Archive | December, 2011

Blog de Yoro Dia

Sur les ruines de l’Etat

Notre Ministre de l’Intérieur comme s’il était piqué par le fameux « réveillez vous » des témoins de Jehovah s’est levé en sursaut comme après « un songe  dans une nuit d’été » pour  rappeler et surtout se rappeler que l’Etat a le monopole de violence légale.  Le Fouché de l’alternance se redécouvre la vertu des enseignements de  Marx Weber après avoir libéralisé la violence en tolérant les nervis et laisser Barthelemy Dias jouer au Far West depuis des mois.  L’affaire Barthelemy Dias est une preuve supplémentaire que l’Etat du Sénégal est en ruine. La responsabilité de l’Etat est totale. Si l’Etat avait sévi contre les nervis qui avaient assiégé le domicile de Niasse et de Tanor, il y a quelques semaines, nous n’en serions pas là. Si l’Etat avait été ferme contre Barthelemy Dias la première fois qu’il a usé d’armes à feu en public, nous n’en serions pas là. Mais quand l’Etat qui doit avoir le monopole de la violence légale et légitime instrumentalise des nervis contre des adversaires politiques notamment un ancien Premier Ministre (dont la sécurité doit incomber à l’Etat) sous prétexte de représailles parce que des maisons de ministres ont été saccagées, c’est que nous avons un chef de clan à la place d’un chef d’Etat. Etre investi de l’autorité de l’Etat et accepter que  des nervis intimident Niasse, Tanor et Bathily au vu et au su de la Police qu’on a bridé est une réaction de chef de clan. C’est pour sortir de la logique clanique et de la scissiparité de la violence privée  féodale et seigneuriale que l’Etat est né. Ce qu’on a vu à la Mairie de Baobab montre les risques pour la sécurité de tout le monde quand l’Etat devient faible ou complaisant. Quand l’Etat devient faible et n’a plus le monopole de la violence légale et légitime, la sécurité  et la justice privées prennent le relai parce que les citoyens reprennent un droit inaliénable qu’il avait délégué à l’Etat ( assurer la sécurité) en organisant leur propre sécurité ( El hadji Diouf qui entre dans l’hémicycle avec une arme, Barthelemy Dias qui joue au Far West, d’anciens Premier Ministres qui ont recours à une sécurité privée et tous les hommes publics entourés de gardes du corps). La démocratie est « une aristocratie d’orateurs » pas de gladiateurs et il est temps de chasser les gladiateurs du temple démocratique. Les images de la fusillade de Mermoz ont donné une idée aux Sénégalais de toute la violence qui résulte de l’absence d’Etat ou d’un Etat faible. Wade a certes fait des  routes, des autoroutes, des échangeurs mais il a détruit notre bien le plus précieux : l’Etat. Pour sauver ce qui reste de notre Etat en ruines, il appartient au procureur de prendre ses responsabilités. Si Barthelemy Dias n’est pas sanctionné, nous serons dans un far West parce que tout le monde va s’armer pour assurer sa propre sécurité, si les nervis et les commanditaires ne le sont pas, toute chose égale par ailleurs quelle est la différence entre l’Etat du Sénégal et l’Etat nazi à ses débuts avec les hordes de SS de la nuit du Cristal.

L’archipel de goulag

Les funérailles de Kim Jong Il avec des présentatrices TV, des généraux, des Ministres en larmes  dans une belle chorégraphie menée de main de main maitre par la propagande de l’Etat est une illustration de l’anachronisme et du caractère tragicomique du régime nord coréen qui a transformé ce pays en une gigantesque prison. La Corée du Nord dépasse  de loin l’horizon qu’on pensait indépassable du  stalinisme en devenant une monarchie communiste et dynastique. Avec l’arrivée du petit fils de Kim il Sung au pouvoir, il serait impropre de parler de république en Corée du Nord qui est le dernier archipel du goulag décrit par  Alexandre Soljenitsyne. La Corée du Nord est devenue un musée des dérives du collectivisme et du communisme anachronique. Le temps s’est figé en Corée du Nord depuis les années 50 et le seul élément de modernité de ce pays fermé est hélas l’arme nucléaire instrument de chantage de ce pays pour être aidé. Cuba l’autre pôle de glaciation communiste est devenu une république dynastique mais la Corée du Nord vient d’inaugurer ce qui ni Marx, ni Lénine n’avaient imaginé : une monarchie communiste.

Le gâchis

Aucun des candidats à la Présidentielle n’a pris le temps de se prononcer sur la situation en Guinée Bissau. Le pays est trop absorbé par l’affaire Bathelemy Dias, avant c’était la candidature de Wade ou le fichier électoral. Le débat politique au Sénégal est d’une telle pauvreté que c’est une indignité nationale. Notre voisin du Sud qui a longtemps servi de base arrière au MFDC, la plus grande menace contre notre sécurité nationale est entrain de devenir un narco Etat et ça n’intéresse aucun de ces messieurs qui aspirent à nous diriger. Le vrai débat est la Casamance et comment notre premier cercle concentrique de nos voisins est devenu « un cercle de feu » avec la Guinée Bissau qui va fatalement devenir un narco Etat et la Gambie  qui joue un double jeu avec nous en nous soutenant le jour et en armant le MFDC la nuit. Les candidats à la Présidentielle devraient être jugés sur la capacité à apporter des réponses à cette question de sécurité nationale. Au Sénégal, les faux débats ont tellement envahi l’espace public que les vrais questions sont toujours renvoyées aux calendes  grecques et on a l’impression qu’il a y a un consensus entre les hommes politiques de la majorité et de l’opposition pour ne pas aborder les vrais questions.

Good riddance day en 2011

Pour ce dernier rendez vous de 2011, je vous présente mes meilleurs vœux pour 2012 mais comme en 2011 je vais sacrifier à la tradition de Good riddance day (jour du bon débarras qui consiste à mettre dans le broyeur de papier ou jeter à la poubelle les mauvais souvenirs de 2011). Le Good riddance day est un rite que les américains organisent à Times Square depuis trois ans et ils viennent en masse jeter dans un broyeur géant leur mauvais souvenir.  Je mettrai dans le broyeur pour 2011  et je dirai bon débarras à l’écart entre la gravité de la crise en Casamance et la légèreté avec laquelle l’Etat gère cette question. Je mettrai aussi le débat sur la candidature de Wade qui nous a pompé l’air en 2011 et le far West qui s’est installé au Sénégal avec l’entrée des gladiateurs et des nervis dans le débat politique. Sur le plan plus personnel, je mettrai dans le collecteur de regrets mon engagement à faire plus souvent du sport et rentrer plutôt à la maison. Je n’ai pas pu les tenir en 2011 et courageusement je les transfère en 2012 qui, on l’espère verra le Sénégal franchir tranquillement le rubicond électoral mais par contre j’ai pu tenir l’engagement de relire les chefs d’œuvre de Léon Tolstoï en 2011. Bonne année 2012 !

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Du Japon au Soudan, la Chine développe l’utilisation du yuan dans le commerce

La Chine accélère l’internationalisation du yuan. Pékin a reçu, mercredi 28 décembre, une demande du Soudan, dont elle est le premier partenaire commercial, afin d’utiliser leurs monnaies respectives dans leurs échanges. Si les Chinois l’acceptent, “nous pourrions abandonner le dollar”, a déclaré le gouverneur de la banque centrale soudanaise, selon l’AFP.

Depuis 2009, la Chine a déjà signé des accords de “swap”, c’est-à-dire de compensation directe sur des montants plafonnés, avec de multiples banques centrales, surtout en Asie mais aussi avec l’Argentine ou la Nouvelle-Zélande. En décembre, de tels accords ont été conclus avec le Pakistan et la Thaïlande, permettant à leurs commerçants d’obtenir des yuans pour leurs transactions avec le premier exportateur mondial.

Une nouvelle étape a été franchie le 25 décembre, lorsque la Chine a signé avec le Japon un pacte prévoyant l’utilisation directe du yuan et du yen entre les deuxième et troisième économies mondiales, afin de “réduire le risque de change et les coûts de transaction”, selon Pékin. Aucun calendrier n’est établi et les détails restent à définir, mais cette étape est la dernière d’une “série progressive de signes montrant que Pékin est déterminé à développer un jour le yuan en tant que monnaie de réserve alternative viable”, note Donna Kwok, économiste de la HSBC.

Le Japon s’est engagé au même moment à investir jusqu’à 10 milliards de dollars (7,7 milliards d’euros) de ses réserves dans le yuan. Malgré le montant limité au regard des colossales réserves de change des deux économies, c’est un coup de pouce au statut du yuan comme monnaie de réserve, le Japon étant le premier Etat du G8 à effectuer un placement dans des bons en yuans. “La Chine va poursuivre le processus d’internationalisation du yuan en 2012 malgré les incertitudes à l’international”, prédit Mme Kwok.

