Archive | June, 2011

Le Mexicain Carstens critique les institutions financières internationales

Le Mexicain Agustin Carstens, qui a dû s’incliner face à Christine Lagarde pour la désignation à la tête du Fonds monétaire international (FMI), a critiqué mercredi 29 juin les institutions financières internationales, leur reprochant de ne pas appliquer à elles-mêmes les critères qu’elles imposent aux autres.

M. Carstens, gouverneur de la banque centrale du Mexique, a déclaré que sa candidature à la direction du FMI avait été un “vote de protestation” contre la manière dont les pays industrialisés gèrent les questions d’importance.

“La réalité, c’est que ces institutions nous ont toujours demandé de faire acte de transparence. Elles nous ont demandé d’adopter des principes démocratiques qu’elles n’appliquent pas elles-mêmes”, a-t-il dit à la radio mexicaine.

“Il est difficile à nombre de pays membres de recevoir, a fortiori d’accepter les recommandations du Fonds s’ils ne constatent pas que ces recommandations sont formulées par les meilleures personnes qui soient”, a-t-il continué.

Le Monde

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17e sommet de l’Union africaine : le Maep expliqué aux nuls

Dans le cadre du 17e sommet de l’Union Africaine, le 15e Forum des chefs d’État du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) se tiendra à Malabo, le 29 juin. Il a pour objectif d’encourager l’adoption par ses adhérents de pratiques et de normes visant à promouvoir la stabilité politique et l’essor socio-économique. Explications.

Créé en 2003, à la faveur de la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), le Maep est un instrument d’auto-évaluation auquel adhèrent librement et volontairement les membres de l’Union Africaine (UA).

Il a pour objectif d’encourager l’adoption de politiques, normes et pratiques visant à promouvoir la stabilité et l’essor socio-économique en vue d’accélérer l’intégration régionale et continentale. L’élaboration des rapports d’évaluation se fait sur la base de la transparence et en l’absence de toute sorte de pression politique ou manipulation diplomatique.

14 pays évalués entre 2006 et 2011

Pour adhérer au Maep, il suffit à l’État ayant décidé de se plier à l’exercice de ratifier un protocole d’accord issu de la Déclaration de l’UA. Ensuite l’adhérent est soumis à des évalutations échelonnées dans le temps. La première se fait dans les dix-huit mois suivant l’adhésion. Elle est suivie d’évaluations périodiques qui ont lieu tous les deux ou quatre ans. Le pays adhérent peut néanmoins sortir de cette périodicité en raison d’imprévus ou encore lorsqu’il est dans une situation annonçant une crise politique et économique persistante.

Depuis la création du Maep, une trentaine de pays* se sont engagés dans la démarche, dont 14** ont été évalués entre janvier 2006 et janvier 2011.

Structuration du Maep

La Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) sont les trois partenaires stratégiques du Maep.

Le Maep est composé de trois structures :

  • Le Forum des chefs d’État. Constitué des chefs d’État et de gouvernements des pays membres, il se réunit deux fois par an, généralement à la veille des sommets de l’UA. Après un mandat effectué, entre 2003 et 2007, par le président nigérian Olusegun Obasanjo, le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, achève son mandat de président du Forum. Le rwandais  Paul Kagamé est pressenti pour sa succession.
  • Le Panel des éminentes personnalités. Composé d’intellectuels et d’universitaires africains, il est en charge de superviser, en toute indépendance, le processus d’évaluation et d’en garantir l’intégrité. Après l’examen du rapport d’évaluation, le panel, dirigé par l’universitaire algérien Mohamed Seghir Babes, émet des recommandations au Forum.
  • Le secrétariat du Maep. Basé à Midrand, en Afrique du sud, cette structure d’appui technique et administratif, met en place une base de données sur la situation politique, économique et sociale des Etats membre. Cette banque de données est actualisée en permanence.

La Guiné équatoriale rejoint le Maep

À Malabo, le 15e Forum devra enregistrer l’adhésion de la Guinée équatoriale qui deviendra ainsi le 31e pays membre du Panel. Ensuite, les chefs d’État écouteront successivement le Béninois Thomas Yayi Boni, et le Burkinabé Blaise Compaoré. Après avoir été évalués en janvier 2008, pour le Bénin, et octobre 2008, pour le Burkina Faso, ces deux pays doivent soumettre un rapport d’étape sur la mise en œuvre des recommandations et suggestions qui leur ont été faites lors de la présentation de leur rapport d’évaluation.

(*) Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Gabon, Ghana, République du Congo, Kenya, Lesotho, Libéria, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao Tome y Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Tanzanie, Togo, Zambie et, depuis le 29 juin, la Guinée équatoriale.

(**) Les 14 pays ayant déjà été soumis à évaluation sont, par ordre chronologique : Ghana, Rwanda, Kenya, Afrique du Sud, Algérie, Bénin, Ouganda, Nigeria, Burkina Faso, Mali, Mozambique, Lesotho, Maurice et Ethiopie.

Jeune Afrique

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TRANSITION VERS LE NUMERIQUE: «Le Sénégal sera prêt en 2015»

Le Sénégal sera fin prêt avant l’échéance de 2015 pour le passage de l’analogie au numérique. Malick Ndiaye, président du comité national pour le passage au numérique, l’a assuré hier. Le représentant du ministre de la Communication a également demandé à l’Etat de rester « vigilant » pour éviter une Opa des privés sur le secteur.

Le Sénégal sera bel et bien dans le train du numérique. C’est l’assurance donnée par Malick Ndiaye, représentant du Ministre de la Communication et des Tic à l’atelier  sur la « transition de l’analogie au numérique dans l’audiovisuel ». A en croire le porte parole du ministre, la période de formulation est presque terminée, dans les deux prochaines années, notre pays pourra passer à l’essai pour la mise en œuvre de l’analogie dans l’audiovisuel.

Au moment où nombre de pays africains en sont encore à la phase de balbutiement des projets. Selon Isabelle Gross de « Balancing act », co-organisateur de l’atelier et auteur d’une étude des lieux et des enjeux du numérique en Afrique, moins de 10 pays ont déjà fait la transition, il s’agit du Maroc de l’île Maurice, du Kenya, Tanzanie entre autres, 10 pays sont en phase pilote, 14 pays ont lancé le processus, tandis que 23 autres non pas lancé le processus. Ce qui pose des doutes quant à la réalisation de cette transition sur le continent à l’horizon de 2015. Des doutes que M. Ndiaye a bien vite dissipés en mettant en avant le travail élaboré par le comité national pour le passage au numérique et qui a été mis sur pied en Août 2010. Avec ce comité, le Sénégal a mis en œuvre une stratégie avec la contribution de tous les acteurs de l’audiovisuel et des télécommunications et des associations de consommateurs. La stratégie de l’Etat est articulée sur quatre axes, une partie juridique, un volet infrastructures, un aspect contenu et une dimension communication.

Selon M. Ndiaye, ce passage implique beaucoup de choses dans le secteur de l’audiovisuel avec une amélioration  des capacités de diffusion des fréquences qui va passer d’une chaîne à cinq voire six chaines. Ce qui nécessite une mutualisation de toutes les ressources en fréquence audiovisuelle.

Cette innovation va entrainer une réorganisation juridique, et une « re- planification » des fréquences, une mission de l’Artp. La transition  permettra de transporter internet et des données et d’améliorer la couverture audiovisuelle du Sénégal et participera grandement à la réduction de la fracture numérique.

