Archive | July, 2011

Blog de Yoro DIA

Y en marre du débat sur le fichier

Je dis souvent que Cheikh Gueye, le nouveau Ministre chargé des élections  et l’ambassadeur Bruno Diatta incarnent la continuité de l’Etat. Au delà continuité de l’Etat, ils incarnent l’équilibre qui permet à l’Etat du Sénégal de rester fort et debout malgré les secousses et errements consécutifs d’un pilotage à vue des autorités depuis 2000. Les hauts fonctionnaires et grands commis d’Etat comme  Cheikh Gueye et Bruno Diatta ont des contrats à durée indéterminée avec l’Etat alors que les élus comme Wade ont un contrat déterminé avec l’Etat que les citoyens peuvent ne pas renouveler à chaque élection. Ce sont ces hauts fonctionnaires de qualité qui sont l’avantage absolu du Sénégal. Sur les 12 millions de sénégalais, l’inspecteur Général d’Etat Cheikh Gueye a surement  et de loin le meilleur profil pour organiser  les élections. Il en a douze à son actif et aucune n’a été sérieusement contestée. Si on compare les élections organisées par Cheikh Gueye depuis les législatives de 1998 avec la catastrophe électorale de la Présidentielle de 1988  de celle 1996 organisée par Abdourahmane Sow , la république lui doit des honneurs. Des législatives de 1998 jusqu’aux locales de 2009 en passant par les deux tours de la présidentielle de 2000 et celle de 2007, Cheikh Gueye a organisé des élections que Diouf a gagné ( 1998), que Diouf a perdu ( 2000) et donc que Wade a gagné ( 2000 et 2007) que Wade a perdu (2009). Diouf est parti, les fonctionnaires de la Direction Générale des Elections sont restés, Wade partira, ils resteront car les régimes passent l’Etat demeure. L’opposition aurait du applaudir des deux mains la nomination d’une telle personne à la tête du Ministère chargé des élections parce que c’est la meilleure garantie de transparence qu’on peut avoir mais abandonner la contestation électorale obligerait l’opposition à se pencher sur les vrais questions et proposer des alternatives sur des questions comme l’énergie et non plus réduire le débat de la présidentielle au départ de Wade. C’est tellement plus facile de se concentrer sur le fichier électoral  qui devient bon quand on gagne avec et devient suspect quand on perd. La défaite de Diouf en 2000 et celle de Wade en 2009 sont la preuve que truquer des élections au Sénégal relève depuis longtemps du fantasme. L’argument qui consiste à dire que Cheikh Gueye est proche de Ousmane Ngom relève de la politique politicienne. Le DGE est un proche collaborateur de tous les ministres de l’Intérieur qui se sont succédés depuis le Général Lamine Cissé. Les Ministres comme Ousmane Ngom et les autres  sont dans le domaine du souhaitable alors que le DGE est dans le domaine du légal ( le code électoral).  C’est  ce qui permet aux fonctionnaires de la DGE de passer d’un régime à un autre et d’un ministre à un autre sans état d’âme. Y en a marre du débat sur le fichier  qui empoisonne la vie politique depuis 1983.  Il est temps pour un vrai débat entre opposition et majorité sur les vraies questions (Casamance, Énergie, Éducation, Politique extérieure).

Le trop plein plutôt que le vide

Le guide des égarés!  Vous connaissez ? C’est le titre du livre de Maimonide, un des mes auteurs préférés. Maimonide est un juif andalou qui a écrit ses chefs d’œuvre en arabe et qui est considéré comme un des meilleurs exégètes de la Thorah. Quand Wade dit qu’il n’a pas trouvé personne sur les 12 millions de sénégalais pour le remplacer il se prend le guide des égarés. Lui seul a la connaissance parfaite de la totalité et les 12 millions de sénégalais ne seraient que des ignorants. Je me suis mis un instant dans la peau du Président du Senat, de l’assemblée nationale ou du PM qui ont été obligés de chanter ses louanges quelques jours plus tard. Dans une fameuse conférence  de presse, interrogé sur sa succession, De Gaulle avait eu ses mots pleins de sagesse « A ma disparition, je ne crains pas le vide mais le trop plein ». Que notre cher Président se rassure, après son départ il ne faut pas craindre le vide mais le trop plein auquel il a beaucoup contribué en banalisant la fonction. Pour 2012, le Sénégal battra des record de candidature. Nous sommes des croyants, le prophète  et les quatre premiers khalifes sont tous partis et la terre continue à tourner autour du soleil qui ne connaitra pas une extinction parce que Wade a quitté le pouvoir.  La Ve république a survécu à De Gaulle, les Etats-Unis à Washington et le Sénégal survivra à Wade même s’il est convaincu que tout se qui s’est passé de Faidherbe à 2000 ne servait qu’a annoncer son arrivée et tout se passera après son départ ne sera que commentaire de son action comme la philosophie qui n’est rien d’autre qu’un long commentaire de Platon. Même si Wade part aujourd’hui il n’ y aura aucun chaos parce que contrairement à la Cote d’Ivoire le Sénégal a hérité un Etat de Senghor et de Diouf. Un Etat très solide. S’il ne l’était pas, il serait effondré depuis longtemps par les remaniements et réaménagements intempestifs de Wade qui gouverne par la tension permanente. Les héros de la république sont ces milliers de fonctionnaires anonymes qui dans le secret de leur bureau tiennent l’Etat sur leurs frêles épaules en attendant que le Sénégal voit s’il renouvelle le CDD qui le lie à Wade en 2012.

L’Afrique n’aide pas l’Afrique

Alors que le monde s’organise pour venir en aide à la corne de l’Afrique en proie à la famine, on n’entend nullement la voix de l’Afrique. Comme lors de terribles famines qui ont ravagé l’Ethiopie dans les années 80, le sursaut ne viendra pas du continent mais ailleurs. Pour l’Éthiopie, il y avait l’initiative USA for Africa avec le « we are the world », pour la corne cette année il y a peu de chance qu’il y ait « Africa for Africa » à moins que Wade ressuscite son fameux ONG « l’Afrique aide l’Afrique ». Ce qui se passe dans la corne de l’Afrique et plus particulièrement en Somalie est ahurissant. La famine fait des ravages et les shebbabs (les islamistes somaliens) comme Mengistu dans les années 80 en Ethiopie interdisent aux humanitaires d’accéder dans les zones qu’ils contrôlent. Aucune voix africaine ne s’est élevée pour condamner ce qui est un crime de masse par la faim. Quand il y a eu le tsunami en 2005, les pays asiatiques ont été submergés par l’aide venue d’occident qui traine aujourd’hui les pays pour la corne de l’Afrique. L’attitude de l’Occident est fort compréhensible. Le Tsunami est une catastrophe naturelle alors que la famine  en somalie  comme celle de l’Éthiopie est le fait des hommes qui utilisent la faim  comme arme de guerre.