MONNAIE DE RÉSERVE ALTERNATIVE

Pour Pékin, il est important de contribuer à l’émergence d’une monnaie de réserve alternative pour briser l’exposition aux politiques monétaires américaines. Mais une telle devise de stature internationale doit par nature être librement convertible, ce qui n’est pas le cas du yuan. Soucieuse de conserver un contrôle déterminant pour ses exportations, la Chine n’a pas suivi la méthode orthodoxe consistant à libéraliser d’abord les taux de change : la Banque populaire de Chine ne tolère qu’un flottement de 0,5 % par rapport au taux-pivot qu’elle établit chaque jour pour le yuan. Elle n’a pas non plus levé les barrières aux flux de capitaux. “La Chine pourrait être le seul exemple d’un pays poussant sciemment l’internationalisation de sa monnaie tout en maintenant les contrôles de capitaux”, relevait en novembre Stephen Green, chef économiste de Standard Chartered en Chine.

D’où la vive curiosité sur cette internationalisation hybride. Au coeur de ces évolutions : Hongkong, où Pékin a laissé pousser au cours des dix-sept derniers mois un marché en yuan hors de ses frontières monétaires. La contrepartie est que les yuans positionnés à l’extérieur de la forteresse n’échappent pas au vent de marchés changeants. Ainsi, à la fin septembre, les yuans offshore furent-ils vendus massivement, aux côtés des autres devises asiatiques. Si les deux taux ne se séparèrent jamais de plus de 3 %, s’envola la présomption selon laquelle le yuan de Hongkong suit naturellement celui de Chine continentale.

Or le contexte actuel tendu pousse plutôt Pékin à se méfier d’un afflux de capitaux étrangers en quête de sécurité ou de spéculation en cas d’ouverture. “La Chine entend profiter des bénéfices attenants à une devise internationale mais la dernière chose qu’elle souhaite est une fusion du réacteur causée par une libéralisation mal évaluée des marchés financiers, dit Ren Xianfang, analyste d’IHS Global Insight. L’internationalisation restera donc largement limitée au compte commercial avec uniquement des tests limités sur le compte financier.”

La prochaine étape dans l’ouverture sera de savoir comment recycler les yuans de Hongkong en Chine. “Tout dépend de la vitesse à laquelle s’ouvrira le compte de capital, résume Kelvin Lau, économiste de Standard Chartered. Mais avec le temps, et la levée des barrières, il va y avoir une convergence graduelle. Nous parlons là de nombreuses années.”

Le Monde

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Malgré la conjoncture économique : Le Sénégal détient l’un des taux d’inflation les plus bas de l’Uemoa

Le Sénégal surveille bien son taux d’inflation.Malgré la conjoncture difficile dans la zone Uemoa, notre pays, avec un taux d’inflation de 2,7 %, fait partie de ceux qui ont les taux les plus bas de l’Union.Il est devancé par le Bénin, premier de la classe avec un taux de 1,5 %.

Le Sénégal est bon élève en matière d’inflation.La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, dans sa note de conjoncture du mois de novembre, liste en effet le Sénégal parmi ceux qui ont les taux d’inflation les plus bas de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Avec 2,7 % en novembre 2011, le Sénégal, se positionne derrière le Bénin qui a le plus faible taux d’inflation avec 1,5 %. Il est suivi de la Guinée-Bissau avec en est à 2,8 %. Et, les taux d’inflation les plus élevés au sein de l’Uemoa sont observés au Burkina qui en est à 4,9 %, au Mali avec 4,1 % et au Niger où il se situe à 3,7 %.

Le taux d’inflation, en glissement annuel, est ressorti à 3,2 % à fin novembre 2011 contre 3,5 % à fin octobre 2011. La composante ‘alimentation’, avec une contribution de 1,3 %, reste la principale source de la hausse des prix à fin novembre 2011, selon le texte de la Bceao. Cette évolution de la fonction ‘alimentation’ est relative essentiellement à l’augmentation des prix des céréales, des produits de la pêche, du sucre et de l’huile dans la plupart des pays. La conjoncture économique dans l’Union, rapporte le document de la Banque centrale, a enregistré une évolution défavorable au cours du mois de novembre 2011, selon l’indicateur synthétique de conjoncture. Cette orientation est imprimée essentiellement par l’activité économique dans le secteur des bâtiments et travaux publics.

Dans le secteur de l’industrie, la note de la Banque centrale décèle une hausse de 3,1 % au niveau de l’indice de la production en glissement annuel, au cours du mois de novembre 2011. Aussi, ce même indice a connu un accroissement de 1,9 % en moyenne sur les onze premiers mois de l’année.Le commerce de détail a, quant à lui, progressé de 10,1 %, en glissement annuel au cours de la période sous revue et a augmenté de 6,5 % sur les onze autres mois de l’année 2011.

Dans le secteur bancaire, souligne le texte, l’évolution du marché interbancaire de l’Uemoa a été marquée en novembre 2011 par une hausse du volume des transactions et une baisse du taux d’intérêt, pour le deuxième mois consécutif. En effet, le volume moyen hebdomadaire des opérations interbancaires, toutes maturités confondues, s’est établi à 72,8 milliards contre 48,9 milliards en octobre dernier. Et, le taux moyen pondéré des opérations est passé de 4,18 % à 3,90 % entre octobre et novembre 2011. Encore faut-il noter dans le domaine de la banque que, d’après les données provisoires issues de l’enquête sur les conditions de banque, les taux d’intérêt des débiteurs en novembre 2011 ont baissé. Cette réduction s’explique, selon la Bceao, par le taux moyen qui s’est établi à 8,68 % contre 8,76 % en octobre.

L’activité sur la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) s’est inscrite en baisse sur l’ensemble de ses compartiments au cours du mois de novembre dernier, par rapport à octobre. En effet, relève le bulletin de la Banque centrale, d’un mois à l’autre, les indices Brvm 10 et Brvm Composite ont régressé respectivement de 3,5 % et 3,3 % en novembre. Ainsi, la capitalisation totale du marché est ressortie à 3 662,4 milliards durant ce mois contre 3 774 milliards un mois auparavant, soit une diminution de 3 %. Cette baisse, explique la Bceao, est induite par un repli de 3,3 % en rythme mensuel de la capitalisation du marché des actions et une diminution de 1,2 % de celle du marché obligataire.

Walf

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Production aquacole : Plus de 150 mille tonnes de poissons attendues en 2012

Après avoir récolté 70 mille tonnes de poissons en 2010, le ministère en charge de la Pisciculture a placé la barre haute.Il ambitionne de produire 150 mille tonnes en 2012.Babacar Ndaw l’a annoncé hier lors d’une cérémonie de remise de diplômes à des pisciculteurs formés par la direction des ressources aquacoles.

L’Etat du Sénégal, à travers le ministère des Ecovillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture, espère produire cette année environ 150 mille tonnes de poissons. L’annonce a été faite hier, lors d’une cérémonie de remise de diplômes à des pisciculteurs formés par la direction des ressources aquacoles. ‘Les chiffres pour l’année en cours ne sont pas encore disponibles, mais en 2010, nous avions produit 70 mille tonnes. Et pour l’année 2012 nous espérons porter cette production à environ 150 mille tonnes’, déclare Mamadou Habibou Diagne, le directeur des ressources aquacoles.

Pour atteindre cet ambitieux objectif, Babacar Ndaw, le ministère des Ecovillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture, envisage l’aménagement d’autres sites de production, la formation des acteurs et leur accès aux crédits, mais également leur approvisionnement en alevins et en filets de pêche. Le ministre mise également sur l’investissement privé pour booster la production. En effet, Babacar Ndaw considère la pisciculture comme un moyen efficace de lutte contre la pauvreté.

‘L’aquaculture constitue une composante majeure de la politique de développement durable de l’Etat du Sénégal. En plus, au-delà de son organisation économique, elle va devenir certainement une alternative crédible à la pêche maritime qui est confrontée présentement à la raréfaction des ressources halieutiques provocant un déficit alimentaire’, poursuit le ministre. Qui signale qu’avec une croissance de 11 %, la pisciculture a le taux de croissance le plus important dans le secteur primaire dans le monde. Et, toujours d’après lui, 55 % des poissons consommés dans le monde proviennent des fermes d’élevage.Au total, un millier de personnes de cinq régions du Sénégal ont été formées aux métiers de la pisciculture avec le concours des chefs de services régionaux des pêches maritimes, partenaires techniques des sites.

Walf

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Pétrole : pourquoi les prix restent élevés

Les tensions géopolitiques avec l’Iran et la demande des pays émergents dopent les cours du baril.

C’est un équilibre précaire qui a de quoi intriguer. Malgré les risques de récession en Europe et aux Etats-Unis, les prix du brut se maintiennent à des niveaux très élevés. Depuis la mi-décembre, le baril de « light sweet crude » a même bondi de plus de 6 dollars à New York, passant le seuil des 100 dollars en début de semaine, pour redescendre hier, en clôture, à 99,50 dollars. Le baril de brent de la mer du Nord s’échange quant à lui à 108,33 dollars à Londres. Un prix très proche de la moyenne des cours sur l’ensemble de l’année, 111 dollars, alors même que cette moyenne s’avère la plus importante jamais enregistrée.

