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	<title>Senegal-business.com &#187; Les Blogs</title>
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		<title>Blog de Yoro Dia</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 12:20:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Clap de fin pour Narcisse Wade et Sarkozy Président Bling Bling Finalement les incursions de l&#8217;UMP derrière les lignes de l&#8217;extrême droite n&#8217;ont pas pu sauver le soldat Sarkozy. En 2007, il avait fait campagne avec le programme du FN sans en être le candidat, mais pour 2012 les électeurs ont préféré l&#8217;original (Marine Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/05/yoro-dia-11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16641" title="yoro-dia-1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/05/yoro-dia-11.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>Clap de fin pour Narcisse Wade et Sarkozy Président Bling Bling</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Finalement les incursions de l&#8217;UMP derrière les lignes de l&#8217;extrême droite n&#8217;ont pas pu sauver le soldat Sarkozy. En 2007, il avait fait campagne avec le programme du FN sans en être le candidat, mais pour 2012 les électeurs ont préféré l&#8217;original (Marine Le Pen) à la copie (Sarko &#8211; Guéant &#8211; Besson). Sarkozy avait raison de faire campagne sur les frontières qu&#8217;il ne faut pas dépasser par électoralisme comme l&#8217;a si bien dit Bayrou. Les Français ont sanctionné Sarko parce que la majorité d&#8217;entre eux sont convaincus que le fauteuil de De Gaulle et de Mitterrand était trop ample pour lui et qu&#8217;il n&#8217;avait pas assez de prestige et de distance attachés à la fonction. La France est naturellement un pays de droite, c&#8217;est pourquoi les arrivées de la Gauche au pouvoir ne sont que des intermèdes (Mitterrand, le seul Président de Gauche de la Ve république). La France qui est un pays de droite, de plusieurs droites d&#8217;ailleurs (la droite républicaine et les autres comme la droite monarchiste et la droite extrême). Lors de ce second tour, Sarkozy a allègrement franchi la ligne rouge qui sépare la droite républicaine et les autres pour chasser sur les thèses du FN.</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi de commun entre Hollande et Macky Sall? Il y a deux ans, personne ne les imaginait à la fonction. Ils  sont devenus Président non pas pour en avoir rêvé ou parce qu&#8217;ils en avaient fait le projet de leur vie, mais ils sont devenus Président par défaut. Hollande est passé parce que DSK n&#8217;a pu contrôler sa libido et Macky Sall est devenu Président parce que Wade qui l&#8217;a toujours méprisé, l&#8217;avait pris pour le moins ambitieux de ses compagnons. C&#8217;est incroyable la manière dont le destin noue joue des tours. Un dérapage libidinal et une humiliation d&#8217;un collaborateur changent l&#8217;histoire de deux pays au détriment de ceux qui étaient suffisamment narcissiques pour croire qu&#8217;ils écrivaient l&#8217;histoire. C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce narcissisme qui explique les sorties de Wade qui ne supporte pas d&#8217;être sorti de la scène, de ne plus être l&#8217;alpha et l&#8217;oméga de la vie politique. Wade vit la plus grande souffrance de sa vie. Sa maison de Fann doit être pour Wade ce que le Rocher de Saint Hélène a été pour Napoléon. Wade  est convaincu que tout ce qui s&#8217;est fait au Sénégal de Faiherbe à 2000 ne servait qu&#8217;à annoncer son arrivée et tout ce qui se passera après lui ne sera qu&#8217;un long commentaire de son règne. Donc, c&#8217;est une torture pour lui de ne plus être l&#8217;unique centre d&#8217;intérêt du pays. C&#8217;est cette souffrance atroce qui le pousse à vouloir revenir sur scène même au prix du ridicule comme son idée d&#8217;auditer Senghor et Diouf. Il devrait méditer sur ce proverbe chinois qui dit &#8220;avant d&#8217;ouvrir la bouche, assures toi que ce que tu as à dire est plus beau que le silence&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tourisme et patriotisme économique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de sa visite de courtoisie et de prise de contact avec la Cnes, Youssou Ndour, le ministre de la Culture et du Tourisme a invité les patrons à passer leurs vacances au Sénégal. Il l&#8217;a dit en passant, mais c&#8217;est l&#8217;élément le plus important de sa visite. Si les patrons de la Cnes qui sont des croisés du patriotisme économique prêchent par l&#8217;exemple, l&#8217;appel du ministre sera entendu et surtout suivi d&#8217;actes. Passer ses vacances au Sénégal est aussi un bon exemple de patriotisme économique. Franchement, je n&#8217;ai pas compris le rush des Sénégalais à Paris pendant l&#8217;été. A cette période de l&#8217;année il fait tellement chaud à Paris que même les parisiens quittent la capitale. L&#8217;été à Paris il n&#8217; y a que des japonais. Aller à Paris pendant l&#8217;été pour s&#8217;enfermer dans une chambre climatisée relève plus de la légitimation sociale (montrer à ses amis, collègues et voisins qu&#8217;on peut se payer des vacances à Paris). Si on veut partir pour la plage, notre pays a des plages sublimes de Cap Skirring à la Langue de Barbarie. Passer ses vacances au Sénégal permet de connaître et de faire connaître notre beau pays à sa famille. Combien de Sénégalais ont visité l&#8217;île de Carabane, la perle de la Casamance et joyau du Sénégal. Cette île paradisiaque avec ses fromagers, ses baobabs, ses palétuviers, sa mangrove et ses cocotiers sur la plage donne aux visiteurs des instincts poétiques. Carabane est une muse. Une très belle muse. Quand on voyage par bateau, on l&#8217;entrevoit la belle dame droite et fière à l&#8217;embouchure, mais Carabane vaut le déplacement tout comme les 19 îles du Saloum, une Polynésie à moins de deux heures de Dakar. Mieux que la Polynésie, nos machoudos sérères par leur culture et leur hospitalité vous feront revenir comme on revient toujours à Saint-Louis la ville tricentenaire avec sa langue de barbarie, endroit unique au monde ou le fleuve et la mer se promènent bras dessus dessous avant de s&#8217;embrasser à l&#8217;embouchure. A l&#8217;est, les chutes de Didenfelo et le parc de Niokoloba vous rappelleront les paysages sublimes du film &#8220;Out of Africa&#8221;. La nouvelle génération de jeunes sénégalais connaît de plus en plus mal notre pays qu&#8217;ils réduisent à Dakar, Saly et à l&#8217;aéroport. L&#8217;appel du ministre de la Culture et du Tourisme au delà des patrons doit aussi concerner le ministère de l&#8217;Education Nationale. Combien de jeunes sénégalais connaissent Sandiniery qu&#8217;on réduit aux fruits, Gouy Ndiouli, Pata, Dekheulé, Somb, Paos Koto. Ce tourisme culturel et historique serait aussi une forme de rupture.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pari pascalien à l&#8217;envers</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avec sa déclaration de patrimoine, le Président Macky Sall s&#8217;est enfermé dans un pari pascalien à l&#8217;envers. S&#8217;il ne l&#8217;avait pas fait, le bourdonnement infamant de suspicion l&#8217;aurait poursuivi durant tout son mandat. La déclaration de patrimoine a déclenché les mécanismes d&#8217;un soupçon fort légitime. Si vous voulez comprendre l&#8217;âpreté et la rudesse des batailles pour le contrôle de l&#8217;appareil d&#8217;Etat lors des élections, la réponse est dans la déclaration de patrimoine du Président.  L&#8217;Etat du Sénégal est un Etat prébendier comme dit Ibrahima Thioub c&#8217;est à dire que conquérir l&#8217;Etat équivaut au contrôle des sites d&#8217;accès à la richesse nationale. Dans un Etat prébendier, le Président de la république est le gardien de la porte qui mène aux prébendes, prestiges et privilèges et donc enrichit qu&#8217;il veut. Dans la vie économique, être milliardaire est le fruit d travail de toute une vie ou le travail de plusieurs générations d&#8217;une m^me famille, mais la politique est devenue un raccourci pour être milliardaire depuis l&#8217;an 2000. Un pays a besoin de milliardaires, mais pas en politique. Les milliardaires dans le business reflètent le dynamisme de l&#8217;économie et de la création de richesse. La Chine a commencé à émerger quand Deng Xiaoping a lancé son fameux &#8220;Enrichissez-vous&#8221;, mais il parlait du business. Des politiciens milliardaires est un indicateur de pays pauvre et sous-développé parce que l&#8217;émergence commence par la séparation des deux sphères. L&#8217;Etat crée les conditions d&#8217;un enrichissement général, mais n&#8217;a pas de vocation à servir de levier d&#8217;enrichissement à ceux qui le contrôlent. C&#8217;est l&#8217;Etat prébendier qui explique la transhumance parce que dans l&#8217;opposition, il y a aucune prébende à distribuer. C&#8217;est un désert. C&#8217;est pourquoi tout le monde se rue sur l&#8217;oasis.</p>
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		<title>Blog de Yoro DIA</title>
