Archive | February, 2011

L’Afrique, vue par les patrons français

D’abord l’Afrique de l’Ouest, puis le Maghreb et l’Afrique australe, ensuite l’Afrique de l’Est et centrale. C’est l’ordre de préférence des entrepreneurs français.

Dans un contexte marqué par un continent jeune, qui connaît une croissance de +5%, malgré certaines inégalités entre les pays, où émergent une vague de nouveaux entrepreneurs formés dans les plus grandes écoles européennes et américaines, souvent à la tête d’entreprises décomplexées et moins dépendantes de la France, Africa France Business Meetings (salon d’affaires annuel B to B) prépare la 3ème édition de son rendez-vous annuel. Afin de donner plus de pertinence à cet événement, la CCI de Bordeaux a commandité une étude pour apprécier la perception des entrepreneurs français.

S’il est vrai que le constat d’une concurrence internationale sur les marchés historiques de la France est bien réel, la majorité des entrepreneurs français sondés dissocient les pays d’Afrique en fonction des difficultés rencontrées. Aussi, ils trouvent plus de facilité à travailler avec l’Afrique francophone et le Maghreb (souvent les clés d’entrée sur le continent pour des raisons de proximité géographique, mais aussi culturelles et linguistiques).

En termes de craintes, les hommes d’affaires français redoutent généralement les lenteurs administratives et/ou des législations lourdes. A cela s’ajoute l’instabilité politique, qui engendre des doutes sur la stabilité économique de certains pays et demeure un frein majeur et rédhibitoire.

Au classement des top cinq d’Afrique, ils positionnent, dans l’ordre de leur priorité (classement grâce à une méthode de ranking attribuant 4 points au classement premier, 3 points au classement second) d’abord l’Afrique de l’Ouest (36 points) suivie ex æquo du Maghreb (32 pts) et de l’Afrique australe (32 pts), puis de l’Afrique de l’Est (16 pts) et de l’Afrique centrale (11 pts).

Un Maghreb qui se détache

A noter que les interviewés considèrent l’Afrique du Nord, plus communément appelé Maghreb, avec une dominante Maroc et Tunisie plus marquée. S’ils connaissent l’Algérie, il n’en demeure pas moins qu’ils y rencontrent des difficultés, sachant que les autres pays d’Afrique du Nord, comme la Libye ou l’Egypte, sont plus rarement cités. Aussi, cette partie septentrionale du continent constitue pour eux une région à part entière, qu’ils ont parfois du mal à rattacher à l’Afrique. Enfin, il ressort de cette étude sur cette région du continent, que les chefs d’entreprises françaises apprécient au Maroc un climat d’affaires assez propice, un bon niveau de formation des cadres, des méthodes de travail européanisées, une corruption apparemment plus modérée, même si beaucoup trouvent l’administration trop pesante.

Relativement à l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, ils avouent travailler avec la majorité des pays francophones, où ils perçoivent une circulation sans problèmes d’un pays l’autre, chacun se sentant avant tout Africain, excepté pour les matchs de foot.

En Afrique du Sud, des méthodes de travail proches et plus conformes aux leurs et des infrastructures développées sont fort appréciées. Néanmoins, le fait que ce pays soit très éloigné et anglophone gêne quelque peu. Cependant, ce pays reste plus accessible, malgré tout, que l’Afrique de l’Est. Cette dernière partie, jumelée à l’Afrique australe, hors Afrique de Sud) et l’Afrique lusophone représentent les zones les moins connues et dont la vision est plus confuse.

Last but not least, certains n’incluent pas les Comores, Madagascar et la Réunion, alors que d’autres reprocheront leur absence dans le logo d’AFBM… où penseront que Madagascar et les Comores sont mises à part volontairement, car jugés trop pauvres.

Des entraves et des vœux

En définitive, grâce à AFBM, qui comprend des conférences plénières et d’autres thématiques, mais aussi des rencontres en speed meeting (800 rendez-vous sur l’édition 2010), et des soirées détente, les entreprises françaises souhaitent des partenaires de confiance sur place, une stabilité politique et économique, aller démarcher sur place et être suffisamment structuré, avec une bonne connaissance de l’export. A l’inverse, la barrière linguistique et les différences de culture, la mainmise sur les anciennes colonies anglaises et portugaises par leurs anciens colonisateurs ou par la Chine, la pauvreté, les difficultés administratives (en particulier dans les pays du Maghreb), les prises de risques financières, en particulier dans les pays hors CFA (communauté financière d’Afrique), avec des difficultés pour se faire payer, la corruption, l’absence de l’Etat français (qui pénalise les PME), une instabilité politique, les freinent.

Jeune Afrique

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Sénégal : Karim Wade et la guerre du pétrole

Une cargaison de fuel qu’on ne peut pas décharger, des centrales électriques qui tournent au ralenti, des délestages… À Dakar, la marge de manœuvre de Karim Wade, le ministre de l’Énergie, se réduit.

Depuis deux mois, le tanker Green-Point est amarré non loin de Dakar. Dans son ventre, 33?000 tonnes de fuel attendent d’être déchargées. La Société nationale d’électricité (Senelec) manque de combustible pour approvisionner ses centrales, mais ne parvient pas à obtenir que la cargaison lui soit livrée. Résultat?: de longs et fréquents délestages, et des clients exaspérés, qui, tout au long du mois de janvier, ont exprimé leur colère dans les rues de Dakar.

Les dessous de l’affaire?: un vrai scénario de série B sur fond de surenchères politico-judiciaires. Dans les rôles principaux figurent Karim Wade, fils et ministre de l’Énergie du chef de l’État sénégalais, et Abdoulaye Diao, directeur de l’International Trading Oil and Commodities Corporation (Itoc, créé en 1985), un trader en pétrole aussi puissant que discret.

Fournisseur de nombre de pays africains (Nigeria, Bénin, Guinée-­Bissau…), ce Sénégalais d’une soixantaine d’années a longtemps rechigné à travailler avec son propre pays, avant de conclure, fin mars 2010, un contrat avec la Senelec. La société nationale, qui a besoin de 15?000 t de fuel par mois pour faire tourner ses centrales, ne peut s’en procurer que 7?000 auprès de la Société africaine de raffinage (SAR) et compte donc sur Itoc pour combler le déficit. Sauf que la dernière livraison d’Itoc remonte au mois de novembre. Depuis, plus rien. Son patron exige d’être payé.