Les tensions géopolitiques expliquent en partie ce phénomène. Menacé d’un embargo sur ses exportations de pétrole par l’Europe et les Etats-Unis, l’Iran a mis les marchés pétroliers sous tension. Depuis le début de la semaine, la République islamique a multiplié les déclarations musclées. Hier, le commandant de la marine iranienne, l’amiral Habibollah Sayyari, a souligné qu’il serait « très facile » à la République islamique de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel transite entre un tiers et 40 % du trafic pétrolier mondial.

Les effets du printemps arabe

Mardi, le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, a affirmé qu’en cas d’embargo « aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d’Ormuz ». Ces déclarations s’accompagnent d’une démonstration de force. Depuis dix jours, la marine iranienne a entamé des manoeuvres militaires navales autour du détroit. Toutes ces rodomontades ont rendu les marchés nerveux. « Il n’y a pas d’alternative crédible au détroit d’Ormuz », souligne Olivier Appert, président d’IFP Energies Nouvelles.

Mais d’autres facteurs expliquent aussi ce niveau élevé des cours. Le printemps arabe, tout d’abord. Les événements du Proche-Orient ont bien évidemment entraîné une baisse de la production libyenne mais ils ont aussi conduit l’Arabie saoudite à fortement augmenter ses dépenses budgétaires. Effrayée par les manifestations de la communauté chiite de Bahreïn, la monarchie wahhabite a annoncé un plan d’investissements de 130 milliards de dollars sur cinq ans.

Ce train de mesures, qui comprend la construction de 500.000 habitations et une augmentation de 15 % du salaire des fonctionnaires, a eu un impact lourd sur le budget du royaume. Il a nécessité une augmentation des revenus pétroliers de l’ordre de 20 dollars par baril selon la banque Bernstein, qui a évalué le point mort du budget 2011 de Riyad à 85 dollars par baril. Le budget prévu pour 2012 ne devrait pas changer la donne. Un prix minimal du baril de 74 dollars sera nécessaire pour équilibrer le budget, selon le fonds d’investissement saoudien Jawa.

Dans le même temps, la soif de pétrole des pays émergents reste forte et compense la baisse de la demande dans les pays de l’OCDE. L’an prochain, la planète devrait consommer 90,3 millions de barils par jour, selon l’Agence internationale de l’énergie, soit une progression de 1,4 % par rapport à 2011. Or les capacités de production disponibles ne sont pas illimitées. A peine 4 millions de barils par jour dans le cas de l’Opep.

Qui plus est, les coûts marginaux de production du secteur sont en train d’augmenter parce que le développement des gisements offshore ultraprofonds ou du pétrole de schiste imposent des prix du pétrole bien plus élevés que les gisements terrestres classiques. Dans le cas des biocarburants par exemple, ces coûts de production peuvent se situer entre 70 et 80 dollars, affirment certains experts.

Dans ce contexte, quel pourrait être l’impact d’un embargo sur le pétrole iranien ? « Le blocage du détroit d’Ormuz aurait de sérieuses conséquences sur les prix du pétrole », souligne Richard Cochrane du cabinet IHS Global Insight. La hausse pourrait être de 25 dollars, selon une étude récente du cabinet Energy Funds Advisors.

Les Echos

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OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT: S’appuyer sur la diaspora et les municipalités

Le Système des Nations unies va s’appuyer sur la diaspora et les municipalités noires pour accélérer l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Une démarche perçue non pas comme un changement d’option, mais une diversification des possibilités permettant d’atteindre les Omd d’ici 2015.

L’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) en 2015 étant compromise pour beaucoup de pays africains, le système des Nations Unis pour le développement prospecte d’autres pistes. C’est ainsi qu’il compte s’appuyer sur deux leviers essentiels que sont la diaspora ou la sixième région de l’Afrique et les municipalités des villes africaines. L’option est comprise dans les résolutions du Sommet mondial des maires qui a eu lieu du 15 au 19 décembre à Dakar.

Le coordinateur Résident du Système des Nations Unies Sénégal et représentant résident du Pnud, Mme F. Bintou Djibo, a précisé lors d’un déjeuner de presse tenu hier, mercredi 28 décembre à Dakar, pour le suivi de la conférence des maires noirs, que cette nouvelle option ne veut pas dire que le partenariat entre le système des Nations Unies et l’Europe a échoué. « C’est une volonté de diversifier notre démarche ». Cette nouvelle approche peut s’expliquer du fait qu’une radioscopie des progrès accomplis dans l’atteinte des Omd en Afrique montre qu’«en dépit des avancées positives dans l’ensemble, les résultats restent mitigés, tant si bien que le rythme global actuel de la progression ne suffira pas à garantir leur réalisation d’ici 2015 », a renseigné Mme Djibo. Une situation qui, à son avis, interpelle tous et requiert une mobilisation inédite de l’ensemble des acteurs pour accélérer la réalisation des Omd.

C’est la raison pour laquelle, a-t-elle souligné, « la contribution de la conférence des maires noirs dans une perspective de partenariat pour l’atteinte des Omd, l’importance de l’apport de la diaspora avec le rôle déterminant de la migration comme facteur de changement aussi bien dans le pays d’origine que dans le pays d’accueil, la valorisation de la participation des migrants au développement de leur pays d’origine constitue aujourd’hui un débat d’actualité ». A cela, Mme Djibo a ajouté que « les défis aujourd’hui consistent à élaborer des stratégies concertées pour mieux impliquer la diaspora dans l’accélération et l’élargissement des actions pour atteindre les Omd à l’horizon 2015».

Le conseiller spécial du Directeur exécutif de l’Onusida et coordonateur du réseau du réseau des maires, M. Djibril Diallo s’est félicité des retombées de la conférence de Dakar, avec le jumelage de 12 municipalités au Sénégal et aux États-Unis pour le raffermissement de la coopération sur des initiatives portant sur les programmes d’échange des étudiants et jeunes volontaires, prévention du Sida et œuvrer pour mettre fin à la discrimination relative au sida, coopération entre les universités et les communautés locales, l’éducation de la petite enfance, échanges dans le secteur agricole, amélioration de l’approvisionnement en eau, projets sanitaires, et réhabilitation des centres de santé.

C’est à cet effet que la Conférence nationale des maires noirs avait, lors du Sommet mondial des maires qui a eu lieu à Dakar, décerné les prix Valiant Awards à M. Abdoulaye Baldé, Ministre d’État et Président de l’Association des maires du Sénégal, Mme Bintou Djibo, Représentant résident du Pnud – Coordonnateur  Résident des Nations Unies au Sénégal, M. Baaba Maal, Auteur-compositeur sénégalais, vedette internationale de la musique et Ambassadeur des Nations Unies pour les Omd. Une distinction qui, selon M. Djibril Diallo, consacre « leurs activités exemplaires dans le cadre des Omd ainsi que les défis au développement des villes à l’échelle mondiale, y compris le l’épidémie du Vih/sida, et la promotion du cadre de vie des citoyens dans les zones urbaines ».

Ainsi pour le nouveau reploiement pour l’atteinte des Omd, les artistes ne comptent pas être en reste. Baba Maal, lead vocal du Dande lenol, estime que « le monde a beaucoup d’attentes formidables par rapport à l’Afrique ». Un état de fait qui, selon lui, « doit être compris et accompagné par notre jeunesse ». Une occasion pour lui de lancer un appel à ses confrères artistes à mieux s’impliquer dans le développement du continent. Baba Maal a fait part d’un événement qui lui a été confié en marge des prochains jeux olympiques de Londres. Une plateforme qui, à l’en croire, va constituer une vitrine pour montrer l’Afrique dans toutes ses facettes. Pour la réussite d’une telle mission, Hilaire Chaby Hary, le claviste du Dande Lenol, a estimé que les maires et les musiciens sont appelés à mieux comprendre les enjeux du moment pour mieux porter le plaidoyer auprès des populations.

Sud Quotidien

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Recettes douanières : Plus de 450 milliards de francs Cfa déjà collectés en 2011

Sur les 466 milliards de francs Cfa assignés par sa tutelle, les Douanes sénégalaises ont déjà collecté 450.Une performance qui a poussé les autorités à rehausser les recettes jusqu’à 472 milliards à quelques jours de la fin de l’année budgétaire.

Les Douanes sénégalaises ont mis les bouchées doubles. A quelques jours de la fin de l’exercice budgétaire, elles ont déjà collecté plus de 450 milliards de francs Cfa sur les 466 assignés. Une performance qui a même poussé les autorités à rehausser ces recettes pour les plafonner à 472 milliards de francs Cfa. C’est ce qu’a indiqué, hier, le directeur général de la Douane, Mouhamadou Makhtar Cissé, lors de la cérémonie de remise de diplômes de la 34e promotion des préposés des douanes. ‘Il y a un objectif de 472 milliards qui est attendu pour cette fin de l’année. On est à plus de 450 milliards et on espère y arriver d’ici la fin de l’année’, déclare Cissé.

