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Banque : repli stratégique des groupes français en Afrique

Acteurs historiques en Afrique, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole se désengagent peu à peu.

Les établissements français réduisent la voilure en Afrique. Commencée avec la crise financière de 2008, cette tendance se renforcera en 2012, avec la crise des dettes souveraines en Europe, qui oblige les banques, notamment hexagonales, à renforcer leurs fonds propres et à économiser 235 milliards d’euros d’ici à 2013.

Ainsi, BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, qui ont longtemps dominé le financement du commerce des matières premières et des produits de base entre l’Afrique et l’Europe, réduiront cette activité. En outre, « on s’attend à ce que les établissements français, qui jusque-là dominaient le financement du commerce intrarégional, cèdent du terrain aux banques locales », affirme-t-on dans les milieux bancaires africains.

Il faut dire que les banques françaises ont déjà perdu de leur emprise au sud du Sahara au cours des cinq dernières années. Dans les états-majors des groupes, on préfère parler de réorganisation stratégique. Celle-ci consiste notamment à se renforcer sur les principaux marchés - Côte d’IvoireSénégalCameroun – et à concentrer les efforts sur les activités les plus rentables. Ainsi, Société générale a gelé ses acquisitions en Afrique francophone, mais a annoncé en juin 2010 un plan stratégique visant à ouvrir 90 agences d’ici à 2015, principalement au Sénégal et en Côte d’Ivoire, où il se lance aussi dans le mobile banking.

Exception

Tout en se renforçant sur les mêmes marchés, BNP Paribas s’est retiré de la Mauritanie et de Madagascar. Crédit agricole s’est quant à lui recentré depuis deux ans sur la banque de détail en Europe et dans le Bassin méditerranéen. Il a ainsi cédé à Attijariwafa Bank, en 2010, cinq de ses filiales subsahariennes (Congo, Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon et Sénégal). La banque vient aussi de se désengager de sa filiale sud-africaine, et de nombreux analystes la soupçonnent de vouloir quitter l’Algérie et la Tunisie.

Exception à cette tendance : Banque populaire Caisse d’épargne (BPCE) nourrit des ambitions d’expansion au sud du Sahara. Après être sorti du Crédit industriel et commercial (CIC) au Maroc, il a repris en juillet 75 % de la Banque malgache de l’océan Indien (BMOI) et 19,4 % de la Banque nationale du développement agricole (BNDA), au Mali. BPCE est actuellement en négociation pour la prise de contrôle de Banque Atlantique Côte d’Ivoire (Baci).

Jeune Afrique

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Les banques internationales à l’assaut du marché africain

Poussés hors de leurs marchés domestiques par la crise de la dette, les établissements bancaires européens, américains, mais aussi chinois et qataris multiplient les initiatives pour se renforcer en Afrique. Le point sur leurs stratégies.

L’Afrique n’a jamais autant suscité l’intérêt des banques internationales. Avec la crise de la dette en Europe et la récession qui guette les économies développées, le continent au milliard d’habitants et à la croissance économique de 5,8 % en 2012 (prévision) devient une destination privilégiée des investissements étrangers. Et donc une terre d’opportunités pour les établissements financiers mondiaux.

Au Maroc, 2012 démarre sur les chapeaux de roues. La cession annoncée par la Société nationale d’investissement (SNI) de 10 % à 20 % de ses parts dans le capital d’Attijariwafa Bank, d’ici à fin mars, aiguise l’appétit des établissements du Golfe, en quête de nouveaux marchés à fort rendement. Pour l’instant, ni Attijariwafa ni la SNI ne souhaitent communiquer sur les discussions en cours, mais le nom de Qatar National Bank (QNB) revient avec insistance. Surtout que le qatari a tenté en vain, l’an passé, un rapprochement avec le marocain BMCE Bank. « L’arrivée d’un établissement qatari à son capital apporterait une bouffée d’oxygène à Attijariwafa, confronté à un problème de liquidités sur son marché national. La crise mondiale a provoqué une baisse des investissements directs étrangers et des transferts des Marocains résidant à l’étranger », explique Hanane Rahali, analyste financier chez CFG Group au Maroc.

Attijariwafa réaliserait une belle affaire si cette opération se confirmait : QNB vient d’annoncer un bénéfice net de 1,6 milliard d’euros en 2011 (+ 32 % par rapport à 2010). Et en plus de pouvoir développer des produits financiers alternatifs (islamiques), la banque qatarie serait bien placée pour le financement des grands projets d’infrastructures dans le royaume chérifien et du commerce sans cesse croissant entre les deux pays. Car si, pour l’instant, la valeur de leurs échanges ne dépasse guère les 45 millions d’euros, ce

montant est appelé à croître au cours des prochaines années : entre novembre et janvier, l’émir du Qatar, Hamad Ibn Khalifa Al Thani, s’est rendu à deux reprises au Maroc et a conclu avec le royaume plusieurs accords, notamment dans le tourisme. Par ailleurs, une entrée au capital d’Attijariwafa permettrait à QNB de prendre indirectement pied en Afrique subsaharienne, où le groupe marocain possède une dizaine de filiales.

Britanniques à l’affût

Pour l’instant, ce sont surtout les établissements européens qui convoitent le Sud du Sahara. Alors qu’ils suppriment massivement des postes chez eux (près de 60 000 emplois dans le secteur européen en 2011), ces groupes, surtout britanniques, multiplient les initiatives pour renforcer leur présence en Afrique. Ainsi Barclays, qui a racheté 56 % du sud-africain Absa Bank en 2005 pour 2,1 milliards d’euros, a délocalisé fin 2011 sa direction Afrique de Dubaï à Johannesburg. Sa consoeur HSBC, qui a tenté l’an dernier, sans succès, de prendre le contrôle du sud-africain Nedbank, est toujours en quête d’un partenaire stratégique en Afrique. « HSBC est bien implanté en Asie-Pacifique et vise désormais le financement du commerce entre l’Afrique et l’Asie », explique Paul-Harry Aithnard, directeur recherche du groupe Ecobank.

Idem du côté de Standard Chartered. « Nous sommes à l’affût de toutes les opportunités d’acquisitions qui pourraient se présenter en Afrique », a indiqué en décembre Diana Layfield, directrice Afrique de Standard Chartered. Déjà présent dans seize pays africains, notamment dans l’est du continent, le groupe, qui réalise environ 10 % de ses bénéfices en Afrique, met désormais le cap à l’ouest. Dans son viseur : le Nigeria et le Ghana, où il possède déjà des filiales locales et entend profiter de leurs taux de croissance respectifs de 6,6 % et 7,3 %. Le groupe cible aussi l’Angola, autre pays producteur de pétrole. Credit suisse aussi fait parler de lui. Le groupe a ouvert sa première filiale africaine à Johannesburg début 2011. Quelques mois plus tard, en juillet, Credit suisse a été la principale banque d’affaires à monter l’acquisition du manufacturier sud-africain Defy Appliances par le turc Arçelik Group. Montant de l’opération : 225 millions d’euros.

“Gestion du risque”

Les Américains ne sont pas en reste. En novembre, la banque d’affaires JP Morgan a ainsi ouvert une filiale spécialisée dans la couverture de change en Afrique du Sud. « Nous voulons vraiment développer notre activité de trésorerie et de services aux entreprises à travers toute l’Afrique, mais aussi préparer la voie pour notre activité de banque d’investissement. C’est maintenant qu’il faut être présent pour un retour sur investissement dans les cinq à dix ans à venir », a indiqué John Coulter, patron Afrique de JP Morgan, au Financial Times. La banque est par ailleurs en négociation pour ouvrir des bureaux de représentation au Kenya et au Ghana au cours du premier trimestre.

Le chinois Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) vient aussi d’ouvrir un bureau de représentation en Afrique du Sud, au Cap. Selon les analystes, celui-ci devrait servir de base pour une nouvelle stratégie africaine du groupe, qui a déboursé 3,8 milliards d’euros pour racheter 20 % de Standard Bank, première banque africaine, en 2008.

Mais si l’engouement est bien réel, Paul-Harry Aithnard estime que « ces groupes étrangers avanceront de manière prudente, en s’appuyant sur les acteurs locaux, qui connaissent mieux les marchés africains ». De fait, le renforcement de la présence des banques mondiales en Afrique peut être considéré comme une opportunité pour les groupes africains. Ils pourront ainsi bénéficier de financements additionnels pour participer à certaines syndications qui jusque-là étaient hors de leurs moyens. Peuvent notamment tirer profit de cette nouvelle configuration : les banques nigérianes (First Bank of Nigeria, United Bank for Africa…), qui viennent de sortir d’une réforme qui a conduit à leur recapitalisation. Le groupe Ecobank (basé au Togo), fort de sa présence dans 30 pays africains, s’estime aussi incontournable.