Précieuse cargaison

En cause?: un reliquat de 2,8 milliards de F CFA (4,3 millions d’euros) que la Senelec doit à son fournisseur. Après plusieurs demandes restées sans réponse, Itoc a réclamé, à l’arrivée en rade de Dakar du Green-Point, le 13 décembre dernier, des garanties de paiement (traites avalisées ou lettres de crédit) avant de le faire décharger. L’insistance de Karim Wade, qui a fait intervenir son président de père pour convaincre Abdoulaye Diao, n’y a rien fait. En désespoir de cause, le ministre de l’Énergie a proposé une solution médiane?: le déchargement d’une partie du fuel pour dépanner la Senelec en attendant la mise en place des garanties. Sans plus de résultats. Le navire, amarré depuis le 10 janvier au terminal de Mbao, conserve sa précieuse cargaison – évaluée à environ 10 milliards de F CFA (environ 15 millions d’euros).

À cette question de facture non réglée se greffe un second problème?: soucieuse de gagner du temps, la Senelec a demandé à faire tester le fuel avant même d’avoir obtenu qu’il ne soit déchargé. Un échantillon a donc été prélevé le 10 janvier par le laboratoire de la SAR. Sur les dix-sept critères évalués, deux (la viscosité et la densité) se sont révélés au-dessous des normes requises. La Senelec en a aussitôt déduit que le liquide n’était pas de bonne qualité et a porté plainte contre Itoc.

Bouc émissaire

L’intéressé s’est justifié en invoquant le long stationnement du navire et a exigé de procéder au réchauffement et à la remise en circulation du produit, avant un nouveau test, le 23 janvier, qui lui a donné raison. Sans convaincre le ministre de l’Énergie, qui, en accord avec Abdoulaye Diao, a fait effectuer le 2 février, en toute discrétion, un nouveau prélèvement destiné à être analysé en Norvège. Le verdict est tombé le 15 février : le fuel est de bonne qualité.

La guerre du pétrole est-elle désormais terminée ? Pas sûr… Les négociations se poursuivent d’arrache-pied. D’autant que, en plus de son dû, Itoc réclame à la Senelec 40?000 dollars par jour au titre des frais de stationnement du navire. Et compte ne pas renouveler le contrat, qui expire fin mars prochain. La question est sensible, et ses implications politiques et sociales, évidentes. L’entreprise refuse le rôle de bouc émissaire.

Jeune Afrique

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Echos de la 19-ème édition de la Foire internationale de Dakar

Fortunes diverses pour exposants et visiteurs de la 19-ème édition de la Foire internationale de Dakar (FIDAK). Les opportunités d’affaires font courir les premiers, alors que les seconds sont à la recherche d’articles ou autres objets de qualité à moindre coût. Mais il y a aussi tous ceux pour qui la Foire demeure une occasion rêvée pour de menus larcins…, des vols et autres forfaits.

Vol : le week-end a permis à certains visiteurs de faire un tour à la FIDAK et s’imprégner des stands et des expositions. Une belle occasion pour des personnes malintentionnées, notamment les voleurs à la tire. En effet, une jeune dame a eu la grande surprise de voir son sac lacéré, d’où son téléphone portable et son portefeuille ont été extirpés. Stupeur au moment de payer un article acheté dans un stand. Son cri d’étonnement (wooy sama ndèye, def naniou mako) était tellement fort que même les Sapeurs-pompiers postés à l’entrée du pavillon ont rappliqué.

Tympanisation : C’est le mot utilisé par certains journalistes présents quotidiennement à la FIDAK pour se plaindre du bruit produit par les décibels et autres bruits de tam-tam qui font fureur au CICES. En effet, la “Maison de la presse” érigée à la FIDAK est mitoyenne de l’esplanade du CICES où une forte sonorisation fuse des stands occupés par des marques de bouillon, de thé ou encore de jus locaux.

“Pourquoi les Sénégalais estiment que sans ce folklore, ils ne peuvent vendre leurs produits ? Ils nous tympanisent…”, se plaignent-ils. Selon un journaliste interrogé par l’APS, cette situation gêne les journalistes au moment de décrypter leurs enregistrements ou encore lorsqu’ils envisagent de faire, en toute quiétude, des interviews. Aussi se demandent-ils si, dans le cadre de la professionnalisation de la Foire, les autorités du CICES comptent laisser cette situation perdurer.

Entrée : les visiteurs de la l9-ème édition de la Foire internationale de Dakar (FIDAK) sont assujettis à un contrôle rigoureux à l’entrée où plus de 5 vigiles alignés procèdent à la vérification des badges et/ou des tickets d’entrée. Le hic c’est que chacun d’eux vérifie la même chose que son collègue, avant qu’un gendarme en faction ne refasse la même chose à l’entrée. C’est à se demander s’il n’y a pas un autre enjeu, autre que le contrôle.

Internet : l’accès à Internet est devenu très difficile à la Foire de Dakar où depuis samedi matin aucune connexion n’est possible. Une situation déplorée surtout par les journalistes qui n’arrivent pas à envoyer leurs papiers. Selon certaines informations, une défaillance technique causée par un camion qui a arraché des câbles est à l’origine de cette situation qui tarde à trouver une solution.

APS

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M. MORILLON SINON, DG ADVENS SUR LE FINANCEMENT DE LA CAMPAGNE: Il y a eu quelques décalages qui seront résolus dans les jours qui viennent

Les responsables de la Suneor et leurs partenaires sont conscients des difficultés relevées dans le financement de la campagne de collecte de l’arachide. Rencontré le vendredi 25 février dans le cadre de la Foire internationale de Dakar (Fidak), le Directeur général du Groupe Advens, Morillon Sinon, présent au Sénégal dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec l’ensemble des entités industrielles du groupe Advens dans la sous région ouest africaine, promet la résolution rapide de ce problème, de concert avec la direction générale de Suneor.

Que représente aujourd’hui Suneor dans le groupe Advens ?

Suneor est une filiale importante pour le groupe Advens parce qu’elle a, à travers sa direction, un réel développement durable aux niveaux économique, social et environnemental. Suneor représente plus de 45% du volume d’affaires du groupe Advens. C’est l’une des filiales les plus importantes que nous avons. C’est la filiale qui produit, au niveau de l’huile, la quantité la plus importante. Au-delà de cela, elle a une importance pour l’Etat sénégalais du moment qu’elle contribue dans l’encadrement des paysans dans l’achat de l’arachide. Grâce au partenariat avec le groupe Advens, Suneor est plus national mais international. Elle est réputée à travers le monde avec sa position de rayonnement sur le marché mondial. C’est pour cela qu’il était, au-delà de notre rôle de suivi, de notre devoir en tant que groupe Advens d’être auprès de notre filiale Suneor, dans le cadre de la campagne de collecte et de la Fidak, de l’équipe dirigeante de Suneor.

