Archive | May, 2011

Tiémoko Meyliet Koné, un pur produit de la Banque centrale

Présenté dans sa Côte d’Ivoire natale en dirigeant “pragmatique et discret”, le nouveau gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Tiémoko Meyliet Koné, 69 ans, va se retrouver en terrain connu à Dakar, au siège de l’institution monétaire.

Réunis en session extraordinaire lundi à Lomé (Togo), les huit chefs d’Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont nommé M. Koné gouverneur de la Banque centrale.

“Pur produit” de l’institution monétaire ouest-africaine, le nouveau gouverneur est issu et a effectué sa carrière au sein de la BCEAO avant de retourner dans son pays en 2007. Le nouveau gouvernement l’a désigné pour ce poste réservé de coutume à la Côte d’Ivoire.

Cet économiste bénéficie de soutiens politiques haut placés. Tiémoko Meyliet Koné a été directeur de cabinet du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro, puis ministre de la Construction et de l’Urbanisme dans le dernier gouvernement avant l’élection présidentielle de 2010.

Son nouveau président, Alassane Ouattara est gouverneur honoraire de la BCEAO. La Côte d’Ivoire est l’Etat membre le plus prospère de l’UEMOA. Son Produit intérieur brut (PIB) est de 10.925 milliards de FCFA sur les 32.637,2 milliards crédités à l’ensemble de l’Union.

Fondée en janvier 1994 à Dakar, l’UEMOA compte huit membres que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. La population de l’Union est projetée à 93,6 millions d’habitants, en majorité jeune, répartie sur une superficie de 3.509.600 Km2.

A Lomé, indique le communiqué final du sommet de l’UEMOA, ‘’la conférence a adressé ses félicitations à Jean-Baptiste Compaoré, gouverneur par intérim de la BCEAO, pour son action à un moment décisif de la vie de cette institution’’.

‘’Elle a salué sa détermination et sa loyauté qui ont permis à la Banque centrale de surmonter les difficultés auxquelles elle a été confrontée au cours de son intérim’’, poursuit le texte, en référence à la récente crise sociopolitique en Côte d’Ivoire et ses répercussions socioéconomiques dans l’Union.

APS

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LIBRE CIRCULATION DES PRODUITS DANS L’UEMOA: L’harmonisation des méthodes d’inspection en vue

Faciliter les échanges et la libre circulation des produits sous régionales. C’est l’un des objectifs de l’atelier qui s’est ouvert hier, lundi 30 mai à Dakar. Cette rencontre de cinq jours s’atèle à la formation des inspecteurs sanitaires et phytosanitaires à la mise en place d’un système documentaire harmonisé qui répond aux normes internationales pour le contrôle des produits. Ce qui passe par un système de management de la qualité comme un instrument essentiel de la compétitivité des économies des pays ouest africains.

Le Programme Qualité Afrique de l’Ouest-Composante Uemoa- Phase 2, financé par l’Union européenne et exécuté par l’Onudi a ouvert depuis hier, lundi 30 mai à Dakar, un atelier région de formation des inspecteurs sanitaires et phytosanitaires à la mise en place d’un système documentaire conforme à la norme ISO 17020 intitulée «Critère généraux pour le fonctionnement de différents types d’organismes procédant à l’inspection». Une rencontre de cinq jours dont l’un des principaux objectifs est de faciliter les échanges et la libre circulation des produits sous régionales.

Sur ce point, l’expert en démarche qualité, M. Boubacar Dramé, commis par l’Onudi, a précisé que cette mesure concerne plus les produits animaux, végétaux et denrées alimentaires. A ce titre, il a souligné des obstacles décelés à plusieurs niveaux notamment les exigences en matière d’inspection. A son avis, il s’agit de voir si les dispositions sont prises pour contrôler la conformité pour chaque produit qui doit être importé dans un pays tiers.

C’est ainsi qu’entre autres objectifs visés par cet atelier de Dakar, il s’agira de former ces inspecteurs de l’Uemoa au système harmonisé sur la documentation et les bases de l’inspection selon les exigences de la norme ISO 17020. M. Boubacar Dramé va expliquer aux participants les voies et moyens permettant de favoriser les échanges d’expériences et de pratiques entre les services d’inspection, permettre aux inspecteurs de maîtriser les modalités d’élaboration d’un système documentaire, avoir des systèmes d’inspection et de certification officielles des produits conformes aux exigences Sanitaires et phytosanitaires (Sps), sensibilisation des participants aux principales exigences de la norme ISO 17020. Il sera également question de permettre aux inspecteurs de maîtriser la méthodologie d’élaboration des procédures qualité et d’un système documentaire harmonisé, élaborer un projet de documents génériques pour l’inspection de produits identifiés par les Etats membres et définir des plans d’actions pour la mise à niveau du système documentaire des services d’inspection.

Ce package d’outils, une fois maîtrisé devrait être utilisé par les inspecteurs au niveau de leur poste d’inspection frontalier.

Mme Coumba Kébé, chef de la division santé publique vétérinaire a précisé qu’en plus des frontières, le contrôle de la qualité des produits alimentaires d’origine animale se fait également au niveau intérieur. Sur ce registre, elle a cité le contrôle qui se fait au niveau des abattoirs. Ce qui lui permet de dire que «chaque fois que vous mangez de la viande qui vient d’un abattoir, soyez sûr qu’elle a été contrôlée par les services vétérinaires bien qu’on dit qu’il y a beaucoup d’abattoirs clandestins». Au niveau du Sénégal, a-t-il précisé, «on a mis en place un référentiel pour harmoniser le travail des agents vétérinaires. Ce qui est pour le bien des consommateurs».

Au Sénégal, du point de vue des inspections des produits selon les secteurs d’activité notamment la pêche, l’agriculture et l’élevage, il est noté qu’il y a différents services qui s’en occupent. Devant cet état de fait, M. Abdoulaye Ndiaye, chef de la division à la direction de la protection des végétaux pense qu’avec la démarche entamée par l’Uemoa c’est l’occasion de les harmoniser et d’avoir les mêmes outils. Ce qui, à son avis, ne ferait qu’améliorer globalement la méthode d’inspection.

SUD QUOTIDIEN

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Fin de la semaine économique du Sénégal à Paris : Les organisateurs tirent un bilan mitigé

La semaine économique du Sénégal à Paris a tiré ses rideaux, hier.Les organisateurs en tirent un bilan mitigé, en promettant de faire mieux à la prochaine édition. Surtout dans le domaine de la sensibilisation des Parisiens et des Sénégalais de France et des pays voisins de l’Hexagone.

Clap de fin de la semaine économique du Sénégal à Paris. Les exposants ont plié leurs bagages. Ils doivent rejoindre Dakar aujourd’hui. Dans leur tête, après avoir fini leur calcul, ils se rendront compte que le bilan est mitigé. Sur plusieurs points. D’abord, l’affluence n’a pas été au rendez-vous même si les organisateurs estiment que leur cible n’était pas le grand public, mais un public professionnel. Le secrétaire général de la Chambre de commerce de Dakar, Aly Mboup, parle de mille entrées par jour. Ce qui reviendrait à cinq mille pendant les cinq jours de l’exposition. ‘C’est un public spécifique qui devait être là. Ce qui est différent de ce que nous faisons dans le Salon de l’agriculture qui est un salon pour grand public. Ici, c’est des professionnels que nous visions. Nous avons eu cent cinquante investisseurs, dont la majorité sont des Français. Et c’est l’objectif que nous visions en disant aux Pme et Pmi françaises de venir investir au Sénégal et en Afrique’, explique M. Mboup.