Il ne faut toutefois pas écarter la menace que les groupes internationaux soient les seuls à profiter de la croissance en Afrique. Ce cas de figure « ne surgira réellement que si, au bout des cinq prochaines années, les banques africaines ne deviennent pas plus robustes et n’améliorent pas leur gestion du risque en vue de dominer l’activité de banque de détail », indique un banquier ouest-africain. C’est, d’après les spécialistes, un élément crucial pour le développement des économies africaines.

Jeune Afrique

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Jacques Attali : “Sans fédéralisme, c’est la fin de l’euro”

Quelles seront les conséquences de la dégradation par Standard & Poor’s de la note d’une série de pays européens ? Réponse de l’économiste et écrivain français Jacques Attali.

Vendredi 13 janvier. L’annonce de la dégradation de la note de la France par l’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) assomme la classe politique française. À cent jours du premier tour de l’élection présidentielle, cette mauvaise nouvelle alourdit un peu plus le bilan économique du président (et futur candidat) Nicolas Sarkozy. En réalité, la perte du triple A ne fait qu’entériner l’envolée de la dette de la France et le décrochage de sa compétitivité par rapport à l’Allemagne, l’une et l’autre déjà constatés par les marchés. Reste que ce déclassement souligne une nouvelle fois les insuffisances de la stratégie de sauvetage mise en oeuvre par l’union monétaire européenne.

Ancien sherpa de François Mitterrand, Jacques Attali est aujourd’hui président de PlaNet Finance, une ONG internationale de conseil en microfinance présente dans quatre-vingts pays, notamment africains. Il décrypte ici la décision de S&P et analyse les conséquences de la crise en France, en Afrique et dans le monde.

Jeune Afrique : Qui a été sanctionné par Standard & Poor’s (S&P) ? Nicolas Sarkozy pour avoir laissé filer la dette ? La France pour son modèle social devenu hors de prix ? Ou la classe politique, qui n’a pas voté un budget équilibré depuis 1974 ?

Jacques Attali : L’équilibre budgétaire n’est pas une fin en soi. Et il existe de la bonne dette. Si elle n’excède pas 60 % du PIB, si elle est consacrée aux investissements et si le taux de croissance est supérieur, ou voisin, aux taux d’intérêt, elle est même excellente. Le modèle social français n’est hors de prix que parce que l’on a massivement baissé les impôts sans réduire les dépenses publiques. Cette tendance a débuté sous le gouvernement de Lionel Jospin, en 2000. Ensuite, ce dérapage s’est accentué avec la crise financière venue d’Amérique, en 2008. La seule réponse a été de laisser filer les déficits en croyant que cette crise était passagère.

La France est-elle promise à un nouveau plan de rigueur ?

La plupart des pays développés sont concernés : Japon, États-Unis, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni… En France, l’équation est simple : le gouvernement a prévu en 2012 un déficit budgétaire équivalant à 4 % du PIB avec une croissance à 1 %. Avec une croissance nulle, il faut trouver 17 milliards d’euros. Et l’on approche dangereusement d’une dette dépassant 90 % du PIB. À partir de ce seuil, elle devient incontrôlable.

Dans votre dernier livre (Candidats, répondez ! Fayard), vous adressez 153 questions aux candidats à la présidentielle. Pensez-vous que le futur hôte de l’Élysée disposera d’une réelle marge de manoeuvre ?

Il est certain qu’un programme d’ajustement s’imposera. Il n’y a pas de raison de se priver d’une TVA sociale, que les Allemands appellent d’ailleurs de son vrai nom : dévaluation fiscale. Or c’est un impôt injuste qui n’a de sens que si on le compense par une réforme fiscale globale. Mais cette dernière n’apporterait des recettes qu’à partir de 2013.

Autre volet d’une politique de rigueur : faut-il réduire les dépenses publiques ?

Je ne veux pas me prononcer sur cette question, que j’ai préféré poser directement aux candidats. Il y a dix-huit mois, la commission que je présidais a fourni le catalogue très précis d’un « paquet » de 90 milliards d’euros de réduction de dépenses. Les 153 questions offrent en général deux choix aux politiques : augmenter les impôts ou baisser les dépenses dans des proportions variées.

Les fameuses niches fiscales représentent 70 milliards d’euros…

Réduire les niches fiscales, on peut appeler ça comme on veut, cela revient à augmenter les impôts.

Les réponses des candidats vous ont-elles convaincu ?

J’ai reçu une réponse de deux candidats, sur quatre questions. C’est un début. Il faut absolument continuer à les leur poser.

S&P sanctionne aussi les pays européens parce que leurs dirigeants ne sont pas allés assez loin pour « répondre aux problèmes financiers de la zone euro »…

L’euro disparaîtra s’il n’y a pas de fédéralisme, car une monnaie ne peut exister sans pouvoir politique. Ensuite, chaque pays doit mettre de l’ordre dans ses finances, mais si on ne fait que cela, on aura une récession cumulative. Il faut appuyer sur la pédale de frein, mais aussi sur l’accélérateur. Et ça, seule l’Europe peut le faire.

Or, en tant que structure juridique, l’Union européenne n’a pas de dette. C’est une anomalie qu’il faut corriger. La zone euro doit être dotée d’une recette fiscale autonome - que ce soit la taxe sur les transactions financières ou une TVA européenne - afin de disposer d’un budget propre, de pouvoir emprunter et de financer ses investissements. Il s’agit des euro-obligations. Et là, nous basculerions dans le fédéralisme. D’une certaine façon, nous y sommes presque, puisque la Banque centrale a ouvert toutes les vannes en achetant une grosse quantité de titres et en mettant beaucoup d’argent en circulation. Mais il faut aller plus loin.

Chargé de venir en aide aux pays en difficulté, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) a également perdu son triple A. Or il est censé disposer de 440 milliards d’euros…

Seuls les pays triple A peuvent apporter l’argent nécessaire. L’alternative est simple : soit l’Allemagne soutient le fonds, et c’est le fédéralisme ; soit elle ne le fait pas, et l’euro disparaît.

Les Européens sont-ils en train de subir ce que les Africains ont connu dans les années 1980-1990, à savoir les fameux programmes d’ajustement structurel (PAS) ?

La Grèce en est là. Soit ces programmes sont engagés par les gouvernements, soit ils seront imposés par Bruxelles, l’Allemagne, le Fonds monétaire international et les marchés. C’est également valable pour la France. Quand Dominique Strauss-Kahn était un possible candidat à l’élection présidentielle, je disais qu’il irait en toute hypothèse à l’Élysée : soit en tant que président élu, soit en tant que directeur général du FMI…

L’Europe reste le premier partenaire commercial de l’Afrique. Peut-on craindre que la crise provoque un ralentissement de la croissance sur le continent, qui reste supérieure à 5 % ?

En 2012, le risque est réel pour tout le monde. Tout ralentit, même le commerce international. Les pays émergents, notamment le Brésil, l’Inde et la Chine, marquent le pas. Seuls les États-Unis sont véritablement en croissance. Il faut donc s’attendre à un ralentissement en Afrique en 2012 ou 2013.

Le thème du protectionnisme est très présent dans la campagne électorale française. Est-ce vraiment une solution pour sortir de la crise ?

Je ne suis pas opposé à un protectionnisme qui s’inscrirait dans une politique industrielle européenne. Or l’Europe, par une sorte de fanatisme de la concurrence, s’interdit de constituer de grands groupes européens ou de mettre en place une politique douanière que tous les autres ensembles économiques pratiquent. Mais cela n’aurait aucun sens à l’échelle nationale, ce qui nous ramène à la question du fédéralisme.

L’Europe défend le libre-échange, notamment dans les négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais un autre protectionnisme, fondé sur des normes environnementales et sociales, est-il envisageable ?

Il faut le faire. Les Européens ont choisi de donner la victoire aux consommateurs, car il y a un théorème simple : tout consommateur est un électeur, moins de la moitié des électeurs sont des travailleurs. Cette tyrannie du consommateur-électeur, qui veut acheter toujours moins cher, est suicidaire. Sauf si nous avons l’intelligence, pour reconstruire notre industrie, d’investir massivement dans l’éducation et l’innovation pour être en avance sur les Chinois et les autres. Ce que nous ne faisons pas.

