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La réforme fiscale entrainera une perte de 28 à 30 milliards de francs

L’entrée en vigueur de la réforme du système fiscal entraînera pour l’Etat une perte financière de l’ordre 28 à 30 milliards de francs, selon le docteur El Hadji Dialigué Bâ, inspecteur des impôts, qui souligne que les salariés en seront les bénéficiaires.

« La perte pour l’Etat est estimée entre 28 à 30 milliards de francs. C’est la contrepartie de l’allégement du système fiscal. L’avantage (de cette réforme), c’est qu’il n’y a pas de perdants », a-t-il dit mercredi à l’occasion de la Journée d’information sur la réforme fiscale organisée à la Chambre de commerce de Dakar.

« Tous les salariés vont sortir gagnants avec l’institution de ce système que nous avons proposé. Les charges fiscales seront réduites afin de renforcer et de libérer le pouvoir d’achat, faciliter les conditions de vie des travailleurs. Il y aura zéro perdant », a déclaré Dr El Hadji Dialigué Bâ.

L’objectif principal, a expliqué M. Bâ, « c’est de renforcer l’efficacité et l’efficience du système social qui est institué pour pourvoir les recettes de l’Etat ». Mais, a-t-il ajouté : « Nous sommes en train de chercher la meilleure méthode, par des simulations, pour réduire cette perte ».

Les journées d’informations permettent de faire « un bilan d’étape » de la réforme en cours, de la législation fiscale ou code général des impôts et sur la réforme des structures fiscales entrée en vigueur avec la création d’un Centre des moyennes entreprises (CME), a-t-il dit.

A cela s’ajoutent aussi un centre des professions réglementées en remplacement de celui des professions libérales, un Centre des grandes entreprises (CGE), une brigade spécialisée dans les transactions financières et internationales et enfin la réorganisation des centres classiques.

« La réforme sur la législation fiscale, qui entre en vigueur le 1er janvier 2013, se fait par la refonte du dispositif et la refonte du système d’imposition au Sénégal par la remise à plat de la fiscalité », a indiqué l’inspecteur.

« Ce qui va se traduire par l’institution d’un droit commun incitatif, mais aussi la poursuite des objectifs liés à l’équité fiscale et au renforcement de l’efficacité du système social », a-t-il poursuivi.

Selon lui, « la réforme essentielle va se ressentir au niveau de l’impôt sur les sociétés en supprimant le droit proportionnel, il n’y a que le droit progressif. Le système sur le quotient familial est supprimé et nous allons mettre en place le système de la réduction d’impôt sur charge de famille ».

« Nous allons créer un abattement spécial pour les travailleurs par la réduction de l’impôt sur les revenus et sur les sociétés. En somme, la simplification du système », a-t-il encore dit.

Le Soleil

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FINANCES PUBLIQUES: De quoi assainir

Très logiquement, le gouvernement devrait, sans trop de difficultés, pouvoir assainir les finances publiques du pays. La cure d’amaigrissement à laquelle sont désormais soumis le gouvernement et l’administration, devrait permettre une bonne marge de manœuvre.

Avec un déficit public en 2011 évalué à 442,4 milliards (soit 6,5% du PIB) contre 333,7 milliards (5,2% du PIB) en 2010, soit une détérioration de 1,3 point de PIB, il ya de quoi assainir les finances publiques, comme l’a déclaré le Premier ministre Abdoul Mbaye, ce week-end. Le déficit du solde de base, est  pour sa part, chiffré à 318,1 milliards (4,7% du PIB) contre 191,9 milliards (3% du PIB) un an auparavant.

Les dépenses courantes sont ressorties globalement à 1192,6 milliards en 2011 contre 995,2 milliards l’année précedente, soit une hausse de 197,3 milliards (19,8%) sous l’impulsion des dépenses de fonctionnement (autres dépenses courantes), des charges d’intérêt sur la dette publique et des dépenses de personnel (salaires et traitements). Si l’on considère la taille réduite du gouvernement ramenée à 25, on peut supposer que des économies substantielles peuvent être faites sur les dépenses de fonctionnement notamment. A ce titre, entre ‘’fournitures et entretien’’ et ‘’transferts et subventions’’ évalués respectivement à 342,2 milliards et 319,6 milliards en 2011, on enregistre ainsi des hausses respectives de 13,1% et 33,1%. La hausse des dépenses de fonctionnement en 2011, prend en compte les dépenses effectuées par le FSE (Fonds spécial pour l’Energie) pour un montant de 41,2 milliards, notamment dans le cadre des locations de groupes.

Pour les dépenses de personnel, estimées à 428 milliards, soit une progression de 35,7 milliards (9,1%) par rapport à 2010, il n’y a pas péril en la demeure. Le ratio de la masse salariale rapportée aux recettes fiscales s’est d’ailleurs établi à 33,3% contre 32,8% en 2010, soit en dessous du plafond communautaire fixé à 35%.

Quant aux charges d’intérêts sur la dette publique, ce ne sera pas aussi simple, elles sont évaluées à 102,7 milliards FCfa soit une progression de 42,7 milliards (71%) par rapport à 2010, dépassant ainsi le seuil communautaire du ratio endettemment /PIB à moins ou égale à 70%. Cette hausse est imputable à la fois aux intérêts sur la dette extérieure et celle intérieure, qui ont enregistré des augmentations respectives de 21 milliards et 21,6 milliards, pour se situer à 59 milliards et 43,7 milliards en 2011. Une évolution consécutive aux différentes interventions sur le marché financier sous régional ainsi qu’au niveau international à travers notamment l’émission de l’Eurobond (500 millions de dollars US).

Somme toute, le déficit public devrait être ramené à 4% du PIB et avec la rationnalisation des agences en cours, insuffler de l’oxygène aux dépenses publiques « inutiles ». Toutefois, cette rationnalisation ne devrait pas, loin s’en faut, s’arrêter aux agences. Des institutions comme le Sénat ou encore le Conseil économique et social, devraient nécessairement en faire l’objet, leur utilité n’étant pas avérée.