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		<pubDate>Fri, 04 May 2012 12:56:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plutôt Manhatir que Ben Laden Un an, plusieurs leçons. C’est ce qui me vient l’esprit en pensant à l’anniversaire de la mort de Oussama Ben Laden. La première leçon est que pour l’avenir du  monde musulman, il est préférable de s’inspirer de l’exemple du Dr Manhattir, (ancien Premier Ministre de Malaisie qui, pour l’orgueil des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/05/yoro-dia3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16555" title="yoro-dia" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/05/yoro-dia3.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>Plutôt Manhatir que Ben Laden</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un an, plusieurs leçons. C’est ce qui me vient l’esprit en pensant à l’anniversaire de la mort de Oussama Ben Laden. La première leçon est que pour l’avenir du  monde musulman, il est préférable de s’inspirer de l’exemple du Dr Manhattir, (ancien Premier Ministre de Malaisie qui, pour l’orgueil des musulmans, a bâti des tours plus élevées que le World Trade Center) plutôt que Ben Laden qui a cherché à détruire celles des autres au lieu de chercher à construire. Deuxième leçon, un an après la mort de Ben Laden, il ne reste pas grand-chose de Al Qaeda à part un nom et un logo devenu une franchise pour le terrorisme résiduel de AQMI qui prospère surtout grâce au maillon faible qu’est le Mali. La trace de Ben Laden dans l’histoire sera comme celle des traces d’un chameau après une tempête de sable dans le désert. Ses traces seront bientôt effacées. Cela a commencé avec la tempête de sable qui souffle dans le  monde arabe au nom de la liberté et de la démocratie que les spécialistes appellent « le Printemps arabe ». Cette révolution au nom de la liberté et de la démocratie valeurs aux antipodes de Al Qaeda a été la première mort de Ben Laden. Le 1<sup>er</sup> mai les américains ont exécuté un zombie idéologique qui les hantait et surtout pour laver l’affront du 11 septembre qui a balafré le visage de New York. La troisième leçon vient de Kaboul où s’est rendu Obama pour célébrer un an après sa plus grande victoire de Commandant en chef des armées : offrir à l’Amérique le scalp de Ben Laden.  Un an après pour être sûr qu’Al Qaeda n’est plus en mesure de planifier des attentats comme le 11 septembre. Si Al Qaeda en avait les moyens, elle l’aurait fait ne serait ce que pour laver l’affront d’Abotabad. Cette fête a été troublée par les pétards de talibans qui nous inspirent la quatrième leçon. La quatrième leçon est qu’ Al Qaeda en tant qu’organisation militaire est moribonde mais les talibans ont encore de beaux jours devant eux parce que contrairement à Al Qaeda les talibans n’ont toujours eu qu’un projet national : Afghanistan. Et comme lors de la guerre du Vietnam le temps joue en leur faveur. Etant donné que l’Otan et la coalition ne vont pas rester ad vitam aeternam, ils attendent tranquillement dans leurs montagnes le départ des armées occidentales pour balayer Karzai et  transformer encore l’Afghanistan en gigantesque prison. Et quand ils reviendront, il y aura plus de Massoud encore moins la coalition de l’Otan. L’Afghanistan est tout ce qui a intéressé les talibans. C’est pourquoi vous n’avez jamais vu le nom d’un afghan dans un attentat d’al Qaeda à l’extérieur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plutôt le chariot que le panier de la ménagère</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quand on entre dans le super Marché Citydia de Nord Foire on se croirait dans un supermarché Mono Prix, Auchan ou Carrefour à Paris. On y trouve même du très bon saumon qui, selon les responsables du supermarché, se vend très bien. Cette chaine de supermarché qui essaime dans les quartiers résidentiels de Dakar après les Pridoux montre que le pouvoir d’achat a augmenté dans la capitale. C’est un bon indicateur d’un pays qui marche vers l’émergence. Avec la présence de Casino et de Citydia, il serait de bon aloi de parler de chariot de la ménagère plutôt que de panier de la ménagère qui fait très sous développement. La Chine pour émerger est passée du panier sous Mao au chariot sous Deng Xiaoping auteur du fameux « enrichissez-vous » qui s’est révélé plus efficace que toute l’idéologie  du grand bond en avant de Mao qui s’est révélé être un grand bond en arrière. Le grand bond en avant que le Sénégal attend de Macky Sall et de son gouvernement est de créer les conditions pour que le maximum de Sénégalais puissent fréquenter les grandes surfaces. Pour fréquenter ces grandes surfaces, il n’ y a qu’un seul ticket d’entrée : le pouvoir d’achat. La vocation d’un gouvernement n’est d’offrir des bons de consommation pour citydia mais de créer les conditions pour que les sénégalais puissent travailler, avoir un pouvoir d’achat et fréquenter les grandes surfaces. Casino, Citydia sont des indicateurs d’un pays qui s’enrichit et qui marche vers l’émergence parce que fréquentés par une classe émergente. L’autre jalon, l’autre indicateur sera la présence de Mac do ou de Quick qu’on ne retrouve que dans les pays riches et émergents. C’est pourquoi Mac Do et Quick sont à Jo’bourg et Kuala Lumpur pas à Dakar. Comment passer d’une classe émergente à une société émergente ? Telle est la question que  se posent probablement Macky Sall et Abdoul Mbaye. Je vous donne une réponse gratuite. Créez les conditions pour que le maximum de sénégalais puisse fréquenter Casino et Citydia.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plutôt Polytechnique que l’arène</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La semaine dernière, j’ai été convié au pot que les anciens de Polytechnique offraient en l’honneur de leur collègue Aly Ngouille Ndiaye devenu Ministre. Cette école qui a produit d’éminents esprits comme Bara Tall, Ablaye Sène ( Vallées Fossiles), ces ruraux qui ont pris l’ascenseur social de la république qu’est l’école pour atteindre le sommet. Apres avoir écouté ces brillants polytechniciens presque tous produits de l’école publique, on ne peut  s’empêcher d’avoir un pincement au cœur quand on voit  le désastre  qu’est devenu l’école publique. Notre école publique est à l’agonie depuis que les enseignants peuvent prendre en otage les élèves pendant des mois pour demander une rançon que le gouvernement refuse de payer. La France ne serait pas ce qu’elle est devenue sans les instituteurs  de la troisième république et l’école publique de Jules Ferry. La qualité de notre ressource humaine ne serait pas devenue l’avantage comparatif du Sénégal sans une école publique de qualité. L’école publique est devenue un désastre parce que les élites politiques du pays après avoir pris l’ascenseur social qu’est l’école refuse de le renvoyer aux autres générations. C’est pourquoi, les 18 plans d’actions des syndicalistes irresponsables n’ont pas ému le gouvernement de Wade. Quand je pense aux instituteurs comme Mr Sarr, à l’institutrice comme Mme Ndiaye qui, à force de dévouement et de sacrifice ont permis à des générations d’élèves de Thiaroye sur mer d’aller à l’école et quand j’entends les syndicalistes du Cusems, je mesure toute la différence entre les instituteurs par vocation qui sont les piliers les plus solides de la république et les mercenaires tombés dans l’éducation par survie et qui ont détruit le système éducatif pour des intérêts corporatistes et alimentaires. Senghor, réveille-toi. Ils sont devenus fous. Ils ont détruit l’école qui a permis au Sénégal d’avoir Amadou Mactar Mbow, Jacques Diouf, Bachir Diagne. Ils en ont fait une usine de cancres plus fascinés par les gladiateurs que par le savoir. Quand notre école publique fonctionnait normalement les élèves rêvaient de Polytechnique ou du concours général pas de Balla Gaye 2 ou Yekini.  Le laureat du concours général était la référence du quartier mais pas le rappeur encore moins le lutteur. Le système qui a produit tous ces polytechniciens est en panne mais celle qui produit les gladiateurs (qui sont presque tous des recalés de l’école publique) tourne à plein régime. A quoi sert polytechnique dans un pays où il y a un primat du gladiateur sur l’ingénieur ?</p>
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		<title>Blog de Yoro Dia</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 10:45:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[MFDC New look: Balla Gaye 2 plutôt que Diamacoune Balla Gaye 2, roi des arènes, est plus important pour la paix en Casamance que les 12 ans d&#8217;efforts désordonnés de Wade et les 20ans de stratégie du pourrissement de Diouf. Balla Gaye 2 doit être la référence  pour le MFDC devenu parti politique. C&#8217;est pourquoi, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/yoro-dia-12.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16479" title="yoro-dia-1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/yoro-dia-12.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>MFDC New look: Balla Gaye 2 plutôt que Diamacoune</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Balla Gaye 2, roi des arènes, est plus important pour la paix en Casamance que les 12 ans d&#8217;efforts désordonnés de Wade et les 20ans de stratégie du pourrissement de Diouf. Balla Gaye 2 doit être la référence  pour le MFDC devenu parti politique. C&#8217;est pourquoi, cette semaine a été décisive pour notre longue marche vers la paix en Casamance avec le MFDC qui obtient son récépissé de parti politique et Balla Gaye 2 qui devient roi des arènes. Le MFDC, parti politique doit jeter Diamacoune et ses thèses douteuses et saugrenues dans les poubelles de l&#8217;histoire pour s&#8217;inspirer de Balla Gaye 2 parti du Pakao et qui règne en maître sur le Sénégal. le MFDC new look doit se dire étant donné que c&#8217;est ridicule et même impossible d&#8217;avoir une partition du Sénégal, prenons le Sénégal comme l&#8217;a fait Balla Gaye 2. C&#8217;est fort possible parce que le Sénégal est une démocratie. Hommes politiques d toute la Casamance, unissez-vous et prenez le Sénégal. Robert Sagna a posé un premier jalon avec sa candidature en 2007, le MFDC qui obtient son récépissé est un autre jalon. Le MFDC, parti politique, est beaucoup plus conforme aux idées et aux idéaux du MFDC  de 1947. L&#8217;événement de la mutation du MFDC qui a été relégué à l&#8217;arrière plan de l&#8217;actualité à cause du brouhaha de l&#8217;arène ferme la page de l&#8217;imposture historique et intellectuelle du révisionniste Abbé Diamacoune qui a réécrit à sa façon l&#8217;histoire et la généalogie du MFDC dans les années 80. Mais, c&#8217;est connu, en histoire la généalogie est toujours construite. Le nouveau MFDC remet les choses à l&#8217;endroit. &#8221; Il ne faut pas laisser les intellos  jouer avec des allumettes&#8221; disait Prévert. Le Sénégal a laissé Diamacoune, un apprenti historien et un apprenti sorcier jouer avec des allumettes et a fini par brûler la Casamance. L&#8217;ascension de Balla Gaye 2 qui vient de s&#8217;installer sur le trône de la lutte, celle des génies de Gelongal sur le plan musical et Pierre Goudiaby Atépa dans l&#8217;architecture, sont autant de preuve de l&#8217;indigence intellectuelle des thèses de l&#8217;abbé pyromane. Le MFDC de Diamacoune a apporté de mauvaises réponses à une vraie question, si le MFDC new look veut apporter une vraie réponse à la vraie question, les exemples sont Balla Gaye 2, Atépa, Gelongal et non Diamacoune.