Archive | November, 2011

TENDANCE A LA BRVM: L’embellie qui venait des valeurs agricoles

Après six mois de tendance baissière entretenue par les reculs des cours des principales valeurs de la Bourse de l’Uemoa(Union économique et monétaire Ouest Africaine), les valeurs agricoles sont venues, au terme du mois d’octobre dernier, remonter le marché financier régional.

+4,89%, à 168,96 points et +3,86%, à 146,21 points respectivement. C’est le scénario inverse par rapport au mois de septembre dernier où ces deux indices principaux (BRVM 10 ET BRVM Composite) de la Brvm (Bourse régionale des valeurs mobilières) avaient chuté à -4,53 % à 161,08 points et à 3,69 % à 140,78 points, respectivement. Voici le marché « revigoré », selon la dernière Lettre mensuelle de de la Sgi (Société de gestion et d’intermédiation) Cgf Bourse. Cette embellie serait le fait des performances des titres ivoiriens du secteur agricole dont notamment PALM CI (+42,75%), SAPH CI (+28,57%) et SOGB CI (+28,21%), dans le contexte de la crise qui a secoué le marché financier international et dont les effets se font encore sentir notamment à la Brvm qui, depuis six mois, affiche une tendance baissière entretenue par les reculs des cours des principales valeurs de la Bourse.

Pour ce mois d’octobre 2011, la performance du titre SETAO CI, plus forte hausse mensuelle du marché avec +42,86%, à 5 000 FCfa pour seulement 139 titres échangés sur tout le mois, est notoire.
Cependant, PALM CI continue de bénéficier de ses bons résultats du 1er semestre 2011 et offre une substantielle plus-value mensuelle de 42,75%, à 19 200 FCfa. Ce titre a été d’ailleurs le plus actif avec 61 910 titres négociés, soit 66,92% du volume sectoriel mensuel. SAPH CI revient à la hausse après la période creuse de détachement de son coupon (à partir du 22 septembre) et se valorise de 28,57%, à 45 000 FCfa et dans le même sillage, SOGB CI enregistre une hausse mensuelle de 28,21%, à 50 000 FCfa. Notons que la Société des Caoutchoucs de Grand-Béréby (SOGB) a publié, en mi-septembre, un résultat net du 3ème trimestre de 23,72 milliards de Fcfa, en hausse de 108,4% par rapport à celui de 2010.

On le voit, le secteur « Agriculture » a dominé le marché en termes de valeur d’échange et affiche 92 520 titres négociés (6,3% des échanges mensuels du marché) pour une valeur globale de 2,26 milliards de FCfa, soit près de la moitié (48,63%) de la valeur totale des transactions mensuelles (4,64 milliards de FCfa). La capitalisation boursière de l’ensemble des titres cotés s’améliore de 3,88%, à 3 209 milliards de FCfa tandis que celle composant l’indice BRVM 10 (qui regroupe les 10 titres les plus cotées) se bonifie de 3,02%, à 2 429 milliards de FCfa.

Par ailleurs, le marché des actions enregistre 1 469 543 titres négociés (contre 3 915 624 en septembre) pour une valeur totale de 4,64 milliards de FCfa (contre 9,84 milliards de FCfa en septembre) tandis que pour le marché obligataire, la capitalisation boursière recule de 2,52%, à 564 milliards de FCfa.

Malgré le bras de fer…

Au niveau des « Services publics » qui affiche 15 266 titres échangés (1,04% des échanges mensuels) pour une valeur totale de 1,66 milliards de FCfa, représentant 35,68% de la valeur globale des échanges mensuels, SONATEL SN progresse de 1,64%, à 124 000 FCfa et reste, malgré le bras de fer engagé entre les travailleurs de la société et les pouvoirs publics concernant le décret instituant la taxation des appels entrants, le titre le plus actif avec 13 059 titres transigés, soit 85,54% du volume sectoriel mensuel. Locomotive traditionnelle de la Brvm, l’action Sonatel avait perdu 5,43 % à 122.000 francs Cfa en septembre dernier, tirant ainsi le marché vers le bas. Pire, en août 2011, l’action Sonatel Sn avait aussi baissé fortement de 9,15 %, à 129.000 francs Cfa, faisant reculer la Brvm de 3 % sur la période.

C’est tout de même une déconfiture pour l’action Sonatel qui plafonnait il y a peu à 170 000 FCfa, avant que la crise internationale ne vienne mettre du sable dans les rouages. Dès que les marchés tanguent, les investisseurs notamment les « hedge funds » (organismes de détention collective d’actifs financiers, dont la particularité réside dans le rendement élevé de ces placements, Ndlr), ont tendance à suspendre leurs activités d’investissement en cédant leurs actifs les plus liquides et c’est l’inversion des courbes de l’offre et de la demande qui fait le reste, la Sonatel étant la valeur la plus prisée et donc la plus détenue par les fonds étrangers. S’y ajoutent les facteurs endogènes que l’on connait.

Sud Quotidien

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Filière mangue : 7 658 tonnes exportées durant la campagne 2010-2011

La filière mangue se porte bien au Sénégal. Selon le ministre du Commerce, Amadou Niang, qui présidait hier, à Dakar, l’ouverture de l’atelier de partage et de validation des rapports des études portant sur ‘l’analyse des opportunités de marché en Europe pour l’exportation de la mangue’, le volume des exportations sénégalaises de mangue a atteint 7 950 tonnes lors de la dernière campagne.Soit une valeur estimée à plus de 10 milliards de francs Cfa.

La filière mangue a le vent en poupe, serait-on tenté de dire au vu des récentes statistiques de la campagne d’exportation 2011. Une idée soutenue par le ministre du Commerce. Amadou Niang, qui a présidé hier, l’ouverture de l’atelier de partage et de validation des rapports des études portant sur ‘l’analyse des opportunités de marché en Europe pour l’exportation de la mangue’, soutient que ‘la filière mangue affiche une dynamique de croissance soutenue au cours des dernières années’. Selon lui, durant la campagne 2010-2011, ‘le volume des exportations sénégalaises de mangue a atteint 7 950 tonnes dont 5 755 tonnes exportées vers l’Union européenne, soit un niveau équivalent à 2008 et 2009, et une forte augmentation de 119 % par rapport à 2010’. Il a, par la suite, révélé que ‘la filière mangue emploie quelque 20 600 personnes parmi lesquelles 10 550 sont des femmes, soit 44,70 %’. Ce qui, à son avis, aidera à freiner l’exode rural et contribuera largement à la stratégie de lutte contre la pauvreté.

Le ministre du Commerce a souligné les nombreux efforts consentis, en ce sens, par le gouvernement, notamment par le biais de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), mais aussi par le biais de projets et programmes pour soutenir, en général, la dynamique de croissance des produits agricoles destinés à l’exportation. ‘Cette volonté de modernisation a apporté des changements considérables dans la filière qui a abouti à une augmentation des rendements à l’hectare, mais aussi à l’amélioration de la qualité de la production’, a fait savoir Amadou Niang. En effet, ajoute-t-il, ‘plusieurs études ont révélé que la valeur en devises d’une tonne de fruits ou légumes vaut 3 fois celle de l’arachide, 22 fois celle des phosphates, et 2 fois celle des coton et tissus’. Ainsi, Niang reste convaincu que ‘les performances de la filière mangue d’exportation peuvent être substantiellement améliorées grâce à une meilleure connaissance de nos marchés cibles et un meilleur positionnement de notre offre mondiale’.

Par ailleurs, il a salué la tenue de l’atelier axé sur le partage et la validation des rapports des études réalisées dans le cadre du projet Netherlands Trust Fund II (Ntf II), portant sur ‘l’analyse des opportunités de marché en Europe pour l’exportation de la mangue des Niayes’. Le Netherlands Trust Fund II est un projet financé par le Centre hollandais pour la promotion des importations des pays en voie de développement (Cbi) et dont l’exécution est assurée par le Centre du commerce international de Genève (Itc). Sagar Diouf Traoré, directrice générale de l’Asepex, a salué le choix porté sur le Sénégal, et plus précisément de la région des Niayes, pour abriter ce projet. Elle reste convaincue, qu’au sortir de cet atelier, les participants auront une meilleure connaissance des facteurs de succès qui contribueront à la consolidation du positionnement de la mangue du Sénégal sur le marché de l’Union européenne.