Sud Quotidien

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Financement du Développement : Le Sénégal obtient un portefeuille de 218 milliards Fcfa de la Bad

Le portefeuille des interventions de la Banque africaine de développement au Sénégal a été estimé à environ 218 milliards Fcfa, a affirmé ce lundi, à Dakar, la représentante-résidente de l’institution. Selon le chargé des opérations de la Bad au Sénégal, Olivier Breteche, le volume des opérations en cours en 2012 est estimé aujourd’hui à 115 milliards Fcfa.

Plus de 2/3 de l’enveloppe sont destinés à l’agriculture, à l’eau et à  l’assainissement ainsi qu’à l’appui aux réformes économiques, selon le quotidien national « Le Soleil ». Les secteurs sociaux de base et le développement des infrastructures n’ont pas été oubliés, selon Olivier Breteche.

La Banque africaine de développement (Bad) intervient aujourd’hui dans le financement de certains projets de développement rural tels que le Projet d’Appui à la petite irrigation locale (Papil), le Projet d’appui au développement rural en Casamance (Paderca), le Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (Pepam).

Pressafrik

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La Banque mondiale nomme le Sénégalais Makhtar Diop nouveau vice-président pour l’Afrique

Le Sénégalais Makhtar Diop, qui a une expérience de plus de 25 ans dans le domaine du développement, est devenu, lundi, nouveau vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique.

Makhtar Diop était précédemment directeur de la Banque au Brésil depuis 2009, un pays où il a eu à diriger le plus important programme de la Banque dans un pays. Avant de venir à la banque, M. Diop a travaillé au Fonds monétaire international (FMI), a été ensuite ministre des Finances du Sénégal et président du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire de ouest africaine (UEMOA).

Après avoir rejoint la Banque mondiale en 2001, Makhtar Diop y a occupé plusieurs postes de responsabilités, notamment Directeur pour le Kenya, l’Erythrée et la Somalie, ainsi que le poste de Directeur des infrastructures et Directeur de la stratégie et des opérations de la Banque dans la région d’Amérique latine et des Caraïbes.

“C’est un honneur pour moi de revenir sans la région Afrique en qualité de vice-président, à un moment où le continent connait un net progrès, avec une croissance forte tirée par le secteur privé et un nouveau sens de l’optimisme”, a indiqué Makhtar Diop dans un communiqué publié à Nairobi.

“Avec nos connaissance des questions de développement dans le monde et nos financements innovants, nous pouvons appuyer la dynamique de l’Afrique et faire en sorte que tous les Africains, surtout les pauvres soient associés aux transformations économiques et sociales du contient”, a ajouté le même communiqué.

La Banque est partenaire de 48 pays d’Afrique au sud du Sahara et finance approximativement 500 projets dans la région. Le portefeuille de la Banque comprend des projets et des programmes dans des domaines tels que l’agriculture, le commerce et le transport, l’énergie, l’éducation, la santé, l’eau et l’assainissement.

Au cours de l’année fiscale 2011, la Banque mondiale s’était engagée pour plus de sept milliards de dollars de nouveaux financements pour le développement de l’Afrique et décaissé plus de 5,5 milliards de dollars. En plus, elle a mené plus de 200 études analytiques.

Apanews

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EVALUATION DU CREDIT: La solvabilité du client à la loupe

On s’achemine vers l’introduction, dans l’espace Uemoa, de Crédit Bureaux qui sont des agences de collectes et de diffusion de l’information dans le secteur financier particulièrement la microfinance, vérifiant la solvabilité des futurs clients. Ce jeudi 03 mai 2012, à Dakar, le ministère des finances et la Société financière internationale(Sfi) ont convié les acteurs autour de la question.

Ils s’occupent de réunir, de mettre à jour et de rendre disponible l’ensemble des informations relatives à l’état de votre situation financière. Ils fournissent, notamment un rapport de crédit à un prêteur sur un emprunteur.

Ce sont les Bureaux de Crédit (ou Credit Bureau) jugés essentiels pour l’expansion du crédit du fait que la disponibilité et l’utilisation des rapports de solvabilité dans les décisions de crédit augmenteraient ainsi la qualité des décisions de crédit, réduirait les coûts de fonctionnement, et apporteraient une importante atténuation des risques en minimisant les taux de cessation de paiement et de fraude. L’espace UEMOA en étant dépourvu, « la Bceao(Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ne disposant que d’une base de données qui fournit principalement des informations sur les entreprises et ne facilitant pas la vulgarisation de l’accès au crédit dans la région », selon Abdoulaye Daouda Diallo, Ministre sénégalais du Budget, il est question pour les autorités d’encourager son introduction.

Organisée par le Ministère des Finances du Sénégal et la Sfi(Société financière internationale), bras armé privé de la Banque mondiale, la conférence qui s’est tenue à Dakar, ce jeudi 03 mai 2012, la 1ère sur l’Evaluation du Crédit, va dans ce sens, en donnant des précisions sur les concepts fondamentaux mais aussi sur les avantages de cette technologie. « Le moment est venu », a dit Oumar Sylla, secrétaire général du ministère sénégalais de l’Economie et des Finances, à l’ouverture de la conférence, «de créer ce que l’on appelle des bureaux de crédit pour récolter des informations de solvabilité qui seront distribuées auprès des institutions financières dans le but de créer un rapport de confiance entre prêteurs et emprunteurs. »

Pour le conforter, le Représentant résident de la SFI dans la Zone Umoa, Jérôme Cretegny, confirme qu’« Il y a un déficit d’informations entre prêteurs et emprunteurs pour faire une évaluation correcte des risques (…), les banques demandent des garanties et les petits clients et autres entrepreneurs débutants n’ont pas de garanties. » La garantie est une condition préalable de décaissement pour la grande majorité des demandes de crédit, par conséquent, la pénétration des prêts resterait faible. En Afrique Subsaharienne, seuls 7,3% des adultes auraient accès au crédit, alors que ce chiffre est de 20% au Moyen-Orient et plus de 40% dans plusieurs pays européens. Aussi, les enjeux de la mise en place de « systèmes efficaces, complets » d’évaluation du crédit tant au niveau national qu’au niveau régional de l’UEMOA  seraient tels que cela aiderait dans le soutien du secteur du crédit afin d’améliorer les méthodes traditionnelles d’appui financier, augmentant ainsi la pénétration et l’accès au crédit.