C’est, conscient de cet effort fourni par les soldats de l’économie, que le ministre de l’Economie et des Finances qualifie ces résultats d’’exceptionnels’. Abdoulaye Diop, qui présidait la cérémonie, a souligné que les réalisations annuelles des services de douane, dans le cadre de la collecte et de la mobilisation des recettes, ont permis d’accroître de manière substantielle leur contribution au budget de l’Etat. Il a, en outre, magnifié ‘les performances remarquables’ de ce corps paramilitaire dans le cadre de la lutte contre la fraude et les trafics de toutes sortes. Réconforté par ces résultats, l’argentier de l’Etat réaffirme sa volonté d’appuyer davantage la douane dans ses nombreuses initiatives en faveur des réformes, notamment dans le cadre du Contrat de performance (2011-2013) signé avec son département.

Aux 63 (60 hommes et 3 femmes) préposés des douanes qui recevaient leurs parchemins après une année de formation pratique et théorique, Abdoulaye Diop les exhorte à s’inspirer des qualités de leur parrain, le préposé des douanes de classe exceptionnelle à la retraite Mbaye Samba. Selon le ministre, ‘depuis son entrée en douane jusqu’à son admission à la retraite, Mbaye Samba a fait preuve de persévérance et de sens de l’initiative dans toutes les unités où il a été amené à servir. Modèle achevé d’agent d’exécution, il s’illustrait par son intégrité et son sens aigu de l’éthique’. Le même appel a été lancé par le directeur général des douanes à l’endroit des 63 récipiendaires. Mouhamadou Makhtar Cissé les exhorte à servir ‘loyalement’ leur pays, avec comme obligation, le devoir de réserve et le respect de la loi.

Le colonel Diagne, chef de division et de la formation a rappelé la loi 69-64 du 30 octobre 1969 portant statut du personnel des douanes qui a introduit la militarisation en douane et dégagé des orientations qui, pour l’essentiel, restent en vigueur. C’est ainsi qu’en application des directives dégagées par ladite loi, le décret 70-933 du 20 juillet 1970 a porté sur les fonts baptismaux l’école des douanes. Selon le Colonel Diagne, ‘depuis plus d’une quarantaine d’années, l’école a formé près de 90 % de l’ensemble du personnel de l’administration des douanes. Les 10 % restants concerne les inspecteurs formés par l’Ecole nationale d’administration’.

Erigée en une division, rattachée à la Direction générale des douanes par l’arrêté 8381 du 25 août 2000, la formation permet aux récipiendaires de protéger les intérêts économiques et sociaux de la nation et de combattre toute pratique illicite de produits sans entraver le trafic commercial licite, tout en apportant le concours attendu par d’autres administrations pour l’application de diverses mesures de contrôle du commerce extérieur et des changes, de police, de l’environnement, de salubrité publique, entre autres.

Walf

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Désindustrialisation : près de 900 usines françaises ont été fermées en trois ans

La crise de 2008-2009 a violemment accéléré la désindustrialisation de la France. Près de 900 sites industriels ont fermé leurs portes en trois ans, selon les chiffres de Trendeo pour « Les Echos ». Et le nombre d’emplois supprimés remonte nettement depuis quelques mois.

Dans l’Aude, c’était le projet industriel phare. Georges Frêche, l’ancien président de la région Languedoc-Roussillon, s’était battu pendant des années pour que l’investissement se concrétise. En mars encore, l’affaire semblait en passe d’aboutir. Mais la raffinerie d’huile de palme envisagée à Port-la-Nouvelle, près de Narbonne, est aujourd’hui dans les limbes. Sime Darby, le producteur malaisien qui devait injecter 200 millions d’euros, a tout gelé pour au moins un an. Il l’a annoncé aux responsables régionaux peu avant Noël. Il faut dire que l’huile de palme est un produit de plus en plus contesté à cause de la déforestation qu’entraîne son essor et certains grands clients de l’agroalimentaire s’en détournent. Sur place, les écologistes étaient montés au créneau. Tant pis pour les 50 à 200 emplois qui auraient pu être créés…

L’histoire de cette raffinerie fantôme offre un saisissant résumé de la situation de l’industrie en France. Elle n’a pas disparu. Il y a toujours des projets, et nombre d’entre eux se concrétisent, heureusement. Mais ils sont de plus en plus rares, incertains. Et ils ne compensent pas, loin de là, les fermetures d’usines et les réductions d’effectifs dans les sites existants. C’est ce que montrent les données collectées par l’observatoire de l’investissement Trendeo pour « Les Echos ».

Le délitement du tissu industriel français a commencé il y a longtemps. « L’industrie manufacturière française a commencé à détruire des emplois dès le premier choc pétrolier de 1973 », rappellent Patrick Artus et Marie-Paule Virard dans « La France sans ses usines » (Fayard, 2011). Mais la crise de 2008-2009 a violemment accéléré le mouvement. Depuis trois ans, quelque 880 annonces portant sur la fermeture d’un site industriel ont été enregistrées par Trendeo, dont environ 400 en 2009, l’« année terrible » et encore près de 200 en 2011. Au-delà de quelques grands chocs très médiatisés, comme chez ArcelorMittal à Gandrange ou chez Molex à Villemur-sur-Tarn, il y a surtout eu une nuée d’affaires bien plus discrètes. A l’image de l’arrêt de l’usine de boîtes de conserve Crown Emballage de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), qui vient d’être annoncé pour 2012 aux 40 salariés concernés.

Pendant ces trois mêmes années, seules 494 créations de sites ont été recensées. Bilan : la France compte environ 385 usines de moins aujourd’hui qu’au début de 2009. La mutation du dispositif industriel ne se lit pas seulement dans les ouvertures et fermetures d’usines. En trois ans, Trendeo a aussi repéré 870 décisions d’extensions de sites industriels tricolores. Mais, là encore, ces bonnes nouvelles ne contrebalancent pas les 1.170 annonces de réduction des effectifs enregistrées dans le même temps.

Saignée dans l’automobile

Au final, entre les postes créés et ceux supprimés, près de 100.000 emplois industriels ont été perdus en France ces trois dernières années, indique Trendeo. Un décrochage qui rappelle la période de 1978 à 1985 et ses cataclysmes industriels comme Creusot-Loire ou Manufrance. « Alors que, dès 2010, l’économie française prise globalement a recommencé à créer des emplois, l’industrie continue d’en supprimer », souligne David Cousquer, le gérant de l’observatoire. Le secteur aéronautique, entraîné par Airbus, l’agroalimentaire et le luxe sont certes restés créateurs nets d’emplois. Mais cela n’a pas suffi du tout à compenser les saignées qui ont frappé l’automobile (près de 30.000 postes rayés de la carte en trois ans), la pharmacie, la high-tech, la chimie ou encore la métallurgie. En cause, notamment : des coûts salariaux trop élevés, des produits milieu de gamme qui peinent à s’exporter et une innovation insuffisante. Malgré des coûts équivalents, l’industrie allemande s’en sort bien mieux.

L’année 2012 s’annonce difficile. La reprise des projets, des embauches, etc., constatée à partir de l’été 2010 s’est interrompue depuis plusieurs mois déjà. Légèrement créatrice d’emplois pendant deux trimestres, l’industrie a recommencé à en détruire depuis cet été et la crise des dettes publiques. Le phénomène s’amplifie actuellement, « du fait à la fois d’une baisse du nombre d’emplois créés et d’une légère reprise des suppressions d’emplois », note Trendeo. Le plan présenté par PSA pour réduire son effectif de plusieurs milliers de personnes en annonce sans doute d’autres.

Les Echos

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Les Etats-Unis demandent à la Chine et au Japon de cesser d’affaiblir leur monnaie

Les Etats-Unis ont indiqué, mardi 27 décembre, qu’ils souhaitaient voir la Chine et le Japon cesser d’agir pour affaiblir leur monnaie. Le département du Trésor a déclaré, dans son rapport semestriel sur les taux de change, que le yuan restait “considérablement sous-évalué” malgré son appréciation des derniers mois, et que les interventions pour faire baisser le cours du yen ne lui paraissaient plus légitimes.

“La tendance de longue date de la Chine à accumuler des réserves en devises étrangères, la persistance de l’excédent de ses comptes courants et l’appréciation inachevée du renminbi (le nom officiel du yuan), compte tenu en particulier de la rapide croissance de la productivité dans le secteur des biens exportés, indiquent que le taux de change réel du renminbi persiste à être désaligné et reste considérablement sous-évalué”, a écrit le Trésor.

Le terme de “désaligné” appartient au vocabulaire du Fonds monétaire international, qui l’emploie pour ce qu’il considère comme une infraction aux obligations de ses Etats membres. En théorie, si un nombre suffisant d’Etats membres du FMI dénoncent une telle infraction, la Chine peut voir son droit de vote suspendu. En pratique, cette éventualité n’est pas imaginable aujourd’hui.

