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Baisse des prix : le gouvernement décidé à explorer toutes les possibilités

Le gouvernement sénégalais compte examiner toutes les possibilités de baisse des prix des denrées de première nécessité, dans l’objectif de diminuer le coût de la vie, a assuré mercredi à Dakar le porte-parole du gouvernement, Serigne Mbaye Thiam.

“La volonté que nous avons est de diminuer le coût de la vie. Tous les aspects de baisse du coût de la vie seront examinés et toutes les possibilités seront répercutées aux populations”, a notamment M. Thiam, par ailleurs ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le porte-parole du gouvernement commentait pour la presse les deux dernières mesures sociales annoncées par le gouvernement : la baisse des prix de certains denrées (riz, sucre, huile) et la subvention des intrants agricoles.

Serigne Mbaye Thiam a assuré, à cette occasion, que l’Etat répercutera “toutes les possibilités de baisse des prix des denrées de première nécessité aux populations”.

Le Premier ministre Abdoul Mbaye a annoncé vendredi dernier une baisse sur les prix du riz, du sucre et de l’huile. Le kilo de riz ordinaire est arrêté à 280 francs contre 325, tandis que le kilo du riz parfumé est à 435 francs contre 475. Concernant le sucre, le kilo sera vendu à 580 francs contre 690, alors que le litre d’huile est arrêté à 960 francs contre 1.200 francs.

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS/JAPPO) et le gouvernement ont signé lundi un accord pour “veiller ensemble à l’application effective et efficace” des nouveaux prix des denrées de première nécessité fixés par le gouvernement.

“Nous avons la volonté politique et la détermination sans faille de respecter tous les engagements pris pendant la campagne électorale (…). C’est l’occasion pour nous de rassurer les Sénégalais. Nous allons respecter tous nos engagements”, a promis le porte-parole du gouvernement.

Selon lui, la baisse des prix des denrées de première nécessité n’est pas seulement une promesse électorale, mais répond aussi d’une “conviction forte” des autorités selon laquelle il est possible d’atténuer les “difficultés et souffrances” des Sénégalais.

“La baisse des prix est la manifestation d’une volonté politique, du respect de la parole donnée et d’un exercice de méthode”, a souligné Serigne Mbaye Thiam.

Il a ajouté que dans ce cadre, la méthode du gouvernement est basée sur “la concertation et la consultation”, à partir du point de vue des experts du gouvernement, suivie d’une décision complétée par une étape suivi-évaluation, pour permettre que les mesures soient suivies d’effets.

Cette stratégie du gouvernement a permis d’amoindrir la subvention des prix par l’Etat, a poursuivi Serigne Mbaye Thiam qui a est par ailleurs revenu sur la décision annoncée du gouvernement de subventionner à hauteur de 34 milliards de FCFA les intrants agricoles, afin de les rendre accessible aux paysans. “Nous voulons mettre tous les atouts de notre côté pour la réussite de la campagne agricole”, a-t-il commenté.

Le gouvernement a annoncé vendredi une subvention de 34,5 milliards de francs CFA pour les besoins de la campagne agricole 2011-2012, un montant “brut” qui prend en compte les semences, l’engrais et les pesticides.

APS

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MISE A NIVEAU ENVIRONNEMENTALE ET ENERGETIQUE POUR UNE PRODUCTION PROPRE: 5,200 milliards de F Cfa pour encourager les entreprises engagées

Malgré leur souci de compétitivité, les entreprises sénégalaises sont invitées à respecter les normes d’une production propre efficace, plus compétitive et respectueuse des règles du développement durable. Pour les y encourager, il a été ouvert une ligne de crédit de 8 millions d’euros (environ 5,200 milliards F Cfa) auprès de la Sgbs pour offrir des prêts à des conditions avantageuses aux entreprises engagées dans un processus de mise en niveau environnementale et énergétique.

Une ligne de crédit de 8 millions d’euros est ouverte auprès de la Société générale de banque au Sénégal (Sgbs) pour offrir des prêts à des conditions avantageuses aux entreprises engagées dans un processus de mise à niveau environnementale et énergétique. Cette manne octroyée par l’Agence française de développement (Afd) au programme de mise à niveau répond aux aspirations du Comité de pilotage dudit programme qui, dans sa deuxième phase (2010-2014), compte accompagner les entreprises sénégalaises à la mise aux normes environnementales et énergétiques pour une production propre, efficace, plus compétitive et respectueuse des règles du développement durable. L’enveloppe entre dans le cadre d’un nouveau financement de 20,5 millions d’euros sous forme d’une subvention accordée à l’Etat et dont 5,5 millions d’euros sur fonds propres et 5 millions d’euros sur fonds délégués par l’Union européennes dans le cadre du 10ème Fed.

Le président du comité de pilotage du programme de mise à niveau, Mamadou Lamine Niang, qui a fait la révélation hier, mardi 24 avril à Dakar, dans le cadre d’une série d’ateliers ouverts sur la mise à niveau environnementale et énergétique des entreprises du Sénégal, sous la présidence du ministre du commerce, Mata Sy Diallo, met cet appui sous le sceau du processus de pérennisation du dispositif d’appui aux entreprises engagées à produire tout en respectant les normes environnementales et énergétiques. Il a avisé que dans le cadre d’une deuxième phase où le Bureau de mise à niveau compte accompagner 200 entreprises, « nous avons déjà appuyé 15 dossiers d’entreprises pour un investissement global de 11,6 milliards de F Cfa et des primes octroyées en contrepartie pour 2,3 milliards de F Cfa ».
Le directeur du bureau de mise à niveau, M. Amadou Lamine Ndiaye, pour sa part, estime qu’à la veille de la conférence des Nations Unies sur l’environnement (Rio +20), « il est important pour que nos entreprises adoptent des modes de gestion de l’environnement et de l’énergie respectueuses de la préservation de l’environnement.
Ce qui nous permet en même temps d’avoir des économies sur les consommations en énergie ». Avant d’ajouter : «l’entreprise sénégalaise, dans la recherche de compétitivité, doit naturellement s’orienter vers ces coûts qui sont des facteurs déterminants dans leur productivité. Nous sommes dans une compétition et un espace économique où nous avons beaucoup d’opportunités au niveau de l’Uemoa et de la Cedeao, et nous pensons que nos entreprises vont faire cet effort d’améliorer les facteurs énergétiques en terme de réduction et de maîtrise de leur consommation ».

Selon Mamadou Lamine Niang, le programme de mise à niveau qui va accompagner les entreprises dans ce domaine a obtenu des résultats satisfaisants grâce à l’appui de l’Afd, l’Union européenne (Ue), l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) et l’assistance technique de l’Onudi. D’après lui, ledit programme, dans sa phase pilote a bénéficié d’un financement de l’Afd pour un montant de 10,9 millions d’euros. Un appui qui, à son avis, s’est traduit par l’approbation de 54 dossiers d’entreprises pour un investissement global de 46,3 milliards de F Cfa et des primes octroyées en contrepartie pour 6,6 milliards de F Cfa, dont 3,6 milliards de F Cfa déjà décaissés au profit des entreprises bénéficiaires. Dans cette dynamique, poursuit M. Niang, 15 entreprises sénégalaises du secteur de l’agro-industrie ont bénéficié du Programme de restructuration et de mise à niveau de l’industrie des Etats membres de l’Uemoa pour un investissement global de 4,6 milliards de F Cfa et des primes octroyées en contrepartie pour 1,2 milliards de F Cfa, dont 716 millions de F Cfa déjà décaissés au profit des entreprises sénégalaises.