Norvège : croisade anachronique

Aux États-Unis, il y a eu un avant et un après 11 septembre. En Norvège aussi il y aura un avant et un après Breivik.  Le massacre de d’Oslo est une preuve supplémentaire qu’il n’y a pas de terrorisme aveugle.  Breivik a réussi remettre en cause le contrat social norvégien fondé sur la paix et une très grande tolérance. Ce pays où l’on a probablement le meilleur saumon du monde a aussi avec Londres la police la plus courtoise  et la plus souriante du monde. Par son acte, Breivik vise à remettre en cause ce modèle pour le substituer à celui  de l’ordre très intolérant des chevaliers du temple pendant les croisades. Si la Norvège se referme sur elle-même  et répond par le tout sécuritaire, Breivik aura gagné.

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Orange et Google s’associent pour développer l’iOrange et Google s’associent pour développer l’internet mobile en Afrique

Les groupes français et américain ont signé mercredi un partenariat stratégique afin de proposer à leurs clients africains les services de Google en utilisant les infrastructures de téléphonie d’Orange.

Avec 60 millions de clients en Afrique, Orange continue de se développer sur ce marché. L’entreprise de télécommunication française a signé un partenariat avec Google. Leur objectif : « faciliter le lancement des services innovants proposés par Google partout en Afrique en utilisant l’infrastructure SMS d’Orange », indique un communiqué des deux groupes.

En étendant l’accès à l’internet mobile, cette association devrait contribuer à réduire la fracture numérique sur le continent.

Le principe de cet accord consiste à utiliser la technologie SMS qui fonctionne sur l’ensemble des réseaux mobiles (y compris GSM), permettant ainsi aux clients mobile d’Orange d’accéder à des services internet jusque-là réservés aux utilisateurs de smartphones et de l’internet haut débit (via les réseaux 3G, CDMA ou WiMax). Il offre aux clients d’Orange «  la possibilité d’utiliser les services de Google pour rester en contact via SMS » ajoute le communiqué.

Le service « Gmail SMS chat » étendu

« Les clients mobile en Afrique bénéficieront d’un large éventail de services tels que “Gmail SMS Chat”, un service de “chat” (discussion) en temps réel par SMS », ont expliqué les deux entreprises.

Ce service, déjà présent au Sénégal, en Ouganda et au Kenya, sera proposé dans les prochains mois aux clients d’Orange au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée. Il sera également testé en Égypte pour les clients de l’opérateur Mobinil. À plus long terme, c’est tout le réseau Orange en Afrique et au Moyen-Orient qui devrait profiter de ce partenariat.

Google et Orange disent chercher maintenant à étendre leur offre à d’autres services.

AFP

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La monnaie unique repart à la baisse, signe des inquiétudes sur la zone euro

L’euro est reparti à la baisse face au dollar, jeudi 28 juillet, pliant sous le poids d’un regain d’inquiétudes sur la crise des dettes en zone euro.

Vers 15 heures, la devise européenne valait 1,4265 dollar contre 1,4363 dollar mercredi à 23 heures. La monnaie unique européenne baissait également face au yen à 110,97 yens contre 111,98 yens mercredi soir.

L’EURO, MONNAIE NON GRATA

L’agence de notation financière Standard and Poor’s a annoncé mercredi qu’elle abaissait de deux crans, à CC contre CCC auparavant, la note de la dette de la Grèce, en raison du risque de défaut de paiement du pays. Standard and Poor’s a assorti cette note d’une “perspective négative”, signifiant ainsi qu’elle envisage une nouvelle dégradation dans les mois à venir.

L’agence estime que le nouveau plan d’aide à la Grèce de près de 160 milliards d’euros, sur lequel les dirigeants européens se sont entendus le 21 juillet (lire le texte de l’accord), “équivaut à un défaut partiel” de paiement et se traduira “probablement par des pertes pour les créanciers privés”.

Preuve de la défiance des investisseurs, les taux d’emprunt de l’Italie sur les marchés ont bondi jeudi lors d’une émission de 7,966 milliards d’euros d’obligations à moyen et long terme. Dans ce contexte, “l’euro est en train de devenir une ‘monnaie non grata’”, une devise dont s’écartent les cambistes, commentaient les analystes de Commerzbank.

LE DOLLAR CHUTE AUSSI

“Mais les choses ne se présentent pas beaucoup mieux de l’autre côté de l’Atlantique”, notaient les analystes. En effet, aux Etats-Unis, l’absence d’avancée dans les discussions entre républicains et démocrates pour relever le plafond de la dette américaine à cinq jours de l’échéance après laquelle le pays risque d’être en situation de défaut de paiement, pèse toujours sur le dollar, qui reculait face à la devise nippone à 77,79 yens contre 77,96 yens la veille.

Les investisseurs craignent notamment que cette crise ne débouche sur un abaissement de la note des Etats-Unis, même si un accord venait à être trouvé.

Le Monde

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Dette américaine : les républicains votent un plan de réduction, mais la crise persiste

Les républicains de la Chambre des représentants s’apprêtent à voter, jeudi 28 juillet, un plan de réduction des déficits qualifié de “politicien” par la Maison-Blanche. Menacé de veto par le chef de l’Etat, le texte est porté par le président de l’Assemblée, John Boehner, mais ne devrait pas être adopté au Sénat, où les démocrates sont majoritaires.

Ce plan, dans sa dernière version, prévoit une réduction des déficits de 915 milliards de dollars sur dix ans, en échange d’un relèvement du plafond de la dette de 900 milliards de dollars d’ici au 2 août, date butoir après laquelle, selon le Trésor, la première économie mondiale perdra sa capacité d’emprunt et risquera un défaut de paiement catastrophique. Un nouveau relèvement est envisagé début 2012, en pleine campagne pour les élections présidentielle et législatives de novembre.

Comprendre la crise de la dette américaine

Pour les démocrates, cette solution est inenvisageable : elle ne ferait que repousser le problème de six mois au risque de mettre “les Etats-Unis en péril” en les exposant davantage encore à une dégradation de l’évaluation de leur dette par les agences de notation financière. Le vote de jeudi initié par John Boehner “est un exercice de théâtre politique, intéressant, mais sans signification”, a jugé le chef de la communication de la Maison-Blanche, Dan Pfeiffer. “A un moment ou à un autre, les responsables de la Chambre vont devoir se concentrer sur la résolution du problème, pour que les Etats-Unis ne fassent pas défaut. Le compte à rebours est enclenché, et ils sont en train de faire du mal à l’économie”, a-t-il affirmé sur son compte Twitter.

