Archive | September, 2011

Blog de Yoro DIA

Le Casa Sports et le MFDC

Qu’est ce que le Casa Sports a de commun avec le MFDC ? Une seule chose et énormément de différences.  Le Casa Sports comme la MFDC se projette géographiquement (région naturelle de Casamance). C’est pourquoi la victoire du Casa Sports a été fêtée aussi bien à  Ziguinchor, qu’à Sedhiou et à Kolda. A part ça tout différencie le Casa Sport du MFDC. Le Casa Sports est l’incarnation du régionalisme positif contrairement au MFDC. La victoire du Casa Sports montre qu’il y a ni ostracisme ni complot  ni mépris qui ont entrainé des « frustrations » justifiant qu’on prenne les armes contre la république. Ces idées sont comme le poison de « Mein Kampf »  version Diamacoune. La nation est plurielle mais indivisible c’est pourquoi le régionalisme n’a rien de négatif.  Il y a bien un particularisme Saint-Louisien, un régionalisme très positif Djolof-Djoloff  et Foutanké. Apres Emile Badiane, et Ibou Diallo le  Casa Sports des années 70 a été le continuateur de ce régionalisme positif casamançais avant que  le pirate identitaire Diamacoune ne le détourne pour le faire atterrir dans les sentiers tortueux de la rébellion qui a fait cette région paradisiaque un enfer. C’est une heureuse coïncidence et un grand symbole que le Casa sports renaisse de ses cendres au moment où les thèses fallacieuses de Diamacoune  réduites en cendre sont dans les poubelles de l’histoire. La guerre de Casamance comme la guerre de sécession malgré ses horreurs et les souffrances permettra à la nation d’être plus forte parce qu’elle a permis à tous les sénégalais de se rendre compte que   même si elle est indivisible, la nation est plurielle. C’est un non sens de parler de nation une et indivisible. Il n’y a que l’ethnie qui est une.  La guerre en Casamance nous a, au moins permis  de savoir les  limites du « modèle islamo wolof » comme disent Mamadou Diouf et Momar Coumba Diop. Le Sénégal c’est aussi nos compatriotes chrétiens, les bassaris et le koniagui de Kédougou.   La victoire du Casa Sports, la candidature de Robert Sagna à la Présidentielle et l’exemple de Pierre Atépa Goudiaby qui a emprunté l’ascenseur social de la république mais surtout le taux de participation massive  des casamançais aux rendez vous électoraux nationaux sont autant d’éléments qui rendent anachroniques la revendication indépendantiste du MFDC.

Candidature unique : le sexe des anges

Le débat sur la candidature unique de Bennoo est comme le débat sur le sexe des anges au Moyen âge. Une pure perte de temps pour un débat sans intérêt. En voulant un candidat unique qu’il sait manifestement impossible Bennoo s’enferme dans un pari pascalien à l’envers c’est dire qu’il perd à tous les coups.  Benno sait depuis le début que la candidature unique est impossible et donc annoncer qu’ils n’ont pas eu de consensus est un mauvais signal à l’opinion. Deuxièmement, la candidature unique est la meilleure façon de perdre la Présidentielle pour une raison simple. Dans une élection Présidentielle toute candidature est une contestation du candidat sortant. Secondo, dans la Présidentielle, tout vote  qui n’est pas pour Wade est forcement contre Wade que ce soit pour Niasse, Tanor, Idy, Macky, Talla Sylla. Peu importe c’est une voix contre Wade. Si par exemple Talla Sylla se présente et qu’il a 1 000 voix c’est 1000 contre Wade alors que si Talla Sylla n’est pas candidat, Wade pourrait en récupérer 500. Donc plus, il y de candidats, plus il y a de voix contre Wade et plus on se rapproche d’un second tour. C’est de la logique pour ne pas dire du bon sens. En plus la candidature plurielle permet de « geler » les rivalités homériques  et les règlements de compte politico historiques entre Niasse et Tanor par les électeurs vont trancher le débat de la représentativité au premier tour de la Présidentielle qui serait ainsi une primaire entre les leaders de Bennoo. La question de la représentativité étant tranchée au premier tour par les électeurs, il ne resterait qu’aux leaders de Bennoo de le soutenir au second tour. En perdant autant de temps sur la candidature unique Bennoo se trompe d’élection. Une candidature unique de l’opposition n’a de sens que lors d’une Présidentielle à un seul tour où lors d’élections locales  comme en 2009 qui avec le « raw gadou » a permis à Bennoo de prendre les grandes villes du pays. Depuis sa victoire de 2009, Bennoo dort sur des lauriers fanés depuis longtemps. A cinq mois de la Présidentielle, il est temps de se réveiller.

Senat

Pour aller vers l’alternance, le Senat français y est allé à  pas de sénateurs (prendre tout son temps). Le Senat a mis plus de 50 ans pour changer de majorité. Dans les démocraties normales le Senat joue un grand rôle dans la régulation démocratique. A Rome, c’est le sénat qui sauva la république en  mettant fin au projet dynastique de Jules Cesar qui tomba sous les coups de poignards des Sénateurs à l’intérieur même de sénat. Aux Etats Unis, le Senat tempère souvent les ardeurs et la fougue de la chambre des représentants. Pour la France, le Senat est le meilleur rempart contre la dictature de la majorité à  l’assemblée. Les français sont tres attachés à leur Senat parce que deux fois interrogés sur la suppression du Senat par referendum (1946 et 1969), ils ont répondu non. C’est cette chambre haute qui a toujours été un bastion de la droite dans toute l’histoire de la Ve république que Sarkozy vient de perdre. C’est un signe tres négatif pour la prochaine élection présidentielle pour deux raisons. Un : le Senat va bloquer toutes ses reformes. Deux : ce changement de majorité montre aussi les élus (le corps électoral du Sénat) suivent l’air du temps. Sarko est dans les bas fonds des sondages et la perte du Senat complique davantage sa réélection. Cet événement que constitue l’alternance au Senat français nous rappelle nous aussi au Sénégal que nous avons un Senat. En fait où sont nos sénateurs, que font-ils ? Quelle loi porte leur empreinte ? Ont-ils été à l’origine d’une reforme ?

Arabie Saoudite : Abdallah et la reforme de la monarchie

En Arabie Saoudite, où une femme peut être condamnée à être fouettée pour avoir conduit une voiture, le Roi Abdallah vient d’attribuer le droit de vote aux femmes en 2015. C’est une révolution dans ce royaume très conservateur.  Le Roi Abdallah veut moderniser le Royaume par la reforme. C’est tout le problème parce que comme l’URSS, le royaume a été conçu de façon monolithique pour ne pas être reformé. La reforme de Gorbatchev a été à l’origine de la dislocation de l’URSS et il faudra beaucoup de finesse et un grand sens de l’équilibre au Roi Abdallah pour éviter le syndrome soviétique. Sur le principe, il a raison. Si des femmes conduisaient des caravanes à l’époque du prophète, on ne voit pas pourquoi elles n’auraient pas le droit de conduire une voiture. Abdallah a raison de prendre les devants parce que l’Arabie Saoudite ne pouvait pas être à l’abri du printemps arabe et du changement, qui comme  une tempête de sable allait tôt ou tard secouer la tente saoudienne parce que le monde arabe compte trois grands pays : l’Egypte, déjà traversé par la tempête de sable du changement, l’Irak, en pleine mutation démocratique. Il ne manquait plus que l’Arabie Saoudite et Abdallah a saisi l’avis de tempête et s’y prépare pour sauver sa tente.

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INDUSTRIE SENEGALAISE: Un nouvel élan ?

En considérant la Valeur ajoutée manufacturière (VAM) par habitant qui mesure sa capacité manufacturière, le Sénégal, encore fortement tributaire d’exportations de ressources naturelles non transformées, est  « en retard » dans son industrialisation. Cependant, avec les derniers projets industriels que le ministre de l’Industrie a visités la semaine dernière, l’espoir est permis pour renverser la tendance.

Sur les cendres de la défunte BATA  dans la zone de Rufisque, sur la Nationale 1 et sur une superficie de trois hectares, CCBM INDUSTRIES a installé ses quartiers que le ministre de l’Industrie, Abdoulaye Baldé, a visités le jeudi 22 septembre dernier, accompagné par une forte délégation composée de ses proches collaborateurs et des autorités administratives régionales de Dakar. C’est là que le Groupe de Serigne Mboup ambitionne, dans deux ans, de produire quelque 4500 véhicules par an et destinés au marché automobile local. Pour l’heure, l’usine est dotée de deux lignes de montage pour un volume journalier de 15 véhicules utilitaires et 4×4 CHERY et GREAT WALL, des marques asiatiques dont le groupe jusqu’ici, était l’importateur précurseur au Sénégal.

Avec un investissement de 11 milliards de FCfa selon le Pdg du groupe CCBM Industries, Serigne Mboup, « l’usine tourne aujourd’hui avec 85 employés sénégalais et compte atteindre 700 emplois dans un an voire mille dans deux ans », a précisé M. Mboup.

