Archive | Economie

Baisse des prix des denrées : mise en garde contre des subventions tous azimuts

Des économistes ont invité mercredi le régime du président Macky Sall à éviter de se lancer dans une politique de ’’subventions tous azimuts’’ des denrées de première nécessité, expliquant qu’une telle démarche ne serait pas efficace dans une perspective d’augmentation du pouvoir d’achat des Sénégalais.

En subventionnant tous azimuts, l’Etat va renoncer à des ressources extrêmement importantes et les expériences du passé montrent que ceux qui en profitent sont les populations urbaines au détriment des populations rurales, a expliqué l’économiste Ahmadou Aly Mbaye.

Il s’exprimait en marge du lancement de la première édition des ‘’mercredis de l’ENA’’, organisée sur le thème : ’’Le pouvoir d’achat au Sénégal aujourd’hui : enjeux et problématique de la baisse des prix des denrées de première nécessité’’.

Pour M. Mbaye, il ne faut pas que l’Etat regarde seulement du côté du panier des urbains et néglige celui des populations rurales.

De la même façon, il ne doit pas non plus perdre des ressources dans des subventions qui, selon lui, vont stabiliser la consommation à court terme et mettre en péril la production.

Le populisme, a-t-il souligné, ne peut pas payer dans le long terme. Selon lui, on calme les gens dans le court terme, mais au bout de trois ou quatre ans, les gens vont voir que la réalité des prix est là.

Aussi, pour faire face à cette situations, le nouveau régime doit-il mener dans les premiers années de son mandat des ‘’réformes douloureuses’’ de telle sorte que les gens verront les avantages et se calmeront, a suggéré l’économiste, par ailleurs doyen de la FASEG.

Ces réformes devront, a-t-il précisé, consister à revenir à une administration partielle des prix, à agréer des opérateurs et à faire en sorte qu’on ait des informations fiables pour pouvoir réguler comme il se doit sans léser les producteurs et les consommateurs.

‘’Le populisme, selon lui, est dangereux en matière de gestion économique.’’

Ayant pris part au panel, El Hadji Ibrahima Sall, économiste et ancien ministre délégué du Plan, indique pour sa part que la subvention des denrées de première nécessité ’’est une solution à court terme’’, qui crée des distorsions dans l’économie mais également n’est pas une option durable.

’’Il faut travailler donc sur les structures de productions’’, a-t-il suggéré, précisant que cela veut dire que la réponse qu’il faut donner aux problèmes de la baisse du coût de la vie est d’abord de miser sur les structures de production.

‘’Il y a un travail à faire sur le revenu, sur la demande et revoir les circuits intermédiaires où il y a des ponctions sur les salaires des Sénégalais’’, a-t-il ajouté, avant de rappeler que tout cela dépend de plusieurs paramètres.

‘’Cela demande une statistique qui nous permet de suivre le pouvoir d’achat, leurs catégories, de prendre en charge la consommation marchande et non marchande’’, a-t-il encore préconisé.

’’En résumé, dit-il, il faut donc un outil d’analyse de prise de décision ,qui soit rationnel dans le long terme et qui ne crée pas de distorsion de l’économie’’.

APS

Posted in Economie0 Comments

Youssou Ndour annonce la rupture pour développer le tourisme

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, a souligné sa volonté d’opérer une rupture dans la gestion du tourisme pour permettre au secteur de ‘’jouer véritablement son rôle de levier du développement économique’’.

M. Ndour rencontrait mercredi à Dakar les membres de la Fédération des organisations professionnelles de l’industrie du tourisme au Sénégal (FOPITS).

‘’Notre option, c’est la rupture et nous allons privilégier la concertation avant toute action’’, a dit le ministre au terme de la rencontre. Il a précisé que cela ne veut pas dire que le ministère n’a pas de programme, mais ‘’pour ne pas se tromper de chemin ou prendre de raccourci, la concertation est recommandée au plus haut niveau’’.

Le ministre souligne que ‘’le pacte d’encouragement’’ avec l’ensemble des acteurs du secteur le conforte dans sa ‘’vision de travailler avec les professionnels du secteur pour relever les défis auxquels le tourisme est aujourd’hui confronté’’.

‘’C’est une séance de travail très intéressante. Toutes les doléances soulevées par les acteurs touristiques ayant trait surtout aux nombreuses taxes seront examinées rapidement pour que des réponses puissent être apportées’’, a-t-il ajouté.

Youssou Ndour a ainsi fait part de ‘’toute la disponibilité’’ du Gouvernement et en particulier de son département à accompagner les acteurs du tourisme. C’est pourquoi il a pris l’engagement de travailler en concertation permanente avec les acteurs du secteur puisque ‘’le partenariat secteur privé-Etat est le seul capable de mener la destination Sénégal à bon port’’.

Pour le président du FOPITS, Mamadou Racine Sy, le ministre a compris ‘’le formidable engouement et l’espoir qu’il suscite vis-à-vis des acteurs du Tourisme’’.

Les professionnels du tourisme ont été rassurés sur la volonté de leur tutelle de s’approprier les préoccupations du secteur, mais aussi de les faire partager par l’ensemble du Gouvernement, a ajouté M. Sy.

Venus de toutes les régions du Sénégal, les membres de la Fédération qui se sont exprimés lors de cette séance de prise de contact se sont félicités du choix fait sur sa personne comme ministre du Tourisme et restent convaincus qu’ils réussiront ensemble à relever les défis du secteur à travers la concertation.