Pour le consommateur, des coûts supplémentaires seront induits par le passage au numérique, ils devront changer de téléviseur ou acheter des adaptateurs et décodeurs qui pourront leur revenir à plus de 50.000 FCfa. Mais, rassure le représentant du ministre, « l’Etat va travailler à faciliter l’accès des populations à ce matériel » et il ajoute que les infrastructures seront réalisées par les pouvoirs publics car cela entre dans le cadre des missions du service public de l’audiovisuel.

Toutefois, le représentant du ministre et coordonnateur du comité national pour le passage au numérique, lance une alerte pour que l’Etat ne laisse pas les opérateurs privés faire une Opa sur le numérique. Il se poserait alors une question de perte de culture car les privés ne sont intéressés que par le gain.  « Il faut faire très attention. C’est une question de souveraineté. Il ne faut pas qu’on laisse les autres opérateurs étrangers faire une OPA sur l’audiovisuel »’, a averti, mercredi, Malick Ndiaye, au cours d’un atelier sur la transition de la radiodiffusion numérique au Sénégal.

‘’Si nous n’y prenons garde dans les conventions et les accords que nous signons, ils vont racheter à des dizaines de milliards la gestion de l’audiovisuel à travers le passage au numérique soit disant qu’ils vont nous offrir la technologie’’, a fait savoir M. Ndiaye

Walf

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Tronçon Patte d’Oie-Seven up : Les péages vont démarrer le 1er septembre

Mis en service en fin 2009, le tronçon Patte d’Oie-Seven up de l’autoroute de l’Avenir sera payant à partir du 1er septembre prochain. Le concessionnaire, Senac Sa, l’a annoncé hier lors d’une visite de chantier avec la presse.

A partir du 1er septembre prochain, les usagers du tronçon Patte d’Oie-Seven up de l’autoroute de l’Avenir devront s’acquitter d’un péage s’ils choisissent d’emprunter cet axe routier. La Société Eiffage de la nouvelle autoroute concédée (Senac Sa), concessionnaire de l’ouvrage l’a fait savoir hier lors d’une visite de chantier suivie d’une conférence de presse. C’est en effet à la gare de péage de Cambérène que le directeur opérationnel de Senac l’a révélé à la presse tout en précisant qu’une campagne de communication sera également lancée pour une plus grande connaissance de l’utilisation d’une autoroute vis-à-vis du public sénégalais. ‘A partir du 1er septembre 2011, cette portion de l’autoroute sera payante pour tous les usagers qui l’emprunteront’, déclare Didier Payerne.

Ainsi, les automobilistes, arrivés à hauteur de la Patte d’Oie devront choisir entre la nationale N°1 pour circuler gratuitement et payer entre 200 et 800 francs Cfa, selon le type de véhicule, pour circuler librement sur cet axe de 4,5 kilomètres et entièrement construit par l’Etat du Sénégal. Et, selon les estimations du directeur opérationnel de la société concessionnaire, c’est plus de 20 mille véhicules par jour qui sont attendus sur l’autoroute. Ce qui, selon lui, devra générer plus de 200 millions de francs Cfa de recettes par mois pour le concessionnaire qui a en charge l’exploitation de l’autoroute pour 30 ans. Mais pour Gérard Senac, l’administrateur du groupe Eiffage Sénégal, les 15 premières années d’exploitation ne seront pas trop bénéfiques pour l’entreprise. Car, elle devra non seulement payer les charges, dont 150 employés qui travailleront sur l’autoroute, et rembourser les banques qui ont accepté de l’accompagner dans le financement de la seconde phase du projet. Cependant, Aminta Niane, directeur général de l’Apix, rassure sur la rentabilité du projet pour toutes les parties engagées. ‘Les études d’acceptabilité que nous avions réalisées ont montré que 90 % des conducteurs veulent payer pour aller plus vite. Avant la réalisation de l’autoroute, l’économie sénégalaise perdait plus de 120 milliards de francs Cfa à cause des embouteillages. On a attendu d’être dans une situation aussi contraignante pour réaliser une autoroute’, dit-elle. C’est pourquoi, dit-elle, l’Etat a voulu imposer certaines contraintes au concessionnaire pour ne pas le laisser fixer les prix comme il veut.

Rappelons que le budget global des quatre composantes du projet (travaux routiers, libération des emprises, construction du site de recasement et restructuration de Pikine irrégulier sud) est estimé à 380,2 milliards de francs Cfa. L’Etat a entièrement financé la phase 1 des travaux (Malick Sy-Patte d’Oie-Pikine), les indemnisations directes nécessaires à la libéralisation des emprises sur tout le tracé et une partie de la subvention pour les travaux de la phase 2 (Diamniadio – Pikine), soit un financement global, à partir du Budget consolidé d’investissement (Bci), de 193,5 milliards de francs Cfa.

La phase 2 de l’autoroute, Diamniadio – Pikine, est réalisée en partenariat public-privé (PPP) avec le Groupe Eiffage choisi à l’issue de la procédure de sélection du concessionnaire et qui va participer au financement à hauteur de 61 milliards de francs Cfa.

Walfadjri

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Analyse: Trop cher pétrole !

La hausse du baril de pétrole sur les marchés mondiaux n’est pas près de s’arrêter. Aux causes structurelles dues au déséquilibre de l’offre et de la demande s’ajoutent des causes conjoncturelles – comme la crise libyenne.

L’Agence internationale de l’énergie, qui représente les intérêts des pays industrialisés, s’est dite mercredi 8 juin « déçue » par la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de ne pas relever ses quotas de production, mettant en garde contre une hausse des prix.

Un comité de l’Opep avait préconisé un relèvement de 1 million à 1,5 million de barils par jour supplémentaires, afin de compenser la perte des trois quarts de la production libyenne et d’éviter une nouvelle hausse du prix du baril – aujourd’hui au-dessus de 100 dollars – qui pourrait casser la reprise mondiale. L’Iran, le Venezuela et l’Algérie se sont opposés à une telle mesure, qui risquait de provoquer un recul des prix pétroliers, donc des recettes dont ils ont grand besoin pour poursuivre des politiques sociales extrêmement généreuses destinées à éviter la grogne populaire – on a vu ses effets ravageurs sur les pouvoirs tunisien et égyptien.

Qu’on se rassure?: la pénurie n’est pas pour demain, comme l’a rappelé le 6 juin le patron de Total, Christophe de Margerie. Les pays de l’Opep dépassent allègrement leurs quotas et l’Arabie saoudite fournit une bonne partie des barils libyens manquants depuis le mois d’avril.

Reste que les marchés ne sont pas bêtes et qu’ils savent que la demande mondiale de pétrole progresse à peu près trois fois plus vite que l’offre de barils. C’est dire si les cours demeureront animés de mouvements erratiques, avec des poussées de fièvre suivies d’effondrements en panique de la part des fonds d’investissement, au gré des nouvelles sur la croissance des États-Unis ou de l’Europe, ou encore sur le refroidissement en cours de l’économie chinoise.

Ces hoquets ne sont pas bons non plus pour l’alimentation des pays en développement, si l’on en croit la Banque mondiale, qui vient de calculer qu’un doublement du prix du pétrole provoque, via les engrais, la mécanisation, le transport et le stockage réfrigéré des récoltes, une hausse de 20 % à 30 % des prix des produits agricoles. Pour son malheur, l’homme se « nourrit » aussi de pétrole.