Walf

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Communiqué:Atelier sur l’importance des outils d’internet pour les partis politiques

Google Sénégal a le plaisir de convier tous les partis politiques sénégalais à l’atelier qu’il organise le mercredi 30 Novembre 2011 à l’hôtel Terrou Bi dont le thème portera sur le rôle et l’importance d’internet dans le cadre des prochaines élections.

Google, dans le cadre de sa mission d’organiser les informations à l’échelle mondiale dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous, a pour objectif de mettre l’Internet au service de la démocratie et du citoyen par :

  • l’amélioration de l’accès aux informations politiques et électorales,
  • le soutien à la mise en ligne des contenus utiles aux citoyens et aux acteurs,
  • la sensibilisation sur les avantages d’internet et les produits de Google lors des élections.

Cet atelier sera l’occasion pour Google de mettre en évidence l’importance pour les formations politiques et les candidats de construire une présence forte sur Internet lors de la campagne électorale, d’utiliser les réseaux sociaux et les outils que Google a spécialement confectionnés pour les accompagner.

Aussi nous souhaitons convier vos responsables de campagnes électorales  ainsi que leurs collaborateurs techniques à nous rejoindre au sein de cet atelier.

Tous les partis politiques sont conviés à cette rencontre

A. Tidjane DEME

Directeur Général pour l’Afrique Francophone

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La Chine devrait assouplir sa politique monétaire dès décembre

La Chine va entamer un cycle d’assouplissement de sa politique monétaire dès le mois prochain, via un abaissement du taux de réserves obligatoires imposé aux banques, signe que le pays redoute les conséquences du ralentissement économique mondial, selon une enquête publiée mardi par Reuters.
Sur 19 analystes interrogés, 10 pensent que la banque centrale chinoise va baisser de 50 points de base ce taux de réserves obligatoires, actuellement à 21,5%, un niveau qui, selon les banques, pèse sur leur rentabilité et leur capacité de prêts.
Il y a deux semaines, la banque centrale chinoise a dit que la Chine était prête si nécessaire à ajuster sa politique monétaire.
Huit analystes sont d’avis que la baisse du taux de réserves obligatoires interviendra au premier trimestre 2012 et un seul analyste table sur le deuxième trimestre.
La semaine dernière, une majorité d’intervenants sur les marchés ne voyait pas de mesure d’assouplissement avant le premier trimestre 2012, mais l’aggravation de la crise de la dette en zone euro pourrait précipiter la décision des autorités monétaires chinoises.
Les pressions inflationnistes ont conduit ces dernières à relever à plusieurs reprises les taux d’intérêt et les réserves obligatoires des banques depuis octobre 2010.
Depuis, l’inflation a quelque peu décéléré, à 5,5% le mois dernier, mais elle reste supérieure à l’objectif officiel de 4%.
La banque centrale chinoise n’a pas pris de mesure de resserrement monétaire d’importance depuis la mi-juillet de façon à ne pas entraver la croissance à un moment où la crise en Europe affecte les exportations.
La croissance économique chinoise devrait ralentir à 8,5% en 2012, après une croissance estimée à 9,3% cette année, en raison d’une demande extérieure moins importante.

Reuters

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Un nouveau système de monnaie locale : Pour en finir avec la ‘politique de la main tendue’

Promouvoir un développement local sans compter sur la politique de la main tendue pour se prendre en charge.C’est le défi du Mouvement pour la renaissance, la liberté et le développement (Mrld), qui compte bien faire son chemin en misant essentiellement sur les ressources propres aux Sénégalais. Le mouvement citoyen a présenté ses idées et son système de monnaie locale, hier à Dakar.

‘En vue des élections à venir, nous allons faire un plaidoyer citoyen en faveur de cette solution qui pourrait faciliter l’accès au crédit et en cela permettre aux populations de vivre les valeurs d’autonomie et de liberté’. Cette vision, déclinée, hier à Dakar, par le président du Mouvement pour la renaissance, la liberté et le développement (Mrld), le docteur Abdourahmane Sarr, est celle portée par le Centre d’études pour le financement du développement local (Cefdel) dont il est également le président.Il s’agit d’élargir l’accès au financement aux cinq Communautés économiquement intégrées (Cei), que sont Dakar, Thiès, Ziguinchor, Kaolack et Saint-Louis.Ce, dans un but de développement autonome, sans compter sur les aides gouvernementales. Suite à un échange pédagogique et participatif avec les acteurs des principales zones de la Cei de Dakar, hier, les interventions et plaintes de la salle se sont succédé. Elles révèlent pour la plupart que les difficultés liées au financement tiennent à leur accès limité ; soit par des taux d’intérêts trop élevés proposés par les institutions de micro finance, soit parce que les populations ont du mal à leur donner des garanties suffisantes. ‘Le modèle complémentaire que nous proposons est un modèle développé par le Cefdl et introduit au Sénégal dans ses cinq Cei. Ainsi, les populations pourront avoir accès au crédit sans intérêts et sans garanties, de telle sorte à pouvoir travailler et payer leurs impôts en toute autonomie’, déclare le Dr Abdourahmane Sarr. Pour ce dernier, qui cumule plusieurs casquettes dont celle d’économiste et spécialiste de la monnaie, faciliter l’accès au financement est ‘une condition sine qua none à l’atteinte de l’autonomie et de la liberté des populations au Sénégal’.

Le mouvement citoyen pour la renaissance déplore le fait que la pauvreté, dans laquelle beaucoup de Sénégalais vivent, ne tient pas à leur incapacité à améliorer eux-mêmes leurs conditions d’existence mais plutôt aux contraintes imposées par leur gouvernement et les systèmes financiers qui ne répondent pas à leurs besoins. ‘Les capacités sont là, la volonté de travail est là, les besoins aussi. Le problème, c’est la rencontre entre ces capacités et ces besoins. Le trait d’union entre ces deux éléments c’est l’argent. L’argent, c’est l’accès au crédit’, simplifie volontairement le président du Mrld. La solution à cet accès qu’il propose serait en quelque sorte, la formule magique pour que l’économie fonctionne de façon optimale. Ce système de monnaie locale, prenant la forme de tickets ou bon d’achat, serait injecté dans les localités choisies préalablement par le biais d’une institution financière. Le citoyen achète une monnaie locale qui est acceptée comme moyen d’échange dans la communauté car toute personne qui la reçoit peut l’échanger en francs Cfa. En achetant cette monnaie locale, les citoyens donneront ainsi la possibilité à l’institution financière émettrice de prendre le risque de leur faire des prêts. Elles émettront en effet plus de monnaie locale puisque celle-ci a plus de chance de rester dans la communauté. ‘Les populations pourront ainsi financer leurs besoins et ceux de la communauté, développer leurs affaires en recrutant plus de personnes, créer de nouvelles opportunités d’affaires et ainsi payer davantage d’impôt, et permettre à la communauté de financer les besoins publics’, peut-on lire dans un rapport du Mrld.

Ce développement, dont le mouvement tient à ce qu’il se fasse ‘sans la politique de la main tendue’, devrait néanmoins, pour plus d’efficacité, s’accompagner d’un soutient de la part de l’Etat. ‘Nous aimerions que cette solution soit institutionnalisée. Cela veut dire que l’Etat et les collectivités locales acceptent ces monnaies locales. Nous voudrions qu’il y ait une institution financière dans chacune de ces collectivités qui introduise ces monnaies locales. Que le sommet accepte cette solution et que les candidats la portent’, explique Abdourahmane Sarr. Qui pense que deux options sont alors possibles. Celle de ‘porter ce projet nous-mêmes ou le faire porter par d’autres candidats qui comprennent ces solutions et sont prêts à l’accompagner’. Et considérant la dernière, le Mrld fait le relais avec ‘l’élite nationale’ en organisant des ‘journées citoyennes’ pour partager avec les élus locaux sa solution. Mais c’est aussi en jouant sur le contexte pré-électoral actuel qu’ils souhaitent convaincre, pour disent-ils, ‘qu’ils soient nos premiers clients’. La deuxième démarche, dans laquelle le mouvement verse actuellement, poursuit Sarr, ‘consistera à rencontrer ceux qui, dans la période à venir, ont l’intention de briguer le suffrage des Sénégalais, échanger avec eux sur la solution que nous apportons et essayer de les convaincre de s’engager à nos côtés pour que cette solution puisse être institutionnalisée dans les Cei’. Parce que, dit l’économiste, ‘le plaidoyer est d’autant plus efficace quand ceux qui cherchent à être élus ont une oreille attentive’.