Que faire pour contrebalancer le déplacement du centre de gravité de l’économie mondiale vers l’Asie ?

Il y a trente ans, j’avais annoncé ce mouvement vers le Pacifique dans un livre. Une grande question de la prochaine présidentielle concerne la relation de l’Europe avec l’Afrique. Si l’Europe fédérale fait le choix de la francophonie, qu’elle développe un partenariat avec l’Afrique et intègre la Turquie, qu’elle se fixe comme priorité le développement du monde arabe, nous pouvons redevenir la première puissance économique mondiale. Pour la France, le développement de la francophonie [triplement en trente ans du nombre de locuteurs, ils seront 600 millions en 2040] représente un réel potentiel de croissance.

Jeune Afrique

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BANCARISATION: La Bicis drague les plus pauvres

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (Bicis) fait les yeux doux aux populations encore peu bancarisées et disposant de revenus modestes. Elle a lancé, la semaine dernière, le « Pack Trankil », une offre reposant sur un package comprenant un compte à vue et une carte de retrait uniquement.

La bataille de positionnement sur des niches jusque-là délaissées par le système financier classique fait rage. La Bicis fait un saut en lançant une offre dénommée « Pack Trankil ». Un produit destiné aux populations encore peu bancarisées et disposant de revenus modestes. Une offre qui, selon le service communication de la banque, repose sur un « package simple comprenant un compte à vue et une carte de retrait uniquement ». A l’en croire, « cette simplicité permet une commercialisation à un coût raisonnable : 1000 FCfa, un prix largement inférieur à celui des packages d’entrée de gamme habituels ».

La même source indique que l’offre a été lancée courant janvier simultanément en Afrique subsaharienne dans quatre Bici, filiales locales de Bnp Paribas notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Burkina Faso. Avant de relever que « BNP Paribas est l’une des premières banques d’Afrique subsaharienne à se positionner sur ce type d’offre à prix réduit ». Et d’ajouter que « cette démarche démontre également la volonté et l’engagement des Bici à s’impliquer dans le financement des économies locales où le taux de bancarisation est en général inférieur à 10% ».

Le Président Directeur Général de la Bicis, M. Amadou Kane, à travers un communiqué daté du 23 janvier 2012, a indiqué : «Cette nouvelle offre est en rupture avec nos approches de marché traditionnel, et nous permet d’apporter une réponse concrète aux besoins de base d’une catégorie de clientèle aux revenus modestes, qui pourra ainsi plus facilement se bancariser».

Sud Quotidien

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L’état lance une concertation avec les acteurs : Le Sénégal compte exploiter les potentialités de la finance islamique

Avec les possibilités qu’elle offre, la finance islamique est vue comme une bouée de sauvetage pour le pays.C’est pourquoi l’Etat, qui vient d’obtenir 100 milliards de francs Cfa sur deux ans par un mécanisme de cette finance islamique (Sukuk), compte en faire un bon levier pour financer son développement.

Ayant découvert les vertus de la finance islamique, l’Etat du Sénégal compte bien la promouvoir et la développer pour en tirer le maximum dans ses emprunts annuels. Le ministère de l’Economie et des Finances vient, à cet effet, d’initier une concertation avec les différents acteurs de ce secteur et des religieux pour échanger avec eux sur les avancées de ce système financier dans notre pays et éviter tout ce qui y est proscrit par la religion dans ce mode de financement. L’Etat veut continuer l’expérience qu’il vient de faire en levant plus 100 milliards de francs Cfa sur les 400 qu’il compte emprunter en 2012 au titre des contributions des bailleurs de fonds, grâce à cette finance. Cela, après avoir ‘arraché’ l’aval de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) et du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf), dit le ministre Abdoulaye Diop. L’Etat compte en effet utiliser le ‘Sukuk’ (obligation islamique : Ndlr), qui préconise de rémunérer à la place des taux d’intérêts, qui sont ‘ribba’ (l’usure) pour la Charia, le nécessairement rendement de tout investissement.

Se félicitant de cette approche du gouvernement, les religieux ont estimé que l’Etat a tardé à se tourner vers ce système. ‘C’est un système avec tout ce que la finance requiert mais qui ne transgresse pas les fondements de la religion musulmane. Les transactions qu’il y a dans les banques, les financements, les bons de trésors et autres sont très normés. Il faut que les gens puissent fructifier leur argent mais selon les règles définies par la charia.

Beaucoup de pays occidentaux expérimentent aujourd’hui la finance islamique’, dit Barham Diop. Qui pense qu’au-delà des musulmans, il peut être la solution pour le monde. Et dans notre pays, les populations pourraient également en tirer un grand profit. Elles qui ont besoin de financements alors que le financement de l’économie par les banques peine à atteindre la barre des 20 %. Pour le religieux, la multiplication des institutions financières islamiques à travers le monde, ainsi que le nombre croissant d’établissements bancaires conventionnels qui offrent aujourd’hui des solutions de financement compatibles avec la Charia, confirment l’essor du secteur d’activité de la finance islamique. Il souligne par ailleurs que l’approche du gouvernement est salutaire. Parce que, dit-il, il y a plusieurs écoles dans l’Islam qui ont des façons de voir certaines recommandations. Donc, il était bien de réunir tout le monde pour savoir ce que chacune pense de telles opérations. Barham Diop estime, en outre, que la perception d’intérêts, prohibée par l’Islam, est la conséquence de tous les chocs financiers auxquels on assiste souvent. ‘Dieu nous demande de ne pas exploiter l’autre par des intérêts lorsqu’il y a emprunt. Depuis plus d’un siècle, tout ce que les banques avaient pu engranger comme bénéfices, est gâté par soit une guerre ou une crise’, dit-il. Corroborant ses propos, Isakha Mbacké, ambassadeur du Sénégal en Turquie, qui a également pris part à la rencontre, fait remarquer que les dernières crises économiques et financières mondiales ont épargné la finance islamique et les institutions qui ont ouvert une fenêtre sur ce système. ‘Les pays occidentaux l’ont compris et l’éloignent de l’islamophobie dont ils ne cessent d’accuser les musulmans’, signale le diplomate.

Précurseur dans cette finance au niveau régional, avec la création de la Bis depuis 1983, le Sénégal n’en a pas pour autant tiré tous les avantages qu’il devrait en attirant les capitaux arabes pour financer son développement. Laquelle banque a même fini par explorer des voies qui n’étaient les siennes. En effet, elle avait souscrit à des emprunts obligataires de l’Etat du Sénégal mais la Bid lui a demandé de reverser le fruit des placements à des activités caritatives parce qu’elle n’a pas vocation de toucher à des intérêts.

Walfadjri

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La Brvm en repli global au terme de l’année 2011 : La crise ivoirienne déteint sur tous les secteurs de la bourse

La bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) de l’Uemoa a fortement subi, en 2011, les effets négatifs de la crise post-électorale ivoirienne.Ainsi, la Brvm termine l’année 2011 en baisse globale sur l’ensemble de ses indicateurs, hormis la capitalisation boursière du marché obligataire.

La bourse régionale des valeurs mobilières de l’Uemoa a connu un recul global en 2011, annonce un communiqué de presse de Cgf Bourse. Elle est fortement impactée par la crise post-électorale de la Côte d’Ivoire. Ce, malgré que la Brvm ait maintenu, en début d’année, l’embellie qui avait été observée en 2010. Ce repli avait contraint à suspendre ses activités sur la 2e quinzaine du mois de février. Cette tactique permettait un redéploiement sur un site de repli à Bamako où elle a opéré, à travers un plan de continuité, du 1er mars au 13 mai 2011. Aussi, elle lui permettait de regagner Abidjan pour un redémarrage effectif le 16 mai 2011.

Les indices Brvm 10 et Brvm Composite affichent un recul annuel de 13,53 %, à 158,49 points et de 12,83 %, à 138,88 points, respectivement. Toutefois, la Brvm a décroché à partir du 11 janvier 2011 pour amorcer une tendance à la baisse. Une chute dont elle ne se relèvera pas jusqu’à la fin de l’année, comparativement aux valeurs des indices de référence à cette date. Les indices Brvm 10 et Brvm Composite affichaient, à ladite date, leurs plus hauts niveaux annuels, soit 205,41 points et 174,89 points, respectivement. La capitalisation boursière de l’ensemble des titres cotés et celle des valeurs composant l’indice Brvm 10 reflètent cette contre-performance en enregistrant des baisses annuelles de 8,47 %, à 3 177 milliards de francs Cfa et de 12,72 %, à 2 406 milliards de francs Cfa, contre 3 471 milliards de francs Cfa et 2 756 milliards de francs Cfa en fin 2010, respectivement.