Au Sénat, le chef de la majorité démocrate, Harry Reid, a lui aussi indiqué que le plan républicain serait rejeté dans la Chambre haute. “Dès que la Chambre aura terminé son vote, ce soir, le Sénat s’attaquera à cette proposition. Elle sera rejetée”, a-t-il assuré, avant d’ajouter qu’“aucun démocrate ne votera pour une mesure de court terme qui mettrait en danger notre économie et mettrait notre pays dans une situation intenable dans quelques mois”.

LA MAISON-BLANCHE RESTE OPTIMISTE

Le plan concurrent du Sénat, présenté par Harry Reid, prévoit 2 200 milliards de dollars d’économies sur dix ans, selon le bureau du budget du Congrès américain (CBO), une agence indépendante. Les démocrates souhaitent l’accompagner d’un relèvement du plafond de la dette suffisant afin de tenir jusqu’en 2013. M. Boehner s’est élevé contre un “chèque en blanc” que les élus accorderaient ainsi à Barack Obama, candidat à sa réélection.

Des semaines de discussions n’ont pas suffi pour trouver un accord sur un plan de réduction des déficits accompagné d’un relèvement du plafond de la dette, qui a atteint en mai sa limite de 14 294 milliards de dollars, soit presque 100 % du PIB. La Maison-Blanche assure qu’un compromis reste “essentiel et possible”, mais mercredi, pour la première fois, elle a laissé entendre que le Trésor préparait l’adaptation du fonctionnement de l’Etat fédéral après le 2 août en cas d’impasse persistante.

Le manque de progrès à Washington, couplé à des incertitudes sur le plan de sauvetage grec, a provoqué une grande nervosité des marchés européens jeudi : Francfort reculait de 1,55 %, Paris de 1,23 %, et Londres de 0,68 %, peu avant 14 heures. Au lendemain de fortes pertes, New York a ouvert sur une note quasi stable. Quatorze patrons de banques, compagnies d’assurances et autres établissements financiers de Wall Street ont en outre écrit jeudi au président Barack Obama et aux élus du Congrès, pour les “appeler instamment à parvenir à un accord cette semaine”.

Le Monde

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Karim Wade : “L’Etat déterminé à régler le passif social de la SENELEC”

Le ministre d’Etat en charge de l’Energie, Karim Wade, a affirmé mercredi après-midi que l’Etat du Sénégal est “déterminé à régler le passif social de la SENELEC”, marqué notamment par le retard dans le paiement des pensions à la retraite et des difficultés liées à la couverture sanitaire des travailleurs, a appris l’APS de source officielle.

M. Wade s’exprimait à l’issue d’une séance de travail avec les représentants des travailleurs de la SENELEC, conduits par le président de la Convergence des travailleurs de la société publique d’électricité, Mademba Sock.

‘’Nous prendrons toutes les dispositions pour nous assurer que la direction générale règle le passif social’’, a notamment dit M. Wade, affirmant que la SENELEC ‘’ne peut plus fonctionner sur la base des rémunérations qu’elle a connues dans le passé’’.

Selon lui, ‘’les salaires sont faibles, certains métiers risquent d’être perdus après le départ prochain à la retraite de plusieurs agents. C’est pourquoi nous voulons engager le processus d’allongement de l’âge de la retraite pour le porter à 65 ans’’.

‘’Nous sommes d’accord aujourd’hui que nous devons reconstruire le secteur de l’énergie qui est en amont du développement économique du Sénégal de façon a pouvoir engager l’éradication de la pauvreté, de création d’emplois et de lutte contre le chômage’’, a dit M. Wade.

Parlant du Plan Takkal, il a indiqué que le volet le plus important de ce plan et dont on a parlé le moins c’est le volet social. Pour lui, ‘’il n’est pas acceptable que dans une entreprise comme la SENELEC les travailleurs ne puissent aller sur les plateaux médicaux pour se faire soigner’’.

Auparavant, le ministre d’Etat Karim Wade avait fait un exposé détaillé sur les cinq volets du Plan Takkal.

Le premier de ces volets concerne le rétablissement de la confiance entre la SENELEC et sa clientèle par le déploiement de compteurs prépayés et intelligents.

Le deuxième volet du plan concerne la gestion de la demande dont la maîtrise permettra à la société de récupérer entre 40 et 60 MW grâce à la généralisation des lampes à basse consommation (LBC).

Le troisième volet présenté par M. Wade est relatif au renforcement des capacités de production de 150 MW par la location temporaire des centrales de 50 MW (déjà effectif) et 100 MW en septembre prochain.

Le quatrième et le cinquième volet concernent respectivement la sécurisation des approvisionnements en combustibles de SENELEC à travers un fonds de soutien à l’énergie, déjà fonctionnel et la restructuration financière de la SENELEC dont le passif est estimé à 286 milliards de FCFA.

Pour sa part, le syndicaliste Mademba Sock a affirmé que les discussions ‘’ont permis de recadrer les choses’’, soulignant que le ministre d’Etat ‘’a instruit le Directeur général de SENELEC à prendre les mesures idoines pour payer les IPM et le Fonds des pensions de retraite ainsi que le Fonds de promotion sociale’’.

‘’Cette initiative du ministre d’Etat est le support sur lequel nous pouvons nous appuyer pour consolider la SENELEC’’, a ajouté M. Sock. ‘’Nous avons toute une batterie d’informations qui nous a permis de partager dans la différence.’’

‘’Il y a des problèmes sur lesquels on s’entend, d’autres qui nécessitent des rectifications et des améliorations’’, a toutefois affirmé le responsable de la Convergence syndicale de SENELEC.

Pour lui, ‘’en dernière analyse, la chose la plus importante c’est qu’il y ait la qualité du service. L’intérêt c’est qu’on améliore la situation de SENELEC via l’amélioration de la situation des travailleurs’’.

Il a enfin salué l’initiative du ministre d’Etat Karim Wade relative à l’organisation d’un séminaire en septembre, pour se pencher sur tous les problèmes auxquels les travailleurs de l’entreprise sont confrontés.

APS

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Deuxième édition de la journée du fonio : 80 millions de francs pour la construction d’une unité de transformation du fonio à Hamdany

La cérémonie de lancement des travaux de construction d’une unité de transformation du fonio a été l’occasion choisie par la présidente des producteurs et productrices de fonio pour réclamer l’accès aux terres et à des semences.