Walf

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CONJONCTURE TRIMESTRIELLE DANS L’UEMOA: L’industrie, le commerce et les services marchands assurent

L’industrie, le commerce et les services marchands de l’Uemoa se portent bien. La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), impute la hausse enregistrée par l’activité économique notée dans le dernier trimestre de conjoncture, aux évolutions constatées dans les trois secteurs sus cités.

L’activité économique, appréciée par l’Indicateur Synthétique de Conjoncture (ISC), enregistre une hausse au troisième trimestre 2011. La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) qui donne l’information, dans sa dernière note trimestrielle de conjoncture, souligne que cette performance est imprimée par les évolutions constatées dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des services marchands.

L’analyse faite sur l’activité industrielle renseigne que les résultats de l’enquête de conjoncture réalisée par la Banque Centrale indique une progression de l’activité industrielle au troisième trimestre 2011 par rapport à la même période de l’année précédente. En effet, souligne la Bceao, l’indice de la production industrielle s’est inscrite, en glissement annuel, en hausse de 4,8% au troisième trimestre 2011, après la hausse de 0,9% enregistrée le trimestre précédent. A en croire l’institution, cette situation est essentiellement imputable  à la performance de l’activité dans la branche électricité, gaz et eau (+36,0%) et dans les unités manufacturières (+2,3%), atténuée par la baisse de production observée dans les industries extractives (-7,3%). Selon elle, la progression de l’activité de la branche énergétique est liée à la hausse de la production d’électricité, notamment en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal. Elle ajoute que le regain de dynamisme de l’industrie manufacturière est induit par la fabrication de produits chimiques, notamment au Burkina, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Niger.En revanche, a-t-elle poursuivi, « la baisse du rythme d’activité des industries extractives est liée au reflux des activités d’extraction de pétrole brut et de gaz naturel en Côte d’Ivoire (-7,3%) et d’or au Mali (-13,5%) ».

Au troisième trimestre 2011, en glissement annuel, précise-t-elle, l’indice de la production industrielle a progressé de14,0% au Burkina, 11,2% au Sénégal, 10,7% en Guinée-Bissau, 6,6% en Côte d’Ivoire, 4,4% au Niger et 2,0% au Mali. En revanche, relève la même source, l’indicateur a baissé de 6,8% au Togo. En moyenne sur les neuf premiers mois de l’année 2011, la production industrielle enregistrerait, selon les estimations de la Bceao, ne hausse de 1,1%, après la baisse de 0,7% en 2010.

Sur l’analyse faite sur le secteur Bâtiments et travaux publics, la Bceao fait part de l’avis des chefs d’entreprise qui estiment que la baisse en variation annuelle de l’activité dans les BTP s’est poursuivie au troisième trimestre 2011. Cette situation est, d’après l’institution d’émission, en rapport avec le repli observé dans les mises en chantier et les nouveaux contrats. Ce qui lui permet de relever que l’activité dans les BTP demeure « morose » au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Togo. Avant d’ajouter qu’une stagnation de l’activité des BTP est enregistrée au Burkina et au Sénégal. En revanche, ajoute-t-elle, un dynamisme de l’activité des BTP a été relevé en Guinée-Bissau, au Mali et au Niger.

Activité commerciale marquée par le détail

activité dans le secteur tertiaire, appréciée à travers l’évolution de l’indice du chiffre d’affaires dans lecommerce de détail, a enregistré une progression au troisième trimestre 2011 par rapport au trimestre précédent. La Bceao note que l’indice du chiffre d’affaires s’est orienté, en glissement annuel, en hausse de 8,1% autroisième trimestre 2011 contre un repli de 0,6% enregistré un trimestre plus tôt. A son avis, cette évolution résulte de la hausse des ventes notamment des denrées alimentaires, des automobiles, des produits pharmaceutiques et cosmétiques, ainsi que de celle des produits pétroliers.

Au troisième trimestre 2011, avance la même source, une hausse du volume des transactions commerciales est enregistrée, englissement annuel, en Guinée-Bissau (+54,7%), au Burkina (+46,9%), au Mali (+39,3%), au Niger(+12,3%), au Sénégal (+4,7%), au Togo (+2,7%) et en Côte d’Ivoire (0,6%). En revanche, poursuit-elle, les chiffresd’affaires ont baissé au Bénin (-10,6%). En moyenne, sur les neuf premiers mois de l’année 2011, l’indicateur progresserait de 5,9%, après celle de 7,6% en 2010.

Sur cette même lancée, la banque centrale affirme que l’activité économique dans les services marchands s’est accrue en glissement annuel au troisième trimestre 2011 à un rythme toutefois moindre comparé au trimestre précédent. A son avis, la hausse de l’activité est attribuable au dynamisme des branches «Transports, entreposage et communication» et«Intermédiation financière». Elle fait savoir que le volume des prestations dans les services marchands est en hausse en glissement annuel, auBurkina, au Niger et au Sénégal. Par contre, relève la Bceao, la conjoncture économique dans les services marchands a baissé en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau et au Mali et elle est restée inchangée au Bénin.

Sud Quotidien

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NOTATION FINANCIERE A LA BRVM: L’échéance de novembre 2011

La nouvelle réglementation sur la notation financière publiée en novembre 2009 par l’organe régulateur de la Brvm(Bourse régionale des valeurs mobilières) avait fixé l’échéance de novembre 2011 pour une première notation des émetteurs intervenant en bourse. Encore faut-il que les deux agences qui avaient déposé leurs demandes d’agrément l’obtiennent d’abord.

La nouvelle réglementation sur la notation financière publiée en novembre 2009 par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (Crepmf), organe régulateur du marché de la Brvm (Bourse régionale des valeurs mobilières) qui regroupe les huit pays membres de l’Uemoa, est censée permettre de réduire le coût de la garantie à 100% du capital et des intérêts qui était jusque là demandée aux émetteurs d’obligations sur la place boursière d’Abidjan et qui augmenterait le coût de l’emprunt de 1,5 à 3%. C’est ce qui a d’ailleurs fondé la nécessité de l’introduction de la notation dans le marché sous-régional et qui, devrait coûter au minimum 5 fois moins cher que la fameuse garantie.

Le principe de la réforme avait ainsi été adopté et celle-ci a abouti à une nouvelle règlementation publiée depuis novembre 2009. Entretemps, deux agences, WARA et Bloomfield Investment ont déposé leurs demandes d’agrément en tant qu’agences de notation, mais restent encore dans l’attente de disposer du sésame. Et pour cause.

Cela fait maintenant près de deux ans et aux dernières nouvelles, un texte fixant la caution exigible à l’agrément aux agences de notation est toujours en cours d’élaboration. Il s’agit de la redevance que l’agence doit payer lors de son agrément. Le niveau de cette redevance pourrait être une des raisons de ce « blocage » tandis que la réglementation exige des garants, une note à partir de novembre 2011, note à laquelle les émetteurs devront se soumettre à partir de décembre 2012.

Les apologues de la notation estiment que les émetteurs disposant d’une bonne note (note d’investissement) attireront des investisseurs, même s’ils proposent des taux d’intérêt plus bas que ceux pratiqués actuellement sur le marché et que les investisseurs institutionnels sont déjà préparés à cela. Ce concept nouveau à la Brvm devrait ainsi permettre de booster le marché obligataire.

Il faut savoir que les quinze Etats membres de la CEDEAO comptent trois principaux marchés obligataires que sont : la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) regroupant huit pays de la sous-région, la Bourse de Lagos au Nigeria, et enfin la Bourse d’Accra au Ghana. Des trois institutions, la BRVM est de loin la plus active sur ce segment de marché. Mais toute proportion gardée, le marché obligataire Ouest-africain est encore loin du dynamisme des marchés d’Afrique du Sud et de ceux des pays du Maghreb. Le marché obligataire sud-africain dispose d’une position plus qu’honorable dans la classification des pays émergents, en termes de capitalisation, de titres échangés mais aussi plus d’une centaine d’obligations d’Etat.

