Archive | March, 2011

Les insurgés libyens pourraient prochainement relancer les exportations de pétrole

En Libye, l’avancée des rebelles laisse espérer une prochaine reprise des exportations de brut. Le gouvernement de l’opposition a affirmé qu’il avait signé un accord avec le Qatar pour la commercialisation du pétrole libyen. Actuellement, la production libyenne est comprise entre 100 000 et 130 000 barils par jour et pourrait être portée à 300 000 barils d’ici deux semaines.

La compagnie publique Qatar Petroleum n’a pas démenti qu’elle ait signé un accord avec les insurgés pour commercialiser le pétrole libyen. Cela vaudrait, pour les observateurs, confirmation.

Qu’une transaction ait eu lieu entre le Conseil national de transition et le gouvernement de Doha est tout à fait vraisemblable, étant donné la rapidité avec laquelle le Qatar est intervenu activement dans la coalition anti-Kadhafi et avec laquelle il a reconnu le régime rebelle.

A présent, la compagnie publique qatarie pourrait servir de canal pour commercialiser le pétrole. C’est ce qui manquait jusqu’à présent aux rebelles : un débouché pour vendre le brut. Puisque jusqu’ici c’est la NOC, la compagnie nationale libyenne, toujours aux mains de Kadhafi, qui s’en chargeait.

La production n’est pas un problème pour l’opposition depuis qu’elle contrôle Agoco, filiale de la NOC, qui a fait sécession et qui dispose d’ingénieurs libyens compétents.

De Tobrouk à Ras Lanouf, les insurgés ont repris en main la plupart des terminaux pétroliers. Reste à convaincre les acheteurs qui, de fait, prendront alors le parti des rebelles. Et surtout à trouver des bateaux qui accepteront de braver les risques de bombardements pour charger le brut.

L’objectif des insurgés de reprendre les exportations dans la semaine est donc un peu optimiste, mais c’est un geste d’affirmation politique fort.

RFI

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12 milliards CFA du Groupe Banque Atlantique au profit de la sénégalaise Suneor

Dans le cadre de la campagne de commercialisation de l’arachide, le Groupe Banque Atlantique a arrangé un financement d’un montant de 12 milliards CFA au profit de la société sénégalaise des oléagineux(Suneor) en butte à des difficultés énormes pour mobiliser les 40 milliards Cfa nécessaires à l’opération.

Le Directeur général de Banque Atlantique Sénégal Fabien Amany et celui de Suneor Thiendaté Bouyo Ndao ont donc paraphé le document portant convention de financement d’un montant de 12 milliards CFA. La banque a procédé au décaissement du dit montant et a mobilisé sur l’ensemble de son réseau toutes ses équipes afin de faciliter le paiement des opérateurs de la filière arachidière, un des piliers de l’économie sénégalaise. C’est un financement d’une importance capitale pour l’ensemble des acteurs de la filière d’autant plus que comme l’a récemment souligné le Directeur général de Suneor, les difficultés de la campagne de commercialisation arachidière sont prégnantes à cause des modalités de financement bancaire jugées complexes. Ce qui justifie amplement les retards de paiement enregistrés au cours de la campagne. Pour l’exercice en cours, Suneor envisage d’acheter quelque 200 000 tonnes d’arachide pour un montant global de 40 milliards CFA.Or, les banques (Groupe CBAO-Attijari, BICIS-BNP Paribas, Société générale, Bank of Africa…) déroulent le plus clair du temps un dispositif prudentiel qui les empêche ainsi d’allonger de gros montants. Mieux ou pire (c’est selon), aucune banque ne peut à elle seule mobiliser un tel financement. D’ou l’importance des conventions de financement. Le tirage se faisant au fur et à mesure que Suneor achète les graines aux agriculteurs. En vérité, la caisse nationale de crédit agricole(CNCAS) filiale sénégalaise du groupe français Crédit agricole et chef de file du pool bancaire, participe annuellement à hauteur de 50% des montants mobilisés pour la campagne. Dans un contexte de rareté criante des ressources née de la crise financière internationale. D’ou le mérite du Groupe Atlantique qui soutient ainsi la filière arachidière sénégalaise. Banque Atlantique, faut-il le rappeler, a récemment ouvert son capital social à la Banque ouest-africaine de développement(BOAD) à travers son Holding Atlantic Financial Group(AFG).La dite convention de participation a été signée à Lomé pour un montant de 6 milliards CFA. Résultat, le capital social d’AFG est passé de 50,077 milliards CFA à 56,077 milliards CFA. Le Groupe Banque atlantique est composé d’un réseau de 8 banques établies dans les 8 pays de l’espace UEMOA (Côte-d’Ivoire, Sénégal, Mali, Togo, Niger, Guinée-Bissau, Bénin et Burkina) de même qu’au Cameroun, en zone CEMAC. Il est aussi doté d’un bureau de liaison à Paris, d’une société de gestion et d’intermédiation et d’une société d’ingénierie informatique.

Les Afriques

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Abdoulie Janneh : “L’État et la planification sont de retour”

Le secrétaire exécutif de la Commission économique de l’ONU pour l’Afrique (CEA), le Gambien Abdoulie Janneh, revient pour jeuneafrique.com sur la réunion des ministres de l’Économie et des Finances de l’UA, organisée à Addis-Abeba du 28 au 29 mars. Un événement qui a annoncé le retour de l’État dans la gestion des économies africaines.

Jeuneafrique.com : Quel bilan faites-vous de la quatrième conférence des ministres de l’Économie et des Finances de l’Union africaine ?

Abdoulie Janneh : Pendant deux jours, nous avons rassemblé des ministres de près d’une quarantaine de pays, ainsi que des partenaires des Nations unies comme l’Union européenne, avec la présence de deux commissaires, pour débattre de la gouvernance et du développement en Afrique.

Nous sommes tombés d’accord pour promouvoir davantage les États qui sont capables de planification et de mettre en œuvre des politiques de développement. Je crois c’est le message clair sur le rôle de l’État. Autour se son programme, de sa vision, l’État doit réunir la société civile et le secteur privé pour mobiliser toute la population. C’est comme cela qu’il pourra transformer l’économie africaine. C’était le thème principal et le message très clair de cette réunion.