Jeune Afrique

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Après le “printemps arabe”, la BAD fait sa révolution

La Banque africaine de développement (BAD) doit arrêter dans les mois à venir sa stratégie pour 2012-2016. Marquée par les révoltes en Afrique du Nord, l’institution – sous l’impulsion de son président, Donald Kaberuka – devrait élargir son champ d’action au-delà du seul jeu économique. Et se libérer de la tutelle des États.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sur le papier. « L’économie de l’Afrique connaîtra une croissance de 5,6 % à 6 % cette année. Certains pays tableront même sur une croissance à deux chiffres. Comme on pouvait s’y attendre, les événements en Afrique du Nord ont entraîné des perturbations de l’activité économique, mais les fondamentaux dans cette région demeurent favorables à moyen terme », résumait Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD), dans son discours d’ouverture des assemblées générales de l’institution panafricaine, qui se sont déroulées les 9 et 10 juin à Lisbonne.

Dans les faits, ces résultats prometteurs sont à relativiser à la lumière des manifestations à répétition, des troubles, des conflits et des révolutions qui secouent l’Afrique du Nord depuis la fin de 2010. « Le feu couve sous la cendre. Les populations en quête de meilleures conditions de vie ne peuvent plus se satisfaire de simples statistiques, fussent-elles impressionnantes », a-t-il martelé à Lisbonne devant le Conseil des gouverneurs, la plus haute instance de décision de la banque, qui réunit les représentants de ses 77 pays actionnaires.

Un constat s’est imposé à Lisbonne. Le développement de l’Afrique – et l’action de la BAD – ne peut se réduire à des chiffres bruts?: croissance du PIB, volume des investissements étrangers, balance commerciale. L’exemple tunisien a frappé les esprits. Le pays était cité comme un modèle de développement, avec une croissance moyenne de 5 % par an depuis 2000 et une gestion saine, puisque le budget de l’État respectait même les critères de Maastricht. Le déficit public pointait sous les 3 % du PIB. Mais rien, ou presque, sur la montée de la corruption et l’explosion du taux de chômage des jeunes diplômés, passé de 1 % à 30 % entre 2000 et 2010. Par confort?? Avec la révolution, le modèle s’est effondré comme un château de cartes. Le 2 juin, Donald Kaberuka s’est rendu dans la région du Kef, l’une des plus déshéritées du pays, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Tunis – où siège la BAD. « Nous étions si près de cette misère et nous n’avons rien vu », a-t-il confié en substance à ses proches, selon un conseiller.

Bug

Donald Kaberuka est convaincu qu’il faut agir. Vite. Et tirer les leçons du bug tunisien. « L’explosion de mécontentement en Afrique du Nord et, depuis peu, dans des parties de l’Afrique subsaharienne est un mélange détonant ayant pour ingrédients le chômage des jeunes, l’exclusion économique et sociale et l’absence d’une démocratie digne de ce nom », a-t-il analysé à Lisbonne. Et d’enfoncer le clou?: « L’absence de perspectives économiques a constitué la matière explosive de la déflagration et les échecs de la gouvernance politique en ont été le détonateur. »

L’urgence est là. La BAD craint la contagion. « On ne veut pas qu’il y ait le feu partout », explique Nono Matondo-Fundani, directeur régional pour l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie. Lancé dans une course contre la montre, le président de la banque de développement a tracé à Lisbonne les pistes de sa stratégie pour 2012-2016. De son propre aveu, l’action de la BAD doit être repensée et se nourrir des événements actuels. Une vraie révolution. « Nous devrons réorienter nos indicateurs, qui étaient beaucoup trop axés sur les investissements, certes impératifs, dans les infrastructures. Mais nous n’avons jamais étudié leur impact sur le développement des pays et le chômage des jeunes », explique Nono Matondo-Fundani.

Et de poursuivre l’autocritique?: « Ne nous voilons pas la face, nous avons travaillé sur des données qui nous venaient des gouvernants. Nous devons nous remettre en question. Et comprendre pourquoi nous n’avons pas été assez attentifs aux problèmes sociaux. Il nous faut redéfinir notre stratégie de coopération avec les États et multiplier nos sources d’informations pour réaliser des analyses plus fines des pays. La BAD doit avoir un esprit plus critique afin d’aider les pays à mieux définir leur stratégie de développement. » Sur le terrain, les équipes de la BAD élargiront leur base de contacts aux chefs d’entreprise et aux organisations patronales, aux syndicats, aux ONG… et même à l’opposition.

Laboratoire

Épicentre de la déflagration actuelle, l’Afrique du Nord sert de laboratoire pour expérimenter ce cadre d’action et les nouvelles priorités de la BAD. Début juin, juste avant Lisbonne, Tunis a obtenu 500 millions de dollars (environ 350 millions d’euros) de la banque de développement, injectés directement dans le budget de l’État. « Nous avons travaillé avec les autorités, les entrepreneurs et la société civile pour définir les priorités », précise Jacob Kolster, directeur régional pour l’Égypte, la Libye et la Tunisie. Cet argent frais doit renforcer la gouvernance économique, politique et sociale de la Tunisie, aider à la lutte contre le chômage des jeunes diplômés et redresser les déséquilibres économiques qui minent le pays. Et, déjà, des discussions sont amorcées pour doubler avant la fin de l’année les moyens débloqués par la banque panafricaine pour Tunis.

Des négociations sont aussi en cours en Égypte. Un appui budgétaire de 700 millions de dollars est quasiment conclu. Et une enveloppe totale de 1,5 milliard de dollars pourrait être débloquée pour soutenir l’économie du pays dans les douze à dix-huit mois. Elle financera le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien), le soutien des services publics aux populations les plus démunies et à la création d’emplois pour les jeunes chômeurs diplômés, comme à Tunis.

De son côté, le Maroc, premier « client » de la BAD avec 2,1 milliards de dollars de soutien financier pour 2007-2011, n’échappe pas à la tendance. Le 19 juin, une mission de la banque s’est rendue à Rabat pour entamer les discussions sur le contenu du futur programme.

Jeune Afrique

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Plus de 389 milliards FCFA seront investis dans le secteur d’ici 15 ans

Le Plan d’investissement dans le secteur de l’élevage sur les 15 prochaines années porte sur 389,311 milliards de francs CFA, indique le document d’orientations stratégiques et axes programmatiques présenté à mardi à Saly (Mbour) à l’atelier de validation du Plan national de développement de l’élevage (PNDE 2).

Le PNDE 2 prône le renforcement du cadre institutionnel dans la perspective de l’amélioration de l’élevage. Il est soumis depuis mardi à la validation par les responsables et acteurs du secteur qui se réunissent à Saly.

Le Plan d’investissement est décliné en projets et programmes inscrits au Plan national de d’investissement agricole (PNIA) dans le cadre du programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (PDDAA/NEPAD).

Ces projets et programmes ont fait l’objet d’une évaluation économique en termes de valeur ajoutée, selon le document d’orientations stratégiques et axes programmatiques.

Le PDDAA, dont l’objectif est d’éradiquer la faim et de réduire la pauvreté, invite les gouvernements africains à consacrer 10 % de leurs budgets au secteur de l’agriculture.

Dans ce cadre, l’année 2008 a été marquée par des ré-allocations budgétaires pour soutenir le pouvoir d’achat des populations face à la flambée des prix des denrées alimentaires.

APS

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Délestages : la situation va s’améliorer début juillet selon Ibrahima Sar

Le ministre délégué chargé de l’Energie, Ibrahima Sar, a regretté les perturbations intervenues ces dernières heures dans la distribution de l’électricité, soutenant que la fourniture en électricité au Sénégal ‘’va enregistrer début juillet une amélioration assez significative dans la qualité du service’’.