En Afrique de l’Ouest, les chiffres sont beaucoup plus modestes, malgré une expérience éprouvée en matière d’émissions obligataires. L’attrait du marché obligataire en Afrique de l’Ouest se heurte à de nombreuses difficultés, notamment celles liées à la valorisation (absence d’une courbe des taux) et aux calculs du risque des obligations (via le calcul de la duration). Par ailleurs, bien que quelques émissions d’Etat bénéficient d’une notation par les agences de rating telles que Fitch Rating, il est apparu nécessaire de la généraliser.

Qui pour contrôler les agences ?

De plus, très peu de « corporate (entreprise) » parmi les obligations cotées à la BRVM font l’objet d’un tel exercice. Or, le risque inhérent à une obligation est défini à travers une notation qui peut juger de sa capacité à faire défaut. Donc, la notation ainsi que la qualité du crédit ne peuvent que favoriser un développement des activités d’un marché obligataire car les risques sont censés être mieux évalués.

Néanmoins, il semble que l’introduction de la seule notation ne suffira pas à améliorer le dynamisme du marché obligataire de la zone Afrique de l’Ouest, et il faudra nécessairement ajuster d’autres aspects, comme le système des garanties à la BRVM, ainsi que la réglementation relative à l’épargne et aux marchés financiers.

Par ailleurs, s’il faut veiller sur les barrières à l’entrée afin d’assurer une véritable ouverture du marché de la notation à d’autres agences, notamment sur les marchés émergents (du fait de la configuration oligopolistique du marché mondial de la notation et ses conséquences pour la difficile régulation des « fat three » (Standard & Poor’s, Moody’s, Fitch Ratings)), il y a nécessité de revoir l’étendue et le contenu des opinions émises par les agences de notation en raison des limites révélées par les différentes faillites d’institutions notées AAA, lors de la crise financière internationale.

Toutefois, il semble non négligeable, pour les investisseurs, en complément des notations attribuées par les agences, de s’approprier les prospectus et d’analyser eux-mêmes, avant toute décision d’investissement, les informations diffusées par les émetteurs. Il faut cependant souligner l’importance d’une réglementation universelle des agences de notation pour une meilleure efficacité de leur contrôle et surtout, de réfléchir sur qui va contrôler ces agences.

Sud Quotidien

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Pénurie d’eau à Dakar : Senelec et Sde se jettent la balle

La perturbation du réseau de distribution de la Sénégalaise des eaux (Sde) à Dakar et sa banlieue continue d’affecter les populations qui s’inquiètent de plus en plus.Depuis la semaine dernière, trouver le liquide précieux dans certaines parties de la capitale sénégalaise est, en effet, devenu un véritable calvaire pour ces populations.

Le robinet ne coule pas depuis quelques jours. Plusieurs quartiers de Dakar sont, depuis vendredi dernier, privés d’eau. Il est, en effet, rare, voire impossible, de marcher cinq bonnes minutes sans rencontrer ou apercevoir une personne en quête du liquide précieux.

12 heures aux Parcelles Assainies. Une jeune fille, accompagnée de petits garçons, quitte l’Unité 14. Seaux et bouteilles en mains, ils s’acheminent vers les Hlm Grand Médine à la recherche d’eau. Un peu plus loin, un bâtiment en chantier est à l’arrêt. Le maçon trouvé sur les lieux explique cette situation par la pénurie d’eau. ‘L’eau est un élément sans lequel nous ne pouvons pas travailler’, déclare-t-il.

Dans une autre partie des Parcelles assainies, à l’Unité 22 plus précisément, une dame marche difficilement avec un seau rempli d’eau sur sa tête et une bouteille de 10 litres qu’elle transporte en la changeant de temps à autre de main. Après quelques minutes de marche, elle arrive à destination, exténuée. Déchargée, elle s’adosse sur un étal pour souffler. ‘Je dois aller à l’école à 14 heures et je ne suis même pas prête à l’heure actuelle’, s’exclame Khady qui considère le liquide comme ‘une nécessité vitale’.

A Grand-Yoff, une périphérie de Dakar, la situation n’est pas moins pénible qu’aux Parcelles-assainies. Ici, l’eau coule dans certains endroits mais dans d’autres c’est la trêve. Aïssata Faye, restauratrice dans la zone se désole de la pénurie qui, dit-elle, freine ses activités. ‘Sans eau, un restaurant ne peut pas fonctionner’, soutient la dame. Si ces populations ont été informées à l’avance par la société de distribution de l’eau sur les perturbations, son prolongement de 24, voire 48 heures, les inquiète tout au plus.

La Sde se défausse sur la Senelec

La Sde, par un communiqué, diffusé hier, a précisé que ses travaux de la dernière phase de raccordement de la nouvelle station d’eau de Carmel sont terminés le week-end comme prévu. Toutefois, une prorogation est malheureusement intervenue du fait d’un incident survenu au poste de Senelec de Sakal.

Refusant que la Sde se défausse sur elle, Senelec botte en touche ces accusations. Selon le chargé de la communication de Senelec, Mamadou Diallo, que nous avons joint par téléphone, hier dans la soirée, c’est plutôt au niveau de Sogem – qui assure la gestion du volet électrique du barrage de Manantali – que le problème s’est posé avec l’explosion d’un poste qui a endommagé ses installations. Cette société ayant sollicité l’aide de la Senelec, les équipes de la société d’électricité sont à pied d’œuvre pour résoudre le problème. Et, Diallo a bon espoir que la situation revienne à la normale aujourd’hui. Car, dit-il, pour assurer la distribution de l’eau à Dakar, la société nationale d’électricité a procédé à des délestages techniques au niveau de Saint-Louis. Cela, pour permettre à la Sde de remplir ses réservoirs et approvisionner correctement les populations en eaux.

Walf

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Moody’s avertit que les notes de tous les pays européens sont menacées

L’aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les pays européens, a averti dimanche l’agence d’évaluation financière américaine, Moody’s. Dans un “commentaire spécial” sur les pays européens, l’agence indique qu’elle considère toujours que la zone euro maintiendra son unité sans autre défaillance que celle de la Grèce, mais note que même ce “scénario ‘positif’ est porteur de conséquences très négatives pour les notes” des Etats européens.

L’agence, qui a récemment averti que la France pourrait perdre son “triple A”, lui permettant d’emprunter à des taux avantageux sur les marchés, indique ainsi clairement qu’aucun pays, même parmi ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande, voire l’Allemagne, n’est à l’abri d’un abaissement de note.

“L’aggravation ininterrompue de la crise de la dette publique et des banques de la zone euro menace la qualité de crédit de tous les pays européens, écrit l’agence. Alors que la zone euro dans son ensemble possède une force économique et financière énorme, la faiblesse de ses institutions continue d’entraver la résolution de la crise et de peser sur les notes. En l’absence de mesures politiques qui stabiliseraient la situation des marchés à court terme, ou de stabilisation de ces marchés pour toute autre raison, le risque de crédit [associé aux pays européens] va continuer de monter.”

D’AUTRES PLANS DE SAUVETAGE ?

Alors que des pays comme l’Italie ou la Hongrie ont de plus en plus de mal à se financer à des taux viables sur les marchés, Moody’s écrit que “l’élan politique pour mettre en œuvre une solution efficace à la crise pourrait n’être trouvé qu’après une série de chocs, ce qui pourrait mener davantage de pays à se voir privés d’accès aux marchés du financement pour une période prolongée”. L’agence fait là référence aux pays comme l’Irlande, la Grèce, le Portugal ou encore la Hongrie, qui ont dû bénéficier d’un ou plusieurs plans de sauvetage financier de la part de l’Union européenne ou du Fonds monétaire international.

