Archive | April, 2011

Sénégal : ces trentenaires qui reviennent au pays pour participer à l’essor économique

De plus en plus de jeunes actifs, après avoir étudié et travaillé quelques années en Occident, décident de rentrer à Dakar pour y devenir entrepreneurs. Portraits.

D’un côté, il y a les amis et la famille qui dissuadent les trentenaires expatriés de rentrer au Sénégal, arguant qu’« ici, il n’y a pas de travail », ou, au contraire, les poussent à investir au pays. De l’autre, il y a ceux, la majorité, qui se demandent bien pourquoi ils quitteraient un bon job en France, aux États-Unis ou au Canada, pour retourner dans leur pays natal, où le taux de chômage s’élève à 48 %. Et pourtant. Poussés par la volonté de participer au développement de leur pays et par l’envie d’un meilleur cadre de vie, ils sont de plus en plus nombreux à se réinstaller et à investir, principalement à Dakar. Portraits de ces anciens expatriés qui prouvent que l’avenir n’est pas forcément meilleur ailleurs.

Il a hésité un bon moment. C’est son cousin, Séné­galais installé aux États-Unis, qui l’a convaincu de rentrer à Dakar pour y gérer son supermarché en ligne?: les Sénégalais de la diaspora, qui préfèrent parfois faire des courses directement pour leur famille restée au pays plutôt que d’envoyer de l’argent, passent commande sur senboutique.com?; Hussein Lo et son équipe de deux personnes achètent à Dakar puis livrent dans les principales villes du pays.

Parti en 1999 à Paris pour ses études en ressources humaines et conseil en organisation, le jeune entrepreneur de 33 ans avait des opportunités d’emploi en France. Mais « en stage de master, j’ai été victime d’un acte de racisme », raconte-t-il. En 2008, il décide donc de rentrer chez lui. « Ici je crée des emplois, j’investis dans l’économie de mon pays », se félicite-t-il. Avec environ 70 clients par mois, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 60 millions de F CFA en 2010 (91?500 euros). Hussein Lo ne regrette pas son choix, et son frère jumeau, encore en France, pense lui aussi au retour.

Après un master de marketing et quelques années de travail en tant que commerciale dans de grandes entreprises françaises, Yacine Ndoye en a eu assez du métro-boulot-dodo parisien. En février 2010, elle s’installe donc à Dakar, une formation de décoratrice d’intérieur en poche. « Ce marché est en développement ici, c’est une niche. » La femme de 32 ans, qui gère par ailleurs une boutique de vêtements, se donne deux ans avant de se verser un salaire. En attendant, elle réinvestit tout dans son agence et espère rapidement embaucher des employés.

« J’ai toujours eu l’envie de revenir, de participer à la croissance de mon pays. J’attendais juste le bon moment, il me fallait d’abord un bac+5 et un bon bagage professionnel. » À Dakar, on lui a dit?: « Pourquoi rentrer alors que les autres veulent partir?? » Mais en France, ses amis sénégalais l’ont comprise et l’ont poussée à revenir.

Après une maîtrise de sociologie et un passage par Sciences-Po Paris – avec en parallèle un travail à la cellule audiovisuelle du ministère français des Affaires étrangères –, Abdou Khadre Lo, 34 ans, est rentré à Dakar en 2005. « Je suis sénégalais, c’était clair dès le début que je reviendrais une fois mes diplômes obtenus », dit-il. Quelques années de travail salarié au Sénégal plus tard, il crée son entreprise.

Depuis deux ans, son agence Primum Africa Consulting, forte de trois salariés et d’une trentaine de consultants de toutes nationalités, opère depuis une grande villa du quartier de la VDN, à Dakar. Son activité?: le conseil en communication auprès d’organismes internationaux. « Il faut montrer que des ressources locales peuvent faire du bon travail dans le respect des normes internationales. Il n’y a pas de raisons qu’on fasse systématiquement appel aux expatriés. » Son autre objectif?: prouver aux autres jeunes de la diaspora qu’ils peuvent y arriver ici. « Le risque est à prendre, car c’est en voyant notre réussite qu’ils reviendront au pays.

Ouvrir une crèche lui trottait dans la tête depuis quelques années déjà. C’est chose faite depuis octobre 2010 pour cette jeune femme de 31 ans, revenue en 2009 au Sénégal après un master en audit et contrôle de gestion et un premier travail à la Société générale à Paris, soit neuf ans en France. Sa crèche colorée borde la route du quartier des Mamelles, à Dakar. « C’est un secteur qui se développe, car les jeunes cadres habitent de plus en plus en appartement. Il n’y a donc plus les femmes de la maison familiale pour s’occuper des enfants. »

À la Maternelle, qu’elle a financée sur fonds propres et via des organismes d’aide au retour, cinq personnes ont été employées. Ce retour, elle ne le regrette pas, car « aujourd’hui, le Sénégal commence à avoir les structures et le potentiel pour accueillir les jeunes diplômés ». De fait, autour d’elle, Salimata Diagne constate que, depuis cinq ans, de plus en plus de trentenaires rentrent au pays.

source : Jeune Afrique

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Le gaz national réservé à SENELEC et aux producteurs indépendants (officiel)

Le gouvernement sénégalais a pris un décret destiné à réserver désormais l’utilisation du gaz obtenu du sous-sol national à la SENELEC et aux producteurs indépendants d’électricité qui lui fournissent la totalité de leur production d’énergie, annonce un communiqué du ministère en charge de l’Energie.

Cette décision, prise dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de restructuration et de relance du secteur de l’énergie, ‘’vise à sécuriser de manière durable le fonctionnement des turbines à gaz de SENELEC, pour lui permettre de mieux faire face aux attentes des populations en matière de fourniture, à la fois régulière et au moindre coût, de l’électricité’’.SENELEC, rappelle-t-on, a régulièrement été contrainte de mettre à l’arrêt des centrales pour manque de combustibles. Ce constat a été notamment fait pour des Turbines à Gaz (TAG), ajoute le texte.

‘’Certes, selon les dispositions du Code pétrolier, le gaz issu de l’exploration pétrolière au Sénégal est destiné au marché national, composé de plusieurs acteurs (unités industrielles privées, SENELEC et ses fournisseurs, producteurs indépendants d’électricité, etc.)’’, ajoute la même source.‘’Il s’avère cependant que, confrontée à des difficultés ces dernières années, SENELEC n’a jamais su tirer suffisamment profit de cette source d’énergie moins coûteuse’’, note la même source.Dans le cadre du renforcement du secteur électrique national, il est prévu la reprise des appels d’offres de la Société africaine de raffinage (SAR) pour assurer un approvisionnement correct et régulier de SENELEC en combustibles, indique le communiquéAinsi, poursuit-il,

‘’SENELEC achètera désormais son combustible sur le marché national, conformément à la structure des prix intérieurs des produits pétroliers, afin de minimiser le coût relatif à son approvisionnement, en réalisant des économies de 16 à 30%’’.Par ailleurs, souligne le texte, ‘’tirant les enseignements des incidents survenus sur les centrales de SENELEC en juillet 2010, le gouvernement a pris un décret pour réviser et surtout rendre plus complètes, à compter du 1er juin 2011, les spécifications du fuel 380’’.Enfin, dans le même cadre, le Sénégal envisage de se doter d’un laboratoire indépendant qui sera chargé de contrôler la qualité et la quantité des produits pétroliers.

