Après six mois de tendance baissière entretenue par les reculs des cours des principales valeurs de la Bourse de l’Uemoa(Union économique et monétaire Ouest Africaine), les valeurs agricoles sont venues, au terme du mois d’octobre dernier, remonter le marché financier régional.
+4,89%, à 168,96 points et +3,86%, à 146,21 points respectivement. C’est le scénario inverse par rapport au mois de septembre dernier où ces deux indices principaux (BRVM 10 ET BRVM Composite) de la Brvm (Bourse régionale des valeurs mobilières) avaient chuté à -4,53 % à 161,08 points et à 3,69 % à 140,78 points, respectivement. Voici le marché « revigoré », selon la dernière Lettre mensuelle de de la Sgi (Société de gestion et d’intermédiation) Cgf Bourse. Cette embellie serait le fait des performances des titres ivoiriens du secteur agricole dont notamment PALM CI (+42,75%), SAPH CI (+28,57%) et SOGB CI (+28,21%), dans le contexte de la crise qui a secoué le marché financier international et dont les effets se font encore sentir notamment à la Brvm qui, depuis six mois, affiche une tendance baissière entretenue par les reculs des cours des principales valeurs de la Bourse.
Pour ce mois d’octobre 2011, la performance du titre SETAO CI, plus forte hausse mensuelle du marché avec +42,86%, à 5 000 FCfa pour seulement 139 titres échangés sur tout le mois, est notoire.
Cependant, PALM CI continue de bénéficier de ses bons résultats du 1er semestre 2011 et offre une substantielle plus-value mensuelle de 42,75%, à 19 200 FCfa. Ce titre a été d’ailleurs le plus actif avec 61 910 titres négociés, soit 66,92% du volume sectoriel mensuel. SAPH CI revient à la hausse après la période creuse de détachement de son coupon (à partir du 22 septembre) et se valorise de 28,57%, à 45 000 FCfa et dans le même sillage, SOGB CI enregistre une hausse mensuelle de 28,21%, à 50 000 FCfa. Notons que la Société des Caoutchoucs de Grand-Béréby (SOGB) a publié, en mi-septembre, un résultat net du 3ème trimestre de 23,72 milliards de Fcfa, en hausse de 108,4% par rapport à celui de 2010.
On le voit, le secteur « Agriculture » a dominé le marché en termes de valeur d’échange et affiche 92 520 titres négociés (6,3% des échanges mensuels du marché) pour une valeur globale de 2,26 milliards de FCfa, soit près de la moitié (48,63%) de la valeur totale des transactions mensuelles (4,64 milliards de FCfa). La capitalisation boursière de l’ensemble des titres cotés s’améliore de 3,88%, à 3 209 milliards de FCfa tandis que celle composant l’indice BRVM 10 (qui regroupe les 10 titres les plus cotées) se bonifie de 3,02%, à 2 429 milliards de FCfa.
Par ailleurs, le marché des actions enregistre 1 469 543 titres négociés (contre 3 915 624 en septembre) pour une valeur totale de 4,64 milliards de FCfa (contre 9,84 milliards de FCfa en septembre) tandis que pour le marché obligataire, la capitalisation boursière recule de 2,52%, à 564 milliards de FCfa.
Malgré le bras de fer…
Au niveau des « Services publics » qui affiche 15 266 titres échangés (1,04% des échanges mensuels) pour une valeur totale de 1,66 milliards de FCfa, représentant 35,68% de la valeur globale des échanges mensuels, SONATEL SN progresse de 1,64%, à 124 000 FCfa et reste, malgré le bras de fer engagé entre les travailleurs de la société et les pouvoirs publics concernant le décret instituant la taxation des appels entrants, le titre le plus actif avec 13 059 titres transigés, soit 85,54% du volume sectoriel mensuel. Locomotive traditionnelle de la Brvm, l’action Sonatel avait perdu 5,43 % à 122.000 francs Cfa en septembre dernier, tirant ainsi le marché vers le bas. Pire, en août 2011, l’action Sonatel Sn avait aussi baissé fortement de 9,15 %, à 129.000 francs Cfa, faisant reculer la Brvm de 3 % sur la période.
C’est tout de même une déconfiture pour l’action Sonatel qui plafonnait il y a peu à 170 000 FCfa, avant que la crise internationale ne vienne mettre du sable dans les rouages. Dès que les marchés tanguent, les investisseurs notamment les « hedge funds » (organismes de détention collective d’actifs financiers, dont la particularité réside dans le rendement élevé de ces placements, Ndlr), ont tendance à suspendre leurs activités d’investissement en cédant leurs actifs les plus liquides et c’est l’inversion des courbes de l’offre et de la demande qui fait le reste, la Sonatel étant la valeur la plus prisée et donc la plus détenue par les fonds étrangers. S’y ajoutent les facteurs endogènes que l’on connait.
Sud Quotidien





















