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FMI : le Sud veut un chef non-Européen

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FMI : le Sud veut un chef non-Européen

Suite au drame de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, les BRICS demandent que son remplaçant soit issu d’un pays du Sud.

Un communiqué paru mardi 24 mai et signé par les directeurs du FMI représentant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud plaide pour un nouveau processus du sélection du futur directeur du fonds monétaire international (FMI) . Le communiqué critique la tradition datant de la naissance du FMI en 1945 par laquelle le directeur est toujours européen (la même tradition veut que le directeur de la Banque Mondiale soit toujours américain).

DSK a formellement démissionné du FMI le 19 mai, et son adjoint américain , John Lipsky a , assume ses fonctions par intérim. La principale candidate au poste est Christine Lagarde, Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie en France et proche de Nicolas Sarkozy (qui n’est nullement traumatisé par la disgrâce de son principal opposant sur la scène politique française).

En 2007, lors de la démission de l’espagnol Rodrigo Rato en tant que directeur, le directeur russe au Fonds avait proposé l’ex-président tchèque Josef Tosovsky comme candidat en préférence à DSK, plus en déclaration de désaccord que dans un véritable espoir de le voir nommé. Et à la Russie encore, avec ses pairs du groupe BRIC, de critiquer l’importance de la nationalité dans le CV du postulant.

D’après le communiqué de cette semaine, la sélection du directeur sur la base de sa nationalité « sape la légitimité du Fonds » et appelle à « un processus transparent, concurrentiel et basé sur le mérite ». Les signataires rappellent d’ailleurs les commentaires faits en 2007 par Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroup, que DSK serait «probablement le dernier Européen à devenir directeur du FMI dans le futur envisageable ».

Malheureusement, c’est la nomination d’un directeur du Sud qui parait actuellement invraisemblable. La zone euro est fragile et ses dirigeants politiques viennent tout récemment de se disputer avec ceux de la Chine et de la Russie au sujet de l’intervention de l’OTAN en Libye. Il y a très peu de chances que dans l’état actuel des choses ils accepteraient de poursuivre des réformes de l’architecture financière mondiale pour donner plus de voix au pays du Sud, même si ces réformes sont aussi justes qu’impératives.

LES AFRIQUES

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