Est-ce que vous comptez vous déployer vers d’autres produits ?

Nous déployons tous les efforts auprès de notre filiale. Dans le cadre de ces efforts, comme tout grand groupe, en collaboration avec le comité de direction de la Suneor, nous sommes sur l’arachide, la javel, le vinaire. Il est évident que dans le cadre de notre stratégie à long terme, nous réfléchissons à nous déployer sur d’autres produits. Il appartiendra à la direction générale de Suneor, le moment opportun, de l’annoncer lorsque nous y seront. Aujourd’hui, ce qui est important, c’est la réussite de la campagne et elle le sera.

Que comptez-vous faire sur les problèmes de la campagne ?

Dans le cadre de toute campagne, il peut y avoir un moment de blocage. Il est évident que dans le cadre du financement de la campagne, il y a eu quelques décalages qui seront résolus dans les jours qui viennent. Ces genres de situations arrivent parce que la campagne nécessite des financements importants pour la Suneor mais également pour le groupe Advens. Au sein de notre coordination, nous avons défini et discuté avec le directeur général de Suneor qui, je peux vous l’assurer, a les choses en main, de ces sujets-là. Dans les jours qui viennent, il y’aura des choses qui vont rassurer les paysans.

Comment Suneor se débrouille face à la concurrence de l’huile en provenance de la Côte d’Ivoire ?

Nous avons plusieurs types de concurrences : il y a l’importation de l’huile de palme, mais il y a aussi l’autre concurrence qui est l’huile « seggal ». Je ne considère pas tellement ce dernier comme concurrent dans le sens qu’on ne vend pas les mêmes produits. L’huile de la Suneor est de qualité et est saine. Nous avons dans le cadre d’une vision stratégique, et nous allons continuer à être moteur et créateur auprès de notre partenaire l’Etat sénégalais pour essayer d’envisager des formules pour encadrer la production du « seggal » également. Encadrer en amont, capter ces flux-là, le raffiner pour remettre sur le marché une huile de qualité. Des réflexions sont en cours à ce sujet. Il est évident que l’huile de palme constitue de la concurrence. Il nous appartient, nous, avec notre produit, d’être le plus compétitif possible et de mettre en avant une réalité qui est la qualité de nos produits.
Je suis au Sénégal dans le cadre d’une tournée de prise de contact avec l’ensemble des entités industrielles du groupe Advens dans la sous région ouest africaine. Il s’agit de Suneor au Sénégal pour l’huile d’arachide et les tourteaux et le Burkina et d’autres pays pour les industries cotonnières. Il s’agit de fédérer et créer une complémentarité de pool pour l’ensemble de ces entités industrielles. Le souci de la nouvelle direction étant de permettre au groupe de jouer pleinement son rôle pour le développement de ses différentes activités dans les différents pays concernés.


Est-ce que vous envisagez de nouveaux produits à la portée des populations ?

La politique tarifaire est encadrée. Il ne nous appartient pas seul de définir une politique tarifaire. Systématiquement, tous les ans, dans le cadre de notre partenariat avec les autorités, les prix sont encadrés. Nous essayons de rester compétitifs, assurer un développement durable sur la qualité, dans l’approche. Les services de Suneor ne se limitent pas à produire de l’huile. Il y a autour de ça tout un accompagnement et un encadrement auprès de la population paysanne.