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Wade, l&#8217;Etat et Cheikh Béthio</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Abdoulaye Wade sera un politicien jusqu&#8217;à son dernier souffle. La politique est un réflexe chez lui. C&#8217;est son oxygène, il ne peut pas s&#8217;en passer. Wade, qui a bénéficié du soutien de cheikh Béthio Thioune lors de la présidentielle avait préféré le zapper. Subitement, alors que Cheikh Béthio est entre les mains de la justice, Wade lui envoie une délégation et propose un pool d&#8217;avocats à son &#8220;ami&#8221;. Ce n&#8217;est pas le sort de Cheikh Béthio Thioune qui le préoccupe mais le coup politique qu&#8217;il peut en tirer: gêner le nouveau pouvoir et capitaliser sur le vote des thiantacounes. Wade ne connaît que des combats personnels et pas du tout les principes républicains. C&#8217;est inconvenant qu&#8217;un ancien président de la République s&#8217;immisce dans une affaire pendante devant la justice. L&#8217;affaire Cheikh Béthio va marquer la renaissance de l&#8217;Etat de Droit ou le début de sa fin. Le procureur de Thiès honore la justice qui, il faut le rappeler, est le service de l&#8217;Etat qui porte le nom de vertu. Dans cette affaire, se pose le débat sur les fondements même de l&#8217;Etat à savoir l&#8217;Etat a &#8220;le monopole de la violence légitime et légale&#8221; ou &#8221; que vous soyez riche ou pauvre&#8221;, marabout ou talibé &#8220;la justice vous rendra blanc ou noir&#8221;. Tous ceux qui ont vu l&#8217;ancien président du FMI être descendu d&#8217;un avion, menotté  et présenté devant le juge de New York, comprennent pourquoi les Américains sacralisent la justice. Elle est la même pour tout le monde. Il ne peut y avoir point de privilège de juridiction dans un Etat de droit. Autant la justice a été stricte avec Dominique Strauss Kahn, autant elle a été juste jusqu&#8217;au bout en le blanchissant quand elle s&#8217;est rendue compte qu&#8217;elle n&#8217;avait pas suffisamment de preuves. Le pool d&#8217;avocats du PDS fait de l&#8217;amalgame et de l&#8217;entreprenariat  politique en parlant de procès politique, mais la notoriété de Béthio Thioune et la volonté de faire un exemple pour montrer que rien ne peut plus être comme avant ne doit pas pousser à une présomption de culpabilité. Si deux citoyens sénégalais sont morts et enterrés en catimini et que la justice ne sévisse pas, ce serait la fin de l&#8217;Etat et l&#8217;affaire Barthélemy Dias et la fusillade de Mermoz nous a suffisamment instruit sur les risques d&#8217;un Etat faible. Est-ce que l&#8217;Etat devait agir en amont contre Béthio Thioune? Certainement non parce qu&#8217;un Etat laïc n&#8217;a aucune compétence en matière religieuse, mais veille à ce que les religions et les cultes se pratiquent dans le cadre de l&#8217;ordre et de la loi. Et quand il y a mort d&#8217;homme, on sort du cadre de la liberté de culte pour entrer dans celui de l&#8217;ordre et de la sécurité qui sont la raison d&#8217;être d&#8217;un Etat comme le dit si bien Ghazali &#8220;la meilleure illustration se trouve chez Abu Hamid Mohamed Al Ghazali (1058-1111)&#8221; qui écrit dans son célèbre livre &#8220;Nasihat al muluk&#8221; (conseils aux rois) que &#8221; Dieu a choisi et a élu deux sortes de personnes: les religieux et les rois. Les premiers ont pour mission de diriger les hommes vers Dieu et les seconds d&#8217;établir la sécurité qui est vitale car, laissé à lui-même, l&#8217;homme est capable de tout.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le syndrome de Giscard d&#8217;Estaing</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces jours-ci, le sommeil de Sarkozy doit être très trouble. Il est hanté par le VGE ou celui d&#8217;un seul mandat. VGE ne s&#8217;en est jamais remis. Sarkozy aussi ne s&#8217;en remettra pas, mais en arrivant au premier tour, il est presque assuré de perdre. Le premier tour de la présidentielle est riche en enseignement. Le premier est que le FN, en changeant d&#8217;emballage, mais tout en maintenant le contenu, est devenu un parti du système. Il est devenu tellement normal qu&#8217;il est un des plus grands partis ouvriers de France. Le vote FN n&#8217;est plus un vote de protestation encore moins un  vote de crise, il est devenu un vote français. Melenchon et Marin Le Pen se rejoignent au moins sur un point: la mondialisation est coupable. L&#8217;émergence de Mélenchon et de Marie Le Pen et le recul des partis classiques rend complètement obsolète  le clivahe Gauche-Droite. Aujourd&#8217;hui, il y a les partisans de la France ouverte (les grands partis qui pensent que cela n&#8217;a pas de sens de croiser le fer contre les marchés et la mondialisation) et les partisans de la France fermée (extrême gauche et extrême droite dont la seule différence réside dans le bouc émissaire). Pour Marine le Pen, le bouc émissaire c&#8217;est le musulman et pour Melenchon, c&#8217;est la finance.</p>
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		<title>Blog de Yoro Dia</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 10:50:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Balla-Yekini : Une affaire d’Etat L’un des aspects les plus positifs de la campagne  présidentielle était d’avoir remis les gladiateurs à leur place. Pendant des semaines la lutte sénégalaise était  enfin à sa vraie place qu’elle n’aurait jamais dû quitter : une simple distraction le temps d’un dimanche. La parenthèse de l’élection présidentielle fermée, les gladiateurs ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/yoro-dia-11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16389" title="yoro-dia-1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/yoro-dia-11.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>Balla-Yekini : Une affaire d’Etat</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’un des aspects les plus positifs de la campagne  présidentielle était d’avoir remis les gladiateurs à leur place. Pendant des semaines la lutte sénégalaise était  enfin à sa vraie place qu’elle n’aurait jamais dû quitter : une simple distraction le temps d’un dimanche. La parenthèse de l’élection présidentielle fermée, les gladiateurs ont repris le haut du pavé. La lutte est devenue une affaire tellement sérieuse qu’elle ne saurait être laissée entre les seules mains des amateurs, des promoteurs et des lutteurs. C’est devenu une affaire d’Etat en mal d’hommes d’Etat. Après Wade qui a essayé de réconcilier Modou Lo et Balla Gaye 2 au palais de la République, il a fallu que Macky Sall se croit obliger d’intervenir dans les face Balla Gaye2 – Yékini. A Rome, les gladiateurs ont toujours été à leur place.Ils étaient là pour distraire la plèbe qui, après le pain, voulait des jeux. Le jeu était  un moyen. Chez nous,  il semble être devenu la finalité. Aucun pays au monde ne s’est développé avec la distraction. Où va notre pays quand les patriciens descendent de la tribune pour chercher un supplément de légitimité chez les gladiateurs qui sont devenus les références de toute la jeunesse. Où va notre pays quand un jeune lutteur dit fièrement à la télé avoir quitté l’école qui était un frein au développement de sa carrière pour l’arène. L’arène a pris des proportions inquiétantes dans notre pays où le premier rêve des jeunes n’est plus d’aller à l’université, mais d’être lutteur. C’est un drame national que d’utiliser autant d’énergies individuelles non pas pour un projet collectif comme le développement, mais pour enrichir deux promoteurs et moins de 10 lutteurs. Quand il y a combat de lutte, le pays est sous Etat d’urgence avec la mobilisation de la gendarmerie et de la police qui, franchement, doivent avoir des missions plus importantes que de garantir que deux promoteurs s’enrichissent en toute sécurité au détriment du contribuable qui paie les forces de sécurité et l’avenir du pays (des jeunes qui préfèrent la lutte à l’école).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Macky Sall en Gambie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En disant à Yaya Jammeh qu’il a la clé de la solution du conflit casamançais, ou Macky Sall est devenu un bon disciple de Talleyrand (le langage a été donné à l’homme politique pour qu’il puisse cacher sa pensée profonde) où il montre qu’il est un grand amateur pour ne pas dire un grand naïf. C’est une irresponsabilité  illimitée que de sous traiter ou d’externaliser une question de souveraineté comme celle de la Casamance. Dire que Jammeh a la clé du conflit, revient à lui sous traiter notre crise nationale la plus grave qui doit être du ressort exclusif du président de la République. Macky Sall est loin d’être Talleyrand. C’est pourquoi on a noté beaucoup  de naïveté face à Jammeh. Réserver sa première sortie à la Gambie a été une excellente idée, mais laisser Yaya Jammeh attaquer sans retenue relève de l’amateurisme car l’Etat est une continuité.  