Le président de la Fédération a remis un mémorandum au ministre à la fin de la réunion de prise contact, avec comme points le problème des taxes aéroportuaires, l’identification des auberges clandestins, l’assainissement du secteur de la formation, l’’’encombrement humain’’ dans certains lieux touristiques et la promotion de la destination Sénégal, entre autres.

APS

Posted in Economie0 Comments

Difficultés de trésorerie: Le Cosec réclame ses 85 % au Plan Takkal

Afin de remplir correctement son travail qui est d’améliorer les conditions du transport maritime et d’assister les chargeurs, le Cosec ou Conseil des Chargeurs ne fait plus dans la dentelle. Ni plus, ni moins, il réclame les 85 % de ses moyens affectés au Plan Takkal par un décret de l’ex-Président Wade, dont la fin de règne a flirté avec beaucoup d’incongruités financières.

Comment, en effet, une institution amputée de 85 % de ses moyens, peut-elle continuer à vivre, payer des salaires ? Comment surtout accepter que cette ponction sur le budget dure jusqu’en 2014, alors que le Cosec peine, chaque mois, à payer les salaires de ses employés ?

Ces questionnements ont été soulevés, hier, à l’occasion de la passation de services entre Ameth Braya, le PCA sortant, et son remplaçant, Babacar Ndiaye. L’occasion a également permis à la nouvelle équipe en place, avec Abdoulaye Diop, le nouveau directeur général du Cosec en tête, et des représentants du secteur privé, de faire le point sur les questions de l’heure, avant de dégager des perspectives d’avenir.

S’agissant ainsi du débat sur la subvention du Cosec aux organisations privées, assimilée à la dilapidation de ressources, le nouveau PCA fera savoir qu’elle s’inscrit dans l’aide que le Conseil accorde, pour leur permettre d’assurer le fonctionnement de leurs institutions, surtout dans les domaines des manifestations commerciales, telles les foires et les expositions, les salons et les forums. C’est un appui qui entre dans le cadre normal des missions et des textes réglementaires du Conseil.

Considérant, par ailleurs, le débat posé par l’entrée des femmes opératrices économiques au conseil d’administration du Cosec, les explications montreront qu’il y a des amalgames. En effet, ce sont des textes qui régissent les règles d’entrée à l’Assemblée Générale et au Conseil d’Administration composé de neuf membres du privé et trois représentants de l’Etat.

Par conséquent, les femmes membres des organisations d’importatrices du Sénégal qui avaient, récemment, réclamé leur place au sein du Conseil d’administration (CA) du Conseil sénégalais des chargeurs, en interpellant les nouvelles autorités sur l’injustice dont elles se considéraient victimes, gagneraient à s’approprier les textes en vigueur. A moins de demander une modification desdits textes, puisqu’elles sont déjà représentées par leurs propres organisations, membres du Cosec.

Rewmi

Posted in Economie0 Comments

ANNULATION DES AUTORISATIONS DE PECHE: Gage de pêche durable et de régénération des ressources

Le Réseau sur les Politiques de Pêche en Afrique de l’Ouest (REPAO)  a salué hier, lundi 7 mai, la décision gouvernementale d’annuler 29 autorisations de pêche hauturière. Ledit réseau invite en outre les autorités sénégalaises à cheminer dans une dynamique d’élaboration et d’exécution d’une politique de pêche cohérente et durable.

Le gouvernement du Sénégal est invité à s’inscrire dans une politique de développement de la pêche, associant une perspective de durabilité et de gestion participative suivant la note du Repao(Réseau sur les Politiques de Pêche en Afrique de l’Ouest). La démarche reste pour eux, un mobile de régénération des ressources halieutiques essentielles aux communautés de pêche et gage d’un approvisionnement correct des ménages sénégalais.

“La recherche du profit immédiat et maximal sans aucune précaution de durabilité” tel est le propos noté à travers le communiqué du Repao, dénonçant les « affairistes » qui, selon eux, ont « pillé » le patrimoine halieutique dans une recherche effrénée du gain facile et mettant en péril les ressources. Le constat fait reste révélateur d’une mauvaise gouvernance du secteur causant la baisse  des stocks halieutiques, objet  d’une surexploitation. Les pêcheurs artisanaux ainsi que les industriels sont épinglés dans les activités de surpêche. La pratique dénoncée est très vieille. Elle entre, selon le Repao, dans le cadre de politiques définies depuis le début des années 1960 et basée sur une approche productiviste. La croissance exponentielle  du parc piroguier dans le sous secteur de la pêche artisanale et la flottille industrielle nationale totalisant de plus en plus d’unités en plus de celle étrangère, sont citées parmi les facteurs de dégradation des ressources halieutiques. ‘’…

Les retombées économiques et sociales ne sont pas réelles en termes de retour sur investissement, de recettes fiscales, d’emplois créés », s’indignent les acteurs du Repao. L’état des stocks halieutiques n’est pas visible, faute de maîtrise des données pouvant éclairer sur les niveaux de capture à autoriser sur la base de quotas à affecter au niveau de toutes les pêcheries. La proposition est vue comme une démarche visant une gestion durable et efficiente des ressources halieutiques.

Le Repao a appelé à une gouvernance et une gestion participative associant tous les acteurs de la pêche, dans le but d’asseoir une politique cohérente et durable dans l’exploitation des ressources halieutiques.