Nonobstant ces contre-performances, la chute annuelle de la Brvm a été atténuée par le secteur Agriculture avec un indice sectoriel qui affiche un Ytd (Year-To-Date) de 44,7 %, à 368,2 points. D’ailleurs, la plus forte hausse annuelle du marché se retrouve dans ce secteur.

Le volume des transactions enregistré par la Brvm sur l’année 2011 a également connu une baisse relativement importante de 36,36 % pour 17 988 860 titres négociés (contre 28 265 619 titres en 2010), représentant une valeur globale de 58,91 milliards de francs Cfa (contre 65,02 milliards de francs Cfa en 2010), soit un repli annuel de la valeur annuelle des échanges de 9,4 %.

Le marché obligataire enregistre une baisse de 26,63 % de son volume d’échange par rapport à l’année 2010 et totalise 1 807 203 titres négociés (contre 2 463 096 titres en 2010) pour une valeur globale de 17,78 milliards de francs Cfa (contre 24,15 milliards de francs Cfa en 2010), soit un recul annuel de la valeur des transactions de 26,38 %.

Par contre, la capitalisation boursière du marché obligataire s’améliore de plus de la moitié (52,58 %) par rapport à l’année 2010 pour s’établir à 698,02 milliards de francs Cfa, contre 457,47 milliards de francs Cfa en 2010. Le secteur Finances ne représente que 7,65 % de la valeur des transactions annuelles du marché, soit 4,51 milliards de francs Cfa. Les institutions financières ivoiriennes en général ont été fortement affectées par la crise post-électorale.

Le secteur Industrie enregistre 67 591 titres transigés (0,38 % du volume annuel) pour une valeur totale de 1,62 milliard de francs Cfa, soit 2,76 % de la valeur annuelle des échanges du marché.Quant au secteur Distribution, il affiche 26 623 titres négociés (0,15 % du volume) pour une valeur globale de 819,98 millions de francs Cfa, soit 1,39 % de la valeur des échanges annuels du marché.

Le secteur Transport présente, avec les deux valeurs qui le composent, un volume de 3 996 titres échangés (0,02 % du volume annuel) pour une valeur totale de 163,6 millions de francs Cfa, soit 0,28 % de la valeur annuelle du marché. Fortement affectée par la morosité de son secteur d’activité (travaux et ouvrage de génie civil) en Côte d’Ivoire depuis plusieurs années, la Société d’études et de travaux pour l’Afrique de l’Ouest (Setao), filiale du Groupe Bouygues, est, selon le communiqué, la moins active du marché et n’avait fait l’objet d’aucune transaction entre le 28 septembre 2010 et le 27 mai 2011, soit près de 8 mois de léthargie. D’ailleurs, fait remarquer le texte, elle a subi une perte de 30,96 millions de francs Cfa sur l’exercice 2010 et n’a jamais distribué de dividende depuis sa cotation sur la Brvm.

Walfadjri

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MICROFINANCE-RESEAU PAMECAS: Demain une banque ?

Fort de seize années d’expérience dans la micro-finance, le réseau Pamecas diversifie ses activités en envisageant de se lancer dans le rachat ou la création d’une banque sous-régionale. Ses responsables ont dégagé cette perspective, ce mardi 24 janvier, lors de la cérémonie officielle de remise du certificat ISO 9001 version 2008 délivré par le bureau Veritas en 2011, qui matérialise le passage dudit réseau au système de management de la qualité.

En termes de taille et de performances, le directeur général du réseau Pamecas classe sa structure en deuxième position sur le marché national, derrière le réseau CMS (Crédit mutuel du Sénégal). De 32 milliards de francs Cfa en 2007, la capitalisation du Pamecas tournerait autour d’un actif de 50 milliards de FCfa, aujourd’hui. Entre mutuelle de santé et compagnie d’assurances, les chantiers du Pamecas semblent renseigner sur son développement à court et moyen termes.

L’appétit venant en mangeant et membre de la Confédération des institutions financières de l’Afrique de l’Ouest(CIF), basée à Ouagadougou (Burkina Faso) et qui regroupe un réseau de six pays, le réseau Pamecas, avec ses collègues de la sous-région, envisage-même « soit de racheter une banque soit de créer une banque sous-régionale », confie le Dg du Pamecas, Mamadou Touré. C’était lors de la cérémonie de remise, ce mardi 24 janvier à Dakar, du certificat ISO 9001 version 2008, délivré à sa structure par le bureau Veritas. L’objectif avec la CIF, « c’est de bâtir le réseau financier en termes d’agences, de la zone Uemoa », explique M. Touré qui ajoute : « on est très avancé là-dessus. ».

Dans un secteur de la micro finance où les crises liées à des problèmes de gouvernance ont prospéré, la certification ISO 9001 version 2008 délivrée en 2011 au réseau UM/PAMECAS par le bureau Veritas, prend tout son sens. Abdoulaye Guèye, Président du Conseil d’administration du Pamecas, voit ça comme « une consécration de près de deux ans d’efforts », dit-il dans son propos liminaire lors de ladite cérémonie. Des efforts dans la responsabilité de la direction générale en tant que premier acteur ; dans les exigences de la gestion administrative ; dans l’amélioration en continu de l’organisation interne, la satisfaction du client, entre autres critères qui ont abouti à la certification du réseau. Alors que le réseau Pamecas s’est engagé dans un Système de management de la qualité (SMQ) depuis 2010, le processus, selon Mme Ndiaye Ndèye Codou Diaw, Dga du Pamecas, « a débuté avec le plan d’affaires 2004-2009.»
Ousmane Dieng, directeur du bureau Veritas pour le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, la Guinée-Bissau, confirme « le long processus de la certification » qui, explique t-il, « comporte beaucoup d’exigences et une implication de tout le personnel, sur la base de procédures établies par la structure en l’occurrence Pamecas qui s’engage, dans son fonctionnement, à les respecter suivant un référentiel.»

L’idée, selon Mamadou Touré, directeur général du Pamecas, «c’était de faire certifier non pas un service mais l’ensemble des services. C’est ainsi que l’épargne, les virements, les transferts d’argent, le processus du crédit, etc… »

Taux d’intérêts pour les pauvres ?

Les taux d’intérêts souvent jugés « trop usuriers et contraires à l’objectif social » pratiqués par les institutions de micro finance, le Dg du réseau Pamecas estime que « c’est une mauvaise querelle faite par les non initiés. » Comme argumentaire, il prend l’exemple du grossiste qui, selon lui, « est toujours moins cher que le détaillant. » Et de demander « au nom de quelle logique ce principe universel ne devrait pas être appliqué au « commerce de l’argent? » » Sauf que les institutions de micro-finance sont censées prêter aux pauvres. M. Touré n’en a cure et explique qu’ «il y a les coûts de la ressource et si vous ne répercutez pas ces coûts, en sus des charges que le pauvre ne paient pas, il n’y aura plus de crédits à terme. » Il n’empêche, soutient M. Touré, « Avec la concurrence qui s’est installée les taux d’intérêts ont sensiblement baissé passant de 36 voire 24% à 12% aujourd’hui. »

Cependant, pour M. Touré, la génération spontanée, « ça n’existe pas, il faut que quelqu’un paye pour que les suivants puissent en bénéficier », déclare t-il, estimant que « les pionniers ont payé plus cher et c’est nous, vous qui en bénéficiez et demain ce seront nos enfants. » Et, les «trop perçus » des IMF, alors ? «Ce ne sont pas des dividendes que nous distribuons, nous les réinvestissons», répond le Dg du Pamecas.

Le challenge demeure tout de même la gestion permanente des risques opérationnels notamment, entre risques de crédit, risques humains, risques de gouvernance et autres risques liés au patrimoine. C’est sans doute sous ce rapport que le PCA et l’ensemble des responsables du Pamecas, se sont accordés à reconnaître qu’ «il serait illusoire de croire que tout est déjà fait ».