La lutte contre la pauvreté dans la région de Sédhiou emprunte les habits de la revalorisation de la filière fonio. Cette culture qui était délaissée commence à connaître un regain d’intérêt auprès des paysans. La culture de cette spéculation est surtout pratiquée par les femmes qui rencontraient énormément de contraintes dans la chaîne des valeurs, de la production à la commercialisation en passant par la transformation. C’est pour mettre un terme à toutes ces difficultés que l’Ong belge Véco s’est engagée à construire une unité de transformation du fonio à Hamdany, dans la communauté rurale de Koussy.

La 2e journée du fonio, célébrée à Dakar, Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou a été l’occasion saisie par Aby Niabaly, la présidente de l’Union régionale des producteurs et productrices de fonio de Sédhiou (Urprofos) pour évoquer les problèmes auxquels son organisation est confrontée. Il s’agit, essentiellement, de l’accès à la terre et aux semences. En effet, ces producteurs qui avaient sollicité 30 hectares à la communauté rurale de Koussy, depuis le mois de mai, sont toujours dans l’expectative. Ils ont aussi exprimé un besoin de 7 à 8 tonnes de semences de fonio. Un retard qui inquiète beaucoup Cheikh Guèye, le coordinateur de l’Urprofos, surtout s’il persiste jusque dans la première décade du mois d’août.

Face à ces interpellations de l’organisation, le président du conseil rural de Koussy s’est dit disposé à affecter à cette structure les terres sollicitées pour un développement endogène. La même disponibilité à accompagner les producteurs et productrices de fonio a été exprimé par le Directeur régional du développement rural (Drdr) de Sédhiou. Amadou Baldé s’est engagé à prévoir Koussy et Diendé dans la répartition des 5 tonnes de fonio que ses services vont incessamment recevoir. Pour un succès du projet, le Drdr incitera les membres de l’Urprofos à augmenter leurs productions en revoyant les surfaces emblavées, en ciblant des variétés à cycles courts et surtout en se mettant au travail.

L’Urprofos qui fédère 14 villages et 15 groupements est accompagnée dans ce projet de revalorisation de la filière fonio par l’Ong Véco. D’après Emmanuel Sarr, chargé de programme à Véco, son organisation cherche à alléger les travaux féminins et à augmenter leur productivité. C’est dans ce cadre que s’inscrit la construction de l’unité de transformation du fonio qui, à terme, coûtera environ 80 millions de nos francs. ‘Il s’agira de transformer le fonio brut en fonio précuit et pouvoir le mettre à la disposition des ménages en milieu rural et urbain, à l’échelle nationale et même internationale’, avec des équipements à la pointe de la technologie, a ajouté Emmanuel Sarr.

Walf

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APPROVISIONNEMENT DU MARCHE EN SUCRE: La Css importe 70 000 tonnes

Il n’y a aucune hausse en vue sur le prix du sucre et les prix resteront les mêmes durant toute la période du mois de Ramadan. L’assurance a été donnée par Amadou lamine Niang, à l’occasion de sa visite, ce jeudi 28 juillet, des stocks de sucre entreposés par la Compagnie sucrière sénégalaise(Css) au niveau de la foire de Dakar. En tout ce sont 70.000 tonnes de sucre que la Css a importé pour parer à toute tension sur le marché national.

Le ministre du Commerce, Amadou lamine Niang, a été catégorique : il n’y aura pas de hausse sur le prix du sucre et il en sera ainsi pendant tout le mois de ramadan. «  Je le dis, je le répète il n’y a pas de hausse sur le prix du sucre dans les limites du territoire national.» Le ministre a ainsi donné l’assurance au terme de sa visite, ce jeudi 28 juillet, au niveau des pavillons Sénégal et Vert du Centre international pour  commerce extérieur du Sénégal (Cices), où la Compagnie sucrière du Sénégal (Css) a entreposé 39 000 tonnes de sucre cristallisés et en morceaux. Ces quantités de sucre en provenance du Brésil et de la Thaïlande sont destinées à assurer un approvisionnement correct du marché, dans un contexte de tension sur le prix de la denrée au niveau du marché mondial.

Ce sont au total 70 000 tonnes de tonnes de sucre dont 64 000 en sucre cristallisé et 6000 en morceaux qui ont été importées par la Css. Des quantités suffisantes pour couvrir les besoins mensuels du pays estimés à 11 000 tonnes en période normale et à 18 000 en période de ramadan, si on se base sur les chiffres de l’année dernière. « Du premier au dernier jour du ramadan, pas de changement sur les prix du sucre, sauf dans le bon sens », martèle Amadou Niang. Le ministre annonce dans la même veine un dispositif d’accompagnement pour faire respecter les prix. Les services de contrôle seront mis à contribution avec des moyens conséquents pour faire le travail comme il se doit et faire respecter les prix conformément à ce qui a été arrêté pour toutes les régions. Afin d’éviter le transfert de sucre vers les pays de la sous-région, affectés par la tension sur les stocks de sucre, le ministre annonce une mesure d’interdiction de l’exportation du sucre à partir du Sénégal. Selon Amadou Niang, ses services et ceux du ministère de l’Economie et des finances ont été instruits pour veiller à un respect « strict » de cette mesure. « La douane a été saisie pour éviter les transferts organisés, à défaut, les amoindrir au maximum », a fait savoir le ministre.

Par ailleurs, Amadou Niang en appelle à la « conscience citoyenne » des consommateurs pour défendre les prix fixés. Il les invite à prendre en charge une partie du combat : «  au lieu de se plaindre des distributeurs qui pratiquent les prix illicites, qu’ils constituent eux-mêmes leur système de défense par leur refus ou par la dénonciation. » Pour autant, le ministre refuse de jeter l’opprobre sur les associations consuméristes qui, selon lui, « doivent être soutenues » en attendant de les voir adopter le modèle des associations de consommateurs allemands, en créant une interface de dénonciation et d’information du consommateur. Un tel organe serait, à ses yeux, capable de vilipender les commerçants véreux dont la qualité des produits est douteuse.

Interpellé sur cette forte importation au lieu de la production, le directeur des ressources humaines et chargé de la communication évoque la « période de soudure » liée, selon lui, à l’arrêt des campagnes de la Css pour une durée de quatre mois, de juillet à septembre.

Sud Quotidien

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Jean-Claude Trichet esquisse les contours d’une confédération européenne

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, estime que la zone euro doit “formidablement renforcer sa gouvernance” et appelle les Européens à “une vision à long terme de l’évolution” de leurs institutions, dans une interview au Point.