Mais nous avons aussi discuté d’économie verte. Là aussi, nous avons eu un consensus pour promouvoir les politiques de développement de l’économie africaine dans un cadre qui minimise l’impact sur l’environnement. Là aussi, c’est un message clair : il y a des contraintes, c’est sûr, mais l’Afrique appuie la démarche d’économie verte.

Vous avez annoncé une croissance de 5 % en 2011. Est-ce une performance durable, compte-tenu de la situation en Côte d’Ivoire et en Afrique du Nord, et de la montée du prix de l’essence et des denrées alimentaires ?

Il y a des inquiétudes et des chocs, mais il est encore difficile de mesurer leur impact. J’ai confiance. Cette croissance est durable. Car si l’on regarde les facteurs qui ont un impact sur la croissance et que nous contrôlons, la bonne gestion de l’économie est le facteur clé. Et les États continuent dans cette voie. Et si l’on répond aux problèmes qui sont à la base de toutes les révoltes actuelles, comme l’emploi des jeunes, on évitera d’autres crises.

C’est le grand retour de l’État aux commandes de l’économie. N’est-ce pas surprenant de votre part ?

Non. Ce n’est pas arrivé du jour au lendemain. Nous sommes conscients des bénéfices restreints des ajustements structurels, nous avons fait suffisamment de livres là-dessus. Le retour de l’État s’appuie sur quelques exemples qui montrent que c’est la voie à suivre, comme l’Éthiopie ou l’Ouganda. La planification, l’État sont de retour. La réunion d’Addis-Abeba est un catalyseur de ce processus.

Jeune Afrique

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En Chine, Nicolas Sarkozy plaide pour l’internationalisation du yuan

Le président français, Nicolas Sarkozy, a esquissé, jeudi 31 mars à Nankin, les pistes de la réforme du système monétaire international qu’il veut voir engagée par le G20. Il a souhaité que la monnaie chinoise s’internationalise pour réguler les déséquilibres financiers mondiaux.

Nicolas Sarkozy a plaidé en faveur d’un calendrier pour intégrer le yuan dans le panier des droits de tirages spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI), comme le sont déjà l’euro, le dollar, la livre sterling et le yen, un enjeu majeur de son mandat au G20.

“N’est-il pas temps aujourd’hui, de s’accorder sur le calendrier de l’élargissement du panier du DTS à de nouvelles monnaies émergentes, comme le yuan ?” a lancé M. Sarkozy devant les ministres des finances, gouverneurs de banques centrales ou professeurs d’économie réunis dans l’ex-capitale impériale chinoise pour débattre d’une réforme du système monétaire international.

POUR PÉKIN, IL RESTE “DU CHEMIN À PARCOURIR”

Le panier des DTS du Fonds monétaire international (FMI) a été inventé en 1969 pour servir d’actif de réserve international, à côté de l’or et du dollar. Depuis 1973, après la chute du système de Bretton Woods, la valeur du DTS a été déterminée par rapport à un panier de monnaies, qui comprend actuellement le dollar, l’euro, la livre sterling et le yen.

“Nous devons accompagner l’internationalisation inéluctable des grandes monnaies mondiales. Il ne s’agit pas bien sûr de remettre en cause le rôle éminent du dollar et de l’euro, qui doivent être des monnaies stables. Mais l’internationalisation de certaines autres monnaies est déjà une réalité : je pense en particulier au yuan”, a expliqué Nicolas Sarkozy.

La France souhaite faire des DTS, qui n’ont jusque-là joué qu’un rôle modeste, un élément important de la réforme du système monétaire international.

Lors d’un entretien mercredi à Pékin entre Nicolas Sarkozy et son homologue chinois, Hu Jintao, les autorités chinoises se sont déclarées favorables à une “accentuation de l’internationalisation du yuan”, selon une source française. Mais elles l’ont reportée aux calendes grecques, indiquant qu’il restait encore “du chemin à parcourir” avant que le yuan rejoigne les DTS.

La Chine, qui possède les plus grandes réserves de change au monde, est souvent accusée de maintenir sa monnaie artificiellement sous-évaluée pour rendre ses exportations plus compétitives. S’intégrer aux DTS pourrait lui faire perdre de la marge de manœuvre. Paris a estimé que la tenue de ce séminaire à Nankin était déjà un succès.

SARKOZY DÉFEND UN CODE DE BONNE CONDUITE

Mais après avoir accepté le principe de la tenue de ce séminaire à l’occasion d’une visite d’Etat du président Hu Jintao début novembre en France, Pékin a pris ses distances avec la manifestation, faisant valoir que la France était seule responsable de son organisation.

Lors de son discours, le président en exercice des G8 et G20 a également souligné “l’importance de la coordination internationale en matière de taux de change”, en citant pour exemple la récente intervention des pays du G7 pour soutenir le yen, malmené sur les marchés après le séisme puis le tsunami qui ont ravagé le nord-est du Japon le 11 mars.

Après l’accord péniblement obtenu à Paris en février sur les indicateurs des déséquilibres économiques mondiaux, il a souhaité que les discussions sur la coordination des politiques économiques se poursuivent le mois prochain à Washington et qu’elles aboutissent, lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de novembre à Cannes, à un accord sur une “stratégie concertée”.

En matière de contrôle des marchés des mouvements de capitaux, il a enfin défendu un “code de bonne conduite [...] régissant la possibilité de mettre en œuvre des contrôles de capitaux en cas de besoin”.

Le Monde

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Mauvaise passe financière pour l’Union africaine ?

Les évènements en Afrique du Nord et la chute possible du régime de Kaddafi, le premier bailleur de l’UA, pourraient mettre à jour les difficultés financières de l’institution panafricaine. Les solutions proposées jusqu’à présent n’ont pas eu beaucoup de succès.