Sud Quotidien

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Yaya Jammeh et nous

L’ombre et la proie
« Le Sénégal est indigné de constater que des balles iraniennes ont pu causer la mort de soldats sénégalais » peut on lire dans le communique du Ministère des Affaires Etrangères qui en tiré les conclusions en rompant ses relations diplomatiques avec l’Iran. Si on rompt à cause de « balles iraniennes » on va bientôt rompre avec la Russie et les Etats Unis parce que le MFDC a aussi des kalachnikov qui tirent des balles russes et peut être même des AK 47 qui tirent des balles américaines. L’origine de balles n’est pas importante, ce qui l’est par contre, c’est qui les commande et les livre au MFDC. L’argent du trafic de chanvre indien, des braquages sur l’axe Senoba Bignona ne peuvent permettre au MFDC d’avoir un fonds de guerre pour commander des armes lourdes en Iran. Ces armes sont commandées par la Gambie qui les livre au MFDC avec comme pour objectif de fragiliser son voisin. C’est pourquoi le Sénégal a tort de « garder avec lui le frère gambien et rompre avec le l’Iran qui joue le registre de la division » comme le dit le communiqué. C’est le « frère Gambien » qui joue le registre de la partition du Sénégal. Apres la fermeté diplomatique avec le lointain Iran, il aurait fallu une réaction ferme contre le « frère » gambien si tenté que Jammeh nous jamais considéré comme un pays frère. Ses actes ont toujours démontré le contraire. En se focalisant sur l’Iran et non pas la sur Yaya Jammeh, le Sénégal fait preuve de cécité stratégique pour ne pas dire qu’il a pris l’ombre pour la proie. La Gambie a le droit de s’armer mais elle n’a pas le droit de donner des armes au MFDC qui combat le Sénégal. Et l’affaire des armes iraniennes montre que Yaya Jammeh joue avec notre sécurité nationale. Il ne faut pas que la Gambie nous serve l’argument que Jammeh n’était pas au courant du trafic pour ne pas dire du transfert d’armes au MFDC car une dictature se caractérise avant tout par un monopole de l’information et du renseignement par le dictateur. Le Sénégal vient d’avoir une preuve supplémentaire que la Gambie arme le MFDC comme ce fut le cas avec la Guinée Bissau dans les années 90. L’opération Gabou en Guinée Bissau a permis de pacifier et de sécuriser le Sud de la Casamance. Il faut l’opération Fode Kaba 3 pour sécuriser le nord. Il faut que le Senegal s’y résolve et se prépare. Il n’est ni dans l’intérêt de la Guinée Bissau encore moins celui de la Gambie que la paix revienne en Casamance. Nos deux voisins perdraient ainsi l’unique moyen de pression qu’ils ont sur nous. Les Etats n’ayant pas d’amis mais uniquement des intérêts, la Gambie et la Guinée Bissau vont continuer à nous endormir avec des belles paroles sur le bon voisinage tout en attisant le feu en Casamance. Notre sécurité nationale exige que le Sénégal soit en mesure de défendre l’intégrité et la sécurité de son territoire avec sans le soutien de ses voisins. C’est une hypothèse cruelle mais c’est le prix de notre sécurité. Quoiqu’il en coute le Sénégal doit se donner les moyens de combiner Gabou et Fodé kaba. Le jour où l’on sera en mesure sur le plan stratégique et militaire d’être prêt pour deux opérations comme Gabou et Fode Kaba en même temps nous aurons la paix car qui veut la paix prépare la guerre. Fode Kaba 3 n’est plus une hypothèse, il est temps de le préparer si ce n’est déjà fait.
G-Senegal : le Woodstock de Google
A l’école primaire nous avons tous récité que « sur le plan géographique, le Sénégal est la porte de l’Afrique ». La porte de l’Afrique est devenue enclavée faute de routes nous connectant directement aux autres pays de la sous région. On doit maintenant apprendre aux écoliers que le Sénégal est la porte de l’Afrique de l’Ouest pour Internet. D’ailleurs Google qui vient d’y tenir un G-Senegal, le plus grand G-event ou Google Event organisé dans un pays africain francophone ne s’y trompe pas. Sur l’économie de l’immatériel notre pays a un avantage absolu pour devenir une exception comme il l’était sur le plan démocratique dans les années 60 et 70. Le G-Senegal a regroupé au moins un millier de personnes en deux jours à UCAD 2 autour du thème « Impact local, croissance globale ». Même si nous vivons les affres des délestages, c’est optimiste de voir tous les jeunes qui pris d’assaut l’UCAD 2 pour un faire un Woodstock numérique. Ce qui frappe le plus dans ce woodstock numérique c’est la générosité dans le partage des connaissances et des innovations. Tout le monde en convient. L’avenir est à l’économie de l’immatériel pour ne pas dire du numérique et sur le plan le Sénégal avec la qualité de ses ressources humaines a un avantage certain. Dans cette économie de l’immatériel, la puissance ne résulte pas du territoire ou de la démographie mais de mégabits de la connectivité. C’est tellement vrai que sur Youtube, le Sénégal avec ses 12 millions d’habitants est au coude à coude avec le géant Nigérian avec ses 120 millions d’habitants.
Le Ceausescu arabe
La semaine dernière, je vous disais que la chute de Ben Ali pouvait être comparé à la chute du mur de Berlin à cause de l’onde de choc de la contagion. Je me posais aussi la question de savoir qui aurait le rôle de Nicolae Ceausescu dans la révolution de Jasmin. La réponse est trouvée. C’est le colonel Kadhafi qui comme le « génie des Carpates » a usé de la violence extrême pour essayer d’arrêter la mer avec ses bras. Même si la Libye n’est pas une monarchie, la violence de la réaction de Kadhafi montre qu’il considère le pays comme son bien personnel. Le roi de Bahreïn a été plus sage que le colonel Kadhafi dont le dernier discours montre qu’il est complètement déphasé en cherchant à légitimer son pouvoir en faisant son discours dans les ruines de tente bombardé par Reagan. Bahreïn est radicalement différent de la Libye. Bahreïn le pays entre les deux mers comme l’indique son nom en arabe est l’un des rares pays du monde arabe à s’être essayé à la démocratie bien avant la révolution de Jasmin. C’est un pays relativement démocratique. Bahreïn est un cas spécifique. La majorité chiite de la population profite de la révolution de Jasmin pour contester une monarchie sunnite. La ou Kadhafi a préféré répondre par des bombardements, la famille al Khalifa de Bahreïn a préféré répondre par le dialogue et l’apaisement. C’est tout l’avantage de la culture démocratique.

Yoro Dia

diayero@gmail.com

www.kys-group.com

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PRIX A LA CONSOMMATION AU QUATRIEME TRIMESTRE 2010: Hausse sur les logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles

Les ménages ont encore croulé sous le poids de la cherté du coût de la vie. Au quatrième trimestre de l’année dernière, ils ont fait face à une hausse de 0,7% sur des services de « logement, l’eau, l’électricité, le gaz et autres combustibles ».

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) indique que les prix des services de «logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» ont enregistré une progression de 0,7% en variation trimestrielle. A en croire sa dernière note, la forte tension sur les prix du gaz (+4,7%) survenue au mois de décembre 2010, justifie cette tendance haussière. Le document ajoute que cette situation est une réplique à l’échelle nationale de la flambée des cours mondiaux du gaz naturel. En variation annuelle, poursuit la même source, les prix de la fonction se sont accrus de 1,7% et ont contribué à 8,5% à l’évolution de l’indice d’ensemble.

Le quatrième trimestre 2010 a également été marqué par une augmentation des prix de la santé. Sur ce chapitre, l’Ansd avance que les prix de la fonction «santé» ont été majorés de 0,6%, en liaison principalement avec le relèvement de ceux des «médicaments traditionnels» (+6,0%). Par ailleurs, ajoute l’agence, les prix des «services hospitaliers» et des «services des auxiliaires médicaux» ont crû respectivement de 1,2% et 1,0%. En variation annuelle, poursuit la même source, les prix de la fonction ont été majorés de 1,1%. Ils ont contribué faiblement (+1,7%) à l’appréciation des prix à la consommation.

La santé a subi une hausse au moment il a été relevé une stabilité des prix des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants. L’Ansd renseigne que les prix des produits retenus dans la fonction «boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants» sont demeurés stables au cours du quatrième trimestre 2010. En variation annuelle, précise t-elle, ils ont augmenté de 3,0% et n’ont pas contribué à la variation de l’indice global.

Dans cette même dynamique, il a été noté un relèvement des prix de l’enseignement. L’Ansd avance que « les services de l’enseignement se sont renchéris de 2,6% par rapport au troisième trimestre 2010, en liaison avec l’accroissement des prix de l’enseignement secondaire (+5,3%) et de l’enseignement pré-élémentaire et primaire (+3,1) ». Selon elle, les ajustements au niveau des frais d’inscription au cours de la rentrée 2011 sont à l’origine de cette hausse trimestrielle des prix de la fonction. En variation annuelle, les prix de la fonction ont augmenté de 2,5%. La fonction a contribué à hauteur de 5,5% à la variation du niveau général des prix.