Selon elle, d’autres pays pourraient avoir besoin de faire appel à ce genre de solution si l’UE ne parvient pas à trouver rapidement une réponse adéquate à la crise, et ces pays verraient alors très probablement leur note abaissée à celle d’un investissement “spéculatif”. Au vu des événements des dernières semaines, Moody’s indique devoir considérer “la probabilité d’un scénario encore plus négatif”. Selon elle, “la probabilité de défaillances multiples […] d’Etats de la zone euro n’est plus négligeable” et ne cesse d’augmenter en l’absence de solution à la crise.

Si cette hypothèse se concrétisait, cela augmenterait la probabilité qu’un ou plusieurs pays quittent la zone euro, ajoute l’agence, pour qui ce scénario d’une “fragmentation de l’euro” aurait des “répercussions négatives pour tous les pays de la zone euro et de l’UE”. Pour Moody’s, la situation évolue en permanence, et de nouveaux “chocs” (nouveaux plans de sauvetage ou hausse des taux auxquels les Etats empruntent) pendant que les responsables politiques définissent de nouvelles mesures sont “susceptibles de mener à des changements de note au cas par cas” pour certains pays.

SUPER ZONE EURO

Le gouvernement allemand envisage la possibilité d’émettre des obligations communes avec les cinq autres pays de la zone euro notés “triple A”, rapporte lundi le quotidien Die Welt. Le quotidien cite “des diplomates de haut rang de l’Union européenne” impliqués dans le traitement de la crise de la dette souveraine selon lesquels Berlin envisage néanmoins d’émettre des obligations en commun avec la France, la Finlande, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Autriche. Paris et Berlin pourraient faire des propositions en ce sens au cours de la semaine, avant le sommet européen du 9 décembre.

Ces obligations communes pourraient être utilisées non seulement pour répondre aux besoins de financement de ces six pays mais aussi pour lever, sous des conditions strictes, des fonds destinés à des pays comme l’Italie ou l’Espagne, ajoute Die Welt. Le but d’un tel mécanisme serait de stabiliser la situation des pays AAA tout en “érigeant un contre-feu crédible pour calmer les marchés financiers”, poursuit le journal. Le taux d’intérêt de ces obligations se situerait entre 2 % et 2,5 %, soit légèrement au-dessus de celui des émissions allemandes.

Die Welt précise que les pays de la zone euro ne bénéficiant pas de la note “triple A” ne seraient pas inclus dans ce mécanisme au départ. La chancelière Angela Merkel et son gouvernement ont régulièrement repoussé ces derniers mois l’éventualité d’une collectivisation de la dette et l’introduction d’obligations communes à l’ensemble de la zone euro.

Lundi, dans la matinée, une source gouvernementale allemande a indiqué à l’agence Reuters qu’“il n’y a aucun projet d’émission obligataire en commun des pays ‘triple A’ de la zone euro”.

ITALIE RIME AVEC FMI

Pour sa part, le quotidien italien La Stampa fait état de négociations entre FMI et Italie concernant un prêt de 600 milliards d’euros pour relever l’économie italienne, ce que l’institution de Washington dément. “Il n’y a pas de discussions avec les autorités italiennes sur un programme de financement du FMI”, a démenti un porte-parole du Fonds, contredisant les dernières rumeurs, qui ont alimenté l’optimisme des marchés. Lundi matin, la Bourse de Tokyo clôturait à la hausse, dopée par cet éventuel plan d’aide.

La Stampa affirmait dimanche que le FMI allait mettre à la disposition de l’Italie une enveloppe de 400 à 600 milliards d’euros, prêtés sur dix-huit mois à des taux moins élevés que sur les marchés. Mario Monti pourrait utiliser cette cagnotte pour mettre en place des réductions budgétaires et des réformes économiques destinées à renforcer la croissance italienne. Le FMI, qui a mis au point un nouvel instrument de prêt pour l’Italie entre autres, estimait en septembre les besoins de financement bruts de l’Etat italien à quelque 380 milliards d’euros.

Le Monde

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Economie maritime : La performance du secteur inhibée par les licences au troisième trimestre, selon la Dpee

Plusieurs facteurs, dont les licences accordées à des chalutiers étrangers, ont inhibé les performances de la pêche au troisième trimestre de l’année 2011, indique une étude de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).

En Juillet-août-septembre 2011, ‘le sous-secteur de la pêche reste toujours sous l’influence de plusieurs facteurs qui inhibent ses performances : les accords de pêche, les licences octroyées aux bateaux étrangers, la rareté de la ressource surtout en période hivernale et la cherté des intrants’, rapporte la Dpee dans sa ‘Note trimestrielle de conjoncture’ transmise à l’Aps.

Des armateurs, industriels et pêcheurs ont mené plusieurs activités en 2011 pour dénoncer l’octroi de licences de pêche à des chalutiers étrangers par le ministère de l’Economie maritime.

Ce dernier a, parmi d’autres raisons, fait valoir que les espèces pêchées par les bénéficiaires des licences se trouvent dans des zones inaccessibles par les pêcheurs sénégalais.

L’étude de la Dpee annonce par ailleurs que les résultats d’une enquête d’opinion auprès des chefs d’entreprises révèlent que le troisième trimestre de 2011 a été marqué par un environnement des affaires ‘peu favorable d’après 71,3 % des industriels, 55,6 % des entrepreneurs de Btp (bâtiments et travaux publics), 69,3 % des prestataires de services et 62,5 % des commerçants’.

L’inflation mesurée par l’indice harmonisé des prix à la consommation est ressortie en hausse de 1,5 % sur le troisième trimestre de 2011, comparativement au trimestre précédent.

En glissement annuel, les prix à la consommation ont progressé de 2,8 %, alors que sur les neuf premiers mois de l’année, l’inflation s’établit à 3,6 % contre 1,8 % pour l’inflation sous-jacente, selon la même source.

Au cours du troisième trimestre de l’année, la compétitivité-prix de l’économie sénégalaise s’est confortée de 0,5 % en variation trimestrielle, à la faveur de la dépréciation du franc Cfa (-1,3 %) par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux, atténuée par le différentiel d’inflation défavorable (+0,8 %).

Aps

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ALLOCATIONS BUDGETAIRES 2011-2015: Les bailleurs s’interrogent sur les priorités

Tout en saluant les évolutions notées dans le Document de politique économique et sociale (Dpes) pour l’horizon 2015 lors de sa validation, ce vendredi 25 novembre, les PTF(Partenaires techniques et financiers) ont tout de même exprimé quelques préoccupations.

C’est un document important qui trace les contours de la politique du développement du pays pour les prochaines années qui a été présenté ce vendredi 25 novembre à Dakar. Le Document de politique économique et sociale (Dpes) pour l’horizon 2015 a été soumis à validation par les autorités sénégalaises, à l’occasion d’une rencontre présidée par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye. L’approche “inclusive” qui a servi de viatique au processus qui a présidé à la formulation dudit document, a permis, comme l’a rappelé le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances, Ablaye Diop, “de prendre en compte, dans cette deuxième version validée au plan technique au cours d’un atelier tenu dans le courant du mois de septembre dernier, les observations formulées par les acteurs.”

C’est d’ailleurs dans cet esprit que les PTF(Partenaires techniques et financiers) réunis au sein du Groupe des 50 co-présidé par l’Union européenne et le Canada, ont salué « les évolutions notées dans le document, notamment la prise en compte de trois scénarii de croissance, eu égard aux incertitudes du contexte financier international, ainsi qu’un plan d’actions prioritaires hiérarchisé et budgétisé ».

Des trois scénarii : de référence ; optimiste et pessimiste, c’est ce dernier qui a retenu l’attention des Ptf qui en ont apprécié le « réalisme basé sur des financements déjà acquis et ne contient donc pas de gap de financement. », comme l’a souligné dans son discours, Mme Dominique Dellicour, Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union européenne. Par ailleurs, si la présentation du Plan d’actions prioritaires (PAP) permet d’identifier aisément les investissements prioritaires selon les différents scénarii et d’appréhender les parts relatives des différents secteurs de ce plan d’investissement global, il importe selon Mme Dellicour, « que le DPES et le PAP soient en cohérence avec les politiques sectorielles pour ce qui concerne la définition des priorités. »
Prenons comme exemple le secteur des transports, le Chef de Délégation de l’Union européenne estime que les allocations devraient refléter les priorités de la Lettre de politique sectorielle des transports (2010-2015). Or, « les allocations ne semblent pas cohérentes avec les objectifs de la Lettre de politique sectorielle des transports dans les domaines du rail, des pistes rurales ou des services de transport », note-t-elle.

