Faciliter les échanges et la libre circulation des produits sous régionales. C’est l’un des objectifs de l’atelier qui s’est ouvert hier, lundi 30 mai à Dakar. Cette rencontre de cinq jours s’atèle à la formation des inspecteurs sanitaires et phytosanitaires à la mise en place d’un système documentaire harmonisé qui répond aux normes internationales pour le contrôle des produits. Ce qui passe par un système de management de la qualité comme un instrument essentiel de la compétitivité des économies des pays ouest africains.
Le Programme Qualité Afrique de l’Ouest-Composante Uemoa- Phase 2, financé par l’Union européenne et exécuté par l’Onudi a ouvert depuis hier, lundi 30 mai à Dakar, un atelier région de formation des inspecteurs sanitaires et phytosanitaires à la mise en place d’un système documentaire conforme à la norme ISO 17020 intitulée «Critère généraux pour le fonctionnement de différents types d’organismes procédant à l’inspection». Une rencontre de cinq jours dont l’un des principaux objectifs est de faciliter les échanges et la libre circulation des produits sous régionales.
Sur ce point, l’expert en démarche qualité, M. Boubacar Dramé, commis par l’Onudi, a précisé que cette mesure concerne plus les produits animaux, végétaux et denrées alimentaires. A ce titre, il a souligné des obstacles décelés à plusieurs niveaux notamment les exigences en matière d’inspection. A son avis, il s’agit de voir si les dispositions sont prises pour contrôler la conformité pour chaque produit qui doit être importé dans un pays tiers.
C’est ainsi qu’entre autres objectifs visés par cet atelier de Dakar, il s’agira de former ces inspecteurs de l’Uemoa au système harmonisé sur la documentation et les bases de l’inspection selon les exigences de la norme ISO 17020. M. Boubacar Dramé va expliquer aux participants les voies et moyens permettant de favoriser les échanges d’expériences et de pratiques entre les services d’inspection, permettre aux inspecteurs de maîtriser les modalités d’élaboration d’un système documentaire, avoir des systèmes d’inspection et de certification officielles des produits conformes aux exigences Sanitaires et phytosanitaires (Sps), sensibilisation des participants aux principales exigences de la norme ISO 17020. Il sera également question de permettre aux inspecteurs de maîtriser la méthodologie d’élaboration des procédures qualité et d’un système documentaire harmonisé, élaborer un projet de documents génériques pour l’inspection de produits identifiés par les Etats membres et définir des plans d’actions pour la mise à niveau du système documentaire des services d’inspection.
Ce package d’outils, une fois maîtrisé devrait être utilisé par les inspecteurs au niveau de leur poste d’inspection frontalier.
Mme Coumba Kébé, chef de la division santé publique vétérinaire a précisé qu’en plus des frontières, le contrôle de la qualité des produits alimentaires d’origine animale se fait également au niveau intérieur. Sur ce registre, elle a cité le contrôle qui se fait au niveau des abattoirs. Ce qui lui permet de dire que «chaque fois que vous mangez de la viande qui vient d’un abattoir, soyez sûr qu’elle a été contrôlée par les services vétérinaires bien qu’on dit qu’il y a beaucoup d’abattoirs clandestins». Au niveau du Sénégal, a-t-il précisé, «on a mis en place un référentiel pour harmoniser le travail des agents vétérinaires. Ce qui est pour le bien des consommateurs».
Au Sénégal, du point de vue des inspections des produits selon les secteurs d’activité notamment la pêche, l’agriculture et l’élevage, il est noté qu’il y a différents services qui s’en occupent. Devant cet état de fait, M. Abdoulaye Ndiaye, chef de la division à la direction de la protection des végétaux pense qu’avec la démarche entamée par l’Uemoa c’est l’occasion de les harmoniser et d’avoir les mêmes outils. Ce qui, à son avis, ne ferait qu’améliorer globalement la méthode d’inspection.
SUD QUOTIDIEN