Sud Quotidien

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Blog de Yoro DIA

Le vieux lion et les jeunes loups

Il est facile maintenant de comprendre pourquoi Wade a précipitamment déclaré sa candidature en 2009 après le Waterloo des locales. C’était pour gagner deux ans de plus et gouverner tranquillement. Le spectacle des jeunes loups du PDS qui défient ouvertement le vieux lion édenté qu’on a aujourd’hui,  nous l’aurions eu dés 2009. En proclamant sa candidature en 2009, Wade a reculé l’échéance, l’ambition et la faim des loups de deux ans. Les récentes sorties d’Abdou Fall, de Mbaye Jacques Diop et d’Abdoulaye Baldé montrent que le vieux lion édenté est devenu un tigre de papier et que le PDS est dans sa phase thermidorienne.  De ces trois sorties, celle de Baldé est plus intéressante à analyser parce qu’elle prouve qu’en politique avoir une base est une assurance politique. La conquête d’une base politique à Ziguinchor lors des locales de 2009 a permis à Baldé de passer de légitimité déléguée (Secrétaire Général de la Présidence, un poste de fonctionnaire, une nomination) pour conquérir sa propre légitimité (être élu) alors que ses mentors (Wade père et fils) subissaient un Waterloo électoral au Point E. La récente sortie de Baldé est une déclaration d’émancipation pour ne pas dire d’indépendance car sa mise sous tutelle s’est terminée depuis les locales 2009. Avoir sa propre légitimité et sa propre base est la meilleure assurance pour affronter les sentiers très escarpés de la politique parce que dans une démocratie il y a toujours le primat des élus sur les nommés. Quand vous êtes nommés vous dépendez des humeurs et du pouvoir at natum de celui qui prend le décret mais quand vous êtes élus, vous avez votre propre légitimité qui vous vient du suffrage. C’est ce postulat qui fait que Wade prendra plus au sérieux les états d’âme de Mbaye Jacques Diop et de Baldé que d’Abdou Fall qui se cherche une base quelque part entre HLM et Thiès.

Hillary en Afrique

En matière de notation démocratique, le Sénégal a perdu son triple A depuis très longtemps. La tournée de Hillary Clinton en Afrique de l’Ouest qui saute le Sénégal est un indicateur très important de notre notation en matière de démocratie. On n’est pas loin du C depuis que dans notre pays la contradiction politique se règle comme au Far West. Le Sénégal sur le plan démocratique a été  victime du syndrome du monopole. L’exception démocratique a dormi sur ses lauriers et est devenu aujourd’hui un pays banal qui est sous tutelle démocratique avec une surveillance très rapprochée de l’Union Européenne et des Etats Unis. Lors des dernières Présidentielles du Benin, l’Union Européenne avait estimé que le Benin n’avait plus besoin d’observateurs pour  ses élections. L’UE pense exactement le contraire du Sénégal. La tournée de Hillary Clinton en Afrique de l’Ouest exprime clairement ce que les Etats Unis pensent de notre démocratie. Le regard extérieur regrette « une vitrine craquelée », le regard intérieur se pose la question comment est  on descendu si bas au point d’être dépassé par le Benin et notre voisin le Cap Vert indépendant en 1975. On en est la parce que le débat démocratique se réduit à un débat purement électoral. Depuis plus d’un an il n’y a d’autre débat que la candidature de Wade. Tous les candidats font des promesses mais jamais de débat sur  le financement des promesses, jamais de débat sur la fiscalité même si toutes les révolutions ont pour l’origine l’impôt, même si l’Etat n’a d’autres ressources que celles que lui donne sa main droite qui taxe les entreprises et les particuliers. Hillary Clinton très liée au Sénégal parce qu’elle a un projet humanitaire dans le village de Sam Ndiaye où elle avait amené son mari Bill Clinton, Président des  Etats Unis en 1998, qui fait une tournée en Afrique de l’Ouest sans l’étape du Sénégal que les Etats Unis ont toujours considéré comme Etat pivot est sujet de débat. Dans notre démocratie il n’y a jamais eu de débat entre l’opposition et la majorité  sur la politique extérieure à part la  compétition sur qui va distribuer à sa clientèle plus de passeports diplomatiques. Que reste t-il aujourd’hui de notre politique extérieure qui fut jadis une grande fierté nationale. La voix du Sénégal se faisait entendre sur toutes les grandes questions mondiales mais aujourd’hui la voix du Sénégal n’est audible nulle part sauf dans les rubriques « en Afrique et nulle part ailleurs » des medias internationaux (Un Président de 86 ans qui brigue un mandat de 7 ans,  du double agrégé à Youssou Ndour, de la Grèce noire de Senghor au far west de Barth et des nervis). Le nombre élevé de sénégalais inscrits sur les listes montre que les sénégalais se passionnent encore pour leur pays mais le débat politique est d’une pauvreté qu’on regrette la période Senghor-Dia, mai 68 ou Wade opposant.

Google ouvre le portail de la Présidentielle

Apres le portail de la Présidentielle au Cameroun et au Nigeria, Google ouvre celui du Sénégal. Google va lancer la page Election Sénégal pour que les internautes puissent faire eux même leurs propres recherches sur les tendances de recherches électorales. Wade, Niasse, Idrisssa Seck Macky Sall et Tanor  sont  dans le Top 5 des tendances de recherches électorales plus récentes. Si le téléphone portable  a été  le pilier de ce que les politistes ont appelé les « ondes de la transparence » pour la présidentielle de 2000, internet risque de lui ravir la vedette pour 2012 non pas en terme de transparence mais plutôt comme outil de campagne et d’interactivité entre les candidats et les électeurs. Quelle fascinante époque nous vivons. Quelle accélération de l’histoire. Les locales de 1996 ont été marquées par l’événement de la première radio privée sud Fm, la Présidentielle 2000 par la combinaison  de la radio et le téléphone portable. 2012 sera marquée par l’internet qui concentre tous ces supports. La page élection Sénégal permettra de donner un contenu local au web global. Si Google n’a pas  remporté la bataille de « la décolonisation de l’info », il l’a rendu obsolète car aujourd’hui le Sud est la fois récepteur et émetteur dans ce rendez vous du donner et du recevoir qu’est le web.

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S&P dégrade quatre banques françaises

L’agence de notation américaine a revu à la baisse sa notation pour Société Générale, BPCE, Crédit Agricole et la Caisse des Dépôts. La note de BNP Paribas reste inchangée.

Dans le sillage de la dégradation de la note souveraine de la France, l’agence de notation américaine Standard and Poor’s (S&P) a revu à la baisse les notes de quatre banques françaises  : Société Générale, BPCE, Crédit Agricole et la Caisse des dépôts et Consignations.

S&P abaissé d’un cran la note à long terme de la banque française Société Générale à «A», contre «A+» auparavant, et lui a attribué une perspective stable, selon un communiqué mardi. L’agence -qui a confirmé la note à court terme «A-1» -explique que l’abaissement de la note à long terme est la conséquence de la dégradation de la note souveraine de la France qui a perdu le 13 janvier le AAA.

Même traitement pour Crédit Agricole SA dont la note à long terme baisse d’un cran, à «A» contre «A+» auparavant, assorti d’une perspective stable. La note à court terme reste stable à «A-1». La perspective « stable » reflète la capacité de la banque à maintenir une « forte » position, précise S&P.

De son côté, BPCE voit sa note de crédit long-terme passer de « A+ » à « A », avec une perspective stable. Les notes à long et court termes du Crédit Foncier de France (CFF), filiale «hautement stratégique» de BPCE, sont désormais classées «A-» et «A-2». La filiale cotée de BPCE, Natixis, voit elle aussi sa note long terme abaissée d’un cran à « A ». S&P précise que l’éventualité d’une nouvelle dégradation d’un cran de la note souveraine de la France ne devrait théoriquement pas entraîner d’abaissement supplémentaire pour celle de BPCE.

La note de la Caisse des dépôts (CDC), elle aussi abaissée d’un cran, à «AA+», est ainsi alignée sur celle de la France. La note court terme de la CDC reste fixée à «A-1+». La perspective d’évolution de ces deux notes est négative, reflétant celle du pays, ce qui implique qu’une nouvelle baisse est possible à moyen terme.

Pour S&P, il est «pratiquement certain» que les autorités françaises viendraient à la rescousse de la Caisse en cas de difficultés et il est donc logique que les deux notes soient alignées. «Tout changement de la note souveraine de la France ou de sa perspective aurait pour conséquence immédiate un changement similaire pour la CDC», a prévenu l’agence.

Note confirmée pour BNP Paribas

En revanche, S&P a confirmé la note de BNP Paribas après avoir un temps songé à l’abaisser. Les notes du groupe bancaire, que l’agence avait placées sous revue dans l’optique d’un possible abaissement le 7 décembre, restent fixées à «AA-» pour la dette long terme et «A-1+» pour la dette court terme. Cette note long terme est la quatrième meilleure possible dans l’échelle de classification de S&P, ce qui fait de BNP Paribas l’une des banques européennes les mieux notées, et l’une des rares à conserver un «double A».

