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CES MILLIARDS POST- MAGAL QUI INONDENT TOUBA- Qui pour donner les chiffres de la communauté rurale ?

Panneaux publicitaires , véhicules  d’entreprises portant logos ,  avec ou sans sonorisation , affiches , stands, charrettes , taxis  … A l’image des années d’avant , rien n’a été gratuit pour cette édition 2012 du Magal de Touba .De sources sûres , les tarifs ont été revus à la hausse  . Chaque véhicule aura payé entre 50 000 et 75 000 francs alors que les panneaux publicitaires  ont été taxés à hauteur de 15 000 l’unité . D’où , d’emblée , plusieurs millions de francs empochés . Seulement aucun chiffre n’est encore tombé . Qui pour les donner ?

Les lendemains de Magal sont , toujours , des moments fastes pour la communauté rurale de Touba . Des millions , voire des milliards de francs échouent dans les caisses de la boite sans jamais que le contribuable ne sache , de manière officielle , les chiffres réels .Cette année , une nouvelle donne est de mise .Des responsables de la cité , pour la plupart armés par des hommes politiques , veulent en savoir davantage .Cette volonté de tout savoir est passée de rumeurs à réalité depuis une semaine . Certains dignitaires ont décidé de façonner une requête à adresser au Président de la communauté rurale de Touba pour lui demander de mettre à la disposition des conseillers ruraux le bilan issu des opérations de recouvrement effectuées pendant le magal .

En effet , jamais  de mémoire d’homme des bilans exhaustifs , selon un conseiller rural , n’ont été faits au sortir de cet événement .Pourtant , les populations sont conscientes des retombées financières énormes qui découlent d’un tel rendez-vous religieux , certes,  mais très économique , par ailleurs . Chaque véhicule sonorisé a , en effet ,  payé cette année  , de sources sûres , la somme de 75000 francs alors que les autres se seront acquittés  de la somme de 50 000 . Les affiches , qui selon notre décompte , font plus de 500 ont été payées à raison de 15000 l’unité .A cela l’on peut ajouter les panneaux , les stands , les charrettes , les taxis etc… Un véritable pactole . ! Abdourahmane Sylla , chargé des finances , dans une interview accordée à la télévision Touba-Médias , reconnaitra que le magal est loin d’être une période des vaches maigres pour sa structure  mais préférera se garder de donner les chiffres . Dans tous les cas , les uns et les autres attendent de savoir en termes chiffrés les bénéfices réalisés par leurs collectivités locales .

Le Peuple

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100% africaine, la tablette tactile “Way-C” est en vente

Baptisée Way-C, la toute première tablette tactile conçue sur le continent africain est commercialisée au Congo-Brazzaville depuis le lundi 30 janvier. Elle devrait l’être dans dix pays d’Afrique de l’Ouest, en Belgique, France et en Inde à compter du 15 février, a affirmé son inventeur, l’informaticien congolais Vérone Mankou.

L’iPad a un nouveau concurrent… et il vient d’Afrique. Présentée au grand public pour la première fois en septembre 2011, la toute première tablette tactile conçue sur le continent est vendue au Congo-Brazzaville depuis le lundi 30 janvier. Pour le plus grand bonheur de son inventeur, l’informaticien congolais Vérone Mankou, par ailleurs conseiller en nouvelles technologies de la communication au ministère congolais des Postes et Télécommunications.

« Nous avons mis en place un dispositif et de la logistique pour commercialiser la tablette depuis vendredi. Aujourd’hui (lundi), chacun peut l’acheter », a-t-il déclaré. Baptisée Way-C (« lumière des étoiles », dans un dialecte du Nord-Congo), elle a été conçue au Congo mais assemblée en Chine, « pour la simple raison que le Congo ne dispose pas d’usine et pour des raisons de prix », a-t-il ajouté.

Un prix de 228 euros

Elle mesure 19 cm de long, 17 cm de large, est épasse de 1,2 cm et pèse 380 grammes, dispose d’un système wifi intégré. « Sur le plan technologique, cette tablette est équivalente à toutes celles qu’on trouve sur le marché », assure Vérone Mankou. Elle coûte 150 000 Francs CFA (228 euros). Un prix « acceptable et relativement bas, par rapport à la technologie utilisée », selon son inventeur.

À titre de comparaison, la deuxième version de l’iPad du géant américain de l’informatique Apple mesure 24 cm de long, 18,5 cm de large et 8,8 mm d’épaisseur, pour un poids de 601 g, et coûte entre 479 et 679 euros.

Autonomie de 6 à 10 heures

Le tarif bon marché de la Way-C justifie quelques sacrifices, comme l’absence pour l’instant de carte SIM et un écran de 7 pouces, néanmoins acceptable pour le web. « Deux pouces de plus et la note aurait automatiquement grimpé de 80 dollars », explique Vérone Mankou. Équipé d’un microprocesseur de 1,2Ghz, (autant que l’iPad), la tablette utilise une version personnalisée du logiciel libre Androïd comme système d’exploitation, « toujours pour une question de coût », explique Mankou, qui promet une autonomie de 6 à 10 heures en fonction des usages.

La tablette est pour l’instant « vendue exclusivement dans les boutiques Airtel Congo » de Brazzaville et Pointe-Noire, une société privée de téléphonie mobile filiale du groupe indien Bharti. Mais elle doit être commercialisée dans dix pays d’Afrique de l’Ouest, en Belgique, en France et en Inde à compter du 15 février.

Jeune Afrique

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MENACE DE BLOCAGE DES COMPTES DE SONATEL: Un pétard mouillé

Dans sa velléité d’asphyxier financièrement la Sonatel, l’Artp(Agence de régulation des télécommunications et postes) était à deux doigts, en fin de semaine dernière, de franchir le rubicond, avant de se raviser finalement.

La procédure aurait même été enclenchée par l’Artp (Agence de régulation des télécommunications et postes) en fin de semaine dernière pour faire bloquer les comptes bancaires de Sonatel, la société des télécommunications pour se faire payer l’intégralité des montants réclamés. Mais pour bloquer les comptes d’une entreprise qui contribue pour près de 12% du PIB national, génère près de 12% des recettes fiscales et injecte plus de 200 milliards de FCfa dans les caisses du Trésor public, sans compter l’écosystème qui gravite autour, il faut s’y reprendre. Certainement conscients du statut de locomotive stratégique de développement économique et sociétal national de l’entreprise, les responsables de l’Artp se seraient en tout cas ravisés afin de reconsidérer la chose.

Il faut dire que le bras de fer né du fameux dossier des appels entrants réinstauré par le décret N° 2011-1271 abrogeant et remplaçant le décret 2010-632 du 28 mai 2010, se poursuit notamment depuis le refus de Sonatel, au mois de septembre 2011, de casquer la bagatelle de 5,2 milliards (estimations) que lui réclamait l’Artp au titre de la surtaxe sur les appels entrants.

Sonatel avait alors invoqué une « estimation erronée » du volume du trafic (+25%) et une application jugée « farfelue » de la surtaxe qui, en réalité, serait appliquée depuis le 1er octobre 2011. Les sonatéliens avaient d’ailleurs soutenu en substance que c’est depuis octobre que les opérateurs étrangers sont censés reverser 141,035 francs Cfa par minute à Sonatel. Mais l’Artp n’en a cure et a continué d’envoyer ses factures et de débiter le compte de Sonatel à coups de pénalités. Au mois d’octobre 2011, le compteur affichait 4 milliards de FCfa à titre de pénalités basés sur les propres statistiques de Sonatel. Ne voyant pas l’argent venir de Sonatel, l’Agence dirigée par Ndongo Diaw prend de nouveau, le 15 novembre 2011, le parti d’infliger à Sonatel une pénalité de 15% du montant de la facture à payer. C’est d’ailleurs à cette période que l’Artp mettait en demeure Sonatel, sous peine de… bloquer ses comptes.