Pourtant, il existe un potentiel de ressortissants sénégalais en mesure d’investir dans le pays. Surtout les associations dont le nombre à Paris est exponentiel. Mais la promotion a été confiée à la Maison d’Afrique qui n’a peut-être pas forcément les bons contacts pour mobiliser la diaspora sénégalaise. Toutefois, les organisateurs mettent ces impairs dans le cadre de l’inexpérience malgré les visites de prospection faites en amont. ‘C’est une première édition. On va tirer les conséquences et améliorer le dispositif communicationnel parce qu’il faut dire que c’est la Maison d’Afrique qui était chargée de faire la promotion. On a fait venir la Rts pour que nos compatriotes qui sont disséminés dans le monde, puissent suivre ce que nous sommes en train de faire à Paris. Mais la promotion intra muros revenait à la Maison d’Afrique’, explique Aly Mboup qui souligne qu’ils ont privilégié les responsables de la diasporas sénégalaise.

Du côté du ministère des Affaires étrangères, on reconnaît les impairs sans les dénommer. ‘Je ne m’attendais pas à une édition parfaite. Il fallait assister à tout le processus pour procéder à des réglages’, fait savoir Mamadou Ndiaye, le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères. Avant d’enchaîner : ‘Je profite de l’occasion pour encourager l’Union des chambres de commerce du Sénégal pour que, lors des éditions futures, elle prenne beaucoup plus pied dans les institutions que le ministère des Affaires étrangères a déjà mises sur pied ici à Paris. Vous noterez que ces institutions n’ont pas pu adapter leur calendrier à cette manifestation, n’ont pas donné leur meilleur d’elles-mêmes’, explique M. Ndiaye. Pour lui, la première leçon à tirer de cet événement, ‘c’est une meilleure osmose public-privé dans le cadre de ce genre de manifestation’.

S’adressant aux initiateurs de cette semaine économique du Sénégal, le directeur de cabinet de Madické Niang a tenu à ‘féliciter la chambre de commerce. Il a fallu du courage pour se lancer à l’eau, accepter d’apprendre en marchant plutôt que d’attendre d’avoir conscience de tout savoir, avant de marcher. Je pense que ce premier pas a montré votre professionnalisme, votre capacité d’innovation et votre capacité d’adaptation. Je voudrais donc au nom du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères vous adresser mes chaleureuses félicitations et vous offrir toute la collaboration de son administration pour faire de la prochaine édition une édition accomplie et plus que réussie. C’est donc ces mots que je tenais à partager avec vous en vous remerciant de votre aimable attention’.

D’autres organisateurs estiment que c’est une ‘réussite’, tout en promettant ‘des chefs d’œuvre pour les prochaines éditions’, rappelant que le rôle des chambres de commerce est ‘un rôle d’encadrement, d’impulsion’.

WALFADJRI

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Valorisation des céréales locales : Le mil et le maïs pour baisser la facture du blé

Produire au niveau des boulangeries des pains composés avec une incorporation de 15 % de céréales locales, c’est le pari que la Fédération nationale des boulangers du Sénégal en collaboration avec les organisations de producteurs et les transformateurs de céréales locales, veut réussir pour casser la facture du blé.

Face aux fluctuations du cours du blé sur le marché international qui provoquent des hausses incessantes sur le prix du pain, la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs), en collaboration avec les organisations de producteurs et les transformateurs de céréales locales et avec l’accompagnement de l’Institut de technologie alimentaire (Ita), veut promouvoir l’utilisation des céréales locales dans la fabrication du pain. C’est dans ce cadre qu’il lance demain le projet de valorisation des céréales locales par l’incorporation des farines de maïs et de mil dans le pain et les autres produits boulangers.

Ce projet, financé par le gouvernement du Sénégal et la Banque mondiale à travers le Projet ouest africain de productivité agricole (Ppaao/Waapp), vise à ‘contribuer à l’amélioration de la compétitivité et de la productivité de la filière par l’incorporation des céréales locales dans le pain et les autres produits boulangers’, indique un communiqué de presse de l’Association sénégalaise pour la promotion du développement à la Base (Asprodeb). Une cinquantaine de boulangers a été formé, avec l’appui du Ppaao/Waapp et de la Gtz, à la technique de panification des céréales locales au niveau de l’Ita. Et du pain à base de farine de mil et de maïs gratuit a été distribué, lors de la Fidak et de la Fiara aux consommateurs qui ont eu, en retour, une bonne appréciation du produit, montrant ainsi un marché potentiel pour le ‘pain Doolé’ ou pain riche.

Le projet est circonscrit dans la région de Dakar, pôle de consommation par excellence, où l’on rencontre la majorité des acteurs de la transformation et de la distribution des produits de panification. Mais, pour ce qui est de l’approvisionnement en matières premières (mil, maïs), la zone s’étale sur un rayon assez proche de Dakar qui devra en même temps assurer la disponibilité de la céréale. En effet, concernant le mil, c’est la région de Thiès qui a été ciblée à travers les départements de Mbour et de Thiès. Cette zone, située dans le bassin arachidier, a, selon le communiqué, une grande tradition de production de céréales locales et présente des organisations paysannes structurées et pouvant répondre à la demande dans le cadre de ce projet pilote. Pour le maïs, la zone d’approvisionnement concerne la région de Kaolack. Et selon les promoteurs du projet, la valeur nutritionnelle des pains à base de farine composée sera évaluée par le laboratoire de nutrition de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Rappelons qu’en 2007, suite à des crises répétitives sur le pain blanc à base uniquement de blé, la Fnbs avait pris l’initiative d’introduire de la farine de céréales locales dans la panification du pain. Dans sa démarche, et afin d’éviter les erreurs du passé commises avec le Pamiblé, elle signa un partenariat tripartite avec Agridev et Ita dans le but de pérenniser le nouveau label ‘Pain Doolé’.

WALFADJRI

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FMI : le Sud veut un chef non-Européen

Suite au drame de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, les BRICS demandent que son remplaçant soit issu d’un pays du Sud.

Un communiqué paru mardi 24 mai et signé par les directeurs du FMI représentant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud plaide pour un nouveau processus du sélection du futur directeur du fonds monétaire international (FMI) . Le communiqué critique la tradition datant de la naissance du FMI en 1945 par laquelle le directeur est toujours européen (la même tradition veut que le directeur de la Banque Mondiale soit toujours américain).

DSK a formellement démissionné du FMI le 19 mai, et son adjoint américain , John Lipsky a , assume ses fonctions par intérim. La principale candidate au poste est Christine Lagarde, Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie en France et proche de Nicolas Sarkozy (qui n’est nullement traumatisé par la disgrâce de son principal opposant sur la scène politique française).

En 2007, lors de la démission de l’espagnol Rodrigo Rato en tant que directeur, le directeur russe au Fonds avait proposé l’ex-président tchèque Josef Tosovsky comme candidat en préférence à DSK, plus en déclaration de désaccord que dans un véritable espoir de le voir nommé. Et à la Russie encore, avec ses pairs du groupe BRIC, de critiquer l’importance de la nationalité dans le CV du postulant.

D’après le communiqué de cette semaine, la sélection du directeur sur la base de sa nationalité « sape la légitimité du Fonds » et appelle à « un processus transparent, concurrentiel et basé sur le mérite ». Les signataires rappellent d’ailleurs les commentaires faits en 2007 par Jean-Claude Juncker, président de l’Eurogroup, que DSK serait «probablement le dernier Européen à devenir directeur du FMI dans le futur envisageable ».

