Mis en service en fin 2009, le tronçon Patte d’Oie-Seven up de l’autoroute de l’Avenir sera payant à partir du 1er septembre prochain. Le concessionnaire, Senac Sa, l’a annoncé hier lors d’une visite de chantier avec la presse.
A partir du 1er septembre prochain, les usagers du tronçon Patte d’Oie-Seven up de l’autoroute de l’Avenir devront s’acquitter d’un péage s’ils choisissent d’emprunter cet axe routier. La Société Eiffage de la nouvelle autoroute concédée (Senac Sa), concessionnaire de l’ouvrage l’a fait savoir hier lors d’une visite de chantier suivie d’une conférence de presse. C’est en effet à la gare de péage de Cambérène que le directeur opérationnel de Senac l’a révélé à la presse tout en précisant qu’une campagne de communication sera également lancée pour une plus grande connaissance de l’utilisation d’une autoroute vis-à-vis du public sénégalais. ‘A partir du 1er septembre 2011, cette portion de l’autoroute sera payante pour tous les usagers qui l’emprunteront’, déclare Didier Payerne.
Ainsi, les automobilistes, arrivés à hauteur de la Patte d’Oie devront choisir entre la nationale N°1 pour circuler gratuitement et payer entre 200 et 800 francs Cfa, selon le type de véhicule, pour circuler librement sur cet axe de 4,5 kilomètres et entièrement construit par l’Etat du Sénégal. Et, selon les estimations du directeur opérationnel de la société concessionnaire, c’est plus de 20 mille véhicules par jour qui sont attendus sur l’autoroute. Ce qui, selon lui, devra générer plus de 200 millions de francs Cfa de recettes par mois pour le concessionnaire qui a en charge l’exploitation de l’autoroute pour 30 ans. Mais pour Gérard Senac, l’administrateur du groupe Eiffage Sénégal, les 15 premières années d’exploitation ne seront pas trop bénéfiques pour l’entreprise. Car, elle devra non seulement payer les charges, dont 150 employés qui travailleront sur l’autoroute, et rembourser les banques qui ont accepté de l’accompagner dans le financement de la seconde phase du projet. Cependant, Aminta Niane, directeur général de l’Apix, rassure sur la rentabilité du projet pour toutes les parties engagées. ‘Les études d’acceptabilité que nous avions réalisées ont montré que 90 % des conducteurs veulent payer pour aller plus vite. Avant la réalisation de l’autoroute, l’économie sénégalaise perdait plus de 120 milliards de francs Cfa à cause des embouteillages. On a attendu d’être dans une situation aussi contraignante pour réaliser une autoroute’, dit-elle. C’est pourquoi, dit-elle, l’Etat a voulu imposer certaines contraintes au concessionnaire pour ne pas le laisser fixer les prix comme il veut.
Rappelons que le budget global des quatre composantes du projet (travaux routiers, libération des emprises, construction du site de recasement et restructuration de Pikine irrégulier sud) est estimé à 380,2 milliards de francs Cfa. L’Etat a entièrement financé la phase 1 des travaux (Malick Sy-Patte d’Oie-Pikine), les indemnisations directes nécessaires à la libéralisation des emprises sur tout le tracé et une partie de la subvention pour les travaux de la phase 2 (Diamniadio – Pikine), soit un financement global, à partir du Budget consolidé d’investissement (Bci), de 193,5 milliards de francs Cfa.
La phase 2 de l’autoroute, Diamniadio – Pikine, est réalisée en partenariat public-privé (PPP) avec le Groupe Eiffage choisi à l’issue de la procédure de sélection du concessionnaire et qui va participer au financement à hauteur de 61 milliards de francs Cfa.
Walfadjri