Par ailleurs, certains grands investissements (dont le prolongement de l’autoroute jusqu’à Mbour et Thiès) « obèrent » l’investissement sur d’autres modes de transport (ferroviaire et fluvial), considérés comme prioritaires dans la Lettre de politique sectorielle et pour la compétitivité du secteur. Il en est de même dans le secteur de l’assainissement.

Réformez la Cour des comptes

Le DPES ayant pour objectif une croissance économique durable, la réduction de la pauvreté et l’atteinte des OMD, les Partenaires Techniques et Financiers réitèrent leurs interrogations sur les priorités budgétaires du Gouvernement, notamment en ce qui concerne les secteurs sociaux. Ils notent que les allocations pour les secteurs sociaux ont été revues à la baisse dans le DPES par rapport au DSRP II. Alors que le financement de l’Etat des domaines de la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et la protection sociale représentaient le 34% du PAP dans le DSRP II, les Ptf notent que dans le scénario tendanciel du DPES, ils ne représentent que 18% (et seulement 15% dans le scénario pessimiste).

Les Ptf soulignent néanmoins que le PAP inclut seulement les dépenses d’investissement, alors que les dépenses sectorielles devraient être considérées de façon globale, en incluant les dépenses de fonctionnement qui, dans ces secteurs, sont particulièrement importantes en termes de salaires du personnel. Les besoins en financement dans ces secteurs pour les 5 ans à venir ne sont pas suffisamment explicites dans le document, aux yeux des Ptf qui notent également que l’exécution budgétaire dans les secteurs de la santé et de l’éducation reste très faible, notamment pour le budget d’investissement.

Cependant, un accroissement du financement n’est pas la seule solution aux défis des secteurs sociaux, reconnaissent les Ptf qui mettent l’accent plutôt sur « l’amélioration de l’efficacité et de l’équité de la dépense est aussi un défi majeur qui doit être relevé ».

Les Ptf relèvent un autre paradoxe dans le domaine de l’éducation où le Sénégal consacre comparativement autant sinon plus de financements que les pays voisins et où il présente un retard en ce qui concerne le taux d’achèvement du cycle primaire, dont les Ptf suggèrent une analyse des causes et une mise en place de mesures correctives.

S’ils ont tenu à souligner les avancées considérables déjà enregistrées dans le domaine des finances publiques, ils n’en soulignent pas moins la primauté, dans ce cadre, vue l’importante du budget d’investissement mis en œuvre par des agences, « d’étendre à ces établissements le même niveau d’exigence de transparence et redevabilité ». Mais c’est pour mieux mettre en exergue, dans un souci de renforcer la bonne gouvernance, l’ « importance particulière » que revêt le renforcement nécessaire du contrôle de la dépense publique par le Parlement et la Cour des Comptes économique et à ce titre, les Ptf appellent l’ « adoption rapide » de la réforme de la Cour des comptes.

Le Premier ministre pour sa part, a rappelé que pour la réalisation des objectifs consignés dans le Dpes, articulé autour de la “création d’opportunités et de recherches’’, ‘’l’accélération de l’accès aux services sociaux, la protection sociale et le développement durable’’ et le ‘’renforcement de la bonne gouvernance et la promotion des droits humains’’.des investissements publics massifs sont nécessaires. Un besoin d’investissements d’un montant total de 5.749 milliards de francs CFA dont 4.788 milliards déjà acquis, pour un gap cumulatif de 961 milliards de francs CFA, a été exprimé pour la mise en œuvre du DPES.

Sud Quotidien

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ECHANGES EXTERIEURS: La balance reste détériorée

Entre août et septembre 2011, le solde commercial s’est amélioré mais, en variation annuelle comme en cumul sur les neuf premiers mois de 2011, il s’est détérioré comparativement aux périodes correspondantes en 2010, au regard de la dernière note de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd).

En septembre 2011, les principaux produits exportés ont porté sur l’acide phosphorique (13,9 milliards FCfa), les produits pétroliers (11,5 milliards FCfa), le ciment (7,7 milliards FCfa) et les crustacés mollusques coquillages (6,7 milliards FCfa). Alors qu’elles étaient évaluées en valeur à 100,2 milliards FCfa en août 2011, un mois après, les exportations affichent  86,9 milliards FCfa en septembre 2011 soit une baisse de 13,3% en valeur relative. Une diminution de 53,6% des exportations de produits pétroliers, de 29,6% des poissons frais, de 46,5% des cigarettes, serait la raison essentielle de cette baisse, atténuée cependant par l’augmentation des exportations de ciment hydraulique (+34,5%), d’huile brute d’arachide (+14,0%) et de tourteaux d’arachide, qui a atteint 6,8 milliards FCfa contre 3,5 milliards FCfa au mois précédent. En cumul sur les neuf premiers mois de 2011, les exportations ont pourtant progressé de 18,5% (866,3 milliards FCfa) comparativement au mois de septembre 2010 (731,2 milliards FCfa). De même, par rapport à septembre 2010, l’évolution est positive de 14,3%.

Quant aux importations composés de l’huile brute de pétrole (49,8milliards FCfa), les autres produits pétroliers (30,0 milliards FCfa), les autres machines et appareils (23,9 milliards FCfa) et les autres matériels de transport (15,8 milliards FCfa), elles sont ressorties à 228,7 milliards FCfa au cours de la période sous revue contre 297,0 milliards FCfa au mois précédent, soit une diminution de 23,0%, résultant essentiellement de la baisse des achats extérieurs de l’huile brute de pétrole (-4,8%), des autres produits pétroliers (-25,9%), du riz (-53,2%), du blé (-19,4%) et des produits laitiers (-40,5%) . L’accroissement des importations des autres matériels de transport, qui ont atteint 15,8 milliards FCfa contre 522 millions FCfa au mois d’août, a cependant atténué ce repli. Par rapport à septembre 2010, les importations ont augmenté de 14,2% et leur cumul à fin septembre 2011 est évalué à 1823,7 milliards FCfa contre 1675,8 milliards FCfa pour la période correspondante en 2010, soit une progression de 8,8%.

Somme toute, si en septembre 2011 le solde commercial s’est amélioré à -141,8 milliards FCfa contre -196,8 milliards FCfa le mois précédent, du fait essentiellement de la réduction du déficit vis-à-vis du Nigéria (-49,8 milliards FCfa) et de la France (-36,1milliards FCfa). Comparé à la même période de 2010, le déficit s’est creusé, atteignant 141,8 milliards FCfa après être évalué à 124,2 milliards FCfa en septembre 2010. De même, en cumul, pour les neuf premiers mois de 2011, le solde commercial s’est détérioré pour s’établir à –957,4 milliards FCfa en 2011 contre -944,5 milliards FCfa pour la période correspondante en 2010.

Excédent en 2012

Il faut dire que les échanges avec l’extérieur sont caractérisés par un compte des transactions courantes structurellement déficitaire. Aussi, entre 2006 et 2010, le déficit du compte courant, tiré essentiellement par le déficit de la balance commerciale, a représenté en moyenne 9,6% du PIB en passant par un maximum de 14,2% en 2008. Il serait certainement plus profond si ce n’étaient les transferts des émigrés qui ont représenté en moyenne 9,8% du PIB au cours de la période sous revue. En 2011, ce même déficit courant s’établirait à 8,2% du PIB contre 6,1% en 2010.

Cette évolution découlerait de la détérioration de la balance commerciale sous l’effet notamment de la flambée des cours du baril de pétrole et des produits alimentaires qui occupent une place importante dans les importations. Toutefois, le solde global de la balance des paiements ressortirait excédentaire de 153,3 milliards en 2011, à la faveur notamment de l’emprunt obligataire international d’un montant de 500 millions $ US. Et en 2012, la balance des paiements du Sénégal devrait dégager un solde global excédentaire de 138,1 milliards, en dépit d’une légère détérioration du solde des transactions courantes (-8,5% du PIB).