Dans le conflit en Casamance, Jammeh n’avait pas aidé Diouf, n’a pas soutenue Wade et ne le fera pas pour Macky Sall. Leproblème ce n’est pas Wade, mais Jammeh. Les Présidents du Sénégal passent, Yaya Jammeh demeure dans sa constante. Il connaît le talon d’Achille du Sénégal et il en profite. Le conflit en Casamance est une assurance vie pour lui parce qu’étant le seul moyen de pression sur le grand voisin. Jammeh est un militaire. Il ne connaît que les rapports de force et à Banjul, Macky Sall est parti à Canossa.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De Jammeh à Petit Mbaye</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quel est le dénominateur commun entre Yaya Jammeh et Petit Mbaye ? Ne cherchez pas loin c’est la mauvaise foi.  Accuser l’ancien régime d’acharnement et justifier son « exil » consécutif à une affaire strictement privée relève de l’amalgame. Pourquoi l’ancien régime s’acharnerait-il sur un candidat qui n’a pas fait 1% à la présidentielle et laisser de côté ceux qui avaient fait plus de 10% ? Le Sénégal est un Etat de droit et on voit mal comment le Président de la République peut se substituer aux juges et aux banques pour blanchir l’ancien l’ancien promoteur de lutte. L’Etat est une affaire de prestige et le Président de la République doit prendre de la hauteur et de la distance en évitant de se mêler de petits détails qui, à fortiori, relèvent d’affaires privées. La rupture, ce n’est pas faire aux affaires étrangères du Madické Niang  sans Madické. Madické Niang, l’avocat de Habré a une influence certaine sur les positions de Madické Niang, Ministre des Affaires Etrangères. La même logique s’applique aujourd’hui à Alioune Badara Cissé. Alioune Badara Cissé, l’avocat de Petit Mbaye, a dû avoir une influence certaine sur Alioune Badara Cissé , Ministre des Affaires Étrangères à Paris pour la visite de Macky Sall. Où s’arrête l’avocat de Petit Mbaye et où commence le ministre dans l’organisation de la rencontre entre Macky Sall et Petit Mbaye ? That’s the question. Sur le plan des principes, c’est une ignominie que le Président de la République, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature reçoive un détenu qui a profité d’une liberté provisoire pour se soustraire à la justice de son pays. Macky Sall aurait dû nous épargner cette épisode de Prison break sur les bords de la Seine.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le spectre de Melenchon</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme ». Cette phrase ouvre le célèbre manifeste du Parti Communiste. Le spectre du communisme ne hante pas la France, mais l’irruption de Melenchon éloigne le spectre du 21 avril 2002 (Le Pen au second tour). Le phénomène Melenchon s’explique par le deuxième pilier de la république française à savoir l’Egalité. La passion de l’égalité est une passion française qui date de la révolution de 1789 jusqu’à Melenchon en passant par la célèbre nuit du 4 aout supprimant tous les privilèges. Melenchon a ressuscité l’inconscient révolutionnaire qui sommeille dans l’esprit français et a surtout prouvé qu’on peut faire reculer la pensée unique par un refus de capitulation ne serait que symbolique devant les marchés. Melenchon a beaucoup de mérite parce qu’il a récupéré beaucoup d’électeurs  tentés par le front qui était le seul parti à refuser la capitulation devant le système. Que sert la politique si elle avoue comme c’est souvent le cas sa capitulation devant le marché. La politique sert à changer et à transformer la réalité sociale. Melenchon a montré que face aux dérives des marchés, on pouvait encore sortir l’épée du fourreau où l’avait rangé les partis classiques.</p>
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		<title>Blog de Yoro Dia</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 10:57:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Wade au conseil constitutionnel Wade  a toujours rêvé d’envoyer Diouf au Conseil Constitutionnel. Macky Sall peut réaliser le rêve de Wade en envoyant Diouf et Wade au conseil Constitutionnel. Pour réaliser ce rêve de Wade, il suffit juste, comme c’est le cas en France, de faire des anciens Présidents de la république des membres de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/yoro-dia-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16298" title="yoro-dia-1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/yoro-dia-1.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>Wade au conseil constitutionnel</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Wade  a toujours rêvé d’envoyer Diouf au Conseil Constitutionnel. Macky Sall peut réaliser le rêve de Wade en envoyant Diouf et Wade au conseil Constitutionnel. Pour réaliser ce rêve de Wade, il suffit juste, comme c’est le cas en France, de faire des anciens Présidents de la république des membres de droit du Conseil Constitutionnel. Le grand avantage de faire de Wade, membre de droit du conseil constitutionnel est qu’il ne peut dire non et encore moins démissionner parce que son entrée au conseil est attachée à statut d’ancien Président de la république. Etant donné que quand on est membre du conseil on est tenu par l’obligation de réserve, c’est la meilleure façon de faire sortir Wade de l’espace politique et l’aider ainsi à trouver le temps pour rédiger ses mémoires. Les mémoires de Wade  seront à coup sûr un succès de librairie et un grand document histoire parce que retraçant 50 ans de vie politique (du procès de Mamadou Dia dont Wade était l’avocat à la débâcle du 25 mars 2012). Macky Sall a promis de reformer le conseil constitutionnel, y envoyer Wade est un premier pas vers la reforme. La présence d’un ancien Président de la république au Conseil serait une source inépuisable de sagesse pour cette institution qui verrait ainsi comment le droit et l’histoire transcendent le pouvoir des hommes à commencer par celui du Président de la république qu’on appelle pompeusement la clé de voûte des institutions. La présence des anciens Présidents de la république  au Conseil  va montrer que le droit est la seule clé de voute des institutions si l’on veut une vraie démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>IGE</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour son parcours personnel, Madame Nafi Ngom Ndour a certes  beaucoup de mérite mais la tenue d’IGE est trop ample pour elle. Imaginez donc ce que doit être pour elle la casquette de patronne de l’IGE. Les institutions de la république ne valent que par les personnes qui les incarnent. L’Etat de Senghor était fait de prestige, celui de Wade revêtu du manteau de l’informel. La même chose est valable pour l’IGE qui fut naguère un corps d’élite et de prestige. Depuis l’interview fort laborieuse de Nafi Ngom Ndour à Walf FM sur les chantiers de Thies, l’IGE a perdu toute sa crédibilité et son prestige qui était son âme. C’est un désastre parce que l’Etat a besoin de ce corps composé de fonctionnaires d’une grande qualité et d’une haute compétence mais l’image de leur patronne qui a une conception particulière de l’obligation de réserve  est en train de consumer à petit feu ce corps indispensable au bon fonctionnement de l’Etat. Il est urgent de redresser l’Etat mis à genoux par douze ans d’informel à la tête de l’Etat. Dans quel Etat sommes nous quand le Président de la Cour des Comptes est obligé de faire des mises au point et l’IGE à la Une de la presse non pas pour ses rapports mais pour des polémiques qui ne sont pas dignes de ses missions. Le pays a besoin de l’IGE et de la DIC mais il est urgent de redonner à ses institutions leurs véritables missions et de les libérer des contingences politiciennes. La DIC a vocation à faire des investigations criminelles et elle le fait à merveille mais dans une démocratie, une opinion politique ne relève pas de l’investigation criminelle. Nous avons besoin de la DIC mais pas pour réguler  ou arbitrer le débat politique. L’opinion est l’arbitre naturel du jeu politique</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cercle de feu</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il était temps que le Sénégal ferme la longue parenthèse de l’élection présidentielle et pourra enfin se pencher sur la situation géopolitique de nos voisins. La présence de l’armée angolaise en Guinée Bissau est passée presque inaperçue. Elle a été présente en Guinée Bissau et elle va se retirer dans les semaines qui viennent sans attirer l’attention de la classe politique complètement absorbée depuis plus de deux ans par l’élection présidentielle. La situation en Casamance doit pousser le Sénégal à développer une doctrine de Monroe sur la Guinée Bissau et la Gambie. Cette absence de vigilance a entrainé la présence d’armes iraniennes. Comme si cela ne suffisait pas la Mauritanie s’y met en expulsant nos compatriotes sous le prétexte de la lutte contre Aqmi qui a grandement contribué au dépeçage de notre voisin de l’Est. Senghor théorisait l’unité africaine par cercles concentriques mais notre premier cercle est un cercle de feu avec Aqmi au Mali, les armes iraniennes en Gambie, l’armée angolaise à Bissau et la Mauritanie en quête d’identité nationale. Cette situation doit mériter toute l’attention de nos diplomates et de nos soldats mais aussi et surtout du Président de la République, chef de l’armée et de la diplomatie qui se doit de rattraper le temps perdu parce que ce n’est pas normal que la voix du Sénégal ne se fasse pas entendre sur la situation au Mali.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’ombre et la proie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les politiques qui contestent la nomination de Mbaye Ndiaye au Ministère de l’Intérieur se trompent de combat. Le combat n’est pas de contester la nomination d’un Ministre de l’Intérieur politique mais de se battre pour le maintien de l’équipe de la direction des élections. Dans une république c’est le ministère de l’Intérieur qui organise les élections. Le ministère des Elections était lié à un contexte particulier. Il est bon qu’on en revienne à la normalité républicaine avec un Ministre de l’Intérieur qui organise des élections et qui souhaite que son parti gagne mais avec une administration forte qui oppose le légal au souhaitable. Le Ministre de l’Intérieur est soumis au code électoral et la Directeur des Elections est le gardien du code. Revenir à l’orthodoxie républicaine permet de rappeler une chose simple : le travail du ministère de l’Intérieur ne se résume pas à l’organisation d’élections. Les élections ne sont qu’une parenthèse dans le travail de ce ministère qui est le cœur de l’Etat. Le système que nous avons depuis 1998 qui consiste à laisser le ministère de l’Intérieur organiser les élections et la CENA de superviser fonctionne très bien. Il faut le renforcer et en faire une tradition démocratique. La présence de Ousmane Ngom à l’Intérieur n’a pas empêché Wade de perdre en 2012 ni celle de Lamine Cissé n’a pas pu sauver Diouf en 2000. L’évolution de notre démocratie est telle qu’on verrait mal un ministre de l’intérieur demander à un gouverneur ou à un préfet de frauder. Nous attendons Mbaye Ndiaye sur la lutte contre l’insécurité, sur la Casamance, la reforme de l’administration territoriale mais pas sur la transparence électorale. Car sur ce plan l’équipe du Ministre Cheikh Gueye a fait prendre à notre démocratie un tournant irréversible.</p>