‘’Le mois de juillet va être marqué par des événements positifs qui annoncent une amélioration assez significative dans la qualité du service’’, a notamment dit M. Sar dans un texte transmis mardi à l’APS par ses services.

M. Sar a énuméré ‘’plusieurs facteurs pour expliquer la situation de perturbation dans la fourniture de l’électricité qui a sévi ces derniers jours à Dakar et dans certaines villes du pays’’, selon la même source.

Parmi ces facteurs, il a indiqué des difficultés de la Société nationale d’électricité (SENELEC) pour disposer du combustible à temps.

‘’Ces difficultés sont liées à la fin du contrat entre la SENELEC et son principal fournisseur, ITOC au moment où la société de l’électricité doit à son fournisseur des arriérés estimées à plus de 20 milliards de FCFA. Les financements pour apurer très prochainement cette dette ont été trouvés’’, a expliqué M. Sar cité par le communiqué.

Le deuxième facteur, selon lui, est relatif ‘’à la panne de 4 à 5 groupes du fait de l’état vétuste des centrales de la SENELEC qui datent de plus de 20 ans’’. ‘’Enfin le troisième et dernier facteur est lié au programme de réhabilitation des centrales qui nécessite l’arrêt de certaines machines. Cette réhabilitation est nécessaire dans la mesure où elle nous permet au moment où on aura plus besoin des centrales (hivernage) qu’on puisse les avoir en pleine puissance’’, a-t-il expliqué.

Réagissant à l’information selon laquelle une grève du Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) serait à l’origine des coupures, le ministre délégué a affirmé : ‘’selon les éléments d’information dont nous disposons, le SUTELEC n’est pas responsable de la situation’’, mentionne le texte.

Des mouvements de protestation ont été organisés, lundi, par des jeunes, contre les coupures intempestives de l’électricité à Dakar et dans certaines localités du pays. Ces mouvements de protestation ont provoqué d’importants dégâts avec notamment le saccage d’agences de la SENELEC et de plusieurs édifices publics.

APS

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Fonds monétaire international : Christine Lagarde élue directrice générale

Christine Lagarde, choisie mardi pour diriger le Fmi, a déclaré que son objectif premier serait que l’institution continue dans la même voie et a appelé à une entente nationale en Grèce.

La ministre française de l’Economie et des Finances entamera son mandat à la tête du Fonds monétaire international le 5 juillet dans un contexte de crise des dettes publiques en Europe et plus particulièrement en Grèce, où les marchés redoutent un défaut de paiement. Christine Lagarde, première femme à diriger le Fmi après dix hommes, a été soutenue par l’Europe, les Etats-Unis et des pays dits émergents comme la Chine, la Russie et le Brésil. Elle succède à Dominique Strauss-Kahn, qui a démissionné en mai après avoir été inculpé pour tentative de viol à New-York et qui clame son innocence. ‘L’action du Fmi doit être pertinente, proactive, efficace et légitime, pour assurer une croissance plus forte et durable, la stabilité macroéconomique et un avenir meilleur pour tous’, a dit Christine Lagarde dans un communiqué. ‘Le Fmi a été au service de ses 187 pays membres pendant la crise économique et financière mondiale, ce qui l’a amené à évoluer profondément. Mon objectif premier à la tête de notre institution sera de faire en sorte qu’elle continue dans cette voie avec la même détermination et le même engagement’, poursuit-elle.

Appel à l’unité en Grèce

Sur Tf1, la ministre française a appelé l’opposition grecque à une entente nationale avec le parti au pouvoir pour sortir le pays de la crise. ‘Si j’ai un message à faire passer ce soir concernant la Grèce, c’est un appel à l’opposition politique grecque pour qu’elle rejoigne dans une entente nationale le parti qui est actuellement au pouvoir. Il y va vraiment du destin d’un pays, de sa sécurité’, a dit la ministre.Interrogée sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, elle a répondu : ‘C’est le scénario du pire qu’il faut impérativement et par tous les moyens éviter.’

Quant à la situation de l’économie française à l’heure de son départ à Washington, Christine Lagarde a déclaré : ‘Nous avons tenu le pays face à la crise dans des conditions qui sont probablement les meilleures en Europe actuellement.’

Agustin Carstens, le gouverneur de la banque centrale du Mexique qui était en concurrence avec Christine Lagarde, lui a adressé tous ses voeux de réussite. ‘Je salue le choix de Christine Lagarde comme directrice générale du Fmi ; je lui souhaite le meilleur et elle a tout mon soutien’, a-t-il dit dans un communiqué. La présidence française a salué sa désignation. ‘C’est une victoire pour la France’, souligne l’Elysée dans une déclaration. ‘La présidence française se réjouit qu’une femme accède à cette importante responsabilité internationale’, ajoute la déclaration.

Reuters

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RELEVEMENT DU TAUX DE BANCARISATION AU SENEGAL : La solution du mobile

La problématique du taux de bancarisation qui tournerait autour de moins de 10% au Sénégal suscite des vocations. A côté de la banque centrale, les opérateurs téléphoniques veulent apporter leur pierre à l’édifice à travers le service de payement par le mobile ou mobil banking.

Banques, systèmes financiers décentralisés et opérateurs se sont engouffrés dans la brèche de la bancarisation à travers le système de payement via le mobile, pour rendre certains de leurs services plus accessibles. Une ouverture perçue comme un moyen susceptible de contribuer à relever le taux de bancarisation au Sénégal, vu le taux de pénétration très élevé de la téléphonie mobile dans le pays. En 2010, il a été souligné que 8,24 millions de personnes l’utilisent.

Le premier événement du Mobile Monday qui, selon Mme Christelle Schaff de Pace Université (New York) et responsable au projet Mobile Sénégal, est une plateforme communautaire libre de l’industrie mobile, tenu hier, lundi 27 juin à Dakar, a permis de s’en rendre compte. Cette rencontre qui avait pour thème : « Mobile Money : Perspectives et Enjeux pour le Sénégal », a permis de démontrer comment les services de payement via le téléphone portable peut contribuer à relever le niveau de bancarisation.

Le chef du département Mobile Payment à Orange Sénégal, M. Laurent Marie Kiba a fait savoir que « le mobile payment contribue à la bancarisation parce que nous ciblons essentiellement les clients qui n’ont pas de compte bancaire. On leur donne la possibilité de payer directement par leur mobile, d’avoir un compte argent pour faire les mêmes opérations, à peu près, qu’un compte bancaire, excepté l’octroie de crédit et la rémunération du compte ». Et d’ajouter : « Les clients peuvent faire des retraits et dépôts d’argent, épargner à travers leurs comptes mobile sachant que ce n’est pas rémunéré. Ce qui est même une sécurisation des avoirs ». M. Kiba de Sonatel a fait savoir que c’est « partant du taux de bancarisation très faible, qu’on essaye de donner une réponse en proposant à tous les clients la possibilité d’avoir sur le mobile un porte-monnaie électronique ».

Pour lui, « avec ce système, il n’y a pas de concurrence avec les banques mais plutôt on complète leurs actions parce qu’aujourd’hui les banques adressent essentiellement une offre à des clients qui ont une activité ou une rémunération mensuelle alors que le mobile banking au Sénégal se positionne surtout par rapport à des clients qui sont non bancarisés, non bancarisables et qui ont un revenu minimum ».