PAS DE SANCTIONS COMMERCIALES

Pékin a décidé, en juin 2010, de laisser évoluer le taux de change entre le yuan et le dollar, après presque deux ans où il était resté immobile. Depuis, la monnaie chinoise s’est appréciée d’environ 8 % face au billet vert, et “de près de 12 %” en tenant compte de l’inflation. Ce rythme est jugé insuffisant par le gouvernement américain.

Mais le Trésor s’est gardé, une fois de plus, de désigner la Chine comme un pays qui “manipule” son taux de change. S’il le fait, le Congrès est autorisé à imposer des sanctions commerciales. La dernière fois qu’un pays a été rangé dans cette catégorie remonte à 1994, lorsque la Chine avait dévalué le yuan de moitié.

CRITIQUES À TOKYO

Les Etats-Unis ont, par ailleurs, adressé des critiques inhabituelles à Tokyo. “Plutôt que de réagir aux inquiétudes nationales sur le ‘yen fort’ en intervenant pour essayer d’influencer le taux de change, le Japon devrait prendre des mesures fondamentales et en profondeur pour accroître le dynamisme de son économie”, a affirmé le département du Trésor.

Le ministère a indiqué qu’il avait soutenu l’intervention coordonnée du G7 sur le marché des changes une semaine après le séisme du 11 mars, mais pas celle unilatérale de fin octobre. “Les interventions unilatérales japonaises ont été menées à des moments où le marché des changes semblait fonctionner de manière ordonnée et où la volatilité du taux de change entre yen et dollar était plus faible que, par exemple, celle du marché euro-dollar”, a-t-il expliqué.

Ce jugement devrait satisfaire le lobby des constructeurs automobiles américains, celui qui se fait le plus entendre pour dénoncer ces interventions.

Le Monde

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Deuxième loi de finance rectificative : Un déficit de 47,2 milliards enregistré en 2011

En session ordinaire unique hier, le Sénat a adopté à l’unanimité, devant le ministre de l’Economie et des Finances, la seconde loi de finances rectificative. Laquelle est marquée à la fin du marathon budgétaire 2011 par un déficit de 47,2 milliards de francs Cfa en ressources.

Les charges de l’Etat dépassent de 47,210 milliards de francs Cfa les recettes au terme de la deuxième Loi de finance rectificative (Lfr) 2011. En effet, le rapport de la commission de l’Economie générale, des finances, du plan et de la coopération économique du Sénat note que les ressources sont arrêtées à 2 198,450 milliards, contre 2 245,660 milliards retenus comme charges de l’Etat.

Au budget général, il est prévu une baisse de 86,2 milliards sous la rubrique ressource. Cette baisse est entraînée par celle des recouvrements des recettes fiscales, soit 19 milliards de moins dans la deuxième Loi de finance rectificative. Les emprunts suivent le mouvement en se posant sur la ligne des 53,7 milliards, et les ressources extérieures de 13,5 milliards de francs. Les impôts indirects sont donc arrêtés suite à cette baisse à 367,8 milliards dans cette Lfr contre 369,2 milliards pour la précédente.

Concernant les impôts directs, 931,4 milliards de nos francs sont retenus dans la présente loi de finance rectificative contre 949 pour la précédente. De 464,470 dans la première Lfr, les emprunts figurent à 410,734 dans la deuxième loi de finance rectificative.La partie Dépense, pour sa part, prévoit dans cette deuxième loi de finance rectificative 2 171,744 milliards. On notera une baisse de 86,236 milliards par rapport à la première Lfr qui était retenue à 2 257,980 milliards.

Cette diminution est le fruit de la réduction des autres dépenses courantes pour un montant de 11 milliards de francs Cfa. Ce rabais est atténué par le service de la dette publique qui a connu une hausse de 4,355 milliards de plus.

Pour les dépenses d’investissement, il s’agit de procéder à la constatation de l’exécution à hauteur 70,9 milliards des crédits budgétaires alloués au plan d’urgence pour le secteur de l’électricité dénommé plan Takkal.L’enveloppe des ressources affectées aux investissements publics sur ressources internes de la gestion 2011 a été arrêtée finalement dans le présent projet à la somme de 508,1 milliards de francs Cfa.

Walf

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LA TAXE TOURISTIQUE PASSE DE 600 A 1000 FRANCS: La problèmatique de la promotion demeure

Elle alimente l’essentiel du budget annuel de promotion touristique du Sénégal qui atteint à peine 1,5 milliard de FCfa. De 600 FCfa depuis 1998, la taxe de séjour passe désormais à 1000 FCfa par nuitée et par personne. Les sénateurs en ont voté ce mardi 27 décembre le projet de loi, mais on est loin de régler le problème.

Depuis hier, mardi 27 décembre, le projet de loi portant augmentation de la taxe de promotion touristique et défendu par le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, a été voté par les sénateurs. De 600 FCfa soit l’équivalent de 0,90 euros, la taxe touristique dont le produit alimente essentiellement le budget annuel de promotion touristique qui atteint à peine 1,5 milliard de FCfa, passe à 1000 FCfa par nuit et par personne, dans l’ensemble de ses structures hébergements, hôtels compris. Cette taxe est normalement comprise dans le prix de la chambre et est affichée à la réception desdites structures d’hébergement. Face à l’insuffisance notoire du budget annuel de promotion du tourisme, le Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion du tourisme(Anpt) avait inscrit depuis quelques années la nécessité de revoir le niveau de la taxe de séjour qui devrait ainsi, produire quelque 2 milliards de francs au profit du Fonds de promotion touristique. Ce qui est encore loin des normes de l’0MT(Organisation mondiale du tourisme) qui recommande que les fonds de promotion représentent 3% des recettes globales en devises.

Quelle promotion ?

Aléatoire, dira t-on. Sur le principe, d’abord. La taxe de séjour est un montant qui est perçue au niveau de tout hôtel ou structure d’hébergement reconnu par le département du tourisme; donc ayant reçu l’agrément. L’opération est faite à chaque fois qu’il y a une arrivée, en tenant compte de la facture enregistrée et la fiche technique des déclarations des versements est envoyée mensuellement par l’établissement, au titre de la taxe de promotion touristique.

Habituellement, ces fonds sont versés directement dans un compte spécial et c’est à partir de ces fonds que le budget de promotion est élaboré. Les ressources pour la promotion de la destination proviennent ainsi de la taxe touristique, et sont donc dépendantes de trois principales variables que sont : la Durée moyenne du séjour (Dms), la taxe touristique et surtout le nombre total d’arrivées. Aussi, qui dit variable…

Certes l’Etat accorde depuis quelques années, un appui institutionnel, mais celui-ci n’est que de 100 millions de FCfa soit environ 7%. Dès lors, cette situation sous entend que si la taxe reste fixe, les variations de la DMS et du nombre d’arrivées entraîneront une variation conséquente du budget total. D’autant plus que, à bien y regarder, ce qui est réellement consacré â la promotion touristique tournerait seulement autour de 70% du budget annuel, réparti entre l’intérieur, l’extérieur, le matériel, etc…

Dès lors, devant l’insuffisance des ressources, transparence, visibilité et efficacité doivent être requises dans la gestion des fonds de promotion touristique. Ce qui est loin d’être garanti d’autant plus que, en aval, il n’est pas sûr que tous les établissements qui collectent la taxe touristique reversent celle-ci surtout dans un contexte où ces derniers enregistrent des baisses importantes de fréquentation.

Cette problématique de la gestion efficiente des fonds de promotion est d’autant plus cruciale que le principe de cette taxe est de financer le tourisme par… le tourisme. Instituée en 1919, rappelons que la taxe de séjour a pour fonction de générer les ressources supplémentaires pour les communes qui subissent des charges supplémentaires liées à la fréquentation touristique.

Il apparaît en tout cas le caractère aléatoire de la ressource que constitue la taxe de séjour dans le financement de la promotion touristique tandis que par ailleurs, des recettes importantes échappent à l’administration à travers la pa-hôtellerie qui accueille et satisfait une grande partie des touristes. D’où l’inadéquation entre le nombre d’entrées et celui d’arrivées au niveau des hôtels.

Par ailleurs, le budget de promotion doit prendre en charge des prospections ou études régulières nécessaires en vue d’une meilleure mesure de la politique de promotion afin d’opérer les rectifications, en vue de la réalisation des objectifs fixés. Ces études sont d’autant plus nécessaires qu’elles permettent une visibilité pour l’élargissement des marchés. Or, au Sénégal, la réalité statistique du secteur touristique est très mal cernée ; ce qui rend le secteur difficilement maîtrisable, biaisant ainsi les projections.