La concertation et le dialogue politique sont, à en croire les membres du Repao, la voie indiquée vers la mise en œuvre de réformes fondamentales à la revitalisation du secteur de la pêche. « La mise en place d’une politique de pêche cohérente, durable génératrice d’emplois et de revenus pour les acteurs tout en assurant un approvisionnement correct des ménages sénégalais à des prix raisonnables », reste pour les acteurs, une des attentes de la démarche envisagée.

Sud Quotidien

Posted in Economie0 Comments

Cheikh Tidiane MBAYE, directeur général de la SONATEL : « Les tarifs pour la diaspora et pour les consommateurs locaux vont baisser »oleil

« C’est un long combat qui date de presque deux ans avec des rebondissements nombreux. Le président Macky Sall avait pris des engagements de supprimer la surtaxe (sur les appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal). Pour moi, c’est un grand jour. Je trouve admirable que, à peine un mois après sa prise de fonction, qu’il ait procédé à l’abrogation de ce décret qui, comme le ministre l’a rappelé, a causé beaucoup de tort non seulement aux opérateurs, à l’Etat mais aux consommateurs surtout. Nous savons que la situation financière de l’Etat n’est peut-être pas la meilleure aujourd’hui, c’est normal que les opérateurs contribuent à son amélioration. Nous l’avons toujours dit, nous ne sommes pas opposés à cela, nous sommes des sociétés citoyennes et il est admirable de constater que l’ensemble des trois opérateurs s’inscrivent dans cette voie. L’accord est un engagement conformément à celui du candidat aujourd’hui président de la République. Les conséquences seront notamment une baisse des tarifs non seulement pour nos compatriotes de la diaspora mais aussi pour les consommateurs locaux.  L’application du décret a créé des manques à gagner estimés à 25 milliards de francs Cfa par an. Nous nous étions trompés, cette estimation date de 2011. Aujourd’hui, quand nous regardons les conséquences de ce décret sur les recettes du trafic, nous nous rendons compte qu’elles sont encore beaucoup plus importantes. Ce n’est même pas 25 milliards comme nous l’estimions mais plutôt autour de 35 milliards de francs Cfa qui étaient perdus pour l’économie du pays. Il y a eu perte pour les opérateurs et pour l’économie.»

El Hadji Malick THIAM, directeur de marketing d’EXPRESSO SENEGAL : « Ce fut une bataille très longue »

«Aujourd’hui, c’est un succès que nous avons pu réaliser avec le gouvernement et les opérateurs des télécoms du Sénégal. Ce fut une bataille très longue mais nous sommes arrivés à un consensus. C’est bien pour le Sénégal et pour les Sénégalais de la Diaspora et pour l’économie sénégalaise. Nous ne pouvons pas parler de manque à gagner, ce sont des coûts qui sont répercutés aux gens qui appellent au Sénégal, notamment les Sénégalais de l’extérieur qui sentaient beaucoup plus cette taxe. Concernant le Sénégal, cela a créé une petite conséquence dans la fraude, nous n’arrivions plus à contrôler les appels frauduleux ».

Le Soleil

Posted in Economie0 Comments

Montage de Sénégal Airlines : La grande arnaque !

“Le montage de Sénégal Airlines, par l’ancien régime a, de tout temps, été douteux. De même que sa gestion nébuleuse”, révèle un expert en aéronautique. Selon ce haut technicien, la création de la compagnie, avec un capital estimé à 18 milliards de F Cfa, est loin de la réalité. Car, de ce montant, il faut enlever les droits de trafic qui s’élèvent à environ 4 milliards, parce que « certains actionnaires qui devaient débloquer, chacun, un montant qui lui était fixé, n’ont absolument pas honoré leur engagement».

De ce fait, la compagnie ne s’est retrouvée qu’avec les 15 % de l’Etat. Au total, elle a démarré son exploitation avec 4,5 milliards. La société, ayant évolué avec un taux de remplissage de 15 à 20 % (ce qui est d’ailleurs normal), s’est vite retrouvée avec des pertes sèches qui, aujourd’hui, s’élèvent à 16 milliards, en une année de fonctionnement.

Ce qui fait dire à l’expert : « on aurait dû vite arrêter les frais, puisque les textes de l’OHADA stipulent qu’une société qui perd 50 % de son capital doit déclarer faillite. Que dire alors de Sénégal Airlines qui a perdu plus de 85 % de son capital initial ? ».

Mais toujours, selon le technicien, on peut s’en sortir. D’abord, la société doit déclarer faillite, pour laisser la place, le plus rapidement possible, à une société de transport fiable, avec toutes nos infrastructures dont un aéroport international qui refuse du monde. Ensuite, il y a lieu de redimensionner le programme de Sénégal Airlines et injecter de l’argent pour partir sur de nouvelles bases.

Dans ce cas précis, il laisse entendre qu’il faut au minimum 25 milliards de F Cfa pour payer les dettes et un autre montant supérieur , pour une bonne exploitation. Il ne faut surtout pas que les nouvelles autorités mettent beaucoup de sous pour reprendre la société, sans pour autant étudier ces deux recommandations, les mêmes causes créant les mêmes effets.

Enfin, il attire l’attention sur le fait que si la flotte africaine est envahie par de grandes Compagnies Askay ou Air Cote d’Ivoire, c’est que ces dernières, dès le départ, ont installé des capitaux à hauteurs respectives de 60 et de 50 milliards de frs CFA.