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Le blog notes de Yoro Dia

De Sare Yoro Oussou à Sare Kanta

Mon incroyable anniversaire. Vous connaissez surement cette émission qui passe sur MTV où l’on relate les anniversaires les plus incroyables aux Etats Unis avec un étalage insolent de luxe avec bolides et hôtels cinq étoiles. Moi aussi j’ai eu droit à mon incroyable anniversaire à Sare Yoro Oussou  dans le Fouloudou profond. Incroyable comme ce plaisir intense  qu’on ressent quand on se réveille au chant du coq. Ce plaisir que  peu de Dakarois connaissent. Cette alternance mélodieuse  et harmonieuse  entre le chant du coq, les coups de pilon des dames qui pilent le mil, le chant des oiseaux qui souhaitent la bienvenue au nouveau jour est un « art de combiner les sons d’une manière très agreable ».  Les autres notes comme le chant du coq et celle des oiseaux, l’appel à la prière sont intermittentes alors que les coups de pilon sont  constants et constituent le fond musical de cette mélodie de l’aurore. Braves dames du monde rurales qui n’ont pas le temps de discuter si elles doivent porter le nom de leurs maris. C’est un débat de dakaroises et surtout d’une Ministre d’Etat qui cherche à se donner un rôle. En voyant les femmes du Fouladou de Sare Yoro Oussou à Sare Kante, on se rend compte comment le débat lancé par Awa Gueye Kebé est véniel par rapport à l’essentiel. Dans le Fouladou les femmes continuent encore à pilier le mil, à aller chercher de l’eau au puits, à cuisiner avec du bois et surtout à lever aux aurores pour piler le mil pour la bouillie familiale. La ruralité est un mélange de générosité et de simplicité qu’on a perdu depuis fort longtemps dans les villes. Moi le « peul perdu » parce que n’ayant pas de bœuf j’ai failli me retrouver avec un cheptel après quelques jours au Fouladou. Chaque village se fait un point d’honneur de vous offrir quelque chose après les interminables salutations. Un séjour de temps en temps  dans le monde rural est fort utile car il permet de relativiser beaucoup de choses et de comprendre pourquoi on ‘est gouverné par des ruraux ( Senghor, Diouf Wade, Niasse Tanor, Idy, Djibo). Je l’ai compris en prenant en stop un jeune qui va à l’école à Mampatim et qui habite Sare Kanta. Ce garçon qui fait plus de 10 km pour aller à l’école est forcement aussi motivé que Niasse le kaw kaw de Keur Madiabel ou Djibo Ka celui de Thiargny. Au delà de l’hospitalité de la générosité, ce qui m’a le plus marqué dans le Fouladou profond c’est la présence de l’école de la république même à Sare Kanta à quelques encablures de la Guinnée Bissau. Même si on y « capte » plus facilement la radio bissau guinnéenne, on y va à l’école sénégalaise. Les instituteurs  qui apportent la voix et montre la voie de la République sont les meilleures sentinelles à de la république. Elles le sont plus que les jeunes soldats du check point de Mampatim. Quand j’observe l’école de Sare Kanta ou celle de Sare Youssou je ne peux m’empêcher de penser à Jules Ferry et le rôle de l’école publique dans l’avènement de la France moderne. Le Sénégal moderne se fera par l’école publique. L’école publique plus que l’armée est le meilleur rempart de la république.

De Farafegni à Manda Douanes

Eureka. J’ai trouvé. C’est à Mandat Douanes, et carrefour entre  la Guinée, Vélingara et Tamba et qui mène vers la cite religieuse de Medina Gounasss, à la table d’un Tangana et avec un bon tapa lapa  j’ai compris la banalité et la complexité du  problème gambien. Il est complexe parce qu’il est purement subjectif. L’ouverture et le l’ambiance amicale qui vous accueille à Mandat Douanes tranche avec l’agressivité et les visages fermés de Farafegni.  Les Gambiens sont toujours sur la défensive comme toute personne ou toute nation qui développe un complexe d’infériorité.  Ce sentiment se lit sur le visage du policier de Farafegni, qui vous reproche de n’avoir pas marqué le stop même s’il n’y a de panneau et qui vous rappelle immédiatement que vous êtes en Gambie et c’est la loi Gambienne qui s’applique comme si c’était pas une évidence, il est dans cet agent du service d’immigration ou des douanes  assis au fond d’une échoppe qui demande aux chauffeurs de venir le trouver pour présenter les papiers du véhicules. Ce sentiment laisse une trace indélébile avec le nombre de cachets et des tampons ( plus de cinq) qu’il faut avoir pour traverser moins de 50 km. C’est surement un record mondial alors que paradoxalement la Gambie est la zone CEDDEAO où la liberté de circulation est théoriquement un droit. A Mandat Douanes ce droit est une réalité. Il est tellement réel que les taxis guinéens ( les  7 places peints en vert et jaune) transformés en 10 places) sans compter la possibilité de prendre des personnes extrêmement pressées sur le porte bagages au dessus. Le contournement de la Gambie est entrain de faire renaitre le Saloum profond, le Bambouk et surtout la ville de Tamba qui retrouve sa position de zone tampon entre la le Centre et la Casamance qui s’annonce des le pont de Gouloumbou. Le fameux pont qui était une sorte  de « Djegui sirat » pour les chauffeurs de camion et qui est devenu un pont grand et moderne. Parait il on avait son brevet de chauffeur hors pair si on avait traversé le vieux pont de Gouloumbou. Mais aujourd’hui le pont est tellement bien fait qu’un débutant dans une auto école peut facilement le traverser et  quitter le département de Tamba pour celui de Velingara. Ce pont sépare deux départements, deux régions mais aussi deux zones climatiques car des qu’on traverse le pont on entre dans  la verte et fascinante Casamance qui étale toute sa splendeur et sa diversité de Goloumbou à Karabane. A Gouloumbou, et à Diaromé dans le Sedhiou, il est intéressant de constater que le pouvoir Sopi a laissé malicieusement les anciens ponts à coté des nouveaux probablement pour montrer la différence d’ambition entre l’ancien régime  et celui de Wade. En tout cas les deux ponts de Gouloumbou se passent de commentaires. Le pont de Gouloumbou et la route Tamba Ziguinchor sont des éléments déterminants qui encouragent le contournement de la Gambie qui est une excellente chose car ressuscitant l’économie locale des villes comme Koupentoum, Birkilane et Tamba qui subissent de plein fouet la crise de l’arachide et celle du chemin de fer. Plutôt Koussanar et Koungheul ressuscités grâce au contournement que Soma et Farafegni qui survivent grâce à la traversée de la Gambie.

Né un 04 aout

Le débat relancé par Donald Trump sur le lieu de naissance de Obama révèle un détail très important. Barack Obama est né à Hawaii, tout le monde le savait. Il est donc américain. C’est une évidence. Etant né sur le territoire américain contrairement à Swarzy le governator, il peut constitutionnellement être le Président des Etats Unis, il l’est déjà. Ce qui est intéressant le débat a obligé Obama à publier son bulletin de naissance et on y apprend qu’il est né un 04 aout. C’était déjà un signe prémonitoire comme la poignée de main entre l’étudiant Clinton et le Président Kennedy. C’est dans la nuit du 04 aout 1789 que la France révolutionnaire a voté l’abolition  des privilèges et des droits féodaux. Le 04 aout est le symbole par excellence de l’égalité des droits et surtout des chances parce que jetant dans les poubelles de l’histoire le privilège du hasard de la naissance. Que le Premier Président noir des Etats Unis soit né un 04 aout. C’est tout un symbole.