Du chassis au moteur en passant par la carrosserie, tout est assemblé ici et les ouvriers sénégalais, sous la supervision de quelques chinois, s’affairent au fur et à mesure que la visite se poursuit. Selon Moussa Faye, directeur de l’usine, l’installation des équipements s’est fait au mois de juin 2011 et un mois après, en juillet, la formation du personnel et la production ont démarré.

L’usine utilise des pièces détachées importées de la République de Chine et tout le matériel provient de la Chine, mais d’ici à cinq ans, selon le PDG de CCBM Holding, « notre objectif est de fabriquer, sur place, des voitures typiquement sénégalaises”.
Des voitures dont le prix, comme il l’a fait savoir, devrait à court terme, baisser considérablement et coûter entre trois et cinq millions, toutes taxes comprises TTC.

C’est un ministre de l’Industrie visiblement « satisfait et fier », qui a ainsi promis « un appui constant du gouvernement à l’industrie automobile » avant de s’ébranler avec son cortège, à quelques kilomètres plus loin dans la zone de Sébikotane, pour visiter un autre projet, celui-là plus structurant, qui sort de terre.

Dur comme fer

Jusqu’ici, la ferraille brute fait l’objet d’une exportation de l’ordre de 250 000 tonnes, sans subir aucune transformation et donc sans aucune valeur ajoutée. C’est là que réside l’intérêt du projet Someta(Société métallurgique d’Afrique) dont le chantier a reçu la visite du ministre de tutelle Abdoulaye Baldé, en compagnie d’une forte délégation par une matinée chaude et trépidante.

Avec une importation annuelle de 300 000 tonnes de fer à béton, le marché local est estimé à quelque 90 milliards de FCfa dont 80% sont importés par Afric Metal, Socemat, Siba, entre autres. Une production locale serait ainsi la bienvenue. C’est justement ce que se propose de faire la SOMETA qui s’est installée il y a un an au Sénégal, précisément à Sébikotane, à environ 40 km de Dakar, à quelques encablures de la zone minière des Niayes.

Encore en chantier, l’usine à capitaux essentiellement chinois et qui bénéficie du régime d’Entreprise franche d’exportation(Efe), est à 90% installée, avec le démarrage prévu pour mi-novembre, selon le Coordonnateur du projet, Pape Sarr.
Pour un investissement de 7 milliards de FCfa financé à 90% par la Someta, l’usine table au départ sur une production annuelle de 150 000 tonnes de fer à béton. De quoi résorber de moitié les besoins du marché local avec « un objectif, dans les quatre prochaines années, d’atteindre une production annuelle d’un million de tonnes et de viser la sous-région», indique encore Pape Sarr.

Le projet semble d’autant plus intéressant que les banques de la place comme Attijari, Ecobank ou encore la BID(Banque islamique de développement) se bousculeraient au portillon pour prendre au financement. De quoi susciter chez le Directeur de l’Industrie, Ibrahima Bass, un certain optimisme quant au caractère structurant de ce projet, « avec ses retombées en termes de création d’emplois, de réduction des importations et de baisse des coûts de construction », dit-il, en soulignant l’aspect décentralisation du projet mais aussi, un aspect important relatif à la nouvelle présence des chinois dans l’industrie au Sénégal « alors qu’ils étaient confinés jusque-là dans le commerce. » Aussi, invite-t-il à un soutien de ce projet « pour une montée en puissance en espérant que celui-ci contribue également à la valorisation du fer de la Falémé, par exemple.»

Il faut cependant souligner que ce n’est pas une première au Sénégal car des unités de transformation de la ferraille existent bel et bien au Sénégal. Sauf que, comme l’explique le coordonnateur du projet, « elles font du fer à béton à froid après avoir importé la matière première et sans respecter les normes édictées. C’est là toute la différence avec le projet Someta qui va produire du fer à béton à chaud à partir de la matière première locale. »

Sud Quotidien

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RANSPORTS MARITIMES: Deux nouveaux bateaux pour désenclaver le Sud

Les tracasseries sur l’axe Dakar Ziguinchor seront bientôt résolues grâce à l’acquisition de deux nouveaux navires  pour la desserte de la région Sud du pays. Le Sénégal et la République de Corée du Sud ont signé hier une convention de financement d’un montant de 27 milliards de francs Cfa pour l’acquisition de deux nouveaux bateaux et construction d’infrastructures portuaires de dernières génération.

Deux nouveaux navires vont bientôt s’ajouter au bateau Aline Sitoe Diatta sur l’axe Dakar –Casamance. Ces deux navires d’une capacité de 200 passagers et 13 camions chacun s’inscrivent dans le cadre du projet de mise en place d’infrastructures et d’équipements maritimes (MIEP) financé par la Corée du Sud à hauteur de 27 milliards de Francs Cfa. Ils vont assurer la desserte maritime Dakar-Ziguinchor, en passant par l’axe Foundiougne-Ndakhonga.
Ce projet, selon le ministre de l’économie maritime, « va contribuer au désenclavement des  régions Sud et Centre de notre pays, et participer significativement à leur  développement. » Ce projet qui a bénéficié  de l’appui financier d’Exim-Bank,  comporte plusieurs volets.  Pour l’instant, les navires sont  en construction des les chantiers navals en Corée et sont réalisés par Samsung qui est dans le tiercé de tête des constructeurs navals et le Sénégal espère les réceptionner en fin 2012. Outre l’acquisition des deux navires, le projet  comporte également, si l’on en croit Khouraïchi Thiam, un aspect lié au développement et à la réhabilitation des infrastructures portuaires, avec la construction d’un terminal portuaire équipé à Ndakhonga , comportant des entrepôts, une salle d’attente, une zone de fret, entre autres. La capitale du Sud (Ziguinchor) sera dotée  aussi d’un complexe frigorifique d’une capacité de 2000 tonnes. Cette infrastructure servira au conditionnement des fruits et autres produits de la pêche.

Pour l’ambassadeur de Corée, Kim Hyung KUK,  le projet, en plus d’établir un système de transport performant  à travers la région naturelle de la Casamance, vise la réduction des durées de transport, sans coût additionnel et la croissance de la partie sud du pays. Selon le diplomate, la Corée du Sud n’en est pas à son premier financement avec le Sénégal. Un autre arrangement financier de 25 millions de dollars destiné à la réalisation d’infrastructures et à la  production de matériel informatique est en cours de finition. En plus de ces prêts à des taux concessionnels, la Corée du Sud soutient le Sénégal dans d’autres projets avec des financements non remboursables.  Ces financements sont destinés à la culture du Riz à Matam, dans le cadre de la politique de l’autosuffisance alimentaire. A Podor également, le pays du matin calme s’investit dans le développement de l’irrigation, sans compter le projet d’amélioration de la fourniture en eau potable dans les régions de Thiès, Louga et Saint Louis.

Le ministre d’Etat chargé de la coopération internationale,  s’est félicité de la signature de cette convention de financement , avant de souligner que le projet va permettre de résoudre les problèmes de circulation liés à la Vétusté des bacs et, à des prix accessibles. Aussi, Karim Wade a-t-il indiqué que ce projet facilitera le contournement de la Gambie et le renforcement de l’intégration sous-régionale, notamment avec les deux Guinées. Pour l’heure, a-t-il ajouté, il s’agit d’une solution transitoire en attendant la construction du pont sur le fleuve Gambie qui est toujours une priorité du gouvernement.

Sud Quotidien

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PRESERVATION DE L’ECONOMIE EN PERIODE ELECTORALE: L’entreprise s’érige en bouclier

Le Conseil national du patronal (Cnp) et la Cnts/Fc ont promis de se donner la main pour exiger un climat apaisé dans un contexte post-électoral très tendu. Lors d’une rencontre qui a eu lieu hier, jeudi 29 septembre au siège du Cnp, les deux parties se sont engagées à mettre en place une coalition nationale pour exiger la stabilité politique lors de la période électorale, en vue de préserver les acquis économiques.

Le monde de l’entreprise composé des syndicalistes, du patronat et tout ce qui gravite autour, compte s’ériger en règle pour défendre l’économie en période électorale. Le Conseil national du patronat (Cnp) et la Cnts/Fc ont émis l’idée de lancer une coalition nationale allant dans ce sens. Ils l’ont fait savoir hier, jeudi 29 septembre, lors d’une rencontre tenue au siège du Cnp à Dakar. Cette idée est une manière pour ses initiateurs de tirer la sonnette d’alarme face à la période tendue de l’élection présidentielle de 2012 qui se profile. Le monde de l’entreprise veut ainsi éviter au Sénégal le syndrome de la Côte d’Ivoire et de la Guinée Conakry qui a eu des conséquences économiques considérables.