La calculette de l’Artp afficherait en tout cas, globalement, quelque 15 milliards de FCfa que l’Artp réclamerait à l’entreprise de télécoms, de source syndicale.

Le coordonnateur de l’intersyndicale de la Sonatel, Mamadou Aïdara Diop que nous avons joint au téléphone, indique toutefois que Sonatel a eu à verser quelque 1,9 milliard de FCfa à l’Artp sur la base des montants collectés auprès des opérateurs et autres filiales (Orange Mali, Orange Guinée, entre autres), précisant que « nous ne pouvons payer que ce que nous avons », M. Diop dixit.

Or, l’Artp s’arc boute sur les dispositions du décret en question pour réclamer un reversement mensuel par Sonatel du produit de ladite surtaxe, visiblement sans tenir compte de la spécificité du secteur des télécoms. D’où le clash permanent entre les deux parties qui, de toute évidence, sont condamnées à reprendre langue et l’Artp à trouver une voie moins musclée que l’asphyxie financière d’une entreprise telle que Sonatel (dont la valeur en bourse est déjà impactée par ce bras de fer) et les conséquences sur le pays.

Sud Quotidien

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Sénégal : mention passable en économie pour Wade

Routes, aéroport, production agricole, défi énergétique… Pas de doute, le chef de l’État a été ambitieux pour son pays. De quoi avoir le tournis et s’interroger sur le coût de certains projets.

Comme souvent chez Wade, la vision est juste et les projets lancés sont nécessaires. Problème, la logistique et les finances ont parfois du mal à suivre. Et au final, le bilan laisse un goût d’inachevé. Avec à la clé une question pour les électeurs sénégalais : faut-il poursuivre ?

Infrastructures : pour qui ?

Autoroute à péage, aéroport international, corniche… Dakar est un chantier permanent. Ces seuls projets sont évalués à plus de 1 milliard d’euros… « Bien plus cher que ce que l’on peut voir ailleurs », estime ainsi Abdou Diop, expert-comptable dans un cabinet international marocain. Pour lui, si le président Abdoulaye Wade s’est attaqué à juste raison à la mobilité urbaine dakaroise, « on peut se poser la question des priorités ». Ainsi les banlieues surpeuplées ne bénéficient-elles guère de la fluidité gagnée entre l’aéroport et le centre-ville. La transparence des appels d’offres est aussi pointée du doigt. L’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique (Anoci), gérée par le fils du président et ministre d’État, Karim Wade, et à l’origine de l’aménagement de la corniche avec sa quatre-voies, cristallise ainsi les critiques des détracteurs de Wade. En ce qui concerne l’aéroport international Blaise-Diagne, son financement hors budget de l’État restera comme le chantier de l’époque Wade : de l’audace dans l’ingénierie financière et une vision pour son pays.

Les bons plans de Wade

L’agriculture, qui fait vivre 60 % des Sénégalais, ne parvient pas à nourrir l’ensemble de la population. Les importations de produits alimentaires plombent la balance commerciale (- 16,5 % du PIB en 2011). À juste titre, Wade a voulu s’attaquer à cette situation, qui n’est d’ailleurs par propre au Sénégal. Mais qui se souvient du plan Reva, ou Retour des émigrés vers l’agriculture, lancé en 2006, lors de son premier mandat ? Les 60 millions de dollars ont donné peu de résultats. Après les émeutes de la faim en 2008, il lance la Grande Offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana) pour atteindre l’autosuffisance alimentaire en 2012. L’enveloppe est cette fois supérieure à 524 millions d’euros. Quatre ans plus tard, le pays importe encore les quatre cinquièmes de sa consommation de riz, mais, selon les autorités, la production locale de céréales a été multipliée par deux. La tendance est donc impulsée. « En fait, Wade a été trop ambitieux, explique l’économiste Moubarack Lô, un proche de Macky Sall, candidat à la présidentielle. Il est possible que le pays parvienne à l’autosuffisance alimentaire, mais pas avant 2020. » Le plan Takkal, quant à lui, a redressé le secteur énergétique. Les émeutes, en 2011, contre les délestages ont pressé l’État d’élaborer une nouvelle feuille de route. Facture : 1 milliard d’euros. Cela a déjà permis d’augmenter la capacité de production électrique et d’assurer l’alimentation du réseau à Dakar. Et, cette semaine, le gouvernement signe un contrat avec le coréen Kepco pour la construction d’une nouvelle centrale.

Privatisations à parfaire

Les Industries chimiques du Sénégal (ICS) recapitalisées par les Indiens d’Iffco, la Sonacos (devenue Suneor) rachetée par Advens, du Franco-Sénégalais Abbas Jaber, en passant par la Société africaine de raffinage (SAR) reprise par Saudi Binladin Group… Wade est souvent accusé d’avoir bradé les fleurons du pays. « Ces privatisations ont manqué de transparence et d’encadrement », accuse Abdou Diop, qui pointe les défaillances de Suneor. Sur une production de 500 000 tonnes d’arachides en 2011, la société n’en a raffiné que 150 000 t et importe de l’huile de soja. Cela est vrai. Mais il est vrai également que la Sonacos était exsangue et que la filière devait être restructurée. Pour ICS, le tableau est également mitigé. Les Indiens absorbent la quasi-intégralité de la production alors que le pays a besoin d’engrais. Mais ils ont comblé les dettes d’ICS et réinvesti dans l’outil productif. Enfin, la SAR, à l’arrêt en 2006 pendant neuf mois, n’est pas encore sortie d’affaire. L’un des actionnaires, le français Total, ne cachait pas son scepticisme dès le départ, refusant de participer au programme d’investissements. En comparaison, toutes ces privatisations font pâle figure par rapport à celle de Sonatel, dans les années 1990, première entreprise du pays, devenue leader de la sous-région dans la téléphonie.

Trous dans les finances

« Il y a eu de bonnes années, et d’autres catastrophiques », résume Moubarack Lô. Le volontarisme du chef de l’État, qui a déséquilibré les comptes pour financer ses ambitions pour le Sénégal, est en cause. Résultat : les dépenses publiques sont passées de 20 % à 28 % du PIB en douze ans. « La masse salariale a été multipliée par deux, précise l’économiste. Le PIB et la pauvreté ont pratiquement stagné, ce qui veut dire que les dépenses n’ont pas été productives. » À plusieurs reprises, le Fonds monétaire international (FMI) a tiré la sonnette d’alarme. Néanmoins, « depuis deux ans, il semble que nous soyons revenus à une gestion plus orthodoxe », estime l’économiste. « La gestion des finances publiques s’est améliorée », a récemment tranché le FMI.

Jeune Afrique

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Sommet de l’Union africaine : Jean Ping souligne l’importance de l’investissement dans l’infrastructure et l’intégration

Optimiste de l’avenir de la croissance économique de l’Afrique, Jean Ping, président de la Commission de l’Union africaine (Ua) a fait remarquer dimanche matin à Addis-Abeba, Ethiopie, que l’investissement dans l’infrastructure et l’accélération de l’intégration sont les facteurs importants pour faire de ce continent un acteur économique à la hauteur de ses ressources.