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Le président Wade invite les Africains à renoncer au nucléaire

Le président de la République, Abdoulaye Wade, a invité, jeudi à Dakar, les Africains à renoncer à l’énergie nucléaire, expliquant, en faisant allusion à l’accident survenu récemment au Japon, qu’elle est difficilement maîtrisable en cas de catastrophe.

‘’Ce salon intervient au lendemain de l’accident nucléaire de Fukushima, ce qui fait qu’on a tourné le regard vers d’autres sources d’énergie’’, a-t-il relevé, lors de la cérémonie d’inauguration de l’exposition du quatrième Salon international des énergies renouvelables et de l’environnement en Afrique.

Cet accident a fait le procès du nucléaire, a-t-il estimé, avant d’ajouter : ’’ Je viens de renoncer à la centrale nucléaire mobile que le Sénégal avait négociée avec la Russie et qui était prévue pour être quelque part sur le fleuve Sénégal ou en mer’’.

‘’Avec l’accident de Fukushima, j’ai remercié nos amis russes’’, a-t-il porsuivi, affirmant qu’il ’’renonce publiquement au nucléaire’’.

Le nucléaire n’est pas maîtrisable en cas de catastrophe, a-t-il expliqué en rappelant les difficultés des Japonais à maîtriser la radioactivité.

Afin d’éviter aux pays africains de tel catastrophe, le président de la République a indiqué qu’il a proposé au ministre des Affaires étrangères du Sénégal deux résolutions à présenter à l’Union africaine (UA).

‘’La première résolution, dit-il, est pour que l’Afrique se déclare zone à usage nucléaire zéro. Que les Africains renoncent à développer le nucléaire, nous avons l’énergie solaire chez nous’’.

Par ailleurs, il a déploré la facture pétrolière des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. ‘’Il se trouve que, dans la CEDEAO, nous dépensons 1,7 milliards d’euros par an pour payer la consommation de pétrole. Si cette somme est consacrée pour payer des centrales solaires, vous voyez tout de suite l’intérêt de la substitution au solaire’’, a-t-il fait remarquer.

‘’Avec le solaire, a-t-il expliqué, si on fait bien les choses, dans 10 ans, l’Afrique de l’Ouest peut avoir de l’énergies gratuitement parce qu’une fois qu’on aura payé les investissements qui sont très lourds, il ne reste que la maintenance’’.

‘’Pour cela, a-t-il poursuivi, on a estimé, avec des ingénieurs, qu’il fallait un renouvèlement du matériel, des équipements, tous les trois ans sur une période de 15 ou 16 ans.’’

‘’Mais en tout état de cause, en perspective, dans le temps, on arrivera avec énergie abondante et gratuite pour toute l’Afrique’’, a-t-il conclu.

APS

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Abdoulaye Wade : “Le Sénégal entend réduire sa dépendance au pétrole”

Le Sénégal entend réduire sa dépendance par rapport à l’énergie fossile ou pétrolière, a indiqué jeudi le président de République, Abdoulaye Wade, qui a souligné la lourdeur de la facture des produits pétroliers pour le pays.

‘’Nous entendons réduire notre dépendance par rapport aux énergies fossiles importées, tout ce qui est importé est une dépense trop lourde pour un pays car on doit payer en devise en dollars ou tout autre monnaie’’, a-t-il expliqué.

Le chef de l’Etat s’exprimait à Dakar au cours de la cérémonie d’inauguration de l’exposition du quatrième Salon international des énergies renouvelables et de l’environnement en Afrique.

‘’C’est la raison pour laquelle, nous voulons engager résolument une politique d’énergie (…) pour remplacer progressivement les centrales thermiques’’, a-t-il ajouté en présence du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, et du ministre des Energies renouvelables et des Biocarburants, Louis Seck.

Selon lui, l’enjeu de cette rupture est d’ordre économique et social. ‘’Il est économique, il est financier, il est social parce que ces petites lampes solaires peuvent éclairer une chambre, elles ne coutent par chères’’.

Par ailleurs, le président sénégalais a estimé que le sujet de ce salon international ‘’peut à lui seul occupé pendant très longtemps les Sénégalais’’.

‘’En venant, ici j’ ai voulu assumer mon option et celle du gouvernement pour l’exploitation des énergies renouvelables de façon systématique et arriver à terme à ce que la capacité d’énergie utile du Sénégal soit (…) dans la proportion de 60% pour les énergies renouvelables et de 40% pour les énergies fossiles ou les produits pétroliers’’, a-t-il indiqué.

‘’Donc, a-t-il souligné, l’objectif est fixé mais, comment passer de la situation actuelle qui nous posent beaucoup de problèmes (…) pour pouvoir fournir l’électricité au Sénégalais’’.

Le chef de l’Etat, à l’occasion, a ‘’félicité chaleureusement’’ Ibrahima Ben Bass Diagne, Président-directeur général du Groupe EXCAF, un des organisateurs du salon en partenariat avec le ministère sénégalais des Energies renouvelables et des Biocarburants.

Un peu plus tôt, Abdoulaye Wade avait visité l’exposition du quatrième Salon international des énergies renouvelables et de l’environnement en Afrique qui se poursuit jusqu’à samedi au CICES.

APS

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L’appel d’offres est devenu le principe en matière de passation des marchés

L’appel d’offres est devenu le principe en passation des marchés grâce au Code des marchés publics, a révélé jeudi le président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des marchés publics, Abdoulaye Sylla.

‘’L’appel d’offre est devenu le principe en matière de passation des marchés grâce au nouveau dispositif du Code des marchés publics’’, a dit M. Sylla au cours d’une conférence de presse de présentation des rapports d’audit pour le compte de l’année 2009.

En 2009, les appels d’offres ont représenté 12,68 % en nombre et 85,69 % en valeurs de la dépense publique, a-t-il poursuivi, ajoutant que le reste est constitué d’ententes directes et de demandes de renseignement et de prix.

Au chapitre des principales violations répertoriées par les auditeurs des 82 autorités contractantes, le rapport du Conseil de régulation signale des procédures ‘’insuffisamment maîtrisées’’, des passations non inscrites dans le plan de passation, l’absence de justificatifs, l’attribution de marchés ‘’sans autorisation préalable’’ de la Direction centrale des marchés (DCM).

Selon Abdoulaye Sylla, l’audit a constaté des ‘’surfacturations très manifestes’’, et prouvé que certaines autorités, ‘’pour éviter les procédures d’appel d’offres, fractionnent les dépenses en ‘’abusant’’ des demandes de renseignement et de prix.

Dans ses recommandations, l’Autorité de régulation des marchés publics estime qu’il faut prévoir des sanctions ‘’en cas de non respect des obligations’’, la mise en place d’un référentiel de prix pour éviter, par exemple, des surfacturations, la vulgarisation du manuel de procédures en matière de passation des marchés.

L’ARMP prône en outre la poursuite de la formation. ‘’Beaucoup a été fait, 6000 agents ont été formés en trois ans. Cette formation est essentielle’’, a dit le président du Conseil de régulation, estimant que ‘’sans cela il sera difficile d’améliorer les résultats’’.

Relevant que le respect des dispositifs du Code des marchés ‘’garantit la transparence’’, Abdoulaye Sylla a déploré des ‘’simulacres d’appel à la concurrence’’. ‘’Les mêmes fournisseurs concourant chez plusieurs autorités, gagnant les marchés à tour de rôle’’, dit-il.