Sud Quotidien

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IMPACT DES JOURS FERIES: Ils coûtent 3% de la production

Le nombre de jours fériés au Sénégal n’est pas élevé par rapport à d’autres pays, mais ses effets sur l’activité industrielle et sur l’économie globale sont loin d’être négligeables, selon une étude toute fraiche de la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee).

Pour l’ensemble de l’économie nationale, la perte annuelle due aux jours fériés serait de 0.01% du PIB réel et c’est une perte de 2.6% que les congés payés coûtent par an à la production industrielle. C’est ce qui ressort d’une étude de la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) qui s’est proposé d’examiner les effets des jours fériés sur la production industrielle et l’activité globale au Sénégal, entre 1980 et 2010. Dans ce cadre, si le benchmarking montre que le nombre de jours fériés observés au Sénégal n’est pas élevé par rapport à d’autres pays, en revanche, ses effets sur l’économie nationale font que le Sénégal ne parvient pas à bien se positionner par rapport aux principaux concurrents en termes de compétitivité.

Le nombre de jours fériés officiels correspondant à des fêtes nationales au Sénégal, qui s’élèvera à 14 en 2012,  peut paraitre  élevé. Mais, comparé au nombre de jours fériés nationaux de la Corée du Sud (14), de l’Afrique du Sud (14), de la Malaisie (12), de la Tunisie (15), du Botswana (16), du Cap Vert (11), du Rwanda (11) ou de la Côte d’Ivoire (15), le nombre de jours fériés n’est pas a priori très élevé au Sénégal.

Aussi, une conjoncture favorable aurait-elle 71,6% de chances de se prolonger au trimestre suivant si l’on expurge les effets des jours fériés, contre 70,2% pour la série brute, selon les résultats de l’étude qui, estimant un seuil critique de jours fériés à partir d’un modèle à effets de seuil avec régresseurs endogènes, établissent un impact négatif sur l’output gap au-delà de 13 jours fériés par an. Le contexte est tel que le Sénégal éprouve des faiblesses structurelles à relever durablement la productivité des facteurs surtout celle du travail, d’où l’étroitesse  des parts de marché à l’étranger, aussi bien sur les nouveaux marchés qu’au niveau des destinations traditionnelles des exportations.

Il apparaît dès lors intéressant de s’appesantir sur les facteurs susceptibles d’amortir la hausse de la productivité et à cet égard, le nombre de jours travaillés est potentiellement important, dans un pays doté d’une tradition de tolérance religieuse où, presque toutes les fêtes célébrées se traduisent en jours de travail perdus par l’économie, estime l’auteur de l’étude. La plupart des jours fériés, telles que les fêtes musulmanes et les fêtes de Pâques, d’Ascension et de Pentecôte, calquées sur le calendrier lunaire, sont mobiles. Il apparait alors, entre les trimestres, une variation du nombre de jours ouvrables due aux jours fériés.

En retraçant l’historique des jours fériés ainsi que leur répartition entre les jours de la semaine et les semestres, les données révèlent que de 13 en 1980 on est passé à 12 jours (prévus) en 2012 pour une moyenne de 14 au cours des trois dernières décennies, le minimum étant de 12 et le maximum de 17 (en 1989). Par ailleurs, à peine un jour férié sur cinq a lieu durant le weekend. En outre, on constate également que 62% des jours fériées ont lieu vers la fin du mois, entre le 25 du mois en cours et le 05 du mois suivant. En somme, la majorité des jours fériés (82%) ont lieu durant les jours ouvrables de la semaine, ce qui peut amplifier leurs impacts sur l’activité. Par ailleurs, la répartition des jours fériés par mois ou par trimestre permet d’avoir une meilleure visibilité sur les effets de saisonnalité et de calendrier. Le nombre de jours fériés par trimestre oscille entre 1 et 8 jours.

L’effet « pont »

Le nombre assez élevé de jours fériés peut induire une baisse plus que de raison de la production dans les industries et les services, en liaison avec l’absentéisme, au-delà des jours de repos autorisés. Le cas des grandes fêtes religieuses musulmanes est là pour le démontrer. L’administration centrale ainsi que la majorité des activités économiques du pays étant concentrées à Dakar, pour des raisons pratiques, notamment les problèmes de transport, beaucoup de travailleurs migrants internes ne peuvent pas rejoindre la capitale le lendemain des fêtes. S’il s’agit d’une grande fête religieuse coïncidant, par exemple, avec le jeudi, certains travailleurs prolongent le repos jusqu’à la fin de la semaine : c’est un effet « pont », constate l’étude qui estime que ce phénomène toucherait moins les provinces.

Vite, un férié !

Au-delà de ces raisons objectives, il semblerait que les pertes d’heures de travail occasionnées par ces jours fériés procèdent ainsi d’habitudes largement encrées chez des travailleurs. Ainsi, l’argument du manque à gagner s’analyse aussi en termes de baisse de la productivité. Par ailleurs, certains jours fériés ne sont pas connus par avance par les entreprises qui ne peuvent pas organiser parfaitement le travail. Cela constitue assurément un choc préjudiciable à la productivité du facteur travail. Lorsqu’ils ne sont pas correctement anticipés par les agents privés ou s’ils se multiplient, ces chocs peuvent avoir particulièrement des effets sur le respect des délais de livraison des commandes.

Toutefois, il apparaît que l’impact des jours fériés sur la productivité et la compétitivité ne peut s’apprécier uniquement à l’aune des heures de travail perdues. Il semble, ô surprise, que les jours fériés peuvent avoir des effets positifs sur l’activité économique. Selon l’étude de la Dpee, la célébration de fêtes religieuses est souvent l’occasion d’une hausse significative des dépenses de consommation des ménages. Ainsi, les grandes fêtes religieuses ont des effets dynamisants dans les activités telles que le commerce, les transports et les télécommunications ainsi que sur l’activité du secteur informel d’une manière générale. Aussi, dans les services, les jours fériés affecteraient l’activité dans des proportions moins sévères. Il semble que certaines activités dont les transports et les télécommunications profitent en général de ces fêtes et que, même dans le cas contraire, le reflux est contenu du fait notamment des effets d’anticipation des consommateurs qui boostent l’activité la veille des fêtes. Dans 36.8% des cas, les entreprises de services considèrent ainsi que leur activité n’est globalement pas affectée par les jours fériés, 15.8% des répondants observant même un regain d’activité à la faveur des fêtes civiles et religieuses traditionnelles. Le constat est quasi identique pour les fêtes occasionnelles sauf que celles-ci provoquent une baisse de l’activité dans 17.6% des cas.