Cette notation traduit la position commerciale «très solide» de BNP Paribas, sa très bonne gestion du risque et sa liquidité «adéquate», même si ses résultats, ses fonds propres et sa capacité de refinancement ne sont que «moyens», indique le communiqué de l’agence américaine.

Les Echos

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La zone euro fait pression sur Athènes

Pour le chef de file de l’Eurogroupe, il faut que le gouvernement grec et ses principaux bailleurs de fonds – Fonds monétaire international, Commission et Banque centrale européennes – se mettent “d’accord dès que possible sur les principaux paramètres d’une nouveau programme d’ajustement ambitieux”.

L’objectif est que la Grèce puisse tenir ses engagements de réduction des déficits, car selon les comptes budgétaires de 2011, les revenus publics grecs n’ont pas atteint les objectifs fixés, en dépit d’une avalanche de taxes imposées dans le cadre d’une cure de rigueur. Mais les efforts ne devront pas porter uniquement sur la partie budgétaire : le commissaire aux affaires économiques européen, Olli Rehn, a mis l’accent sur la nécessité pour Athènes d’“accélérer la mise en place de réformes structurelles pour renforcer son économie et sa croissance”. Faute de quoi, le nouveau programme de 130 milliards d’euros de prêts européens promis en octobre dernier à la Grèce, et toujours pas concrétisé, ne pourra commencer à êtreversé, a-t-il prévenu.

En parallèle, la zone euro a demandé aux autorités grecques et aux créanciers privés du pays de trouver un accord de principe “dans les jours qui viennent” sur la réduction de la dette du pays, alors que les négociations patinent. Athènes doit impérativement avoir finalisé un accord d’ici le 20 mars au plus tard, date à laquelle le pays doit rembourser plus de 14 milliards d’euros de prêts. Surtout, M. Juncker a estimé que la contribution du secteur privé était en l’état insuffisante.

Il a appelé à ce que les taux d’intérêt pour les nouvelles obligations que doiventrecevoir les banques en échange des anciennes soient “clairement en dessous de 4 %”, alors que le secteur privé demande au moins ce niveau. In fine, les taux devraient se situer entre 3,5 % et 4 %, a-t-il ajouté. Si elles estiment l’effort demandé excessif, les banques ont menacé de décréter que la restructuration en cours de la dette grecque ne serait plus “volontaire” mais contrainte, ce qui provoquerait un défaut de paiement du pays aux conséquences incalculables.

Les négociations en cours visent à réduire de 100 milliards d’euros la dette détenue par les banques et fonds d’investissement, de manière à ramener l’endettement public du pays à 120 % du produit intérieur brut à l’horizon 2020. L’opération doitêtre réalisée via un échange d’anciennes obligations contre de nouveaux titres, avec au centre des tractations la rémunération accordée à ces derniers.

Des sources au ministère des finances grec ont fait savoir lundi soir qu’Athènes vapoursuivre les négociations avec ses créanciers privés en se fixant le 13 février comme date-butoir pour lancer l’opération. Une échéance qui impose de boucler un accord avant le 3 février, a indiqué une source proche des négociations.

En attendant une éclaircie en Grèce, les ministres des finances européens se sont attelés lundi soir à une autre tâche: peaufiner leur arsenal anticrise. Ils ont ainsi adopté un traité établissant le futur fonds de secours permanent de la zone euro, le MES, qui ne bénéficiera toutefois qu’aux pays ayant ratifié le pacte budgétaire en discussion et censé renforcer la discipline commune en Europe.

Le Monde

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FAUTE D’INDUSTRIES DE TRANSFORMATION APPROPRIEES ET COMPETITIVES: Plus 60% de la production agricole perdues

Le secrétaire général du ministère des Mines, de l’industrie et des Petites et moyennes entreprises (Pme), M. Samba Mané Diakhaté a fait cette révélation hier, lundi 23 janvier à Dakar, à l’ouverture de l’atelier de formation des «Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires» (Iso 22000). Il impute cette situation, entre autres, à l’absence d’industries de transformation appropriées et compétitives, mais aussi un déficit chronique de la qualité de nos produits alimentaires.

«Plus de 60% de la production agricole sont perdues faute d’une part, de l’existence d’industries de transformation appropriées et compétitives et d’autre part, un déficit chronique de la qualité de nos produits alimentaires qui ne satisfont pas au respect des normes et standards internationaux requis pour l’accès aux marchés ». Cette déclaration a été faite par le secrétaire général du ministère des Mines, de l’industrie et des Petites et moyennes entreprises (Pme), M. Samba Mané Diakhaté.

C’était hier, lundi 23 janvier à Dakar, à l’ouverture de l’atelier de formation de formateurs à la norme internationale Iso 22000 intitulée «sSystèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires-exigences pour tout organisme appartenant à la chaine alimentaire». Ce tableau montre à quel niveau la sécurité alimentaire est menacée du moment que 70% de la population sénégalaise qui est rurale vit essentiellement de produits agricoles. Les possibilités d’exporter les produits locaux sont de plus en plus compromises.

Malgré cela, M. Diakhaté relève que le secteur agro-alimentaire est le premier secteur d’importance de l’économie, de par la valeur de ses produits, sa contribution à la croissance du Pib et le nombre d’emplois qu’il génère. A son avis, cette situation devrait s’amplifier si des efforts conséquents d’investissements sont faits dans la production et les infrastructures de transformation et d’accès au marché mondial des produits agro-industriels. En effet, fait-il remarquer, «entre 1990 et 2008, les produits agro-industriels importés d’Afrique par la Chine se sont multipliés par 10, passant de 188 millions de dollars à 2 milliards de dollars, ce qui correspond à un taux de croissance moyen annuel de 14,1%». Sur la même période, a-t-il ajouté, les produits agro-idustriels importés d’Afrique par l’Inde ont augmenté à un taux plus élevé, leur volume s’étant multiplié par 16, passant de 82,4 millions de dollars à près de 1,4 milliard de dollars soit un taux de croissance moyen annuel de 16,8%. Dans ce contexte, l’Afrique, le Sénégal en particulier, devrait intensifier sa coopération avec la Chine et l’Inde en vue d’augmenter les exportations de produits agro-alimentaires.

D’où l’importance de cette rencontre nationale de sensibilisation et de formation des formateurs sur la norme Iso 22 000 relative à la gestion de la sécurité alimentaire, organisée dans le cadre de l’initiative conjointe de l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif) et du Centre du commerce international (Itc) visant à l’expansion des échanges commerciaux entre les Etats membres de la Cemac, de l’Uemoa et des pays francophones du Mékong (Cambodge, Laos, Vietnam). Une manière pour ces organismes internationaux d’aider les pays de la sous-région à surmonter l’obstacle de la qualité auquel sont confrontés leurs produits locaux.

La représentante résidente de la Commission de l’Uemoa à Dakar, Mme Congo-Kaboré Adèle, a souligné la nécessité pour chaque pays de l’union de disposer d’experts capables d’accompagner les entreprises à la démarche, selon la norme internationale Iso 22000, qui prescrit des exigences à respecter par tout organisme appartenant à la chaine alimentaire, pour promouvoir l’exportation des produits alimentaires. Selon elle, c’est la raison pour laquelle « la Commission de l’Uemoa a initié cette formation pour permettre aux bénéficiaires, issus d’entreprises privées et de services d’appui au secteur privé, de comprendre, maîtriser et acquérir les différents outils du Système de management de la sécurité des denrées alimentaires».

L’Administrateur principal de programme à la Division d’appui aux entreprises et institutions d e l’Itc, M. Imamo Ben Mohamed Imamo, pour sa part, a fait savoir que « les études des marchés menées dans le cadre de ce projet conjoint Oif/Itc, il y a quelques années, ont révélé que les Etats membres de l’Uemoa, comme ceux de la Cemac, disposent d’un fort potentiel à l’exportation en produits alimentaires». Mais, a-t-il précisé, «pour que cette offre soit effectivement exportable, il faudrait que les entreprises puissent intégrer la démarche qualité dans leurs activités de production et se mettent en conformité avec les exigences des marchés régional et international ».

Sud Quotidien

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Bourse : la zone franc dans un étau, entre blocages culturels et manque de volonté politiqBourse : la zone franc dans un étau, entre blocages culturels et manque de volonté politique

Les places financières de la zone franc peinent à exister face à leurs concurrentes régionales. La faute à des blocages culturels, mais aussi à un manque de volonté politique.