Pour l’audit 2009, effectué par quatre cabinets sénégalais, 82 autorités contractantes ont été concernées, incluant des ministères, des collectivités locales, des sociétés dotées d’une large autonomie financière, etc. Quelque 4.045 marchés sont concernés pour une somme totale d’environ 450 milliards de francs CFA.

APS

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Un appui de 7 milliards à la transparence des finances publiques

Le gouvernement sénégalais recevra un crédit de la Banque mondiale (BM) d’un montant d’environ 7 milliards de FCFA destinés à ‘’améliorer la crédibilité, la transparence, et la responsabilité dans la gestion et l’utilisation des ressources de l’Etat’’, a appris l’APS, jeudi à Dakar.

Le conseil d’administration de la BM a approuvé mardi dernier un crédit de 15 millions de dollars américains, qui seront mis à la disposition du Projet d’appui aux reformes des finances publiques (PARFP), indique un communiqué de l’institution financière internationale.

Selon Fily Sissoko, chargé du projet à la BM, il vise essentiellement pendant les quatre prochaines années ‘’à renforcer la politique budgétaire et les perspectives pluriannuelles dans la planification’’.

Il cherche aussi le renforcement des mécanismes d’exécution budgétaire tout en amélioration de façon substantielle le contrôle externe (la Cour des comptes) et parlementaire à travers la Commission des finances du Parlement sénégalais.

Selon la banque, le PARFP ‘’arrive à point nommé pour le Sénégal compte tenu de l’adoption par l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) de six nouvelles directives visant à moderniser l’environnement juridique et institutionnel du système de gestion des finances publiques’’.

Les autres domaines de concentration du projet sont le développement et la mise en œuvre d’une stratégie de gestion de la dette, l’amélioration des systèmes d’information de gestion des finances publiques, l’amélioration de l’efficacité des systèmes d’audit interne.

APS

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Mario Draghi, bien parti pour prendre la présidence de la BCE

Nicolas Sarkozy n’a pas attendu qu’un journaliste lui pose la question pour dévoiler son soutien à Mario Draghi, l’actuel gouverneur de la Banque d’Italie, dans la course à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE). “Nous ne le soutenons pas parce qu’il est italien, nous le soutenons parce que c’est un homme de qualité”, a déclaré le président de la République, mardi 26 avril lors d’une conférence de presse, à Rome, aux côtés du président du conseil italien, Silvio Berlusconi, à l’issue d’un sommet franco-italien.

L’actuel patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, doit céder son poste à la fin du mois d’octobre, et, après la démission surprise en février du président de la Bundesbank, Axel Weber, la France et l’Allemagne – les deux pays ayant le plus de poids dans le choix du futur président de l’institution monétaire – n’avaient plus de candidat “naturel”.

Hormis l’Italie, la France est le premier pays à afficher officiellement son soutien à M. Draghi. La décision finale devrait intervenir au Conseil européen de la fin du mois de juin, après avis du Parlement européen et du Conseil des gouverneurs de la BCE. Mais pour Paris, l’accord de Berlin semble de toute façon acquis depuis que le ministre des finances, Wolfgang Schäuble, a laissé entendre, par des fuites dans la presse mi-avril, qu’il penchait désormais pour la candidature de l’Italien. En l’absence de signal négatif de l’Allemagne, le président français considérait la visite à Rome comme l’occasion idéale d’acter son soutien.

“UN BON CANDIDAT”, SELON MME MERKEL

En fait, la chancelière allemande, Angela Merkel, n’a toujours pas pris ouvertement position. “Elle n’a pas échangé récemment avec M.Sarkozy sur cette question”, précise un porte-parole de la chancellerie. Et même si “M. Draghi est un bon candidat”, en Allemagne “la décision n’est pas encore prise”, poursuit-il.

Le moment choisi par M. Sarkozy pour faire connaître son choix est d’ailleurs perçu à Berlin comme purement politique entre la France et l’Italie : cette annonce est intervenue opportunément alors que Paris et Rome devaient consacrer le sommet de mardi à plusieurs dossiers sensibles, susceptibles de froisser l’entente franco-italienne et au moment où le groupe agroalimentaire français Lactalis annonçait son offre de rachat de l’italien Parmalat. Du côté de l’Elysée, on préfère souligner que le soutien à M. Draghi s’imposait. “Une fois que le président de la Bundesbank s’était retiré du jeu, il n’y avait aucun autre banquier central autour de la table qui avait l’expérience, la qualité et la réputation de M. Draghi”, fait-on valoir.

Les concurrents de l’Italien à la présidence de la BCE semblent désormais hors jeu. Les trois présidents de “petits pays”, le Luxembourgeois Yves Mersch, le Finlandais Erkki Liikanen et le Néerlandais Nout Wellink, ont manqué de soutien politique et économique. M.Trichet ne s’est pas exprimé officiellement, mais, en interne, certains indiquent qu’il pencherait aussi pour la candidature de M. Draghi.

Pour Rome, qui se plaint régulièrement à demi-mot d’être mal représentée dans les instances européennes, cette nomination serait une belle victoire. “Cela sera un très bon signal à tous les Italiens qui pourraient douter de leur place et de leur rôle dans l’Europe”, a indiqué mardi M.Sarkozy.

UN FRANÇAIS AU DIRECTOIRE ?

En France, l’Elysée avait longtemps souhaité que l’actuel gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, se porte candidat. Mais l’intéressé, qui termine son mandat dans quatre ans et qui a déjà été vice-président de l’institution, n’était pas partant. Il paraissait difficile en outre pour les Français d’occuper le poste plusieurs mandats de suite.

Mais Paris n’abandonne pas l’idée d’avoir son candidat au sein de l’institution. Un accord tacite entre les pays européens prévoit que les quatre grands pays de l’union monétaire que sont l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne soient représentés au directoire, aux côtés de deux “petits pays”. Après le départ de M. Trichet, il n’y aurait donc plus aucun Français.

Selon le scénario envisagé dans les milieux politico-économiques, et de manière qu’il n’y ait pas deux Italiens dans les hautes sphères de la BCE, Lorenzo Bini Smaghi pourrait, avant la fin de son mandat au directoire, se voir proposer de prendre la tête de la Banque d’Italie. Une porte de sortie “élégante” qui libérerait un poste dans l’organigramme de direction. Et permettrait à la France de pousser son candidat. A Rome, mardi, M. Sarkozy a glissé qu’il était très heureux “d’entendre le président Berlusconi dire que naturellement il soutiendrait la candidature d’un Français dans le cadre du directoire de la BCE”.

Même s’il est encore trop tôt, deux noms commencent à émerger : Benoît Coeuré, directeur à la direction générale du Trésor et de la politique économique, et Ambroise Fayolle, administrateur pour la France au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale.

Le Monde

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Lettre de Wall Street: Ben Bernanke sort de sa réserve

Sur le site Internet du Wall Street Journal, la page se nomme “Boule de cristal”. Les paris y vont bon train. “Combien de journalistes seront autorisés à poser des questions à la conférence de presse que tiendra, mercredi, le président de la Fed, Ben Bernanke ?” Celui qui se rapproche le plus de la bonne réponse gagne… le droit d’être cité dans l’édition dominicale du quotidien. Pari anecdotique : pourquoi pas l’âge du capitaine ? Or jamais, dans l’histoire d’une institution qui sera centenaire dans deux ans, un de ses présidents n’avait organisé la moindre conférence de presse. Pourquoi maintenant ?