M. Kiba a précisé, par la même occasion que pour les clients bancarisés, le mobile banking ne leur sert qu’à payer les factures alors qu’il offre beaucoup de possibilités à ceux qui ne sont pas bancarisés. Ce qui, à son avis, n’est pas une discrimination parce que : « quand on est bancarisé, la banque vous donne des moyens de transferts de compte à compte, de payement par chèque, de virement bancaire. Ce qui montre que les clients bancarisés ont déjà une offre qui leur ait déjà proposé par leur banque. Nous, on vient en complément. On essaye de donner la même chose à des clients exclus du système bancaire. Ce n’est pas une discrimination.».

Dans cette même dynamique, il a confié qu’il y a des projets avec des Institutions de microfinance (Imf) sur la distribution.

Sud Quotidien

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Google investit 102 millions de dollars de plus dans le parc éolien Alta

Avec ce nouvel apport à un parc éolien dans le sud de la Californie, qui dépassera un gigawatt à la fin de l’année, Google a investi 700 millions de dollars cette année dans les énergies renouvelables.

Google réinvestit 102 millions de dollars (72 millions d’euros) dans le parc éolien Alta (Alta Wind Energy Center, ou AWEC), pour sa tranche de 168 mégawatts Alta V. Cet investissement s’ajoute à celui de 55 millions de dollars déjà fait le mois dernier par Google, pour une tranche de 102 MW, Alta IV.

Alta s’annonce comme un des plus grands parcs éoliens du monde, avec une production dépassant 1 GW à la fin de lannée, et 1.550 MW quand la construction sera achevée. Il est installé dans le désert des Mojaves, dans le sud de la Californie (où Google investit aussi dans un projet solaire, la centrale d’Ivanpah, construite par BrightSource).

L’électricité produite sera transportée par le Tehachapi Renewable Transmission Project (TRTP), un des premiers et plus grands projets de transmission développés spécifiquement pour les énergies propres, souligne Rick Needham, le directeur des affaires écologiques de Google, sur le Green Blog de l’entreprise.

Google agit en investisseur, pas en consommateur

Il rappelle que l’électricité produite sera vendue à Southern California Edison, et que Google ne sera pas un acheteur de cette électricité, mais agit comme investisseur.

Google et Citibank, co-investisseurs dans Alta IV et Alta V, seront propriétaires des équipements qu’ils loueront à Terra-Gen Power, l’opérateur des deux tranches. « C’est une structure financière qui nous l’espérons encouragera de nouveaux types d’investisseurs à envisager d’investir dans l’éolien », indique Rick Needham.

Google a, avec ces deux projets dans AWEC, apporté 157 millions sur un projet de 270 millions. Et au total l’entreprise a maintenant investi plus de 780 millions de dollars (550 millions d’euros) en énergies renouvelables, dont 700 millions cette année.

Il y a deux semaines, le groupe annonçait investir 280 millions de dollars dans SolarCity, qui équipe en solaire résidentiel les particuliers.

Le Soleil

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BLOG DE YORO DIA

La tragédie du Roi Wade

A quel personnage historique vous renvoie la fin de règne du roi Wade ? De Gaulle ? Non, il a su partir à Temps. Mandela ? Certainement pas. Il a réunifié un pays fragmenté. Lincoln ? Pas du Tout.  Il a gagné une guerre et sauvé l’union alors que Wade n’a pas trouvé de solution à la crise casamançaise, notre crise nationale la plus grave. L’histoire a dit de lui  « qu’il a été un grand bâtisseur. Apres Salomon, il a bâti second temple de Jérusalem,  Césarée, Herodion de grands théâtres, des routes mais sa fin de règne fut catastrophique ». La fin de règne de Wade ressemble de plus en plus à celle de Herode le Grand, le plus grand bâtisseur  de l’histoire du peuple juif après David et Solomon. Comme Herode, Wade a été un grand bâtisseur avec des routes, un monument et un grand théâtre mais sa fin de règne devient de plus en plus chaotique parce que comme Hérode il est hanté par sa succession comme tous les personnages dans l’histoire se sont crus indispensable. Leon Trotsky théorisait la révolution permanente, Wade applique la tension permanente et « s’interdit de s’interdire » quoi que ce soit. La clameur de la révolte contre les délégations spéciales ne s’est pas encore estompée que Wade créé un autre foyer de tension. Ce dernier risque d’être la tension de trop car elle a déjà crée le miracle de l’union sacrée de l’opposition et de la société civile contre Wade. Ce projet est une régression démocratique parce qu’il fait faire à notre vielle démocratie un bond en arriere de 30 ans avec la résurrection de l’ancien article 35 de la constitution. Cet article avait permis à Diouf d’hériter de la Présidence sans être élu.  C’est cet article que l’opposant Wade avait violemment combattu que ressuscite le Président Wade.  Régression démocratique parce que la démocratie est avant tout une question de traditions et de gentlemen. L’Angleterre la mère des démocraties n’a pas de constitution et se fonde sur ses traditions, nul ne songe aux Etats Unis à revenir sur les traditions démocratiques. Un pays qui considère sa constitution comme un patchwork a une tradition électorale mais une tradition démocratique. Ce n’est pas une question d’institutions mais une question d’hommes. La tradition  démocratique commence quand les hommes s’adaptent aux institutions. Avec l’alternance, le Sénégal l’avant-garde démocratique est devenu l’arrière garde. On est tellement à l’arrière garde que notre vielle démocratie est sous la tutelle de l’ambassade de Etats Unis et l’Union Européenne. Comme Hérode, Wade a été un grand bâtisseur mais il été aussi un grand destructeur. C’est une grande tragédie que cet  homme qui est le pilier de l’exception sénégalaise  pour avoir démontré que l’opposition légale était possible en Afrique et qui a été à l’origine de l’alternance finisse son règne comme un Scylla ou Hérode et non en De Gaulle ou Mandela.

Le gâchis

Les passions et les énergies que suscite le débat sur le projet de loi sur le ticket présidentiel  démontrent les avantages de la stabilité institutionnelle et par conséquent le gâchis de la tension permanente.  L’élite du pays mobilise ses idées et son énergie pour défendre ou descendre le projet de loi alors que le pays vit les délestages les plus catastrophiques de son histoire, va encore perdre la bataille des inondations et de la prochaine campagne agricole. Avec la stabilité institutionnelle, la question des règles du jeu étant réglée, le débat entre majorité et opposition porte sur des questions essentielles. C’est pourquoi l’histoire démocratique d’un pays se divise toujours en deux parties. Dans la première partie la question essentielle tourne autour des questions de la participation et la seconde phase sur les questions économiques et de société. L’élection de Wade en 2000 aurait du nous permettre de  d’entrer dans la seconde phase  mais avec le grand bond en arrière des abus de majorité, le Sénégal est retourné dans la phase primaire de la démocratie alors que le Benin, le Mali en sont dans la seconde phase. Et ce n’est pas par hasard que ces pays soient plus performants que nous sur le plan économique. La vice Présidence va aggraver l’inflation institutionnelle qui sévit au Sénégal. Comment s’y retrouver entre le Président, le vice Président, le Président du Senat, le Président de l’Assemblée, le Président du Conseil Economique et Social et le Premier Ministre. Ne nous couvrons de ridicule en voulant réinventer la roue. Le système politique qui nous a permis d’avoir l’alternance exemplaire de 2000 a fait ses preuves. Il fallait juste bâtir un consensus autour et l’utiliser comme socle pour bâtir une tradition démocratique mais malheureusement la tension permanente voulue par Wade nous condamne au même sort que Sisyphe

Le vrai lieu de débat

L’acte de Cheikh Bamba Dieye au delà du coup  d’éclat confirme la constante de la démocratie moderne. Un député qui s’enchaine devant les grilles de l’hémicycle illustre que le Parlement n’est plus le principal lieu de débat surtout avec l’actuelle législature. Dans les démocraties modernes, les medias et la rue sont devenus les principaux lieux de débats. C’est pourquoi les débats se font d’abord sur les ondes et dans la rue avant le parlement. Cette tendance de la démocratie est au croisement de deux formes de légitimités : la légitimité médiatique et la légitimité politique. On peut y disposer de la légitimité politique ( elu à mais de légitimité médiatique ou l’inverse . Alioune Tine qui n’a aucun mandat électif jouit d’une grande légitimité médiatique plus forte que celle de beaucoup d’élus. Cheikh Bamba Dieye a été très bien inspirée en posant cet acte. Qui l’aurait écouté à l’intérieur de l’Hémicycle ? Cette stratégie green peace est redoutablement efficace dans une démocratie médiatique.