Après l’accord intervenu le 21 juillet à Bruxelles sur le nouveau plan d’aide à la Grèce, Jean-Claude Trichet souligne dans l’édition du 28 juillet de l’hebdomadaire que le sommet “n’était évidemment pas conçu pour procéder à des bouleversements institutionnels”. “Cela dit, une réflexion des Européens sur leur vision à long terme de l’évolution des institutions européennes est à mon avis légitime”, affirme le patron de la Banque centrale européenne.

En tant que “citoyen” et “non comme président de la BCE”, il juge que “les Européens progresseront jusqu’à créer une confédération d’Etats souverains d’un type entièrement nouveau qui ne serait pas une imitation des Etats-Unis d’Amérique”. Actuellement, selon lui, “la zone euro dans son ensemble a moins de problèmes que les Etats-Unis ou le Japon, mais elle doit formidablement renforcer sa gouvernance”.

A l’issue du sommet sur la Grèce, le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande,, Angela Merkel ont promis d’ici à la fin de l’été des propositions pour améliorer la gouvernance de la zone euro, sérieusement mise à mal par la crise de la dette. M. Trichet a déjà, à maintes reprises, souligné la nécessité pour la zone euro d’une meilleure gouvernance. A long terme, il a plaidé notamment pour la création d’un ministère des finances afin de poursuivre le processus d’intégration économique, une proposition qui s’était immédiatement heurtée aux commentaires pessimistes des responsables politiques européens.

Le Monde

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Selon le FMI, la France devra faire des efforts supplémentaires pour réduire son déficit

Le Fonds monétaire international (FMI) a prévu mercredi 27 juillet un léger ralentissement de la croissance en 2012 à 1,9 % après une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 2,1 % attendue en 2011, dans son rapport annuel sur l’économie française. Le gouvernement français table de son côté sur une croissance de 2 % cette année et de 2,25 % l’an prochain.

Le rapport annuel du FMI sur l’économie française était sous embargo de publication à 17 heures, mais le ministre français de l’économie, François Baroin, l’a diffusé sans attendre ce délai.

Dans ce document, le FMI estime que la France devra probablement faire des efforts supplémentaires pour respecter ses engagements de réduction du déficit public en 2012 et 2013. Il prévoit en effet que la France ne parviendra pas à ramener son déficit public sous la barre des 3 % du PIB avant 2014, alors que le gouvernement envisage d’atteindre cet objectif dès 2013. L’institution de Washington table sur un déficit public de 5,7 % du PIB fin 2011, 4,8 % fin 2012, 3,8 % fin 2013 et 2,9 % fin 2014.

“DE NOUVELLES RÉFORMES DES SYSTÈMES DE RETRAITE ET DE SANTÉ”

La France s’est engagée à ramener son déficit de 7,1 % du PIB en 2010 à 5,7 % cette année, 4,6 % l’an prochain et 3 % en 2013. Mais pour cela, le gouvernement table sur une accélération de la croissance. Or, le FMI s’attend à une croissance de 2,1 % cette année et 1,9 % en 2012, puis 2 % en 2013. Le gouvernement français prévoit lui 2 % en 2011 mais espère faire mieux dès l’an prochain (2,25 %) et en 2013 (2,5 %).

Relevant que ses prévisions sont moins optimistes à partir de l’an prochain, le FMI redoute que, en l’état actuel des mesures annoncées, “le déficit ne recule plus lentement qu’envisagé”. Selon ses estimations, “atteindre l’objectif d’un déficit à 3 % du PIB en 2013 nécessite des mesures supplémentaires”.

Le Fonds estime aussi que la consolidation budgétaire à long terme en France nécessitera de nouvelles réformes des systèmes de retraite et de santé.

Le Monde

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Consommation : Le sucre sera disponible pendant le ramadan, rassure Amadou Niang

La Compagnie sucrière sénégalaise (Css) dispose d’un stock suffisant pour couvrir largement les besoins du marché local, a déclaré, mercredi, le ministre du Commerce, Amadou Niang, après une visite dans les magasins de l’usine de Richard-Toll. Le ministre du Commerce s’exprimait au terme d’une visite dans les magasins de la Css pour s’enquérir de la situation des stocks dans la perspective du mois de ramadan durant lequel la consommation en sucre connaît une forte augmentation.

Selon le ministre du Commerce, la Css a actuellement en stock ‘46 mille tonnes de sucre en morceau et 6 mille tonnes en cristallisé et va importer en début septembre 15 mille tonnes. Ce qui fera un total de 70 mille tonnes d’ici fin septembre’.

Comparativement à l’année dernière, M. Niang assure qu’aucun problème ne pourra se poser, si l’on sait que la consommation durant le mois de ramadan a été de 18 mille tonnes en 2010. ‘Pour mieux sécuriser la consommation, des mesures seront prises pour empêcher les transferts du sucre vers les pays limitrophes’, a dit M. Niang, appelant les services de la douane à s’impliquer pour cela.

Le ministre du Commerce s’est félicité des mesures prises par la Css pour augmenter sa production par de nouveaux investissements.

Il a aussi lancé un appel à la police et à la gendarmerie pour le respect des prix fixés par ses services pour 670 francs le kg du sucre en morceau et 620 francs pour le cristallisé. ‘Nous mettrons la volonté et l’ardeur qu’il faut pour que ces prix soient respectés’, a assuré M. Niang.

La Css dont la production annuelle tourne autour de 100 mille tonnes envisage, d’ici quelques années, de couvrir entièrement les besoins nationaux qui sont de 150 mille tonnes.

Notant l’instabilité dans le marché international du sucre et du riz également, les autorités ont pris la décision de sécuriser le marché local par la production, selon le ministre du Commerce qui a mis l’accent sur les efforts faits pour ‘favoriser’ les producteurs dans le cadre de la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance (Goana).

APS

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DEUXIEME ENQUETE DE SUIVI DE LA PAUVRETE AU SENEGAL: L’ANSD cible 18 000 ménages

La deuxième phase de l’Enquête de suivi de la pauvreté au Sénégal (ESPS II) qui cible cette année  quelque 18 000 ménages, a été lancée ce mercredi 27 juillet à Dakar.