Sur cette lancée, l’agence a relevé un resserrement des prix des services de transports. Sous ce rapport, l’Ansd souligne que les prix des services de «transports» se sont repliés de 0,2%, en liaison principalement avec le recul de ceux du «transport aérien de passagers» (-4,4%) et, dans une moindre mesure, du «transport routier de passagers» (-0,2%) ainsi que des «carburants et lubrifiants» (-0,1%). En variation annuelle, poursuit la même source, «ils ont augmenté de 2,0% et ont contribué négativement (-1,4%) à l’évolution du niveau d’ensemble».

Sud Quotidien

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PROJET AGRICOLE DE LA FAO DANS LES REGIONS DE KAOLACK, LOUGA ET FATICK: 47% des ressources mobilisées

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture(Fao) en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, a tenu hier, vendredi 25 février à Dakar, la revue à mi-parcours du projet « Appui aux organisations de producteurs pour la valorisation des filières porteuses dans les régions de Kaolack, Fatick et Louga ». Cette rencontre a permis aux acteurs d’évaluer les acquis et de voir les orientations à donner au projet dans les années à venir.

Après 30 mois de mise en œuvre du projet « Appui aux organisations de producteurs pour la valorisation des filières porteuses dans les régions de Kaolack, Fatick et Louga », les responsables du projet, les bénéficiaires et les bailleurs de fonds, se sont retrouvés, hier, pour une évaluation à mi-parcours. Selon le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, ladite rencontre a pour objectif d’évaluer la stratégie de communication et de commercialisation du projet.

Pour le Sénégal, « le projet d’appui aux Organisations de producteurs pour la valorisation des filières porteuses (maraichage et pêche en particulier) dans trois communautés rurales a un volume financier de plus de 1,5 milliards de FCfa sur quatre ans et demi », a soutenu le représentant de la Fao au Sénégal, Amadou Ouattara. Après plus de deux ans de mise en œuvre du projet, 47% du financement a été mobilisé dans une dynamique d’amélioration de la valeur ajoutée produits agricoles et halieutique des communautés rurales de Wack Ngouna (région de Kaolack), de Leona (région de Louga) et de Toubacouta dans la région de Fatick. Et d’ajouter : « sur ce montant décaissé, une quotte part de 52,7% a été consacré à des investissements directs au profit des bénéficiaires (formation, intrants, équipements, construction d’infrastructures, accompagnement technique) ».

M. Ouattara a aussi indiqué que ce partenariat entre acteurs devrait s’élargir à la Coopération Canadienne avec laquelle, les négociations sont en cours pour un financement, à hauteur de 5.373.627 dollars canadiens visant le renforcement de la sécurité alimentaire des zones des Niayes et de la Casamance à travers les Projets Pisa et Gestion Intégrée de la Production et des Déprédateurs

« La coopération Italienne, a travers les connaissances et les capacités techniques de la Fao, s’efforce d’appuyer la transformation de l’agriculture dans une activité moderne, compétitive et commerciale, tout en cherchant à améliorer la sécurité alimentaire avec une stratégie commune basée sur la commercialisation, grâce à la valorisation, la rentabilité et la consolidation de l’efficacité tout au long des filières ».,a indiqué le chef du Bureau de la Direction Générale pour la Coopération au Développement du Ministère des Affaires étrangères Italien, Mauro Massoni.

Le représentant du gouvernement Italien a insisté sur la nécessité d’assurer que les fonds soient dépensés « avec efficience » et selon les modalités et le temps proposés, en dépit de la situation économique globale courante qui a compromis la capacité financière de la plupart des bailleurs des fonds.

Sud Quotidien

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MICRO-FINANCE: Le plafond d’usure à 27% doit être revu à la baisse, selon des experts

Les taux d’intérêt pratiqués par les systèmes décentralisés sont jugés prohibitifs par des spécialistes. Selon ces experts, les réflexions doivent être menées en vue de revoir le plafond d’usure et permettre aux couches vulnérables de tirer meilleur profit de la microfinance. Ces points de vue ont été soulevés au cours du panel organisé hier vendredi, à l’Université Dakar Bourguiba. Ce panel entre dans le cadre des forums sur la microfinance organisés par la Direction de la microfinance.

Les taux d’intérêt pratiqués par les systèmes financiers décentralisés suscitent encore des interrogations chez les experts du secteur. Dans le cadre des forums organisés par la Direction de la microfinance, en partenariat avec access finance, un panel a été organisé hier vendredi, à l’Université Dakar Bourguiba. Intervenant dans le débat, le professeur Sakhir Thiam s’est étonné de constater que les clients payent les taxes en plus des taux d’intérêt. Un paradoxe dont les explications sont situées par le directeur de l’Unité de formation et recherche (Ufr) de l’université de Dakar-Bourguiba, Makhtar Sakho, dans le cadre réglementaire et législatif qui régit le secteur financier.

Ce cadre autorise les institutions de micro-finance à faire des prêts avec un taux d’intérêt effectif global qui peut aller jusqu’à 27%. « Ce plafond d’usure de 27% mérite une réflexion en rapport avec les capacités de remboursement de la clientèle et les taux d’inflation constatés dans l’espace Uemoa et doit pousser à une réflexion sur le différentiel entre le plafond d’usure et le taux d’inflation ». Même si, reconnaît-il, les systèmes financiers décentralisés supportent des coûts de collecte de la ressource et des charges inhérents à l’exploitation. Toutefois le Dr Sakho s’est refusé d’aller vite en besogne, « on ne peut pas dire que les systèmes financiers ne font pas le travail ou n’ont pas lutté contre la vulnérabilité ou la pauvreté, sachant qu’historiquement, ils ont été mis en place pour lutter contre l’usure ».

Cependant, le panéliste a jugé le taux d’usure « prohibitif » et méritant une réflexion approfondie. Par ailleurs, pour Ibrahima Thiaré, enseignant à l’Udb et spécialiste de la microfinance, « il est difficile de dire que les institutions de micro finance ont atteint leurs objectifs sociaux et économiques. Le souci de l’efficacité et la recherche de gros profits ont finalement fait oublier les objectifs sociaux. »

Ce programme d’échange et de réflexion sur la micro-finance ambitionne en tout cas de rapprocher les Sfd des Universités et institut d’enseignement, pour permettre d’encourager la recherche et la publication d’ouvrages sur la question, comme l’a rappelé Waly Clément Faye, Directeur de la micro-finance. Selon M. Faye, dans le nouveau programme, les pouvoirs publics tendent vers la professionnalisation des institutions de micro-finance.