Pour faire l’apologie du Credit bureau, des présentations se sont succédé au cours de la conférence de Dakar sur les études de cas du Maroc, du Panama, de l’Egypte, de l’Equateur, entre autres. Au Maroc, par exemple, les institutions de microfinance ont été impactées par le surendettement, en l’absence d’une institution de centrale des risques propres à elles, avant que le crédit Bureau n’y soit opérationnel,  en 2009. L’objectif serait ainsi le suivi du comportement des emprunteurs ; la prévention contre l’endettement croisé et le surendettement ; un accès au crédit plus large notamment pour les PME.

Des agences de renseignements ?

Si le principal avantage attendu des bureaux de crédit dans l’Uemoa est relatif à un accès plus large au crédit notamment pour les PME, un des problèmes qui demeure à résoudre serait que plusieurs sociétés de financement refusent de partager leurs fichiers clients avec les concurrents. L’accès aux données par une société privée est considéré comme une violation au secret bancaire pour certaines banques. Par ailleurs, des interrogations persistent quant au coût des services ou le rapport de solvabilité, par exemple. De plus, il y aurait des risques d’inégalités quant à l’accès à l’information, les institutions de microfinance étant les plus touchées. D’autre part, il n’est pas exclu que les entités de crédits émettent des doutes sur la fiabilité des informations disponibles dans le rapport de solvabilité dont les données peuvent être jugées difficiles à interpréter. Les informations sont souvent mal renseignées dans les déclarations des entités de crédit.

Cependant, dans le principe, si ces agences d’évaluation du crédit s’autorisent le droit d’attribuer une fiche ou une cote de crédit à chaque consommateur, elles seraient loin d’être au-dessus de tout soupçon. C’est ce que révèle, en tout cas, le tout dernier ouvrage de Sylvain Paquette qui démystifie leurs pratiques peu orthodoxes à travers “La face cachée des bureaux de crédit”. Au Canada, par exemple, le contrôle abusif exercé par “Trans Union” et “Equifax” qui s’approprient et qui définissent à leur manière l’historique de crédit de chaque consommateur, a été dénoncé. Dans le système actuel, ces bureaux de crédit se comporteraient en juges et parties, détenant le monopole de l’information. Le syndrome des agences de notation ?

Sud Quotidien

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Accord au forceps sur la capitalisation des banques dans la zone euro

Les ministres des finances européens sont finalement parvenus à un compromis tôt jeudi 3 mai au matin sur le niveau de capitalisation devant permettre aux banques de mieuxabsorber les chocs, même si des détails techniques restent à régler d’ici à leur prochaine réunion, le 15 mai.

“Nous avons un accord, il reste du travail pour qu’il soit techniquement prêt”, a déclaré la ministre des finances danoise, Margrethe Vestager, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, à l’issue d’une journée marathon de près de seize heures de discussions à Bruxelles. L’accord devrait être finalisé lors de la prochaine réunion des ministres des finances européens, après des “vérifications techniques sur les derniers points qui restent à régler”, a-t-elle dit.

Plusieurs de ses collègues l’avaient exhortée en début de soirée à continuer les discussions, qui semblaient alors dans l’impasse. “Si nous ne parvenons pas à une décision ce soir, il y a danger que nous n’y parvenions pas du tout”, avait notamment plaidé le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, jugeant que ce serait “désastreux”.“Une vingtaine de problèmes ont été réglés au cours de la journée”, s’est finalement félicitée Mme Vestager. Cette réunion extraordinaire visait à finaliser les discussions sur le nouveau cadre réglementaire du secteur bancaire, dit “de Bâle III”, qui doit être mis en place progressivement à partir de 2013.

Avant que le sujet ne soit renvoyé au Parlement européen, les 27 devaient définir une position commune sur la future architecture du système bancaire européen, qui compte quelque 8 300 établissements. La réglementation de Bâle III doit, à terme, contraindre les banques à mettre en réserve des fonds propres représentant 7 % du montant des prêts qu’elles accordent, contre 2 % jusqu’ici.

Le Monde

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AU TERME DU MOIS DE MARS: La Brvm progresse de plus de 3%

La tendance à la hausse de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) se poursuit avec les deux indices principaux (BRVM 10 et BRVM Composite) qui progressent, au terme du mois de mars, de 2,59%, à 177,09 points et de 3,29%, à 152,56 points, respectivement, selon la dernière lettre de CGF Bourse.

Le marché est principalement tiré par les performances mensuelles des titres SHELL CI, devenue, depuis le 16 avril, “Vivo Energy Côte d’Ivoire” (+57,12%), CFAO CI (+33,33%), SITAB CI (+18,75%), SOGB CI (+16,3%), etc. La capitalisation boursière de l’ensemble des titres cotés et de celle des valeurs composant l’indice BRVM 10 suivent la tendance du marché et s’améliorent, respectivement, de 3,29%, à 3 492 milliards de FCfa et de 2,59%, à 2 687 milliards de FCfa.
A contrario, la capitalisation boursière du marché obligataire faiblit de 1,32%, à 789 milliards de FCfa. En fait, le marché obligataire a été principalement affecté par le recul des cours de certaines lignes, avec des baisses mensuelles qui ont atteint 7% notamment avec la ligne « TPCI 6,5% 2011-2016 ».