Pour autant, il invite l’Etat à se rapprocher du groupe Célester qui ne cesse d’injecter des centaines de milliards dans des compagnies Africaines en difficulté.

Rewmi

Posted in Economie0 Comments

Renforcement des échanges : Londres et Dakar signent un protocole d’accord

Les ministres sénégalais du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Mata Sy Diallo, et britannique chargé des Relations avec l’Afrique, Henry Bellingham, ont paraphé lundi à Dakar un protocole d’accord destiné à renforcer les investissements et à élargir les échanges commerciaux entre les deux pays.

La cérémonie de signature s’est déroulée dans le hall de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD), en présence du président de l’institution consulaire, Mamadou Lamine Niang, de l’ambassadeur britannique John Marshall, ainsi qu’une forte délégation d’ opérateurs économiques des deux pays.

D’un volume global estimé en moyenne à 60 milliards de FCFA sur la période de 2006 à 2010, les importations sénégalaises de Grande- Bretagne tournent autour de 55 milliards de FCFA sur le niveau des échanges commerciaux et pour 4 milliards de FCFA par an pour les exportations.

‘’De ce constat, force est de constater, que malgré le dynamisme de nos hommes d’affaires, nos exportations vers le marché du Royaume-Uni restent encore timides’’, a souligné Mata Sy Diallo qui déplore à cet effet la ‘’faiblesse’’ et la nature peu ‘’diversifiée’’ de l’offre sénégalaise.

La ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat a indiqué que le Sénégal exporte vers le Royaume-Uni, essentiellement, des produits de la mer, du phosphate, des arachides et du ciment.

Cette rencontre, a-t-elle noté, vient à point nommé d’autant qu’elle va permettre de renforcer les relations commerciales entre le Sénégal et la Grande-Bretagne dans plusieurs domaines.

Les domaines ciblés par la mission d’homme d’affaires britanniques, en plus des ceux déjà existants sont l’agriculture, les mines, l’automobile, l’énergie, les banques et les institutions financières, la négoce, les transports, les BTP, les télécoms, l’éducation, la construction et les grands travaux, lit-on sur un document remis aux participants.

Prenant la parole le ministre britannique chargé des Relations avec l’Afrique, Henry Bellingham, a souligné que les deux pays ont ‘’beaucoup à partager’’ pour développer leur environnement des affaires.

M. Bellingham a expliqué que si son pays est à Dakar c’est qu’il est confronté à un défi national à savoir réorienter son économie vers les échanges commerciaux.

‘’Une efficacité renforcée de ceci signifie tourner son regard vers les régions en pleine croissance telles que les pays en Afrique subsaharienne dont le Sénégal’’, a-t-il ajouté.

Aps

Posted in Economie0 Comments

SOMMET DE RIO 20-CHEIKH TIDIANE DIEYE, CHEF DE PROGRAMME A ENDA SYSPRO: “L’Afrique refuse d’être consommatrice passive”

En perspective du sommet de Rio prévu du 16 au 20 juin prochain, l’Afrique se met au brain storming pour apporter une contribution positive au nouveau paradigme du développement durable. Vingt ans après le sommet de 1992, le concept de développement durable est entrain de glisser vers la notion « d’économie verte » et la société civile africaine se mobilise pour une analyse critique de ce nouveau concept  et compte faire prévaloir ses acquis en matière de développement durable. C’est dans ce cadre qu’Enda Syspro a organisé un séminaire sur le thème de l’économie verte. Dans cet entretien, Cheikh Tidiane Dièye, chef de programmes à Enda-Syspro, décline les attentes du continent  à  Rio.

RIO plus 20, qu’attend l’Afrique de ce sommet ?

Rio plus 20 va reposer la problématique du développement durable, vint ans après le premier sommet de 1992. Pendant ces deux dernières décennies, la communauté internationale après avoir fait le choix de sortir du paradigme ancien de développement qui n’avait pas produit des effets positifs en particulier sur l’environnement, on avait décidé de se lancer dans un développement durable, c’est à dire plus respectueux des préoccupations environnementales, plus juste et plus équitable socialement mais qui, économiquement, permet aux communautés mondiales de pouvoir  vivre qualitativement. Aujourd’hui c’est une étape de bilan, parce qu’après avoir mis en œuvre ces principes pendant 20ans, il est bon que la communauté internationale se retrouve encore pour faire le bilan. Et c’est ce que nous essayons de faire ici à Dakar, aussi en Afrique avec des partenaires sur le continent. C’est pourquoi l’Afrique dans son ensemble, les acteurs de la société civile comme les acteurs officiels, vont à Rio avec des contributions et des propositions positives. Mais aussi pour partager les expériences qui ont réussi ici pendant ces vingt dernières années et de profiter de ce qui a été réalisé dans d’autres parties du monde.

Quelle est la spécificité de ce sommet ?

