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En misant sur l’innovation, l’Afrique peut-être la 3 ème puissance économique mondiale

En misant sur l’innovation, l’Afrique peut-être la 3 ème puissance économique mondiale

Président du centre international des jeunes dirigeants d’entreprise(CJD), l’expert marocain Zakaria Fahim assistait il y’a quelques jours à Dakar à la conférence internationale sur le NEPAD-OCDE. Dans l’entretien accordé au journal Les Afriques, il retrace les ambitions des jeunes chefs d’entreprise africains qui veulent faire du continent la troisième puissance économique du monde.

Les Afriques : Monsieur le Président, pouvez-vous nous faire une brève présentation du CJD-International ?

Z.F : Vous savez, le centre international des jeunes dirigeants d’entreprise est né en 1938 à Paris. Il s’agit pour nous d’imprégner les patrons notamment sur des problématiques comme la notion de responsabilité sociale d’entreprise(RSE).Au delà de tous ces aspects, on parvient à rompre l’isolement dont nous étions victimes pour apprendre davantage tous les rudiments du métier d’entrepreneur. Mis à part la France, le Canada ou le Viêt-Nam, Maroc a une longue tradition de promotion des jeunes entrepreneurs. C’est pourquoi nous tenons à accompagner les premiers pas de l’antenne sénégalaise du centre des jeunes d’entreprise par le biais d’un jumelege.Le CJD est l’école de l’humilité et du partage. L’expérience a montré que les patrons qui ont fait un passage au CJD international occupent actuellement de hautes responsabilités dans les chambres de commerce ou les autres instances de décisions en France, au Maroc ou en Tunisie. C’est dire que c’est l’antichambre des grandes structures à caractère économique. L’organisation regroupe grosso modo des professionnels de l’audit financier, des assurances, des banques ou de l’aéronautique.

Les Afriques : Pourquoi le CJD mise beaucoup plus sur la promotion des jeunes dirigeants africains de PME ?

Z.F : Vous savez, nous vivons une nouvelle ère avec une nouvelle génération de chefs d’entreprises qui savent qu’il est urgent qu’ils se mettent en réseau. Nous sommes aussi conscients qu’il nous faut désormais promouvoir un développement économique à visage humain, centré sur la notion fondamentale de responsabilité sociale d’entreprise. C’est d’ailleurs ce que nous avons déjà réussi au Maroc avec la mise en place d’un code de gouvernance pour la promotion des PME. Nous avons fait le constat que les PME doivent être davantage promues pour en faire de bons outils, des leviers puissants en vue de faire de l’Afrique la troisième puissance mondiale derrière Les Etats-Unis et l’Europe. Nous ne rêvons pas .C’est dans l’ordre du possible. Les jeunes entrepreneurs doivent être aux premières loges de cette entreprise de grande envergure.


Les Afriques : Vous semblez minimiser l’impact de plus en plus grandissant du concurrent asiatique dans l’économie mondialisée. Qu’en est-il exactement ?

Z.F : C’est vrai que l’Asie fait peur à bon nombre d’analystes et d’observateurs de la scène économique mondiale mais l’Afrique doit avoir sa propre vision. Tenez, les Chinois par exemple sont forts sur tout ce qui est relatif aux effets de masse. La Chine, c’est un marché d’un milliard de consommateurs .Ce n’est pas négligeable mais ils n’ont pas de niches. L’Asie fait plutôt de l’ombre à l’Europe, pas à notre continent. L’Afrique pour sa part doit faire mieux, de façon plus intelligente en misant surtout sur l’innovation. Elle ne pourrait réussir une telle opération qu’en misant davantage sur les secteurs à forte valeur ajoutée tout en accélérant son processus d’intégration.

Les Afriques : Quel est aujourd’hui l’ancrage du CJD international à travers le monde ?

Z.F : Ecoutez, le CJD international que je dirige en tant qu’Africain revendique à ce jour 4000 jeunes dirigeants d’entreprise dans une dizaine de pays que sont le Canada, la France, Monaco, la Belgique, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, la Mauritanie, le Cameroun, le Bénin et le Sénégal. Nous allons bientôt ouvrir le bureau de Bamako(Mali).L’ambition est donc de mettre en réseau les jeunes chefs d’entreprise africains à travers des thèmes mobilisateurs et innovants comme l’intelligence économique pour mieux appréhender les marchés européen, américain et asiatique. Nous préparons activement le premier salon des entrepreneurs et des entreprises d’Afrique prévu à Casablanca en février 2012.L’exemple du CJD Maroc est à promouvoir car le CJD a envoyé au gouvernement chérifien une lettre ouverte .Des propositions concrètes prises très au sérieux par le gouvernement .Ce qui a grandement contribué à faire de notre organisation un acteur majeur du développement économique au Maroc.

Les Afriques

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