Sud Quotidien

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La Côte d’Ivoire s’apprête à sortir de la zone Franc

La crise ivoirienne a pris un tournant décisif avec l’annonce par le gouvernement Gbagbo de la réquisition des filiales ivoirienne de deux grandes banques françaises que sont la Société Générale et la Bnp Parisbas. L’ancien banquier et économiste Claude d’Almeida fait ici la genèse de la stratégie d’étouffement financier initiée par l’Uemoa, chronique de la création annoncée d’une nouvelle monnaie en Afrique de l’ouest. Une monnaie qui ne manquera pas d’avoir des conséquences sur l’ensemble de la zone franc

1. La Côte d’Ivoire est plongée dans une impasse politique depuis l’annonce en même temps des résultats pour le second tour de la présidentielle du 28 novembre dernier par la Commission électorale indépendante (CEI) et le Conseil constitutionnel. La première institution a déclaré le candidat de l’opposition Alassane Ouattara vainqueur du scrutin, tandis que le Conseil constitutionnel a donné la victoire au président sortant Laurent Gbagbo. La quasi-totalité de la communauté internationale reconnaît Alassane Ouattara comme le président légitime et accroît les sanctions diplomatiques et économiques contre le camp de Gbagbo pour qu’il quitte le pouvoir.

2. Le 24 décembre 2010, à la demande du président Alassane Dramane OUATTARA, le Conseil des ministres de l’UEMOA a pris la décision d’instruire le gouverneur de la BCEAO d’exclure la Côte d’Ivoire du président Laurent Koudou GBAGBO des opérations financières faites via les institutions financières de l’UEMOA. Cette stratégie est connue sous l’appellation d’asphyxie financière du gouvernement ou du pouvoir de M. Laurent K. GBAGBO.

3. Le gouverneur de la BCEAO (Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest), depuis la décision des ministres des Finances du 24 décembre, a souhaité que la décision des ministres soit entérinée par les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’UEMOA. Pendant ce temps, il a laissé la BCEAO poursuivre ses opérations avec le pouvoir du président Gbagbo. Certaines sources avancent le montant de soixante milliards d’autorisation en faveur du gouvernement du président Gbagbo. D’autres estiment les sommes autorisées à environ 80,0 milliards de francs CFA.

4. Le samedi 22 janvier 2011 à Bamako, se tient la 15ème session du Sommet de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). A la fin de ce sommet, on apprend que le gouverneur de la BCEAO a remis sa démission aux chefs d’État réunis à Bamako. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a pris note de la démission de M. Philippe-Henri Dacoury-Tabley.

5. Par lettre en date du 24 janvier 2011, le Ministre de l’Economie et des Finances nommé par le président Alassane Ouattara, M. Charles Koffi Diby demande à la BCEAO de suspendre la participation du Trésor public ivoirien aux échanges dans STAR-UEMOA et SICA-UEMOA. Cette demande est mise en exécution dès le 25 janvier 2011.

6. En janvier 2011, à Bamako, le gouverneur de la BCEAO, M. Philipe- Henri Dacoury-Tabley a été démissionné par les Chefs d’Etat, en liaison avec la manière dont il géré les opérations financières de l’Etat ivoirien avec la BCEAO. Le président Gbagbo a refusé d’accepter cette décision et dès le 26 janvier 2011, il a réquisitionné l’agence nationale de la BCEAO à Abidjan. Le gouvernement ivoirien a ensuite annoncé aux agents de la Commission Bancaire chargée du contrôle des banques des pays de l’UEMOA, de cesser toute action sur le territoire de Côte d’Ivoire.

7. Le mercredi 26 janvier 2011le gouverneur par intérim de la BCEAO a décidé de fermer toutes ses agences de la BCEAO sur le territoire de la Côte d’Ivoire. Il a prévenu que toute opération effectuée par un établissement de crédit avec les agences de l’institution en Côte d’Ivoire, qui sont provisoirement fermées, constitue une entrave aux règles régissant l’activité bancaire dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et est passible de sanctions. « La BCEAO rappelle aux établissements de crédit de l’UEMOA que ses agences sont fermées depuis le mercredi 26 janvier 2011 sur l’ensemble du territoire de la République de Côte d’Ivoire, jusqu’à nouvel ordre », a souligné le gouverneur par intérim de la BCEAO, faisant allusion à la mesure prise par l’institution financière suite à la réquisition par le gouvernement du président sortant ivoirien Laurent Gbagbo des agences nationales de la BCEAO, après que les chefs d’Etat de l’UEMOA ont décidé de ne reconnaître que la signature de Alassane Ouattara pour les transactions sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la BCEAO. M. Compaoré a demandé par conséquent aux établissements de crédit de l’UEMOA, et en particulier ceux établis en Côte d’Ivoire, de s’abstenir ‘instamment’ de contribuer à la violation de la fermeture de ses agences en Côte d’Ivoire. ‘La BCEAO assurera par tous les moyens appropriés la continuité de ses services bancaires et de marchés offerts aux établissements de crédit établis en Côte d’Ivoire qui s’astreindront à un strict respect des mesures de fermeture de ses agences’, a-t-il poursuivi (Pana 13/02/2011).

8. La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé jeudi 3 février 2010, la fermeture jusqu’à nouvel ordre de ses bureaux à Abidjan, en liaison avec la prise de contrôle des lieux par les forces favorables au président Laurent Gbagbo. Dans un communiqué, la BCEAO estime que la prise de contrôle de ses installations en Côte d’Ivoire est une « violation flagrante des accords internationaux ». Dès le mercredi 9 février, les bureaux de la Commission Bancaire de l’UMOA, chargée de la supervision des banques dans l’UEMOA ont été occupés par les forces de M. Gbagbo et le personnel mis en congé forcé le vendredi 11 février.

9. Dans la semaine du 7 au 13 février, les forces de l’ordre fidèles au gouvernement de M. Gbagbo ont réquisitionné les locaux de la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan (BRVM), qui a donc cessé de fonctionner selon un des responsables de la Bourse. Rappelons que la BRVM cote 39 valeurs dont 33 entreprises ivoiriennes et six sociétés des autres pays de l’UEMOA : Bénin (1), Burkina (2), Niger (1), Sénégal (1), Togo (1). Les valeurs des autres pays de l’UEMOA représentent près des deux tiers (65,3%) de la capitalisation totale de la BRVM. La seule valeur sénégalaise, la SONATEL, pèse environ 44,3% de la capitalisation totale de la BRVM. Le gouvernement ivoirien de M. Gbagbo avait tenté d’émettre des obligations sur le marché financier régional pour environ 140 milliards de francs CFA courant décembre 2010. Face aux difficultés du Trésor, la BCEAO avait garanti cette opération, permettant ainsi aux banques de la zone de ne pas enregistrer des défauts de paiement sur les échéances des emprunts précédents.