Le Secrétaire général Cnts/Fc, Cheikh Diop, estime que « le monde du travail a le plus intérêt à des élections apaisées ». C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, « au terme de nos échanges avec le Cnp, nous avons retenu de nous engager. Nous devons nous coaliser, travailler et nous imposer pour que des élections apaisées se passent au Sénégal ». A son avis, « Nous ne devons pas accepter d’être pris en otage par les politiques. C’est pour cela que nous appelons toute la classe politique, la société politique et toutes les populations à des élections apaisées. Les échéances électorales c’est un moment de notre vie y compris l’économie, le travail…C’est pourquoi nous pensons que ces élections doivent se dérouler dans un contexte apaisé, de démocratie et surtout de transparence ». Avant de lancer, « ce qui s’est passé en Guinée et en Côte d’Ivoire, le monde du travail sénégalais n’en veut pas. C’est pourquoi, nous allons matérialiser, à l’avenir la même position avec le Cnp sur cette question, pour que les élections tiennent compte du monde du travail et de l’entreprise. Ce qui traduit une préoccupation de paix sociale ».

Cela fait dire au président du Cnp que « nous devons mettre ensemble un cadre commun pour stabiliser le monde du travail dans l’intérêt exclusif de notre pays c’est-à-dire la génération de croissance et d’emplois ». Baïdy Agne de rappeler que « nous allons vers une élection présidentielle et c’est souvent des moments de grandes inquiétudes en Afrique ». A ce titre, fait-il savoir, « le Cnp et la Cnts/Fc ont proposé l’idée de se retrouver pour dégager une coalition pour la paix et la stabilité qui sont des conditions préalables à tout développement économique et social ». De l’avis de M. Agne « c’est aujourd’hui que nous devons, tous ensemble, pas simplement le Cnp et la Cnts/Fc, mais le secteur privé, le patronat dans son ensemble, les syndicats de travailleurs, essayer de se retrouver pour lancer un appel de paix et de stabilité et faire tout ce qui est de notre possible pour que ceci puisse être matérialisé ». Le président du Cnp avise des démarches qui seront menées pour sensibiliser les autres organisations du patronat et des syndicats des travailleurs « pour voir comment prendre une position commune et le dire haut et fort ».

Sud Quotidien

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ELECTRICITE: Le ministre de l’énergie annonce une centrale à charbon et une baisse de 50% sur le prix

En marge de la signature de la convention de financement du Miep, Karim Wade a annoncé l’accélération du programme charbon. De l’avis du ministre d’Etat, ce programme avec ses impacts sociaux, permettra de baisser les coûts de l’électricité de 50%.

Avec la coopération coréenne, le Sénégal va construire une centrale à charbon de 500 mégawatts. L’accélération dans la construction de cette centrale va permettre à l’Etat de faire des économies substantielles. Avec le retard connu dans la mise en œuvre du programme charbon, « ce sont 100 milliards de francs Cfa qui sont perdus par l’Etat », selon Karim Wade.  A en croire le ministre d’Etat, les études de faisabilité sont en cours et ce programme au-delà du Sénégal, va permettre de fournir la sous- région. « L’objectif c’est également la fourniture de la sous-région et les chefs d’Etats de l’UEMOA sont d’accord pour que le Sénégal fournisse 200 mégawatts aux pays membres. »

La centrale à charbon permettra de soulager les budgets des ménages qui sont sensiblement grevés par les factures d’électricité que le ministre, lui-même, juge «  trop élevées ». Et avec, ce programme, Karim Wade annonce une baisse de 50% du prix de l’électricité.

Concernant la situation des délestages,  le ministre de l’Energie avoue que les problèmes sont « désormais liés à la distribution ».  Mais les difficultés de production et d’approvisionnement en fuel sont résolues, car aujourd’hui, « nous avons plus de 35 jours de réserves pour la Sénélec », déclare Karim Wade.

A propos de la production, 50 mégawatts sont annoncés dans le réseau par le ministre, en plus des 100 mégawatts déjà produits. C’est la marge de production qui est ainsi « récupérée », selon le ministre. Afin de résoudre  les problèmes de distribution, les autorités prévoient un doublement des câbles, en particulier dans les zones fortement urbanisées où le problème se pose avec le plus d’acuité. En plus, les techniciens de la Senelec envisagent de mettre en place des groupes dans les quartiers comme Thiaroye et Mermoz, mais aussi au niveau de l’aéroport afin d’améliorer la situation dans ces zones.

Pour le ministre, « le redressement du secteur de l’électricité est presque à terme et il sera durable ». Toutefois, il reste à démarrer la réorganisation de la Sénélec pour en faire « une entreprise moderne et performante qui porte l’émergence du Sénégal », ajoute le ministre.

Sud Quotidien

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Les fondateurs du PRIX ‘AFRICA AWARDS’ POUR L’ENTREPRENARIAT EN AFRIQUE lancent la toute première conférence pour les entrepreneurs, les investisseurs et les dirigeants d’entreprise en Afrique

Legatum, un groupe d’investissement international privé, et Omidyar Network, une  société d’investissement philanthropique,  ont  annoncé  aujourd’hui  le  lancement  de Convergence Africa,   une conférence de haut profil d’une seule journée, dirigé e par les champions de l’entreprenariat de renommée mondiale, Sir Richard Branson, fondateur du groupe Virgin; et Tony O. Elumelu MFR, ancien PDG du groupe United Bank for Africa, président du groupe Heirs Holdings et fondateur de la Fondation Tony Elumelu.   Convergence Africa aura lieu le 8 Décembre au Centre de conférence International Kenyatta à Nairobi, et sera suivie par le diner de gala du Prix ‘Africa Awards’ pour l’Entreprenariat en Afrique. Les tickets d’entrée et les informations sur la participation aux deux événements sont disponibles sur le site www.ConvergenceAfrica.com.

“Les entrepreneurs représentent l’avenir de l’Afrique,” déclare Sir Richard Branson, Fondateur de Virgin Group. “Je suis constamment inspiré par l’ambition, la détermination et la passion des entrepreneurs. Convergence Africa est une plate-forme formidable pour réunir les entrepreneurs et les investisseurs afin d’accélérer la croissance de tout un continent.” Il poursuit, ”Je suis ravi de pouvoir participer à cette année inaugurale et j’ai hâte de rencontrer plusieurs des plus brillants dirigeants d’entreprise africains.”

Convergence Africa est la plate-forme qui réunit les entrepreneurs, les investisseurs, les décideurs et les hommes d’affaire qui stimulent la croissance de l’Afrique. Avec Sir Richard Branson et Tony Elumelu, sera également présent comme orateur Fred Swaniker, fondateur de l’African Leadership Academy; ainsi que d’éminents investisseurs, des journalistes internationaux et des entrepreneurs expérimentés.

L’essence même de la conférence ‘Convergence Africa’ consiste en une série de master-classes, dirigées par des spécialistes dans leurs domaines et animées par des journalistes connus dans le monde, qui aborderont les sujets qui intéressent le plus les entrepreneurs, les investisseurs et les décideurs. Parmi les orateurs des master-classes, il y aura:

  • Jacqueline Muna Musiitwa, Fondatrice, Hoja Law Group
  • Magatte Wade/Fondateur, Adina et Tiossano
  • James Mwangi, PDG, Equity Bank
  • Nik Nesbitt, Fondateur, KenCall
  • Bame Pule, investisseur privé panafricain, Actis

Convergence Africa se terminera par une séance exclusive de speed-dating investisseurs/entrepreneurs, conçue pour qu’une sélection des plus brillants entrepreneurs et leurs entreprises puissent rencontrer des investisseurs par le biais d’une série de présentations rapides dans le but d’obtenir des financements. Quinze sociétés de capital-risque et de capital investissement de toute l’Afrique et de l’étranger, dont les dirigeants de Actis,  Development Partners International, GroFin, Heirs Holdings, Springhill Equity, et bien d’autres, assisteront chacune aux  présentations  parmi   celles des  30   entreprises bénéficiaires potentielles présélectionnées.

“Convergence Africa est là où le capital devient une opportunité, en mettant les investisseurs et les entrepreneurs face à face et  en créant  une plate-forme pour établir des  connexions  et partager les meilleures pratiques,” déclare Alan  McCormick,  Directeur  Général  de  Legatum. “Compte  tenu  de l’importance  de  l’entreprenariat alimentant la  croissance  continue de  l’Afrique,  nous  pensons  que Convergence Africa est le complément parfait du Prix pour l’Entreprenariat en Afrique.”

La remise du Prix ‘Africa Awards’ pour l’Entreprenariat en Afrique, (www.Africa Awards.com), le prix du monde des affaires le plus prestigieux du continent, suivra immédiatement après la conférence Convergence Africa. Maintenant  dans sa quatrième année, le programme ‘Africa Awards’ reconnait et récompense les dirigeants d’entreprise qui incarnent l’esprit d’entreprise et les qualités requises p our réussir en affaires, et qui sont des modèles d’inspiration pour la prochaine génération d’entrepreneurs africains. Cette année le Prix ‘Africa Awards’ pour l’Entreprenariat en Afrique s’élargit pour inclure tous les pays du continent, soit plus de 3300 entreprises inscrites en provenance de 48 pays.