Deux explications. La première veut que la Fed soit aux abois. Malgré quelques indicateurs en meilleure forme (en particulier l’emploi), le ressenti dominant des Américains est que la politique économique de Barack Obama est un échec. Conséquence : la Fed, qui y joue un rôle prépondérant, fait l’objet d’acerbes critiques. Au fait : dans quel autre pays réaliserait-on des sondages pour connaître l’état de l’opinion sur la banque centrale et son président ? Aux Etats-Unis, ces études sont constantes.

Or, pour le président de la Fed, les courbes sont sans appel. A son intronisation, le 1er février 2006, un sondage Gallup créditait M. Bernanke de 41 % d’opinions favorables, contre 27 % défavorables. Dans le dernier sondage du 14 avril, la défiance à son égard, pour la première fois, l’emporte. Exégèse usuelle : le rejet par l’opinion des déficits publics se répercute sur une Fed qui les finance amplement.

La seconde explication tient à la personnalité de M. Bernanke et à la manière dont il entend diriger la Fed dans un contexte de mondialisation accrue et de crise où, juge-t-il, la confiance populaire constitue un facteur-clé du succès de toute politique économique. Avec lui, la Fed entrerait dans une ère de transparence, du moins d’un minimum de transparence.

Une rupture évidente après les dix-neuf ans de règne de son prédécesseur, le “gourou” Alan Greenspan, l’homme qui avait fait de l’opacité son second principe directeur (après l’idéologie). Sa réplique la plus célèbre n’est-elle pas : “Si ce que j’ai dit vous paraît clair, c’est probablement que vous m’avez mal compris…” Une fois, une seule, Greenspan s’était laissé aller à un entretien télévisé. C’était en 1987, juste avant un court moment d’effondrement des marchés. Plus jamais on ne l’y reprit.

Formé à la même école friedmanienne que Greenspan, monétariste tout aussi convaincu, Bernanke a pourtant considéré, dès l’émergence de la crise, non seulement qu’un plan public de relance était inévitable mais qu’une ouverture minimale de la Fed était nécessaire pour éviter, vu l’énormité des décisions qui lui incombaient, de se retrouver sans défense face aux inévitables reproches qui lui seraient adressés. Cela n’a pas empêché ses contempteurs – du représentant Ron Paul, éminent “libertarien”, et son fils Rand, un des leaders du Tea Party, au sénateur Bernie Sanders, seul élu expressément “socialiste” – de le clouer au pilori après que Barack Obama l’eut reconduit pour un second mandat. Mais il a persisté dans sa voie.

Sa grande idée était que la Fed, désormais, “réponde de ses actes” pour convaincre de sa rectitude. La plupart y ont vu une heureuse évolution. Sous l’impulsion de Bernanke, la Fed a commencé de délivrer des explications plus détaillées sur ses décisions, laissant aux voix divergentes (son comité de politique monétaire compte douze membres) la liberté d’exposer leurs désaccords. Après la pluie de critiques enregistrées en novembre 2010, lorsque la Fed annonça son rachat de 600 milliards de dollars d’emprunts d’Etat (un “pacte avec le diable”, s’insurgea Thomas Hoenig, le président de la Fed régionale de Kansas City), Bernanke créa un “comité de communication” qu’il confia à la vice-présidente du Bureau des gouverneurs de la Fed, Janet Yellen, une proche de Barack Obama.

“L’ère de la glasnost”, de la transparence donc, titrait il y a peu le Wall Street Journal, évoquant la méthode Bernanke. Selon lui, c’est en février que celui-ci aurait, lors d’une réunion des grands financiers publics internationaux à Paris, interrogé en aparté ses pairs – Jean-Claude Trichet, de la Banque centrale européenne, et Mervin King, de la Banque d’Angleterre – sur la manière dont ils préparaient et menaient les conférences de presse dont ils sont coutumiers. Si celle à laquelle s’exposera Ben Bernanke, mercredi 27, se révèle concluante (bref, si les réactions des sacro-saints marchés et des médias sont positives, au moins sur la forme), il poursuivra son oeuvre réformatrice, privilégiant l’ouverture et le débat au consensus obséquieux. Il le fera dans son style usuel : sans bruit, sans vagues. Même si la “perestroïka” est en marche, la Fed ne se débarrassera pas en un jour de sa componction.

Au fond, Bernanke tente de pousser son institution à changer parce qu’en période de grandes incertitudes et de fortes turbulences, comme celle que connaît l’économie américaine, il devient plus difficile d’imposer le silence, même dans les rangs de la bureaucratie la plus rétive à s’exposer. Mais il agit sans doute pour des motifs plus structurels encore : à l’ère de WikiLeaks, qui peut encore croire aux vertus du système Greenspan, de l’opacité et de la rétention systématique d’information ?

Le Monde

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La BCEAO annonce une réduction de 15,9% du déficit commercial en 2009

Le déficit commercial du Sénégal s’est réduit de 15,9% de 2008 à 2009, en même temps que le taux de couverture des importations par les exportations s’est amélioré de 11,4 points, rapporte la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans une étude publiée mercredi à Dakar.

Le déficit commercial du Sénégal s’est replié de 25,6% du PIB en 2008 à 15,9% en 2009, indique la BCEAO dans l’étude 2009 des comptes extérieurs du Sénégal.

Il est établi dans ce document que le taux de couverture des importations par les exportations s’est ‘’sensiblement redressé’’, en passant de 39,4% en 2008 à 50,8% en 2009, soit une amélioration de 11,4 points.

Le Sénégal s’est inscrit, depuis le second semestre de 2008, dans une phase d’’’amélioration’’ de son solde commercial, indique la BCEAO. Elle souligne que cette amélioration est couplée avec une autre, celle des ‘’termes de l’échange’’.

Les exportations sénégalaises en 2009 sont dominées par les ventes de produits pétroliers raffinés qui, ayant rapporté 207,8 milliards de francs CFA, représentent 23,1% des recettes d’exportation, observent les statisticiens de la BCEAO.

Ces produits avaient rapporté à l’économie sénégalaise 138,1 milliards de francs CFA en 2007 et 305,9 milliards en 2008.

Selon les statisticiens, la pêche est le deuxième poste d’exportation en 2009, avec 17,3% de recettes, contre 14,3% en 2008 et 18,9% pour la période 2005-2007.

Les performances de la pêche résultent de la ‘’bonne tenue’’ des ventes extérieures de poissons congelés, explique l’étude. Elle précise que la pêche a rapporté 128,2 milliards de francs CFA en 2009, contre 124,7 milliards l’année d’avant.

Les produits chimiques, vendus par les Industries chimiques sénégalaises (ICS), représentent la troisième source de recettes d’exportation, même s’ils se sont repliés à 64,9 milliards de francs CFA après 115,5 milliards en 2008. Ces produits représentent 6,6% des exportations en 2009.

Viennent ensuite, par ordre d’importance, les exportations de ciment, de sel marin, de coton, l’or, les produits alimentaires, les boissons et le tabac, etc.

APS

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9% des fonds envoyés par les migrants sont affectés à l’épargne selon la BCEAO

9% de l’argent envoyé vers leur pays par les migrants sénégalais sont affectés à l’épargne, indique la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans une étude publiée mercredi à Dakar.