Le marché des actions totalise 3 005 777 titres échangés pour une valeur globale de 4,95 milliards de FCa. Le secteur « Services Publics » reprend ses droits en termes de valeur d’échange et enregistre 25 141 actions négociées (0,84% du volume mensuel) pour une valeur totale de 2,57 milliards de FCfa, soit plus de la moitié (51,8%) de la valeur des transactions mensuelles totales du marché. SONATEL a été le titre le plus actif avec 19 189 titres transigés, soit 76,33% du volume sectoriel mensuel. SONATEL maintient son trend haussier et enregistre une légère amélioration mensuelle de 0,79%, à 127 000 Fcfa. Rappelons que la SONATEL distribuera, à partir du 03 mai prochain, un dividende annuel net de 13 050 FCfa par action.

Sonatel maintient le cap

Pour leur part, CIE CI et SODE CI reculent, respectivement, de 9,7% (plus forte baisse mensuelle du marché), à 22 575 Fcfa et de 7,25%, à 24 115 FCfa tandis que ONATEL BF reste stable à 40 000 FCfa.
Pourtant, note la Lettre mensuelle de CGF Bourse, CIE CI envisage le versement d’un dividende brut de 2 280 Fcfa, à partir du 30 mai 2012 si la proposition est entérinée par l’AGO (Assemblée Générale Ordinaire) de la société devant se tenir le 09 mai 2012 à Abidjan.

Le secteur « Agriculture » enregistre 45 020 titres échangés (1,5% du volume mensuel) pour une valeur globale de 1,55 milliard de FCfa, soit 31,25% de la valeur totale des échanges mensuels du marché. PALM CI a été la valeur la plus dynamique avec 28 516 titres négociés, soit 63,34% du volume sectoriel mensuel.

Cependant, le producteur d’huile de palme perd 7%, à 18 600 FCfa. A l’inverse, SOBG CI et SAPH CI offrent des plus-values mensuelles de 16,3%, à 78 500 FCfa et de 2,04%, à 50 000 FCfa.

Le secteur « Finances » présente 2 920 148 titres transigés (97,15% du volume mensuel) pour une valeur totale de seulement 584,87 millions de FCfa, soit 11,81% de la valeur mensuelle du marché. La quasi-totalité de ce volume (99,54%) porte sur le titre ETI qui a enregistré en une seule séance de Bourse (30/03/12) un important volume d’échange de 1 007 527 titres. ETI affiche une hausse mensuelle de 8,11%, à 40 FCfa.

Dans le même sillage BICI CI, BOA Bénin et BOA Niger se bonifient de 12,1%, à 37 000 FCfa, de 10,2%, à 54 000 Fcfa et de 8,25%, à 34 100 FCfa. Seul titre en baisse du secteur, SGB CI faiblit de 6,98%, à 40 000 FCfa.

Le secteur « Industrie » affiche 11 258 titres négociés (0,37% du volume mensuel) pour une valeur globale de 177,01 millions de Fcfa, soit 3,57% de la valeur mensuelle du marché. SITAB CI, NESTLE CI et SOLIBRA CI évoluent de 18,75%, à 76 000 Fcfa, de 11,63%, à 48 000 FCfa et de 7,5%, à 185 220 Fcfa, respectivement. Seules UNIWAX CI et UNILEVER CI accusent des baisses dans le secteur en perdant, respectivement, 7,86%, à 6 450 FCfa et de 1,31%, à 38 000 FCfa. Notons qu’à l’issue de l’opération de fusion-acquisition de la société CEDA CI par NEI CI et suite à la demande de l’émetteur, le titre CEDA CI a été retiré de la cote de la BRVM le 29 mars 2012.

Les secteurs « Distribution » et « Transport » enregistrent, respectivement, 3 429 et 757 titres transigés (respectivement 0,11% et 0,03% du volume mensuel du marché) pour des valeurs respectives de 58,15 millions de FCfa et 19,59 millions de FCfa, soit 1,17% et 0,4% de la valeur mensuelle du marché, respectivement. Le secteur « Distribution » enregistre les deux plus fortes hausses mensuelles du marché à travers les titres SHELL CI (devenu Vivo Energy Côte d’Ivoire) et CFAO CI qui offrent de substantielles plus-values de 57,12%, à 19 805 Fcfa et de 33,33%, à 20 000 Fcfa. Dans le secteur « Transport » SIVOM CI et BAL CI s’améliorent de 11,11%, à 3 000 Fcfa et de 8,75%, à 43 500 Fcfa, respectivement.

Le  marché obligataire totalise 85 440 titres négociés pour une valeur globale de 803,21 millions de Fcfa. Un important volume d’échange portant sur 46 573 titres de la ligne « TPCI 6,5% 2011-2016 » (54,51% du volume mensuel) a été enregistré le 30 mars, pour une valeur totale de 433,13 millions de Fcfa, sans compter celui de 9 400 titres (11% du volume mensuel) observé le 14 mars et concernant toujours la même ligne.

Sud Quotidien

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Le rapport des Africains à l’argent facilite des pratiques illégales

Le rapport des Africains à l’argent est dénué de sacralité, ce qui facilite des pratiques illégales comme la corruption et le blanchiment d’argent, selon l’expert en communication sénégalais Mamadou Ndiaye.

‘’En Afrique, les gens n’ont pas de respect pour l’argent et sa valeur. Par exemple, vous tendez un billet à un commerçant et, immédiatement, il le broie’’, a relevé M. Ndiaye, qui considère que ‘’le rapport [de l’usager] à l’argent doit être sain’’.

M. Ndiaye participait, samedi à Dakar, à ’’une conférence de presse internationale pour les responsables des médias de l’Afrique de l’Ouest cumulée à la session d’information pour les ambassadeurs des pays membres de la CEDEAO’’. Cette rencontre de deux jours, qui a démarré vendredi, était organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (GIABA), un organisme de la CEDEAO.

Le rapport de l’usager à ’’l’argent qu’il gagne à la sueur de son front est différent’’ de celui qu’il a avec ’’l’argent gagné facilement’’, a-t-il dit.

‘’Au contraire des Japonais et des Allemands par exemple, qui ont un rapport sacré avec l’argent, les Africains sont simplement emportés par les rapports strictement marchands avec l’argent’’, a signalé Mamadou Ndiaye, conseiller à la Banque internationale pour le commerce et l’industrie (BICIS).