Quant aux entreprises commerciales, 40% des répondants constatent une hausse en moyenne dans  l’activité lors des jours fériés. Par contre, aucun effet positif n’est à mettre à l’actif des fériés occasionnels. Pis, une baisse faible ou modérée est notée dans la moitié des cas alors qu’une forte diminution est enregistrée dans 25% des réponses.
En définitive, l’impact  global  des jours fériés sur l’activité mesurée par le PIB réel  à 0.01% s’expliquerait par la part relativement faible de l’industrie dans l’économie (près de 20%) alors que dans le secteur tertiaire dont le poids avoisine 60% du PIB, plusieurs sous-secteurs profitent des jours fériés.

De même, dans le secteur primaire, la production est plus dépendante des conditions climatiques que des jours ouvrables. Mais comme en conclut l’étude, pour une économie en développement aspirant à réaliser de gros progrès dans le domaine de l’industrialisation, « un facteur occasionnant une perte de 3% de la production annuelle dans ce secteur ne devrait pas être négligé par le gouvernement ».

Sud Quotidien

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DISPONIBILITE DE SEMENCE EN VUE DE LA CAMPAGNE AGRICOLE: Les assurances de l’Isra

La reconstitution du capital semencier notamment en arachide et en riz ne souffrirait d’aucun manquement. L’Institut sénégalais pour la recherche agricole (Isra) a donné des assurances quant à la disponibilité de semences de qualité pour mener à bien la prochaine campagne agricole qui se tient dans un contexte de déficit alimentaire.

Le déficit alimentaire actuel est inquiétant. Tout échec pour la prochaine campagne agricole ne fera qu’empirer les dégâts. L’Institut sénégalais pour la recherche agricole (Isra), préposé à la production de semences pré-base, donne des gages pour une bonne reconstitution du capital semencier qui est la part de l’Etat pour assurer en semence. Face à la presse le vendredi 20 avril 2012, en marge de la Fiara, le directeur général de l’Isra, M. Macoumba Diouf a assuré qu’«aujourd’hui, il faut se féliciter du fait que pour l’essentiel de nos spéculations, l’Isra dispose suffisamment de semences pré-base ».

Ce qui, d’après lui, « veut dire que les pré-requis ou les préalables pour la reconstruction du capital semencier pour toutes les espèces cultivées au Sénégal, sont remplis. Parce que si on n’a pas la semence de pré base suffisamment, on ne peut pas assurer une bonne récolte ». A son avis, devant cet état de fait, « il restera juste alors une question de moyens et de volonté politique mais l’Isra a créé les conditions d’une reconstitution du capital semencier pour toutes les espèces cultivées au Sénégal parce que les semences de pré base existent ».
Pour rappel, la semence gère au minimum 35% de la productivité agricole d’où l’importance de sa qualité. Ce qui confère à ce produit le premier intrant agricole.

Concernant spécifiquement les semences en riz et en arachide qui caporalisent la plupart des agriculteurs sénégalais, le directeur général de l’Isra a estimé que «si on veut être autosuffisant en riz, il nous faut produire 1.300.000 tonnes de riz paady avec un taux d’environ 65% à l’usinage c’est-à-dire avoir du riz blanc. Ce qui mène à peu près à 800 mille tonnes qui constituent notre consommation en riz blanc ». Donc, a-t-il précisé, « pour satisfaire nos besoins nationaux en riz paady il faut 1.300.000 tonnes ». Avant de souligner : « Si on ne devait faire que du riz irrigué qui occupe 90% de la production nationale, on aura besoin de 26 400 tonnes de semence dans lesquels tout n’est pas semence certifié (c’est d’habitude le tiers 8500 mille tonnes qui est certifié et qui constitue le capital semencier) ». M. Diouf explique que « même pour l’arachide, sur les 120 mille tonnes, il n’y a que 40 mille qui doivent être des semences certifiées. Les 80 mille restant doivent être des graines détenues par les producteurs ».

Pour l’arachide, le capital semencier de l’arachide est aujourd’hui de 120 mille tonnes reposant sur la base d’un objectif d’emblavure d’un million d’hectares. L’Isra qui estime avoir produit les besoins en semence de pré-bases précise qu’il est à 65 mille tonnes représentant un peu plus de la moitié de stock de sécurité. « S’il faut reconstituer le capital semencier, l’Isra a suffisamment de semence de pré-base à plus qu’il ne faut pour le faire».

Macoumba Diouf de souligner que réaliser les 40 mille tonnes ne relève pas uniquement de la responsabilité de l’Isra du moment qu’une part importante est attendue d’organisations professionnelles, de privés professionnels des semences et des coopératives semencières qui doivent prendre le relais, avec l’encadrement de l’Isra pour produire des semences de base. Malheureusement, a regretté M. Diouf, « ces acteurs étaient défaillants dans le passé parce qu’ils avaient décidé de ne plus venir acheter des pré-base à l’Isra pour les besoins de leur production. Ils préféraient utiliser les semences écrémées ».

Sud Quotidien

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L’UNACOIS et l’Etat “veilleront ensemble” à l’application de la baisse

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS/JAPPO) et le gouvernement ont signé lundi un accord pour “veiller ensemble à l’application effective et efficace” des nouveaux prix des denrées de première nécessité fixés par arrêté gouvernemental, a constaté l’APS.

‘’Le prix de l’huile compris entre 1.100 et 1.200 francs CFA est fixé à 960. Le sucre blanc cristallisé qui coûtait 690 francs le kilo est ramené à 580. Le riz ordinaire qui était à 325 francs le kilo coûte 280. Le parfumé qui était compris entre 475 et 550 francs le kilo est ramené à 450’’, a précisé le Premier ministre Abdoul Mbaye.

Selon lui, ce sont ces ‘’nouveaux prix qui vont être appliqués sur le marché et feront l’objet d’un contrôle à la fois par l’Administration et par les associations de consuméristes et les associations de commerçants’’.

‘’Avec le concours de l’UNACOIS, nous avons pu baisser les prix de certaines denrées de première nécessité. L’organisation s’engage encore au côté du gouvernement pour veiller à l’application effective et efficace et de la mesure’’, a indiqué le Premier ministre.

‘’Au-delà de la ferme décision d’appliquer de nouveaux prix, l’UNACOIS a décidé également de s’engager aux côtés du gouvernement à œuvrer pour trouver des solutions à moyen et long termes passant également par la production du riz au Sénégal’’, a-t-il ajouté.

Présente à cette rencontre la ministre du Commerce, Mata Sy Diallo, a souligné que la mesure sera ‘’élargie progressivement aux produits comme la farine, le gaz, le carburant, entre autres, en concertation aussi avec les commerçants’’.

Quant à l’UNACOIS, elle a réitéré l’engagement qu’elle avait pris lors de la campagne pour le second tour de l’élection devant le candidat Macky Sall, de ‘’l’accompagner’’ une fois élu président de la République.