Le démarrage de la collecte des informations devant toucher environs 20.000 ménages répartis dans l’ensemble des régions et départements du Sénégal, est prévu pour ce vendredi 29 juillet 2011 pour s’achever en octobre prochain. Le principal objectif dans la deuxième phase de l’Enquête de suivi de la pauvreté au Sénégal (ESPS II), lancée officiellement ce mercredi 27 juillet à Dakar et qui cible cette année  quelque 18 000 ménages, sera de « mesurer les changements intervenus depuis l’année 2005-2006 dans le domaine de la pauvreté, en corrélation avec les politiques programmes et projets mis en place par l’Etat », selon le Directeur général de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), Babacar Fall.

Ce dernier indique en outre qu’ « avec un tel échantillon, il sera possible de faire des analyses significatives devant permettre de satisfaire les acteurs de la décentralisation, soucieux du développement local“.

Globalement, l’ESPS II vise à “collecter des informations sur la pauvreté monétaire, la santé, l’emploi, la migration, l’accès aux services sociaux de base, les dépenses, les revenus, les conditions de vie ainsi que la perception que les Sénégalais ont de leurs institutions“.

Cette enquête qui suite à celle qui avait été menée en 2005/2006, devrait permettre, selon Djibril Ndoye, coordonnateur de l’ESPS II, « de fournir des données sur les conditions de vie des populations à travers les principaux indicateurs ; d’estimer la consommation des ménages et de déterminer sa structure ; d’identifier les ménages pauvres, de déterminer l’ampleur et l’évolution de la pauvreté monétaire et de mesurer les inégalités entre catégories sociales ; de connaître le point de vue des populations sur leurs propres conditions de vie et sur les institutions de l’Etat, sur leurs priorités et leurs attentes ainsi leur perceptions de qualité des services sociaux et la place du tissu social dans l’organisation des communautés“.

Avec un budget qui tourne autour de 800 millions de FCfa avec l’appui de la Banque mondiale (73,5 %), l’Agence canadienne de développement international, le Pund et l’Unfpa (10 %) et quelque 200 personnes seront mobilisées afin de renforcer les équipes permanentes de l’agence.

Quant aux résultats de l’enquête, ils sont prévus pour le mois de novembre et feront l’objet, en décembre, d’une publication.

Sud Quotidien

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Signatures de protocoles d’accord avec deux entreprises espagnoles et chinoises : L’Adepme déniche 20 mille emplois pour les jeunes des collectivités locales

Deux entreprises, espagnole et chinoise, viennent de signer un protocole d’accord avec l’Adepme pour le financement d’unités de formation et de production orientée vers l’exportation.Ces centres qui seront implantés dans les collectivités locales devraient générer, à termes, 20 mille emplois.

Dans le cadre du projet pour la promotion de l’employabilité des jeunes et le développement de l’entreprenariat, l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyenne entreprises (Adepme) a signé deux protocoles d’accord avec l’entreprise espagnole ‘Made in Africa’ et le cabinet New Africa Consulting, représentant au Sénégal de la société China Zhonghang international Technical&Economic Cooperation Co. Ces conventions seront matérialisées à travers des projets qui vont générer 20 mille emplois directs dans les collectivités locales, selon le directeur général de l’Adepme. ‘L’objet de la convention avec ‘Made in Africa’ est de contribuer au développement des métiers du bois, de la métallique et du graphisme par la mise en place d’une unité de formation et de production orientée vers l’exportation. Les Pme sélectionnées seront incubées dans ce centre et la totalité de leur production de mobiliers d’art achetée par ‘Made in Africa’’, annonce Marie Thérèse Diédhiou. Qui précise que ces projets constituent une aubaine pour les Pme. Lesquelles pourront ainsi renforcer leurs métiers, maîtriser de nouvelles technologies et accumuler des capitaux qui leur permettront à terme de conquérir, par elles-mêmes, d’autres marchés, notamment celui du mobilier national.

L’autre convention signée avec la société China Zhonghang International Technical & Economic Cooperation Co, Ltd, quant à elle, devra permettre de transformer 100 mille tonnes de manioc et de riz pour le marché local et la sous-région. Mais, annonce la patronne de l’Adepme, ‘30% de la production sera exporté en Chine’.

A travers ces conventions, les partenaires de l’Adepme vont construire plusieurs unités de formation dans les différentes capitales régionales du pays pour un financement total estimé à 4 millions d’euros, soit un peu plus de 2,6 milliards de francs Cfa. Et la région de Diourbel accueillera la toute première unité dans les prochains mois.

Magnifiant un tel projet pour son apport dans l’employabilité des jeunes, Marie Thérèse Diédhiou note que, en dépit des efforts déployés par les nombreuses institutions mises en place par le président de la République, qui a compris très tôt le caractère grave, pernicieux et systémique du problème du chômage des jeunes, le problème subsiste encore. ‘Le combat demeure loin d’être gagné : les structures d’appui de même que les fonds ont certes engagé des actions importantes en faveur de la promotion de l’emploi, en général, et de l’emploi des jeunes et des femmes, en particulier mais n’ont pas pu créer un effet d’entraînement important’, souligne-t-elle. En effet, selon elle, une étude menée par la Banque mondiale et le gouvernement du Sénégal pendant la période de janvier à juillet 2007 révèle que plus de 30% de la force de travail ne sont pas satisfaits car sous-occupés et désirant travailler plus. ‘Le salaire médian dans le secteur informel à Dakar ne dépasse pas 23.184 de francs Cfa par mois. Au total, il n’ya qu’une personne sur cinq qui travaille à plein temps au Sénégal, ce qui représente un taux élevé de dépendance, contribuant ainsi à mettre une pression constante sur le taux de pauvreté qui se situe à un peu moins de 50% des ménages’, relève-t-la patronne de l’Adepme. Qui fait, par ailleurs, remarquer que les dispositifs parallèles mis en place ont également montré leurs limites parce que les formations de même que le suivi post-financement ne sont pas certifiés.‘L’absence de transparence dans la distribution des crédits par les mutuelles et les difficultés liées au recouvrement montrent qu’il est nécessaire de repenser le schéma de financement des jeunes’, plaide Marie Thérèse Diédhiou.

Walf

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Très chères capitales

Luanda, N’Djamena, Libreville ou Dakar figurent parmi les villes où le coût de la vie est le plus élevé au monde pour les expatriés.