Pour mémoire, la balance des paiements contient les opérations de même nature, regroupées dans des balances spécifiques : la balance des transactions courantes et la balance des mouvements de capitaux. De l’ensemble de ces transactions se dégage un solde dont l’importance est donnée par un poste intitulé «variation de la position monétaire extérieure» qui définit la «variation de la position monétaire d’un pays donné» vis-à-vis- de l’extérieur et constitue en fait, le solde (déficit ou excédent) de la balance globale des paiements.

Sud Quotidien

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Paris et Berlin ne s’entendent pas sur le rôle de la BCE

Réunis jeudi 24 novembre à Strasbourg pour un mini-sommet, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, Nicolas Sarkozy, et le président du conseil italien, Mario Monti, ont assuré qu’ils étaient déterminées “à tout faire” et sont “déterminées à travailler dans le même sens” pour garantir la pérennité de l’euro.

Pour cela, Paris et Berlin ont annoncé qu’ils allaient faire des propositions communes de modification des traités européens, qui seront dévoilées par Nicolas Sarkozy, le 9 décembre. PAr contre, le mini-sommet n’a toujours rien décidé concernant le rôle de la Banque centrale européenne (BCE).

“LA BCE EST INDÉPENDANTE”

Les trois dirigeants européens n’ont pas abordé la question de la Banque centrale européenne, pour préserver son indépendance, selon M.Sarkozy. “Nous avons tous trois indiqué que dans le respect de l’indépendance de cette institution, il fallait s’abstenir de demandes positives ou négatives” à la BCE, a-t-il déclaré devant les journalistes.

Des déclarations qui sont à l’opposé de celles des ministres Alain Juppé et Jean Leonetti. Le ministre des affaires étrangères disait jeudi matin au micro de France Inter que la BCE devait “jouer un rôle essentiel” pour sauver la zone euro. Son secrétaire d’Etat aux affaires européennes lui emboîtait le pas, jeudi midi. “La France pense qu’à terme il faudra que la Banque centrale européenne ait le même rôle que la Réserve fédérale aux Etats-Unis (…). En Europe, il y a une Banque centrale européenne, mais cette Banque centrale européenne n’achète pas massivement la dette des pays souverains si besoin”, a-t-il affirmé jeudi sur Radio Classique.

Mais voilà, Angela Merkel n’a pas cédé d’un pouce, refusant catégoriquement toute remise en cause du statut et de la fonction de la BCE. Fidèle à ses opinions, déjà exprimées à maintes reprises, elle a répété ce qu’elle avait dit la veille devant le Parlement allemand, jugeant “extraordinairement inapproprié” que la Commission européenne propose, à ce stade, des émissions obligataires communes.

LES TRAITÉS EUROPÉENS SERONT MODIFIÉS

Angela Merkel a aussi réussi à imposer sa volonté de modifier les traités européens. Paris et Berlin, en collaboration avec Rome, vont proposer à leur partenaires des “propositions de modification des traités pour améliorer la gouvernance de la zone euro pour plus d’intégration et de convergence”.

Au cours de la conférence de presse, la chancelière allemande s’est même faite plus précise, arguant que cette révision devait aboutir à une “union fiscale”. Un terme que n’a jamais repris le président français au cours de leur conférence de presse commune.

Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à se faire menaçant contre les Etats qui seraient peu enclins à une modifications des traités. “S’il y avait des refus” sur la réforme des traités “nous aurions une autre stratégie”, éventuellement par des “accords intergouvernementaux”, ce qui pourrait exclure certains Etats récalcitrants, a-t-il prévenu.

LES MARCHÉS SONT DÉÇUS

A l’annonce de ces potentielles mesures, les Bourses européennes sont passées dans le rouge, après une ouverture en hausse, jeudi matin. Les investisseurs s’attendaient visiblement à des annonces concrètes quant au rôle de la BCE.

Et l’Italie de Mario Monti ne les rassure pas plus. Le taux d’emprunt obligataire italien est repassé au-dessus des 7 % jeudi après-midi, un taux proche de son record. Les marchés n’ont pas non plus apprécié les déclarations de Mario Monti, qui garantit le retour à l’équilibre des comptes publics italiens, mais ne le promet plus pour 2013.

Le Monde

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En Allemagne, des fondamentaux solides mais pas inébranlables

L’Allemagne n’est pas imperméable à la crise et en a fait l’amère expérience mercredi 23 novembre, lorsque les investisseurs ont boudé ses obligations à 10 ans, ne lui permettant d’emprunter que 3,6 milliards d’euros alors qu’elle prévoyait d’en lever 6. La dette du meilleur élève de la zone euro faisait pourtant jusqu’à présent office de valeur refuge.

Les économistes estiment qu’il serait outrancier d’interpréter cet “épisode de contagion” comme le signe d’une perte de confiance des investisseurs dans la bonne santé de l’économie allemande. On peut toutefois se demander si les fondamentaux économiques du voisin germanophone justifient toujours sa réputation de totale exemplarité.

Pour Sabine Le Bayon, économiste spécialiste de l’Allemagne à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le pays mérite “à court terme” sa position de locomotive de l’Europe par de nombreux atouts : un taux de chômage inférieur à 7 %, un déficit public de l’ordre de 1 %,  et un taux de croissance qui devrait avoisiner les 3 % en 2011.

Mais le modèle est imparfait. Le chef de file des ministres des finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a rappelé le 17 novembre une vérité souvent occultée : “L’Allemagne a une dette plus élevée que celle de l’Espagne“, atteignant un niveau qu’il va jusqu’à qualifier d‘”inquiétant”, “seulement personne ne veut le savoir”.

SEULE LA DETTE ALLEMANDE BAISSERA EN 2011

Avec un endettement public représentant plus de 83 % de son PIB, quand celui de l’Espagne s’élève à 65 % et celui de la Finlande à seulement 49 % de la richesse nationale, il apparaît difficile pour Berlin de se faire passer pour une fourmi égarée dans un camp de cigales, comme le souligne le magazine allemand Der Spiegel.

La forte hausse de la dette allemande a été tolérée car elle était destinée à aider temporairement les banques. “Mais le système financier représenterait une menace potentielle si l’Etat allemand était de nouveau amené à lui venir en aide” note Mme Le Bayon, soulignant toutefois que ce ratio dette publique / PIB, bien qu’élevé, sera le seul de toute la zone euro à diminuer en 2011.

Du côté de l’emploi, l’Agence fédérale pour l’emploi recensait 2 737 000 chômeurs en octobre, un nombre en baisse par rapport au mois précédent. Une performance remarquable, dont la contrepartie est une très forte flexibilité du marché du travail non sans conséquences sur la précarité. “Les petits boulots [à l'origine destinés aux moins qualifiés, NDLR] représentent plus de 10 % de l’emploi salarié en Allemagne, et les chiffres de l’emploi à temps partiel explosent”, note Odile Chagny, chargée d’études au Centre d’études et prospective du Groupe Alpha, auteure de nombreux travaux sur le marché du travail allemand.

L’absence de salaire minimum a eu pour conséquence une pression à la baisse sur les salaires dans certains secteurs, en particulier dans l’industrie “où le fossé avec le domaine des services se creuse” indique Mme Chagny. Sans établir de lien de cause à effet, une étude de l’Institut de sciences économiques et sociales (WSI) parue en avril fait état d’une hausse en 2011 de la proportion de travailleurs pauvres (c’est-à-dire de personnes qui, tout en occupant un emploi, ont un niveau de revenus situé sous le seuil de pauvreté) à 7 % des actifs, et prévoit un accroissement de ce chiffre à l’avenir.

EXPORTATIONS EN BAISSE

Par ailleurs, le modèle allemand, qui repose traditionnellement sur les exportations (la balance commerciale allemande était excédentaire de 17,4 milliards d’euros en septembre 2011, contre un déficit de 6,3 milliards en France), rend le pays très dépendant de ses homologues de la zone euro. Plus de la moitié de ses exportations étant destinées à l’Union européenne, on comprend que l’Allemagne n’a pas intérêt à voir la situation de ses principaux partenaires commerciaux s’effondrer.

Or, les chiffres avancés publiés mercredi 23 novembre par le cabinet de conseil Markit indiquent que les exportations outre-Rhin pâtissent de plus en plus de la crise, en particulier dans l’industrie manufacturière. L’étude fait état du plus fort ralentissement depuis deux ans et demi et prédit “que le pire reste à venir.

