne, confiée à la firme Saudi Bin Laden. Une convention de financement à hauteur de 265 milliards FCFA (soit 406 millions d’Euros) va être signée ce lundi à Dakar avec un pool bancaire autour des arrangeurs financiers Blackpearl (ex BMCE Capital) et BNP Paribas.
C’est la fin d’un long road show. Grâce à des arrangeurs-programmeurs Black Pearl et la multinationale française Bnp-Paribas, l’Etat arrive ainsi au closing du financement de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) sis à Ndiass devant compléter les premiers décaissements antérieurs- d’un montant de 265 milliards FCFA (406 millions d’Euros)- Las d’attendre, la compagnie Saudi Bin Laden, constructeur adjudicataire qui peinait depuis mois à passer à la vitesse supérieure, pour manque de financements, peut se frotter les mains.
Selon une source proche du dossier, Saudi Bin Laden, qui commençait à se tourner les pouces voulait rester à tout prix en piste et consolider son image de constructeur adjudicataire aux yeux de ses concurrents.
A travers cette convention de financement Long Terme, un pool bancaire et d’institutions financières (BAD, BID, AFD, BOAD, IFC- Canada, IDC-Afrique du Sud, Fonds OPEP, ont mis à la disposition du gouvernement sénégalais, des lignes de financement d’un montant global de 406 millions d’euros (quatre cent six millions d’euros) soit 265 milliards (deux cent soixante cinq milliards) de francs Cfa à AIBD.SA.

Ce financement structuré par les conseillers financiers de l’AIBD, les banques Blackpearl et BNP Paribas, qui a permis de mobiliser des groupes bancaires de référence à la rescousse de l’Etat du Sénégal, devra accélérer le rythme des travaux en conformité du cahier des charges.

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Sénégal : Une Initiative d’électrification par les Pays- Bas

Selon un communiqué officiel publié jeudi dernier, les Pays-Bas vont financer un projet d’électrification solaire en faveur d’une centaine de postes de santé sénégalais. Les énergies vertes se sont toujours présentées comme une alternative crédible à celles fossiles pour juguler la crise énergétique que connaît le Sénégal. Cela peut être pourquoi les Pays-Bas ont jeté leur dévolu sur le solaire afin d’électrifier 120 postes de santé au Sénégal. Ce dernier a un potentiel d’énergie solaire équivalent à 6 Kwh/m2.jour mais sous-exploité jusque-là. Ainsi, son partenaire néerlandais entend débourser 2,62 milliards de FCFA (5,5 millions de dollars américains) au travers de cette initiative. Selon son cahier de charge, le projet se scinde en trois parties : la première, qui est une phase de développement, nécessitera neuf mois ; la deuxième étape, dite phase de mise en œuvre et d’exploitation, s’étendra sur 18 mois, suivie de la dernière phase, destinée à l’entretien et à la maintenance, d’une durée de deux décennies. Quant à ce troisième volet, il sera géré par un comité local que le Ministère sénégalais des Energies Renouvelables installera à chaque poste de santé. Au terme de ce projet, tous les postes de santé concernés seront dotés d’un panneau photovoltaïque d’une capacité de 3,4 KWc et d’un système de chauffage d’eau solaire à hauteur de 300 litres au quotidien. Ce qui permettra d’assurer la fourniture en électricité et en eau chaude, des outils dont sont, malheureusement, dépourvus bien de services sanitaires sénégalais à l’heure actuelle.

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Apple entre dans l’ère de «l’après Steve Jobs»

A la surprise générale, Steve Jobs a cédé mercredi les rênes d’Apple à son adjoint, Tim Cook. Pas forcément parce que son état de santé s’aggrave mais plutôt pour se donner le temps de gérer une transition en douceur.

Le jour que tant de fanatiques d’Apple redoutaient est arrivé. Mercredi, en fin d’après-midi, Apple a rendu publique une courte lettre envoyée par Steve Jobs à son conseil d’administration. Il y explique qu’il démissionne de son poste de P-DG parce qu’il est désormais «incapable de remplir les exigences de ce poste». Dans la même missive, il recommande «fortement» à ce conseil de désigner Tim Cook, l’actuel N°2, à sa place et propose de devenir lui-même le président deu conseil d’administration d’Apple (chairman of the board). Simultanément, Apple annonçait l’exécution de ces deux mesures. Une décision interprétée dans la Silicon Valley comme le fait que l’emblématique fondateur d’Apple reste influent et en relative bonne santé, du moins pour l’instant.

«Président du conseil d’administration est un poste qui permettra à Steve Jobs de continuer à jouer son rôle «artistique» chez Apple, souligne Colin Gillis, analyste de BGC Partners. De fait, si cette démission était largement attendue depuis que l’ex-patron d’Apple s’est mis en congé maladie au début de l’année, c’est surtout le moment choisi pour officialiser son retrait définitif qui a surpris. Avant l’été, il a participé -photos à l’appui -à un dîner dans la Silicon Valley réunissant autour de Barak Obama tous les grands chefs de la high tech américaine. Selon plusieurs témoignages, il continuait à venir au siège de l’entreprise de temps à autre et conservait en tout cas son rôle de décideur ultime pour les grandes décisions. Cet été, il s’est même fait filmer par la télévision locale lors de la présentation du futur siège social d’Apple aux élus de Cupertino. Bien qu’amaigri, il semblait en bonne forme et beaucoup s’attendaient à le voir, une fois de plus, présenter lui-même sur le nouvel iPhone 5, à l’automne, sur sa scène préférée du Yerba Buena Center for the Arts, à San Francisco.

Transition en douceur

Son retrait inopiné s’explique donc par le souci d’organiser une succession le plus en douceur possible. Et donc de pouvoir passer le relais à Tim Cook avant que son état de santé n’évolue trop défavorablement. De fait, le Chief Operating Officer actuel était désigné de longue date pour devenir le prochain CEO d’Apple. Tout comme est planifié, dans le plan de succession mentionné par Steve Jobs, le maintien de l’actuelle équipe dirigeante, patiemment mise en place à le fondateur lui-même. L’objectif sera donc de montrer, dans les semaines qui viennent, que même sans Steve Jobs, «rien ne change» chez Apple. C’est-à-dire la capacité de l’entreprise à répéter ses succès sur les nouveaux marchés de l’électrique grand public. Un souci de la pérennité qui se traduit par la façon dont Apple fait fonctionner, en interne, une «académie» dont le rôle spécifique est d’entraîner ceux qui dirigeront un jour la firme à réagir comme Steve Jobs le ferait…

Dans un premier temps au moins, tout devrait se passer comme prévu. Tim Cook était déjà, de fait, le N°1 au quotidien et il a déjà tenu ce poste, à la satisfaction générale, lors du premier congé maladie de Steve Jobs. Des questions restent néanmoins posées pour le long terme. Certes, Apple aurait déjà planifié une «road map» de ses produits nouveaux couvrant de plusieurs années, une rareté dans l’industrie high tech. Une sécurité, donc, doublée du fait que le nouveau P-DG est connu pour être un gestionnaire hors pair.

Mais ce n’est pas un «visionnaire»…

Les Echos

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