Luanda, ville la plus chère du monde pour les expatriés, devant Tokyo?? On a peine à le croire, et pourtant, l’enquête réalisée par Mercer, un cabinet américain de conseil en investissement, en atteste. L’étude, qui a porté sur 214 villes, s’est fondée sur le prix de quelque 200 biens et services (produits alimentaires, habillement, appareils électroménagers, logement, transports et loisirs). Résultat?: dix métropoles africaines apparaissent dans le top 50. N’Djamena (3e) dépasse Moscou (4e), Libreville (7e) est plus chère que Zurich (8e), Niamey (23e) devance Sydney ou Shanghai (24e et 25e).Étonnant?? Pas vraiment, dans la mesure où l’objectif de Mercer est de fournir aux multinationales une base pour calculer les primes d’expatriation de leurs salariés. Elle se fonde donc sur le prix de produits et de prestations de marques et de normes occidentales. Difficile, en effet, de trouver un fromage français AOC à Luanda au même prix qu’à Paris, ou un logement tout équipé et sécurisé pour le même loyer à N’Djamena, au Tchad, qu’à Amsterdam, aux Pays-Bas.

Pâte à tartiner« Tous les produits ne sont pas forcément beaucoup plus chers qu’en France, témoigne Cécile Fabre, expatriée en Afrique avec son mari depuis 2005. On note une différence importante sur les produits importés, comme par exemple la pâte à tartiner, les céréales, les produits laitiers, la charcuterie. » Efficacité de la logistique, qualité des infrastructures, taxes et coûts de transport pèsent sur le prix final des produits dès lors qu’ils ne sont pas fabriqués sur place.

« En ce qui concerne le logement, les loyers de Dakar, à prestations équivalentes, avoisinent souvent ceux de Paris », explique Cécile, qui a aussi vécu à Abidjan (classée 45e), à Cotonou, et s’apprête à emménager à Port-Gentil. Internet et télévision satellite, essentiels pour garder le contact avec son pays d’origine, sont aussi des postes de dépense qui peuvent être jusqu’à cinq fois plus élevés, faute d’offres concurrentielles.

Ce que l’étude occulte cependant, c’est l’adaptation des travailleurs étrangers aux réalités locales, et les économies réalisées sur certains produits de consommation courante comme les fruits et les légumes. « Au bout d’un certain temps, nous avons réduit l’achat de produits importés, raconte Cécile. À Abidjan, par exemple, les fruits – ananas, bananes… – ne coûtent presque rien. » Les modes de vie changent également. S’il est difficile de déjeuner correctement dans un restaurant parisien pour moins de 15 euros, il est aisé de trouver de bonnes tables pour trois fois moins en Afrique. « Nous sortons beaucoup plus », assure la jeune femme.

Enfin, le premier réflexe en arrivant dans une ville inconnue est de se rapprocher des quartiers où se regroupent les expatriés, comme les Almadies ou Fann Résidence à Dakar, Marcory ou Zone 4 à Abidjan. Là, les loyers sont élevés. Avec le temps, un couple peut trouver un logement meilleur marché, en rognant aussi un peu sur la surface?: 700?000 F CFA par mois (1?000 euros) à Dakar pour un 50 m2 neuf et meublé, contre 2 millions de F CFA (3?000 euros) pour un 100 m2. Et le fromage devient un plaisir rare, mais bien plus intense, lors des retours en France.

Jeune Afrique

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Dette : Barack Obama appelle l’opinion à convaincre les républicains

A Washington, les républicains ont fait du “compromis un mot grossier”, selon le président américain, Barack Obama : le bras de fer se poursuit entre la Maison Blanche et l’opposition. Lors d’une déclaration impromptue en soirée, lundi 25 juillet, M. Obama en a appelé à l’opinion publique pour qu’elle fasse pression sur les élus républicains afin qu’ils acceptent un compromis permettant de relever le plafond de la dette avant le 2 août, pour éviter le défaut de paiement. Il a accusé ce parti de transformer le peuple américain en “victime collatérale” de sa stratégie consistant à refuser, pour des motifs électoraux, tout compromis sortant du cadre de son propre plan (les républicains excluent ainsi toute hausse d’impôts des riches).

Il a aussi récusé l’idée du président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, de voter un relèvement du plafond de la dette pour neuf mois, ce qui “ne résoudrait rien (…), constituerait un grand danger” et relancerait le débat en mars, après le début de la campagne électorale présidentielle. Les républicains, a-t-il lancé, porteront l’entière responsabilité d’une dégradation de la note de la dette souveraine américaine par les agences de notation. M. Boehner a rétorqué : “Le président veut un chèque en blanc, ça n’arrivera pas.” La solution est simple, a-t-il ajouté : un accord sera trouvé avec le Sénat. “Si le président le signe, la crise qu’il a créée sera terminée.” Les Etats-Unis “ne peuvent faire défaut sur leurs obligations”, a-t-il assuré.

Les analystes jugeaient la probabilité d’un accord avec le Sénat (à majorité démocrate) inexistante. Les démocrates ont proposé des baisses des dépenses de 2 700 milliards de dollars (1800 milliards d’euros) sur dix ans avec l’assurance que les besoins de financement seraient couverts jusqu’en 2013. Les républicains envisagent une réduction des dépenses de 1 200 milliards de dollars sur dix ans, et un relèvement du plafond de la dette de 1 000 milliards, qui ne couvrira les besoins de financement que quelques mois. Pour le Fonds monétaire international (FMI), “les perspectives budgétaires à long terme restent inquiétantes”. L’institution a relevé sa prévision pour la dette publique du pays à 99 % du produit intérieur brut (PIB) en 2011, puis 103 % en 2012.

Le Monde

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MARCHE FINANCIER REGIONAL: Quand Sonatel tousse…

L’indice composé des dix valeurs les plus actives du marché, le BRVM 10, affiche un repli de -3,84% tandis que le BRVM Composite, constitué de toutes les valeurs admises à la cote, recule de -3,13% entre mai et juin dernier. Un repli mensuel essentiellement provoqué par la chute du principal moteur de la BRVM, le titre SONATEL SN, qui perd 5,31%.

Après avoir affiché le 29 juin dernier 136 480 de FCfa, son cours le plus bas depuis le début de l’année, l’action SONATEL SN perd 5,31% à 145 000 FCfa (elle était revenue à la hausse sur le dernier jour de cotation du mois). Même si la valeur des transactions sur le titre de la société des télécommunications du Sénégal représente 48,35% (2,3 milliards de FCfa) de la valeur mensuelle des échanges du marché pour 16 136 titres échangés, soit 57,37% du volume sectoriel mensuel, en tant que principal moteur de la BRVM, il entraîne ainsi le marché dans son plongeon, avec la baisse sensible constatée sur l’ensemble des indicateurs de la Bourse régional des valeurs mobilières(Brvm).