Il pense qu’‘’il est plus facile de corrompre celui qui fait de l’argent une +fixation+ que celui qui entretient un rapport +religieux+ avec l’argent’’.

APS

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CBAO-Attijariwafa bank a conservé sa première place en 2011

CBAO-groupe Attijariwafa bank indique avoir réalisé un résultat net de 4, 5 milliards de francs CFA et un chiffre d’affaires de 46, 230 milliards de francs CFA en 2011, tout en gardant ‘’sa position de première banque’’.

Le groupe bancaire, qui a tenu son assemblée générale mercredi pour arrêter des comptes sociaux au 31 décembre dernier, souligne dans ses résultats financiers publiés jeudi dans le quotidien Le Soleil qu’il ‘’conserve sa position de première banque’’ en termes de total bilan (624 milliards FCA) et de fonds propres (70 milliards).

L’institution revendique aussi sa première place en termes de réseau bancaire avec 156 agences et de nombres de clients avec un chiffre de 222 500. Il en est de même pour le total des ressources qui s’élève à 493 milliards et les crédits à l’économie qui se chiffrent à 527 milliards.

Le crédit clientèle, y compris les crédits à l’Etat représente 471 milliards de FCA et l’engagement par signature 110 milliards francs CFA.

Le chiffre d’affaires du groupe atteint 46 230 millions contre 43 396 millions en 2010, soit une hausse de 7 %

Cependant, en raison du contexte économique et politique qui a régné au Sénégal en 2011, CBAO a ‘’enregistré un résultat net de 4500 millions francs CFA, en baisse par rapport à l’exercice de l’année dernière et ce, malgré une amélioration remarquable de tous les autres agrégats’’.

La même source indique que la marge d’intérêt globale ‘’s’est inscrite à 20 milliards 502 millions contre 18 milliards 092 millions FCFA, soit une hausse de 13 pour cent’’.

Le Produit net bancaire (PNB) a atteint 46 milliards 230 millions contre 43 milliards 396 millions FCFA, soit une hausse de 7 pour cent.

APS

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Banque mondiale : douche écossaise à Washington

Candidate à la présidence de la Banque mondiale, Ngozi Okonjo-Iweala a dû s’incliner devant l’Américain Jim Yong Kim. Malgré cet échec attendu, le continent garde le sourire. Les prévisions de croissance le concernant sont au beau fixe.

C’est entre rire et larmes que l’Afrique subsaharienne a vécu, lundi 16 et mardi 17 avril à Washington, les annonces de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Le continent attendait avec impatience le résultat du processus de désignation du successeur de Robert Zoellick à la tête de la Banque. Ngozi Okonjo-Iweala, 57 ans, ministre des Finances du Nigeria et ex-numéro deux de l’institution, affrontait le candidat américain, le docteur Jim Yong Kim, 52 ans, président du très réputé Dartmouth College.

Pour la première fois depuis 1944, les États-Unis ne pouvaient pas imposer automatiquement qu’un de leurs ressortissants préside la Banque mondiale, en dépit de leurs arrangements officieux avec les Européens garantissant en retour à ceux-ci qu’un des leurs dirige le FMI. En juin 2011, Christine Lagarde avait profité de cette « sainte alliance » des pays riches pour remporter la direction du Fonds. Les pays émergents avaient alors protesté en vain contre cette appropriation indue qui ne tenait pas compte de leur montée en puissance ni du surcroît de dynamisme qu’ils ont apporté à une économie mondiale en crise.

Profitant de la promesse du conseil d’administration de la Banque mondiale d’assurer une sélection « ouverte, fondée sur le mérite et transparente », celle que le monde entier appelle par son prénom, Ngozi, s’était jetée dans la mêlée avec l’appui de l’Union africaine (UA). Leur parcours commun a été un sans-faute. Ngozi Okonjo-Iweala s’est montrée la meilleure des candidats avec ses diplômes du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de Harvard?; ses vingt-cinq ans passés à la Banque mondiale, où elle a œuvré pour les plus défavorisés de la planète?; son courage manifeste quand elle a envoyé en prison le chef de la police de son pays, lors de son premier passage au ministère des Finances?; sa pugnacité qui lui a permis de faire effacer 18 milliards de dollars (15,2 milliards d’euros) de la dette nigériane?; ou encore la sagesse de ses prises de position, conciliant notamment l’indispensable protection de l’environnement et la non moins indispensable production d’énergie. De son côté, l’UA si souvent divisée s’est faite pour une fois unanime pour la soutenir, malgré la sympathie personnelle de Paul Kagamé, le président rwandais, pour son concurrent américain.

Le candidat des États-Unis

Le président Obama a donc dû faire de gros efforts pour opposer à Ngozi Okonjo-Iweala un candidat de qualité. Il a plutôt finement joué, car Jim Yong Kim n’est ni blanc, ni banquier, ni politicien, comme les précédents présidents américains de la Banque mondiale, et il n’est pas n’importe qui. Diplômé lui aussi de Harvard, il est à la fois médecin et anthropologue. Il a fait une partie de sa carrière à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), pour le compte de laquelle il a combattu sur le terrain le sida et la tuberculose. Depuis 2009, il présidait Dartmouth College, où il était apprécié.

De l’avis de plusieurs administrateurs de la Banque, il est très intelligent et a une réelle connaissance du monde en développement, mais par le prisme de la santé. Il ignore tout du fonctionnement de la grosse machine qu’est la Banque mondiale, de ses dix mille salariés et de la façon dont elle a alloué, en prêts et en dons, 57,4 milliards de dollars aux pays en développement entre juillet 2010 et juin 2011. Malgré ces handicaps, c’est lui qui a été choisi par les vingt-cinq membres du conseil d’administration de l’institution, lundi 16 avril. Et c’est l’Afrique qui a perdu, parce que les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) n’ont pas su s’unir derrière Ngozi. Mais aussi parce que Jim Yong Kim a obtenu une confortable majorité de voix des pays développés, qui n’ont pas voté en fonction de son mérite mais en fonction du poids politique des États-Unis. Pourtant, la défaite est aussi joyeuse, car, comme l’a souligné la candidate nigériane, le processus de désignation des responsables de la Banque mondiale et du FMI « ne sera plus jamais comme avant ». Fini les petites magouilles entre amis?!