La BCEAO appelle le gouvernement à ‘’assurer la destination de ces fonds vers des investissements importants’’ et à ‘’encourager la concurrence entre les sociétés de transfert d’argent en assurant la sécurité des transferts’’ par les circuits formels.

‘’Il faut faciliter les transferts d’argent des migrants et investir une partie de ces fonds dans l’agriculture par exemple et éviter de les gaspiller dans des cérémonies’’, a affirmé Fatoumata Zahra Diop, directeur national de l’agence de la BCEAO pour le Sénégal. Elle participait à une rencontre de présentation des comptes extérieurs du Sénégal pour l’année 2009.

Les transferts monétaires des migrants vers le Sénégal ont connu un ‘’léger fléchissement’’ en 2008, à cause de la crise financière de la même année, indique cette étude non encore définitive, selon ses auteurs.

‘’Ces transferts représentent une forte contribution sur le bien-être des ménages, en augmentant les revenus de ceux qui les perçoivent’’, a dit François Sène, chef du Service des études et des statistiques à l’agence nationale de la BCEAO pour le Sénégal.

2,4% de la population des migrants sont établis en Espagne et envoient 14% du total des transferts, selon l’étude. Elle évalue les Sénégalais établis en Italie à 2,6% de la diaspora du pays, avec une contribution de 23%.

Les migrants établis en France constituent 18,3% des Sénégalais de l’extérieur et transfèrent environ 22% du total des transferts monétaires.

65% de la diaspora sénégalaise sont dans le continent. 40,8 parmi ces 65% envoient 10% des montants dont une partie transite, selon la BCEAO, par La Poste et les structures de microfinance. 80% des fonds des migrants transitent par sept sociétés de transfert d’argent, selon l’étude.

Une seule entité bancaire domine le marché en assurant 35% du marché des transferts, selon les statisticiens de la banque centrale, qui estiment que moins de 3% des transferts monétaires passe par des circuits formels, c’est-à-dire les banques.

Les régions de Diourbel et Louga se taillent la part du lion parmi les destinations des fonds, la première citée captant quelque 80% des montants et la seconde 15%. Les envois se font très souvent par mois et sont affectés à la consommation courante des bénéficiaires.

Les envois annuels ou trimestriels sont ‘’occasionnels’’, selon la BCEAO, qui estime que 77% des transferts occasionnels ont lieu à l’occasion des fêtes religieuses.

La banque centrale exhorte les autorités sénégalaises à ‘’diffuser auprès des migrants toutes les informations disponibles’’ sur leurs transferts monétaires. Cela passera, a-t-elle indiqué, par la ‘’vulgarisation de centres d’information des migrants’’.

Le produit intérieur brut (PIB) du Sénégal a augmenté de 4,0% en 2010 grâce à l’amélioration des exportations, des investissements directs étrangers (IDE) et des transferts de fonds par les Sénégalais de l’extérieur, déclarait la Banque mondiale (BM) dans une étude publiée en janvier dernier.

‘’Le Sénégal doit le redressement de son économie à la reprise mondiale et la hausse de 4,0% de son PIB en 2010, à l’accroissement des exportations, des IDE et des transferts de fonds des travailleurs migrants’’, indiquait la BM dans ses ‘’Perspectives de l’économie mondiale 2011’’.

APS

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ÉVALUATION D’IMPACT POUR L’AGRICULTURE ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE: La banque mondiale veut corriger ses faiblesses

La Banque mondiale veut corriger les faiblesses notées dans ses stratégies d’intervention destinées à l’agriculture. Elle veut désormais mettre l’accent sur le suivi évaluation et l’évaluation d’impact. C’est dans ce cadre qu’elle a ouvert depuis ce mardi 26 avril à Dakar, un atelier de quatre jours sur le renforcement de l’efficacité des politiques agricoles de développement durable.

Consciente des faibles relevées dans ses interventions dans le domaine agricole, la Banque mondiale veut rectifier le tir en mettant l’accent sur le suivi évaluation et l’évaluation d’impact. C’est ainsi que le renforcement de l’efficacité des politiques agricoles et de développement durable est, depuis hier, mardi 26 avril, au centre de l’atelier de quatre jours (26-29 avril) qui réunit à Dakar, plus de 18 délégations de pays en provenance de l’Afrique, de l’Asie, du Brésil et des Caraïbes.

Communiquant sur la « Stratégie pour le secteur agricole et rural : Bilan et nouvelles orientations », Karen Brooks, chef de secteur de l’agriculture en Afrique et responsable du développement rural de la Banque mondiale, a relevé que « l’une des faiblesses de notre stratégie dans le passé c’est le suivi évaluation et l’évaluation d’impact pour les projets agricoles ». Au vu des résultats obtenus dans l’intervention de l’institution financière, Mme Brooks a souligné : « il y a beaucoup de bonnes choses qui ont été réalisées même dans les échecs » d’où un besoin d’outils d’évaluation et d’impact dans un contexte de rareté des ressources suite à la récente crise financière. A son avis, l’évaluation d’impact sur laquelle la banque mondiale va jeter son dévolu permettra d’allouer d’avantage de ressources à l’agriculture. Pour y parvenir, elle avise que la banque va essayer de maintenir la pression sur les partenaires qui s’étaient engagés à soutenir ses interventions dans le secteur agricole des pays.

Entre autres options, la banque va voir comment encadrer l’investissement direct étranger dans le secteur agricole. Dans cette nouvelle dynamique, elle va s’intéresser aux facteurs déterminants pour une agriculture durable à savoir le foncier, l’exploitation rationnelle de l’eau avec des méthodes d’irrigation, les marchés, les investissements dans la technologie agricole, l’agro-industrie, la contribution du secteur privé… Devant cet état de fait, la banque mondiale ambitionne maintenant de mettre l’accent sur les programmes à long terme sur les leviers sus cités. Sur cette lancée, elle va s’appesantir sur la gestion des finances publiques dans ces domaines avec le suivi évaluation, mettre en place un système d’alerte précoce pour gérer les risques naturelles.

Dans cette logique, elle appelle au renforcement des réseaux sous régionaux de recherche, s’assurer que sur l’accent mis sur l’investissement ne va pas reléguer au second plan l’importance des politiques agricoles mises en place par les pays. Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Mme Maïmouna Lô Guèye qui juge « opportune » cette rencontre de Dakar pense que cette nouvelle démarche de la banque mondiale permet de repenser l’approche de l’agriculture face à des phénomènes comme la flambée des prix, le changement climatique…Il permet, à son avis, de mesurer l’impact des politiques agricoles sur les populations. Avant de faire remarquer qu’«il s’agit de relever le défi de tester de façon scientifique l’impact de nos politiques » et ne pas se limiter aux à priori.

L’atelier de Dakar renouvelle la promesse faite, il y a deux ans à Addis Ababa (Éthiopie), de mettre les outils scientifiques d’évaluation d’impact au service de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et du développement durable. Le responsable pays de la Banque mondiale a rappelé que pendant ces deux dernières années, le programme de la Banque mondiale pour l’Évaluation d’impact pour l’Agriculture et le Développement Durable (Aadapt) a mis en œuvre plus de 30 évaluations d’impact rigoureuses dans plus de 25 pays. Selon lui, « le travail effectué permet aux gouvernements d’obtenir des réponses, en temps réel, à leurs questions les plus cruciales dans le domaine de l’agriculture, de la protection de l’environnement et de la sécurité alimentaire ».