L’aveu (calculé) de Jean Ping a fait l’effet d’une douche froide. À Addis-Abeba, où se déroule la quatrième rencontre des ministres de l’Économie et des Finances de l’UA, les 28 et 29 mars 2011, le président de la Commission de l’Union africaine (UA) a fait état de probables difficultés financières pour l’UA. « La situation en Afrique du Nord pourrait mettre en difficulté nos activités budgétaires. Il faut sécuriser nos ressources et les rendre pérennes », a lancé Jean Ping. Sur ce terrain, il a d’ailleurs trouvé un allié de poids en la personne du président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka.

L’objectif de leur message commun est simple : mobiliser le parterre de ministres présents dans l’enceinte du centre de conférence de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies, où se déroule le sommet, car ce sont eux qui peuvent débloquer des fonds pour financer l’UA.

La Libye en tête des bailleurs de fonds africains

Aujourd’hui, a confessé Jean Ping, cinq pays d’Afrique alimentent 75 % de la contribution des pays du continent au budget de l’institution panafricaine, qui dépasse les 250 millions de dollars (environ 117 millions d’euros). L’Algérie, l’Égypte, le Nigeria, l’Afrique du Sud et la Libye sont ainsi les principaux bailleurs de fonds. Et Tripoli arrive en tête avec 15 % du financement de l’UA.

Autre sujet de crispation : les pays africains ne financent qu’environ 23 % du budget de l’institution. « Plus de 77 % de nos ressources viennent de nos partenaires étrangers, a dit Jean Ping. Et la main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit », a-t-il insisté. L’Europe a par exemple débloqué 55 millions d’euros sur plusieurs années pour le budget de l’UA.

“Aux ministres de décider”

Mais il n’est pas sûr que les ministres des Finances africains, piqués au vif, soit partis d’Addis-Abeba en signant un chèque pour renflouer l’UA. « Ce n’est pas normal que l’UA tire ses ressources de seulement cinq pays, a confié Jean Ping en marge de la conférence. C’est aux ministres des Finances de décider. Nous leur avons fait toutes les propositions possibles pour trouver une source de financement pérenne : taxes sur les importations, le tourisme, les billets d’avions… Cela n’a rien donné. »

Le président de la Commission de l’UA se désole des conséquences d’une telle situation qui fait de l’UA « la seule institution panafricaine à ne pas avoir de ressources pérennes. Nous n’avons pas la liberté d’action que nous souhaitons ». La fin de Kaddafi pourrait-elle amplifier les difficultés de l’UA ? « Cela fait deux ans que la Libye ne paie plus et on survit. La maison ne va pas s’écrouler », relativise Jean Ping.

Jeune Afrique

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Android a volé la vedette à Apple dans le mobile

La plate-forme de Google dépasse Symbian dans le monde et l’iPhone en France.Il s’est vendu près de 3 millions de « smartphones » Android en France l’an dernier. Les ventes devraient encore grimper cette année, car Windows Phone 7 ne décolle pas.

Encore un petit effort, et Android devrait ravir près de 40 % du marché mondial des « smartphones » cette année, contre 15,7 % pour les iPhone d’Apple. Fin 2011, prévoit IDC, plus de 175 millions de téléphones seront équipés du système d’exploitation de Google, sur un total de 450 millions. Une croissance exponentielle pour Android, né fin 2008. Les marges de progression sont désormais plus faibles : le petit robot vert de Google devrait ensuite atteindre 45,4 % de part de marché dans cinq ans. Loin devant Nokia. « Android est sur le point de prendre le dessus en tant que système d’exploitation leader pour les “smartphones” en 2011, après avoir réussi à ravir la position de numéro deux en 2010 », commente l’analyste d’IDC Ramon Llamas.

Sur le marché français, la bascule s’est faite mi-novembre 2010. Android est désormais numéro un des ventes, avec quelque 3 millions de terminaux vendus l’an dernier, sur 8 millions de « smartphones ». Il devance Apple, suivi par BlackBerry, puis par Symbian (Nokia). Selon Grégory Coillot, directeur des achats chez The Phone House, plus de 7 ou 8 millions d’Android pourraient être vendus en 2011 sur 12 ou 13 millions de « smartphones ». Il voit deux raisons à cette ascension : « Android est présent sur tous les segments de produits, alors que l’iPhone s’est cantonné au haut de gamme. De plus, il en existe plusieurs dizaines de modèles, alors qu’Apple ne sort qu’un téléphone par an. » Sony-Ericsson, HTC, LG, Samsung ont en effet multiplié les lancements.

Windows Phone 7 fait flop

Et l’arrivée de Windows Phone 7 sur le marché fin octobre n’a apparemment pas fait bouger les lignes. Sony-Ericsson n’a même pas prévu d’en lancer. Les autres constructeurs ont fait un flop avec WP7, qui représente moins de 1 % des ventes de « smartphones » chez Phone House. Pis, les ventes n’ont cessé de se dégrader depuis novembre : « L’interface est très correcte, mais le lancement a été tellement mal orchestré que le produit était voué à l’échec dès le départ », commente Grégory Coillot. Comme Apple, Microsoft a voulu garder le secret sur les spécifications et le prix de ses téléphones le plus longtemps possible. Or une quinzaine de jours ne suffisent pas pour orchestrer la formation de 500 vendeurs, le placement dans 350 magasins, la conception de supports de communication ou de marketing, etc. Résultat, le marché français du mobile dans son ensemble est en train de se réorganiser autour d’un duopole Google-Apple. C’est une conséquence inévitable de l’explosion de l’Internet mobile, un phénomène qu’ont su anticiper ces nouveaux entrants : « Il y a dix-huit mois, 5 téléphones sur 100 étaient des “smartphones”. Aujourd’hui, ils représentent 70 % de mes ventes et 50 % du marché. C’est ça la vraie révolution », insiste Grégory Coillot. Une révolution dont Nokia paraît bien absent. Hélas pour le fabricant nordique, les distributeurs de mobiles savent que Symbian est condamné et limitent leurs achats. Ils attendent le premier Windows Nokia Phone pour s’approvisionner. Peut-être à Noël.