Prévisions de croissance exceptionnelles

Mais l’Afrique a vite séché ses larmes. Les prévisions du FMI publiées mardi 17 avril et confirmées par les études de la Banque mondiale lui promettent que les deux prochaines années seront, sauf catastrophe inattendue, excellentes pour sa croissance. Avec + 5,4 % attendus en 2012 et + 5,3 % en 2013, elle se classe à la deuxième place mondiale derrière l’Asie émergente (+ 7,3 % et + 7,9 %). Certes, la Chine (+ 8,2 % et + 8,8 %) et l’Inde (+ 6,9 % et + 7,3 %) conservent des taux de progression exceptionnels… qu’égalent des pays africains aussi différents que l’Angola (+ 9,7 % et + 6,8 %), la Côte d’Ivoire (+ 8,1 % et + 6,2 %) ou le Ghana (+ 8,8 % et + 7,4 %).

Les raisons de ces performances?? Des liens financiers ténus avec le Vieux Continent qui l’ont protégée de la contagion. « La diversification des exportations vers les marchés émergents en croissance rapide a réduit la dépendance du commerce de la région vis-à-vis de l’Europe en plein ralentissement », souligne le FMI. Les exportations d’Afrique subsaharienne vers la zone euro comptent pour un tiers du total, contre deux tiers dans les années 1990. Il faut aussi noter parmi les causes de cette robuste croissance les prix élevés des matières premières, qui ont profité aux pays exportateurs et dopé les investissements dans les industries extractives.

Mais les risques de contre-performances demeurent élevés. Le FMI rappelle que les coupures de courant amputent la croissance un peu partout dans la zone et qu’une chute brutale des prix des matières premières aurait un impact redoutable. La Banque mondiale, quant à elle, redoute les effets de la sécheresse, qui, au Sahel comme dans la Corne de l’Afrique, affame, paupérise et déplace les populations. Les fruits de la croissance du continent ne sont pas encore vraiment partagés.

Jeune Afrique

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Crise financière : Geithner incrimine la “stupidité et l’avidité”

Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a assuré aux Américains, mercredi 25 avril, que l’administration Obama faisait tout son possible pour venir à bout d’une crise financière provoquée par la “stupidité et l’avidité”.

“La roue de la justice est en train de tourner”, a déclaré M. Geithner après la visite d’une usine à Portland. “Elle ne tourne pas aussi vite que les gens le voudraient, mais nous avons le meilleur système au monde pour être sûr que la loi sera appliquée.”

“ABUS” ET “FRAUDES”

“La plupart des crises sont provoquées par un mélange de stupidité, d’avidité et de prise de risque inconsidérée”, a poursuivi le secrétaire au Trésor, qui a appelé par le passé l’Europeà s’attaquer avec davantage de fermeté au problème de la dette.

“On ne peut pas légiférer contre la stupidité, l’avidité et l’imprudence. Mais on peut faire en sorte que quand ça arrive, ça ne provoque pas trop de dégâts, qu’il y ait des règles contre les abus et les fraudes et que les banques soient contraintes à détenir davantage de capital-risque”, a-t-il dit.

Bien que des poursuites au civil aient été engagées contre les grandes banques de Wall Street qui ont joué un rôle dans la crise financière, aucun banquier n’a jusqu’à présent été condamné.

Le Monde

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Le sukuk de la Banque Islamique du Sénégal reporté

La Banque Islamique du Sénégal sursoit à l’emprunt obligataire islamique (sukuk) sur le marché sous-régional d’un montant de 100 milliards Fcfa. Prévue courant février 2012, l’opération, première du genre au Sud du Sahara, arrangée par Citibank Dubaï et ICD, filiale des souscripteurs internationaux du Golfe, a été reportée sine die.

Dans les starting-blocks de la Banque Islamique du Sénégal, qui a décroché le visa du CREPMF (Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers), le premier emprunt obligataire islamique « sukuk », garanti par l’Etat du Sénégal qui en est l’émetteur met la pédale douce. Du côté de la Banque Islamique du Sénégal qui a fait 1 milliard 900 millions de bénéfices Fcfa affectés à des actions sociales, tout était fin prêt pour le lancement de ce premier instrument islamique sur le marché subsaharien.

L’Etat du Sénégal était engagé à émettre ce sukuk (emprunt obligataire islamique) adossé à des actifs en sollicitant la BIS (Banque Islamique du Sénégal). Une grosse prouesse pour la filiale de la BID (Banque Islamique du Développement).

Dans un entretien exclusif accordé à Les Afriques, le Directeur général de la BIS, le Sénégalais Babacar Ndoye, estime que le marché ouest-africain regorge de potentialités et se prête bien à la finance islamique. Il n y a pas d’hypothèque. « Beaucoup de grands projets tels que des infrastructures de pointe en Asie et dans certains pays d’Afrique sont financés à travers cet instrument » avoue M. Babacar Ndoye.

Perçue comme une bouée de sauvetage depuis quelques années au profit de bon nombre de pays, la finance islamique peine à prendre ses marques en Afrique subsaharienne. La non appropriation du concept de produit financier islamique sur le marché explique selon plusieurs analystes la timidité de son attractivité.

Au Sénégal, le financement de l’économie par les banques locales ne dépassant pas la barre des 20% a poussé l’Etat en 2011 à solliciter les sukuks pour lever la bagatelle de 100 milliards Fcfa sur un volume d’emprunt de plus de 400 milliards auprès des institutions financières. L’implantation de la BIS (filiale de la BID) qui remonte à 1983 ne lui a pas permis de capter des flux de capitaux arabes pour le financement du développement de ce mécanisme aussi bien au Sénégal que dans la zone régionale ouest-africaine.