‘’Par la signature de cet accord, nous nous engageons une fois de plus à accompagner la nouvelle équipe dans la recherche de solutions pour la réduction du coût de la vie des Sénégalais’’, a indiqué Moussa Dia, vice-président chargé de la communication de l’UNACOIS.

L’UNACOIS va appliquer la baisse “d’ici mercredi”

L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS) a assuré, lundi à Dakar, qu’elle appliquera “d’ici mercredi la nouvelle mesure” fixant les prix à la baisse du riz, de l’huile et du sucre, selon un de ses dirigeants.

‘’Nous allons, d’ici mercredi, appliquer la nouvelle mesure gouvernementale fixant les nouveaux prix des denrées de première nécessité comme le riz, le sucre et l’huile’’, a dit Moussa Dia, vice-président de l’UNACOIS.

Lundi, l’organisation patronale et le gouvernement sénégalais ont signé un accord pour ‘’veiller ensemble à l’application effective et efficace’’ de la nouvelle mesure.

A cette occasion, l’UNACOIS a assuré de sa volonté de respecter les nouveaux prix. ‘’Nous allons faire respecter la mesure à tous nos membres dont des importateurs, des grands commerçants et des détaillants’’, a promis M. Dia, en charge de la communication de l’organisation.

Selon lui, l’organisation compte “impliquer” les populations dans le respect de la mesure de baisse des prix de ces trois denrées (riz, huile et sucre), annoncée vendredi par le Premier ministre Abdoul Mbaye.

En vertu de la mesure fixant les nouveaux prix, le kilo de riz ordinaire est arrêté à 280 francs contre 325 francs, tandis que le kilo du riz parfumé est à 435 francs contre 475 francs.

Concernant le sucre, le kilo sera vendu à 580 francs contre 690, alors que le litre d’huile est arrêté à 960 francs contre 1.200 francs.

Par ailleurs, les commerçants et les industriels sont ‘’prêts à accompagner le gouvernement sur l’élargissement de la mesure à d’autres produits de consommation’’, a assuré le chargé de la communication de l’UNACOIS.

Aps

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Agrobusiness : l’huile de palme, chance ou menace pour l’Afrique ?

Les agro-industriels asiatiques et européens investissent de plus en plus dans la culture du palmier à huile. Leur nouvelle cible : l’Afrique. Dans son n° 2676, en kiosques du 22 au 28 avril, Jeune Afrique enquête sur cette ruée controversée.

Que ce soit au Gabon, au Cameroun, au Nigeria, au Congo ou encore en Côte d’Ivoire, l’Afrique est le nouvel eldorado de la culture du palmier à huile. Au Liberia, des contrats de plus de 3 milliards de dollars ont été signés entre 2009 et 2011 pour la création de près de 600 000 hectares de plantations. À travers tout le continent, plus de 2,5 millions d’hectares de terres cultivables ont déjà été attribuées aux groupes internationaux.

Dans son n° 2676, en kiosques du 22 au 28 avril, Jeune Afrique présente sous la forme d’une carte détaillée cette course à la terre et aux investissements. Sime Darby, Golden Agri-Resources, Olam et Wilmar, les mastodontes agro-industriels d’Asie du Sud-Est, n’ont jamais été aussi présents en Afrique. Et ils ne sont pas les seuls. Les italiens ENI et Fri-El Green Power, l’américain Herakles ou encore l’allemand Symboil misent aussi sur cette matière première dont le prix à la tonne a été multiplié par quatre en dix ans, tandis que la demande mondiale ne cesse de croître.

Préservation des forêts

Massivement utilisée dans l’agroalimentaire (chocolat, biscuits, huile de table), dans les cosmétiques et dans l’énergie (biocarburants), l’huile de palme est pourtant contestée en Occident, notamment par les ONG environnementales. De fait, l’Indonésie et la Malaisie, qui représentent à elles seules 85 % de la production mondiale, sont obligées de durcir leurs législations foncières pour préserver leurs forêts…

Dans ce contexte, un certains nombre de questions se posent. Les économies du continent peuvent-elles véritablement tirer profit de cet engouement pour l’huile de palme ? Les contrats signés entre États et multinationales sont-ils équilibrés ? Et quelle est la stratégie des huiliers africains pour contrer les lobbies anti-palme ? Réponses dans Jeune Afrique, à partir du 22 avril.

Jeune Afrique

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La baisse des prix de denrées appliquée en début mai, selon des commerçants

La diminution des prix de certaines denrées de première nécessité par le nouveau gouvernement sera appliquée en début du mois de mai, ont indiqué certains commerçants du Marché Dior des Parcelles-Assainies de Dakar, interrogés dimanche par un reporter de l’APS.

Le Premier ministre Abdoul Mbaye a annoncé vendredi soir une baisse immédiate sur les prix du riz, du sucre et de l’huile, suivant une promesse électorale du président élu Macky Sall.

Le kilo de riz ordinaire est arrêté à 280 francs CFA contre 325, tandis que le kilo du riz parfumé est à 435 francs contre 475. Le kilo de sucre sera vendu à 580 francs contre 690, alors que le litre d’huile est arrêté à 960 francs contre 1.200 francs.

‘’Cette annonce devait être mise en vigueur au début du mois de mai, car, nous avons acheté nos marchandises il y a des semaines, voir des mois’’, affirme le commerçant Alpha Mamadou Diallo.

‘’Nous risquons de vendre à perte si nous appliquons immédiatement les mesures prises par le nouveau gouvernement.’’

Moustapha Diagne, grossiste de certaines denrées, soutient que ‘’le prix du riz et du sucre ne peuvent pas connaître une baisse immédiate’’. ‘’Je les ai payés à des prix excessivement chers pour ne pas les revendre aussi bas.’’

‘’Quant-il avait rupture de stock, j’ai payé le sac de riz parfumé à 22.500 francs voir 23.000 que je revendais à 500 francs le kilogramme. Je m’en sortais pas si l’on y ajoute les frais de déplacement’’, souligne-t-elle.

‘’Le kilo du sucre est également vendu à 700 FCFA, poursuit-il. Je ne peux pas le vendre à 580 francs comme l’a indiqué le (Premier) ministre car, je vais en souffrir.’’

De l’avis de Moussa Aly Cissé, gérant d’une boutique d’alimentation générale, la baisse des prix des denrées annoncée par le Premier ministre Abdoul Mbaye prendra du temps avant son application.

‘’Nous achetons plusieurs cartons d’huile et de sucre pour une longue durée. Même si les prix ont été changée entre temps par le nouveau régime, nous attendrons que le stock soit épuisé pour appliquer les mesures’’, soutient-il également.

‘’Le gouvernement devrait faire un communiqué où il est mentionné que les prix de certaines denrées seront revus à la baisse dans une ou quelques semaines, afin de nous donner le temps d’écouler nos marchandises.’’