Les Echos

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Licences de pêche : Nouakchott va abriter une commission technique

Une commission technique devra bientôt se rendre en Mauritanie pour régler le problème des licences accordées par l’Etat mauritanien aux pêcheurs guet-ndariens, a annoncé le ministre sénégalais de l’Economie maritime, Khouraïchi Thiam.

‘’Une commission technique sera en Mauritanie pour régler ce problème mais, si cela n’est pas réglé j’y irai moi-même’’, a-t-il déclaré mardi, en marge du lancement du Plan stratégique 2011-2015 de la Commission sous-régionale des pêches.

Le ministre de l’Economie maritime a expliqué que le gouvernement mauritanien a accordé 300 licences aux pêcheurs guet-ndariens sans leur notifier leur voie de passage.

‘’Pour des raisons sécuritaires, les autorités mauritaniennes ont fermé leurs eaux mais, dès que le passage sera notifié, il n’y aura plus de problème’’, a-t-il assuré réaffirmant sa volonté à poursuivre les démarches pour un règlement définitif du contentieux.

Les pêcheurs guet-ndariens se plaignent souvent des désagréments causés par les garde-côtes mauritaniens. Il en résulte de vives tensions parfois entre pêcheurs sénégalais et marins mauritaniens.

APS

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Licences de pêche : Khouraïchi Thiam ’’prêt à discuter’’ avec les acteurs

Le ministre de l’Economie maritime, Khouraïchi Thiam, a fait part, mardi à Dakar, de sa volonté à dialoguer avec le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (GAIPES) autour des autorisations de pêche accordées aux bateaux étrangers.

‘’La concertation n’est pas tardive. S’ils veulent discuter qu’ils viennent’’, a-t-il indiqué, en marge de la cérémonie de lancement officiel du plan stratégique 2011-2015 de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP).

‘’L’Etat a ses prérogatives régaliennes. Il ne peut pas à chaque fois demander ce qu’il a à faire. Moi, je ne m’immisce pas dans leur domaine, alors qu’ils (les acteurs de la pêche) ne viennent pas s’immiscer dans ce que je fais’’, a dit le ministre de l’Economie maritime.

Les acteurs de la pêche dénoncent, depuis quelques semaines, l’octroi d’une vingtaine de licences de pêche à des chalutiers étrangers par le ministère de l’Economie maritime.

Ils annoncent d’ailleurs ‘’une marche pacifique’’ mercredi à Dakar pour protester contre les licences, en vue de ‘’sauver la pêche’’ sénégalaise.

Selon lui, les pêcheurs artisanaux et les bateaux de pêche sénégalais ne disposent pas de suffisamment de moyens pour aller pêcher les poissons pélagiques estimés à 1,450 millions de tonnes qui migrent en passant par l’espace marin sénégalais.

‘’Le stock meurt s’il n’est pas pêché. Les Sénégalais ne peuvent pas y accéder car nous n’avons pas les moyens de le faire. Est-il normal de laisser piller ce stock ? Nous disons non’’, a martelé Khouraïchi Thiam.

Il souligné que le Sénégal ‘’en tire bénéfice’’ en décidant d’octroyer des autorisations de pêche durant la période de migration des poissons.

‘’Ces autorisations ne durent que quatre mois. C’est ce qui se fait au Maroc où vingt bateaux vont prendre ces poissons à raison de 26,5 dollars la tonne. En Mauritanie, c’est pareil. Avec les 45 bateaux autorisés, l’Etat en tire 37 dollars par tonne. Chez nous, c’est bien raisonnable les 35 dollars que nous avons fixés’’, a expliqué le ministre de l’Economie maritime.

Il a demandé aux armateurs et industriels sénégalais de ‘’ne pas politiser’’ l’affaire, indiquant qu’il n’y a ‘’aucun scandale’’ dans ces autorisations.

’’S’ils peuvent s’organiser pour que, l’année prochaine, ils capturent ces tonnes des poissons, qu’ils viennent mais s’ils ne peuvent pas le faire qu’ils laissent l’Etat l’organiser’’, a dit Khouraïchi Thiam.

APS

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Khadim Guèye relève le ’’boom extraordinaire’’ de l’agriculture

Le secteur de l’agriculture a connu ces cinq dernières années “un boom extraordinaire” qui lui a permis de participer pour moitié au PIB du pays (2,5%) en 2009, a soutenu, mardi à Dakar, le ministre de l’Agriculture Khadim Guèye.

“C’est l’agriculture qui a apporté la moitié du taux de croissance” en 2009, a-t-il déclaré à l’ouverture d’un atelier de validation d’une étude sur le financement de l’agriculture au Sénégal de 1980 à 2010.

“Ça, c’est un phénomène qui est rare”, en particulier dans un contexte de “crise internationale’’ généralisée, de crise cyclique dans le domaine de l’agriculture”, a noté le ministre de tutelle.

Selon lui, l’analyse de ce qui s’est passé au Sénégal ces 5 dernières années renseigne que, “à défaut de parler de révolution dans le domaine de l’agriculture, il y a un boom extraordinaire”. Khadim Guèye a souligné que cette “tendance semble se maintenir et se poursuivre” en 2010 et en 2011.

Mais, même si elles sont très importantes selon lui, les sommes allouées au secteur de l’agriculture “demeurent très insuffisantes”, a reconnu Khadim Guèye, selon qui tant que le privé sénégalais “ne sera pas en avant” dans ce secteur, il ne se développera pas comme il le faut.

Pour M. Guèye cependant, des résultats importants ont été enregistrés, avec le doublement des terres arables de la vallée du fleuve Sénégal, passées de 50 à 100.000 ha, la mécanisation “de plus en plus” poussée de l’agriculture, la subvention des intrants, etc.

“Mais, a-t-il encore noté, il faut poursuivre (ces efforts), parce que justement nous avons une agriculture avec des caractéristiques très aléatoires’’, d’autant qu’elle dépend en grande partie de la pluie.

“Notre combat, c’est d’avoir les financements privés dans l’agriculture, c’est d’amener les Sénégalais à investir davantage dans l’agriculture”, a-t-il insisté, déplorant le fait que les privés nationaux ne prennent “pas suffisamment de risques” en investissant dans ce domaine.