En définitive, la promotion du tourisme ne se limite pas à son budget de promotion, encore moins à une baisse de la TVA dont le bénéfice, au demeurant, devrait être réinvesti dans le secteur par les professionnels. Mais d’autres paramètres aussi importants que la qualité des réceptifs sont autant de facteurs de promotion. Or, sur le terrain au Sénégal, la qualité des hôtels est souvent très en dessous de leur classification officielle.

Ce secteur étant par excellence très concurrentiel, à titre de comparaison, en 2010, le tourisme tunisien a contribué à hauteur de 7 % au PIB, génère chaque année entre 18 et 20 % de recettes en devises, couvre 56 % du déficit commercial et emploie 400 000 personnes. En 1974, la Tunisie reçevait déjà quelque 716 000 visiteurs. Au Sénégal, il est encore difficile d’avoir des statistiques fiables du secteur.

Sud Quotidien

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Blog de Yoro Dia

Casamance : les vrais héros

Au « Malheur aux peuples qui ont besoin de héros »  de  Berthold Brecht dans sa pièce « la vie de Galilée » il faut ajouter pour le cas  du Sénégal «Malheur au peuple qui n’honore pas ses héros. Quels sont les héros que le Sénégal n’honore pas ? Le héros que le Sénégal n’honore pas est le  jeune  soldat inconnu quelque part dans un cantonnement en Casamance qui vit et se bat dans des conditions difficiles pour l’intégrité du territoire. Ce jeune soldat qui permet à l’arrière de ne pas sentir qu’il y a une guerre en Casamance depuis 30 ans. Cette génération de jeunes soldats qui depuis 1981 empêchent la partition du pays. Ce sont eux les véritables héros de la république et de la nation car après 30 ans de conflit le MFDC ne contrôle pas une communauté rurale contrairement à  ce qui s’est passé en cote d’Ivoire où après quelques semaines, il a fallu faire appel à l’armée française pour stopper les rebelles. Ces jeunes soldats qui se succèdent au front depuis 30 ans  ont gagné la guerre étant donné que le MFDC en est réduit aux braquages et à la stratégie du « mors et fuis » en Gambie ou en Guinée Bissau. Si l’armée a gagné la guerre, les hommes politiques ont été incapables de gagner la paix. Gagner la paix passe par une présence dissuasive de l’armée partout en Casamance.  Hisser le drapeau du Sénégal à Abidjan, au Darfour, au Tchad, en République démocratique du Congo, c’est certes très important mais veiller à ce que drapeau puisse flotter librement partout en Casamance l’est encore plus. Le Sénégal devrait rapatrier toutes ses troupes pour la sécurisation totale de la Casamance afin qu’on ait plus des cantonnements avec une dizaine de soldats.  Ces cantonnements avec quelques soldats sur la ligne de front incitent le MFDC à l’attaque. Cela s’apparente de plus en plus à une sorte de non assistance à soldats en danger pour ne pas dire jeter nos soldats dans la gueule de loup. Le MFDC devient de plus en plus offensif, il faut en tirer les conséquences et renverser la tendance. Le Président de la République, Chef de l’Etat, chef de l’armée devrait aller serrer la main de ces héros. Ils ont plus mérité de la nation que les gladiateurs du dimanche que sont Modou lo et Balla Gaye 2. Les Etats Unis sont devenus une véritable nation qu’après la guerre de sécession et le Sénégal deviendra encore une nation plus forte après la guerre en Casamance mais pour l’instant l’urgence est de sortir de la guerre. On sort de la guerre en doublant ou en triplant les capacités de réaction militaire qui vous ont permis de faire la différence. S’il faut un village, une école, un dispensaire et un cantonnement militaire, il faut que le Sénégal montre qu’il est prêt à payer le prix. Ce prix n’est rien comparé aux 30 ans perdus pour la Casamance et les 30 autres à perdre si la logique actuelle de «  paix  improbable et de guerre impossible » demeure. Cette semaine que j’ai passée en Casamance j’ai eu l’immense honneur de discuter et de serrer la main de ces jeunes soldats, ces héros inconnus qui ont sauvé le Sénégal de la partition alors que des hommes politiques continuent à jouer au Haka politique. Nos héros ne sont pas dans le haka, ils sont dans le combat quotidien pour la survie de notre nation et de notre République. Ils méritent plus que quiconque les faveurs de la République et la reconnaissance  de leur chef, le Chef des armées qui malheureusement préfère la compagnie des gladiateurs du dimanche. Le chef de l’armée doit prêcher par l’exemple comme Napoléon à Arcole et montrer aux soldats qu’il est à leurs côtés. Et la meilleure façon de montrer qu’il est à leurs côtés se faire construire une résidence secondaire en Casamance par exemple à Carabane. Un Président qui serait tous les week-ends en Casamance serait un signal fort pour les soldats mais aussi pour le MFDC sur l’anachronisme  de leur combat.

Journées économiques de Casamance : les deux logiques

Les combats de Diegoune et l’ouverture des journées économiques  à Ziguinchor illustrent les deux logiques qui s’affrontent en Casamance : celle de la reconstruction et celle du nihilisme, celle d’une Casamance ouverte sur le monde et celle fermée et violente. Le thème des journées économiques de Casamance organisées par la CNES « du désenclavement économique à l’intégration sous-régionale » confirme l’anachronisme du combat perdu d’avance du MFDC.  Le Désenclavement économique peut être l’une des solutions au conflit. Avec l’avion, Ziguinchor est à 45 minutes de Dakar, ce qui permet de relativiser le vieux postulat de l’écran territorial que constitue la  Gambie. Le vol Ziguinchor Dakar est constamment surbooké et l’effort de guerre de Sénégal Airlines est de mettre plusieurs avions sur cette ligne comme c’est celle de Cosama de trouver rapidement deux autres navires pour le fret. Etant donné que nous ne pouvons pas annexer la Gambie, il faut faire avec et transformer l’écran territoriale gambien en simple dos d’âne qui nous oblige à ralentir mais ne doit en aucun cas nous arrêter. Senegal airlines et Cosama sont déjà des réponses partielles, comme le sera bientôt la route Ziguinchor Tanaff Velingara. Plus on va désenclaver plus l’idéologie du MFDC va être obsolète parce que le Sénégal des années 80 n’est plus celui de 2011. La Casamance n’a jamais été aussi proche géographiquement et économiquement. L’enclavement économique  ne profite qu’à la Guinée Bissau et à la Gambie qui est devenue par exemple une puissance mondiale pour ses exportations d’anacardes grâce à l’anacarde de la Casamance que les indiens viennent acheter à Banjul. D’ailleurs, un grand producteur d’anacardes m’a fait remarquer  que pendant la saison de la récolte d’anacarde, il y a rarement des braquages et des conflits avec l’armée parce que le MFDC est occupée à récolter et transformer de l’anacarde en Gambie. Pour n’avoir pas compris que les enjeux de l’anacarde les dépassent, les populations de Diagnon l’ont payé de leur vie. Le retour des populations dans les villages abandonnées est un frein au commerce de l’anacarde. Apres avoir coupé les oreilles de quelques paysans en signe d’avertissement, les paysans de Diagnon qui n’avaient pas compris le message l’ont payé de leur vie.

La rectification

L’ombre du Ministre Khoureychi Thiam a beaucoup plané sur les journées économiques. Les Ministres Abdoulaye Baldé et Aliou Sow ont profité de la tribune  des journées économiques pour rectifier le dérapage verbal de Khoureychi Thiam qui disait dans cette même ville que tous les gouverneurs sont Wadistes. Aliou Sow a rappelé que la force du Sénégal résidait dans « une armée et une administration exclusivement républicaine qui sont loin des clivages partisans et qui incarnent la continuité de l’Etat ».  Et Baldé d’enfoncer le clou en disant qu’en tant qu’ancien fonctionnaire, il connait le sacerdoce du service public et s’est toujours interdit de parler politique avec les gouverneurs et les préfets qui n’ont d’autre engagement que celui de servir l’Etat à travers les personnes qui les incarnent. Face à un tel discours, le gouverneur de Ziguinchor  s’est départi de l’obligation de réserve en demandant à la salle d’applaudir. Donc face au discours de Khoureychi que le gouverneur a stoïquement supporté et s’est abstenu de tout commentaire et celui de Baldé et de Aliou Sow qui l’ont poussé à demander à la salle d’applaudir, on sait maintenant de quel côté penche les convictions et les allégeances du Gouverneur : elles vont à l’Etat. Le Sénégal avait soif de ce genre de discours responsable car après avoir lu l’interview du chauffeur de Senghor dans Week-end magazine, j’ai eu le sentiment que même le chauffeur de Senghor a plus le sens de l’Etat que le chef de l’Etat.