Malheureusement, c’est la nomination d’un directeur du Sud qui parait actuellement invraisemblable. La zone euro est fragile et ses dirigeants politiques viennent tout récemment de se disputer avec ceux de la Chine et de la Russie au sujet de l’intervention de l’OTAN en Libye. Il y a très peu de chances que dans l’état actuel des choses ils accepteraient de poursuivre des réformes de l’architecture financière mondiale pour donner plus de voix au pays du Sud, même si ces réformes sont aussi justes qu’impératives.

LES AFRIQUES

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Pour un meilleur accès aux services sociaux de base : La Banque mondiale accorde 19 milliards de francs Cfa au Sénégal

Meilleur accès des populations aux services sociaux de base et rationalisation des dépenses publiques, tels sont les principaux objectifs visés par le prêt de 19 milliards accordé par la Banque mondiale au Sénégal.

L’Etat du Sénégal s’est vu accorder un crédit de 42 millions de dollars américains (environ 19 milliards et demi de francs Cfa). Le Conseil d’administration de la Banque mondiale l’a approuvé jeudi dernier à Washington. Ces fonds serviront au renforcement des politiques publiques de l’Etat et au développement de ses institutions, d’après le communiqué du bureau de la Banque mondiale à Dakar. L’entretien du réseau routier, l’éducation, la santé, la nutrition, la gestion des finances publiques, l’environnement, ainsi que la statistique sont les principaux secteurs concernés. Ces fonds s’inscrivent dans le cadre du nouveau Crédit de soutien à la réduction de la pauvreté (Csrp-V). ‘Le Csrp-V est en droite ligne de la Stratégie 2007-2010 de la Banque mondiale, analyse Mamadou Ndione, économiste senior au bureau de l’institution de Bretton Woods au Sénégal et co-chargé du programme. Il sera le deuxième et dernier d’une nouvelle série de deux Csrp’.

Une première série de trois Csrp (I, II et III) avait déjà été mise en œuvre avec succès sur la période 2004-2007. Suivie de deux autres programmes d’appuis budgétaires en 2008 et 2009, pour, respectivement, le secteur de l’énergie et le redressement des finances publiques suite à la crise de 2008. Décaissé en une seule tranche, cet appui budgétaire de 19 milliards et demi de francs Cfa s’appuiera sur les réalisations du Csrp-IV, pour atteindre des objectifs à moyen terme. Qui se déclinent, in concreto, en termes d’amélioration de l’efficacité des hôpitaux publics, d’amélioration de la gestion des ressources humaines dans l’éducation, d’une plus massive scolarisation dans certaines régions du Sénégal. L’allocation de ressources budgétaires suffisantes au profit du programme national de nutrition ainsi que son extension, et le soutien des politiques de protection des ressources halieutiques ne seront pas en reste. Octroyé à un taux de 0,1 %, le délai de remboursement du crédit est de 40 ans avec 10 ans de différé.

WALFADJRI

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Après un mois rassurant : La tendance se renverse et la Brvm revient à la baisse

La légère progression enregistrée (+1 %) à la Bourse régionale de l’Uemoa en mars dernier a laissé place à une baisse en avril. Les indices Brvm Composite et Brvm 10 ont respectivement reculé de 2,08 % et de 2,56 %.

Après un mois de mars plutôt rassurant, la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) termine le mois d’avril en baisse sur l’ensemble de ses indicateurs, annonce un communiqué de presse de Cgf Bourse. Selon cette société de gestion et d’intermédiation boursière, les indices Brvm Composite et Brvm 10 ont respectivement reculé de ‘2,08 %, à 157,93 points et de 2,56 %, à 181,91 points’.

Ce renversement de tendance, fait-elle remarquer, s’explique essentiellement par un repli mensuel, -1,21 %, du cours de l’action Sonatel malgré une hausse de l’activité boursière (+97,63 %) par rapport au mois de mars. ‘Sur tout le mois d’avril, un seul titre, à savoir Boa Bf, a enregistré une faible amélioration de 0,16 %. De plus, le marché a été tiré vers le bas par la chute mensuelle de 23,19 % du cours de l’action Sgb Ci’, relève le texte. Qui souligne, en outre, que les moins-values enregistrées par Cie Ci (-6,9 %), Eti (-4,26 %) et Onatel Bf (-1,05 %) ont également contribué à la régression du marché.

Ce repli n’a pas manqué d’avoir des conséquences sur la capitalisation boursière de l’ensemble du marché. Laquelle a enregistré une baisse de 2,08 %, à 3 465 milliards de francs Cfa pendant que celle des valeurs composant l’indice Brvm 10 perd 3,78 %, à 2 758 milliards de francs Cfa. Le marché obligataire a également suivi cette tendance globale. Car, note le communiqué, ‘sa capitalisation boursière s’effrite de 0,45 %, à 607,58 milliards de francs Cfa’.

Ce point fait sur fond de perspectives de retour à la normale de la situation politique en Côte d’Ivoire, montre par ailleurs que le marché des actions a enregistré 288 078 titres transigés, contre 145 770 titres en mars, pour une valeur globale de 472,63 millions de francs Cfa. Et c’est le secteur ‘Services Publics’ qui continue de porter le marché en termes de valeur des transactions. Il présente, selon le document de Cgf Bourse, un volume de 2 300 titres échangés (0,8 % des échanges mensuels) pour une valeur globale de 349,92 millions de francs Cfa, soit 74,04 % de la valeur des échanges mensuels.

Quant au secteur financier, il affiche 285 682 titres négociés, soit 99,17 % du volume des transactions mensuelles pour une valeur globale de 120,36 millions de francs Cfa, représentant 25,47 % de la valeur totale des échanges mensuels. L’essentiel des échanges porte sur le titre Eti (Groupe Ecobank) qui totalise 9 728 793 titres échangés, soit 98,93 % du volume mensuel sectoriel et 98,11 % de celui du marché. Cependant, malgré ce volume d’activité, le texte signale, que son cours faiblit de 4,26 %, à 45 francs Cfa.

Les secteurs ‘Industrie’, ‘Agriculture’ et ‘Distribution’, très peu actifs durant le mois, totalisent 96 titres négociés (0,03 % du volume mensuel) pour une valeur totale de 2 347 375 francs Cfa, soit 0,5 % de la valeur totale des échanges mensuels du marché.

WALFADJRI

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Plan Takkal : L’Afd approuve un programme de 40,5 milliards de francs Cfa

Karim Wade peut se frotter les mains avec le retour des bailleurs de fonds dans le financement du secteur de l’Energie qu’ils avaient boudé.Dernier bailleur à se signaler, l’Agence française de développement (Afd) qui va mettre plus de 40 milliards de francs dans la corbeille du Plan Takkal.

Le Conseil d’administration de l’Agence française de développement (Afd) vient d’approuver un programme de mise à niveau du secteur de l’électricité au Sénégal en octroyant à l’Etat un prêt d’un montant total de 60,6 millions d’euros, soit 40,5 milliards de francs Cfa, indique un communiqué transmis à l’Aps. ‘La part la plus importante de ce montant, soit 32 milliards de francs Cfa, est destinée à la maintenance et à la réhabilitation de toutes les centrales de production d’électricité de la Senelec, alors que 8,5 milliards de francs Cfa serviront pour l’effacement et l’achat de compteurs intelligents’, précise le texte.