APS

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ACCORDS DE PECHE: Pape Diouf annonce leur suspension

Les accords de pêche qui ont pollué les rapports entre les acteurs de la filière et l’ancien régime vont être abrogés dans les prochains jours. C’est qu’a dit le nouveau responsable du département. Pape Diouf a  rendu visite samedi  aux acteurs dans  le cadre de la 13ème édition de la foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (FIARA).

Le ministre de la pêche a révélé que des décisions importantes seront annoncées  dans les prochains jours. Le nouveau ministre  Pape Diouf, qui revient dans le département huit ans après, a expliqué que la question des  accords de pêche a été «cernée après beaucoup d’observations» et que «dans quelques jours des décisions qui vont tranquilliser le secteur seront prises dans l’intérêt  de tout le monde.»

Ces mesures vont certainement dans le sens d’abroger les autorisations accordées à des navires étrangers pour pêcher dans les eaux sénégalaises car le nouveau ministre a affiché sa volonté de mettre un terme au pillage. «Nous ne pouvons plus accepter le pillage», a martelé  Pape Diouf. Le ministre annonce même temps une réorganisation du secteur en «mettant fin au tirage».

Dans le même temps, le ministre de la pêche a souligné la nécessité d’apporter un soutien accru au secteur notamment par «de nouvelles approches» dans l’optique de permettre aux acteurs de la filière de faire face aux difficultés. Selon Pape Diouf, ce secteur doit être soutenu car il représente 32% des exportations du pays et 700.000 emplois fixes et temporaires.
Mais, ajoute le ministre, malgré cela, le secteur connait beaucoup de problèmes comme les autres secteurs de l’économie nationale.

Les femmes transformatrices pourront d’après le ministre, avoir des financements pour faciliter les exportations des produits halieutiques transformés. Le nouveau ministre promet de soutenir les femmes dans la résolution du problème de l’emballage qui constitue un écueil à l’exportation.

Sud Quotidien

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DEFICIT ALIMENTAIRE OU VIVRIERE A MBOUR: Des stratégies de survie comme alternative des paysans

L’installation tardive de l’hivernage écoulé, celle des semences et des intrants, conjuguées à la mauvaise répartition des pluies ont eu comme conséquence un déficit vivrier ou alimentaire criard au niveau du département de Mbour. La situation de manque d’eau a également une incidence sur la qualité des tubercules. La raréfaction des ressources halieutiques et l’état du cheptel plus ou moins famélique ont fini de rendre un monde rural confronté à une vie de soudure prématurée et qui développe des stratégies de survie.

Devant une situation nouvelle, un comportement nouveau s’impose. Les ruraux de Mbour sont entrain de développer toutes les stratégies possibles pour faire face à la situation de déficit vivrier. Certains préconisent même de retourner à des formules utiliser dans le temps pour parait à de telle situation. Ce comportement nouveau s’explique de fait des moments difficiles que traverses ces populations.

Une visite au niveau du magasin de stockage céréalier et semencier a permis de recueillir les avis de personnes autorisées et d’experts du monde rural à la retraite. Sur l’appréciation de l’état des vivres, Doudou Cissé, un opérateur privé, spécialiste dans la gestion des semences et des activités de développement rural et technicien de l’agriculture à la retraite, a diagnostiqué un problème sérieux en vivres. Selon lui, les populations expliquent cet état de fait par les pluies tardives et leur mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace. Les semences non fournies à temps et la mise à disponibilité des engrais trainant ont compromis le cycle des plantes cultivées, occasionnant de mauvaises récoltes. Toutes les variétés de mil (petit mil et gros mil) connaissent des baisses de productions ou de récoltes. Elles n’ont pas  répondu aux attentes des habitants des bassins céréaliers de Mbodiène, de Fissel Mbadanne et du Jegem (communautés rurales de Séssène et de Ndiaganiao). Le maïs très prisé du bétail et consommé vert par les populations a connu un manque prématuré et commence à être un produit de luxe par rapport aux disponibilités infimes des stocks car les greniers sont presque vides.

Le sorgho dont la variété hâtive prompte à se développer dans les situations de manques d’eau a presque disparu. Les légumineuses avec les nombreuses variétés de niébés brillent par leur absence sur les étales. Elles ont fait faux bonds aux paysans. Le niébé fourrager a très tôt disparu avec le manque de foin et l’état de la paille d’arachide. La disparition des variétés hâtives de niébé comme le mouride, le mélakh et le ndiambour a accentué le déficit vivrier. Les tubercules (patates douces et ignames) qui servent d’appoint dans l’alimentation des peuples du monde rural sont de qualité moindre. Cela est lié au manque d’eau criard. Les paysans très affectés par cette réalité évoquée ont défini de développer des alternatives de survie pour parer au déficit céréalier. Doudou Cissé, de rappeler que les solutions qui ont été envisagées lors des sécheresses des années 1970 et qui consistaient à acheter des céréales au niveau des zones excédentaires et à les redistribuer au niveau des foyers de pauvreté sont à reconduire.

Les vergers dans le département de Mbour se présentent comme des sources de revenus atténuant les problèmes liés au déficit vivrier. La récolte et la collecte de mangues et celles des agrumes constituent des exemples. Elles viennent s’ajouter au micro jardinage ou agriculture urbaine et péri urbaine plus connue sous le nom d’agriculture hydroponique (cultures dont les racines sont plongées dans l’eau). A en croire Serigne Saliou Diop dit Chico, ces techniques nouvelles règlent beaucoup de problèmes avec des productions plus ou moins modestes au niveau de ces espaces potagers modernes. Elles pallient au déficit vivrier avec les légumes récoltées et assurant des disponibilités en denrées alimentaires.

La raréfaction des ressources halieutiques est partie pour accentuer le déficit vivrier du monde rural. Les apports en protéines animales s’annulent avec les baisses des captures de sardinelles. Les paysans, faute de ressources et de moyens financiers, accèdent difficilement aux poissons fumés, salés, séchés ou salés fumés ou salés séchés.
Les techniciens à la retraite rencontrés et cités plus haut louent les solutions de survie déployées par les paysans pour face aux menaces de famine. A la fin de l’hivernage, les maigres quantités d’eau retenues au niveau des bassins de rétention de Ngol, Foua et Pointe Sarrène ont permis d’assurer l’abreuvement du bétail pour une très courte période mais aussi de mener des activités de maraîchage. Des fortunes diverses ont été faites au niveau des producteurs qui ont pu faire des récoltes de légumes surtout la tomate, les pommes de terre et les oignons sur le marché local. Des paysans déplorent le manque d’encadrement dans l’exploitation des bassins de rétention. L’un d’eux, celui de Pointe Sarrène, sert aussi à l’aquaculture pour remédier au manque de poissons.

Les techniciens du développement rural à la retraite interrogés ont tiré la sonnette d’alarme. Ils attirent l’attention sur les cultivateurs des foyers péri urbains dans les banlieues de Mbour et Joal-Fadiouth. Ces derniers ont besoin d’aide car vivant très loin de leurs champs mais ayant les mêmes problèmes que leurs homologues du monde rural car confrontés à la dure épreuve de soudure prématurée.