Un grand prix de 100,000 US$, ainsi que cinq autres prix de 50.000 US$ chacun seront attribués aux candidats gagnants,  sur la base de l’évaluation de la rentabilité, le retour sur investissement et la croissance de l’entreprise; la stratégie commerciale à long terme; le leadership, la culture et les valeurs; l’investissement dans les employés; l’innovation pour répondre aux besoins du marché; et la contribution à la communauté. La cérémonie de gala se terminera en honorant les dix finalistes et les lauréats en présence d’un public international composé de dirigeants d’entreprises, d’investisseurs, de décideurs et d’entrepreneurs.

Les sponsors officiels de Convergence Africa et du Prix ‘Africa Awards’ pour l’Entreprenariat en Afrique sont Legatum, Omidyar Network, la Coca-Cola Company, et Kenya Airways.  D’autres possibilités de parrainage ainsi que les billets pour les deux événements sont disponibles en ligne sur www.C onvergenceAfrica.com et www.AfricaAwards.com.

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Plan de sauvetage de l’Euro : Angela Merkel s’offre un répit

L’instinct de survie des députés de la majorité allemande a prévalu. Non seulement ceux-ci ont adopté, comme prévu à une très large majorité (523 oui, 85 non, 3 abstentions) le renflouement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), mais d’après les premiers décomptes, Angela Merkel n’a pas eu besoin des voix de l’opposition pour obtenir ce vote. 226 députés de la CDU (sur 237) ont approuvé ce projet de loi. Dix ont voté contre et un député s’est abstenu. Chez les libéraux du FDP, 89 élus (sur 93) ont également approuvé la loi. Trois ont voté contre et un s’est abstenu. Cela signifie que, dans son propre camp, la chancelière a recueilli 315 voix.

Or, comme la droite dispose de 330 élus sur les 620 que compte le Bundestag, toute la question était de savoir si, dans son propre camp, la chancelière pouvait ou non compter sur au moins 311 députés. C’est le cas. La chancelière a donc gagné la première manche. La gauche ne va pas pouvoir réclamer des élections anticipées, ce qu’elle souhaitait faire si la chancelière ne disposait plus d’une majorité pour gouverner.

Le répit risque pourtant de n’être que de courte durée. Le fonds européen de stabilité financière recevra bien de l’Allemagne, son principal contributeur devant la France, 88 milliards supplémentaires, ce qui portera la contribution de Berlin de 123 à 211 milliards d’euros. Mais alors que chacun spécule déjà sur la nécessité d’accroître les moyens mis à la disposition du FESF, l’intensité du débat en Allemagne montre qu’il va être très difficile à la chancelière de demander une nouvelle fois au Bundestag de relever la contribution allemande.

LE PARTI LIBÉRAL EST RENTRÉ DANS LE RANG

Horst Seehofer, président de la CSU bavaroise, le parti frère de la CDU, a d’ailleurs mis en garde : “on n’ira pas plus loin”, a-t-il dit. Alors que les Bavarois sont traditionnellement eurosceptiques, la CSU risque de durcir son discours à l’approche des prochaines échéances électorales, locales et nationales.

Si le parti libéral est rentré dans le rang et a fait taire, à quelques exceptions près, ses critiques à l’égard de l’aide à la Grèce, il n’est pas interdit de penser que cela est également dû à des considérations tactiques. Crédité de seulement 2 % des voix dans les sondages, le FDP n’avait aucune envie de se lancer dans un scrutin où il aurait pu être lourdement sanctionné. La CDU non plus car, si elle reste le premier parti, elle n’a, du fait de la quasi-disparition du FDP, plus d’allié.

Le parti social-démocrate et les Verts ont annoncé qu’ils souhaitaient gouverner ensemble et se refusent pour le moment de servir de force d’appoint à la CDU. Le SPD a tiré les leçons du passé : suite à la grande coalition CDU-SPD de 2005 à 2009, le parti social-démocrate a obtenu, à l’automne 2009, le plus mauvais score de son histoire : 23 % des voix.

Le vote de jeudi confirme que la gauche allemande est plus européenne que la droite. Sur les 146 députés du SPD, un a voté contre, un s’est abstenu et trois n’ont pas pris part au vote. Chez les Verts, 67 députés ont voté pour le texte et un s’est abstenu. En revanche, au sein du parti de la gauche radicale Die Linke, 70 députés ont voté contre et six n’ont pas pris part au vote.

Le Monde

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Barroso veut s’affirmer dans la crise européenne

Le président de la Commission européenne, dans un discours pugnace à Strasbourg, a plaidé pour une gouvernance de l’euro au-dessus des intérêts de chaque pays.

Alors qu’ils l’attendaient le fusil chargé, les eurodéputés ont été plutôt agréablement surpris par la fermeté du discours sur l’état de l’Union prononcé hier à Strasbourg par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. « Pour la première fois, on a eu l’impression qu’il enfilait enfin le costume de sa fonction », soulignait hier le député européen français Alain Lamassoure. José Manuel Barroso a fermement pointé les dangers des réponses populistes à la crise de confiance qui mine l’Union européenne et ses réalisations. Mais surtout, il a pour la première fois plaidé clairement pour davantage de pouvoirs pour la Commission européenne, en pointant directement les faiblesses des accords conclus sous la houlette des dirigeants européens, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Dans le débat qui s’ouvre sur une meilleure gestion de la zone euro, le président de la Commission a été clair : « La Commission européenne est le gouvernement économique de l’Union, nous n’avons certainement pas besoin de nouvelles institutions pour cela. »

Crise de la dette souveraine

Le président estime qu’il s’agit d’abord d’une crise de confiance politique, un test sur la volonté des Européens de vivre ensemble. A cet égard, le président a répété que la Grèce restera dans l’euro, tout en avertissant les marchés financiers qu’il ne s’agit pas d’ « un sprint, mais d’un marathon ». Pour éviter une contagion de la crise de la dette, José Manuel Barroso a confirmé que ses services étudiaient la manière de démultiplier la puissance de feu du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et s’est prononcé pour l’entrée en vigueur le plus vite possible du fonds permanent, qui doit prendre sa relève. A cet égard, il a aussi demandé aux Etats de revoir la règle de l’unanimité, qui domine pour l’instant le FESF et qui donne à un récalcitrant le pouvoir de bloquer tous les autres. Dans ses services, on rappelle par exemple, qu’au FMI, les décisions se prennent à une majorité de 85 % et certainement pas de 100 %. Quant aux euro-obligations, elles ne peuvent selon José Manuel Barroso, qu’être une conséquence naturelle à terme d’une meilleure intégration et une meilleure discipline de la zone euro.

Gestion de la zone euro

José Manuel Barroso a réaffirmé le rôle indispensable de la Commission européenne pour établir les règles. « Nous avons besoin de l’autorité indépendante de la Commission pour évaluer les politiques menées par les Etats membres [...]. Les traités ont établi des institutions supranationales, ce n’est pas pour rien. » Encore plus offensif, il a conclu que « la coopération intergouvernementale n’est pas suffisante pour sortir l’Europe de cette crise, pour doter l’Europe d’un avenir. Tout au contraire, un certain intergouvernementalisme risque de mener à la renationalisation et à la fragmentation [...] à la mort de l’Europe unie telle que nous la voulons ». Une attaque directe contre la manière dont les chefs d’Etat et de gouvernement tentent de régler les problèmes entre eux, avant de se retrouver coincés dans la mise en oeuvre de leurs décisions par les contraintes politiques internes de leurs pays. La Commission fera bientôt des propositions pour donner à la zone euro une « représentation externe unique ». Il y a treize ans, on avait déjà promis une représentation unique de la zone euro dans les institutions internationales comme le FMI, constate avec ironie Alain Lamassoure.

Banque, finance

Tout en appelant à voter les multiples textes sur la régulation financière, José Manuel Barroso a confirmé son revirement en faveur de la taxe sur les transactions financières, qu’il a mis en regard avec l’effort fourni depuis trois ans par les contribuables européens pour soutenir le système financier. « Alors qu’ils ont apporté 4.600 milliards d’euros en aides et en garanties pour sauver de système financier, il est juste que le secteur bancaire apporte aussi sa contribution à la société. »

Les Echos

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FINANCES PUBLIQUES DANS L’UEMOA: La performance budgétaire en perspective

La mise en œuvre du nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA qui  débute à partir du 1er janvier 2012 rompt d’avec la logique des moyens pour une logique des résultats. A quelques mois du démarrage des parlementaires, des représentants des cours des comptes  et des membres de la société civile sont en atelier d’imprégnation sur  les ruptures  introduites par le nouveau cadre. Cet atelier de capitalisation à l’initiative du PNUD s’est ouvert hier à Dakar.

Avec le nouveau cadre harmonisé des finances publiques de l’UEMOA, les Etats sont astreints à un meilleur ciblage dans la répartition du budget.  Cette réforme des finances publiques introduit un certain nombre de ruptures dans l’élaboration et le suivi de l’exécution du budget. On passe « d’une logique de moyen à une logique de résultats », avec en trame de fonds la notion d’efficacité.  Dans cadre, le pivot de la réforme est centré sur  « la gestion axée sur les résultats », explique Bruno IMBERT, conseiller au Pôle « stratégies de développement et finance publique » du Pnud.