La particularité de ce sommet, c’est qu’il  ouvre une nouvelle problématique qui est celle de l’économie verte. Cela pose déjà un problème de sémantique, que certains disent idéologique. Doit –on  sortir du développement durable et parler d’économie verte ou doit –on rester dans le développement durable et considérer que l’économie verte n’en est qu’un aspect ? Si on reste dans le schéma du second terme, pourquoi doit- on faire le focus sur l’économie et oublier les aspects sociaux verts et problèmes environnementaux. On a l’impression que c’est l’économique qui a été érigé en priorité, d’où la critique faite au concept par beaucoup d’organisations de la société civile. On dit qu’une économie n’a pas besoin de couleur et pire, les règles qui la structurent et qui gouvernent les échangent entre les acteurs restent favorables au plus fort. Si une économie verte, qui est définie comme une économie produisant faiblement du carbone et qui donne plus d’équité et de justice, reste toujours fondée sur les règles du commerce international telles qu’elles fonctionnent, je ne vois pas ce que cela peut changer.

En attendant quelles sont les urgences ?

C’est de questionner ce concept et de ne pas l’accepter à priori sans le critiquer. La deuxième chose c’est de faire un bilan pour voir si les engagements pris en 1992, notamment en matière de coopération au développement ( en matière d’aide en direction des pays pauvres pour leur permettre de gagner davantage dans le développement durable ), ont été tenus. Et à ce niveau, des études montrent que ce n’est pas vraiment le cas. Il faut inviter la communauté internationale à accepter les modèles de réussite en Afrique qu’il convient d’utiliser comme modèle de départ et investir là-dessus pour les aider à avancer. Il ne s’agira pas d’élaborer des concepts au nord pour venir les imposer ici, mais partir de la base pour voir quels sont les modèles qui ont réussi dans nos communautés.

Mais ce continent qui pèse peu sur le commerce international peut-il  influer sur les décisions ?

Oui absolument, nous avons la certitude que l’Afrique peut peser sur les décisions mondiales et que le monde d’il y a 15 ou 20 ans a considérablement changé. L’Afrique unie parlant d’une même voix et consciente de ses contraintes et de ses atouts, peut bien faire valoir ses préoccupations. Dans d’autres espaces de négociations au niveau mondial, le continent a fait d’énormes progrès. Ce sont ces expériences capitalisées ailleurs que nous voulons utiliser. Nous avons aujourd’hui des preuves que, le plaidoyer que les organisations de la société civile africaine mènent au niveau des instances internationales a permis de changer des  façons de faire. Quelques règles, quelques structures ont commencé à bouger, les demandes de réformes de la gouvernance internationale ont reçu un écho de la part de beaucoup d’autres acteurs. Il y a une sorte de mutualisation des expertises dans  tous les segments de la société, aujourd’hui sur le continent. Aujourd’hui, on est conscient que seule la mise en commun de ce que nous avons, nous permettra de peser sur  les décisions. Et c’est ce que nous avons réussi à faire depuis quelques temps et nous allons reconduire l’expérience à Rio, en espérant  que la voix de l’Afrique sera comprise et prise en compte….

Sud Quotidien

Posted in Economie0 Comments

La surtaxe sur les appels entrants effectivement abrogée à partir du 15 mai

Le gouvernement a décidé de l’abrogation du décret présidentiel relatif à la surtaxe sur les appels internationaux entrants au Sénégal, en accord avec les acteurs du secteur, a annoncé, samedi à Dakar, le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane.

La décision d’abroger ce décret datant d’août 2011 doit prendre effet à partir du 15 mai, a précisé M. Kane, dans une déclaration rendue publique le même jour, en présence notamment de son collègue Abou Lô (Communication, Télécommunications et TIC).

Etaient également présents, le Secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye, le conseiller spécial du président de la République en charge des TIC, Abdoul Aziz Mbaye, les responsables des différents opérateurs : Sonatel, Sentel, Expresso et de leurs collaborateurs.

‘’Nous sommes heureux d’être arrivés à un accord entre l’Etat du Sénégal et les opérateurs de télécommunications après de longues discussions souvent difficiles mais toujours responsables’’, a déclaré le ministre de l’Economie et des Finances.

‘’En effet, nos populations dans tous leurs segments, se sont senties interpellées’’ par cette décision née d’un décret présidentiel datant d’août 2011, sous le magistère de l’ancien président Abdoulaye Wade, a-t-il signalé. Selon lui, il se trouve par ailleurs que cette décision a eu ‘’des effets pervers’’ sur l’économie du pays.

Si l’engagement des nouvelles autorités d’annuler cette décision ‘’ne faisait pas de doute’’, eu égard notamment aux engagements pris par le président Macky Sall lors de la dernière campagne électorale, il reste qu’il fallait prendre en compte les intérêts de l’Etat dont une partie des recettes pour la loi de finances 2012 dépendait de ce décret, a-t-il fait valoir.

Partant, il a salué ‘’l’attitude responsable des opérateurs’’ de téléphonie. ‘’En effet, au-delà de l’opportunité de la suppression de cette surtaxe sur les appels entrants, ces opérateurs ont compris la nécessité de ne pas précariser davantage l’état actuel déjà très difficile de nos finances publiques’’, a relevé Amadou Kane.

S’agissant de la compétitivité du secteur, M. Kane a dit que l’Etat a ‘’confirmé toute sa disponibilité à explorer avec les opérateurs toutes les possibilités et modalités pratiques’’ de contrôle des communications et de lutte contre la fraude.

APS

Posted in Economie0 Comments

Application de la baisse des prix Encore des résistances !

Certains commerçants et consommateurs déclarent acheter l’huile, le sucre et le riz moins cher qu’avant l’annonce de la baisse sur les prix de ces denrées par le gouvernement. Des témoignages des autres, on retient que les prix arrêtés par le gouvernement ne sont pas encore entrés en vigueur.