Selon le communiqué, ‘ce programme, négocié par le ministre d’Etat en charge de l’Energie, Karim Wade, couvre entre autres objectifs la sécurisation de la production d’électricité avec la réhabilitation et la maintenance des centrales existantes et la récupération à très court terme d’une puissance électrique additionnelle d’au moins 30 Mw’. ‘Ce financement de l’Afd, souligne le texte, permettra aussi de stopper le cycle infernal de la dégradation accélérée du parc de production de Senelec et de manque de maintenance tout en assurant la remise en état du volet transport/injection de la production d’électricité sur le réseau national d’électricité’.

Le communiqué ajoute que le programme ‘prévoit en outre un volet gestion de la demande avec le déploiement de compteurs intelligents (télé relevés et prépayés), qui vont permettre de restaurer la crédibilité entre la Senelec et ses clients’. ‘Le déploiement de ces compteurs va aussi permettre de sécuriser le chiffre d’affaires de la Société, de réduire la fraude et de permettre de déployer une vraie politique de gestion de la demande et d’économie d’énergie (effacement nouvelle tarification…)’.

Le communiqué annonce que les autorités en charge de l’Energie comptent, ‘à la suite de la décision du Conseil d’administration de l’Afd, démarrer le processus de réhabilitation des centrales dans les prochaines semaines’. Le Plan Takkal ‘prévoit dans un premier temps le renforcement des capacités de production de la Senelec par le déploiement, à partir de juin, de capacités temporaires de 150 Mw sous forme de location au Cap des Biches (50Mw) et Kounoune (100Mw)’. ‘La location de ces 150 Mw a pour principal objectif de prendre le relais des centrales qui vont être en maintenance’, explique le communiqué ‘Dans un second temps, ajoute le texte, il sera déployé des capacités de production durables à hauteur de 240 Mw fonctionnant au fuel lourd sous forme d’extension des centrales existantes de Bel Air et de Kahone’. Dans le même temps, il est aussi prévu l’installation de power package stations et la ‘construction de barges qui présentent l’avantage de pouvoir être installés dans des délais assez courts et de stopper ainsi les locations de puissance (…)’.

Réagissant à la décision de l’Afd, le ministre d’Etat Karim Wade a salué ‘le retour des bailleurs de fonds’ et plus particulièrement celui de l’Afd dans le financement du secteur de l’Energie. ‘Après les locations de groupe, l’Afd vient de nous permettre de franchir une seconde étape importante dans la mise en œuvre du plan Takkal avec la réhabilitation et la remise en état de toutes nos centrales’, a-t-il déclaré. ‘Il a rappelé, à cet égard, la décision récente de la Banque mondiale, de mettre à la disposition du Plan Takkal, 100 millions de dollars’.

Il a, en outre, annoncé l’organisation prochaine d’une table ronde sur l’Energie. Une rencontre à l’image de celle tenue sur les infrastructures routières et au cours de laquelle, les ministres d’Etat Abdoulaye Diop (Finances) et Karim Wade (Infrastructures) avaient présenté aux partenaires économiques et financiers du Sénégal un portefeuille de projets d’infrastructures routières qui a permis de mobiliser plus de 2000 milliards de francs Cfa sur la période 2011-2015.

WALFADJRI

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2e Salon international du tourisme de Dakar : Au nom de la croissance et de la destination Sénégal

Le 2e Salon international de Dakar sur le tourisme, les industries culturelles et l’artisanat d’art (Ticaa) s’est ouvert hier au Village du Festival mondial des arts nègres. Objectif ? Relance du secteur touristique et promotion de la destination Sénégal.

Rebelote pour le Salon international du tourisme, des industries culturelles et de l’artisanat d’art de Dakar (Ticaa), après l’édition de l’année dernière. Pour celle-ci, l’objectif est ‘d’accroître les parts de marché du tourisme sénégalais, de conforter son leadership dans la sous-région ouest-africaine afin d’en faire un puissant levier de croissance économique’, assure Thierno Lô, ministre de l’Artisanat, du Tourisme, des Relations avec le secteur privé et le secteur informel. Le Salon qui attend quelque cinq mille visiteurs, se veut une réponse à la crise que traverse le secteur touristique sénégalais depuis quelques années. L’organisation, pour la première fois au Sénégal, d’une exposition sur la ferronnerie (8-10 avril dernier), entre dans ce cadre.

Tout comme la mesure de baisse du taux de la Tva sectorielle (passant de 18 à 10 %), préconisée depuis plus d’une décennie par les professionnels du secteur. Ce dont s’est félicité le président du syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal, Mamadou Racine Sy. ‘Cette réduction, analyse-t-il, va se traduire par une baisse des tarifs, une meilleure compétitivité de la destination Sénégal qui est chère au regard du rapport qualité-prix et de l’aérien. C’est aussi une innovation majeure pour générer davantage d’emplois et d’investissements touristiques. Parce qu’avant, nous ne pouvions pas récupérer cette Tva et l’essentiel de notre chiffre d’affaires se faisait avec l’étranger (donc une charge supplémentaire pour nous)’. Ces différentes mesures sont d’autant plus salutaires pour l’accompagnement du secteur que celui-ci fait partie des quatre ‘grappes d’activités’ (agriculture et agro-industrie ; pêche et aquaculture ; textile ; télécommunications), élues dans le programme de Stratégie de croissance accélérée (Sca) pour la réduction de la pauvreté.

Pour sa part, le président de l’Organisation mondiale du tourisme (Omt), Taleb Rifai, présent à l’ouverture du Salon, s’est félicité du leadership touristique sénégalais en Afrique de l’Ouest. Non sans insister sur la nécessité de définir des politiques touristiques sectorielles étriquées mais plutôt nationales. ‘Car, explique-t-il, le tourisme est un secteur transversal très complexe’.

Plusieurs pays africains et européens mais aussi des investisseurs, des professionnels du tourisme (tours opérateurs, agences de voyages…) prennent part à ce 2e Salon. Côté menu, promotion des facettes culturelles du pays hôte, de ses potentialités touristiques à travers des expositions ; rencontres d’affaires entre professionnels et investisseurs ; ateliers autour de thèmes sur la notion de tourisme solidaire, le financement du secteur touristique…, vont rythmer les trois journées du Ticaa.

WALFADJRI

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Amadou Niang, ministre du Commerce : ‘La force d’une économie, c’est l’existence d’un marché intérieur fort’

‘Cette journée de lancement de la semaine économique du Sénégal à Paris est significative parce qu’elle intervient au moment où les instances internationales et les collectivités locales reconnaissent le rôle du privé comme moteur du développement. C’est à la limite obligatoire dans le contexte actuel. Le partenariat public-privé a ceci d’intéressant qu’il induit la partage des charges.

‘Nous sommes présents aussi pour apporter le message du président de la République au secteur privé qui constitue le fer de lance du développement. Le président Wade a dit qu’avant de chercher de développer des secteurs économiques, il faut d’abord permettre au pays de se doter d’un certain nombre d’infrastructures de développement pour soutenir l’activité économique publique ou privée. C’était cela le sens du Nepad qui n’avait pas été compris, mais qui l’est maintenant. (…).

‘La première raison du fléchissement de notre commerce extérieur avec la France, c’est la diversification. D’abord à l’indépendance, l’activité était axée sur la métropole. Après, il faut désaxer l’activité pour aller chercher des avantages. Si vous axez votre activité sur un seul pays, vous n’allez pas avoir des avantages comparatifs. Ce fléchissement est accompagné de diversification. Les Sénégalais ont commencé à aller acheter en Chine, en Inde, en Australie et dans tous les pays du monde. Ils ont pensé aussi à vendre dans tous les pays du monde. Ce qui fait que l’échelle de la distribution change. Ce qui explique le fléchissement de notre commerce extérieur avec la France.