Selon l’expert du programme des nations-unies pour le développement, des innovations majeures seront introduites avec cette réforme des finances publiques, « les innovations vont concerner absolument tous les acteurs des finances publiques pour un pays, que ce soit l’administration nationale et au premier chef les ministères des finances et du plan mais également tous les ministères. La façon dont les budgets sont conçus, exécutés et évalués vont changer complètement. » Non seulement les administrations publiques vont être touchées mais également d’autres acteurs comme les services de contrôle, mais aussi les parlementaires et la société civile,  « la réforme va également concerner des acteurs externes à l’administration puisque le corps de contrôle comme celui des inspecteurs des finances, les inspections générales, les cours des comptes vont être concernés puisqu’il y’a de nouvelles modalités de contrôle. Les parlements également vont être concernés », a-t-il  expliqué. L’atelier qui se poursuit jusqu’ à vendredi a pour  objet de faire comprendre que demain, ils vont avoir un pouvoir de contrôle accru sur les finances publiques d’un pays.

Avec ce nouveau  cadre, la gestion budgétaire est axée essentiellement sur les résultats avec au préalable la définition d’objectifs et, à la fin de l’exercice, la présentation d’un rapport annuel de performance. «L’axe prioritaire de cette réforme c’est la gestion axée sur les résultats. Jusque là, les budgets que nous avons sont des budgets de moyens qui sont votés en fonction d’une structure  sans se  demander quelle est l’utilité, en matière de politique publique, de cette administration. » Désormais, ces questions  d’utilité et d’efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques, sont au cœur de cette réflexion sur le budget.  Et dans sa préparation son exécution et son suivi -évaluation,  la dimension performance, et la nécessité d’avoir le meilleur service rendu aux usagers et aux citoyens, seront prise en compte.

Le rapport annuel de performance va permettre de faire un contrôle à postériori sur l’atteinte des objectifs de départ. Les parlementaires qui jouent un rôle central dans le contrôle de l’exécution budgétaire vont voir leurs prérogatives renforcées, comme la souligné le vice- président de la commission des finances du Sénat.

Selon Pathé Guissé, « désormais l’analyse va porter sur un budget programme, c’est une gestion axée sur les résultats. Il y a également q’ à partir de maintenant la présentation du budget va porter un projet de performance, lequel projet va accompagner l’exécution. Et tous les six mois, le parlement  va recevoir  un rapport détaillé de semi exécution. Après le bouclage, la loi de règlement va être accompagnée d’un rapport de performance.  »

A travers cette réforme l’objectif à terme c’est la réalisation de l’efficacité budgétaire mais aussi le renforcement du dialogue autour des politiques de développement qui associe les parlementaires et la société civile pour une bonne information des citoyens. « Ces réformes visent d’abord l’efficience dans la gestion des finances publiques, mais aussi à favoriser le dialogue autour des politiques budgétaires et des lois de finances  avec les parlementaires, les cours des comptes et la société civile.»

Etalée jusqu’en janvier 2017, la première échéance de la mise en œuvre de ce nouveau cadre est prévue le 31 décembre 2011. Il s’agira de la transposition des directives dans les législations nationales  et l’application de certaines innovations comme le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP).

Sud Quotidien

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AUX YEUX DE L’ASSOCIATION NATIONALE DES AGENTS RETRAITES DE SONATEL (ANARS): La surtaxe serait le lit de la fraude

L’Anars a choisi le « mercredi de la honte » du 28 septembre pour rebattre en brèche les arguments de l’Etat sénégalais tendant à justifier la surtaxe sur les appels téléphoniques entrants au Sénégal. Jugeant ces arguments « sans fondement », les « anciens » de Sonatel estiment que la surtaxe en question est le meilleur moyen d’encourager la fraude.

Après la lettre ouverte adressée il y a deux semaines par l’Association nationale des agents retraités de Sonatel(Anars) au président de la République, l’acte 2 dans leur dynamique d’œuvrer à la préservation de l’outil qu’est Sonatel a été posée ce mercredi 28 septembre à Dakar, à travers un point de presse. Après avoir rappelé les nombreuses mutations stratégiques que le secteur des Télécommunications Sénégalais a connues, histoire de cristalliser la longue marche des travailleurs depuis que l’entreprise était une administration, les retraités de l’Anars ont ainsi campé le fondement et le contexte de leur engagement.

Acharnement douteux

En instituant la surtaxe sur les appels entrants, l’Etat, aux yeux des membres de l’Anars, « rame à contre-courant avec les règlements internationaux et redevient un acteur dangereux » et en insistant avec autant de détermination au point de passer avec force, « l’Etat cherche visiblement à affaiblir la Sonatel dont le malheur est d’être une entreprise rentable », renchérissent les membres de l’Anars.

Cet « acharnement » de l’Etat contre Sonatel, selon Macodou Ndiaye, trouve son explication dans l’analyse historique des actes posés jusqu’ici par l’Etat. Et de rappeler l’exemple de la licence 3G octroyée à Sudatel (récemment entrée sur le marché sénégalais) avant la Sonatel qui, longtemps auparavant, l’avait vainement sollicitée.

Autre fait rappelé par M. Ndiaye, la vélleité de l’Etat, il y a peu, de céder ses parts dans la Sonatel qui serait entièrement une propriété du partenaire France Télécom. Le dernier fait notoire et non des moindres est relatif à l’arrivée de Global Voice dont l’attribution du marché du contrôle des appels entrants qui suscite encore des interrogations, avait été cassée par l’Agence de régulation des marchés publics(Armp) et que « l’Etat tenterait de faire revenir par une porte dérobée pour un enrichissement sans cause».  Pour illustration, les membres de l’Anars révèlent que sur les 5 milliards collectés l’année dernière sur l’application de la surtaxe, 2,5 milliards de FCfa soit la moitié serait tombée dans l’escarcelle de Global  voice. Quid alors de la part de Global voice sur les « hypothétiques 60 milliards de FCfa que compte récolter l’Etat sur une ré-application de la surtaxe, s’interrogent les « anciens » sonatéliens.

Justement sur cette question du contrôle des appels entrants qui sous-tend, aux yeux de l’Etat, la mesure de la surtaxe, les membres de l’Anars invoquent la réalité économique pour battre en brèche l’argument de la fraude brandi par les autorités. Pour dire que sur un marché en général, les vélleités de fraude trouvent leur cause dans la cherté des prix et que le renchérissement des tarifs à travers la surtaxe est le meilleur moyen de favoriser la fraude sur les appels entrants au Sénégal.

Une transition toute trouvée par les membres de l’Anars pour confirmer et réaffirmer que cette surtaxe sur les appels entrants « va certainement avoir un impact négatif sur les usagers et donc sur le trafic, comme ce fut le cas en trois mois lors de son application en 2010 ».

La « boulimie » de l’Etat pour le secteur et particulièrement sur Sonatel est d’autant plus manifeste, selon les membres de l’Anars qui rappellent que Sonatel est de loin l’entreprise qui contribue le plus aux recettes de l’état avec un montant annuel qui atteindra 200 milliards en 2011(plus de 13% du budget national), soit presque 4 Milliards par semaine. Et entre 18% de TVA, 5% pour la Rutel et 3% de Codet dont les 95% sont pour le secteur de l’Energie, « Sonatel est en vérité l’entreprise sur laquelle pèse le taux d’imposition le plus élevé. » Autrement dit, sur 100 FCfa, les 23% représenteraient des taxes, fait valoir l’Anars qui, tout en réitérant son appel au dialogue, réaffirme sa détermination, devant le choix fait par l’Etat du court terme au risque de compromettre de manière durable une ressource budgétaire importante  « à combattre sans complaisance aucune, tout acte, d’où qu’il vienne et qui serait de nature à compromettre l’intérêt de Sonatel et du Sénégal ».

Sud Quotidien

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Deuxième session ordinaire du conseil économique et social : Six thèmes majeurs au menu des conseillers

La pollution de l’eau, l’immigration au Sénégal, le financement des infrastructures de transport, le commerce extérieur, l’aménagement du territoire national et la provincialisation.Voilà les six thèmes sur lesquels la deuxième session ordinaire du Conseil économique et social va se pencher d’ici le 23 novembre prochain.

La deuxième session ordinaire de l’année 2011 du Conseil économique et social s’est ouverte hier. Les conseillers, qui étaient massivement présents à cette ouverture solennelle vont, pour cette présente session, aborder de brûlantes questions d’actualité. En effet, six thèmes ont été déclinés pour faire l’objet de discussions en plénière avec les départements ministériels concernés. Il s’agit, entre autres, de la pollution de l’eau, l’immigration au Sénégal, le financement des infrastructures de transport, le commerce extérieur : contraintes et perspectives, l’aménagement du territoire national : facteur de développement et planification urbaine et enfin le sixième thème portera sur la provincialisation.