Nairobi (Kenya), Lagos (Nigeria), Gaborone (Botswana), ou encore Accra (Ghana) : en zone subasaharienne (hors Afrique du Sud), les Bourses des pays anglophones comptent plus de sociétés cotées, affichent de plus fortes capitalisations et attirent plus d’investisseurs étrangers que les places francophones, bien plus étroites et peu animées. A la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM, basée à Abidjan), qui regroupe pourtant les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les introductions sont rares et les volumes échangés bien maigres (voir tableau). La situation n’est guère plus brillante au Douala Stock Exchange et encore moins à la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC, basée à Libreville), sauvée de jutesse de la fermeture cette année grâce à une recapitalisation de 3 milliards de F CFA (4,6 millions d’euros).

Un déclage “d’odre culturel”

Si ces problèmes de visibilité ne sont pas l’apanage des Bourses francophones, comme les experts le reconnaissent, c’est en revanche pour elles qu’ils se posent avec le plus d’acuité. Lorsqu’à la BRVM la valeur des transactions atteint à peine le million de dollars par jour (environ 765 000 euros), elle approche 5 millions de dollars à Nairobi. Et tandis qu’on compte 80 transactions par jour à Abidjan, on en recense 150 à Accra et près de 3 000 à Nairobi.

D’après Cyrille Nkontchou, le fondateur de la plateforme financière et boursière Liquid Africa, consacrée aux marchés africains, la première raison de ce décalage est « d’ordre culturel ». Il n’est pas dans la mentalité des chefs d’entreprise et des épargnants des pays francophones de se rendre sur les places financières pour se financer ou y investir. De fait, quand 217 sociétés sont cotées à Lagos et 55 à Nairobi, on n’en dénombre que 39 à Abidjan (en majorité des filiales de groupes étrangers), 3 à Douala et… aucune à Libreville (seul le marché obligataire y est développé).

Mais au-delà de l’aspect culturel, « il manque une réelle volonté politique » en Afrique francophone, affirme un économiste de la Banque africaine de développement (BAD). « La Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan, ajoute-t-il, a été créée en misant sur les privatisations dans la sous-région. Et il n’y a pas eu de réelle stratégie pour inciter les entreprises à y recourir. »

Les PME oubliées

« La BRVM est la seule Bourse en Afrique qui ne dispose pas de compartiment destiné aux PME », souligne Samuel Maréchal, PDG de Maréchal & Associés Finance, un cabinet qui a piloté l’introduction de Pétro Ivoire (Côte d’Ivoire) et de Money Express (Sénégal) sur la place parisienne, en septembre et en ocotbre. Annoncé depuis 2008, le projet de création d’un marché moins réglementé destiné aux PME-PMI peine à se concrétiser face aux hésitations du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF), régulateur de la BRVM.

Pour ne rien arranger, ce dernier tente d’instaurer une nouvelle règle obligeant les sociétés à se faire noter par une agence avant toute entrée en Bourse. Objectif : rassurer les investisseurs. « Si une telle règle peut se justifier pour les émissions obligataires des Etats, elle découragera les entreprises et provoquera même la sortie de celles qui sont déjà cotées », redoute-t-on à la direction de la BRVM. Pendant ce temps, au Ghana, les autorités ont signé un accord avec Fidelity Capital Partners, un fonds de capital-risque qui gère un portefeuille de près de 32 millions de dollars en Afrique de l’Ouest, pour promouvoir les PME et leur future cotation.

Jeune Afrique

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Mobilisation des ressources budgétaires : Une progression de 9,7 % notée en novembre 2011

Le niveau de mobilisation des ressources budgétaires a connu, en novembre 2011, une petite poussée par rapport à la même période de l’année 2010.Selon une note d’information de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) du ministère de l’Economie et des Finances sur la situation économique du mois de novembre 2011, l’exécution budgétaire, au terme des onze premiers mois de l’année 2011, a été caractérisée par une bonne mobilisation des ressources et une exécution soutenue des dépenses publiques dans un contexte de mise en œuvre du plan Takkal. En effet, le document souligne que les ressources budgétaires ont progressé globalement de 9,7 % par rapport à la même période de 2010, tirées essentiellement par les recettes fiscales. Quant aux dépenses et prêts nets, ils sont estimés à 1 699,6 milliards, soit un accroissement de 11 %. En conséquence, le déficit budgétaire global (dons compris) est estimé à 306,6 milliards en cumul à fin novembre 2011 contre 211,3 milliards à la même période en 2010.

Les ressources budgétaires mobilisées sont évaluées à 1 372,4 milliards et se décomposent en recettes budgétaires pour 1 202,7 milliards, en dons pour 132,3 milliards et en ressources allouées au Fonds de soutien à l’énergie (Fse) pour 37,4 milliards de francs Cfa. Les ressources ont progressé de 121,5 milliards en glissement annuel sous l’impulsion notamment des recettes budgétaires. En effet, selon la Dpee, les recettes budgétaires ont augmenté de 111,6 milliards (+10,2 %), sous l’effet notamment des bons niveaux de recouvrement concernant l’impôt sur le revenu, les taxes sur la consommation hors pétrole et la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) sur le pétrole.

L’impôt sur le revenu a été recouvré pour un montant de 193,4 milliards en cumul à fin novembre 2011, soit une progression de 17,4 %. Les taxes sur biens ont augmenté en glissement de 43,3 milliards (8 %) sous l’impulsion des taxes sur la consommation hors pétrole et de la Tva, d’après la même source sur le pétrole. En effet, la taxe sur la consommation des produits hors pétroles (taxes spécifiques) a progressé de 11,7 milliards (+53,6) pour s’établir à 33,6 milliards à fin novembre 2011 contre 21,9 milliards un an auparavant. S’agissant de la Tva sur le pétrole, elle est évaluée à 99,5 milliards et a enregistré une progression de 36,5 milliards par rapport à la même période de l’année précédente. La Tva sur le pétrole a été recouvrée au cordon douanier et à l’intérieur pour des montants respectifs de 66,6 milliards et 32,9 milliards.

Les droits de porte ont également contribué à la bonne tenue des recettes avec une progression de 19 % pour s’établir à 189,4 milliards. Toutefois, la hausse des recettes budgétaires a été atténuée par les baisses observées sur l’impôt sur les sociétés et l’Irvm/Ircm qui ont enregistré en glissement des replis respectifs de 13,9 milliards (-13,4 %) et de 4,3 milliards (-17,6 %).

Quant aux dons, ils sont évalués, selon le texte, à 132,3 milliards et se décomposent en dons budgétaires pour 37,4 milliards et dons en capital pour 94,9 milliards. Ils ont ainsi baissé de 17,2 % sous l’effet notamment des dons en capital qui ont enregistré un repli de 32,4 %. En revanche, les dons budgétaires ont augmenté de 17,9 milliards, bénéficiant du versement en 2011 d’une partie de l’appui de l’Union européenne initialement escompté en 2010.

S’agissant des dépenses budgétaires, elles sont estimées à 1 699,6 milliards à fin novembre 2011 contre 1 531,6 milliards un an auparavant, soit une progression de 168 milliards (+11 %). Cette hausse s’explique par l’augmentation des dépenses courantes, des investissements sur ressources propres et des prêts rétrocédés.

Walf

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Ecobank : Thierry Tanoh succède à Arnold Ekpe

À 49 ans, Thierry Tanoh, Vice-président Afrique subsaharienne, Amérique Latine et Europe de l’Ouest de la Société financière internationale (SFI), vient d’être nommé directeur général d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI).

Le groupe bancaire panafricain vient d’annoncer la nomination de l’ivoirien Thierry Tanoh, 49 ans, au poste de directeur général d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Il succédera au nigérian Arnold Ekpé dont le mandat arrive à terme fin 2012. Thierry Tanoh, jusque-là , Vice-président Afrique subsaharienne, Amérique Latine et Europe de l’Ouest de Société financière internationale (groupe Banque mondiale) « prendra fonction à partir de juillet 2012 et travaillera avec Arnold Ekpe jusqu’à la fin de l’année pour assurer une passation de service harmonieuse », a indiqué le groupe, ce 23 décembre 2011, dans un communiqué publié sur son site internet.