Le Premier ministre Abdoul Mbaye a annoncé, le 20 avril, une baisse sur les prix du riz, du sucre et de l’huile. Le kilo de riz ordinaire est arrêté à 280 francs contre 325, tandis que le kilo du riz parfumé est à 435 francs contre 475. Concernant le sucre, le kilo sera vendu à 580 francs contre 690, alors que le litre d’huile est arrêté à 960 francs contre 1.200 francs.

Rassoul Fall, un grossiste du marché Tilène, dans le quartier de La Médina, pense que la baisse des prix de l’huile, du sucre et du riz est effective, puisque les services de contrôle du commerce sont descendus sur le marché pour vérifier les tarifs appliqués. «Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, les fournisseurs ne respectent pas les directives du ministère du Commerce ».

« La baisse n’est pas encore effective [chez mon fournisseur], qui vend les 20 litres d’huile à 13.775 francs CFA, alors que nous le revendons à 13.800 francs », a expliqué M. Fall, soutenant que « l’accord entre l’Etat et les fournisseurs n’est pas clair ».
Le fût de 20 litres d’huile se raréfie sur le marché, a-t-il annoncé, déclarant tenir l’information d’un producteur d’huile sénégalais.
« Il y avait un travail à faire en amont, avant la diminution des prix, pour permettre aux commerçants d’écouler les stocks déjà achetés, qui leur sont vendus à des prix plus élevés » que ceux arrêtés par le gouvernement, a-t-il signalé.
Il a cité, nommément, un producteur sénégalais de sucre comme étant l’obstacle à l’application du nouveau prix fixé par le gouvernement pour cette denrée.

L’entreprise en question « vendait le sucre à près de 25.000 francs CFA, le sac. Maintenant, c’est à 27.500 francs qu’elle nous le vend », a-t-il signalé.
Seynabou Mboup, une commerçante, est d’avis qu’ «il est plus raisonnable d’attendre que les stocks déjà achetés par les commerçants soient épuisés, pour arrêter de nouveaux prix ».
Mme Mboup déclare qu’à sa connaissance, le prix du sucre n’a pas évolué, malgré la décision prise par le gouvernement. « Le prix du sac de 50 kilogrammes de sucre est resté à 31.000 francs », a-t-elle fait savoir. Le prix du litre d’huile est passé de 1.100 à 1.000 francs, a-t-elle reconnu.

Soda Diakhaté soutient que la baisse des prix de l’huile, du riz et du sucre n’est que théorique. Elle pense que les services de contrôle du ministère du Commerce doivent être davantage vigilants et faire respecter la décision du gouvernement par tous les commerçants.

« Les commerçants n’ont pas encore baissé les prix des denrées de première nécessité concernées par cette décision. La preuve : je viens d’acheter un kilo de riz à 500 francs, et le kilogramme de sucre est encore vendu à 700 francs », a-t-elle affirmé.

Fatou Ndoye Diop dit avoir acheté un litre d’huile à 1.000 francs CFA, contre 1.100 francs auparavant. Elle achète le kilogramme de sucre à 650 francs contre 700 francs, avant l’annonce de la décision du gouvernement.

APS

Posted in Economie0 Comments

35 milliards d’économie attendus de la généralisation des LBC

Le remplacement de trois millions de lampes à incandescence par des lampes à basse consommation (LBC) permettrait à l’Etat d’économiser l’équivalent du coût de la construction d’une centrale électrique de 69,9 MW, a indiqué jeudi à Louga (nord) un responsable de la Société nationale d’électricité (SENELEC).

“Si on arrivait aujourd’hui à remplacer trois millions de lampes à incandescence par des LBC, on ferait l’économie d’une centrale électrique équivalente à 68, 9 MW”, a notamment déclaré à des journalistes, Barthelemy Sène, membre de la direction de la communication de SENELEC.

“Une centrale de cette dimension n’existe pas encore au Sénégal. Et pour la construire, il faudrait au moins 35 milliards de francs CFA sans compter les études de faisabilité et d’impact sur l’environnement”, a-t-il souligné à la presse en marge d’une réunion d’information sur les avantages des LBC tenue à l’hôtel de ville.

“Ce sont les résultats concluants de la phase pilote du projet, lancée en 2009 dans la banlieue dakaroise (Guédiawaye et Pikine) qui nous ont convaincus de le généraliser au niveau national”, a rappelé M. Sène.

Le remplacement dans cette partie de la banlieue dakaroise en fin juillet 2010 de 370.000 lampes à incandescence par des LBC a permis d’avoir un gain de 13,5 MW sur la pointe, a-t-il soutenu.

“Cela nous a convaincus. Et avec 5 milliards de francs on peut réaliser l’ensemble du projet qui permettrait de résorber un déficit 69,8 MW si on avait un gap de cette dimension en terme de production,” a-t-il dit.

Selon lui, la mise en œuvre du projet permettrait également de donner de l’électricité à ceux qui n’en n’ont pas encore, d’économiser sur les factures d’électricité des clients. L’Etat enfin va y gagner, a-t-il dit.

APS

Posted in Economie0 Comments

Le gouvernemet poursuit les négociations pour de nouvelles baisses

Le gouvernement continue de négocier avec les opérateurs économiques pour arriver à une baisse plus significative des prix des denrées de première nécessité, a annoncé mercredi à Dakar, Mata Sy Diallo, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat.