Le BRVM 10 qui regroupe les dix valeurs les plus actives du marché affiche une évolution à la baisse de -3,84% à 174,05 points soit une capitalisation de 2 639 milliards de FCfa. Le mouvement de baisse a contaminé toutes les valeurs admises à la cote dont l’indice BRVM Composite accuse une baisse de -3,13% soit une capitalisation de seulement 3 303 milliards de FCfa. Les deux indices de la BRVM représentent l’activité des titres du marché des actions qui a ainsi enregistré une baisse mensuelle de son activité de 11,93%, avec un volume total de seulement 973 282 titres transigés (contre 1 505 115 titres au mois de mai) pour une valeur globale de 4,75 milliards de FCfa.  Le marché obligataire suit la tendance globale et fléchit de 3,19%, à 587 milliards de FCfa.

Mais le marché a été également affecté par les moins-values enregistrées par les titres de capital PALM CI (-20,28%), TOTAL CI (-16,67%), FILTISAC CI (-14,06%), SIVOM CI (-9,94%), UNILEVER CI -9,13%) et ETI (-8,51%). Comme on le remarque, ce sont toutes des sociétés ivoiriennes que l’on retrouve dans les secteurs des « services publics », de l’ « agriculture », des « finances ». Le secteur « Services Publics » dont fait partie Sonatel conserve ainsi sa suprématie en termes de valeur des transactions et présente un volume de 28 128 titres échangés (2,89% du volume mensuel) pour une valeur globale de 2,49 milliards de FCfa, soit 52,4% de la valeur des échanges mensuels.

Quant au secteur « agriculture », il continue sur une même dynamique de hausse, notamment à travers le retour de l’action SOGB CI, qui enregistre une plus-value de 23,21%, à 34 500 FCfa grâce à la récente publication des états financiers 2010
de la société, présentant un bénéfice de 16,8 milliards de FCfa, presque quatre fois plus important que celui de l’année précédente (4,3 milliards de FCfa).
Le secteur « finances » reste animé essentiellement par l’action ETI qui totalise 882 319 titres échangés durant le mois de juin, soit 98,9% du volume sectoriel et 90,6% du volume global du marché, même s’il a clôturé le mois en recul de 8,51%, à 43 FCfa.

On peut se demander si le principal moteur de la BRVM ne subit pas encore les contrecoups de l’affaire Global voice dont la polémique autour du contrat de gestion des appels internationaux signé par le Sénégal au bénéfice de ladite société suscite encore des remous. Le marché avait connu un plongeon le 23 mai dernier du fait, principalement, de la chute de 7,5% du cours de l’action SONATEL qui était passé de 153.995 à 142.450 FCfa entre les 20 et 23 mai.

Sud Quotidien

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IMPOTS ET TAXES AU SENEGAL: Un serpent à sept têtes

Si la fiscalité constitue la recette pécuniaire de l’Etat par excellence, la multiplicité et la complexité des taxes imposées notamment sur les transactions relèvent souvent d’une hydre à sept têtes. Au Sénégal, les droits d’enregistrement et de timbre sont parmi les goulots qui nuisent au climat des affaires si cher aux autorités.

La motivation et l’application de la foultitude de taxes imposées au Sénégal sur les transactions relèvent parfois de la nébuleuse, en plus d’entraîner des coûts de gestion incroyables en termes de temps et de ressources. Il en va ainsi des droits d’enregistrement et de timbres relatifs notamment au transfert de propriété.

Dans le Doing business (document annuel de la Banque mondiale sur le climat des affaires dans le monde), c’est d’ailleurs un des indicateurs sur lequel le Sénégal brille par son mauvais classement dans ledit doing business 2011 passant de la 151ème à la 166ème place. On part du principe que, plus il est facile de transférer un bien, plus le propriétaire peut l’utiliser comme sûreté pour emprunter des fonds, et plus le préteur a des chances de se faire payer en cas de créance irrécouvrable.

Or, lenteurs, complexité et coût élevé pour accomplir les formalités d’enregistrement d’un titre de propriété (immeuble, terrain) sont au Sénégal les principales caractéristiques propres à freiner les transactions immobilières, limiter l’accès au crédit bancaire et en définitive entraver l’investissement privé et même, pousser les contribuables à la sous déclaration si ce n’est l’absence de déclaration. Il semble que la Dgid (Direction générale des impôts et domaines) a pris des actes qui auraient permis de réduire « considérablement » les délais de transfert de propriété, à la note circulaire n 00167 du 14 avril 2008 portant sur le délai d’enregistrement des actes, celle n° 00169 de la même date portant sur le délai de délivrance des autorisations de transactions immobilières. Il semblerait également que c’est resté sur le papier.

Par ailleurs, les droits d’enregistrement peuvent être fixes, proportionnels, progressifs ou dégressifs. Le coût serait de l’ordre de 20,6% de la valeur de la propriété. C’est énorme.

Le problème, c’est que ces frais sont utilisés comme instrument fiscal pour percevoir des recettes alors que normalement, les coûts de gestion d’une garantie sur un acte civil reviennent surtout aux parties civiles liées par cet acte  et non à l’Etat. A titre d’illustration, les recettes de DE(Droits d’enregistrement) ont représenté en 2009 quelque 3% des recettes totales du pays tandis que les recettes de Timbre l’ont été de 1,1% des recettes fiscales soit quelque 11 milliards de FCfa.

Economiquement coûteux

De plus, les montants des DE sont d’autant plus prohibitifs qu’ils entraînent un évitement fiscal, susceptibles de pousser les différentes parties à une transaction à ne pas enregistrer un contrat aux fins de réduire les frais de transaction, faussant ainsi la garantie juridique que le DE devrait assurer. Le risque de sous-évaluation des transactions s’en trouve ainsi accru, d’où des pertes fiscales importantes.
En outre, son assiette serait d’autant plus surdimensionnée qu’elle semble motivée par des considérations purement pécuniaires.

Idem pour le Droit de Timbre qui agrège moult frais, pour des services rendus par l’Etat et qui fonctionne finalement comme un prélèvement fiscal. Ce serait le cas pour les délivrances de passeport et de divers documents, entre autres. On ne compte plus le nombre de Timbres à payer pour la délivrance de cartes d’identité, de visas, d’autorisations de passeports, etc…

Si par exemple le Timbre sur les transactions était une taxe sur le chiffre d’affaires d’une entreprise, il n’a cependant plus sa raison d’être depuis l’introduction de la TVA. Autrement, cela relève d’une double taxation pour le même objet constituant ainsi, avec le DE, une fracture aux transactions et un couperet pour les agents économiques. Le montant des redressements pour défaut de Timbre serait d’ailleurs beaucoup plus élevé que le montant de la plupart des Timbres, eux-mêmes.

Sud Quotidien

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