Une tendance que compte inverser la filiale de la BID au Sénégal qui a décidé de passer à la vitesse supérieure en communiquant sur les enjeux des nouveaux produits proposés par la finance islamique.

Les Afriques

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Apple défie la Bourse avec d’excellents résultats

Jusqu’où ira Apple ? Une fois de plus, le groupe à la pomme a bluffé les observateurs mardi 24 avril en publiant des résultats trimestriels bien supérieurs aux attentes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 3 millions du nouvel Ipad vendus en trois jours lors de son lancement mi-mars, 35,1 millions d’iPhones écoulés en un trimestre, un trésor de guerre de plus de 110 milliards de dollars en cash (83 milliards d’euros…) Et ce, alors que les trois premiers mois, qui suivent les fêtes de fin d’année et leur kyrielle de cadeaux high-tech, constituent généralement une période creuse pour le groupe. Entre janvier et mars, le bénéfice net d’Apple a quasiment doublé à 11,6 milliards de dollars tandis que son chiffre d’affaires a frôlé les 40 milliards de dollars.

Seule ombre au tableau : les dirigeants prévoient des ventes d’iPhones légèrement inférieures aux calculs des analystes au prochain trimestre. Mais il ne s’agit que d’un effet d’attente dans l’optique de la sortie de l’iPhone 5, à l’automne prochain, assurent les dirigeants. Du coup, les angoisses qui avaient saisi les marchés ces derniers jours semblent bien loin. L’action Apple a pourtant perdu près de 12 % sur le Nasdaq depuis son plus-haut du 9 avril, à 636,2 dollars. En deux semaines, ce sont plus de 70 milliards de dollars de capitalisation boursière qui sont partis en fumée. La faute à des inquiétudes sur les ventes d’iPad venues des distributeurs américains AT & T et Verizon, et à des craintes de pénuries de composants.

Mais pour les observateurs, ce revers a aussi marqué la nécessité pour les investisseurs de faire une pause, après la course échevelée de l’action vers les sommets boursiers : début avril, à près de 600 milliards de dollars de capitalisation, la firme de Cupertino pesait autant que Total, Sanofi, LVMH, L’Oréal, GDF-Suez et EADS réunis. Une tendance alimentée par la diversité des acheteurs. “L’action a attiré aussi bien des fans de high-tech que des investisseurs désireux de miser sur des indices, car Apple a pesé jusqu’à 18 % du S & P 500, donc a pesé sur les performances de l’indice”, note Gregori Volokhine, gérant chez Meeschaert Etats-Unis.

DES PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT

“Le problème avec Apple, c’est que le groupe parvient à obtenir d’excellents résultats pendant très longtemps… Mais l’action avait monté trop vite”, admet Peter Misek, analyste chez Jefferies. Faut-il dès lors s’inquiéter d’une bulle Apple, à l’image de ce qui s’était passé au début des années 2000 ? Rien de moins sûr. “Une bulle signifie que l’action se paie beaucoup trop cher par rapport aux performances de la société. Or, Apple vaut cher facialement, mais l’action n’est valorisée que 15 fois les bénéfices de l’année en cours, guère plus que l’indice S & P 500 [14 fois]“, souligne M. Micek. Autrement dit, jusqu’ici, les profits du groupe fondé par Steve Jobs augmentent toujours plus vite que la hausse de l’action.

D’ailleurs, les analystes ne semblent guère s’inquiéter des perspectives du groupe high-tech. Chez Jefferies, M. Micek s’est donné un objectif de cours à 800 dollars sur Apple. Certains de ses confrères voient déjà l’action à 1 000 dollars d’ici un an ! C’est que les perspectives de développement demeurent nombreuses : la sortie de l’iPhone 5 est attendue à l’automne, une “Apple TV” est dans les tuyaux… Surtout, Apple compte sur les pays émergents pour prendre le relais des Etats-Unis et de l’Europe“Dans le monde, le groupe ne dispose que de 20 % à 30 % de parts de marché avec l’iPhone”, souligne un analyste américain. En Chine, “seuls” 3 millions d’Ipad ont été vendus. De quoi laisser une belle marge de manœuvre au groupe pour conquérir l’empire du Milieu.

Le Monde

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Pour renflouer les caisses de l’Etat: Un expert fiscal plaide pour la hausse de l’impôt sur les sociétés

Ramener l’impôt sur les sociétés à 33%, c’est ce que propose l’expert en fiscalité, Hamid Fall. L’ancien conseiller fiscal du président Wade pense que la baisse, n’ayant profité qu’aux entrepreneurs, il faut revenir à l’orthodoxie et baisser l’impôt sur le revenu pour restituer la fiscalité dans le panier de la ménagère.

Il avait été abaissé par le régime sortant pour attirer plus d’investisseurs et créer des emplois, mais cette marge de l’impôt sur les sociétés à laquelle l’Etat a renoncé est finalement allée dans la poche des entrepreneurs. Ce triste constat, amène aujourd’hui, l’expert en fiscalité, Hamid Fall, à demander aux nouvelles autorités de rectifier le tir. “La baisse de l’impôt sur les sociétés était la plus grande erreur de l’ancien régime parce que cela n’a rien apporté”, souligne l’expert en fiscalité lors de la séance de dédicace de ” Les champs vectoriels d’une fiscalité de développement (2001-2011)” Tome 2 de son livre ” Le Sénégal à l’épreuve de la réforme fiscale”.

Pour lui, cet impôt qui est passé de 35% en 2000 à 33% en 2004 avant d’être porté l’année suivante à 25% lors d’un Conseil présidentiel sur l’investissement, n’a pas donné les résultats escomptés. Les entreprises n’ayant pas réinvesti encore moins créer des emplois. Ce qui fait, selon lui, que la récupération des fruits de la croissance est allée dans les poches du patronat. “Je pense qu’aujourd’hui toute entreprise qui travaille au Sénégal doit payer le tiers de son revenu à l’Etat. Je milite pour qu’on revienne à l’orthodoxie, c’est à dire 33,33%”, dit l’inspecteur principal des impôts et Docteur en Droit.