‘Malgré une conjoncture internationale difficile, la croissance sur le continent est restée robuste pour l’année 2011, atteignant en moyenne à 5 à 6 %’, déclare Jean Ping dans son discours d’ouverture du 18e sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA sous le thème ‘promouvoir le commerce interafricain’. ‘Nombre d’observateurs estiment que l’Afrique est à la veille d’un décollage économique, à l’instar de la Chine et de l’Inde, il y a quelques décennies’, ajoute-t-il.

Rappelant que l’Afrique reste encore un continent sous-développé, avec des niveaux de pauvreté très élevés, le président de la Commission de l’Ua a réitéré sur l’importance de continuer à investir dans l’infrastructure. Il annonce que le Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PiDa), lancé à Kampala en juillet 2010 dont la Commission vient de finaliser la formulation, sera adopté lors de ce sommet.

Pida favorise le développement de projets d’infrastructures régionales et continentales dans les technologies de transport, énergie, information et télécommunications, ainsi que de l’eau transfrontalière en vue d’accélérer l’intégration physique de l’Afrique, de stimuler le commerce interafricain, et renforcer la compétitivité de l’Afrique dans l’économie mondiale. Le programme est une initiative à long terme. Il définit à court terme des objectifs à atteindre d’ici 2020, à moyen terme des objectifs à atteindre d’ici 2030, et à long terme, ceux d’ici 2040.

Insistant sur le besoin d’un rythme beaucoup plus soutenu au processus d’intégration économique, Jean Ping a appelé aux autres entités économiques régionales d’émuler l’arrangement tripartie entre la Communauté de l’Afrique de l’Est, le Comesa et la Sadc, en vue de la création d’une zone de libre-échange. Il a également annoncé son soutien à la recommandation des ministres africains de l’Intégration, en vue de la constitution d’un deuxième bloc de libre-échange qui regrouperait la Ceeac, la Cedeao et l’Uma.

‘L’Afrique ne commerce pas suffisamment avec elle-même, alors même que l’accroissement des échanges interafricains jetterait les bases d’une croissance économique plus forte et plus durable’, souligne-t-il.

xinhua

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ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES AU SENEGAL: Ni bon marché ni rapide

Entre obtention des permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, une règlementation encore lourde et coûteuse pour les entrepreneurs fait du Sénégal un des pays où il est encore difficile de faire des affaires dans l’espace Ohada.

Trouver le juste équilibre entre une réglementation visant à protéger le public et une réglementation accessible et efficace reste un défi dans l’espace Ohada(Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) en général et au Sénégal en particulier.

Mamemor Seck est propriétaire au Sénégal d’une entreprise qui produit et distribue des accessoires en PVC pour l’industrie du bâtiment. Il a besoin de 800 millions de Francs CFA pour acheter des camions et étendre ses capacités de distribution. Un prêt bancaire lui coûterait plus de 10 % d’intérêts par an plus une garantie bancaire au moins égale à la somme empruntée, ce qu’il n’a pas. Une meilleure solution serait de vendre des actions de sa société à des investisseurs locaux. Mais pour ce faire il doit les convaincre qu’ils peuvent avoir confiance et qu’il n’utilisera pas les actifs de la société à des fins personnelles. C’est l’exemple que donne le rapport de la Banque mondiale pour illustrer qu’au Sénégal comme dans tous les Etats membres de l’OHADA, la réglementation en matière de gouvernance d’entreprise « ne protège pas les actionnaires minoritaires de manière satisfaisante », notamment en matière de conventions réglementées. Une réglementation qui institue des obligations strictes en matière de divulgation et d’autorisation des transactions entre parties apparentées, un régime qui définit clairement les responsabilités des administrateurs en cas de conflit d’intérêts, ainsi qu’un accès aux documents internes de l’entreprise, pourraient motiver les investisseurs de l’espace OHADA à investir, selon les rapporteurs.

En se déplaçant dans les indicateurs, il apparaît qu’au Tchad, plus de 37 % des entreprises considèrent l’obtention des permis de construire et de licences d’exploitation comme une contrainte majeure à leurs activités. Ce taux atteint 18 % au Sénégal, 21 % au Gabon et Bénin, 28 % au Cameroun et 29 % en République du Congo. Dès règles excessivement rigides de construction en seraient la raison et sont susceptibles de se retourner contre leur objectif initial, en incitant le « foisonnement de constructions illégales » et l’augmentation consécutive du nombre d’accidents, selon le dernier rapport 2012 de la Banque  mondiale dans les Etats membres de l’Ohada.

Pour ce qui est du raccordement à l’électricité, six( 6) procédures sont nécessaires au Sénégal, rangé ainsi dans la catégorie des pays où il y le plus grand nombre de procédures, contre 4 pour le Bénin, 4 pour le Mali, le Burkina.
Au Sénégal, le nombre important de procédures serait dû aux multiples inspections menées par Senelec pour s’assurer de la qualité du travail de l’entrepreneur privé engagé par le client pour effectuer les travaux de raccordement. Au cours de ces travaux, Senelec effectuerait ainsi trois(3) inspections du site et exigerait de l’entrepreneur en électricité qu’il retire un procès-verbal auprès de ses services après chaque inspection et qu’il certifie auprès de Senelec ou d’une agence privée, la qualité du matériel installé. Ce sont ces nombreuses procédures qui prolongeraient les délais d’obtention d’un nouveau raccordement à l’électricité.

Par ailleurs, le principe d’obligation de contrôle de conformité des installations électriques intérieures avant leur mise sous tension par Senelec a été initié il y a plus de 10 ans, indique le rapport. Néanmoins, le décret qui a été validé par le Conseil d’Etat n’a toujours pas été signé du fait qu’en pratique, « il n’y a pas de clause de garantie entre le client et son électricien ». Une enquête menée par Proquelec, l’agence en charge du contrôle des installations, aurait montré qu’au niveau national, seuls 7 % des installations domestiques étaient conformes aux normes en vigueur, avec pour conséquence un nombre élevé d’incidents et d’incendies d’origine électrique.

Evasion fiscale au Sénégal

Dans la région OHADA, les coûts nécessaires au transfert d’une propriété vont du simple à plus du triple. Le coût moyen, en pourcentage du revenu par habitant est également supérieur aux autres régions du monde et est plus élevé que le coût moyen en Afrique subsaharienne. Pourquoi ? Parce que les taxes de transfert (qui s’élèvent à un peu plus de 10 % de la valeur de la propriété dans la région OHADA) et les frais professionnels y sont relativement plus élevés que dans le reste du monde. La taxe de transfert va de 3 % en Guinée équatoriale et 5 % au Niger à 15 % au Cameroun, au Tchad, en République du Congo et… au Sénégal. Une étude sur l’impact de la régularisation des terrains au Sénégal révèlerait d’ailleurs que « l’évasion fiscale est l’un des principaux facteurs » qui explique pourquoi une partie des bénéficiaires ne finit pas les démarches de régularisation, même s’ils reconnaissent que la régularisation protège leur propriété à long terme.