Le chef Initiative de développement de l’évaluation d’impact de la Banque mondiale (Dime), Mm Arianna Legovini, y ajoute que cet atelier marque également le début d’un nouveau partenariat stratégique entre Dime et le Programme Global pour l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire (Gafsp), qui rassemble les donations de l’Australie, Bill & Melinda Gates Fondation, Canada, Irlande, Corée du Sud, Espagne, et des États Unis. Ensemble, ces deux initiatives vont travailler avec les ministères de l’Agriculture au Bangladesh, en Haïti, en Mongolie, au Niger ainsi qu’au Rwanda afin de trouver des solutions réelles et efficaces pour aider leurs bénéficiaires à lutter contre l’insécurité alimentaire.

Sud Quotidien

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33078 milliards blanchis par an

Les montants blanchis annuellement dans la zone ouest africaine représentent 33 078 milliards FCFA selon une étude publiée par le GIABA. Ces fonds proviennent d’origines diverses, dont l’évasion fiscale, la corruption, le trafic de drogue, la fraude dans le privé, la circulation de fausses devises…

Le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (GIABA) a déterminé les risques et vulnérabilités pour la sous région ouest africaine en plus d’examiner en détail les infractions sous jacentes qui sous tendent ces pratiques illicites. Selon les termes du document de 89 pages, le blanchiment d’argent a un effet fortement corrosif sur l’efficacité de toutes entités politiques notamment celles dotées de capacités limitées. En matière de quantification, ces capitaux illicites sont évalués à 73 milliards de dollars (33 078 CFA) par sept juridictions de la partie occidentale du continent africain. Tous ces fonds blanchis, à en croire le GIABA, proviennent de sources diverses, dont la plus importante reste l’évasion fiscale. Celle-ci s’élève à 43 milliards de dollars mais présente cependant quelques difficultés d’ordre conceptuel pour les analystes du blanchiment d’argent puisque de nombreuses entreprises et entités mènent des activités légitimes mais ne paient pas d’impôt. Dans ce contexte, indiquent les experts commis par le GIABA, la stricte application de la réglementation anti blanchiment d’argent pourrait nuire au secteur de la distribution ou d’autres activités économiques. L’argent ainsi perdu a un impact considérable sur les capacités des Etats.

La corruption également est en bonne place dans la liste des fonds blanchis. Cette manne illicite représente environ 20 milliards de dollars. Les pots-de-vin ont des conséquences graves en tant que sources de fonds illicites, mais aussi, en tant que moyen pour faciliter le recyclage de capitaux et la perpétration d’autres activités criminelles. La corruption peut porter une grave atteinte aux institutions démocratiques, saper la confiance de l’électorat à l’égard du pouvoir exécutif et, en définitive, constituer une réelle menace pour la stabilité politique d’un pays du fait qu’elle gangrène les politiciens et l’administration. La petite corruption, par exemple, implique les fonctionnaires et agents de la force publique tels que les policiers, les douaniers… Leurs délits se présentent très souvent sous la forme d’une acceptation ou d’une sollicitation de pots-de-vin en échange d’une certaine intervention. Un autre problème épineux reste la corruption judiciaire dont les auxiliaires de justice se rendent coupables. Cette forme représente une source substantielle de fonds illicites de même qu’un obstacle de taille à la conduite efficace d’enquêtes et à la répression des crimes. Dans le lot des produits issus du crime, il y a aussi le trafic illégal de brut considéré comme une source de fonds. Cela permet à l’économie souterraine d’engranger environ 7 milliards de dollars, d’après le rapport de la GIABA.

Pour ce qui est de la drogue, 2 milliards de dollars sont comptabilisés annuellement. Pour autant, le GIABA ignore le montant de la valeur de la revente des stupéfiants qui transitent par la sous région. Cette question est étroitement liée à la corruption. Elle demeure une menace grave pour des Etats comme le Sénégal, la Gambie et le Ghana. L’impact économique du trafic de drogue est de plus en plus apparent en Afrique occidentale. Elle équivaut à quatre fois le produit intérieur brut (PIB) de la Gambie et à deux fois celui de la Guinée, si l’on en croit les Nations unies. Ces estimations représentent environ 35% des importations européennes de cocaïne qui varient entre 150 et 200 tonnes par an. Cela signifie qu’environ 50 à 70 tonnes sont introduites annuellement en Europe en passant par la partie occidentale de l’Afrique. Dans des pays comme le Sénégal, l’argent tiré de la drogue permet de soutenir des causes légitimes et charitables, indique le GIABA. Ces revenus complémentaires sont quelquefois convertis en dons destinés aux confréries musulmanes. Cette activité, si l’on se fie aux lois, peut être assimilée à un blanchiment de capitaux.

Dakar, une plaque tournante

Le Sénégal, le Ghana et le Nigeria, sont d’après le rapport du GIABA, de plus en plus utilisés comme lieux de blanchiment d’argent proprement dit, alors même que des fonds de facilitation ont envahi l’économie. Ces Etats sont aujourd’hui les trois plus grandes économies de la sous région si l’on ne tient pas en compte la Côte d’Ivoire qui a perdu tout attrait en raison de son instabilité. Dans ce contexte, le marché immobilier sénégalais est devenu particulièrement attractif pour les blanchisseurs d’argent en provenance de la Guinée Bissau. Dakar a enregistré un boom de la construction au cours de la dernière décennie et plus de 2000 bâtiments de plus de trois étages sont sortis de terre. Quelques uns de ces bâtiments changent plusieurs fois de propriétaires, même avant la fin des travaux, révèlent les experts de la GIABA. En moyenne, ces constructions coûtent chacune 200 000 dollars. Du coup, 500 millions de dollars sont annuellement injectés dans ces habitations qui servent de couverture au blanchiment de capitaux. D’après une étude menée par des institutions financières nationales dont la CBAO, la BHS, la BICIS et la Société Générale, les financements locaux ne représentent que 20 millions de dollars de cette manne. Des enquêtes provisoires publiées par la GIABA indiquent que la principale source de recyclage de capitaux dans le marché immobilier procède de fonds en provenance de l’Europe de l’Est, bien que la crise économique ait diminué les exportations de capitaux.

Ainsi, certains fonds blanchis au Sénégal peuvent provenir de crimes perpétrés en Europe, attirés par la stabilité du pays et ses normes de réglementation, qui sont moins strictes que celles de l’UE. Néanmoins, il est certain que le secteur immobilier à Dakar s’est avéré particulièrement attrayant pour les produits de la drogue. Un certain nombre de points faibles, par exemple la possibilité pour les notaires de recevoir les paiements en espèces et la relative faiblesse du système d’enregistrement des actes, rendent le secteur vulnérable. En effet, précise le rapport de la GIABA, les professionnels qui facilitent l’achat de biens immobiliers au Sénégal ne procèdent pas à une vérification efficace de la provenance de fonds investis dans le marché ni des documents expliquant leur provenance présumée.

La Gazette

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Arnold Ekpe : “Nous voulons drainer les capitaux vers l’Afrique”

Déjà Paris, bientôt Shanghai, New York… Le groupe Ecobank poursuit sa stratégie internationale. Objectif?: être présent sur les principales places financières pour attirer des fonds vers le continent.

Jeune Afrique : En 2009, ETI a entamé un développement à l’international avec l’ouverture d’une filiale à Paris, EBI SA. Quel bilan en tirez-vous??