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		<title>Blog de Yoro DIA</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 13:10:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un véritable chef du gouvernement Le Sénégal a enfin fermé la page politique  pour ouvrir celle de l’économie. Enfin du sérieux. Après un duettiste d’avocats  à la tète de l’Etat, nous avons un duo composé d’un ingénieur et d’un économiste. Avec la nomination d’Abdoul Mbaye à la Primature, le Sénégal tente de sortir de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/yoro-dia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16219" title="yoro-dia" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/04/yoro-dia.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>Un véritable chef du gouvernement</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Sénégal a enfin fermé la page politique  pour ouvrir celle de l’économie. Enfin du sérieux. Après un duettiste d’avocats  à la tète de l’Etat, nous avons un duo composé d’un ingénieur et d’un économiste. Avec la nomination d’Abdoul Mbaye à la Primature, le Sénégal tente de sortir de la phase infantile de la démocratie où la question principale est celle de la participation  et des règles du jeu ( fichier électoral, code électoral, couplage des élections, nombre et durée des mandats, création et disparation d’institutions comme le Sénat ou le Craes….) pour entrer dans la seconde phase dont la question essentielle est celle de la jouissance de la sphère privée et de la création de richesses. Sur ce plan, la nomination d’Abdoul Mbaye, au-delà du signe et du symbole est un excellent choix. Dans la phrase infantile de la démocratie c’est le règne des avocats. Le gouvernement de Wade était d’ailleurs un gouvernement d’avocats avec un Président avocat, un Premier Ministre avocat, un Ministre des affaires étrangères avocat et un Ministre de l’Intérieur avocat. Ces avocats avaient transformé l’Etat en une aristocratie d’orateurs. Le cœur de l’Etat a failli céder au cannibalisme ontologique du populisme et de l’électoralisme. Je rappelle souvent dans ces lignes la fameuse formule du Général de Gaulle « L’Etat c’est avant tout le prestige et il n’ y a pas de prestige sans distance ». Avec Abdoul Mbaye, la primature va au moins renouer avec le prestige et la tenue qui sied à la fonction après la parenthèse populiste et informelle. En choisissant un économiste banquier, Macky Sall fait un excellent choix non seulement sur le plan économique mais surtout politique parce que le chef de l’Etat a décidé de desserrer l’étau de ses alliés,  de transcender les partis pour parler directement aux Sénégalais. L’émergence économique doit être le next step de notre démocratie et  émerger c’est avant tout apporter des réponses à des questions économiques et notre nouveau Premier Ministre a le profil de l’emploi. Last but not least Abdoul Mbaye va être un véritable chef de gouvernement parce qu’il est en mesure de dire  « Lui c’est lui moi c’est moi » face à Macky Sall, ce qui était fort impossible avec Wade qui était à la fois dans la vision et les plus petits détails. Macky Sall n’est pas de Gaulle mais avec Abdoul Mbaye il tient son Georges Pompidou.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les 100<sup>e</sup> jours : priorité Casamance</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le nouveau Président de la république a décidé de réserver sa première sortie à l’étranger à la Gambie. C’est une bonne idée mais avant la Gambie il devrait impérativement faire la tournée des cantonnements militaires en Casamance. Ce que Wade n’a pas fait en 12 ans. Ce qui se passe au Mali où en quelques semaines les rebelles sécessionnistes contrôlent le tiers du territoire doit pousser au nouveau chef des armées à aller rendre hommage sur le terrain à notre vaillante armée qui a sauvé au prix d’innombrables sacrifices l’intégrité de notre territoire. Après plus de 30 ans de rébellion, le MFDC ne contrôle même pas une communauté rurale. La Casamance est notre crise nationale la plus grave et l’armée qui a empêché la division du Sénégal mérite largement la première sortie du Président de la République. Le Président de la République tend la main au MFDC. C’est une très bonne chose mais il faut armer l’autre main en renforçant les moyens d’intervention de l’armée sur le terrain. La paix en Casamance passe par la doctrine de Rabin « Négocier comme s’il n’ y avait pas la guerre et faire la guerre comme s’il n’ y avait pas de négociations ». Le chef de l’Etat résume à lui tout seul les deux acteurs de scène internationale : le diplomate et le soldat. C’est le chef de la diplomatie qui va à Banjul et le chef de Guerre à Bignona et Diouloulou. Le chef de la diplomatie aura une écoute attentive à Banjul le jour où  le chef de guerre montrera à Yaya Jammeh qu’il a les moyens militaires de sécuriser sa frontière avec ou sans son soutien. Le Président de la république a les cartes en main mais Diouf et Wade ont privilégié la diplomatie avec Jammeh avec les résultats catastrophiques que l’on connait.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ruptures </strong></p>
<p style="text-align: justify;">La passation de service entre Wade et Macky Sall est aussi un passage de relais entre deux générations. C’est à la fois une continuité et une rupture. La première forme de rupture est dans le style. Le premier discours de Macky Sall rompt avec les longs discours à la Enver Rodja de Wade avec des détails qui relèvent d’un sous préfet. Le premier discours a été concis et très sobre aussi bien dans le ton que dans le style. Ce discours est un précis de reforme de l’Etat et de bonne gouvernance mais le « chemin de l’enfer étant pavée de bonnes intentions » attendons les actes. Dans la forme la rupture est là, il reste le plus important : le fond.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mali : ATT coupable</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Président Amadou Toumani Touré porte une très lourde responsabilité  dans la crise actuelle du Mali. Il a sacrifié l’intégrité territoriale du Mali à l’autel de son image personnelle de grand démocrate. Obama est prix Nobel de paix mais quand l’intérêt et la sécurité des Etats Unis l’exigent, il n’hésite pas à envoyer l’armée  en Irak ou en Afghanistan. La Mauritanie et l’Algérie avaient raison de dénoncer son laxisme coupable vis-à-vis d’Aqmi et des rebelles touaregs mais celui qui, de façon égoïste ambitionnait de devenir l’icône du soldat de la démocratie n’a pas voulu utiliser la manière forte contre la rébellion pour ne pas entacher son image. La survie du Mali est le prix de ce narcissisme.  L’Algérie, avec la manière forte a refoulé Aqmi dans le désert, l’Azawad revendiqué par les touaregs maliens comprend une partie de la Mauritanie mais la fermeté d’Aziz les empêchent de sévir en Mauritanie. Le Mali a été le maillon faible. Dans la langue des touaregs, Azawad veut dire la zone de la transhumance. Cette zone de la transhumance  comprend une partie du Mali, du Niger, de l’Algérie et de la Mauritanie. La Mauritanie et l’Algérie ont pris le soin de clôturer leur champ, le Mali s’est gardé de le faire par laxisme, les troupes errantes ont dévasté son champ.</p>