L’exécution des contrats par les tribunaux dans les Etats membres de l’OHADA, n’est « ni bon marché ni rapide », selon le rapport de la Banque mondiale axé sur les mécanismes juridiques et réglementaires. Dans les pays qui disposent de tribunaux de commerce ou de chambres commerciales, comme le Burkina Faso, le processus peut être plus rapide : 446 jours contre plus de 1 000 jours au Gabon et en Guinée Bissau. Et en ce qui concerne les coûts, le coût moyen d’exécution d’un contrat est de 50,8 % de la valeur de la créance- soit plus du double de la moyenne européenne.
Au Sénégal, le coût d’exécution d’un contrat est de 26,5 % de la valeur de la créance. Dans certains pays, les créanciers paient des frais d’enregistrement élevés pour obtenir une copie originale du jugement.

Enfin, si les Comores sont le pays le moins lourd en matière d’administration fiscale parmi les Etats membres de l’OHADA, le pays affiche cependant l’un des taux d’imposition total les plus élevés du monde : 218 % du bénéfice brut. En revanche, avec près de 43 % du bénéfice brut, le Gabon et le Burkina Faso ont le taux d’imposition total le plus faible au sein de l’Ohada.

Sud Quotidien

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Dématérialisation des procédures du commerce et des formalités de dédouanement : La douane sénégalaise mise sur le système Gaïndé Intégral

La douane sénégalaise s’engage dans une dynamique de pérennisation de son système électronique.Avec la nouvelle version électronique dénommée Gaïndé intégral, l’administration des douanes sénégalaise veut, dès 2012, dématérialiser les procédures du commerce extérieur et les formalités de dédouanement.

La douane sénégalaise compte avec le système Gaïndé intégral, aller vers une dématérialisation plus optimale des procédures de commerce extérieur et des formalités de dédouanement. Cette nouvelle version du système Gaïndé va améliorer les procédures et la communication, de telle sorte que la douane du pays sera au même niveau que les autres en termes d’informations et de communication. C’est ce qui, d’ailleurs, a fait l’objet du thème de la journée internationale de la douane de cette année célébrée hier à Dakar, à l’instar de la communauté douanière internationale. La ‘connectivité’ entre les différentes douanes du monde, thème de cette édition 2012, contribue largement, selon les soldats de l’économie, à relever le défi de la protection du commerce et de lutte contre les trafics de tout genre. Ce, grâce au rapprochement qu’il facilite entre les douanes, malgré l’existence des frontières. Le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Néné Mboup Dieng, a souligné que ‘la connectivité dont il est question devra, pour être effective, s’articuler autour de systèmes d’appui et de perfectionnement de la technologie de la douane, afin de répondre au mieux aux défis de la douane de demain’.

Selon le directeur général de la douane sénégalaise, la connectivité est bien un puissant moyen de performance. Etant entendu que ‘la douane est appelée dans ses missions à faciliter et à sécuriser le commerce international’. Il n’est, dès lors, pas étonnant, d’après Mouhamadou Makhtar Cissé, que le premier élément constitutif de l’orientation stratégique de l’organisation mondiale des douanes porte sur la mise en réseau international des douanes. Ceci se traduit par le développement d’une collaboration, en temps réel, plus étroite entre les administrations des douanes à travers un réseau de douanes électronique.

Les bureaux régionaux de liaison chargés de renseignement, les conventions administratives mutuelles d’assistance et la gestion coordonnée des frontières ont été mis en place à cet effet par l’Organisation mondiale des douanes. Au niveau africain, il est prévu aussi, pour plus d’efficacité dans le travail de la douane, de mettre en place entre les Etats membres de la Cedeao un système d’interconnexion des différents systèmes informatiques douaniers. Ceci va permettre d’accélérer le dédouanement et la main levée des marchandises, de faciliter l’échange de données sécurisées et fiables entre les administrations douanières dans le cadre des opérations relatives au transit, entres autres.Ces progrès en matière de connectivité stimulent aussi le partenariat avec le secteur privé national. Et, ce dernier constitue pour Mouhamadou Makhtar Cissé l’un des chantiers majeurs de la direction générale des douanes au vu de son plan stratégique 2011-2012.

Cette année sera pour la douane de notre pays celle de consolidation des processus de généralisation de l’informatique. Ainsi, le système Orbus qui est opérationnel actuellement sera connecté au Gaïndé intégral et va permettre aux opérateurs d’envoyer électroniquement à la douane tous les documents annexes à la déclaration en détail.

Comme à l’accoutumée, la célébration de la journée mondiale de la douane au Sénégal a aussi profité à des agents qui ont été distingués. Le certificat d’honneur de l’Omd a été décerné à dix membres de la douane, des colonels pour la plupart. Dix autres membres ont reçu la médaille d’honneur de la douane nationale.

Walfadjri

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Riz local : Le manque d’organisation de la filière retarde la compétitivité

Réduire l’importation du riz au Sénégal en mettant en valeur la filière nationale reste un défi majeur pour les acteurs.Allant de la qualité, à la compétitivité, en passant par le manque d’organisation, tous les problèmes qui entravent l’atteinte des objectifs ont été diagnostiqués, lundi dernier, à Dakar par les acteurs et l’Usaid.Le forum d’affaires du riz sénégalais était le lieu pour les acteurs de dynamiser leurs relations et de pouvoir échanger sur les fondamentaux de la compétitivité de la chaîne de valeur.

La filière riz au Sénégal, bien qu’elle ait fait des progrès très appréciables, peine encore à optimiser ses rendements. La qualité du riz produit chez nous est, en effet, un élément satisfaisant dans la volonté de l’Etat de combattre l’importation. Mais, il reste que la compétitivité se heurte à plusieurs énigmes. C’est ce qui a servi de prétexte au forum d’affaires sur le riz, qui a réuni lundi dernier à Dakar l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur sénégalaise. Producteurs, fournisseurs, transformateurs, importateurs et commerçants ont en effet exposé, chacun, leurs problèmes pour envisager des solutions avec l’appui de l’organisation de Etats unis pour le développement (Usaid). Qui est en partenariat et en appui aux acteurs économiques du riz de la vallée du fleuve à travers le projet de croissance économique.

Les discussions ont été structurées autour de cinq panels thématiques dont le premier a parlé de la compétitivité du riz sénégalais à l’épreuve du marché. Les politiques d’autosuffisance ont boosté la production de la filière. Toutefois, c’est une désorganisation qui est notée au niveau de tous les acteurs. L’importateur de riz sénégalais, Moustapha Tall, a ainsi fustigé le manque de cohésion qui existe dans le secteur et qui constitue le mal de l’ensemble des acteurs. Ils doivent donc, selon lui, joindre leurs efforts pour s’auto organiser. ‘Nous ne pouvons pas être d’éternels assistés, d’autant plus que l’Usaid ne peut pas tout faire’, dit Tall.

Le directeur du projet, Andrew Keck, a souligné que gagner le pari de la compétitivité reste un défi majeur de l’ensemble des acteurs. Ces derniers ont d’ailleurs, dans leurs interventions au premier panel, manifesté toutes leurs inquiétudes quant à leurs produits. C’est ainsi que la productrice Ramatoulaye Cissé dira que la compétitivité du riz sénégalais par rapport au riz importé ne mérite pas de débat. Elle explique que ‘le riz importé est sous traité ou consiste en un stock qui a duré plus de cinq années. Or, le riz qu’ils produisent ici est frais’. C’est dans la même perspective que s’est inscrit le docteur Djibril Traoré qui a soutenu qu’avec le riz local, les risques de diabète sont moindres car celui-ci a un taux de glucose assez faible. C’est pourquoi, il pense qu’informer la population sur ce fait pourrait induire à sa forte consommation.