Arnold Ekpe?: Nous enregistrons une évolution intéressante des activités de cette filiale [en 2010, le total de bilan a augmenté de 420 % sur un an, à 238 millions d’euros, NDLR]. Nos activités de financement du commerce avec l’Afrique, de change, de trésorerie, etc., progressent. Nous en sommes satisfaits et demeurons optimistes.

Comptez-vous dupliquer l’opération à Londres??

À Londres, nous avons juste ouvert un bureau de représentation. Nous n’avons pas d’agrément pour y exercer une activité bancaire proprement dite. En fait, notre ambition est d’être présent sur les principales places financières internationales – Londres, Dubaï, Shanghai et New York.

A l’international, comment envisagez-vous de vous positionner par rapport à la concurrence??

Nous intervenons sur trois activités principales. D’abord le financement du commerce, dans lequel nous travaillons avec des banques étrangères, notamment sur les transferts de paiements et le change. Ensuite la banque d’investissement, par laquelle nous aidons les entreprises africaines à lever des fonds pour le financement de leur développement et fournissons des conseils aux investisseurs qui veulent acheter ou vendre des entreprises en Afrique. Dans toutes ces activités à l’international, notre objectif est de drainer les capitaux vers le continent, parce que nous y sommes fortement présents, contrairement aux investisseurs occidentaux.

Comment expliquez-vous que des analystes et des investisseurs considèrent encore Ecobank comme une banque nigériane??

Je ne saurais vous le dire. D’abord, notre maison mère est basée au Togo. On pourrait, à la rigueur, dire que nous sommes une banque togolaise, même si ce n’est pas le cas. Ensuite, le Nigeria représente près de 30 % de nos activités, donc plus de 70 % se déroulent en dehors du Nigeria. Nous ne sommes pas une banque nigériane, et les investisseurs étrangers le savent.

On vous reproche aussi de ne pas avoir un actionnaire de référence qui vous aide à lever facilement des fonds…

Lorsque vous prenez les grandes banques occidentales, pouvez-vous me dire qui sont leurs actionnaires de référence?? La question, à mon avis, n’est pas d’avoir un actionnaire de référence. La bonne question consiste à savoir ce que nous voulons faire d’Ecobank?: un champion du secteur bancaire en Afrique. Pour y parvenir, les Africains doivent investir dans Ecobank pour en faire une grande banque capable de financer le développement du continent.

Jeune Afrique

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Grève dans les hydrocarbures : 7 milliards FCFA perdus par jour

La grève entamée mardi dans le secteur des hydrocarbures donnera “un sacré coup” à l’économie qui va perdre 7 milliards de FCFA par jour, a indiqué Cheikh Diop, Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal/Force du changement (CNTS/FC).

M. Diop qui était interrogé par Radio-Sénégal (chaîne publique), a souligné des accords qui tournent autour de sept points qui ont été signés depuis 2006. Mais, a-t-il noté, aucun n’a été appliqué correctement sans qu’il y ait un mouvement de grève.

La distribution des produits pétroliers a été perturbée toute la journée par le fait d’un mouvement d’humeur de la Section transport du Syndicat national des hydrocarbures, affiliée à la CNTS/FC.

Cette grève qui sera poursuivi jusqu’à jeudi est lancée par les syndicalistes pour exiger le respect des accords signés il y a cinq ans et portant notamment sur la prime de risque et la coopérative d’habitat des travailleurs du secteur.

‘’Il nous reste encore 3 points qui ne sont pas satisfaits et qui tournent autour de la coopérative d’habitat, de la revalorisation de la prime de risque et de l’arrêté d’extension que le ministre (du Travail) devait prendre pour étendre ces accords au niveau de notre secteur’’, a expliqué M. Diop.

Il a fait savoir que les consommateurs devront malheureusement s’attendre à des conséquences ‘’très lourdes’’, espérant que les autorités ne laisseront pas cette grève perdurer afin que les effets ne se fassent pas ressentir chez les populations.

‘’Si c’est le cas, il faudra dire que le transport public et privé sera paralysé parce que les stations-services seront bientôt asséchées mais aussi, toutes les industries du pays qui fonctionnent avec du fuel en ressentiront les conséquences’’, a-t-il annoncé à la radio publique.

Le Secrétaire général de la CNTS/FC a signalé que, même les ménages qui utilisent le gaz butane, souffriront des suites de cette grève, dans la mesure où aucun camion n’est sorti mardi des dépôts.

Aussi, a-t-il affirmé, les opérations qui sont menées sur le terrain par les syndicalistes prouvent que ‘’le mouvement est suivi à 100 pour 100’’.

Aps

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La valorisation des inventions est d’une importance fondamentale

Le président de l’Association sénégalaise pour la promotion des inventions et innovations (ASPI), Sanoussi Diakité, a rappelé mardi le caractère fondamental de la valorisation des inventions.

‘’L’ultime promotion des inventions est la valorisation, car la finalité est que l’invention soit bénéfique aux utilisateurs’’, a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec la presse axée sur la propriété industrielle dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle.

‘’Au Sénégal, notre culture nous pousse à partager ce qui vient de nous, ce qui nous est propre. Cela pose problème pour parler de propriété intellectuelle’’, a déploré le président de l’ASPI.

Le processus qui va de l’invention à l’innovation est long et coûteux, a toutefois reconnu Sanoussi Diakité qui a mis au point la machine à décortiquer le fonio (céréale locale).

‘’ (…) l’innovation est la transformation de l’invention de nos produits commercialisables et consommables. Alors que nombreuses sont les inventions qui n’arrivent pas à cette étape. C’est pourquoi elles ne font pas parties du processus’’, a-t-il poursuivi.

Selon lui, ‘’l’invention permet à l’entreprise de se positionner sur le marché’’. ‘’Lorsque l’on a un produit nouveau avec un brevet, alors une exclusivité, cela génère tout de suite une valeur ajoutée et naturellement une croissance’’, a-t-il fait remarquer.

D’après lui, ‘’beaucoup de pays se mettent en avant grâce à leurs politiques d’innovation de mise en place de nouveaux produits que les autres n’ont pas’’.

La mise en place d’un nouveau produit a ceci de particulier qu’elle garantit l’exclusivité. ‘’Aucune autre entreprise ne peut se les approprier. Les gens n’ont pas le droit de fabriquer et ils viendront se le procurer dans notre pays’’, a-t-il expliqué non sans souligner les retombées économiques positives.

Il a ainsi pris l’exemple d’une marque de gaz butane que, pendant longtemps, aucune autre entreprise n’avait le droit de fabriquer. ‘’Cette exclusivité avait donné l’avance à cette marque jusqu’à ce que le brevet soit tombé dans le domaine public. Ainsi, tout le monde avait le droit de fabriquer’’, a-t-il poursuivi.

Concernant les inventions au Sénégal, un recensement effectué en 2007 fait état de 142 brevets déposés compte tenu néanmoins des autres droits de propriété industrielle, comme les modèles d’utilité, les marques de service, de fabrique ou de commerce, le nom commercial et les indications de provenances.

‘’Ces brevets traitent des domaines très variés qui vont de l’agriculture, de l’éducation en passant par l’énergie, le bâtiment, la santé en considérant quelques domaines prioritaires de l’économie sénégalaise pour montrer les impacts que les inventions peuvent avoir dans une économie’’.

Selon lui, ‘’pour l’ensemble des inventions du Sénégal, une allocation budgétaire de 500 millions ne peut pas couvrir les besoins de valorisation, même si l’ASPI a apporté un appui en ce sens’’.

Aps

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