Sud Quotidien

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L’UNACOIS s’engage à acheter la production d’oignon de la vallée

Les producteurs d’oignon ont signé, jeudi à Saint-Louis, un contrat avec l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS) qui s’engage à acheter la totalité de leur production, rapporte la chaine 5 de la Radiodiffusion télévision du Sénégal (RTS, publique), faisant le compte-rendu d’une rencontre tenue dans le département de Podor.

‘’Nous sommes arrivés à ce schéma qui met en face directement les producteurs et les commerçants’’, a dit le directeur de l’Autorité de régulation des marchés (ARM), Mbaye Kébé, soucieux de ‘’réduire les intermédiaires qui contribuaient à majorer le prix sur le marché’’.

Les producteurs d’oignon étaient confrontés à un problème d’écoulement de leur production. Ils trouvent ainsi une solution en contractualisant avec l’UNACOIS, à l’image des producteurs de tomates dont la production est achetée directement par les industriels.

Cette mesure satisfait le président de l’interprofession de la tomate, Mamadou Bâ, dont les camardes étaient confrontés à un problème d’écoulement poussant certains à brader leur production, en raison de 100 francs le kilo.

Le directeur de l’ARM a, en même temps, annoncé la fermeture du marché local pour l’oignon importé en attendant que les producteurs écoulent leurs récoltes évaluées dans la vallée à environ 100.000 tonnes.

Les prix sont fixés à 165 bord champ, 200 pour le commerçant et 250 sur le marché, selon la RTS qui note la présence, à cette rencontre, des responsables de la Société d’aménagement des terres du delta et de la Falémé (SAED) et de l’UNACOIS.

L’interprofession de l’oignon a été créée en décembre dernier.

APS

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GRAPPE «PRODUITS DE MER ET AQUACULTURE» DE LA SCA: Le plan d’action 2012-2015 validé

D’ici les cinq prochaines années, les acteurs de la pêche espèrent faire du Sénégal un grand pays de production de poisson via l’aquaculture. Le Secrétariat permanent de la Stratégie de croissance accélérée (Sca) a réuni les acteurs de la pêche, dans un atelier avant-hier, mercredi 18 avril à Dakar, pour valider les plans d’action de la grappe sur les produits de la mer et de l’aquaculture. Devenu incontournable dans le secteur de la pêche, l’aquaculture compte jouer un rôle majeur sur la balance commerciale du pays à travers des stratégies bien mises en œuvre.

Le Secrétariat permanent de la Stratégie de croissance accélérée (Sca) espère faire du Sénégal un grand pays producteur de poisson par le biais de l’aquaculture d’ici les 3 et 5 prochaines années. Sous formes de séances plénières pour faire le bilan de la mise en œuvre du plan d’actions 2008-2012, les acteurs de la pêche se sont réunis, avant-hier, mercredi 18 avril, dans le cadre d’un atelier pour la validation du nouveau plan d’actions de 2012-2015. « Il y a une bonne articulation entre le secteur de la pêche et l’aquaculture. Nous avons toutes les raisons de fonder un profond espoir que d’ici les 3 et 5 prochaines années de faire du Sénégal un grand producteur de poisson en aquaculture », a souligné Ibrahima Wade, Secrétaire permanent de la Sca qui développait sur l’interdépendance entre la pêche et l’aquaculture avec la conjoncture actuelle de ce secteur.

Sur la même lancée, le Directeur général de l’agence de l’aquaculture, M. Mamina Daffé de renchérir : « aujourd’hui, nous sommes conscients que l’aquaculture pourra apporter sa contribution significative pour le développement économique du pays et même au plan social. Ce secteur crée beaucoup d’emplois, des projets viables, des plans d’affaires que l’on soumet aux producteurs qui sont intéressés ».

Toutefois, le nouvel élan affiché par les acteurs de ce secteur est perçu par une volonté de chacun de jouer sa partition pour le développement de l’aquaculture. « C’est ce qui fait qu’aujourd’hui avec la nouvelle dynamique que nous avons avec la Sca, le stock universitaire sénégalais, avec les services de pêches et le gouvernement, nous sommes surs que le Sénégal va améliorer sa production pour appuyer le développement de ce pays », a poursuivi M. Daffé. Cependant, le Secrétaire général des armateurs et industriels de pêches au Sénégal, M. Dougoutigui Coulibaly a saisi l’opportunité pour revenir sur les problèmes qui ont motivé l’actualisation du plan d’actions 2008-2012 pour sa mise en œuvre en 2012-2015. « Nous avons pu faire certaines chose sur tout ce qui était prévu par rapport aux objectifs que nous avons souhaités. Mettre en œuvre des plans d’actions, demande des ressources financières, hors le pays, depuis deux ans, connait beaucoup de perturbations à plusieurs niveaux. Ce qui fait que les ressources financières indispensables pour la réalisation de ce plan d’actions, n’a pas pu être réalisé », a-t-il souligné.

A cet effet, Dougoutigui Coulibaly Secrétaire général des armateurs et industriels de pêches au Sénégal demande l’Etat de mettre à terme le pillage des chalutiers étrangers. « Depuis trois ans, l’ancien régime a introduit illégalement des navires qui sont entrain de saccager cette ressource. Pour nous permettre de réussir notre plan d’action, il faudrait que les nouvelles autorités puissent très rapidement arrêter immédiatement les navires. La préservation et la conciliation de la ressource est une politique indispensable de manière participative à notre action », a-t-il lancé.

Sud Quotidien

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Accélération de sa croissance en 2011, en dépit de la volatilité de l’économie mondiale (BM)

L’Afrique devra connaître une accélération de sa croissance en 2011, en dépit de la volatilité de l’économie mondiale, tout en demeurant vulnérable, avec des sécheresses dans le Sahel et des subventions du carburant, souligne la Banque mondiale dans un nouveau rapport.

La croissance économique de l’Afrique subsaharienne demeure solide et devrait s’accélérer pour atteindre 4,9 % en 2011, soit légèrement en deçà de sa croissance moyenne de 5 % d’avant la crise, souligne l’institution, dans un note transmise à l’APS, mercredi.

Le nouveau rapport publié dans Africa’s Pulse est une analyse semestrielle des enjeux influençant les perspectives économiques de l’Afrique, explique la même source.

‘’En-dehors de l’Afrique du Sud, qui compte pour plus du tiers du produit intérieur brut (PIB) de la région, la croissance dans le reste de la région a été de 5,9 %, la rendant l’une des régions en développement à la croissance la plus rapide’’, selon ce nouveau rapport de la Banque mondiale sur l’économie africaine.

Plus du tiers des pays de la région ont atteint des taux de croissance d’au moins 6 %, alors que 40 % d’entre eux ont connu une croissance se situant entre 4 % et 6 %, selon les rapporteurs.

Parmi les pays à la croissance rapide en 2011 figurent des pays riches en ressources naturelles comme le Ghana, le Mozambique, le Nigeria et l’Angola, ainsi que d’autres économies comme le Rwanda et l’Éthiopie, qui affichent tous des taux de croissance d’au moins 7 % pour 2011, selon la BM.