10. Au niveau des banques, les distributeurs de billets ne fonctionnent plus dans les grandes banques. On apprend que les Directeurs des grandes banques françaises avaient quitté le pays. Sur RFI, celui de la BICICI a expliqué, le 14 février, que les intimidations étaient telles qu’il devenait impossible de travailler sereinement. La BICICI et la CITIBANK ont décidé de fermer leurs guichets. Le 16 février, la clientèle des banques se précipite dans les guichets pour essayer de récupérer leurs avoirs. Les distributeurs automatiques de billets ont été asséchés. Les commerces commencent à tourner au ralenti.

11. En définitive, les actes posés par le gouvernement du président Gbagbo montrent clairement son intention de se soustraire à l’Union économique et monétaire Ouest Africaine qui a pris à son encontre des décisions asphyxiant son économie et empêchant le bon fonctionnement du système des paiements, clé de la vie économique de toute nation.

12. Que peut faire le gouvernement Gbagbo pour limiter les conséquences catastrophiques de la stratégie d’asphyxie mise en oeuvre par son challenger, M. Alassane D. Ouattara? Une solution de sortie s’offre à M. Gbagbo : la création d’une monnaie autonome ivoirienne. Bien sûr, il ne s’agit pas du canular de la monnaie ivoirienne de la résistance (MIR) qu’un dessinateur habile diffuse sur le net. Cette hypothèse avait été avancée début décembre 2010 sur RFI. Elle se précise encore plus aujourd’hui. Pour la mettre en oeuvre concrètement, le gouvernement de M. Gbagbo aura besoin du réseau de guichets et du personnel des deux grandes banques ivoiriennes que sont la SGBCI et la BICICI. Ces deux banques seront donc probablement réquisitionnées avant la mise en place de la future monnaie.

13. 17 février 2011 à 22 heures : la télévision France 24 confirme que le gouvernement ivoirien a décidé de réquisitionner les deux grandes banques ivoiriennes, filiales de BNP-Paribas et Société générale. Ces deux banques, ainsi que la Standard Bank et la CITIBANK, sont nationalisées le 18 février et le couvre-feu est décrété jusqu’à dimanche soir.

14. En nationalisant les deux plus grandes banques du pays (SGBCI et BICICI), le gouvernement Gbagbo contrôle plus de 55,6% de l’activité bancaire en Côte d’Ivoire, 57,0% des dépôts collectées par les banques et 54,4% des crédits octroyés. Le gouvernement contrôle en outre près de 60% du nombre de guichets bancaires et 60% du personnel des banques.

15. C’est le signal que le gouvernement ivoirien du président Gbagbo prépare la mise en circulation de sa nouvelle monnaie.

16. Les autres pays membres de l’UEMOA doivent maintenant réfléchir aux conséquences pour eux, du retrait de la Côte d’Ivoire, qui représente environ 39-40% du PIB de l’UEMOA.

Webnews

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Yérim Sow, l’insaisissable golden boy sénégalais

Télécoms, banques, immobilier… À 44 ans, il est devenu un investisseur de premier plan en Afrique de l’Ouest, et l’une des premières fortunes de son pays. Mais il se tient farouchement éloigné des médias. Enquête sur les pas d’un golden boy très discret.

Les jeunes femmes se pâment dès qu’il franchit le seuil d’une boîte de nuit huppée d’Abidjan, les ouvriers le portent au panthéon de la modestie et de la gentillesse. Investisseur hors pair, homme d’affaires impitoyable – même avec ses amis –, modèle pour beaucoup d’Africains… Yérim Habib Sow, 44 ans, est tout cela à la fois. Richissime entrepreneur sénégalais de 1,85 m qui cultive la discrétion, énigmatique et puissant, il alimente toutes les rumeurs.

Le « quadra » au crâne rasé et au bouc poivre et sel pèserait dans les 150 milliards de F CFA (228,7 millions d’euros), mais il est totalement absent de la sphère médiatique, si ce n’est à travers ses nombreux investissements. Le mall Sea Plaza et l’hôtel de luxe Radisson Blu, les immeubles de bureaux et d’appartements Trilénium et Rivonia, le complexe immobilier haut de gamme Waterfront… Son empreinte se révèle aux quatre coins de Dakar, et ses édifices contemporains – il travaille notamment avec l’architecte sud-africain Stefan Antoni – sculptent la capitale. On retrouve aussi sa trace à Bamako et à Abidjan, en Guinée et au Cap-Vert, à Maurice et en Suisse.

Son nom est à peine susurré, et peu osent évoquer une rencontre, une anecdote. « Il est chatouilleux, il ne veut pas qu’on parle de lui, il est puissant… Je ne veux pas être cité », confie un entrepreneur. Au siège suisse de Teylium, le holding qui chapeaute ses affaires, on obtient un sourire poli pour toute réponse à une demande d’entretien… qui n’aura jamais lieu. « M. Sow ne souhaite pas donner suite à la parution d’un article le concernant. » C’est un homme discret, dans la vie privée comme dans les affaires.

La bosse du commerce

Peut-être un héritage familial. Le père est tout aussi effacé. Nulle interview fleuve d’Aliou Sow, aucun article sur son empire du BTP fondé en 1970, la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE). Yérim et ses sept frères et sœurs, issus du mariage d’Aliou Sow avec la petite sœur de Mohamed ­Tiecoura Diawara, ancien ministre du Plan du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, ont grandi à Dakar à l’ombre de cette réussite africaine, dans la maison familiale de la rue Aimé-Césaire, dans le quartier résidentiel de Fann. De quoi susciter des vocations. Et si l’un des aînés, Oumar, reprendra plus tard les affaires du père, Yérim semble très tôt plus indépendant.

Aujourd’hui encore, un avocat d’affaires dit de lui qu’il aime « travailler seul ». Enfant, Yérim fait ses premières affaires dans le quartier, aux abords de l’école franco-sénégalaise située en face de la maison. « Il avait la bosse du commerce », se souvient un ancien voisin. De ses voyages, il ramène des objets introuvables à Dakar. « Il pouvait arriver avec une paire de baskets qu’il revendait en se faisant un petit bénéfice. » Écolier, collégien puis lycéen dilettante dans les établissements sénégalais, il part étudier, comme nombre de jeunes Africains aisés, au Canada, où il s’inscrit à l’Université de Montréal pour faire polytechnique. Il a 19 ans. Il dit avoir complété son parcours à l’Université de Boston où, officiellement, il décroche un diplôme d’ingénieur.