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		<title>Blog de Yoro Dia</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 17:38:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les deux corps de Wade Le cimetière de l’histoire est rempli d’hommes qui se croyaient indispensables. Qu’est devenu Alexandre le Grand ? Où est César ? L’empire d’Alexandre n’a pas survécu à Alexandre mais  Rome a survécu à César. Le Sénégal comme Rome survivra à Wade parce que nous avons une république et la particularité de cette forme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/03/yoro-dia-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-16091" title="yoro-dia-1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/03/yoro-dia-1.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>Les deux corps de Wade </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le cimetière de l’histoire est rempli d’hommes qui se croyaient indispensables. Qu’est devenu Alexandre le Grand ? Où est César ? L’empire d’Alexandre n’a pas survécu à Alexandre mais  Rome a survécu à César. Le Sénégal comme Rome survivra à Wade parce que nous avons une république et la particularité de cette forme de gouvernement est que le pouvoir n’est pas attaché à une personne ou à sa famille. Wade a récemment déclaré  qu’il a encore besoin d’un autre mandat parce que personne  au Sénégal ne peut terminer ses chantiers. C’est un grand scandale mais probablement Wade n’a jamais été aussi sincère dans sa vie et dans ses convictions profondes. C’est de cette conviction profonde que découle sa tentation de la présidence à vie et du projet monarchique. Si personne ne peut me remplacer au moins mon fils qui a mes gênes doit être le plus apte parce que Karim est à Wade ce que l’asymptote est à la droite. C’est ce qui dit Wade depuis des années en trouvant que des qualités à son fils et des défauts à tout le monde. C’est pourquoi Wade s’est transformé en Caligula pour tous ses numéros 2. C’est cette tentation de l’immortalité qui fonde la monarchie et qui explique le fameux « Le roi est mort vive la mort ».  Un autre mandat pour terminer des chantiers au delà du mépris est d’une vacuité intellectuelle terrible. La république et la démocratie gèrent des questions terrestres et humaines et il n’y jamais de solutions définitives aux questions humaines. C’est pourquoi la démocratie et la république sont des chantiers permanents et chaque Président et chaque génération y amène sa brique. La démocratie c’est comme le fameux the Wall (le mur) des PINK FLOYD et chaque Président par ses chantiers apporte sa brique au mur. Senghor a posé la brique de la Nation et de l’Etat, Diouf, celle de la Démocratie et Wade a déjà posé celle de l’alternance et des infrastructures. Les autres briques comme l’émergence, c’est une autre Génération. Quand j’ai entendu Wade déclarer que personne ne peut terminer mes chantiers, j’ai eu envie de lui envoyer l’excellent livre de Ernst Kanorowicz <span style="text-decoration: underline;">les deux corps du Roi</span>. Kantorovicz disséquant les royautés et la théologie politique au Moyen âge explique la conception du pouvoir royal «  le roi a deux corps, un corps terrestre qui peut mourir et un autre corps incarnant le corps politique et la souveraineté et qui par conséquent ne peut mourir car se transmettant au dauphin. C’est cette dualité corporelle (humaine et souveraine) qui fonde « le roi est mort vive le roi » dans les monarchies mais la République n’en a point besoin parce que la souveraineté n’y appartient pas au roi mais au peuple. Depuis la révolution française « le roi est mort, vive le roi » a été remplacé par le « vox populi vox dei ». Il y a que le peuple qui est irremplaçable, jamais les hommes qui incarnent temporairement les institutions. Wade incarne déjà l’immortalité historique mais l’immortalité politique n’existe pas ni en monarchie encore moins en république. L’immortalité doit être une tentation pour l’histoire mais cela défie le bon sens que de le vouloir dans une vie politique active.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les faux débats</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le  débat de 2<sup>e</sup> tour doit être celui de la clarification après le tous contre Wade du premier tour. Le Sénégal a droit à un véritable débat entre les finalistes après la sortie de scène des candidatures publicitaires. Le Sénégal attend un débat sur les véritables questions du pays comme la Casamance et l’éducation nationale. Franchement le débat sur la franc-maçonnerie et l’homosexualité relève de la diversion et de la manipulation. Apres l’abjuration par Wade de son appartenance à la loge, c’est grotesque que ses partisans se prennent pour Thomas de Torquemeda ( le premier grand Inquisiteur de l’Espagne), fondateur du Conseil de l’Inquisition Suprême et Général. Dans le camp de Macky Sall, le débat est au ras de pâquerettes avec Jean Paul Dias qui dépasse toutes les limites de la convenance dans ses attaques contre Karim Wade. Pourquoi Karim Wade ne se marie pas quatre ans après le décès de son épouse n’a franchement rien à voir avec un débat de second tour si ce n’est la volonté de Jean Paul Dias  et de El Hadji Diouf de jouer aux fédayins. Nous n’avons besoin ni d’inquisiteurs, ni de fédayins mais d’idées et de réponses sur les questions que les sénégalais se posent. Faux débat aussi sur « l’exil » de Alioune Tine au Burkina Faso. Quitter le Sénégal et se refugier au Burkina est juste une stratégie de contournement du gate keeping médiatique pour faire parler de lui après ses déclarations malheureuses lors de son audience avec Obasanjo. Apres sa déclaration sur le report de la Présidentielle, les politiques du M23 lui avaient rappelé qu’ils n’avaient pas de légitimité politique pour prendre pareil engagement. Quand on vit de légitimité médiatique, c’est comme une drogue et quand on est en manque on en cherche. C’est dans ce registre qu’il faut placer le registre de l’exil de Alioune Tine au Burkina Faso. Quoi qu’on dise,  le Sénégal est une grande démocratie et le premier tour de la Présidentielle l’a prouvé. Si Latif Coulibaly, auteur d’un livre qui a fait tomber un gouvernement et casser le système Sopi vit librement et tranquillement au Sénégal alors on peut en conclure que Alioune Tine n’est nullement menacé, il fait de la com&#8217; pour revenir au centre de l’actualité après que le premier tour ait invalidé toutes ses thèses. C’est fort inconvenable que pour une stratégie de come back médiatique qu’on jette l’ignominie sur son propre pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marine Le Pen devient hallal</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La candidature de Marine le Pen est devenue Hallale depuis qu’elle a obtenu ses 500 signatures. Candidature hallale parce que la stigmatisation des musulmans  contribue beaucoup à sa progression dans les sondages. Cette dame est plus dangereuse que son père parce qu’elle a réussi à donner un caractère normal au FN en changeant l’emballage tout en conservant le discours. Le FN qui est depuis longtemps l’un des premiers ouvriers de France est devenu un des partis préférés des jeunes. Le FN comme le PS ou l’UMP est devenu un catch all party car puisant à gauche et à droite. La France est loin d’être à l’abri d’un autre 21 avril par la faute de Sarkozy et de Guéant. C’est du bon sens, l’original (le Pen) est toujours préférable à la copie (Sarkozy).</p>
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		<title>Blog de Yoro DIA</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 09:29:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le bulletin et la balle Quel est le fait le plus important de la campagne ? La folle chevauchée de Wade vers le chaos  qui  joue à la roulette russe la stabilité de notre pays? Pas du tout. Les sièges infructueux du M23 face à la citadelle de la place de l’indépendance.  Certainement pas. Le fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/yoro-dia-12.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15798" title="yoro-dia-1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/yoro-dia-12.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>Le bulletin et la balle</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quel est le fait le plus important de la campagne ? La folle chevauchée de Wade vers le chaos  qui  joue à la roulette russe la stabilité de notre pays? Pas du tout. Les sièges infructueux du M23 face à la citadelle de la place de l’indépendance.  Certainement pas. Le fait le plus important est que malgré les menaces de représailles du MFDC contre la tenue de la campagne électorale  en Casamance, la campagne s’est déroulée  aussi bien à Ziguinchor, S&amp;dhiou et Kolda. Et la Casamance a battu des records d’affluence et de mobilisation lors des passages des différents candidats. Il faut en tirer deux leçons. Premièrement, les casamançais comme par le passé ont massivement répondu aux rendez vous électoraux nationaux. Le MFDC devrait en tirer la leçon. Deuxièmement, cela prouve que le MFDC qui joue au matamore est devenu depuis les années 90 un épouvantail entre les mains de rebelles européens qui l’utilisent comme une rente pour avoir l’asile politique. C’est dommage que  après la guerre que le thème comment gagner la paix ne soit pas au centre de cette campagne qui est la plus nulle de notre histoire politique. Les foules qui ont accueilli Wade à Kolda, Macky Sall à Bignona et Niasse  à Sédhiou illustrent l’anachronisme du combat du MFDC. Il n’ y a pas de plus grande preuve d’attachement à la république que le fait de braver les menaces du MFDC pour assister à des meetings et aller voter le jour du scrutin. Les Casamançais à chaque rendez vous électoral prouvent au détriment de leur sécurité leur attachement au Sénégal. En adoptant cette stratégie de « ballot versus the bullet », le bulletin de vote contre la balle de fusil, les casamançais confirment la fameuse idée de Jefferson qui disait « quand on est prêt à renoncer à un peu de liberté pour plus de sécurité, on ne mérite ni la liberté ni la sécurité ». L’insécurité n’a jamais empêché aux casamançais de jouir de leur liberté de répondre à l’appel de notre république défendue par notre grande armée qui permet à l’arrière de battre campagne même si  de façon scandaleuse les candidats oublient de s’arrêter dans les cantonnements.