‘’Etant donné les turbulences qui ont caractérisé l’économie mondiale ces cinq dernières années, bon nombre de personnes seraient plutôt d’avis que les perspectives pour l’Afrique sont vraiment mauvaises’’, a déclaré dans la même source Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région africaine.

‘’Or, comme le montre ce numéro de Africa’s Pulse, les économies africaines continuent de prouver leur résilience’’, a dit l’ancienne ministre des Ressources minérales du Nigeria.

Selon elle, ‘’la question la plus urgente à l’ordre du jour demeure la poursuite des réformes macroéconomiques en parallèle avec l’accélération des réformes structurelles qui permettront d’avoir une croissance de bonne qualité, ce qui créera des emplois et augmentera les revenus sur le continent’’.

Toutefois, le nouveau rapport publié dans Africa’s Pulse soutient également que ‘’la crise de la dette de la zone euro et les politiques internes plus strictes dans certains grands pays en développement ont fait diminuer les exportations africaines en 2011’’.

Africa’s Pulse relève aussi que la région du Sahel en Afrique occidentale est encore confrontée à une grave insécurité alimentaire à cause des chutes de pluie inférieures à la moyenne, une mauvaise distribution des denrées alimentaires , etc, affectant entre 13 et 15 millions de personnes vulnérables réparties entre le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie.

APS

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AIDE BUDGETAIRE DE PLUS DE 85 MILLIARDS DE LA FRANCE AU SENEGAL: Une épine enlevée du pied du gouvernement d’Abdoul Mbaye

Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé hier, mercredi 18 avril à Paris que sont pays a décidé d’accorder au Sénégal une aide budgétaire de plus de 85 milliards de F Cfa (soit 130 millions d’euros) dont les 32 milliards de F Cfa seront débloqués immédiatement. Une manne qui devrait servir à un peu alléger le besoin financier que le nouveau gouvernement chiffre à 200 milliards de F Cfa pour faire face aux premières attentes des Sénégalais.

La pêche a été bonne pour le président de la République, Macky Sall qui était en visite officielle depuis avant-hier en France. Il a obtenu une aide budgétaire de 85 milliards de F Cfa dont les 32 milliards seront débloqués immédiatement. L’information a été donnée par le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, lors de la conférence de presse conjointe qu’il co-animait hier, mercredi 18 avril à Paris, avec son homologue sénégalais, Macky Sall.

Cet appui constitue ainsi une épine enlevée du pied du gouvernement du Premier ministre, Abdoul Mbaye qui cherche 200 milliards de F Cfa pour régler les urgences. La France, partenaire historique du Sénégal, magnifie ainsi les liens séculaires qui le lient au pays de la Téranga en étant le premier à répondre à l’appel de détresse lancer par l’équipe de Macky Sall.

Lors du Conseil des ministres du jeudi 11 avril dernier, le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Amadou Kane, avait attiré l’attention sur la situation financière « très tendue » de l’Etat, notamment de la trésorerie du mois d’avril où les dépenses seraient de l’ordre de 267,568 milliards de F Cfa contre les recettes budgétaires estimées à 118,073 milliards, soit un déficit de trésorerie de 149,492 milliards de F Cfa.

Sur cette même lancée, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Porte-parole du Gouvernement, Serigne Mbaye Thiam, avait décliné la feuille de route pour la répartition financière des 200 milliards pour le compte du mois d’avril. « Il y a un besoin urgent au niveau de l’Etat de 200 milliards de F Cfa environs qui se déclinent comme suit : 65 milliards pour le dérapage observé sur la compensation tarifaire concernant l’électricité, 30 milliards d’engagement des nouvelles autorités pour la réduction des  prix des denrées de premières nécessités, 3,5 milliards pour des vivres de soudures, parce qu’il y a des parties du territoire où la famine ou la disette s’est installée, 15 milliards pour les semences, 15 milliards pour les engrais, 2 milliards pour les aliments de bétail, 5,6 milliards pour une masse salariale et 33 milliards pour constituer le moins valu des recettes ».

Sud Quotidien

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Compétitivité du riz local : Les acteurs pour une baisse des prix conditionnée

Les acteurs de la filière riz local ont manifesté leur disposition à baisser les prix de leur produit qui se vend à des prix avoisinant ceux du riz importé. Mais, cette réduction se fera selon des conditions relatives aux coûts de production notamment. En conférence de presse, hier, ils ont aussi exposé des problèmes qui limitent la quantité produite et montré comment le riz parfumé naturel peut concurrencer celui importé.

Ils sont prêts pour la baisse des prix du riz local. Les acteurs de la filière riz au Sénégal se disent favorables à cette volonté du gouvernement du Sénégal de baisser les prix des denrées alimentaires, dont le riz, qui est la céréale de base des Sénégalais. Lors d’une conférence de presse, hier, les acteurs de la filière ont présenté les variétés de riz parfumés naturels de la vallée du fleuve Sénégal et des plateaux du sud. Lesquelles peuvent concurrencer le riz parfumé importé.

400 mille tonnes de riz blanc sont produites chaque année chez nous.  Membre de la fédération des femmes productrices du Delta de Saint-Louis du Sénégal, Ouleymatou Diatta soutient qu’elles sont disposées à baisser leurs prix mais à des conditions. Elle ajoute que pour ce faire, il faudra remonter toute la chaîne, de la semence à la vente, en passant par la culture. «Nous sommes des patriotes et savons que si nous discutons avec l’Etat nous arriverons à un accord pour la baisse du riz que nous produisons», a expliqué la dame.

Selon le chargé de la compétitivité au niveau du Projet de croissance économique (Pce) de l’Usaid, si on s’en tient aux prix seulement, il sera difficile de parler de compétitivité par rapport au riz parfumé importé. Mais, au-delà du prix, il y a la question de la qualité, précise Souleymane Wade. Qui reconnaît qu’il y a des efforts à faire par les pouvoirs publics pour diminuer les coûts de production.

Concernant toujours ce volet relatif aux prix de revient, la productrice du Delta a exposé des problèmes de semences même si l’institut Sénégalais pour la recherche agricole (Isra) fait des efforts dans ce sens. Elle précise que les prix du sac de riz aromatique qui se vend à 23 mille francs Cfa s’explique par le fait que la saison précédente était ponctuée par un manque d’urée. Et d’après Ouleymatou Diatta, s’il n’y a pas de calamité cette année, le prix baissera considérablement.

Le manque de semence aussi a été avancé, par les producteurs des plateaux de la Casamance, comme difficulté. Le directeur du Pce, Andrew Keck, a toutefois annoncé qu’une campagne de financement accélérée va être mise sur pied pour permettre aux producteurs de mieux se préparer aux saisons et d’acquérir le plus vite possible les semences.

En 2011, 170 tonnes de semences Nerica ont été produites par 4 mille producteurs. Digeste, nutritionnel et facile à cuisiner, selon les acteurs, le riz aromatique naturel qui est déjà disponible pour la consommation urbaine offre trois variétés (Sahel 177, Sahel 328, Sahel 329). Sa commercialisation vise à réduire les importations tout en satisfaisant la demande des consommateurs.