Or, si l’agriculture “est bien faite, elle est beaucoup plus rentable” que d’autres secteurs prisés comme l’immobilier, l’hôtellerie, a fait valoir le ministre de l’Agriculture.

APS

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À Addis-Abeba, l’UA s’interroge sur le retour de l’État dans l’économie

La conférence des ministres de l’Économie et des Finances de l’Union africaine, qui se tient à Addis-Abeba du 28 au 29 mars, se penche sur l’avenir du continent. Entre satisfaction dû au retour de la croissance et inquiétudes sur la situation en Afrique du Nord et en Côte d’Ivoire, une question fondamentale resurgit. Celle du retour de l’État dans l’économie.

Réunis pour la quatrième fois depuis 2008, les ministres de l’Économie et des Finances de l’Union africaine (UA) se retrouvent à Addis-Abeba, les 28 et 29 mars 2011, au cours d’une rencontre commune avec la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies, installée elle aussi dans la capitale éthiopienne.

Tour à tour, Abdoulie Janneh, secrétaire exécutif de la CEA, Donald Kaberuka, président de la BAD et Jean Ping, le président de la Commission de l’UA, se sont relayés à la tribune pour saluer les performances économiques du continent dans un monde en crise et témoigner de leur solidarité face aux défis qui attendent l’Afrique.

« L’économie africaine se porte bien, même si les événements en Côte d’Ivoire et en Afrique du Nord auront un impact sur la performance du continent cette année », à résumé Abdoulie Janneh. Le PIB du continent devrait progresser de 5 % en 2011, contre 4,7 % en 2010, selon les dernières estimations du « rapport économique sur l’Afrique 2011 » de la CEA, publié le 29 mars 2011. Autre signe d’une croissance qui reste au rendez-vous, les Investissements directs étrangers (IDE) sont passés de – 12,3 % en 2009, à + 17 % en 2010.

L’Éthiopie, championne d’Afrique de la croissance

Pour 2011, bien entendu, la situation varie d’un pays à l’autre. Treize bons élèves connaîtront une croissance comprise entre 6 % et près de 11 %. Avec un PIB en progression de 10,9 % cette année, l’Éthiopie devrait faire figure de champion africain. « Et le pays n’a pas de pétrole », a insisté Jean Ping, écartant toute fatalité de la pauvreté.

Toutefois, pas d’optimisme débridé, tant les incertitudes demeurent, notamment au Maghreb. « Les perspectives pour 2011 sont modérément optimistes, note le rapport de la CEA. Les risques sont notamment le rythme et la durée de la croissance chez les partenaires économiques de l’Afrique, notamment les économies émergentes telles que la Chine et l’Inde, qui influent sur la demande et le prix des exportations africaines. »

Outre les changements et les tensions politiques (Tunisie, Égypte, Libye et Côte d’Ivoire, notamment), le continent recèle d’autres incertitudes. « Des conditions météorologiques défavorables pourraient déprimer la production agricole, faire monter les prix des produits alimentaires et ralentir l’activité dans d’autres secteurs, entravant la croissance économique. La flambée continue des prix alimentaires, le chômage élevé constituent une menace pour la sécurité alimentaire ainsi que pour la stabilité sociale et politique en Afrique », détaille le rapport du CEA. D’autres soulèvements ou révolutions sont à craindre, vraisemblablement.

L’État : le retour et le recours

Dans ce contexte particulièrement troublé, l’Afrique est à la recherche d’un modèle économique. Et elle pourrait s’inspirer du retour de l’État dans les pays industrialisés, avec les multiples politiques de soutien aux banques ou à l’économie depuis la crise de 2008, des États-Unis à l’Europe.

« Le consensus de Washington qui nous a poussé depuis trente ans à moins d’État s’est effondré avec la crise, a lancé Jean Ping. Durant toute cette période ultra-libérale, les pays africains étaient sous le joug des ajustements structurels, contrairement aux pays asiatiques qui ont refusé. Et on a vu le résultat. Depuis la crise mondiale est intervenue. Et on s’aperçoit que l’on ne peut pas tout abandonner aux marchés. Tout le monde revient à des politiques interventionnistes. L’État doit jouer un rôle central en matière de régulation, de conduite du développement et d’impulsion. Sinon, qui investira dans des pistes agricoles pour amener les produits vers les marchés ? Qui privilégiera l’économie verte, si ce n’est l’État ? »

Un avis partagé par Abdoulie Janneh : « L’État doit jouer un rôle plus actif dans un cadre démocratique. Il doit tenir compte du marché et développer une politique économique saine et souple pour s’adapter et appuyer la croissance. »

La leçon de Tunis

Le débat ne fait que commencer. Que faire par exemple des pays sans État, ou avec un État si faible ou dévoyé qu’il paraît bien improbable qu’il élabore des politiques économiques au profit de l’intérêt général ? Cette remarque et bien d’autres ont été débattues dans les allées du centre de conférences de la CEA d’Addis-Abeba. Les questions sur le rôle des États africains, la redéfinition du périmètre de leur champ d’action par rapport au privé feront encore l’objet de nombreuses rencontres entre la CEA, l’UA et la BAD.

« Chaque pays a sa propre réalité et il n’y a pas un modèle unique de développement, a tempéré Donald Kaberuka, le président de la BAD. Jusqu’en janvier 2011, la Tunisie était citée comme une grande réussite, capable d’attirer des IDE, avec une main d’œuvre bien formée… Mais la croissance ne créait pas d’emplois, les sur-diplômés étaient mal payés. Le problème de la Tunisie ne provenait pas d’un déséquilibre entre l’État et le marché, mais de la nature prédatrice et dynastique de l’État. C’est ce qui a conduit à la révolution. » À suivre…

Jeune Afrique

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Bruxelles et Dakar déterminés à trouver un nouvel accord aérien

Le ministre d’Etat sénégalais en charge des Transports aériens, Karim Wade, et le ministre belge de la Mobilité et des Transports, Etienne Shouppe, ont exprimé la détermination de leurs départements respectifs à trouver un nouvel accord aérien “équilibré et juste” et basé sur le principe gagnant-gagnant, a appris l’APS de source officielle, lundi à Dakar.