Hamid Fall pense ainsi que pour financer sa croissance et ses projets d’infrastructures, le Sénégal doit augmenter graduellement le fardeau fiscal de l’économie et rééquilibrer ses recettes en faveur des impôts directs. Une telle révolution, dit-il, amène inévitablement à une réflexion sur la faible contribution sur l’impôt sur les sociétés. “Vu le taux élevé de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) et sa prépondérance  dans les recettes fiscales, il apparaît qu’il sera très difficile d’augmenter les recettes fiscales sans passer par l’impôt sur les sociétés”, fait-il remarquer. Cela, poursuit-il, parce que le Sénégal a réussi le pari de baisser le taux de l’impôt sur les sociétés à 25%, mais n’a pas réussi à significativement augmenter la taille de l’assiette  en y amenant de nouveaux contribuables ou en réduisant les exonérations sur les contribuables enregistrés.

Mais, ce n’est pas la seule piste de réforme qu’il préconise pour renflouer les caisses de l’Etat et se passer de l’appui budgétaire des partenaires au développement. Hamid Fall appelle en outre à une réforme de la Tvadans le cadre de l’Uemoa. Ce qui, selon lui, permettrait de gagner beaucoup d’argent.

A côté de ces mesures, Fall demande aussi à l’Etat de diminuer l’impôt sur les revenus et accroître la pression fiscale sur les riches comme en France où, avec l’impôt général sur la fortune (igf), les riches paient plus. Ce qu’il appelle l’équité verticale. ” Les Sénégalais croupissent sous le poids de l’impôt sur le revenu. Il faut que l’Etat restitue la fiscalité dans le panier de la ménagère. C’est ce qu’on appelle la montée en charge dans la répartition des fruits de la croissance. Et pour cela, il faut une décision politique très forte’, soutient-il.

Walfadjri

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Le sud-africain PIC s’offre 19,58% d’Ecobank

Le fonds d’investissement public sud-africain PIC injecte 250 millions de dollars au capital du groupe bancaire panafricain, permettant à ce dernier de renforcer ses fonds propres après plusieurs grosses opérations d’acquisition.

L’Afrique du Sud devient définitivement un partenaire incontournable d’Ecobank Transnational Incorporation (ETI). Après Nedbank en novembre, le groupe panafricain s’allie à un autre groupe financier sud-africain. Il vient d’annoncer un accord pour la cession de 19,58% de son capital à Public Investment Corporation (PIC), une structure d’investissement détenue par l’État sud-africain. Montant de l’opération : 250 millions de dollars. « Il s’agit d’une augmentation de capital devant permettre au groupe de soutenir sa croissance », indique-t-on à la direction du groupe panafricain.

Capacités financières

Ecobank doit en effet renforcer ses capacités financières pour digérer les rachats successifs, en 2011 et début 2012, de Oceanic Bank au Nigeria et Trust Bank au Ghana, des acquisitions qui devront lui permettre de monter en puissance sur ces deux gros marchés d’Afrique de l’Ouest et de peser, à la fin de cette année, 15 milliards d’euros en total de bilan. Pour sa part, PIC deviendra, aux côtés de la Société financière internationale (SFI, Banque mondiale), l’un des principaux actionnaires d’Ecobank.

Présent dans 32 pays d’Afrique subsaharienne, Ecobank dont le siège est basé à Lomé au Togo, avait obtenu en novembre de Nedbank, quatrième banque sud-africaine, un prêt de 285 millions de dollars convertible en 20% des parts du capital dans les deux à trois ans suivants.

Jeune Afrique

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Zeine Ould Zeidane, un Mauritanien au FMI

Ancien de la Banque mondiale, l’ex-Premier ministre Zeine Ould Zeidane retrouve le chemin d’une grande institution financière. Il a été nommé haut conseiller au FMI.

En soutenant l’ancienne ministre française de l’Économie Christine Lagarde au poste de directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) en 2011, le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz n’en espérait peut-être pas tant. Le 5 mars, Zeine Ould Zeidane, ancien Premier ministre (2007-2008), a été nommé haut conseiller de l’institution basée à Washington.

Depuis sa démission - forcée - en mai 2008, celui qui avait négocié la primature après l’élection présidentielle de 2007 (il était arrivé troisième avec 15,27 % des suffrages) piaffait d’impatience entre sa résidence de Nouakchott et son pied-à-terre parisien. Aisé certes, mais s’estimant largement sous-employé entre deux missions de conseil. Et trop jeune, à 45 ans, pour envisager la retraite. En dépit de ses bonnes relations avec le président Abdelaziz, il ne pouvait pas non plus espérer revenir sur la scène politique, tant il a perdu le soutien des Mauritaniens. Les hommes d’affaires sont déçus de son passage au gouvernement, les jeunes lui reprochent d’avoir composé avec la vieille garde politique, et les habitants de l’Est - d’où il est originaire - de ne pas avoir partagé le pouvoir.

Aura

Ould Zeidane a trois ans, durée de sa mission au FMI, pour retrouver l’aura économique qui l’a fait briller par le passé. Détenteur d’un doctorat en mathématiques appliquées (université de Nice) et d’un DEA en économie, l’homme a vécu une ascension fulgurante : trésorier à la Générale des banques de Mauritanie, puis analyste au ministère des Affaires économiques, avant de rejoindre, en 2000, l’antenne de la Banque mondiale à Nouakchott.

Un économiste intelligent, intègre et intransigeant, disent de lui ses collaborateurs de l’époque. Conseiller économique du président Maaouiya Ould Taya à partir de 2002, il a été nommé gouverneur de la banque centrale en 2004, poste qu’il a conservé malgré le coup d’État militaire de 2005. Annulation de la dette multilatérale en 2006, enraiement de la baisse de l’ouguiya, nettoyage et redressement des comptes… Son bilan est fameux et, à l’époque, ses allers-retours entre Nouakchott et Washington sont déjà nombreux. Au FMI, Zeine Ould Zeidane arrive donc en terrain connu.

Jeune Afrique

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