‘Mais nous avons posé le cadre avec la Cedeao, la France et l’Union européenne pour la reprise des échanges. D’abord du côté français avec l’initiative ‘Tout sauf les armes’. Ensuite, notre propre initiative de nous engager dans la négociation des accords pour le partenariat économique. Cet accord vise la libération des tarifs entre les deux marchés si toutes les conditions de l’ouverture sont respectées. C’est une ouverture sur 25 ans. La concurrence que nous ne pourrons pas soutenir pour un secteur ou pour un produit, nous l’attestons déjà. Et nous indiquons à quel moment nous pourrons supporter cette concurrence. C’est pourquoi la libération se fera sur 25 ans, après des évaluations sectorielles, des évaluations produit après produit.

‘Ce qui fait la force de l’économie d’un pays, c’est l’existence d’un marché intérieur fort. Si le marché intérieur est faible, il vous sera très difficile de vous adosser sur quelque chose pour conquérir le marché extérieur, il vous sera difficile d’abaisser les coûts. La première chose, c’est le regroupement de notre sphère ouest-africaine en communauté, l’adoption d’un tarif extérieur commun, la signature d’un partenariat économique avec l’Europe et, naturellement, l’ouverture d’un marché de centaines de millions de consommateurs si l’on conjugue toute la population de l’Afrique de l’Ouest. C’est cela qui fera reprendre le train haussier avec l’Europe et la France. (…) ’.

WALFADJRI

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Les «ratés» du G8 de Deauville

L’impasse faite sur l’après-Kyoto, l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives, ou encore l’enlisement des négociations de Doha, figurent en tête des ratés de ce sommet.

Le communiqué final a beau être constitué de 23 pages brossant un ensemble de problématiques auxquelles les leaders du G8 entendent répondre, il n’en demeure pas moins que, sur de nombreux sujets, le sommet de Deauville n’a pas permis d’avancée majeure. Pire, les constats de blocage subsistent. Ce qu’a parfaitement résumé le titre du communiqué de l’ONG Oxfam : «  G8 : un communiqué… à la normande ».

Premier constat d’échec : la lutte contre le réchauffement climatique et la suite à donner au protocole de Kyoto en vue de la conférence de Durban à la fin de l’année. Dans leur déclaration finale, les leaders du G8 jugent que cette Conférence « constituera une nouvelle avancée importante, qui permettra de travailler en faveur d’un accord global, ambitieux, équitable, efficace et juridiquement contraignant impliquant tous les pays et incluant les responsabilités respectives de toutes les grandes économies dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre ».

Certes. Mais, au grand désespoir des Européens, les Etats-Unis, la Russie, le Japon et le Canada ont d’ores et déjà indiqué qu’ils refuseront un accord contraignant. Lors du dîner de jeudi soir, le président américain Barack Obama a même confirmé à ses partenaires que les Etats-Unis ne se joindraient pas à un «Kyoto-bis», selon des diplomates. Dès lors, Durban devrait une nouvelle fois laisser de côté la question de la nature de l’engagement de chaque pays.

Autre constat d’échec, dans le cadre du suivi des engagements en matière de développement, les chefs d’Etat du G8 ont renouvelé leur soutien à la mise en oeuvre complète de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries extractives. « Nous appelons tous les pays, notamment les pays riches en ressources, et les entreprises extractives à adhérer à cette initiative ou à la soutenir ».

« Nous nous engageons à mettre en place des lois et règlements sur la transparence, ou à promouvoir des normes à caractère volontaire, qui instaurent une obligation ou une incitation pour les entreprises pétrolières, gazières et minières de rendre compte des paiements effectués au profit de chaque Etat ». Une déclaration suffisamment vague qui contente certains pays, « notamment le Canada », selon un diplomate. « En soutenant la publication « obligatoire ou volontaire » des paiements effectués par les compagnies pétrolières, gazières et minières aux gouvernements, le G8 a réussi à transformer une réelle opportunité en un oxymore », a souligné Mamadou Biteye, directeur d’Oxfam en Afrique de l’Ouest.

Le blocage du cycle de Doha

Autre blocage, sans surprise celui là puisqu’il perdure depuis près de dix ans : l’enlisement des négociations de Doha pour libéraliser le commerce. Les chefs d’Etat du G8 ont pourtant noté  « avec une vive préoccupation que les négociations dans le cadre du programme de Doha pour le développement ne progressent pas de manière satisfaisante. Nous réaffirmons notre engagement en faveur du processus de libéralisation du commerce et d’édiction de règles pour renforcer le système multilatéral, et nous sommes prêts à étudier toutes les options de négociation pour mener le cycle de Doha à terme y compris au regard des priorités des pays les moins avancés (PMA) en accord avec le mandat de Doha ». Pour débloquer la situation, les leaders du G8 ont donc revu à la baisse leurs ambitions en recentrant le débat sur les Pays les plus pauvres.

Quant aux préoccupations affichées sur l’évolution de leurs finances publiques qui doivent nécessairement être ramenée sur des niveaux soutenables, la déclaration finale indique que les « Huit » ont « convenus de rester concentrés sur l’action nécessaire pour améliorer la soutenabilité des finances publiques » et que l’effort de consolidation doit non seulement être poursuivi par l’Europe mais aussi par les Etats-Unis et le Japon. Les Etats-Unis mettront ainsi en place un plan de consolidation budgétaire de moyen terme « clair et crédible », lit-on dans le texte. Sauf que le président Barack Obama a souligné ses marges de manoeuvre limitées en matière budgétaire…

RICHARD HIAULT

Les Echos

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Bientot le sommet Malte-Afrique

Le maillon faible se rebiffe

La justice est le service de l’Etat qui porte le nom d’une vertu.  C’est ce principe qui justifie cette exception démocratique accordée aux juges. Dans une démocratie, il y a toujours un primat de l’élu sur le nommé ne serait que pour une simple question de légitimité. Les juges ne sont pas élus mais ils ont souvent une légitimité plus forte que ceux qui le sont parce ils sont  les gardiens des vertus de la république et le graal du contrat social dont le nœud est le fameux fable de la  Fontaine « selon que vous soyez puissants ou misérable, les jugements de la cour vous rendront blanc ou noir ». Les textes de notre République accordent une très grande liberté aux juges parce qu’ils en font un pouvoir alors que qu’en France  la justice est  encore une autorité. Quand un juge veut être libre, il peut l’être mais nos honorables juges ont développé pendant longtemps le syndrome de la servitude volontaire. D’ailleurs c’est cette servitude volontaire qui fera dire à Wade qu’ils sont sont comme ces « esclaves » qui finissent toujours par revenir à la maison du maitre après avoir été libérés par peur de l’indépendance. Wade opposant a toujours affirmé « « il n’y pas de magistrature indépendante mais des juges indépendants ». L’affaire Bara Tall,  celle qui a opposé Mademba Sock à l’Etat du Sénégal lors de la grève de Sutelec à la fin des années 90  et surtout les nombreux juges qui ont sauvé  Wade opposant  de la guillotine socialiste le prouvent. La justice, le maillon faible de notre système par une politique des petits est entrain de faire sa révolution. Comme dit Theda Scokpcol «  on ne fait pas la révolution, elle finit par arriver ». La révolution est arrivée dans la justice et aucun bonapartisme de l’exécutif de pourra la faire reculer. Dans la même semaine le procureur Ousmane Diagne a cru devoir rappeler qu’il est l’avocat de la société pas du gouvernement alors que le Président de l’UMS rappelait que la Justice est un pouvoir indépendant des deux autres et exigeait par conséquent plus d’indépendance. Quelle fascinante époque nous vivons. Les deux piliers de la démocratie sont une justice libre et une presse libre. Pour la presse, la révolution a été faite depuis longtemps et c’est une excellente chose pour notre démocratie que la justice, le maillon faible entame sa révolution pour se libérer de la servitude volontaire. Un autre grand combat attend la justice et tout le pays. Il faut passer de quelques magistrats indépendants à une magistrature indépendante c’est-à-dire comme aux Etats Unis que la logique  de système l’emporte sur celle l’acteur. Ainsi les juges n’auront pas un destin aussi ingrat que le fichier électoral. C’est une jurisprudence sénégalaise initié par Wade opposant et perpétuée par Niasse et Tanor. Quand l’opposition ‘ gagne une élection, point de débat sur le fichier mais quand on perd c’est forcement le fichier. Quand Bara Tall gagne son procès, la justice est forcement indépendante, s’il l’avait perdu, on aurait dit qu’il ne pouvait que le perdre parce que le juge a forcement écrit sous la dictée de l’exécutif. Dur d’être juge au Sénégal où on est pris entre le marteau de l’exécutif et l’enclume de l’opinion.