L’Allemagne est solide. Mais avec seulement 0,5 % de croissance au 3e trimestre, un dernier trimestre que l’on attend désastreux et une perspective de croissance de moins de 1 % pour 2012, elle prend progressivement conscience que les difficultés de ses voisins pourraient ne pas s’arrêter à ses frontières.

Le Monde

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L’ACTIVITE INDUSTRIELLE EN SEPTEMBRE: Repli confirmé

Par rapport à septembre 2010, le niveau de la production industrielle à septembre 2011 a crû de 17,1%. Mais le repli de l’activité industrielle, amorcé en juin 2011, s’est poursuivi en septembre 2011 avec une évolution de -7,8%, selon la dernière publication de l’Ansd(Agence nationale de la statistique et de la démographie).

Arrêt de l’activité des industries textiles et du cuir. Arrêt de l’activité des industries du bois. Si sa production moyenne des neuf premiers mois de 2011 affiche une progression de 1,6% par rapport à celle de la période correspondante de 2010, l’arrêt de l’activité des industries textiles et du cuir, observé depuis juin 2011, s’est poursuivi.  Idem pour les industries du bois dont la production, comparée à septembre 2010, a considérablement fléchi. En revanche, contrairement à la branche textiles et cuir, la production moyenne des neuf premiers mois de 2011 de l’industrie du bois a baissé de 85,2% par rapport à celle de la période correspondante de 2010 et pire, il est noté un arrêt de l’activité des industries du bois, lié aux difficultés d’approvisionnement en matières premières, notamment de contre plaqués. De branche à branche, il apparaît que l’activité industrielle bât la coulpe.

A la suite de la hausse enregistrée au mois précédent, l’activité des industries du papier et du carton a reculé de 48,5%, « sous l’effet d’un dégarnissement des commandes des articles en papier ». Par rapport à septembre 2010, la production des industries du papier et du carton a fléchi de 32,6%, tandis qu’en moyenne sur les neuf premiers mois de 2011, elle s’est bonifiée de 6,2% par rapport à celle de la période correspondante de 2010. L’activité des industries chimiques suit le mouvement de repli et comparée au mois précédent, elle fléchi de 12,9%. La contraction de 67,6% de l’activité de fabrication de produits pharmaceutiques (-67,6%) en liaison avec l’écoulement de la production d’insecticides et le recul de 18,2% de celle du raffinage pétrolier, sont pointés du doigt. La production moyenne des neuf premiers mois de 2011 s’est tout de même accrue de 15,2% par rapport à celle de la période correspondante de 2010 et en toile de fond, la branche affiche une progression de 58,4% en variation annuelle.

Le recul de l’activité des industries alimentaires est cependant notoire (- 6,2%) du fait d’un fléchissement de 34,3% de la production laitière et de 29,5% de celle des corps gras. La reprise de la production de confiserie, chocolaterie, des conserves de fruits et légumes, ainsi que l’accroissement de celle des boissons (+13,6%) n’ont pas pu inverser la tendance baissière de la branche. Comparée à septembre 2010, la production des industries alimentaires a reculé de 5,7%, tandis qu’en moyenne sur les neuf premiers mois de 2011, elle n’a augmenté que de 1,9% par rapport à celle de la période correspondante de 2010.

L’activité des autres industries manufacturières, ventre mou de l’industrie sénégalaise, s’est aussi inscrite en baisse de 4,4% en variation mensuelle. La production de bougies domestiques serait en berne et non seulement la production a reculé de 2,9% en variation annuelle, mais la moyenne des neuf premiers mois de 2011 est ressortie à -2,8% par rapport à celle de la période correspondante de 2010.

En somme, outre la branche « mécaniques », seules les industries extractives ont pu afficher un certain dynamisme notamment en variation annuelle (+63,7%) et en moyenne sur les neuf premiers mois de 2011 où la production s’est bonifiée de 20,6% par rapport à celle de 2010. Aussi, en septembre 2011, l’activité des industries extractives a augmenté de 2,6% par rapport au mois précédent du fait d’un relèvement de 23,9% de la production de pierre, de sable et d’argiles à la faveur des commandes extérieures mais également d’une augmentation de 17,7% de celle des phosphates.

C’est donc tout logiquement que l’indice de la Production Industrielle s’est établi à 96,8 contre 105,0 au mois précédent. Par rapport à septembre 2010, l’indice affiche ainsi un croît de 17,1% et 7,4% si l’on compare la production moyenne des neuf premiers mois de 2011 à celle de la période correspondante de 2010.

Ça bouge dans l’énergie

La note de conjoncture du 3ème trimestre 2011 publiée par la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), confirme d’ailleurs que dans le secteur secondaire, les activités ont enregistré, par rapport au trimestre précédent, une forte baisse (-16,7%) qui a touché tous les sous secteurs. Par contre, en glissement annuel et en moyenne sur les neufs premiers mois, une croissance de 11,6% et de 7,6% respectivement a été relevée, à la faveur du dynamisme des activités des autres industries alimentaires et chimiques, des industries extractives et de la construction.

C’est surtout au niveau du secteur de l’énergie qui comprend les activités de production d’eau, de gaz et d’électricité que ça bouge. Ce secteur affiche une forte progression au cours du trimestre sous revue, du fait principalement de la bonne tenue de la production d’eau et de la reprise progressive de la production d’électricité. Celle-ci a ainsi progressé de 576,0 milliers de Mwh au deuxième trimestre, à 702,8 milliers de Mwh au troisième trimestre de 2011, même si, sur les neuf premiers mois de 2011, la production énergétique reste en deçà de son niveau en 2010 à la même période.

Sud Quotidien

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Transports ferroviaires : Plus de 10 milliards de francs Cfa pour renouveler l’axe Dakar-Thiès

Grâce à l’appui de la Banque mondiale et de la Banque ouest africaine de développement (Boad), le Sénégal et la société Transrail ont investi 10 milliards de francs Cfa pour le renouvellement du chemin de fer sur l’axe Dakar-Thiès. ‘Le coût du renouvellement complet des 41,5 premiers kilomètres s’élève à 8,145 milliards de francs Cfa, soit un coût par kilomètre de 196 millions, tandis que le coût total du chantier, comprenant donc le confortement entre Dakar et Thiès par usage de matériel de récupération, s’établit à plus de 10 milliards francs Cfa’, révèle Nafi Diouf Ngom, le ministre des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire. Ces travaux consistent à remplacer les rails cassés par l’action humaine.

En effet, le ministre, qui présidait le lancement des travaux, affirme que cette voie à ‘haute densité qui revêt une importance particulière’, puisque empruntée non seulement par les trains de Transrail, mais aussi par ceux du Petit train bleu ainsi que ceux des Ics et qui conditionne l’accès au port de Dakar, est ‘régulièrement agressée’. D’après le ministre, cette voie est très agressée du fait de la très forte pression démographique, des déversements systématiques d’immondices, de la présence permanente de marchés, installés non seulement dans les emprises ferroviaires mais aussi sur la voie, ainsi que des circulations anarchiques de véhicules de tous genres.

‘Bien qu’elle soit plus récente que certaines sections de la ligne Dakar-Bamako, elle présente un état de dégradation avancé. Ceci se traduisant par un nombre élevé d’incidents de circulation liés à l’état de la voie’, note le ministre Nafi Diouf Ngom. Qui indique que la société a noté ces deux dernières années une augmentation de ces incidents. Ainsi, selon elle, en 2010, on a relevé 135 rails cassés sur la voie 1 et 98 sur la voie 2. Soit un total de 233. Cela, au moment où, en 2011, Transrail a dénombré 159 rails cassés sur la voie 1 et 132 rails sur la voie 2, pour un total annuel provisoire de 291 rails cassés. Durant la même période, 2011, poursuit le ministre, 291 déraillements entre Dakar et Thiès, dont 159 sur la voie 1, ont été constatés alors qu’en 2010, 95 déraillements étaient enregistrés.

Et c’est justement cette augmentation des incidents qui ont obligé Transrail à revoir son programme d’investissement et à accorder une priorité ‘absolue’ à ce tronçon, dit-elle.

Walf

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