Afghanistan : Karzai orphelin de Ben Laden.

Le Président afghan doit regretter amèrement la mort de Ben Laden. Ben Laden mort les américains vont en profiter pour se retirer et « afghaniser » le conflit comme ils avaient « vietnamiser » la guerre Vietnam pour se retirer. En termes simples « afghaniser » le conflit veut dire  laisser Karzai se débrouiller face aux Talibans qui auront ainsi un boulevard pour revenir à Kaboul. Les contacts entre les américains et les talibans sont le premier acte de  l’afghanisation du conflit qui ne peut que rencontrer l’assentiment des talibans qui n’ont jamais eu d’autres agendas que celui interne ( prendre le pouvoir à Kaboul et transformer l’Afghanistan en émirat). Ben Laden était au fond une rente pour le Pakistan et l’Afghanistan. L’épouvantail Ben Laden permettait au Pakistan de jouir de la rente de sa position stratégique dans la lutte contre Al Qaeda et  l’Afghanisatan  et à son Président de jouir du parapluie américains. Ainsi on comprend pourquoi le Pakistan n’a jamais fait preuve de zèle dans la traque de Ben Laden.

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Philippe Ricard, journaliste au “Monde”, au bureau européen de Bruxelles: “La crise grecque montre les difficultés des dirigeants européens à organiser l’union monétaire”

L’UE a-t-elle réussi à surmonter la crise grecque ?

Philippe Ricard: La crise n’est pas encore surmontée. Aucune décision n’a été prise lors du Conseil européen de jeudi 23 et vendredi 24 juin au sujet d’un nouveau plan d’aide, même si les chefs d’Etat et de gouvernement ont progressé dans cette direction.

En fait, cela fait dix-huit mois que les Européens tentent de colmater les brèches et n’y parviennent que partiellement.

Ils ont d’abord tardé à voler au secours de la Grèce en mai 2010, à un coût bien supérieur à ce qu’il aurait été s’ils étaient intervenus dès janvier ou février de l’année dernière. Face au risque de contagion lié à ce retard, ils ont dû créer dans l’urgence un mécanisme de renflouement des Etats en difficulté.

Mais la crédibilité de la zone euro dans son ensemble et de ses maillons les plus faibles était déjà atteinte. A l’automne dernier, l’Irlande, puis le Portugal, sont à leur tour tombés et ont dû être placés sous perfusion grâce aux instruments existants, en association avec le FMI.

Mais les nouvelles difficultés de la Grèce jettent de nouveau une ombre sur la capacité de réaction de la zone euro

Selon vous, la situation est-elle plus ou moins grave qu’il y a six mois ? Est-ce qu’on voit le bout du tunnel ? Est-ce qu’au bout du tunnel, il y a un train ?

La situation reste extrêmement préoccupante. D’abord, parce que la Grèce est menacée de faillite si les Etats de la zone euro et le FMI ne lui procurent pas la tranche promise en juillet.

Or l’aggravation des problèmes grecs, les difficultés politiques à Athènes, et le fait que le gouvernement Papandréou n’ait pas tenu tous les objectifs agréés voici un an, l’ont placé dans une situation difficile vis-à-vis des ses bailleurs de fonds internationaux, et le FMI, comme la zone euro, ont dû conditionner la poursuite de leur assistance financière à de nouvelles mesures d’austérité, de réformes et de privatisation.

L’idée est bien d’aller vers un versement de la tranche d’aide promise pour l’été dès le début juillet, afin d’éviter le pire.

Plus largement, c’est à nouveau la réputation et la capacité de décision de l’ensemble de la zone euro qui sont sur la sellette.

Le risque est que la gangrène suscitée par la situation grecque n’affecte à nouveau les pays les plus fragiles déjà sous assistance – Irlande et Portugal – et ne contamine d’autres pays fragilisés par la crise, comme l’Espagne.

Que risque l’Europe si elle ne parvient pas à surmonter la crise grecque ?

L’Europe risque très gros. Si d’autres Etats devaient à nouveau plonger à cause de la Grèce, les fonds de soutien mis en place risquent de se montrer insuffisants.

D’autre part, les difficultés grecques peuvent également fragiliser le système bancaire, de la Grèce d’abord, mais plus largement de tous les pays dont les banques sont exposées au risque grec.

A plus long terme, c’est la réputation de toute la zone euro qui risque d’être endommagée, même s’il est difficile d’imaginer, à ce stade, une explosion en vol de la monnaie unique à cause de la seule Grèce.

Le problème grec et l’incapacité de la zone euro à régler ses problèmes inquiètent en dehors de la zone Europe : les Etats-Unis, la Chine ou le Japon ont multiplié les pressions, ces derniers jours, sur les Européens pour qu’ils trouvent enfin une parade durable.

Ils craignent qu’une faillite éventuelle de la Grèce n’ait des conséquences, plus de conséquences que la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en septembre 2008.

L’euro est-il en danger ?

La réputation de l’euro est naturellement en danger, sa cote de popularité dans les différents Etats membres, aussi. Mais il est paradoxal de constater que la valeur de l’euro, notamment vis-à-vis du dollar, reste relativement stable, même si elle pâtit des difficultés de la Grèce ces dernières semaines.

La crise a montré les difficultés des dirigeants européens à organiser l’union monétaire pour assurer une forme de solidarité totalement inimaginable lors du lancement de l’euro.

Mais elle démontre aussi, malgré la confusion ambiante, que ces mêmes dirigeants martèlent leur attachement à la monnaie unique. Or le projet d’union économique et monétaire est également un projet éminemment politique et, quelque part, cette crise interminable rappelle aussi cette dimension.

Les dirigeants politiques européens peinent à trouver les bonnes solutions, mais ont tenté au fil des derniers mois de relever le défi lancé par le marché.

Pourquoi un tel antagonisme entre la position de la France et de l’Allemagne au sujet de la Grèce ?

Ce clivage existe pour différentes raisons. Historiquement, les Allemands avaient accepté d’abandonner le mark pour créer l’euro en exigeant de ne jamais renflouer un Etat de la zone en difficulté.

Le principe du non-renflouement a même été inscrit, à leur demande, dans le traité instituant l’euro.

Les Français, au contraire, ont toujours considéré que l’union monétaire devrait s’accompagner d’un rapprochement politique et n’ont jamais exclu la solidarité envers un pays en détresse.