Walfadjri

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ABDOULAYE DIOP, MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES: “Il est impossible d’hypothéquer un immeuble administratif”

La réponse du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances ne s’est pas fait attendre suite à une information relative à la « mise en gage » du Bulding administratif abritant le siège du Gouvernement et, certains des immeubles de son département. Interpellé sur la question, hier, mercredi 25 janvier à Dakar, en marge de la revue annuelle Sénégal-Bad, Abdoulaye Diop, pour réfuter cette information, fait part de l’ « impossibilité d’une telle procédure ».

« Il est impossible d’hypothéquer un immeuble administratif, de le vendre, encore moins de le saisir», s’est exclamé le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, M. Abdoulaye Diop qui a réagi suite à une information parue dans la presse et faisant état de la « volonté des autorités d’hypothéquer le Bulding administratif, l’immeuble Peytavin qui abrite le ministère des Finances et l’immeuble qui abrite le Trésor public».

A l’en croire, «une telle procédure ne peut être faite que par une loi ; donc c’est interdit, prohibé».
Maintenant, a-t-il souligné, « dans le cadre d’un financement normal du budget qui a été voté et qui devait être normalement effectué, en partie, par des emprunts au niveau du système bancaire, j’ai demandé qu’on prenne une partie de 100 milliards de FCfa sur 400 milliards FCfa pour tester la finance islamique au Sénégal. Ceci dans le cadre du respect strict des procédures légales et réglementaires». A l’en croire, «Nous avons donc sélectionné City Bank et la Banque islamique de développement (Bid) pour nous accompagner dans cette opération qui sera validée par la Banque centrale mais aussi par le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crempf) qui sont les organes d’autorité en matière d’emprunt donc toujours dans le respect des normes strictes et légales réglementaires ».

Dans le cadre de cette opération de 100 milliards de FCfa, renseigne le ministre d’Etat Abdoulaye Diop, « nous avons décidé de le faire en sukuk qui sont des obligations islamiques. Nous avons saisi le conseil d’épargne qui va se prononcer bientôt et si son avis est conforme, nous lancerons donc ces sukuk ». Mais, a-t-il rappelé, « l’émission de sukuk nécessite l’adossement de ces obligations à ce qu’on appelle des actifs qui nous permettent de contourner la question des intérêts. Ce qui ressemble plus ou moins à un crédit bail qui nécessite un loyer ». Abdoulaye Diop de lancer : « Nous ne vendrons jamais et ne gagerons jamais, dans le cadre de cette opération un quelconque actif immobilier. Mais à l’instar de tous les pays des pays qui émettent des sukuk que ce soit la France, l’Allemagne, la Grande Bretagne qui l’ont fortement développé, nous aussi, nous voulons exploiter cette nouvelle forme de finance islamique qui permettra d’intégrer les musulmans qui ne veulent pas qu’on leur paye des intérêts».

Abdoulaye Diop pense qu’il y a « la petite liste de pays qui l’ont fait et qui ont procédé à des hypothèques c’est soit la Malaisie qui, comme actif sous-jacent, a mis les hôpitaux de Selangor, les quartiers et même les bureaux du gouvernement. Bahreïn a donné des terrains, la Saks qui est une région allemande a donné des terrains et des buildings du gouvernement. Dubaï a donné un terminal à conteneur de son aéroport, le Pakistan des chemins de fer…» D’après lui, « le Sénégal, comme actif sous-jacent, donne certains bâtiments du ministère de l’Economie et des Finances, pas un hôpital, ni un chemin de fer… pour permettre une évaluation de la location ».Pour lui, « ce n’est pas une hypothèque, ni une garantie c’est pour permettre d’évaluer une location à paie pour rembourser la dette ». En aucune façon, a-t-il martelé, « nous ne pourrons faire comme cela a été écrit. Nous le ferons dans le respect de la réglementation nationale et sous-régionale ».

Sud Quotidien

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Le Sénégal bénéficie d’une hausse de son allocation en 2012 : La Bad encourage la bonne tenue du portefeuille de projets

Le Sénégal verra son allocation à la hausse en 2012.Le ministre de l’Economie et des Finances l’a annoncé hier, lors de la revue annuelle conjointe du programme de coopération entre le Sénégal et la Bad.Et, c’est selon Abdoulaye Diop le bon comportement, durant l’année passée du portefeuille de projets financés par la Banque africaine de développement qui a valu au pays l’augmentation de la somme qui lui est allouée pour ses projets.

Le bon comportement du portefeuille du Sénégal vient de lui valoir une revue à la hausse de son allocation’.C’est ce qu’a annoncé hier, le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop qui s’exprimait lors de la revue annuelle de la coopération entre le Sénégal et la banque africaine de développement (Bad).Pour le ministre, c’est la performance du Sénégal dans la mise en œuvre des projets financés par l’institution financière qui lui a valu cette augmentation de ressources.Satisfait d’une telle décision, Abdoulaye Diop a fait part de tout son optimisme quant à l’absorption du financement de la Bad.

Le travail qui a été effectué cette année par les experts de la banque et les représentants du gouvernement a révélé que le portefeuille du Sénégal s’est nettement amélioré. En effet, plusieurs projets qui enregistraient des blocages ont connu de nets progrès dernièrement. Les retards enregistrés dans le Projet d’appui au développement rural de la Casamance (Paderca) ont été largement rattrapés. S’agissant du projet d’électrification rural qui était le seul projet insatisfaisant du portefeuille, les blocages ont été levés et un premier décaissement de 30 % a été récemment fait. Quant aux délais de traitement des dossiers, des avancées ont été aussi notées sur les passations de marchés ainsi que sur la maîtrise des procédures de la Bad. Ces acquis sont le fruit d’une formation dont ont bénéficié les responsables des projets sur ces aspects.

La coopération a permis, selon le ministre de l’Economie et des Finances, de mobiliser près de 500 milliards de nos francs pour le financement d’une soixantaine d’opérations dans des secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, les infrastructures routières et le développement rural. Plusieurs projets ont dernièrement fait l’objet de prêts. Il s’agit notamment du programme d’appui aux réformes économiques pour un montant de 21 milliards de francs Cfa, de la seconde phase du sous-programme du Pepam pour 24 milliards, 100 milliards pour tester la finance islamique entre autres.

Malgré ces progrès enregistrés, il existe encore des problèmes liés à la question des audits. Le non dépôt à date prévue des audits constitue une cause de suspension des décaissements. Or, comme l’a souligné Abdoulaye Diop, les longs délais enregistrés dans leur réalisation ne favorisent pas leur dépôt à temps en raison notamment des multiples rejets dont ils font fréquemment l’objet.

Walfadjri

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Grâce à sa croissance exponentielle : La finance islamique, une opportunité pour le Sénégal de devenir l’exception économique en Afrique

Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar.