Bientôt le sommet Malte-Afrique et Duche du Lichtenstein-Afrique

Les chefs d’Etat africains adorent la servitude volontaire. Ce qui fait que malgré le milliard d’habitants du continent et ses immenses potentialités, les africains sont toujours des sujets de l’histoire et des relations internationales pas des acteurs. C’est pourquoi après les sommets France-Afrique, Japon-Afrique, nous avons maintenant le sommet Inde-Afrique et bientôt les sommets Malte-Afrique ou Singapour Afrique. Et les chefs d’Etat africains se déplaceraient aussi massivement pour le sommet Singapour Afrique comme ils le font pour les sommets Chine Afrique ou France Afrique. Le sommet Inde Afrique illustre à merveille ce qui a été à l’origine de décollage de l’Inde et qui fait singulièrement défaut à l’Afrique : l’orgueil national. J’écris souvent dans ces lignes que le tiers monde est devenu un club africain parce que les autres membres du club comme la Chine et l’Inde sont appuyées sur leur orgueil national pour rejoindre le 1er monde ( le monde développé). Ce sommet illustre l’absence d’ambition des élites politiques africaines qui se font trimbaler d’un sommet à un autre par des pays qui les utilise comme des attributs de leur puissance, des éléments du décor de leur politique extérieure. L’Inde est pays fascinant, elle a donné à l’humanité le Taj Mahal (cette larme sur la joue du temps, symbole eternel de l’amour), le Bouddha  et la kamasoutra. L’Inde qui est passé en quelques décennies de la famine, du livre de la jungle à des OPA sur des entreprises européennes ( Mittal) est un excellent exemple pour l’Afrique parce qu’elle montre le sous développement n’est pas une fatalité et la volonté d’une élite responsable est plus forte que toutes les thèses culturalistes et  les lourdeurs du déterminisme sociologique. En se rendant massivement à Addis Abeba, les dirigeants africains n’ont pas retenu la leçon fondamentale de l’Inde : l’orgueil national qui a permis à l’Inde de s’interdire de tendre la main pour nourrir ses millions de pauvres mais qui lui a permis de faire sa révolution agricole. N’est ce que Shakespeare qui disait que « la nécessité est la mère de l’imagination ». Le développement de l’Inde est un développement shakespearien. Quand on refuse la solution facile de tendre la main comme les indiens dans les années, on est obligé de trouver des solutions endogènes comme la révolution agricole ou le boom technologique. Pour trouver sa place dans la mondialisation comme l’Inde, il faut être acteur et non se complaire dans la servitude volontaire qui consiste à changer de maitre en passant de la France à l’Inde en passant par la Chine et bientôt Malte ou le Lichtenstein. Un sommet Duché du  Lichtenstein-Afrique est fort possible. Et il est fort à parier que duché va mobiliser va battre le record de participation  de chefs d’Etats

Obama à Westminster

Obama est le premier Président des Etats Unis à prononcer un discours à Westminster (le plus vieux parlement du monde). Cela traduit les relations particulières entre les Etats Unis et la Grande Bretagne qui chaque fois qu’elle a du  choisir entre le vieux continent et le grand large « a toujours choisi le grand large » comme disait Churchill. La relation entre les deux pays est tellement forte que Président des Etats Unis travaille sur un bureau offert par la Reine Victoria en 1856 et il ne viendrait à l’idée d’aucun Président des Etats Unis de le changer. Winston Churchill, une des rares personnalités à être élevées au rang de citoyen d’honneur des Etats Unis disait que la déclaration d’indépendance des Etats Unis est la meilleure illustration des libertés publiques anglaises ( de la Magna Carta jusqu’à la glorieuse). La Grande Bretagne a toujours préféré sa relation particulière à l’intégration européenne. Quel est le fondement de cette alliance entre l’une des plus veilles monarchies du monde et la plus veille république depuis Rome : John Locke ( Liberalisme politique) et Adam Smith ( Liberalisme economique). Au fond les Etats Unis ne sont rien d’autres qu’une bonne synthese entre l’amour de la liberté héritée des britanniques et la résurrection de la grandeur de Rome dans le nouveau monde.

Yoro Dia

diayero@gmail.com

www.kysgroupe.com

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Aquaculture : La ferme moderne de Mbodiène lance ses activités expérimentales

Le projet a été lancé en mai 2009 par l’Institut de recherche pour le développement (Ird) pour participer à la demande croissante en matière alimentaire. Par croisement, ses experts ont pu y développer une nouvelle espèce de tilapia d’eau de mer baptisée ‘marquis argenté du Sénégal’ et qui a une valeur nutritive proche du thiof ou de la carpe rouge. Ce projet qui est à sa phase expérimentale devra permettre de produire plus de 200 tonnes de poisson par an.

Une nouvelle variété de tilapia adaptée à l’eau de mer, c’est la trouvaille du Comptoir de recherche aquacole et miticole du Sénégal (Crams), une structure de l’Institut de recherche pour le développement (Ird), à travers son bureau de Mbour. Le ‘marquis argenté du Sénégal’, c’est le nom donné à cette nouvelle espèce obtenue par croisement génétique expérimentée à la ferme aquacole moderne de Mbodiène. C’est l’Ird qui a déterminé ce poisson grâce à une étude menée sur le tilapia qui a l’avantage de se reproduire facilement et qui, s’il est bien encadré, peut avoir des taux de grossissement sur des durées très courtes.

Guy Gohier, un promoteur privé passionné de cuisine associé du projet, a voulu transformer ce poisson d’eau douce en poisson d’eau de mer.Il a joué sur plusieurs générations de poissons pour l’adapter à l’eau de mer et a fait évoluer la souche en augmentant la salinité de l’eau de mer pour que la chaire, sur le plan gustatif, devienne un poisson que l’on a l’habitude de manger au Sénégal. Voilà donc comment est né ce nouveau poisson baptisé ‘marquis argenté du Sénégal’.