Bilan de la guerre d’Irak

Les américains ont fait 9 ans de guerre pour rien. On peut même dire qu’ils ont fait une guerre pour renforcer l’Iran dans la région. L’Iran est le grand vainqueur de la guerre d’Irak parce que les américains ont réalisé le rêve de Khomeyni : l’axe Bagdad Téhéran. Saddam est tombe, les chiites ont pris le pouvoir et point d’armes de destruction massive. La recherche de ces armes était le principal motif invoqué pour envahir l’Irak. Neuf ans après, les américains se sont retirés sur la pointe des pieds en laissant le pays entre les mains d’un pouvoir chiite et Al Qaeda. En fait, ils ont pris l’ombre pour la proie. Ils ont attaqué l’Irak alors que ce pays n’avait aucune arme de destruction massive. Cette distraction massive de l’opinion les empêchera d’attaquer l’Iran qui a vraisemblablement des veritables armes.

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Crise de la dette européenne : sombre scénario pour l’économie mondiale Lire l Crise de la dette européenne : sombre scénario pour l’économie mondiale

La zone euro se prépare à la récession, le modèle chinois est remis en question. Avec une croissance attendue de 6 % en 2012, l’Afrique peut profiter de cette situation morose pour se repositionner sur l’échiquier économique.

Les sommets de l’Union européenne (UE) se succèdent, sans parvenir à rassurer les marchés. Ni le renforcement – de 440 milliards à 1?000 milliards d’euros – du Fonds européen de stabilité financière (FESF, destiné à jouer les pompiers auprès des pays en difficulté), ni l’adoption, le 9 décembre à Bruxelles, de règles budgétaires communes aux 17 États de la zone euro ne semblent suffisants.

À peine ce dernier accord était-il annoncé que l’agence américaine de notation Moody’s déplorait « l’absence de mesures décisives pour stabiliser les marchés à court terme », laissant entendre que la France, mais aussi les Pays-Bas ou l’Allemagne ne sont plus à l’abri d’une dégradation de leur fameux « AAA » qui leur permet d’emprunter à des taux bas. Une dégradation qui grèverait encore plus leur marge de manœuvre pour relancer leurs économies.

Europe Croissance gelée

Selon la plupart des analystes, la messe est dite?: « Si l’Europe n’est pas encore en récession fin 2011, tous les baromètres indiquent qu’elle y entrera au premier trimestre 2012 », estime Paul-Harry Aithnard, directeur de la recherche du groupe Ecobank. Pour lui, l’année qui vient marquera « le début d’une décennie de stagnation des économies européennes, à l’image de celle qu’a connue l’Asie du Sud-Est en 1997 ». Or la crise de cette dernière avait divisé par trois les crédits accordés, fait exploser l’inflation et entraîné une récession dramatique (– 13,1 % en Indonésie et – 10,5 % en Thaïlande en 1998).

L’économiste marocain Camille Sari, spécialiste en finance internationale, n’est guère plus optimiste?: « On est entré dans un cercle vicieux?: chaque sommet européen promet plus de rigueur, mais les mesures adoptées ne peuvent pas avoir d’effet à court terme, donc ne rassurent pas les marchés. En revanche, elles risquent d’avoir un effet négatif sur la consommation, déjà en stagnation depuis l’été, et sur les investissements des entreprises. Il ne faudra pas grand-chose pour que la zone euro bascule. » Signe qui ne trompe pas, le chômage a recommencé à monter depuis juin 2011 dans l’union monétaire, alors qu’il était stable (autour de 10 %) depuis juin 2009.

Personne ne croit plus au 1,8 % de croissance annoncé pour la zone euro en 2012 par le Fonds monétaire international (FMI) en octobre. Les chiffres de l’institution de Bretton Woods ont fondu comme neige au soleil?: début décembre, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ne prévoyait plus que 0,2 % de croissance pour les 17 pays de la zone.

Léger refroidissement avec la Chine

Tous les regards sont désormais braqués sur la Chine, qui tire jusqu’à présent l’économie mondiale (9,5 % de croissance en 2011). « Nous prévoyons une réduction de la croissance chinoise à 8 %, mais pas un atterrissage brutal », anticipe Paul-Harry Aithnard. Un chiffre avancé aussi par Richard Fox, analyste à l’agence de notation Fitch?: « L’empire du Milieu saura faire preuve d’une bonne adaptabilité, en alliant comme à son habitude dirigisme et décentralisation, tout en maîtrisant l’inflation. »

Mais les derniers chiffres de la production industrielle chinoise, qui progresse moins vite (+ 12,4 % en novembre, le niveau le plus bas en deux ans), ont refroidi les ardeurs de certains analystes, pour qui le pays a atteint un palier de croissance. La banque britannique HSBC relève « une demande intérieure qui faiblit et une demande extérieure qui ne peut que baisser ».

La Chine, usine du monde, reste très dépendante de ses exportations. La demande intérieure n’a pas encore pris le relais, malgré l’émergence d’une classe moyenne (le salaire mensuel d’un ouvrier est passé de 50 à 270 euros entre 2000 et 2011). Les conteneurs qui sont actuellement expédiés vers l’Europe et les États-Unis (41 % des exportations chinoises) ont été commandés avant la crise?; le pays n’a donc pas encore été affecté par la situation en Europe, mais cela ne saurait tarder. Pour le célèbre Nouriel Roubini, enseignant à l’université de New York qui avait prévu la crise de 2008, la croissance chinoise pourrait n’être que de 5 % en 2013. Et pour les plus pessimistes, comme Albert Edwards, stratégiste chez SG Cross Asset Research (Société générale), elle tomberait même à 3 % dès 2012 : « Nous avons identifié un risque d’atterrissage brutal de la Chine comme l’un des principaux chocs possibles en 2012. »

Le niveau d’endettement élevé – mais masqué – du pays peut alimenter ces craintes. La banque britannique Standard Chartered l’estime non pas à son taux officiel de 20 % du PIB, mais à 68 %, en y intégrant les dettes des agences financières régionales chinoises. Un chiffre qui monte à 85 % si l’on ajoute l’endettement des collectivités locales, des chemins de fer et des banques publiques…

Afrique Gare à la contagion?!

En ces temps troublés pour l’économie mondiale, dont le PIB devrait malgré tout progresser de 3,2 % en 2012, selon l’OCDE, l’Afrique, en dépit de ses 6 % de croissance attendus, ne sera pas épargnée. « Au sud du Sahara, l’UE représente en moyenne 30 % des exportations, et les pays les plus dépendants sont le Cap-Vert (94 %), le Mozambique (61 %) et le Cameroun (55 %) », estime Richard Fox, de Fitch.

Pour les pays du Maghreb et l’Égypte, l’impact sera plus fort. « En 2011, le nombre de touristes européens a baissé de 80 % en Égypte, de 40 % en Tunisie et au Maroc. C’est considérable pour un pays comme le Maroc, dont le secteur touristique représentait 5 milliards d’euros de revenus en 2010 », indique Camille Sari. Autre canal de transmission de la crise au Maghreb?: les transferts d’argent des émigrés, qui, au Maroc, représentent 6 milliards d’euros chaque année. « En Espagne et en Italie, continue Camille Sari, le niveau du chômage et la crise poussent beaucoup de Maghrébins à rentrer au pays?: sur les 800?000 Marocains résidant en Espagne il y a trois ans, pas moins de 284?000 sont revenus dans le royaume. C’est à la fois une perte et un poids pour l’économie. »

Le continent sera également affecté par le biais des banques européennes, dont les prêts représentent 82 % de ceux accordés aux économies africaines, soit 380 milliards d’euros (contre 50 % en Asie et 66 % en Amérique latine). Une source de financement qui pourrait faire défaut à l’avenir, même si les banques chinoises ont accru leur présence. La première d’entre elles, Exim Bank of China, a ainsi prêté 51,6 milliards d’euros entre 2001 et 2011, soit plus que la Banque mondiale (42 milliards d’euros). Mais c’est encore peu par rapport aux montants européens.

Dernier impact de la conjoncture mondiale sur l’Afrique, mais finalement plutôt limité?: celui des variations des prix des matières premières (90 % des exportations africaines vers l’Asie). Pour Paul-Harry Aithnard, le niveau élevé des prix de la plupart des produits miniers, alimentaires et agricoles ne sera pas remis en question?: « Bien sûr, certains cours, comme ceux du cuivre, sont volatils ces derniers mois, en raison d’une spéculation importante. Mais à long terme, nous pensons que les prix des métaux de base resteront stables, portés par la demande du BTP chinois [malgré une crainte de bulle immobilière, NDLR]. Quant aux cours du café et du sucre, ils devraient être orientés à la hausse du fait de la forte demande et de la stabilisation des productions. Le pétrole devrait de son côté rester entre 75 et 110 dollars en 2012 [97 dollars le 14 décembre 2011], compte tenu du déséquilibre durable entre l’offre et une forte consommation tirée par les pays émergents. »

Si la crise de l’euro et l’éventuel ralentissement chinois ne sont donc pas – au premier abord – des bonnes nouvelles pour les Africains, reste que ceux-ci peuvent en profiter pour s’affranchir de l’Europe. « La crise de 1997 a obligé l’Asie du Sud-Est à restructurer son système bancaire, à développer ses échanges régionaux et à diversifier ses partenariats, rappelle Paul-Harry Aithnard. Gageons que cette conjoncture poussera l’Afrique à faire de même. »

Jeune Afrique

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Le Brésil devient la 6e puissance économique mondiale

Le Brésil est devenu en 2011 la sixième puissance économique mondiale, se classant désormais devant le Royaume-Uni, d’après le dernier bilan du Centre for Economics and Business Research (CEBR), un institut de recherche basé à Londres. Les Etats-Unis conservent la première place, suivis par la Chine (2e), le Japon (3e), l’Allemagne (4e) et la France (5e).