‘’La baisse des denrées de première nécessité (riz, sucre, huile) n’est qu’un début pour soulager la souffrance des sénégalais’’, a dit Mme Diallo au cours d’un point de presse sur ‘’la situation de la mise en œuvre des nouveaux prix au 30 avril’’.

Pour Mata Sy Diallo, ‘’après avoir signé une convention de partenariat avec l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS), les négociations ont abouti avec la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) et les huiliers à une baisse de ces trois denrées (riz, sucre, huile)’’.

‘’Le riz ordinaire non parfumé coûte actuellement 280 francs, le riz parfumé est à 435 francs, le sucre en poudre qui a connu une baisse de la TVA de 12% est fixé à 580francs, l’huile en fût est de 960 francs CFA le litre’’ a-t-elle précisé.

Le ministre du Commerce a déclaré que ‘’ces prix devenu officiels font l’objet d’une application stricte’’ dans tout le pays, soulignant que dans ‘’les régions, les prix doivent être modulés par le transport donc, ils varient en fonction de la distance’’.

‘’Avec la collaboration du gouverneur, des services régionaux, de l’administration déconcentrée, de la gendarmerie, de la police, de la douane, nous allons maintenir la pression en permanence pour faire respecter les mesures prises’’ a-t-elle encore dit.

Selon Mata Sy Diallo, ‘’le gouvernement sénégalais continue de négocier avec les acteurs pour que ces prix fixés connaissent de nouvelles baisses’’.

‘’On compte négocier le gaz, le sucre en morceaux, le riz parfumé de luxe, l’huile en bouteille le carburant, et d’autres denrées qui ont été listées par le gouvernement avec les acteurs en charge’’ a-t-elle souligné.

APS

Posted in Economie0 Comments

GESTION DE LA SENELEC: MACKY SALL SIFFLE LA FIN DU GASPILLAGE

L’étau de la tutelle sur Senelec va être desserré et la société va être engagée dans une gestion plus efficace des ressources. Le Président de la République qui réagissait ainsi, ce mardi 1er mai à l’occasion de la remise des cahiers de doléances, a dénoncé la gabegie entretenue dans la société d’électricité avant d’annoncer un changement dans la gouvernance.

La Société nationale d’électricité (Senelec) va retrouver son autonomie de gestion. Le Président de la République a décidé de desserrer l’étreinte de la tutelle sur la société. Macky Sall répondait à une sollicitation de Mademba Sock, secrétaire général de l’UNSAS. Ce dernier a exposé les difficultés du secteur de l’énergie et de la Senelec en particulier en pointant du doigt les lourdeurs qui pèsent sur l’entreprise avec les nombreuses souscriptions financières auxquelles elle est astreinte, notamment les nombreux fonds , les charges locatives des groupes , les contrats avec la société Mazars et le groupe Edf…

Le Chef de l’Etat a souligné au syndicaliste que le diagnostic était incomplet car, dit-il, la « Sénélec est une société qui vit au dessus de ses moyens » et les avantages et autres faveurs illégitimes n’y sont pas étrangers. C’est pourquoi, la société va retourner à son autonomie de gestion en « exerçants ses fonctions dans les limites du droit national et de l’OHADA. » Selon Macky Sall, « il faut changer la gouvernance de la Senelec » car, la société reçoit 105 milliards de compensation sans que le service ne soit de qualité et « il n’est pas question que le consommateur paye seul des factures chère alors qu’à l’interne il y a un gaspillage. »

Poussant plus loin, le Président envisage de remettre en cause certains aspects du « Plan Takkal » en revenant sur le principe de location de groupes de production. « Il nous faut sortir de la location de ces groupes qui nous coutent chers ! », a-t-il annoncé. Pour une meilleure gestion de la boîte, le chef de l’Etat estime qu’« il y a des indemnités spéciales et beaucoup de choses qu’il faut supprimer ». Le président Macky Sall estime qu’« Il faut mettre un terme au gaspillage et déjà », révèle-t-il, « il faut trouver 65 milliards pour que la production ne s’arrête pas », s’est-il ainsi désolé. Avant d’annoncer un diagnostic complet de la Société pour déboucher sur un changement de la gouvernance. D’ores déjà, le Président déclare qu’ « il n’appartient plus au ministère de l’Energie de gérer la SENELEC. C’est terminé.»

Seninfos

Posted in Economie0 Comments

Macky Sall annonce une baisse de la fiscalité sur les salaires en janvier prochain

Le président de la République Macky Sall a annoncé mardi, à l’occasion de la Fête du travail, une baisse de la fiscalité sur les salaires des travailleurs, précisant que la mesure entre en vigueur en janvier prochain.

‘’Ce n’est pas possible pour cette année, mais je vous dis que la baisse de la fiscalité sur les salaires sera effective dès le premier janvier 2013’’, a promis M. Sall lors de la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales, au palais de la République.

Cette mesure a fait l’objet d’un accord conclu entre le gouvernement et les syndicats de travailleurs depuis 2009, sans être exécutée, a-t-il rappelé, estimant qu’il s’agit d’une ‘’revendication légitime’’ devant coûter à l’Etat 25 milliards de francs CFA par an. ‘’Ce sera fait’’, a-t-il assuré.

M. Sall a signalé que ‘’l’allocation de beaucoup d’indemnités a déréglé le système de rémunération des fonctionnaires’’. Aussi a-t-il préconisé la révision des textes encadrant la rémunération des fonctionnaires qui, selon lui, datent de 1961.