Durant sa phase expérimentale, sa production devra atteindre un peu plus de 200 tonnes par an, soit 100 tonnes par récolte, tous les cinq mois. En plus, l’écloserie devra permettre d’obtenir plus de 8 000 alevins par semaine. Des révélations faites par le chargé de la communication de l’Ird au Sénégal, Ibrahima Datt, en marge de la visite officielle de lancement des activités du projet d’écloserie par le ministre des Ecovillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture, Babacar Ndao.‘Le produit de nos recherches nous a permis de mettre à la disposition des populations un produit sénégalais noble et de qualité supérieure qui s’appelle le marquis argenté du Sénégal’, a-t-il indiqué. ‘La baie de Mbodiène comporte tout un ensemble de phénomènes techniques exceptionnels pour l’aquaculture, avec 1 mètre de fond par kilomètre, très peu de rochers et des courants chauds idéaux pour le grossissement du poisson, car le zooplancton en est très riche. Par conséquent, la baie de Mbodiène est un endroit idéal pour être une baie d’aquaculture’, a-t-il affirmé.

Le représentant du Directeur général de l’Ird a, quant à lui, estimé que ce projet démontre combien le lien entre le privé et le public est possible et combien l’aquaculture et l’écologie sont compatibles. Tout en se félicitant de la disponibilité des autorités sénégalaises à accompagner ce projet, ‘signe de la vitalité des relations franco-sénégalaises’.

Le ministre des EcoVillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture, Babacar Ndao, venu procéder au lancement officiel des activités du projet, a exprimé sa satisfaction. ’C’est une belle initiative que le Crams a engagée et qui nous intéresse du fait que notre ministère a en charge le secteur de l’aquaculture au Sénégal. Et que notre souhait est, par rapport à l’atteinte de nos objectifs qui étaient que d’ici 2015, nous puissions atteindre les 150 000 tonnes par an, que le privé puisse s’impliquer de manière très significative. Ce que M. Guy Gohier et son équipe ont réalisé ici, constitue un pas de plus vers cette direction’, a-t-il souligné. ‘Ce projet constitue un bel exemple de synergie entre le secteur public et le secteur privé pour aller dans le sens de régler un problème ; parce que nous savons tous que le Sénégal, à l’instar d’autres pays en développement et même de certains pays développés, connaît un problème de gestion de la ressource halieutique qui est en train de se raréfier’, rappelle-t-il.

‘Pendant longtemps, on a fait une gestion irrationnelle de la ressource qui fait qu’aujourd’hui, l’aquaculture constitue une alternative par rapport à ce déficit constaté sur la gestion des ressources halieutiques. C’est une bonne chose qu’on arrive à avoir une espèce d’eau douce sur un terrain d’eau saumâtre ; et je pense que c’est une fierté bien sénégalaise, pour le Crams et pour le futur de l’aquaculture sénégalaise’, a laissé entendre le ministre Babacar Ndao.‘Nous souhaitons que cette expérimentation réussisse afin qu’elle puisse être reproduite dans d’autres zones afin que des initiatives pareilles puissent aider nos pêcheurs qui passent une bonne partie de l’année à chômer, à pouvoir s’occuper et en tirer des ressources additionnelles’, a-t-il conclu, après avoir souligné l’attention portée dans ce projet au respect des normes environnementales.

WALFADJRI

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ECHANGES EXTERIEURS DU SENEGAL: Et si on changeait de régime de change

Dans l’état actuel des échanges du Sénégal avec l’extérieur, c’est une gageure d’espérer booster la croissance économique du pays par les exportations. Parmi les obstacles majeurs, le régime de change fixe qui nous pend au nez. La question a été agitée ce jeudi 26 mai par des spécialistes, dans le cadre d’un « Point économique » organisé par la Dpee.

La monnaie doit servir de baromètre à une économie et s’apprécie si les conditions générales de l’économie s’améliorent. Or, lorsqu’on a une économie qui a des problèmes de croissance et de déficit commercial en plus d’une monnaie forte, la rigidité du système de change ne peut qu’aggraver ces problèmes.

Ces problèmes ? Faiblesse de l’épargne, faiblesse de l’investissement notamment privé, productivité faible, revenus faibles, c’est le cercle vicieux dans lequel baigne le Sénégal à l’instar certes d’autres pays pauvres dont la croissance économique est limitée par ces contraintes. Et ce n’est sûrement pas le commerce extérieur dans son état actuel qui peut influer sur la croissance économique du Sénégal dont le constat du profil affiche : « erratique » et ce, depuis les indépendances. Avec seulement 20 à 22% à peu près de la production nationale qui est envoyée à l’extérieur, la tendance des exportations dans le PIB est nettement orientée à la baisse.

On l’aura compris, le bilan est loin d’être élogieux et si l’on s’en réfère aux différents constats faits hier, jeudi 26 mai par les spécialistes sénégalais de la question, dans le cadre du « point économique »initié par la Dpee (Direction de la prévision et des études économiques) sur la question du « commerce extérieur, croissance et développement économique : bilan et perspectives », il faudra agir sur bon nombre de facteurs pour prétendre renverser la tendance.

Parmi ces facteurs, le taux de change qui est beaucoup revenu dans le débat, au cours de la rencontre d’échanges présidée par El hadji Ibrahima Sall, ancien ministre du Plan et animée par Birahim Bouna Niang, professeur à l’Ucad, et qui a ouvert un boulevard de réflexions sur la politique sénégalaise du commerce extérieur, alors que la relation de causalité entre commerce extérieur et croissance économique est établie

Selon le conférencier qui s’est beaucoup appesanti sur les exemples des pays émergents notamment asiatiques et qui soutient que l’économie mondiale a connu une croissance beaucoup plus forte dans la période de libéralisation, les pays qui ont adopté une stratégie qui tirent la croissance de l’ouverture aux échanges « ont mieux réussi ». En d’autres termes, il y a nécessité pour le Sénégal de mettre en place un secteur d’exportations beaucoup plus dynamique et pour cela, de l’avis du Pr Niang, il est impératif de relancer le secteur manufacturier au lieu de se borner à exporter des produits primaires qui plus est, ne sont pas très demandés sur le marché mondial et pêchent par leur manque de compétitivité eu égard aux facteurs de production.

Rigidité bloquante

Certes le Sénégal est un pays ouvert, la question est : que fait-il de cette ouverture avec une faible diversification des produits exportés, une compétitivité souvent plombée notamment par un taux de change fixe et une productivité qui se cherche ? Il est d’ailleurs ressorti des débats suscités par la question, que la configuration de l’économie sénégalaise ne se prète pas au développement des échanges. Dans un système de change fixe, « si les élasticités ne sont pas adaptées, ça ne marche pas », a estimé un des intervenants au débat. La question du taux de change est ainsi relancée et la notion de flexibilité est restée en surface.

L’expérience des pays asiatiques est ainsi invoquée pour dire que ces pays, en l’espace de vingt cinq ans, ont réussi là où les pays développés ont mis cent ans, simplement en agissant sur beaucoup de leviers parmi lesquels, le taux de change.
D’où la nécessité, selon le Pr Niang, « de réfléchir sur la possibilité d’introduire dans notre système, un peu plus de flexibilité. »

Il reste entendu, comme le reconnait le Pr Niang, que c’est plus difficile à concevoir qu’à appliquer, le Sénégal faisant partie d’un ensemble communautaire. La question ne manque cependant pas de pertinence, bien au contraire, surtout si l’on considère qu’aujourd’hui et depuis des années maintenant, les pays faisant partie de la zone euro dont le CFA arrimé, souffrent énormément de la concurrence d’un dollar déprécié.

Pour le Directeur de la Dpee, dans les échanges extérieurs, le problème du taux de change est très important, mais il n’est pas le seul facteur déterminant sur lequel intervenir au Sénégal. Pour lui, le vrai problème, « c’est la productivité », même si, reconnait-il, un régime de change flexible ne devrait pas être exclu.