S’expliquant les critères ayant prévalu au choix de ces thèmes, Ousmane Masseck Ndiaye soutient qu’ils sont souvent guidés par les questions d’actualité. ‘Nous nous fondons sur la situation socio économique du pays pour déterminer les thèmes prioritaires sur lesquels nous allons débattre. Les commissions thématiques se sont réunies et nous ont proposé 15 thèmes parmi lesquels nous avons choisi, en réunion de présidents, six qui, pour nous, nécessitent une urgence’, déclare le président de l’institution. Qui annonce que le président de la République, qui était au courant de ces thèmes, en a ajouté deux autres portant sur ‘Sport, tourisme et culture’ et ‘Ressources halieutiques’. ‘Nous avons proposé six thèmes mais à la demande du chef de l’Etat hier, on est obligé d’ajouter deux autres thèmes. J’ai expliqué qu’il était difficile pour les autres commissions de travailler 45 jours et d’aller en plénière. C’est pourquoi, j’ai proposé au gouvernement qu’on se limite à nos six thèmes. Mais les thèmes autres seront uniquement examinés en commission et seront rapportés en session extraordinaire avant la fin de l’année’, explique-t-il.

Ousmane Masseck Ndiaye, qui avait à ses côtés son homologue ivoirien, Zadi Kessy, a par ailleurs annoncé que le Conseil économique et social va remettre son rapport annuel au président de la République dans l’après-midi. Les recommandations formulées dans ce rapport sont, selon lui, autant de lignes directrices permettant au gouvernement de tenir compte des aspirations de toutes les couches socioprofessionnelles de notre pays. ‘Le diagnostic fait dans ce rapport, qui sera remis au chef de l’Etat, a montré que le gouvernement a pris d’importantes mesures et consenti d’énormes efforts pour mettre le Sénégal sur la voie de l’émergence économique et la quiétude sociale’, dit-il. Avant de préciser, cependant, que la morosité du contexte économique mondial, les difficultés d’application de certaines politiques, les effets défavorables de certaines décisions sur les populations pour des raisons diverses ont montré des insuffisances qu’il convient de corriger. Le rapport annuel, poursuit-il, émet à cet effet un ensemble de recommandations pour inverser la tendance et améliorer le bien-être social des populations et l’exercice des activités économiques et sociales.

A noter que les travaux des commissions de cette deuxième session du Conseil économique et social vont débuter à partir du lundi 03 octobre pour se poursuivre jusqu’au vendredi 14 du même mois. Ils devront permettre d’auditionner l’ensemble des structures étatiques concernées par ces thèmes. Ils laissent plus tard la place aux plénières qui sont prévues entre du 14 au 23 novembre prochain, date de clôture de la présente session.

Walf

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L’or n’est plus une valeur refuge

L’or a-t-il du plomb dans l’aile ? Présenté comme la valeur refuge par excellence ces derniers mois, le précieux métal a vu son cours chuter vertigineusement pour s’établir à 1 534 dollars l’once lundi 26 septembre. Une baisse de 15 % en quatre jours, et de près de 20 % depuis le début du mois.

Il faut dire que le cours de l’or a connu une envolée prodigieuse cet été, franchissant le seuil des 1 900 dollars l’once, le 23 août, avant un pic historique, le 6 septembre, à 1 921 dollars l’once. “La ruée vers l’or”, qui faisait la une de la presse, avait des conséquences inattendues, notamment la recrudescence des vols à l’arrachée sur les bijoux en or et l’augmentation des ventes de bijoux de famille. La semaine dernière encore, à la conférence annuelle sur l’or à Montréal, “quasiment tout le monde était convaincu que le taux monterait encore”, relate Nic Brown, chef des études sur les matières premières chez Natixis, à Londres.

Qu’est-il alors survenu ? Une forme de “correction” pour les analystes. “L’or est une bulle, estime Nic Brown, les prix sont tellement gonflés qu’ils ne sont plus viables, donc ça s’effondre.” Une trajectoire également suivie par l’argent. Considéré par les traders comme “le métal du diable”, il a abandonné 34 % de sa valeur en trois jours, souligne le Financial Times (article payant).

MONTÉE DU DOLLAR

La raison principale de cette correction du cours de l’or serait liée à l’évolution de celui du dollar. L’or est en effet libellé dans la monnaie américaine. Or, la devise s’est fortement appréciée pour atteindre son plus haut niveau depuis huit mois face à l’euro. “L’or souffre de la montée du dollar, car les principaux acheteurs sont les pays émergents et les Européens, explique Philippe de Vandière, analyste chez Altedia, société de conseil en investissements. Ils se détournent donc du métal précieux.”

Une dynamique alimentée par le “flight to quality” des investisseurs qui, devant l’incertitude des marchés, se tournent vers des dettes sûres, comme les bons du Trésor américains et allemands, note Philippe de Vandière. D’où la montée du dollar et la désaffection des investisseurs pour l’or.

BESOIN DE LIQUIDITÉS

Le deuxième grand facteur influent sur la baisse du cours de l’or est la demande des chambres de compensation de davantage de garanties devant la volatilité des marchés.Par exemple, aujourd’hui, il faut assurer environ 3 000 euros de couverture pour un contrat qui en vaut 30 000 euros au CAC 40″, poursuit Philippe de Vandière. Face à ce besoin de liquidités, les investisseurs vendent leur or pour des devises. “C’est un phénomène de vases communicants”, résume l’analyste.

Pour Bernard Dahdah, analyste métaux précieux chez Natixis, un événement a augmenté ce besoin en liquidité : “Le refus de banques internationales comme Bank of China d’échanger des dollars avec les banques françaises et européennes a contribué à un manque de financement en dollars. […] Beaucoup de hedge funds ont donc vendu ce qu’ils avaient en or pour avoir du cash en dollars”, note l’analyste.

OPPORTUNITÉS ET APPELS DE MARGES

Troisième grand facteur expliquant la baisse du cours de l’or : les opportunités anticipées par les investisseurs. Devant la montée du cours du métal précieux, de nombreux gérants ont jugé la hausse suffisante pour revendre l’or et réaliser des achats à bon compte sur des marchés d’actions. Selon Bernard Dahdah, le comportement des investisseurs chinois, en particulier, a probablement nourri la baisse de l’or. A elles seules, la Chine et l’Inde représentent la moitié de la demande mondiale dans ce domaine. “Pour les Indiens, il s’agit de la demande en bijoux ; traditionnellement ils tendent donc à ne pas revendre l’or, souligne Bernard Dahdah, mais les Chinois regardent l’or de façon plus spéculative.”

Sur le court terme, l’annonce, vendredi dernier, du Chicago Mercatile Exchange a probablement poussé cette dynamique baissière de l’or. L’opérateur boursier du marché des métaux précieux a en effet demandé, pour la troisième fois depuis le mois d’août, un relèvement de ses “appels de marge”, soit les montants dont les investisseurs doivent disposer en garantie, pour chaque position sur un contrat à terme sur l’or.

VENT DE PANIQUE, DÉSAFFECTION TEMPORAIRE

Avec l’effondrement de sa valeur et surtout, avec un cours extrêmement volatil, l’or n’est donc plus une valeur refuge. Le métal précieux a été évincé par le dollar, sur le court terme du moins. L’or pourrait même continuer de baisser. “Les investisseurs sont sur les dents, remarque Philippe de Vandière, ils voient un mouvement baissier et ça peut enclencher un vent de panique.”

Pas certain en revanche que la bulle ait totalement éclaté, note de son côté Nic Brown : “Si la Grèce fait défaut ou si certaines banques européennes se révèlent moins solides qu’escomptées, l’or pourrait rebondir.”

Passé les orages actuels et la désaffection temporaire pour l’or, Philippe de Vandière prévoit, lui aussi, un retour du métal précieux comme valeur refuge. La Chine, qui a pesé dans la baisse du cours, pourraient le relever. La banque centrale chinoise ne possède que 7 % de réserves en or, contre 11 % en moyenne pour les banques centrales de tous les pays, 67 % en France et 75 % aux Etats-Unis, selon Natixis. “On dit qu’un pays est solide parce qu’il a des réserves en or”, note l’analyste d’Altedia. Si les investisseurs ont vendu le métal, la Banque populaire de Chine pourrait, elle, le racheter pour asseoir la sécurité de sa monnaie. L’autre grand acheteur d’or de la planète, l’Inde, devrait également stabiliser le cours de l’once : la saison des fêtes et des mariages se profile dans ce pays où le métal est convoité et considéré comme sacré. Sur le long terme, la rareté de l’or devrait enfin alimenter une tendance haussière : “Pour 2011, on anticipe une production en baisse de 4 %”, estime Philippe de Vandière.

Le Monde

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Sénégal : Dakar, nouvelle capitale du web ?

Google et Microsoft ont implanté leurs bureaux à Dakar. L’État veut en faire un centre régional d’innovation. Et des incubateurs de start-up s’y épanouissent. Voyage au cœur d’une capitale connectée.