Sur ces bases, le débat démocratique est également beaucoup plus riche qu’il ne l’est en France en général. Alors que M. Sarkozy peut décider avec un gouvernement et une majorité acquis à sa cause d’aider les Grecs, la situation de Mme Merkel est bien différente. Elle doit tenir compte d’abord de son partenaire de coalition, le parti libéral FDP, qui s’est fait une spécialité de mettre en cause l’aide à un pays comme la Grèce, qui avait triché sur l’état de ses comptes pour intégrer la zone euro et n’a jamais mené les réformes qui auraient permis de renforcer son économie.

Mme Merkel doit aussi compter avec la Cour constitutionnelle allemande, très sourcilleuse à propos de la bonne application du traité européen.

Le parti de Mme Merkel est également partagé, comme l’est l’opinion publique allemande, vis-à-vis d’un Etat du Sud du continent considéré comme plus laxiste alors que les Allemands se targuent d’avoir mené les réformes qui leur permettent de rebondir très fortement après la récession suscitée par la crise financière en 2008.

Pourquoi, exceptionnellement, la BCE ne prête-t-elle pas directement à des taux avantageux pour que la Grèce puisse en profiter ?

Les traités européens interdisent à la BCE de renflouer un Etat. Mais la BCE joue malgré tout un rôle très important dans la stabilisation de la Grèce, comme de l’Irlande et du Portugal d’ailleurs. Elle alimente en liquidités l’ensemble du secteur bancaire grec, car celui-ci est fragilisé par la fuite des capitaux hors de Grèce et par son isolement sur le marché interbancaire européen.

Les autres banques ne font plus confiance au système bancaire grec.

La BCE a aussi racheté une bonne partie des obligations grecques “pourries” détenues par les banques. Cela permet aussi de stabiliser le secteur bancaire, en réduisant son exposition à la crise grecque.

Une nouvelle grève générale est prévue la semaine prochaine. Vu l’ampleur des manifestations, affrontements, occupations, peut-on parler d’une résistance active contre les politiques d’austérité ?

Au dela de la mise en place d’un accord ou non sur la crise grecque, le peuple grec est -il prêt à laisser vendre son pays ? La situation y semble explosive et le plus sage ne serait-ce pas de laisser le peuple décider ?

Ne se rapproche-t-on pas du moment où, la Grèce, excédée par les mesures d’austérité imposées par ses partenaires, aura tout simplement intérêt à sortir de la zone euro et répudier ses dettes ?

Il est certain que les remèdes de cheval administrés à la Grèce passent de moins en moins bien auprès de la population. On le voit avec les manifestations, beaucoup plus importantes actuellement qu’il y a un an, car les efforts sont douloureux pour les Grecs.

Cette situation a d’ailleurs posé des problèmes politiques au gouvernement Papandréou, car la majorité socialiste a menacé la semaine dernière de faire défaut à son premier ministre, avant d’adopter le prochain plan d’aide. Le remaniement a permis de ressouder le Pasok derrière M. Papandréou.

Mais l’opposition de droite, en partie responsable de la situation financière désastreuse de la Grèce, continue de contester certaines modalités du plan de rigueur, en sachant très bien que l’opinion est sensible à ses critiques.

Cela dit, une partie de la contestation en Grèce est dirigée non pas tant contre l’austérité que contre la classe politique, les familles politiques grecques, qui sont jugées responsables de cette situation.

Les dirigeants européens appellent la droite et la gauche à faire preuve d’unité pour soutenir les efforts, car il est certain que le programme d’assainissement ira au-delà des prochaines élections, et ils souhaitent un maximum de stabilité politique avant de poursuivre leur soutien financier.

Comme ça a été le cas au Portugal, où la majorité et l’opposition se sont unies alors que de nouvelles élections ont dû avoir lieu le 5 juin suite à la démission du gouvernement précédent.

Ne serait-il pas mieux pour la Grèce de quitter l’Union européenne ?

Est-il possible de voir la Grèce sortir de la monnaie unique dans le cas où la situation ne s’améliore pas dans les années à venir ?

La sortie de la zone euro n’est pas interdite en Europe, mais les événements survenus depuis le début 2010 montrent bien que ce n’est pas du tout l’option choisie par les dirigeants européens et grecs.

Pour la Grèce, l’enjeu est énorme : une sortie de la zone euro lui permettrait effectivement de dévaluer sa monnaie pour améliorer sa compétitivité et doper son économie, mais son endettement, en euros, exploserait, et ses difficultés ne s’arrangeraient pas comme par miracle.

Pour la zone euro, l’enjeu aussi est d’importance, car le signal d’une sortie de la Grèce marquerait un échec, et il y a fort à parier que les marchés se tourneraient alors vers les autres maillons faibles de la zone euro pour tester la volonté des Européens d’affronter des difficultés qui sont communes.

Arriverons-nous à une structure de defaisance pour “geler” les obligations grecques détenues par les banques allemandes et françaises ?

Ces structures de défaisance ont été mises en place dans certains pays pour collecter les crédits hypothécaires américains “subprimes” détenus par les banques européennes.

Ces opérations se sont accompagnées de recapitalisations massives des banques au Royaume-Uni, en Irlande, en Allemagne. Mais pour la Grèce, on n’en est pas encore là, parce que c’est la Banque centrale européenne qui a racheté en partie les portefeuilles des banques les plus exposées.

Tout l’enjeu des discussions actuelles pour la participation du secteur privé est de faire en sorte que les obligations d’Etat grecques continuent à avoir une certaine valeur sur le marché traditionnel. Ce n’est qu’en cas de restructuration que le risque existe que ces actifs deviennent réellement “pourris”, si leur valeur devait être réduite à peu de chose.

Mais pour l’instant, le choix est fait au niveau européen d’éviter autant que possible toute forme de restructuration. Le second plan d’aide à la Grèce, en cours de préparation, donc non validé, prévoit une simple contribution volontaire des banques pour les inciter à maintenir leur exposition à la Grèce. L’heure n’est donc pas du tout à la création de structures de défaisance pour les débarrasser de leur fardeau.

Pensez-vous qu’en dernier recours la BCE puisse laisser filer un peu d’inflation, pour oxygéner les pays en difficulté ?

Cela paraît difficile à imaginer de la part de la BCE, dont le mandat est de toute façon de maintenir la stabilité des prix pour l’ensemble de la zone euro. Dans les pays sous perfusion, il faudrait de toute manière une inflation très soutenue, et pendant longtemps, avant d’éliminer la dette excessive.

Or ces pays sont engagés dans des processus d’ajustement de leur économie dont l’impact est au contraire potentiellement déflationniste. On a coupé les salaires de la fonction publique, en Grèce, en Irlande, comme au Portugal ; on réduit les dépenses publiques. Il y a certes des hausses d’impôt qui pourraient alimenter l’inflation, mais cela ne suffirait certainement pas à sortir des problèmes sans aucun effort de réforme.

Le Monde

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Énergie : vers le black-out continental ?

En 2050, une personne sur deux dans le monde privée d’électricité vivra en Afrique. D’où le cri d’alarme de certains experts.

Le scénario fait froid dans le dos. D’ici à 2050, la moitié de la population mondiale vivant sans électricité pourrait résider en Afrique subsaharienne.

Du coup, autorités, producteurs et distributeurs du secteur se sont réunis du 6 au 8 juin à Brazzaville. Organisé par le Pool énergétique de l’Afrique centrale (Peac), en partenariat avec l’Union européenne, le forum ElectriCA 2011 avait un objectif?: développer les investissements. « Nous avons présenté aux bailleurs de fonds des projets intégrateurs et transfrontaliers, qui n’attendent plus qu’un financement », explique David Mbadinga, coordonnateur de l’étude sur l’interconnexion des réseaux électriques des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac).