Progression de 30% sur l’année

Par ailleurs, le Ghanéen Albert Essien, 56 ans, administrateur exécutif actuellement en charge du Corporate Bank, et la Sénégalaise Evelyne Tall, également administratrice exécutive  et directrice des opérations, ont respectivement été promus directeurs généraux adjoints du groupe. Leur nomination prendra effet à partir du 1er janvier 2012. Essien et Tall qui ont vingt et treize ans de maison et donc une « profonde connaissance du Groupe Ecobank et sa culture d’intégrité », devront apporter leur appui au nouveau patron dans sa mission. Présent dans 32 pays en Afrique subsaharienne, le groupe panafricain  a réalisé sur les neufs premiers mois de l’année un produit net bancaire de 804 millions de dollars, soit une progression de 30% sur un an.

Jeune Afrique

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APRES L’EMBELLIE DU MOIS D’OCTOBRE A LA BRVM: Ça fait pschiit !

Les valeurs agricoles qui avaient remonté le moral du marché financier régional au terme du mois d’octobre dernier ont fait grise mine au mois d’après, faisant perdre plus de 3% à la Brvm (Bourse des valeurs mobilières) qui, depuis six mois, affiche une tendance baissière entretenue par les reculs des cours des principales valeurs de la Bourse.

Les effets de la crise internationale persistent et continuent d’affecter le marché financier régional de la Bourse régionale des valeurs mobilières(Brvm) dont l’ensemble des indicateurs sont en berne, en dépit d’une « forte poussée » mensuelle du marché des actions (126,5%). Comme nous l’apprend la Lettre mensuelle publiée par Cgf Bourse, le marché est essentiellement affecté par le recul des principales valeurs agricoles PALM CI (-29,14%) et SAPH CI (-11,12%) qui, pourtant, avaient fortement contribué à ramener la BRVM dans le vert en octobre. Voici qu’un mois après, les indices BRVM 10 et BRVM Composite reculent de 3,53% à 163 points et de 3,26% à 141,45 points, respectivement. Et pour cause…

Le secteur « Agriculture » dont l’activité est en baisse de 44,19% par rapport au mois d’octobre, affiche un volume d’échange de 51 632 titres (1,55% du volume mensuel) pour une valeur totale de 1,78 milliards de FCfa, soit 38,05% de la valeur totale des échanges mensuels du marché. Le secteur
enregistre ainsi la plus forte baisse mensuelle du marché à travers PALM CI et SAPH CI malgré un rapport d’activité du 3ème trimestre 2011 plutôt prometteur pour cette dernière au niveau des agrégats.

Par ailleurs, les déconvenues de FILTISAC CI (-11,11%) et SMB CI (-9,11%) au niveau du secteur « Industrie » ont également participé à la régression du marché. Sur les treize (13) sociétés qui composent ce secteur, seules SITAB CI, CROWN SIEM CI, SICABLE CI et SOLIBRA CI émergent du lot et s’améliorent. La surprise vient du secteur « Distribution », avec SERVAIR ABIDJAN CI qui nregistre la plus forte hausse mensuelle du marché, soit 43,33%, à 6 450 FCfa pour un volume mensuel d’échange de 1 607 titres (36,24% du volume sectoriel mensuel).

Sonatel malgré tout

Dans le secteur « Finances » où la quasi-totalité des transactions (99,76%) a porté sur le titre ETIT (Groupe Ecobank, malgré une moins-value mensuelle de 7,14%, à 39 FCfa, soit son plus bas annuel en fin novembre) dont le volume global d’échange représente 97,22% des échanges mensuels du marché, BICI CI et SGB CI perdent respectivement 14,29% à 30 000 FCfa et 7,5%, à 37 000 FCfa tandis que BOA CI offre une plus-value mensuelle de 6,76%, à 30 000 FCfa.

Le secteur « Services publics » qui représente près de la moitié (48,71%, à 2,28 milliard de FCfa) de la valeur totale des échanges mensuels du marché des actions qui totalise 3 328 506 titres échangés (contre 1 469 543 en novembre) pour une valeur globale de 4,67 milliards de Fcfa (contre 4,64 milliards de FCfa en novembre), enregistre 20 525 titres transigés, soit seulement 0,62% des échanges mensuels du marché. Le secteur est cependant toujours porté par l’action SONATEL SN avec 17 054 titres négociés, soit 83,09% du volume sectoriel mensuel. Malgré le tumulte autour de la société sénégalaise de télécommunication (plan d’action intersyndical des travailleurs pour dénoncer le décret sur la surtaxe des appels entrants internationaux), SONATEL SN progresse, sur le mois de novembre, de 1,61%, à 126 000 FCfa (124 000 FCfa au mois d’octobre) tandis que de leur côté, ONATEL BF et SODE CI enregistrent des moins-values de 5,73%, à 41 950 FCfa et de 3,41%, à 17 000 FCfa.

Conséquence, la capitalisation boursière de l’ensemble des titres cotés et celle des valeurs composant l’indice BRVM 10, perdent respectivement, 3,26%, à 3 104 milliards de FCfa et 3,53% à 2 344 milliards de FCfa. La capitalisation du marché obligataire suit la tendance globale et enregistre une baisse de 1,25%, à 557 milliards de FCfa.

Toutefois, par rapport au mois d’octobre, le marché obligataire connaît un regain d’activités et enregistre 79 672 titres transigés pour une valeur totale de 783,65 millions de FCfa. Les principales
opérations ont essentiellement porté sur les lignes «Etat du Sénégal 6,75% 2010-2015», «TPCI 6,95% 2009-2014» et «PALMCI 7% 2009-2016».

Sud Quotidien

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Le franc Cfa ne sera pas dévalué, assure le gouverneur de la Bceao

Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) Tiémoko Meyliet Koné a une nouvelle fois écarté la possibilité d’une dévaluation du franc CFA, la monnaie des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). ‘Le franc Cfa n’est pas concerné. Il n’est pas question de le dévaluer et il ne sera pas dévalué’, a soutenu Koné dans une vidéo transmise mercredi à l’Aps.

‘Il n’a pas été question de la dévaluation du franc Cfa. Ce n’était pas à l’ordre du jour et ça n’a pas été évoqué, pour la simple raison que la dévaluation du franc Cfa n’est actuellement ni nécessaire ni souhaitable, parce que toutes les économies de l’Union sont dans un train de croissance’, a argué le gouverneur de la Bceao dans cet enregistrement, réalisé en marge d’une session ordinaire du Conseil des ministres de l’Uemoa, vendredi dernier à Niamey (Niger).

Les huit de l’Uemoa sont, selon lui, dans une ‘dynamique’ telle que le taux de croissance projeté dans l’Union, pour 2012, est de ‘plus de 6 %’, […] après que les Etats ont pendant plusieurs années assaini leur économie’.’La Côte d’Ivoire, qui avait été éprouvée par la crise postélectorale, a repris et la reprise est beaucoup plus rapide qu’on ne l’avait espérée. Tous les Etats de l’Union sont en croissance’, a-t-il souligné.

‘La deuxième raison, c’est que le franc Cfa, notre monnaie, n’a pas de problème. Aujourd’hui, les réserves de change de la Bceao sont estimées à plus de 5 000 milliards. Cela correspond à peu près à sept mois d’importations pour tous les pays de l’Union, ce qui est confortable’, a expliqué le banquier.

‘Ensuite, les transferts sont positifs pour nos Etats, a-t-il ajouté. Les ressources par transferts rentrent de plus en plus, ce qui veut dire que les opérateurs économiques ont confiance dans cette monnaie et continuent de faire venir des ressources pour des investissements’.’La balance des paiements de l’Union est largement excédentaire. Cela veut dire que nous vendons et avons des ressources aussi. Au regard de tous ces chiffres, il n’y a aucune raison pour qu’il y ait une dévaluation du franc Cfa’, a soutenu Tiémoko Meyliet Koné.

‘Ceux qui font courir la rumeur, a-t-il estimé, se fondent peut-être sur la crise qu’il y a en Europe […], qui n’est pas une crise monétaire’.’Ce n’est pas une crise de l’euro. L’euro n’est pas concernée par cette crise, ni dans son existence ni dans son cours actuel. C’est la crise de la dette souveraine, c’est-à-dire de l’endettement de ces Etats qui inquiètent quelque peu les marchés’, a expliqué le gouverneur de la Bceao.

Le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo sont les pays membres de la Bceao. Ils ont en commun le franc Cfa garanti par l’euro, monnaie avec laquelle, il a une parité fixe (1 euro = 655 francs Cfa).’[…] Les mesures courageuses prises par les autorités de l’Union européenne ont un tout petit peu assagi les marchés. Et, je pense que les choses se règleront au fur et à mesure’, a-t-il espéré.

Aps

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