Qu’on le veuille ou non l’Afrique va se développer. La question est : comment être les principaux acteurs et bénéficiaires de ce développement forcé ?’, s’est interrogé, hier, Kéba Keinde à l’ouverture d’un séminaire de trois jours sur la finance islamique. Pour le Pdg de Millenium Finance Corporation (Mfc – Dubaï), il est important, dans ce contexte de mondialisation, que le Sénégal reprenne sa place de leader, et qu’’après avoir été l’exception démocratique, qu’il devienne l’exception économique’, insiste-t-il. Persuadé que la culture de la Téranga, forte malgré la mondialisation, et la valeur des ressources humaines sénégalaises dans tous les domaines sont des avantages pour le pays, il appelle désormais l’Etat et les investisseurs nationaux à capter tout le potentiel de la finance islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ça crée de la valeur pour le Sénégal et beaucoup d’emplois rémunérateurs et de bonne qualité. Nous ne voulons pas rater cette opportunité mais il faut que le gouvernement soit pro actif dans ce domaine’, a-t-il expliqué. Et cette opportunité consiste, selon lui, à profiter de ce domaine en pleine croissance. En effet, ajoute le Pdg de Mfc-Dubaï, la finance islamique représente, selon les dernières statistiques, environ mille milliards de dollars, alors qu’au début des années 2000 elle n’en représentait que 150. Et, poursuit-il, les prévisions pour 2020 tablent sur 4 mille milliards de dollars Us.

C’est donc une ‘croissance très rapide, voire exponentielle’, conclut-il avant d’en développer les caractéristiques qui la différencient de la finance dite ‘conventionnelle’. Tout d’abord, dit Keinde, il s’agit d’un système financier basé sur un partage de profit et non pas sur des intérêts. Ensuite, elle a une composante éthique importante puisqu’elle obéit aux principes de la Charia (loi islamique). Enfin, sa structure de fonds est censée ‘attirer des fonds d’investissements car elle crée des places d’actifs modernes ; ce qui permet d’avoir accès à une manne financière importante des pays arabes mais aussi des pays européens’, explique le président de séance. Qui estime que ces différents intérêts pourraient bénéficier au Sénégal s’il a une attitude pro active pour attirer les investissements. Cela passerait, selon Kéba Keinde, par des réformes. Du cadre réglementaire, dans un premier temps, pour permettre aux banques islamiques de se refinancer sur le marché local. Mais aussi des réformes d’ordre fiscal, dans un second temps, pour éviter de rendre les banques islamiques moins compétitives que celles conventionnelles.

Et ce, sur fonds d’investissement de l’Etat pour développer les compétences locales. Mais, au-delà même des pays arabes où les musulmans sont majoritaires, Keinde est convaincu qu’’aujourd’hui, il y a une acceptation globale de la finance islamique’. Elle a, selon lui, fait ses preuves et aurait pu constituer une alternative à la crise financière globale. ‘Elle a interpellé les gens parce que sa nature est basée sur des principes éthiques et sur des effets de leviers moins importants et sur le fait que tout financement doit faire l’objet d’un actif sous-jacent. Si ces principes avaient été suivis, on n’aurait pas eu de crise globale financière. Or, les gens se sont soudain réveillés en disant +tiens, peut-être que la finance islamique est finalement la solution aux problèmes globaux+’, conclut-il.

Walfadjri

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Grève des transporteurs : Les Tata ne seront pas de la partie

Les propriétaires des bus Tata se désolidarisent du syndicat des travailleurs du transport routier du Sénégal qui a décrété, dimanche dernier, un mot d’ordre de grève de 72 heures à partir d’aujourd’hui.Décidée à assurer le service, l’Aftu demande à l’Etat d’assurer la sécurité de ses bus.

Les minibus de la marque ‘Tata’ font défection. L’Association pour le financement du transport urbain (Aftu) ont décidé de ne pas suivre le mot d’ordre de grève de 72 heures décrété par le syndicat des travailleurs du transport routier du Sénégal à partir d’aujourd’hui. Ils l’ont fait savoir hier lors d’un face-à-face avec la presse. ‘Nous n’allons pas nous laisser guider par les syndicalistes qui n’ont aucun véhicule de transports dans la circulation. Ces gens assurent leur survie grâce aux mandats que nous leur versons dans les gares routières’, lance d’emblée le secrétaire général de l’Aftu, Djibril Ndiaye. Très en verve, il souligne que leur structure n’avait pas participé à la grève des transporteurs des 02 et 03 janvier dernier, mais était contrainte de garer ses véhicules au risque de voir des nervis s’y attaquer.

Cette défection, le secrétaire général de l’Aftu l’explique par le fait qu’ils ne partagent pas les mêmes préoccupations que leurs autres collègues du transport en commun. Car, selon lui, le syndicat des travailleurs du transport routier ne peut pas, dans sa plate-forme revendicative, exiger de l’Etat la réduction du prix du carburant sans tenir compte de la conjoncture mondiale.

Par ailleurs, Djibril Ndiaye soutient que ‘c’est parce qu’ils sont conscients de ne pas pouvoir supporter cette hausse du prix du carburant que l’Aftu a pris la décision d’augmenter de prix du transport de 25 francs à 75 francs, selon la destination des usagers’. En plus de cela, ajoute-t-il, ‘notre association a pris des engagements auprès des banques et de l’Etat qu’elle doit respecter’. En effet, rappelle Ndiaye, l’Aftu s’est engagé à s’acquitter d’un versement mensuellement auprès des banques et a promis à l’Etat, qui lui permis d’acquérir ses bus, de faciliter le déplacement de la population dakaroise. Donc, elle ne veut pas manquer à ses engagements vis-à-vis de ces derniers.

Décidée à accomplir son devoir, l’Aftu demande à l’Etat d’assurer sa mission régalienne, en protégeant les transporteurs qui veulent exercer. ‘Nous invitons l’Etat de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer notre sécurité. Nous allons continuer à assurer le service dans nos lignes habituelles afin de permettre aux populations de vaquer à leurs occupations’, annonce le secrétaire général des propriétaires de minibus Tata.

Djibril Ndiaye renseigne par ailleurs que les busTata assurent 85 % du déplacement de la population. ‘Les bus Tata sont au nombre de 900 et circulent sur plus de 60 lignes. Nous avons réussi à désenclaver les zones les plus reculées de Dakar’, argue-t-il. Toutefois, Ndiaye pense que l’Etat doit entamer des négociations avec les grévistes, avant le démarrage de leur mouvement d’humeur, pour ne pas pénaliser la population qui utilise les autres moyens de transport.

Partageant le même avis que son secrétaire général, Momar Faye, président du mouvement des travailleurs de l’Aftu, soutient que le nombre de minibus Tata fonctionnel est loin de pouvoir satisfaire la demande des usagers. ‘Le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour éviter cette grève. Car, elle risque de peser sur l’activité économique du pays’, prévient Faye.

Walfadjri

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Prix du butane : La hausse gaze les consommateurs

La bouteille de gaz de six kilogrammes enregistre une hausse de 360 francs Cfa sur son prix initial.A Saint-Louis, beaucoup d’usagers n’ont appris la nouvelle que ce lundi.Mais, déjà, elle fait geindre des populations gazées par cette augmentation.

(Correspondance) – Les ménages encore sollicités. Le tarif de la bonbonne de gaz butane a encore augmenté. Elle s’échange à Saint-Louis entre 3 925 et 4 100 francs Cfa selon les informations reçues auprès de trois boutiquiers distincts. Et pourtant, ce sont des commerces implantés dans un même quartier nommé Leona. Ces prix disparates, qui grevaient si dangereusement le panier de la ménagère, ont connu une hausse de 360 francs Cfa depuis ce week-end. La décision est tombée samedi dernier. Mais elle n’était pas, jusque hier, appliquée. A Saint-Louis, la nouvelle n’est pas encore connue de tous. Les quelques avertis en font, cependant, déjà leur sujet de discussion.