L’Afrique ne représente que 3 % de la consommation électrique mondiale, alors qu’elle héberge près de 15 % de la population du globe. Et l’Afrique centrale compte 125 millions d’habitants pour seulement 1,7 million d’abonnés, alors que la capacité de production de la sous-région pourrait atteindre 144?000 MW, soit 58 % de celle du continent. « C’est inacceptable que ce potentiel soit aussi important et quasi inexploité. Il faut lancer un cri d’alarme?! »

Jeune Afrique

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Télécoms : pour Android, le mobile ne suffit pas

Grâce à ses partenaires et à sa philosophie collaborative, le système d’exploitation de Google, Android, est devenu une référence. Après les smartphones, il s’attaque aux tablettes numériques.

En 2011, les ventes mondiales de smartphones atteindront 468 millions d’exemplaires, soit une augmentation de 57,7 % par rapport à 2010, selon le cabinet d’intelligence économique Gartner. Géolocalisation, jeux vidéo, internet… Ces ordinateurs de poche transgressent les frontières technologiques et révolutionnent notre relation au téléphone. Un marché où les stars ne sont plus les constructeurs comme Nokia ou Samsung, mais les operating systems (OS), ces systèmes d’exploitation toujours plus puissants capables de combiner des dizaines d’applications, sans à-coups et de manière intuitive pour l’utilisateur.

Sur ce créneau, un acteur assoit sa domination?: il s’agit du système Android. Deux ans et demi après son lancement, il devrait détenir, en 2011, 39 % du marché des OS, avec près de 180 millions d’appareils vendus, loin devant iOS (Apple, 19,4 %), qui équipe l’iPhone, et Symbian (Nokia, 19,2 %). L’origine de ce succès tient en un concept?: la collaboration. Selon une philosophie très en vogue dans le monde d’internet, Google, propriétaire de la start-up à l’origine d’Android, a décidé de faire de cet OS un logiciel open source, c’est-à-dire utilisable et modifiable par tous gratuitement?; et donc amélioré en permanence par des milliers de génies en informatique.

Pari gagné

Mieux?: le géant américain a créé autour de son projet une alliance d’une trentaine de partenaires parmi les leaders du secteur des nouvelles technologies?: des fabricants (LG, Samsung, ZTE, Huawei, Sony Ericsson…), mais aussi des opérateurs (Telefónica, Vodaphone…) et des éditeurs de logiciels. Autant d’industriels qui ont pu intégrer l’OS dans leurs produits, développer de nouvelles fonctionnalités et favoriser sa distribution. Pari gagné pour Google, qui considère qu’Android lui a rapporté environ 700 millions d’euros en 2010.

Cette approche « ouverte » a aussi permis de sensibiliser les programmeurs indépendants pour qu’ils imaginent quantité d’applications compatibles. Réunis au sein de l’Android Market, 300?000 logiciels sont ainsi disponibles. Selon les prévisions du cabinet Research2guidance, l’univers créé par Google offrira même à partir d’août plus de choix que son rival Apple (381?000 applications).

Concours africain

L’Afrique ne devrait pas rester en marge de ce phénomène, même si les ventes de smartphones y sont encore marginales (4,1 % des ventes de téléphones) et le marché dominé par l’OS maison du canadien RIM, constructeur des BlackBerry. Pour conquérir le continent, Google a annoncé sa volonté d’accroître son soutien technique pour la conception d’applications payantes dans 26 pays africains. Par ailleurs, le 12 mai, Google a lancé à destination des informaticiens subsahariens un concours intitulé Android Developer Challenge. À la clé, 17?500 euros pour le logiciel gagnant, dont le nom sera dévoilé le 12 septembre.

Les ambitions d’Android ne se limitent pas au téléphone portable. Une version existe déjà pour les tablettes, par exemple pour le modèle Galaxy Tab 10 de Samsung. Baptisé Honeycomb, cet OS fait débat car son code informatique n’a pas été divulgué aux programmeurs. Google s’est justifié en expliquant qu’il souhaitait éviter que des produits low cost comportant de nombreux bugs ne soient commercialisés.

Après les tablettes, Android prévoit d’autres évolutions dont l’objectif est de permettre à l’OS de communiquer vers toute une série d’objets, comme des consoles de jeux, des appareils hi-fi, électroménagers, et même des ampoules. En fin d’année, une première lampe pouvant être allumée à distance grâce au logiciel devrait être commercialisée. Android, et la lumière fut, pourra-t-on dire.

Jeune Afrique

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Kaolack : Serigne Mboup appelle à la réhabilitation du port secondaire

Le président de la Chambre de commerce, d’agriculture et d’industrie de Kaolack (CCIAK), Serigne Mboup, a indiqué que le port de la ville, qui peine à accueillir une dizaine de bateaux par an, doit recevoir un coup de jeunesse pour desservir la sous-région ouest-africaine.

M. Mboup qui s’exprimait samedi à la cérémonie de clôture du centenaire de la CCIAK a relevé que le port de Kaolack qui a reçu 374 bateaux en 1922 et 1.637 en 1927 devrait être dragué, ses infrastructures réhabilitées et des zones de stockage créées pour faire revivre l’effervescence économique d’antan.

‘’Nous devons nous arrêter, nous remettre en cause et repenser les possibilités de faire retrouver au port son lustre d’antan’’, a soutenu le 14ème président de la Chambre de commerce qui a rappelé les relations intimes et indissociables entre l’institution consulaire et le port.

En dehors du projet de réhabilitation du port, le 4ème président sénégalais de la CCIAK, qui a été mise sur pied par arrêté datant du 22 juin 1911, a étalé la volonté des membres de son équipe d’implanter un port sec sur une superficie de 10 ha dans la communauté rurale de Mbadakhoune.

Ce port sec sera relié au port de Dakar par voie ferroviaire et fera de Kaolack un véritable centre logistique pour l’éclatement des containers destinés aux régions du centre et aux pays de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, a indiqué M. Mboup qui a également souhaité la rénovation de l’aérodrome, de la Société du domaine industriel et le projet Cœur de Kaolack.

M. Mboup qui a invité les opérateurs économiques à s’orienter “résolument” vers la labellisation de leurs productions pour pouvoir pénétrer les marchés étrangers à inviter les ressortissants de Kaolack et les décideurs politiques à accompagner la volonté de la CCIAK de faire de la région “la première zone économique sous-régionale capable de tirer l’économie des pays voisins”.

Kaolack, qui a toujours été un grand centre de productions agricoles, devrait retrouver sa position d’antan et l’Etat s’emploie à aider à la réalisation du projet du port sec mais aussi et surtout, à la réhabilitation du port secondaire, a estimé le ministre des Transports, Nafi Diouf Ngom qui a souligné avoir reçu des directives du chef de l’Etat pour réaliser ces projets.

Pour sa part, le président de l’Union nationale des chambres de commerce et de la CCIA-Dakar, Lamine Niang, qui a salué ‘’le travail de titan que Serigne Mboup est en train de faire à Kaolack’’, a indiqué qu’il est impensable de construire Kaolack sans la réfection de son port et du chemin de fer.

Les projets structurants imaginés par l’équipe dirigée par le président Mboup devraient permettre à terme aux opérateurs économiques de Kaolack de se tourner résolument vers le marché extérieur, a soutenu le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal(CNES), Mansour Cama.

Toutefois, le patron du CNES demeure convaincu que seules la stabilité et la sécurité peuvent aider à booster l’investissement et le développement du pays.

APS

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