Les deux ministres s’exprimaient lundi à Dakar à l’issue d’une séance de travail axée sur les relations bilatérales en matière de transports aériens. La séance s’est tenue en présence de leurs proches collaborateurs et de l’ambassadeur de la Belgique au Sénégal.

Les négociations entre les experts des deux pays ont débuté lundi après-midi à Dakar, signale-t-on.

Selon le ministre belge, les deux parties ont évoqué les relations de coopération entre Brussel Airlines et Sénégal Airlines. ‘’Nous voulons arriver à une situation gagnant-gagnant pour permettre aux deux sociétés de se développer et de s’épanouir’’, a-t-il dit.

‘’Le Sénégal veut jouer un rôle beaucoup plus important que par le passé dans la réalisation d’un réseau (en matière de transports aériens) en Afrique. Ce changement d’attitude nécessite que les sociétés concernées revoient comment tout cela peut se réaliser’’, a ajouté M. Shouppe.

Il a affirmé avoir personnellement fait le déplacement de Dakar pour s’enquérir ‘’exactement des objectifs poursuivis par le Sénégal et voir comment adapter les activités de Brussel Airlines’’ à la nouvelle démarche adoptée par les autorités sénégalaises en charge des Transports aériens.

‘’Dakar est une place importante pour nous. Le Sénégal présente une grande stabilité politique où on note une volonté de progresser sur le plan économique et sur le plan social, donc une excellente tête de pont’’, a-t-il poursuivi.

La rencontre a permis d’échanger avec les partenaires belges sur leurs ambitions en matière de transports aériens tout en leur présentant les ambitions régionales et continentales, a indiqué le ministre d’Etat Karim Wade.

‘’Nous leur avons présenté un nouveau modèle de partenariat basé sur le partage des capacités juste et équilibré. Nous avons pu intégrer également leurs préoccupations’’, a-t-il ajouté. ‘’Nous avons bien noté que Brussel Airlines est disposé à aller plus loin que les accords en assistant Sénégal Airlines dans différents domaines.’’

‘’Nous sommes déterminés à trouver un accord équilibré susceptible de porter les ambitions du Sénégal en matière de transports aériens’’, a déclaré M. Wade rappelant que la Belgique a connu la même situation que le Sénégal, il y a quelques années’’.

En effet, a-t-il signalé, après la faillite de SABENA, la Belgique a créé SN Brussel dans des conditions difficiles et personne n’y croyait mais aujourd’hui, la compagnie belge est de dimension mondiale et très intégrée dans le marché européen et en même temps elle est en pleine expansion sur le plan international.

Le ministre sénégalais des Transports aériens a souligné que l’Afrique affichait ‘’les plus belles perspectives’’ en matière de croissance du trafic aérien mondial, estimée à plus de 8% par an, en perspective du développement économique du contient.

Début janvier, le gouvernement du Sénégal avait pris la décision de ne plus autoriser la compagnie belge Brussel Airlines de desservir à partir de Dakar, certaines capitales de pays de la sous-région.

Bruxelles avait, de son côté, décidé de rappeler pour consultation son ambassadeur à Dakar, après avoir demandé en vain aux autorités sénégalaises en charge des Transports aériens de revenir sur leur décision de ne plus autoriser les vols en continuation de Brussels Airlines sur Banjul, Conakry et Freetown.

APS

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La campagne de commercialisation de l’arachide sera bouclée en fin avril

Le ministre de l’Agriculture, Khadim Guèye, a annoncé lundi que la campagne de commercialisation de l’arachide sera totalement bouclée au plus tard le 30 avril prochain.

’’Il y a eu certes des inquiétudes au mois de février. Mais l’on se rencontre finalement que cette campagne est nettement meilleure que les campagnes précédentes, puisqu’en définitive, au plus tard le 30 avril, la campagne sera totalement bouclée en matière d’achat de graines’’, a assuré M. Guèye, à l’issue d’une réunion d’évaluation de la campagne de commercialisation de l’arachide.

Ce bouclage sera aussi effectif sur le plan du payement des graines’’, a-t-il ajouté, tout en rappelant qu’en 2010, la campagne avait été soldée au 30 juillet.

‘’Cela veut dire que nous allons gagner trois mois cette année sur le payement des graines par rapport à l’année dernière et l’année d’avant où la campagne avait été bouclée pratiquement au mois d’août’’, a-t-il expliqué.

‘’Pour cette année, a-t-il souligné, nous avons fait des progrès considérables’’. Cela est dû à l’extrême exigence du gouvernement, qui veut éviter que la présente campagne ne traîne comme les précédentes, a-t-il souligné.

La réunion d’évaluation de la campagne de commercialisation de l’arachide a été présidée par le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, en présence du ministre de l’Agriculture, Khadim Guèye, des huiliers, et des représentants des banques.

APS

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L’Afrique et Kadhafi : enjeux économiques et financiers

Avec plus de 100 milliards de dollars de réserves en 2009, la Libye est l’un des grands investisseurs en Afrique. Le tropisme kadhafien du continent y est pour beaucoup.

La Libye reste, depuis les années 90, l’un des premiers investisseurs en Afrique, à travers diverses structures, dont la Libya Arab Africa Investment Company (LAAICO), suivie plus tard par le fonds LAP, la banque sahélo-saharienne et diverses structures. Les investissements de la LAAICO sont passés de 25 millions de dollars en 1991 à 1,5 milliard de dollars en 2008.

Investissements agricoles

Contrairement aux Chinois, qui investissent dans les industries extractives, les Libyens investissent en général dans le tertiaire (hôtellerie sur du foncier bien situé) et, de plus en plus, dans l’agriculture. Ce dernier créneau est devenu une priorité, avec des investissements conséquents au Mali, au Nigeria, au Tchad, etc. Au Mali, la Libye exploite 100 000 hectares de terres, à travers la société Malibya, dotée d’un capital de 56 milliards de francs CFA, soit 85 millions d’euros. Au Liberia, 30 millions de dollars ont été investis par la LAP via une ONG locale pour le développement du riz.