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Obasanjo, Ellen Sirleaf et Wade</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La venue du Président Obasanjo  qui nous appelle à la raison  et Ellen Johnson Sirleaf qui nous invite au bon sens en nous appelant à parler par les urnes montrent que notre démocratie a touché le fond. L’ancien Président du pays qui bat les records continentaux en matière de coups d’Etat et l’actuelle Présidente du pays qui bat le record continental en termes de guerre civile sont au chevet de notre démocratie. Quelle ignominie. Le seul avantage de toucher le fond est qu’on ne peut descendre plus bas et qu’on est obligé de rebondir si l’on veut survivre. Si notre démocratie doit survivre, il faut qu’elle sorte en urgence de l’ère des furies ( démocratie des manifs interdites et réprimées, démocratie des morts absurdes dans les manifs, démocratie de l’éternelle polémique sur le fichier électoral, la démocratie de gladiateurs) pour entrer dans l’ère de la démocratie apaisée (démocratie comme aristocratie d’orateurs) en chassant les gladiateurs hors du temple, avoir enfin de véritables débats sur les vrais questions, une démocratie de gentlemen qui s’accorderaient enfin sur les règles du jeu, les respecteraient en comprenant que l’alternance étant la respiration de la démocratie, l’opposition d’aujourd’hui est le pouvoir de demain ( vice versa), démocratie où ceux qui aspirent à nous diriger auraient des urbanités malgré l’âpreté des débats. Cette ère des furies est une sorte de péché originel pour notre démocratie et a transformé l’exception démocratique en risée démocratique. Les autres dirigeants africains doivent bien rire sous cape. Le Sénégal qui s’était endormi comme la Grèce de l’Afrique, se réveille en république démocratique du Gondwana. Quand nous sortirons de l’ère des furies, le Sénégal comprendra que la démocratie est somme toute très relative et qu’entre le Gorgui doli niou et le Wade dégage, on peut faire l’économie de la violence et des furies qui tirent par le bas notre économie et nous fait perdre notre rang sur le continent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’économie de la peur</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il serait intéressant de mesurer ce qu’a coûté à notre économie les furies qui ont découlé de l’instabilité qui frappe le pays depuis que Wade a annoncé sa candidature controversée. A coup sûr, les investisseurs sérieux ont rayé de leur liste la destination Sénégal en 2011 et 2012 que cela soit dictature ou démocratie, la stabilité politique est le premier critère pour attirer les investissements. Et notre pays ne remplit ce critère depuis fort longtemps avec une tension pré-électorale sanglante et une grande incertitude post électorale. La seule économie qui fonctionne au Sénégal depuis des mois  et pour encore quelques semaines est celle de la peur. Cette longue crise préélectorale et celle post électorale  est une rente  de monopole pour les gros bras. La consommation est le moteur de l’économie et la confiance est à la base de la consommation alors qu’en temps d’instabilité elle dimunie drastiquement. Cette tension permanente tue là aussi bien la micro que la macro économie. C’est une catastrophe aussi bien pour les grandes entreprises que pour le chauffeur de taxi ou le marchand ambulant de Sandaga qui perd son gagne pain faute de clients, si sa table n’est pas détruite par les manifestants ou les forces de l’ordre.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sarko candidat</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La candidature de Sarkozy est un quasi non événement.  Sa candidature  était au fond un secret de polichinelle. Comme Wade, Sarkozy est un piètre homme d’Etat mais un redoutable politicien qui n’est dans son élément que dans l’adversité.  Si les habits de Président de la République étaient très amples pour lui, il est à l’aise dans celui de candidat et être condamné par les sondages ne veut pas dire grand-chose. Les sondeurs sont les personnes qui se trompent le plus en France. Les sondages avaient élu Balladur avant les urnes et n’avaient pas vu la présence de Le Pen au second tour. Pour 2012, Sarko préférera avoir tort avec Mitterrand plutôt d’avoir raison avec Giscard (un seul mandat, le syndrome qui hante Sarkozy).</p>
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		<title>Blog de Yoro Dia</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Feb 2012 09:14:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[De la soft à la Hard opposition « Une petite rébellion de temps en temps, c’est comme un orage qui purifie l’atmosphère ». Ainsi parlait  Thomas Jefferson, le troisième Président des Etats Unis.  Le M23 avec sa marche de mercredi a compris qu’une petite rébellion sur le terrain est plus efficace que les dix jours perdus à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/yoro-dia-11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15728" title="yoro-dia-1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/yoro-dia-11.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>De la soft à la Hard opposition</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Une petite rébellion de temps en temps, c’est comme un orage qui purifie l’atmosphère ». Ainsi parlait  Thomas Jefferson, le troisième Président des Etats Unis.  Le M23 avec sa marche de mercredi a compris qu’une petite rébellion sur le terrain est plus efficace que les dix jours perdus à dénoncer la candidature de Wade à la télé lors de leur temps d’antenne. Le M23 vient de se réveiller et de comprendre que cette « soft opposition » et la stratégie d’opposition dite républicaine inaugurée depuis 2000 n’ébranle pas du tout Wade. C’est tout le contraire puisque avec la  stratégie de la soft opposition le M23  n’a récolté que railleries et moqueries de Wade qui n’a cessé de les narguer.  Le M23 a renoué avec la hard opposition ce mercredi. Il n’aurait jamais dû rompre avec la hard opposition depuis la date de la validation de la candidature de Wade parce que le candidat du Sopi ne comprend que ce langage. Quand il était opposant, Wade était un partisan de la tension permanente et harcèlement continu. Le M23 a perdu dix jours de campagne  à la télé, il lui reste une dizaine de jours parce que  sa stratégie depuis la validation de la candidature de Wade  est une catastrophe. Ces troubles qui jalonnent la fin du règne de Wade comme l’orage vont purifier l’atmosphère politique parce qu’après Wade aucun  Président n’osera considérer la constitution comme un brouillon et les Sénégalais en bravant les interdits de Ousmane Ngom montrent à Wade et à tous les Présidents qui vont suivre que la liberté ne saurait être sacrifiée à l’autel de l’ordre et le combat pour les libertés requiert une vigilance permanente. Ce retour à la Hard opposition et au cycle des manifestions interdites et réprimées est la meilleure preuve de la régression démocratique de notre pays.  Les face à la face entre les ténors de l’opposition dont d’anciens Premiers Ministres et la Police rappellent les face à face entre Wade, Ousmance Ngom  ou Bathiliy et la Police dans les années 90 à la seule différence que la Police est devenue plus professionnelle et plus courtoise et que le face à face se déroule en direct à la télé. Ces troubles marquent la fin de la phase infantile de notre  démocratie  et annonce l’ère de la démocratie post alternance  qui sera plus  apaisée parce que comme dit Jefferson « le peuple est le seul sur lequel, il faut compter pour préserver la liberté ».  L’exemple de Wade montre qu’il faut faire confiance aux institutions et non aux hommes qui ont des idéaux dans l’opposition mais qu’ils oublient une fois au pouvoir. Sinon comment comprendre que les victimes d’hier deviennent aussi facilement bourreaux aujourd’hui. Comment on peut passer de la Fayette à Fouché ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Prêcher par l’exemple</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« Long est le chemin des préceptes, court est celui de l’exemple » nous apprend Sénèque. Wade devrait s’en inspirer avant d’accuser Macky Sall d’utiliser des sentiments identitaires à des fins politiques. Si le Président de la république qui de par la constitution est l’incarnation de l’unité nationale avait prêché par l’exemple, il n’aurait pas instauré le « confrérisme d’Etat » en stratégie politique. Wade le garant de l’allégeance collective est celui qui a plus incité à la querelle des allégeances privées au Sénégal. Si notre pays n’a pas sombré dans la querelle des « identités meurtrières », il ne le doit certainement pas à Wade mais à des racines sociologiques très profondes qui transcendent la volonté de Wade. Le Sénégal est l’une des rares sociétés africaines détribalisées et ou les choix politiques ne se fondent ni sur l’ethnie ou la religion sinon Senghor ne serait pas resté à la tête de l’Etat pendant 20 ans et Macky Sall  ne serait pas maire de la seule ville à presque 100 % sérère et Wade n’aurait pas eu ses meilleurs scores dans le Fouladou lors de locales. De grâce, par électoralisme, n’ouvrez pas la boite de pandore.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>The Voice</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Whitney Houston a été à la Pop music, ce que Billy Holiday a été au Jazz. La comparaison entre ces deux grandes dames ne s’arrête pas la. Elles partagent un immense talent, une beauté incroyable et une vie et une fin tragique (mariage raté, drogue). Tout le drame de la vie de Billy Holiday est dans sa chanson « lady sings the blues » et la tragédie prémonitoire de Whitney Houston dans «  I wanna dance with somebody who loves me ». Whitney Houston a dansé avec le bad boy Bobby Brown mais il est peu probable que l’amour ait été au rendez vous parce que c’était le début de la déchéance professionnelle et personnelle pour la grande diva.  Que retenir de Whitney Houston ? Elle a été l’une des meilleures voix et des meilleurs textes de la pop. Elle a montré tout son talent au cinéma avec « Bodyguard » devenu un classique et dans « Waiting to exhale » mais musicalement elle est entrée au panthéon en reprenant le classique « I will always love you » de Dolly Parton qu’elle transforme en culte. Whitney, we will always love you.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Casamance</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Aucun des candidats n’a jugé utile de s’arrêter une minute pour saluer la mémoire des quatre soldats  tombés en Casamance pour l’intégrité du territoire et la sécurité de nous tous. Encore une fois, pendant cette campagne  la Casamance notre crise nationale sera reléguée à l’arrière plan dans le débat national. Ce silence des candidats sur la mort de nos soldats et leur silence sur la Casamance montre l’écart qu’il y a entre les problèmes réels du pays et le débat politique. Dans cette crise l’armée a gagné la guerre parce que le MFDC ne contrôle même pas une communauté rurale après 30 ans mais il appartient aux hommes politiques de gagner la paix mais l’attitude de tous les candidats montrent qu’ils sont loin d’être à la hauteur à commencer par le Président Wade.</p>