En revanche, El hadji Ibrahima Sall, lui, met l’accent sur ce qu’il appelle le « manque de politique publique dédiée à l’entreprise ». Il n’est pas étonnant, selon lui, que « la contribution la plus importante à notre PIB soit une contribution des services.» Le secteur tertiaire contribue en effet à 60% du PIB. Pour dire qu’ « il n’y a pas de politiques de l’entreprise au Sénégal », estime M. Sall.

SUD QUOTIDIEN

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Pour un envol du tourisme africain : La diaspora invitée à s’investir dans sa promotion

Le continent africain ne profite pas des importants flux que génère le tourisme mondial malgré ses énormes potentialités et ses multiples facettes. Le constat est du ministre du Tourisme, Thierno Lô, qui prône l’implication de la diaspora pour mieux vendre cette destination.

A côté des actions entreprises par les Etats africains pour promouvoir la destination Afrique dans les pays occidentaux, la diaspora est invitée à mieux s’investir pour vendre leurs terres d’origine. C’est ce qu’ont convenu avant-hier les participants au 36e congrès de l’African Travel Association (Ata) tenu à Dakar en prélude à la deuxième édition du Salon international du tourisme de Dakar (Ticaa). Le ministre sénégalais en charge du Tourisme, Thierno Lô, qui prône cette implication de la diaspora, pense en effet que le continent ne profite pas des importants flux que génère le tourisme mondial malgré ses énormes potentialités et ses multiples facettes. Il estime que l’Afrique est aujourd’hui loin des tares qu’on lui collait dans les médias internationaux avec les guerres, la famine, etc…

‘Les flux touristiques, c’est de l’argent qui circule, a rappelé Thierno Lô. Et la meilleure manière de le détourner de l’Afrique a été d’en montrer des clichés négatifs. Aujourd’hui, il est temps que les Africains changent cette image du continent en Occident. L’Afrique est un beau continent où dans beaucoup de pays, il n’y a aucun problème. Il nous faut élaborer une offre touristique africaine diversifiée et attaquer le marché international’, poursuit-il. Et selon lui, les nouvelles technologies de l’information et de la communication peuvent, pour cela, être mises à contribution afin d’attirer les milliers de curieux du monde qui ne demandent que cela. ‘Le Sénégal a une longue tradition de tourisme avec la France et les pays européens, mais je pense qu’on doit s’ouvrir davantage aux Etats-unis pour attirer plus de touristes’, souligne-t-il.

Ces propos seront corroborés par Ogo Sow, un Sénégalais qui vit aux Etats-unis depuis plus d’une génération et qui s’active dans les médias dans ce cadre. Mister Africa, comme le surnomment les ressortissants africains aux Usa, pense que les gouvernants doivent s’appuyer non seulement sur cette diaspora active, mais aussi sur les stars de dimension internationale de la trempe de Youssou Ndour ou d’Akon pour vendre la destination sénégalaise.‘Nous sommes dans la restauration, dans les salons de coiffure, les taxis et les médias et nous pouvons beaucoup apporter à la promotion de la destination Sénégal. Nous sommes d’ici et nous comprenons bien la culture africaine’, soutient-il.

Thierno Lô espère, en outre, que la baisse de la Taxe sur valeur ajoutée (Tva) qui est passée de 18 à 10 % dans le secteur, aidera à baisser les coûts et attirer davantage de touristes vers le pays de la Téranga.

WAL FADJRI

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En 50 ans de partenariat : L’Usaid a injecté 638 milliards au Sénégal

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) qui célèbre ses 50 ans de partenariat avec le Sénégal, a établi hier un bilan positif de son action. Ce sont 638 milliards de francs Cfa qui ont été injectés au pays de l’arachide dans des secteurs clés.

Le montant global des engagements que l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) a injectés au Sénégal durant son demi-siècle de présence dans notre pays (1961-2011), est de 1,3 milliard de dollars, soit 638 milliards de francs Cfa. Une manne qui est allée principalement à des secteurs-clés tels que l’Economie, la Santé, l’Education, la Sécurité alimentaire. Cependant, même si cette aide du pays de l’Oncle Sam au Sénégal a été plus profitable à la santé et à l’éducation, avec notamment d’importantes allocations à la lutte contre le Vih/Sida et le paludisme, la construction et la réhabilitation de salles de classes de 58 collèges en milieu rural, la modernisation de l’économie sénégalaise n’a pas, pour autant, été en reste.

En effet, un regard dans le rétroviseur a permis à Ousmane Sané, spécialiste des questions économiques de l’Usaid, de rappeler que c’est grâce à l’appui de l’agence américaine que le secteur financier sénégalais a pu se remettre de la crise bancaire de la fin des années 80.‘En 1987, le système bancaire sénégalais était quasiment en faillite. Sur les quinze banques que comptait le Sénégal, six étaient dans une situation de faillite. C’est à partir de ce moment-là que l’Usaid a décidé, avec d’autres partenaires au développement, de mettre en place un programme global pour appuyer la restructuration du secteur bancaire afin de le rendre beaucoup plus performant’, rappelle-t-il. Avant de noter que cette restructuration a été douloureuse sur un certain plan, parce qu’il a fallu liquider certaines banques, comme la Banque nationale de développement du Sénégal, l’Union sénégalaise de banque, la Banque sénégalo-kowétienne, Assure banque, entre autres, qui étaient irrécupérables.

Au même moment, poursuit-il, d’autres en difficulté, pouvaient faire l’objet d’une restructuration. Ce fut le cas de la Banque internationale pour l’Afrique occidentale (Biao). Laquelle a pu être sauvée par le biais d’un financement de l’ordre de 30 millions de dollars de l’Usaid qui a permis la restructuration du système bancaire sénégalais. La Biao a ainsi fait l’objet d’une nouvelle privatisation avec l’appui du groupe Mimran qui est entré dans le capital pour la remettre sur les rails. Et aujourd’hui, après plusieurs fusions et absorptions, elle est devenue le premier groupe bancaire du pays, selon l’économiste de l’Usaid.

Non loin de s’arrêter à la restructuration du secteur bancaire à l’époque, l’institution américaine a aidé à mettre en place la Société nationale de recouvrement (Snr) pour essayer de récupérer le maximum de créances qui avaient été gelées. ‘On a mis en place une assistance technique pour aider les citoyens au recouvrement de créances qui avaient été gelées à cette époque. Et entre le mois de juin 1991 et celui de décembre 1993, on a pu récupérer un équivalent de 20 milliards de francs Cfa qui ont permis de rembourser les dépôts dans ces banques’, déclare Ousmane Sané.

Affichant un satisfécit total sur l’efficience de l’action de l’Usaid, M. Sané soutient que le système bancaire sénégalais est, à nos jours, l’un des plus performants de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Car, la stabilité du secteur bancaire a été sauvegardée et le taux de profit a atteint, en 2008, 14,6 % au Sénégal là où la moyenne de l’Uemoa est de 8 %. Une bonne santé qui justifierait, selon lui, la course de certaines banques, nigérianes notamment, vers la place dakaroise.

A côté de ce succès, l’Usaid a également contribué à mettre en place une institution de micro-crédit. L’Alliance de crédit et d’épargne pour la production (Acep), qu’elle a mise en place dans le cadre d’un programme d’appui à l’entrepreneuriat en milieu rural et qui a démarré tout petit à Kaolack, a aujourd’hui un actif dépassant les 100 milliards de francs Cfa. Elle a globalement accru l’accès aux services financiers en accordant des prêts à plus de 35 mille actifs et des épargnes à 52 mille clients entre 1985 et aujourd’hui.

WALFADJRI

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