Vaste parc hôtelier

Depuis 2007, la LAAICO dépend de la Libya Africa Portfolio (LAP), au capital de 8 milliards de dollars, et qui voulait consacrer jusqu’à 5 milliards de dollars à l’Afrique. La LAP est une sorte de holding qui couvre la Oil Libya Holding Company, la LAFICO, Afriqiya et la Banque sahélo-saharienne pour l’industrie et le commerce (BSIC). Au Mali, la société LAFICO a racheté l’hôtel Amitié, l’un des meilleurs hôtels de la ville, devenu son QG dans ce pays, et qui a été rénové pour 24 millions d’euros. Autres hôtels rachetés, le Mariatou Palace, qui appartenait à Babany Cissokho, et l’hôtel Kempinsky Palace. En outre, un espace de 7 hectares est en cours d’aménagement à l’entrée de Bamako. A Lomé, les Libyens ont acheté récemment l’Hôtel du 2 Février, le plus grand établissement de ce pays avec ses 35 étages. En Gambie, les fonds libyens ont massivement investi dans l’hôtellerie, avec la construction du complexe Jerma Beach Hotel, la reprise de l’Atlantic Hotel et du Dream Park.

Télécoms et finance

En dehors de l’hôtellerie, la Libye a jeté son dévolu sur le secteur télécom, notamment au Tchad et en Zambie. Dans ce dernier pays, la Libye a acquis 75% du capital de la Zamtel, pour plus de 380 millions de dollars. C’est la plus grande transaction financière en Zambie depuis le début du processus de privatisation dans les années 90. L’acquisition s’est faite à travers la Lap Green Network.

La Libye a aussi investi dans de nombreux domaines, dont le projet spatial africain, RASCOM, où elle détient 61% des parts. Depuis juillet dernier, le riche état pétrolier a lancé un hedge fund depuis la City pour saisir les opportunités d’investissements en Afrique. Une quarantaine de traders rompus à la gestion alternative devaient être recrutés pour ce fonds baptisé FM Partners, géré par Frederic Marino, un ancien de Merril Lynch et Bear Stearns. Cette politique d’investissements de la Libye en Afrique était portée par Khaled Kagigi, directeur général du Libyan Arab Investments Portfolio (LAIP), Taher Siala, directeur général de LAFICO, Abdulbaset Elazzabi, directeur général de Lap Green Portfolio. L’ensemble des fonds libyens sont mis sous la tutelle de la Libyan Investment Authority, qui supervise et gère une bonne partie des réserves du pays.

Les Afriques

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Mbagnick Diop déplore la faible implication des banques dans le financement du PIB

Le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) Mbagnick Diop a déploré, samedi à Dakar, la faible implication du système bancaire dans le financement du Produit intérieur brut (PIB).

S’exprimant à l’ouverture de l’assemblée générale du MEDS, a relevé pour le déplorer le fait que “le système bancaire sénégalais ne participe qu’à hauteur d’environ 20% au financement du Produit intérieur brut(PIB)”.

Avec le problème de l’énergie, “la faible implication du système bancaire dans le financement de l’économie” constitue un des principaux obstacles au développement et la croissance de l’entreprise sénégalaise, a-t-il ajouté au cours de cette rencontre portant sur le thème “Quelle gouvernance pour une économie émergente”. L’AG du MEDS sera suivie des assises de cette organisation patronale.

Le niveau élevé des taux bancaires, garanties et sûretés réelles exigées par les banques et établissements financiers, constituent “des barrières infranchissables” pour les Petites et moyennes entreprises (PME), a noté le président du MEDS.

A cela, s’ajoute “l’absence de lignes de crédits adaptés aux besoins spécifiques des PME/PMI”, a diagnostiqué Mbagnick Diop. “Nous constatons avec amertume que les PME/PMI sénégalaises, mises en concurrence avec de grandes multinationales ou consortiums, sont souvent exclues des marchés publics”, a-t-il encore déploré.

Le président du MEDS se dit convaincu que la mise en œuvre de la loi 2008-29 d’orientation des PME, qui prévoit sous certaines conditions, de faire jouer la clause de préférence nationale, permettra d’améliorer la situation des entreprises.

Il a également relevé la “complexité du régime fiscal” comme obstacle au développement des entreprises, soulignant que “le code des impôts, avec plus d’un million d’articles, est difficile à comprendre pour les chefs d’entreprises”.

C’est pourquoi, a-t-il plaidé, “le MEDS demande sa simplification et apprécie les efforts entrepris dans cette directive par l’administration fiscale sénégalaise”. “Nous appuyons également les activités déployées par la direction générale des Impôts et Domaines (DGID) pour promouvoir le dialogue entre les services fiscaux et les contribuables”

“Toutefois, la détermination du niveau de la patente constitue un sujet de préoccupation pour le MEDS”, qui pense “qu’il est plus juste de la déterminer en fonction du résultat, donc du bénéfice et non en fonction de l’investissement”, a-t-il dit.

Au titre des autres “préoccupations” liées au développement des entreprises, il a notamment cité la rigidité du marché du travail, l’inadéquation formation/emploi et l’accès difficile à des sites industriels aménagés.

Cependant, il a précisé que ces préoccupations font déjà l’objet de discussions ou de mesures qui autorisent l’espoir.

Mbagnick Diop a rempilé à la tête du MEDS à l’issue de cette assemblée générale tenue en présence des ministres des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des PME, Abdoulaye Baldé, et de son collègue de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance Seynabou Ly Mbacké.

Aps

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KAOLACK- APPROVISIONNEMENT DU MARCHE EN SUCRE: Un quota sécuritaire prévu pour la région

Le Ministre du commerce Amadou Niang a annoncé en marge d’une tournée effectuée pour le contrôle sur le terrain de l’application des mesures prises par le gouvernement concernant la baisse des prix de 14 produits en spéculation sur le marché, la mise en place, dans la région de Kaolack, d’un quota sécuritaire de sucre en poudre afin de trouver une solution rapide aux nombreuses pénuries constatées sur le sucre.