Cette montée en puissance du Brésil observée par le CEBR vient confirmer des projections du Fonds monétaire international (FMI) corroborées par la société d’analyse Economist Intelligence Unit (EIU) et le Business Monitor International (BMI). Le produit intérieur brut (PIB) du géant sud-américain atteindrait, selon leurs calculs, repris par le quotidien Folha de S. Paulo, 2 440 milliards de dollars, contre 2 410 milliards de dollars pour l’économie britannique.

Le Brésil avait déjà gagné l’année passée une place au classement des économies mondiales en dépassant l’Italie, aujourd’hui huitième. Son économie a connu une croissance de 7,5 % en 2010 mais le gouvernement a revu ses prévisions  à 3,5 % pour cette année après un fort ralentissement de l’activité, plombée par la crise européenne de la dette et le ralentissement de la croissance mondiale.

Dans une interview à la radio BBC, le directeur du CEBR, Douglas McWilliams, a souligné que ce classement montrait le poids croissant de l’Asie dans l’économie mondiale, au détriment des pays occidentaux. Par ailleurs, “des pays qui produisent des biens de première nécessité, comme les aliments et l’énergie, s’en sortent très bien et montent progressivement”, a-t-il ajouté.

Toujours d’après le CEBR, la France sera dépassée par le Royaume-Uni en 2016. Paris ne pointerait plus qu’à la 9e place en 2020, tandis que la Russie et l’Inde devraient se hisser respectivement aux 4e et 5e rangs.

Le Monde

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Hausse généralisée des prix : L’Etat réfute et se défausse sur la conjoncture mondiale

Le conseil national de la consommation est sorti de sa réserve pour freiner l’allure des médias qui parlent de hausse généralisée des prix.La rencontre d’hier, à Dakar, était l’occasion pour les associations de consommateurs de s’indigner de la situation, et pour l’Etat de recadrer le débat sur ladite hausse. Qui, selon le directeur du commerce intérieur, n’existe pas.

Réunir toutes les parties prenantes pour briser l’élan des médias qui font état d’une flambée des prix des denrées alors que ce n’en est rien. Tel était l’objectif de la convocation, hier, du Conseil national de la consommation. Le directeur du Commerce intérieur, El hadji Alioune Diouf, a d’emblée soutenu que ‘l’Etat n’a cautionné aucune augmentation. C’est la presse qui n’informe pas juste’.

Avec l’association des consommateurs du Sénégal, la ligue des consommateurs du Sénégal et l’entente des consommateurs, l’Etat a discuté sur l’évolution généralisée des prix et des denrées courantes. Ainsi, le débat s’est articulé autour des dispositions à prendre pour revoir les hausses non justifiées et envisager une stratégie de réduction des prix.

Malgré une marge de manœuvre reconnue dans le commerce, avec la fixation libre des prix, il n’existe pas moins de sanctions prévues aux articles 42 et 43 du code du commerce. Ces articles prévoient, en effet, de réprimer toute hausse injustifiée des prix. El hadji Alioune Diouf a servi comme exemple la récente flambée des prix du transport avec l’association du financement du transport urbain (Aftu). Prise, sous l’égide d’aucun texte légal, la décision de l’Aftu a été annulée par l’Etat, selon le directeur du commerce intérieur. Selon qui, les prix de consommations courantes n’ont pas connu de véritables évolutions. En effet, Diouf soutient que nous subissons les contrecoups de la conjoncture mondiale avec la montée des prix agricoles.

Concernant le riz, dit-il, les prix sont restés sur la ligne de 300 et 350 francs le kilogramme, selon la qualité. L’huile pour sa part est réglementée par l’Etat qui fixe les prix de la dosette de 250 centilitre et du fût, argue le directeur du commerce.

Répondant aux boulangers qui s’indignaient, la semaine dernière, du maintien des prix de la farine malgré la baisse du cours du blé au niveau mondial, El Hadj Alioune Diouf explique qu’une baisse à ce niveau ne peut pas forcément induire à une baisse de l’intérieur. Cela parce que la Tva est adjointe au prix de la farine. Et le directeur du commerce intérieur d’ajouter que si tel n’était pas le cas, au Sénégal, on aurait les prix de farine plus bas que ceux de la Côte d’Ivoire qui n’applique pas de taxe.

Momar Ndao de l’Ascosen s’est dit déçu de l’argumentaire du Cnc qui n’apporte rien de nouveau. ‘Je m’attendais à ce qu’on m’annonce une baisse des prix mais là je suis désappointé’, lance le président de l’Ascosen à l’Etat. Avec un projet de décret en discussion, Momar Ndao y voit une absence de volonté politique de la part de l’Etat. Ndao explique que si le gouvernement revoyait à la baisse la Tva, les prix des denrées de première nécessité chuteraient jusqu’à 13 %. Il en est de même pour la suppression des intermédiaires qui provoquerait une baisse de 25 %. Aussi Ndao s’est désolé des propositions des prix qui dorment dans les tiroirs de l’Etat depuis trois ans. Le président de l’Ascosen a par ailleurs proposé une révision de la loi 94-63 pour un régime spécifique des denrées de base.

Comme si la défense des consommateurs se liguait contre l’Etat, l’entente des consommateurs a pris une résolution invitant le gouvernement à revoir tous les prix à la baisse. La ligue des consommateurs souhaite, quant à elle, la prise de mesures soulageantes pour la population.

Walf

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Réhabilitation des câbles électriques de Dakar : Avis de délestages sur le réseau

Après avoir sécurisé la production, Senelec s’est attaquée à la réfection du réseau de distribution dont elle justifiait les poches de résistances à Dakar. Le ministre en charge de l’Energie, Karim Wade, a réceptionné, hier, le matériel et lancé les travaux aux Parcelles assainies.

Tout pour la réhabilitation du réseau électrique. Après avoir réglé le problème de production de l’électricité, avec notamment la location d’une puissance temporaire de 150 Mégawatts, Senelec s’attaque à la réfection du réseau de distribution électrique. Qui, selon elle, était à la base des délestages notés dans certaines poches de résistances. Elle vient à cet effet de mettre en branle son plan d’urgence. Laquelle devra permettre de sécuriser les problèmes d’acquisition de matériel de réseau, de pièces de rechange et de moyens logistiques. Estimé à plus de 5 milliards de francs Cfa, ce plan va permettre d’améliorer le réseau de distribution de manière à faciliter l’intervention des équipes de Senelec en cas de panne et de commencer les investissements d’urgence pour moderniser les réseaux et s’attaquer aux dernières poches de résistances.

Car, selon le ministre en charge de l’Energie, Karim Wade, qui s’est rendu hier à Bel-Air et Hann pour réceptionner du matériel de réseau, certains quartiers au niveau de la Médina, de Guédiawaye et des Parcelles assainies, entre autres, font l’objet de coupures dues à des pannes consécutives à la vétusté du réseau. ‘Notre objectif est d’arriver à zéro panne au mois de février et surtout d’accélérer les capacités d’interventions des équipes de Senelec de façon à pouvoir satisfaire la qualité de service’, dit-il. Pour y arriver, un important dispositif est en train d’être mis en œuvre, à travers ce programme d’urgence, dans la région de Dakar pour la réfection son réseau qui date de 1963. ‘Nous allons, dans Dakar et sa région, déployer 185 kilomètres de câbles pour que le réseau soit réhabilité’, note le ministre. Qui annonce que, pendant la réhabilitation, d’autres perturbations devront être enregistrées dans certains quartiers. ‘Il va falloir stopper quelques fois la distribution du courant pendant quelques heures mais les populations doivent savoir que c’est pour leur bénéfice. C’est pour pouvoir, par la suite, leur donner de l’électricité dans de meilleures conditions et pour satisfaire la qualité de service’, fait-il remarquer.

Même si Dakar est la première région à bénéficier de plan d’urgence de distribution, Karim Wade déclare néanmoins que l’objectif du gouvernement est de réhabiliter l’ensemble du réseau de transport et de distribution du pays pour qu’il puisse être moderne et performant afin que Senelec puisse distribuer l’électricité sans panne aux Sénégalais.

Directeur de la Distribution de Senelec, Ibrahima Diop souligne que cette phase est le premier échelon du plan d’urgence avant les grands travaux du réseau de transport et de distribution avec notamment le financement du programme chinois et de la Banque mondiale qui vient d’accorder au Sénégal un prêt de 80 millions de dollars dans ce sens.

Walf

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