Trouvées dans une maison inhabitée, au quartier Médina, une dizaine de femmes s’activent à concocter leur menu. Elles préparent le dîner d’un baptême. La politique est au cœur de leur débat. La nouvelle apportée fraîchement par leur consœur crée une désagréable surprise. ’La bonbonne de gaz va bientôt connaître une hausse’, informe Marième Ba. Et c’est, alors, parti pour des moments de palabres sur le sujet. Chacune a son mot à dire. La décision est désobligeante, pensent-elles, à l’unanimité. ‘Elle est surprenante. Je m’attendais plutôt à une baisse sur le prix du gaz’, lance Ndèye Niang. Mère de famille, Yacine Diallo confie débourser chaque mois 20 mille francs pour se payer cinq bonbonnes. ‘J’achetais l’unité à 4 mille francs. Avec cette hausse, je risque de dépasser ce montant dans le mois’, dit-elle. Avant de poursuivre : ‘En plus, on a l’impression que les bouteilles ne contiennent plus leur poids d’antan. Avant, la bombonne tenait 15 jours. Mais, maintenant, elle se termine juste au bout d’une semaine’.

Face à la cherté du produit, chacune d’elle se veut une bonne économe. Ce, dans le dessein de terminer le mois sans un trop d’excédents financiers sur la prévision mensuelle. ‘Si le prix continue d’augmenter à ce rythme, et que cette majoration se réalise, je vais devoir arrêter l’usage du gaz et retourner vers le charbon de bois’, ajoute Yacine Diallo. Pour elle, l’achat de sacs de charbon est plus économique que le butane. ‘Un sac de charbon de bois payé à 6 mille francs Cfa peut tenir pendant 15 jours. C’est, de loin, plus économique’, croit-elle. Khady Diallo, elle, rapporte utiliser une bouteille de gaz de six kilogrammes dans le mois. Et si la bouteille se vide, elle se rabat sur le charbon pour colmater le mois.

‘Ce n’est vraiment pas aisé pour moi d’acheter deux, voire trois bouteilles de gaz le mois. Ma bourse ne me le permet pas. Je fais, par la suite, recours au charbon’, dit-elle. Mais, pour le charbon, l’usage n’est pas commode. Il est assez laborieux. ‘Le charbon fait perdre beaucoup de temps. Je l’utilise avec de grandes difficultés. J’ai des enfants qui vont à l’école les après-midi et je suis obligé de servir le déjeuner avant 14 heures afin qu’ils n’arrivent pas en retard à l’école’, lance Oulimata Diop. ‘Si la bouteille de gaz se vide et que je n’ai pas d’argent pour faire la recharge, je fais la toilette de mes enfants la nuit car je ne peux le matin faire le feu et réchauffer de l’eau. Ils risqueraient alors d’arriver en retard à l’école’, renchérit-elle.

En cette période de froid, les populations ont plus besoin d’une baisse sur le gaz, pense Fanta Sarr. Son usage étant appelé à se dédoubler. ‘Le gouvernement ne peut pas faire deux poids deux mesures. Il ne peut pas diminuer le prix du carburant et chercher à se rattraper sur celui du gaz au détriment du panier de la ménagère qui a plus besoin d’une valorisation’.Interpellé sur cette flambée, Doudou Gaye, boutiquier, dit ne pas être au courant. ‘Je viens de l’apprendre’, lâche-t-il. Toutefois, il dit attendre un document attestant cette majoration avant de s’y mettre.

‘La bonbonne de gaz ne va plus se vendre au même prix’, indique un autre vendeur. Lui, il est déjà au parfum et n’entend pas échanger ce produit à moins de 4 400 francs Cfa si la mesure entre en vigueur. Pour cause, explique-t-il, ‘je vends déjà le produit à 4 100 francs parce que je l’acquiers à 3 900 francs’. Ce qui lui fait un bénéfice de 200 francs par unité, confie-t-il.Les hausses exécrables des prix des denrées de première nécessité exacerbent, de jour en jour, les populations. Lesquelles nourrissent l’espoir de revoir au rabais ces produits si essentiels, mais qui ne cessent de grimper.

Walf

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Pour une baisse des prix des hydrocarbures : Le Forum Civil appelle à une révision de la fiscalité sur l’énergie

La fiscalité sénégalaise constitue le facteur déterminant de l’écart des prix à la pompe entre le Sénégal et ses voisins.Le carburant est vendu nettement moins cher dans les pays limitrophes, dont le Mali, qui s’approvisionne essentiellement à Dakar.Sur l’année 2011, en moyenne, le prix du litre d’essence se chiffrait à 828 francs Cfa au Sénégal, contre 618 francs au Burkina Faso et 581 francs au Mali.C’est le constat établi, dans une déclaration, par le Forum Civil.Qui, dans ce contexte de grèves récurrentes, demande à l’Etat de revisiter la fiscalité sur l’énergie.

La baisse opérée sur les prix des hydrocarbures, le week-end écoulé, est insignifiante. Le Sénégal continue d’appliquer une fiscalité lourde sur les produits au point que l’écart ne cesse de se creuser avec les prix des pays limitrophes. En effet, là où le litre d’essence est vendu 618 francs Cfa au Burkina Faso et 581 francs au Mali, il caracole vers 850 francs au pays de la Téranga. La faute, révèle le Forum civil dans une déclaration, est à chercher au niveau de la fiscalité. En, effet, note le communiqué de la section sénégalaise de Transparency International, le Sénégal se caractérise par une fiscalité sur les produits pétroliers qui obéit à la seule efficacité dans la collecte des ressources, reléguant au second plan la rationalité économique et sociale. Car, relève le document, à la fiscalité commune aux pays de l’Uemoa (Tva à l’importation, droits de douane, Tva intérieure et taxe spécifique), l’Etat sénégalais a ajouté sur les hydrocarbures trois autres taxes, à savoir le prélèvement au titre du Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers, le droit Senelec et les moins-values.

Pis, rappelle le texte, en 2011, les autorités ont défini une nouvelle taxe spécifique sur les produits pétroliers noirs afin de mobiliser plus de 8 milliards de francs Cfa destinés au plan Takkal. ‘Ces ponctions cumulées ont représenté plus de 60 % du prix des hydrocarbures à la pompe, contre 40 % au Mali’, fait remarquer le Forum civil. Qui signale que sous l’effet de la hausse des cours mondiaux de l’énergie, ces prélèvements ont représenté, en moyenne, 18 % des recettes fiscales sur la période 2000-2005 et 34,5 % sur les cinq années suivantes. ‘Le mécanisme est tel que le gouvernement semble trouver un intérêt à une progression des cours, qui est de nature à agrandir, à due proportion, l’assiette fiscale sur les hydrocarbures et induire une hausse subséquente des recettes’, poursuit le texte.

Outre le coût pour le consommateur sénégalais, le Forum note aussi que les différentes taxes obèrent la compétitivité des industriels et agriculteurs sénégalais. Elles sont également une source de manque à gagner pour les transporteurs qui constatent une désaffection des taxis, liée à la montée des prix. De surcroît, précise le communiqué, ces taxes annihilent totalement les effets de la subvention sur certains produits comme le gaz butane ou le pétrole lampant. ‘La cherté du combustible n’est, en aucun cas, compatible avec les exigences d’augmentation de l’offre de produits agricoles, qui semblent être, depuis trois ans, au cœur des préoccupations de l’Etat. Dans le sous-secteur de l’électricité, les ménages s’acquittent d’une Tva de 18 %, de redevances et des taxes au titre des droits de porte et des contributions spécifiques’, dit le texte.