Le président de la République a annoncé que le gouvernement procédera à ‘’un recensement physique’’ des fonctionnaires.

‘’Nous allons aussi procéder à un recensement physique des fonctionnaires. Il y en a qui travaillent par exemple et d’autres qui ne font rien. Il faut que tout cela soit contrôlé’’, a-t-il déclaré, sans préciser la date à laquelle aura lieu ce recensement.

Le chef de l’Etat dit préférer une administration qui ‘’sanctionne positivement ou négativement’’ ses agents à celle qui privilégie ‘’le grade’’.

Il a par ailleurs promis d’affecter 10 véhicules aux inspections du travail, pour qu’elles aient ‘’les moyens de faire leur travail’’.

APS

Posted in Economie0 Comments

29 AUTORISATIONS DE PECHE ANNULEES: Le Sénégal reprend le contrôle de ses eaux

Les eaux sénégalaises seront plus libres désormais. Près d’une trentaine d’autorisations de pêche ont été annulées par l’Etat, suite à une demande des mareyeurs, pêcheurs mais également, des femmes transformatrices de produits Halieutiques. Une telle décision est prise dans le cadre de préserver nos ressources, mais aussi de freiner le chômage, selon Pape Douf.

Le Sénégal vient de rompre son contrat avec l’Union Européenne sur certaines licences de pêche. 29 chalutiers étrangers ont cessé de naviguer sur nos eaux depuis ce lundi 30 Avril, à en croire Pape Diouf, en visite à la direction de la protection et de la surveillance de la pêche (DPSP). Ceci s’inscrit dans le cadre de préserver nos ressources, d’augmenter le chiffre d’affaire, mais également, de renforcer le panier de la ménagère. Aussi, le nouveau gouvernement tient-il à respecter ses promesses électorales, à savoir, l’annulation des « autorisations de pêches » qui, «ont été délivrées à quelques navires étrangers par le ministère de l’Economie maritime du précédent régime », ajoute Pape Diouf. En effet, cette décision est prise dans le strict respect des lois et normes qui régissent le secteur. Il sera, désormais, question de règlementer les licences illégalement octroyées et de limiter la pléthore de bateaux, enfin que cela soit conforme à la capacité de nos mers, selon toujours le ministre. Une telle décision pourra causer un vide de plus d’un milliard dans les caisses de l’Etat mais, pour une courte durée, souligne le ministre. Par ailleurs, Pape Diouf promet de rééquiper la DPSP qui « joue un rôle important dans le domaine de la pêche ». La complicité de ladite structure, étant indispensable à l’application des nouvelle règles, toutes leurs « doléances seront bien prises en compte ».

Rewmi

Posted in Economie0 Comments

GESTION DE LA SENELEC: Plus d’autonomie et moins de gaspillage

L’étau de la tutelle sur Senelec va être desserré et la société va être engagée dans une gestion plus efficace des ressources.  Le Président de la République qui réagissait ainsi, ce mardi 1er mai à l’occasion de la remise des cahiers de doléances, a dénoncé la gabegie entretenue dans la société d’électricité avant d’annoncer un changement dans la gouvernance.

La Société nationale  d’électricité  (Senelec) va retrouver son autonomie de gestion. Le Président de la République a décidé de  desserrer l’étreinte de la tutelle sur la société. Macky Sall répondait à une sollicitation de Mademba Sock,  secrétaire général de l’UNSAS. Ce dernier  a exposé les difficultés du secteur de l’énergie et de la Senelec en particulier en  pointant  du doigt les lourdeurs qui pèsent sur l’entreprise avec les nombreuses souscriptions financières auxquelles elle est astreinte, notamment les nombreux fonds , les charges locatives des groupes , les contrats avec la société Mazars et le groupe Edf…

Le Chef de l’Etat a souligné au syndicaliste que le diagnostic était incomplet  car, dit-il, la « Sénélec est une société qui vit au dessus de ses moyens » et les avantages et autres faveurs illégitimes n’y sont pas étrangers. C’est pourquoi, la société va retourner à son autonomie de gestion en « exerçants ses fonctions dans les limites du droit national et de l’OHADA. » Selon Macky Sall, « il faut changer  la gouvernance de la Senelec » car, la société reçoit 105 milliards de compensation sans que le service ne soit de qualité et «  il n’est pas question que le consommateur paye seul des factures chère alors qu’à l’interne il y a un gaspillage. »

Poussant plus loin, le Président envisage de remettre en cause certains aspects du « Plan Takkal » en revenant sur le principe de location de groupes de production. « Il nous faut sortir de la location de ces groupes qui nous coutent chers ! », a-t-il annoncé. Pour une meilleure gestion de la boîte, le chef de l’Etat estime qu’« il y a des indemnités spéciales et beaucoup de choses qu’il faut supprimer ». Le président Macky Sall estime qu’« Il faut mettre un terme au gaspillage et déjà », révèle-t-il, « il faut trouver 65 milliards pour que la production ne s’arrête pas », s’est-il ainsi désolé. Avant d’annoncer un diagnostic complet de la Société pour déboucher sur un changement de la gouvernance. D’ores déjà,  le Président déclare  qu’ « il n’appartient plus au ministère de l’Energie de gérer la SENELEC. C’est terminé.»

Sud Quotidien

Posted in Economie0 Comments






Publicité

Google

Google Adsense