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		<title>Blog de Yoro Dia</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 11:00:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yoro</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La machine à perdre Cette campagne présidentielle 2012 est un grand paradoxe. Malgré l’inflation de candidats, le Sénégal n’a jamais eu de campagne aussi ennuyeuse et pauvre en termes de débat. Depuis la perte de la bataille de la validation de la candidature de Wade, le M23 qui a eu son heure de gloire le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/yoro-dia-1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15670" title="yoro-dia-1" src="http://senegal-business.com/wp-content/uploads/2012/02/yoro-dia-1.jpg" alt="" width="151" height="138" /></a>La machine à perdre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Cette campagne présidentielle 2012 est un grand paradoxe. Malgré l’inflation de candidats, le Sénégal n’a jamais eu de campagne aussi ennuyeuse et pauvre en termes de débat. Depuis la perte de la bataille de la validation de la candidature de Wade, le M23 qui a eu son heure de gloire le 23 juin 2011 est devenue une machine à perdre. La bataille de la validation de la candidature de Wade a été  perdue et celle du 26 février est en voie de l’être si le M23 continue sa stratégie ridicule qui consiste à regrouper tous ses membres pour dénoncer quotidiennement la candidature de Wade. Cette stratégie n’arrange que Alioune Tine  et les petits partis qui compensent ainsi leur manque de légitimité politique par une légitimité médiatique. Cette stratégie est un sabordage collectif parce qu’elle laisse le terrain à Wade et à Macky Sall.  La bataille de la validation de la candidature de Wade est une bataille perdue, il est beaucoup plus intelligent pour l’opposition de concentrer toute son énergie sur la bataille du 26 février  en essayant de laver dans les urnes l’affront que Wade leur a infligé avec la complicité du conseil constitutionnel. Wade a été la contradiction principale qui a été le moteur de l’unité du M23 et au fur et à mesure qu’on va se rapprocher du 26 février les contradictions secondaires vont ressurgir. Nous avons déjà les contradictions secondaires libérales entre Idrissa seck et Macky et nous aurons bientôt celles socialistes ou de Benno.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le monument de la renaissance de Thieytou</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce 07 février  alors que l’anniversaire de la mort de Cheikh Anta Diop se passe dans l’indifférence générale,  je n’ai pas pu m’empêcher devant son tombeau de penser au Monument de la renaissance africaine de Ouakam. Quelle contraste entre le mausolée très sobre du Colosse par le pensée qu’est Cheikh Anta Diop et le monument de la renaissance  géant par la taille et très fragile parce que célébrant la gloire d’un homme qui n’a pas osé franchir le rubicond en mettant son visage dans le granit de Ouakam.  Le village de Thieytou qui abrite le mausolée de Cheikh Anta est le berceau naturel  de la renaissance africaine. Cheikh Anta Diop a plus contribué à nous décomplexer que plus de générations et plusieurs bataillons d’hommes politiques. La piste  latéritique qui va de Bambey à Thieytou en passant par Gawane est tellement mauvaise que les voitures sont obligées de bifurquer dans les champs et risquer l’embourbement plutôt que subir la torture de cette piste qui n’épargne ni la machine encore moins les hommes. Cette piste est digne des travaux d’hercule. On a l’impression qu’après avoir subi un ostracisme politique de son vivant, Cheikh Anta continue à subir un ostracisme historique après sa mort. Un centième du budget investi dans les colosses de Ouakam aurait largement suffi à désenclaver physiquement et historiquement le village de Thieytou qui est un lieu de mémoire fondamental pour la renaissance africaine parce que Cheikh Anta est à la renaissance africaine ce qu’est Kwame Nkrumah à l’unité africaine. En tout cas le « Wedi guiss bokou ci » n’est pas arrivé à Thieytou mais comme Wade se conçoit comme l’alpha et l’oméga de notre histoire, un modèle comparatif comme Cheikh Anta Diop serait une ombre au tableau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Guéant entre Levi Strauss et Gobineau</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui s’attendent à ce que Monsieur Guéant s’excuse ou regrette ses propos se font des illusions. C’est le grand Charles Maurice de Talleyrand qui nous apprend que « le langage a été donné à l’homme politique pour qu’il puisse cacher sa pensée profonde ».  Talleyrand un maitre en matière politique voulait dire qu’en politique on peut penser une chose de façon profonde et dire le contraire  pour ruser ou respecter les convenances pour ne pas dire le politiquement correct.  Contrairement à la règle édictée par Talleyrand, en disant que toutes les civilisations ne se valent pas, la parole de Monsieur Guéant traduit sa pensée profonde. La seule nouveauté est qu’il a décidé de ne plus avancer masqué derrière les convenances du discours républicain.  Il n’y a plus de différence entre Madame le Pen et Monsieur Guéant. La seule différence était que Madame le Pen a le courage de ses opinions et les exprime ouvertement alors Monsieur Guéant avançait masqué. Cette sortie sur les civilisations est la suite logique de sa circulaire qu’il a été obligé de ravaler. La circulaire comme la sortie sur les civilisations sont une stigmatisation de l’altérité. Limiter le nombre d’étudiants étrangers perçus comme une invasion de barbares qui font qu’on ne se sent plus complètement chez soi et dire que les civilisations ne se valent pas parce que dans la hiérarchie implicite de Mr Géant, l’autre, le noir ou le musulman ne peut être que barbare qui obéit au fond à une même logique.  C’est surréaliste qu’un Ministre de l’intérieur de La France,  le premier pays à avoir affirmé l’universalité des concepts de liberté, égalité et fraternité revient publiquement sur ce qui fonde l’âme de la France depuis 1789. Ces idéaux de 1789 qui avait fait dire à Hegel que la révolution française était un superbe lever de soleil. Ce lever de soleil se transforme de plus en plus en coucher de soleil depuis 2005 avec l’arrivée au pouvoir d’hommes sans envergure comme Sarkorzy et Géant qui n’ont pas ni le sens de l’histoire de De Gaulle, ni le  caractère de Mitterrand encore moins l’obsession du rang de la France dans le monde de Chirac. Sous Sarko, la France est devenue un pays banal. Que voulez vous ? Probablement ni Géant ni son maitre n’ont entendu parler Levi Strauss et de son « relativisme culturel » mais ils ont dû lire et relire Arthur Gobineau.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Siege de l’UA</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La « servitude volontaire » des dirigeants africains est désormais gravée dans le béton et le verre. Le nouveau siège de l’Union Africaine est une tâche indélébile à l’orgueil de l’Africaine. Quelle idée saugrenue et surréaliste que de demander à un pays étranger notamment la Chine de bâtir le siège de l’UA. Cet acte montre que malgré plus  de 50 ans d’indépendance, les Africains se complaisent toujours dans la servitude volontaire. Rien que pour le symbole, le siège aurait dû être financé et bâti par les Africains. Bâtir un siège est largement à la portée de l’Ethiopie ou de l’UA mais on est atteint du syndrome de la servitude volontaire, chercher un maître devient un reflexe. Apres l’Europe, le nouveau maître s’appelle la Chine, en attendant l’Inde et Singapour plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Saint valentin  à l’ère de Google</strong></p>
<p style="text-align: justify;">A l’ère du numérique si vous oubliez la Saint Valentin ou si vous prenez comme prétexte le manque de temps pour ne pas envoyer un bouquet de fleur ou un mot, cher monsieur, vous êtes indéfendable et vous méritez amplement la guillotine. Nous vivons une époque fascinante où tout est à portée de clic ou de votre mobile. Il y a quelques années quand j’étais au lycée et je vous assure ce n’est pas si longtemps que ça, il fallait se plonger dans des livres pour dénicher des citations, aujourd’hui le romantisme ne demande aucun effort parce que les plus belles  citations sont dans votre mobile si vous êtes connectés. En ce jour exceptionnel, une fois n’est pas coutume vous pourrez aussi impressionner votre Valentine en lui préparant un diner digne des grands chefs comme Joel Robuchon ou Guy Savoy avec Mixology dans votre Android. Si en bon sérère vous n’avez pas la culture des fleurs, vous pourrez toujours trouver l’adresse fleuriste  sur Google et y aller pour acheter des fleurs. Si vous ne pouvez pas aller acheter des fleurs, envoyez au moins une carte numérique. Avec Touchnote vous avez non seulement une carte et un mot d’amour qui va avec qui va faire passer Casanova pour un amateur. Un petit clic Monsieur, elles le valent bien et je vous préviens, il y aura pas d’excuse valable. C’est aussi grave qu’oublier son anniversaire. C’est la guillotine. Sans appel ni recours comme une décision du conseil constitutionnel.</p>
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