L’Usaid à travers son projet de croissance économique sponsorise à l’occasion de la 13e Fiara des partenaires cibles dans les chaînes de valeur riz irrigué et riz pluvial. Ceci contribue à renforcer la visibilité des acteurs de riz sénégalais et assurer la promotion des variétés de riz aromatique de la vallée du fleuve Sénégal et du riz Nerica des plateaux du sud. Ce dernier type de riz est une variété qui a un rendement potentiel de  4,5 tonnes/hectare et une bonne résistance aux insectes.

Walfadjri

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EL HADJI ALIOUNE DIOUF DIRECTEUR DU COMMERCE INTERIEUR : « Les prix des denrées de première nécessité vont baisser et les contrôles seront renforcés »

“La création d’un super ministère, réunissant, sous une même autorité, le commerce, l’industrie et l’artisanat, va révolutionner l’ensemble des schémas de commercialisation des produits et services, améliorant ainsi, le pouvoir d’achat des consommateurs et la compétitivité de notre économie. Aussi, cette nouvelle politique, instaurant de nouveaux rapports entre le commerce et l’industrie, permettra-t-elle d’avoir une vision globale du système, en vue d’y apporter des solutions globales », affirme El Hadj Alioune Diouf. Se prononçant sur les prochaines baisses des prix des denrées de premières nécessités, le responsable du commerce intérieur de souligner : « en baissant les prix, selon un calendrier défini et des efforts républicains consentis par les deux secteurs, public comme privé, le président Macky Sall répond, une fois de plus, à la volonté populaire qui est, de loin, plus légitime que celle politique. Cette baisse des prix des denrées de premières nécessités sera sécurisée par le renforcement, à tout point de vue administratif, logistique et humain du système responsable du contrôle des prix et qualité des différents produits de grande consommation, mettant fin à la libéralisation des prix de produits subventionnés » . Abordant son statut d’homme politique, M. Diouf précise : « pour des raisons objectives, j’ai soutenu la mouvance du président sortant, parce que de 2000 à 2009, je suis resté sans poste ni affectation. Avec l’avènement de M. Amadou Niang comme ministre du commerce, j’ai été nommé à mon poste actuel donc, en retour, je ne pouvais que soutenir mon promoteur qui, au delà de toute autre considération, avait porté son choix sur ma personne, du fait de mon curriculum vitae : commissaire aux enquêtes économiques (issu de la première promotion de 1980) et professeur en commerce international à l’Université.

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DEFICIT ALIMENTAIRE DANS LE PAYS: Les greniers déjà vides au Fouladou

Le déficit alimentaire se précise dans le pays. La Croix-Rouge sénégalaise confie que le déficit céréalier s’accentue dans les pays du Sahel et touche la grande majorité des régions du Sénégal qui doit faire face aux conséquences du mauvais hivernage 2011. A son avis, cette situation installe la crise alimentaire qui touche entre autres, les régions de Saint-Louis, Matam, Louga, Diourbel, Kaffrine, Sédhiou et Kédougou. L’accès aux trois repas quotidiens demeure un casse-tête dans le monde rural où la période de soudure est de plus en plus pressante. Sud Quotidien fait l’Etat des lieux par un tour d’horizon qui débute à Diourbel, le Fouladou et Sédhiou. Le temps est compté pour l’Etat qui est dans l’obligation d’intervenir rapidement avec son besoin urgent chiffré à 3,5 milliards de F Cfa pour des vivres de soudures, 15 milliards pour des semences, 15 milliards pour l’engrais et deux milliards pour de l’aliment de bétail.

Manger devient de plus en plus difficile pour certaines familles au Fouladou. De la ville au village, les conséquences de la mauvaise campagne agricole sont déjà perceptibles. Les greniers sont devenus vide et survivre relève de plus en plus d’exploit des responsables de famille.

La pudeur entoure toute information sur le déficit alimentaire déjà perceptible au Fouladou. Du Pakao au Sofagnama en passant par le Kamako, le Diéga ou Bissabor, les chefs de familles sont fortement préoccupés par le déficit alimentaire. Pour l’essentiel les habitants de la région puisent leur alimentation dans la production agricole. Pour cette dernière campagne agricole les récoltes ont été jugées très mauvaises. Une situation dont la cause est naturelle avec l’insuffisance des pluies et leur mauvaise répartition spatio-temporelle.

Les problèmes restent perceptibles sur le terrain malgré la difficulté d’obtenir des statistiques agricoles aidant à mesurer les dégâts. En effet, les greniers ne sont pas garnis. Les différends responsables de famille  interrogés, comme Idrissa Baldé de Saré Goundo, l’expliquent : « la production de mil souna qui constitue l’essentiel de la nourriture va se terminer avant fin mai. Nous n’avons pas pu avoir du riz ni du maïs à cause de la pluie. Beaucoup de familles du village n’ont plus de mil. Les chefs de familles survivent en achetant, au quotidien, le riz au détail ». Chose difficile, ajoute t-il, « car nous n’avons aucune sources de revenu. Il y a des familles qui sont obligées de se limiter à un seul repas par jour. Nous n’avons pas encore la famine mais si rien n’est fait nous allons vers ça. Il n’y a pas de doute possible. »

Le prix des céréales est déjà estimé très cher par les femmes du Fouladou. Le kilogramme des variétés de mil sunnas est à 200 F Cfa à Kolda commune ,180 F Cfa à Bayoungou qui est l’un des louma spécialisé en céréale dans le département de Médina Yéro Foulah. Le prix du maïs est encore plus élevé car il oscille entre 205 à 240 F Cfa. La récolte du riz est pratiquement nul pour cette dernière campagne condamnée par de longue pause pluviométrique. La seule possibilité pour se ravitailler en riz, les magasins ou le kilogramme se négocie entre 325 à 500 F Cfa, selon la qualité du riz et la zone géographique.

Ismaëla fait parti des pères de famille qui sont obligés de jongler chaque jour pour survivre. « C’est la vie du pigeon que nous menons actuellement en recherchant la pitance au jour le jour pour tenir ». A l’en croire, « il m’arrive parfois de trouver deux kg pour assurer un repas mais certains jours je reviens bredouille à la maison où m’attendent habituellement mes trois enfants, mon épouses et mes neveux. Mais avec cette période des mangues, si nous n’avons pas trouvé de repas, nous nous contentons de manger ce fruit pour pouvoir tenir », a expliqué ce vieux ouvrier habitant Sinthiang Gadapara.

Ils sont nombreux ces pères de famille des centres urbains de Kolda ou autre commune rurale  à se débrouiller au quotidien pour faire bouillir la marmite. Ce qui, d’ailleurs, leur plonge dans cette masse de compatriote qui n’ont pas la chance de choisir le menu à la maison. Ce qu’actuellement, au Fouladou, manger au quotidien est en passe de devenir une prouesse.

Sud Quotidien

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