Outre cela, Amadou Niang préconise aussi engager des discussions avec la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) pour une libération rapide et la livraison des commandes passées à cette usine productrice de sucre. Ceci permettra sans doute aux nombreux commerçants détaillant, demi gros, associations consuméristes, et l’Unacois de pouvoir disposer en permanence du sucre sur le marché, mais aussi de respecter davantage les nouveaux prix fixés pour un certain nombre de produits les plus prisés des populations.

En effet, la réunion tenue avec les acteurs du commerce de la région de Kaolack pour vérification des prix fixés par l’arrêté No1084/MCOM du 1er Février a ainsi permis au Ministre Amadou Niang de se rendre compte que dans la plupart des localités de Kaolack, les mesures prises sur la baisse des prix sont quasi suivies par les commerçants. Ce constat est surtout venu du Chef du service régional du commerce, Aliou Samb qui a indiqué que la baisse des prix est une réalité acceptée et mise en œuvre par les commerçants. M. Samb a aussi ajouté que le seul problème qui existe aujourd’hui est posé sur la filière sucre en poudre. Les nombreuses pénuries constatées ces temps derniers, selon le chef du service régional du commerce, émanent des lenteurs sur la livraison. C’est aussi un constat qui fait suite à plusieurs actions quotidiennes de contrôle sur les prix.

Même si certains commerçants véreux, pris en flagrant délit ont été mis sur le tableau d’infraction donc de sanctions et d’amendes, le ministre indique avoir constaté que certains d’entre eux vendent même en deçà des prix fixés par le conseil régional de la consommation. C’est le cas avec le riz non parfumé vendu à 13.500 F Cfa au lieu de 13.650 F Cfa au demi-gros et 14 mille F Cfa au détail au lieu de 14.500 F Cfa.

Par contre, Amadou Niang a beaucoup insisté sur la sensibilisation des populations sur la baisse effective des prix, le contrôle continu des prix, et la solution au problème du sucre par la livraison rapide et un quota pour chaque région du pays. Il faut dire que cette visite qui était également destinée aux nouveaux investissements obtenus dans un certain nombre de secteurs d’activités, a conduit le Ministre du commerce tout comme le directeur général de l’Autorité de régulation du Marché (Arm), et le directeur du commerce intérieur, notamment à Taïba Niassène et Kahone où ils devaient respectivement visiter le centre de transformation de l’arachide de bouche, une petite industrie dirigée par le Cadre de concertation des producteurs d’Arachide (Ccpa) et le complexe hôtelier du promoteur Aly Rose en phase de réalisation.

Sud Quotidien

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CRISE ENERGETIQUE: « La solution de l’énergie doit être érigée en priorité nationale », selon le Meds

Le ministre d’Etat, ministre des mines, de l’industrie et de l’agro-industrie invite les grandes entreprises à s’impliquer dans la recherche de solutions face à la crise énergétique. Abdoulaye Baldé a lancé cet appel, avant-hier, samedi 26 mars, à l’ouverture de la 11ème édition des assises du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) qui avait pour thème la bonne gouvernance économique.

Les entreprises sénégalaises ont souffert du déficit de production énergétique qui frappe le Sénégal, au point de compromettre leur production et leur avenir. Le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) est largement revenu sur la question dans son discours d’ouverture de la 11ème édition des assises du Meds. Selon Mbagnik Diop, « l’année 2010 a été une année difficile pour les entreprises sénégalaises. L’économie sénégalaise a profondément souffert de l’insuffisance de l’offre d’énergie. Cette situation, si elle devait perdurer, anéantirait nos investissements et nos efforts de développement. Le redressement de la situation doit être érigé au rang de première priorité nationale. »

C’est ce cri de cœur que le Mouvement des entreprises du Sénégal a lancé à l’occasion de son assemblée annuelle, dont le thème portait sur : « Quelle gouvernance pour une économie émergente ? ». Face à cette interpellation, le ministre de l’industrie a donné des pistes de solutions, en sus des « mesures déjà prises et des efforts en cours » pour réduire le déficit énergétique. Abdoulaye Baldé a invité les grandes entreprises à se doter de leurs propres centrales, afin que la part d’énergie qui leur était fournie par la Senelec puisse être redistribuée aux Pme-Pmi et aux ménages. « Les grandes entreprises comme les Ics, la Sococim et Kirène peuvent participer à trouver des solutions à la question en créant leur propre centrale afin de libérer quelques kilowatts qui seront affectées aux ménages mais également aux Pme Pmi. » Selon le ministre d’Etat, certaines entreprises se sont déjà engagées dans cette voie. C’est ainsi qu’il a révélé que la Sococim s’est déjà déconnectée du réseau de la Sénélec, tandis les Ics sont sur le point de se doter de leur centrale qui est en voie d’être inaugurée de même que la cimenterie Kirène qui a également mis en place une centrale d’une grande capacité.

Abordant le thème des assises, Mbagnick Diop a voulu « susciter le débat et à construire un consensus autour de la question de la gouvernance, dans la recherche de meilleures performances économiques ». L’objectif étant pour le Meds de déboucher sur un « Pacte de la bonne gouvernance » entre les acteurs.
L’espace des assises a été également une occasion pour le président du Meds de relever les obstacles au développement et à la croissance du secteur privé. Parmi ses entraves, Mbagnick Diop a surtout noté la faible implication du secteur bancaire dans le financement du Pib, l’accès faible des Pme / Pmi aux marchés publics, mais également la lourdeur du code des impôts et la patente dont le critère de détermination doit être lié « au bénéfice et non à l’investissement ».

En réponse à ces inquiétudes, le ministre d’Etat Abdoulaye Baldé a annoncé la transformation du Fond de promotion économique (Fpe) en banque spécialisée pour les Pme/pmi, la lettre de politique sectorielle des Pme/Pmi qui a été validée par la table ronde des bailleurs avec une enveloppe de 79 milliards de F Cfa. Selon Abdoulaye Baldé, l’ambition du gouvernement et de hisser le Sénégal dans le « Top 10 africain du prochain classement du Doing Business.»

Sud Quotidien

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