Juin dernier. Réuni dans un hôtel du quartier huppé des Almadies, à Dakar, le microcosme des télécoms africains réfléchit à son avenir. À la tribune, Ahmed Faroukh, patron du sud-africain MTN pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, met en garde?: « D’ici cinq à dix ans, les communications seront gratuites. » Tout le monde le sait?: compte tenu de la concurrence, l’assertion n’est pas improbable. Et seule la démocratisation d’internet pourra offrir un relais de croissance aux opérateurs. Problème?: les échanges de données représentent moins de 10 % de leurs revenus. La situation serait due au manque de contenus locaux, indispensables pour doper l’audience.

Une préoccupation partagée par les entreprises de l’électronique et de l’informatique, qui voient aussi dans l’essor du web un passage obligé pour élargir leur marché. D’ailleurs beaucoup, comme Microsoft ou Samsung, annoncent des actions de soutien aux nouvelles technologies, en appuyant ici une université, là une jeune entreprise. Autant d’initiatives encore naissantes et finalement trop modestes pour provoquer l’émergence de start-up de premier plan.

Challenges

Reste que, à Dakar, l’effervescence autour des technologies de l’information et de la communication (TIC) est palpable. Plusieurs groupes de classe mondiale – Nokia, Microsoft, Google et IBM en tête – y ont installé leur bureau régional. Arrivé en 2009, Google constitue sans doute l’acteur le plus médiatique de la place. Le géant américain montre la voie. Bien décidée à accélérer la maturation du marché, son équipe multiplie challenges et sessions de formation à destination des petits génies de l’informatique sénégalais.

Critiqué pour son absence de stratégie en matière de TIC, l’État tente lui aussi de profiter de cette dynamique. Son objectif?: faire du Sénégal un centre d’innovation capable d’irriguer la sous-région. Une place à prendre avant que la Côte d’Ivoire, qui sort d’une longue crise politique, ne devienne un concurrent direct. Avec l’appui des industriels et de bailleurs internationaux, les pouvoirs publics ont inauguré, au printemps, Ctic, une pépinière spécialisée.

« Notre philosophie est d’aider des entreprises existantes à faire éclore leurs projets. Nous nous rémunérons en prélevant entre 7 % et 9 % de leur chiffre d’affaires », explique le directeur général, Omar Cissé. Accès à internet via des lignes spécialisées, salles de réunion… Les jeunes entrepreneurs bénéficient en plus d’un accompagnement sur mesure grâce à la consultation d’experts détachés par certains partenaires, comme Orange. Avec 183?000 euros de budget annuel, la pépinière est une première étape « avant la création d’un technopôle, d’ici trois ou quatre ans », espère Omar Cissé.

Vitalité

En marge des initiatives officielles et de l’industrie, d’autres expériences démontrent la vitalité des TIC au Sénégal. C’est le cas de la Villa ACT, dont le promoteur, Vincent Lagoeyte, a écumé le monde culturel avant de bifurquer vers l’univers des nouvelles technologies. « À partir de 2005, il apparaissait clairement qu’il fallait changer la donne dans la distribution musicale et qu’internet était la clé », se souvient-il.

Le lieu, installé dans une maison du quartier résidentiel de la Patte d’oie, a démarré ses activités en mai. Il est notamment articulé autour de Soon, une start-up à la fois éditrice de solutions internet et web agency. Preuve de sa créativité, cette dernière vient de réaliser une plateforme de vidéos à la demande spécialisée dans le cinéma africain (africafilms.tv), mettant à disposition plus de mille heures de programmes. « Pour débuter, elle s’adresse au public européen et à la diaspora, mais d’ici quelques années, grâce à des technologies comme Android [utilisé par les smartphones et les tablettes numériques, NDLR], le public africain suivra », s’enthousiasme Vincent Lagoeyte. Financièrement indépendant des multinationales, cet ancien de l’École des hautes études commerciales (HEC), à Paris, n’exclut pas, à terme, des partenariats avec des industriels.

Tribus

Indépendant, c’est aussi le qualificatif qui pourrait être accolé au parcours et à la vision de Karim Sy. Fils de bonne famille, ingénieur formé au Canada, ce quadra est surtout connu au Sénégal pour avoir fondé la société d’ingénierie informatique Opensys. Un confort abandonné pour mieux se consacrer à la promotion de l’innovation. « Voir les TIC comme un nouveau secteur est une erreur, cela va devenir le cœur de l’économie », affirme ce patron qui s’inscrit dans la mouvance de l’entrepreneuriat social.

Lancé en octobre 2010, son JokkoLabs est, en moins d’un an, devenu un rendez-vous incontournable pour les tribus de développeurs dakaroises aux noms étranges, de Mozilla Tech à Drupal. On y organise même, comme à Paris ou à New York, les fameux Mobile Monday, pendant lesquels une communauté de passionnés partage les dernières tendances de la mobilité. Installé dans un appartement aux murs colorés du quartier Liberté, l’incubateur héberge une quinzaine de start-up. Un lieu entièrement financé sur fonds propres par son créateur, soit une mise de départ de 23?000 euros. Mais l’appétit de Karim Sy n’est pas encore rassasié. C’est désormais un fonds d’investissement qu’il veut initier pour accélérer la mutation de l’économie sénégalaise. Et faire de Dakar la nouvelle Mecque du web??

Jeune Afrique

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TABASKI 2011: Un financement de 366 millions déjà disponible

L’approvisionnement  en moutons ne connaîtra pas les mêmes tensions que celles qui ont perturbé le marché durant la fête du mouton de l’année dernière. Le ministre de l’Elevage en a donné l’assurance au cours, ce mardi 27 septembre 2011, de la rencontre avec les journalistes. Sur la ligne de crédit  de plus d’un milliard annoncée par  le premier Ministre à l’issue du conseil interministériel, 366 millions ont été déjà déboqués et les 678 autres seront libérés dans les prochains jours, a annoncé Oumou Khaïry Gueye Seck.

Selon le ministre de l’Elevage, Mme Oumou Khaïry Gueye Seck, les tensions notées sur le marché l’année dernière étaient liées à un certain nombre de contraintes qui ont été identifiées. Pour la présente édition, assure le ministre, « des mesures  ont été prises afin d’éviter les tensions de l’année dernière. » En plus, Oumou Khaïry Gueye Seck, a égrené cinq axes majeurs  pour l’opération tabaski 2011, dans l’optique d’atteindre l’objectif « une famille un mouton » à des prix abordables.

Pour cela, le plan du ministère s’appuie sur une bonne campagne de communication  afin d’assurer une transparence du marché. Dans cette perspective, Oumou Khaïry Gueye Seck, a décidé  « d’associer la presse dans ses diverses composantes, en amont comme en aval, dans le processus de mise en œuvre de l’opération tabaski 2011», afin de faire parvenir auprès des éleveurs et des opérateurs  l’infos à temps réel et permettre de réaliser cette objectif.  A défaut de la bonne informations à temps réel,  la fluidité dans la circulation des ruminants peut être perturbée à cause des craintes que peut susciter, chez les éleveurs, une fausse  information.

Revenant sur les axes principaux de  l’opération tabaski 2011, le ministre a annoncé une exonération totale des droits et taxes sur les petits ruminants depuis les frontières jusqu’aux marchés terminaux, « aucune taxe ne peut être perçue sur le territoire ».

Le second  axe du programme est centré sur la mise en place  d’une ligne de crédit d’un milliards 180 millions de FCfa dont  366 millions déjà disponibles et les 678 autres sont en cours de décaissement. Ces fonds ont été mis en place avec le partenariat des institutions financières comme la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal  (Cncas), le Crédit mutuel du Sénégal (Cms), le Pmia, qui se sont engagées à accompagner les opérateurs.

Afin d’éviter  les spéculations  avec les surcoûts occasionnés par les transports qui font que les prix sont multipliés par deux voire par cinq, des concertations sont en cours avec les transporteurs. L’objectif  est d’avoir suffisamment de camions à des  prix abordables pour permettre de maintenir les prix des moutons abordables.

Aussi des Conseils régionaux de développement seront organisés avec les différents services de l’Etat permettront d’impulser une vulgarisation et une application des décisions prises. Pour la région de Dakar qui absorbe la plus grosse part de moutons (260.000 demandes), une subvention de 30%  a été accordée sur 500000 tonnes d’aliments de bétail, au niveau des points de vente normalisés. Ceci, dans le but d’encourager les éleveurs à venir tôt à Dakar. Et déjà 38 points de vente sont déjà ciblés à Dakar (ils seront confirmés par le gouverneur) dont 19 seront normalisés avec toutes les commodités pour les opérateurs et les vendeurs, a assuré le ministre.

Ces différents axes seront accompagnés d’un plan de communication qui, selon le ministre, « est un pan important du dispositif à l’endroit des éleveurs et des opérateurs. » Des spots radio et télévision sont prévus  et le journal « Infos Tabaski » sera réédité afin de distiller les informations pratiques et sanitaires pour une campagne de Tabaski 2011.