Citant la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le texte souligne que les recettes totales tirées du pétrole atteindraient 221,1 milliards de francs Cfa en 2011. Et l’Etat table sur 231,7 milliards pour l’année en cours. ‘Le niveau structurellement élevé des prix témoigne également de la corruption endémique et des nombreuses commissions qui caractérisent la filière au Sénégal, les coûts et charges afférents à ces pratiques étant, in fine, supportés par le consommateur’, dénonce le Forum Civil.

Fort de ce triste constat, le Forum civil pense que la situation du secteur exige une concertation impliquant tous les acteurs de la filière autour d’un débat de fond sur la structure des prix et des mécanismes d’amortissement des chocs. A cet effet, il suggère la mise en place d’un fonds de stabilisation et de péréquation des hydrocarbures. Un dispositif qui, selon l’organe de lutte contre la corruption, devrait être complété par la définition d’un statut fiscal durable au secteur informel et par une série de mesures novatrices pour alléger les taxes sur l’énergie, tout en neutralisant les effets sur les finances publiques.

walf

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La baisse des prix du carburant n’y fait rien : Les transporteurs seront en grève, mercredi prochain

Les professionnels des transports routiers du Sénégal ne sont pas satisfaits de la réaction des autorités étatiques après leur mouvement d’humeur des 02 et 03 janvier derniers.Les questions du prix du carburant, de l’assurance de leurs camarades et des contrôles routiers intempestifs restent entières pour eux. Ce qui les a poussés à décréter une grève générale du 25 au 27 courant inclus, en relation avec les secteurs de la boulangerie et de la pêche. Ils l’ont décidé, hier, à l’issue d’une assemblée générale tenue à Mbour.

Le secteur des transports routiers au Sénégal va connaître une deuxième perturbation en l’espace d’un mois. Après la première grève générale des 02 et 03 janvier derniers, les professionnels des transports routiers vont remettre ça les 25, 26 et 27 janvier, soit trois jours sans transport public. La décision a été prise ce dimanche à Mbour à l’issue d’une assemblée générale ayant réuni tous les présidents des regroupements régionaux et départementaux des chauffeurs. Motifs invoqués par les transporteurs : la cherté du prix du carburant, la cherté des assurances et les contrôles routiers intempestifs sur les chauffeurs. Une grève des transporteurs qui sera appuyée par deux autres secteurs : la boulangerie et la pêche.

Pour Pape Simon Assef, maître d’œuvre de cette assemblée générale, c’est là une décision logique après avoir vainement attendu une réaction agissante des autorités. ’Après la grève générale des 02 et 03 janvier derniers qui n’ont produit aucun résultat, nous nous sommes réunis ce dimanche à Mbour, tous les présidents de regroupements départementaux et régionaux, en présence du Secrétaire général du syndicat national des transports routiers, Alassane Ndoye. Et nous avons pris la résolution de décréter une grève générale de trois jours, ces 25, 26 et 27 janvier’, souligne-t-il. Avant de poursuivre : ‘Du côté de l’Etat, on nous a promis des commissions qui devaient rendre leurs avis le 15 janvier passé. Ce qui n’a pas été fait à notre connaissance jusqu’ici. On nous a tout juste dit qu’il y a une baisse de 30 francs Cfa sur le prix du litre d’essence sans qu’aucun décret dans ce sens ne soit signé. Même si la mesure est officialisée, nous estimons qu’elle ne suffit pas’.

De plus, il souligne que les chauffeurs vivent des problèmes assez sérieux sur les axes routiers du fait des forces de sécurité. ‘Pour la moindre cause, on leur confisque le permis, entravant du coup leur activité. Pour toutes ces pratiques auxquelles nos camarades doivent faire face, nous avons décidé d’immobiliser nos voitures durant soixante douze heures à partir du 25 janvier’, annonce le président du regroupement départemental des chauffeurs de Mbour, hôte de cette assemblée générale.

Walf

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Sénégal – carburant : Elton, un petit jeune aux dents longues

Déjà présente en Gambie, l’enseigne sénégalaise souhaite se développer dans la région ouest-africaine. En s’appuyant sur des partenaires locaux et autonomes.

L’année 2012 sera africaine pour Elton Oil. Le distributeur d’essence et de lubrifiants, créé en août 2000 par une poignée d’investisseurs sénégalais restés mystérieux, entend se lancer à la conquête de la sous-région ouest-africaine. Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra Leone, Mali… la feuille de route est bien remplie. « En Côte d’Ivoire, nous voulons redémarrer notre activité. Au Liberia et en Sierra Leone, les besoins sont énormes. Au Mali, le secteur est très concurrentiel et nous nous orientons plutôt vers l’approvisionnement des mines en produits pétroliers. » Babacar Tall, le patron d’Elton depuis le départ de son cofondateur Papa Moctar Sarr, énumère les ambitions de la société sénégalaise avec confiance et modestie.

Dans un marché historiquement dominé par Total, suivi de Shell (devenu Vivo Energy il y a peu), Elton a su se faire une place assez rapidement avec son concept de stations-service intégrées baptisé « Oasis » (carburant, lavage, réparation auto et libre-service alimentaire) et son statut, revendiqué jusque dans les publicités, de société « 100 % sénégalaise ». Dans un marché où les prix restent déterminés par les autorités publiques, se distinguer par les services s’est révélé fondamental. Résultat?: la société se classe désormais au quatrième rang national, loin derrière Total et Shell certes, mais au coude à coude avec Libya Oil. Elton atteint ainsi 10 % de part de marché, contre 11 % environ pour le distributeur libyen.

Autonomie

Et la croissance continue?: cinq nouveaux points de vente sont venus compléter en 2011 un réseau qui en compte désormais une trentaine, pour les automobilistes mais aussi pour les pêcheurs. Avec environ 90 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011, Elton Oil est même devenu l’une des plus importantes entreprises du pays. Et a exporté très tôt son concept Oasis, en commençant par la Gambie. La filiale locale réalise désormais 26 millions d’euros de chiffre d’affaires environ chaque année. « Avec 35 % de part de marché, nous sommes le numéro un, se félicite Babacar Tall. Elton Sénégal détient 67 % de la filiale gambienne, et le secret de la réussite a été de trouver le bon partenaire local. »

À Banjul, Elton s’est associé à Amadou Samba, un prospère homme d’affaires, propriétaire d’une cimenterie et d’une société d’eaux minérales, qui est aussi administrateur de grandes entreprises. Un choix fondamental pour Elton… car si le modèle reste le même d’un pays à l’autre, l’autonomie du management est un élément central pour la société sénégalaise?: hors de question, affirme-t-elle, de faire comme ces multinationales aux processus hypercentralisés.

Du coup, le début de l’année 2012 sera consacré à la sélection de partenaires locaux et à la construction de business plans détaillés. Avant d’entrer dans le vif du sujet dans un second temps. En Côte d’Ivoire, Elton retrouvera une configuration de marché proche de celle du Sénégal, avec la présence des mêmes leaders (Total et Shell), mais aussi d’acteurs locaux, tel Pétro Ivoire (lire l’encadré). Au Liberia et en Sierra Leone, la situation se rapprochera davantage de celle connue en Gambie, avec un marché plus ouvert.

Jeune Afrique

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