Sud Quotidien

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CARTOGRAPHIE DE LA PAUVRETE AU SENEGAL: Près du quart des communautés rurales en souffrent

Près du quart des communautés rurales souffrent d’un faible accès aux services sociaux de base tandis que plus de la moitié de leur population souffre d’une situation précaire par manque ou insuffisance d’infrastructures de base. C’est ce que révèlent les « enquêtes Villages de 2000 et 2009 » que vient de publier l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) en mettant en exergue des disparités géographiques manifestes.

Les « enquêtes Villages de 2000 et 2009 » réalisées par l’Ansd( Agence nationale de la statistique et de la démographie) font apparaître des disparités géographiques liées à l’accessibilité aux services sociaux de base qui renseignent sur de grands déséquilibres spatiaux sur l’étendue du territoire national.

Il ressort au niveau national, un indice d’accès moyen aux cinq principaux services sociaux de base ciblés, estimé à 400/500 en 2009. Ce qui correspond à un taux d’accessibilité de 79% de la population rurale sénégalaise à ces services sociaux.
En 2000, l’indice d’accès moyen était évalué à 271/500 soit 54% seulement de la population. Cette progression de 129 points d’indice traduit une nette amélioration du niveau d’accès aux services de base, soit une hausse de près de 48% de la population concernée. Avec près de 90% de la population couverte, les écoles primaires et les lieux de commerce touchent plus de personnes. Suivent les points d’eau (85,0%), les postes de santé et les routes qui touchent relativement moins de personnes (respectivement 61% et 70% de la population).

L’inégalité est manifeste au niveau régional, certaines régions ayant un indice d’accès moyen deux fois plus faible que d’autres. Mais C’est certainement au niveau départemental que les taux d’accès moyen par zone géographique révèlent des disparités entre départements plus criardes, avec une moyenne des indices d’accès moyen estimée à 375/500, soit un taux de couverture de la population de 75% de la population.

D’un Sénégal à un autre

Avec une couverture de 69,9%, la région de Kolda est la plus touchée par le problème d’accès à l’eau potable tandis que Dakar bénéficie d’une couverture totale (100%). Entre Ziguinchor, Thiès, Diourbel et Matam, la couverture varie entre 93% et 95%. Le problème se pose avec acuité dans les autres régions où la proportion de la population rurale ayant accès à un point d’eau potable est de moins de 85%.
Mêmes disparités régionales pour ce qui est de l’accès à un lieu de commerce situé à moins de 5 km. Les populations des régions de Kédougou, Kolda et Tambacounda bénéficient d’une couverture de moins de 80%. Une légère amélioration de la couverture est cependant notée dans les régions de Saint-Louis, Louga et Sédhiou avec des proportions de l’ordre de 80% à moins de 90%. Si le phénomène est moins ressenti dans les autres régions avec des proportions qui varient entre 91% et 98%, Dakar, encore une fois, affiche une couverture totale (100%).

La région de Dakar qui est aussi couverte à 100% pour l’accès à une école située à moins de 3 km, présente quasiment le même profil que les régions de Ziguinchor et de Fatick avec des proportions respectives de 98,8% et 98,1%. De même, l’écart reste moins important dans les régions de Thiès, Kédougou, Kaolack et
Matam avec des taux de couverture compris entre 91% et 96%.

Dans les autres régions, cependant, l’urgence de disposer de cette infrastructure de proximité est, toutefois, plus ressentie avec une couverture sous la barre des 90%, surtout dans la région de Kaffrine qui présente la plus faible couverture de 74,5%.
Pour accéder aux infrastructures routières sur une distance de moins de 5 km, les régions de Dakar, Ziguinchor et Thiès sont les plus dotées avec respectivement 100%, 91,3% et 86,6% des taux d’accès. La couverture dans les autres régions est cependant relativement faible avec une accessibilité de moins de 80%. Et là également, avec une couverture de 48,4%, les populations rurales de la région de Kaffrine sont les plus exposées au problème d’accessibilité à une route.

Enfin, outre la région de Dakar (100%), accéder à un poste de santé sur un rayon de moins de 5 km est assez difficile pour les populations de Ziguinchor, Diourbel, Fatick, Thiès et Matam qui affichent des taux d’accessibilité qui varient entre 71% et 85%. Le problème se pose davantage pour les autres régions où le taux d’accessibilité reste très faible avec des proportions comprises entre 57% et 30%.

En somme, si les régions de Dakar, Ziguinchor et Diourbel ont les niveaux d’accès les plus élevés (500/500), celles de Kaffrine et Kolda affichent les niveaux les plus bas (250/500). La région de Kaffrine et les régions périphériques, notamment celles de Kédougou, Tambacounda, Kolda et Sédhiou, sont cependant parmi les moins dotées en services sociaux.

Bounkiling, Linguère, Salémata et Koungheul

La même disparité régionale est observée au niveau départemental avec un indice d’accès moyen variant entre 150/500 dans le département de Bounkiling (région de Sédhiou) et Linguère (région de Louga) à 500/500 dans ceux de Rufisque (région de Dakar), Bignona, Oussouye et Ziguinchor (région de Ziguinchor), Bambey et Mbacké (région de Diourbel) , Mbour et Thiès (région de Thiès), Fatick (région de Fatick) et Matam (région de Matam), dans lesquels, 90 à 100% de la population rurale du département sont couverts.

Les quatre départements les plus défavorisés, selon l’étude de l’Ansd, sont ceux de Bounkiling, Linguère, Salémata et Koungheul, qui comptent les proportions les plus faibles de personnes ayant accès aux services sociaux de base.

La situation particulière du département de Linguère retient tout de même l’attention. Contrairement à Ziguinchor, le département de Linguère présente la plus faible amélioration, avec seulement 7% d’accroissement qui le laisse encore dans une situation jugée « critique » de 28,3% en 2009 pour ce qui est de l’accès à un poste de santé, de même que pour l’accès à une route.

En termes d’évolution entre 2000 et 2009, dans la région de Dakar, l’indice qui avait déjà atteint son maximum ne peut évoluer, selon l’étude, même si, précise-t-on, « la situation des communautés rurales s’est certainement améliorée ». Cela peut s’expliquer par la proximité de la zone rurale à la zone urbaine de la région. C’est en tout cas dans la région de Louga où l’indice d’accès a le plus progressé avec un accroissement de plus de 80%. Suivent les régions de Diourbel et Ziguinchor (respectivement 60% et 54%), l’amélioration est cependant moins forte dans les régions de Thiès et Fatick (respectivement 32% et 43%).

L’Ansd conclut l’étude en relevant le faible accès aux services sociaux de base qui concerne près du quart des communautés rurales qui sont « vulnérables » tandis que plus de la moitié de leur population souffre d’une situation précaire par manque ou insuffisance d’infrastructures de base. En particulier, il est signalé que c’est dans ces communautés rurales défavorisées que l’accès à la santé et aux routes est de loin le plus faible.

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Crise de la dette : Geithner rappelle que les Européens doivent agir

Après que Barack Obama eut déclaré, lundi 27 septembre, que la crise de la dette dans la zone euro “effraie le monde” entier, le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, a rappelé dans la soirée que le monde a fait passer le message aux dirigeants européens qu’il était de leur responsabilité d’endiguer la crise de la dette.

“Durant le week-end, ils ont entendu le monde entier” leur dire “qu’il faut s’assurer de faire tout ce qu’ils peuvent pour rassurer les gens sur (leur) intention et (leur) capacité de contenir” la crise, a déclaré M. Geithner lors d’un entretien à la chaîne de télévision ABC.

Lors de réunions du FMI et du G20 organisées en fin de semaine à Washington, les Européens se sont accrochés à défendre leur plan élaboré le 21 juillet : outre une nouvelle aide à la Grèce de 160 milliards d’euros, il élargit le rôle du fonds européen de stabilité financière (FESF), autorisé à racheter de la dette publique. Mais beaucoup pensent qu’il faut aussi renforcer ses ressources, limitées à 440 milliards d’euros, ce qui paraît difficile vu l’opposition des responsables allemands.

“ILS ONT ENTENDU LE MESSAGE”

Autre problème qui accroît la nervosité des marchés : le plan du 21 juillet n’est toujours pas en vigueur. Il le sera d’ici à la mi-octobre, ont assuré les Européens. Pour M. Geithner, la crise européenne “commençait à nuire à la croissance partout, dans des pays aussi éloignés que la Chine, le Brésil et l’Inde, la Corée : (les Européens) ont entendu de nous le même message qu’ils entendent de la part de tous les autres, il est temps d’agir”.

Et de ce côté, “on les a entendus présager dans les réunions et en public qu’ils reconnaissent cela, ils ont reconnu la nécessité de renforcer (leur action), ils vont devoir mettre en place derrière cela un cadre financier bien plus puissant”, selon le ministre américain.

Samedi, dans une nouvelle manifestation d’impatience et d’inquiétude des Etats-Unis face à la crise de la dette dans la zone euro, Timothy Geithner avait appelé à la création d’un “pare-feu” contre cette crise pour éviter qu’elle n’emporte d’autres pays dans “des défauts de paiement en cascade”.

Le Monde

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