En Amérique du Nord, au milieu des années 1980, l’informatique balbutiante est portée par quelques visionnaires comme Bill Gates (Microsoft) et Steve Jobs (Apple). En Afrique, tout est à faire. Probablement inspiré par ces réussites, Yérim Sow, 21 ans, monte en 1988 sa première société, Direct Access, spécialisée dans l’informatique. L’aventure va durer six années, au terme desquelles Yérim ne deviendra pas le Bill Gates africain qu’il avait sûrement rêvé d’être.

Il aurait pu s’arrêter là, rejoindre son frère Oumar embauché depuis quelques années dans l’affaire familiale, mais au lieu de ça, il sollicite un prêt à son père. Son idée?? Répandre au Sénégal et en Côte d’Ivoire ces petits appareils révolutionnaires, les pagers, qui permettent de recevoir un message. Ils font un tabac chez les jeunes Occidentaux, alors pourquoi pas en Afrique?? Mais le chef de famille ne l’entend pas de cette oreille. Est-il échaudé par la première expérience de son fils?? Ou refuse-t-il simplement par principe, lui qui s’est fait tout seul?? L’amour maternel, inconditionnel, aura raison de son intransigeance, et Yérim se retrouve à 27 ans à la tête d’un capital colossal, de 1 milliard de F CFA. Cette fois sera la bonne et, sous le regard débonnaire du clan, ses « bip access » marquent toute une génération?: un succès immédiat, qui gagne aussi la Côte d’Ivoire. Yérim jette ainsi les bases de sa réussite sous l’ère Abdou Diouf.

Ce qui fera sa force, sûrement, c’est de ne jamais attendre, de profiter de l’ascension pour investir, lancer d’autres affaires. « Il peut bosser quinze à dix-sept heures par jour quand il est sur un nouveau projet, et il ne comprend pas que les autres n’en fassent pas autant, rapporte un vieil ami. Il est toujours à 100 km/h. » Il veut gagner, vite et beaucoup. En phase avec son temps, celui des golden boys et de l’argent facile, il fait partie de cette génération d’entrepreneurs férus de nouvelles technologies, habiles avec les chiffres et suffisamment dans le vent pour sentir poindre une tendance.

La déferlante des mobiles, qui commencent à conquérir le Nord, ne pouvait lui échapper. Il s’associe à l’homme d’affaires ivoirien Koffi Bergson, patron de Loteny Electronics, proche des milieux politiques. Depuis la fin des années 1980, Bergson possède la première licence de téléphonie du pays, ­Loteny Telecom, mais n’a pas les moyens suffisants pour démarrer. Yérim Sow les lui fournira, en partenariat avec Telecel International, détenu par le millionnaire rwando-congolais Miko Rwayitare (décédé en 2007), présent dans d’autres pays ouest-africains, et racheté plus tard par l’égyptien Orascom Telecom. L’amitié entre Bergson et Sow sera de courte durée?: lors d’une assemblée générale de Loteny, une recapitalisation est décidée. Bergson ne peut pas suivre, il est éjecté du poste de président et devient actionnaire minoritaire, avec 0,8 %. Par la suite, Yérim Sow se lie à Bernard Koné Dossongui, businessman ivoirien de dix-sept ans son aîné, patron du Groupe Atlantique (banques, télécoms…), avec qui il rachète en 2004 les parts d’Orascom dans Telecel Côte d’Ivoire, pour 53,1 millions de dollars.

Une aventure ivoirienne

Outre les affinités naturelles qui le lient au pays natal de sa mère (il a la double nationalité), la Côte d’Ivoire est propice aux affaires. Il a pu l’expérimenter avec ses pagers, et la marque Telecel suit le même chemin en devenant vite incontournable dans le paysage de la téléphonie?: trois ans après son lancement, le chiffre d’affaires atteint 34 milliards de F CFA, avec un profit de 9 milliards.

Yérim Sow se sent bien à Abidjan. Il fait construire une villa dans le quartier chic de Cocody, rue de la Canebière. « Un bateau suspendu au dessus l’Atlantique » – comme la décrivent certains – mis en vente pour 2 millions d’euros et qui n’a pas encore trouvé preneur. Outre les affaires, la capitale économique est connue pour ses nuits festives. Yérim sort beaucoup, aime se montrer, exhiber sa réussite… Un jet-setteur est né. Riche et célibataire d’à peine 30 ans, il a tout pour plaire. Les milieux huppés d’Abidjan s’habituent à la présence de ce jeune insolent, dont les traits d’enfant gâté n’ont pas totalement disparu. Il veut toujours avoir le dernier mot et « boude » quand on le contredit.

Ses amis louent cependant sa générosité. Ses conquêtes un peu moins, qui le décrivent comme quelqu’un d’avare, de jaloux et de possessif. Le succès de Telecel a révélé un vrai talent, celui d’un requin des affaires qui ne connaît pas le mot « compromis ». S’il signe, c’est qu’il est sûr de gagner, à des conditions qui font bien souvent fuir les investisseurs internationaux, peu disposés, néanmoins, à se brouiller avec un businessman qualifié de « talentueux ». On ne sait jamais.

Dans cette aventure ivoirienne, Yérim Sow est d’abord un opportuniste avide de nouvelles affaires, dont les acquisitions et créations de filiales ne paraissent pas le fruit d’une stratégie cohérente et mûrement réfléchie. En 2001, il met en place Teylium?: enregistré à Maurice, le holding est administré par l’avocat et conseiller fiscal français Philippe Ledesma et l’homme d’affaires mauricien José Poncini. Des bureaux seront ouverts en 2006 à Genève, rue du Prince, à deux pas des banques.

Attiré par le monde de la finance, Yérim Sow y fait ses premiers pas en 2006 en rachetant 5 % d’African Financial Holding, devenu par la suite BOA Group, maison mère du réseau Bank of Africa. La même année, il réalise le plus beau coup de sa carrière. Le groupe de télécoms sud-africain MTN est en pleine croissance et cherche à s’étendre sur le continent. Phuthuma Nhleko, son directeur général, ne pouvait ignorer l’ascension fulgurante du fleuron ivoirien?: dix ans après sa création, Loteny possède pas moins de 46 % de part de marché en Côte d’Ivoire et revendique plus de 800?000 abonnés. Au terme des négociations, MTN achète une partie du capital de Loteny à Yérim Sow, pour la modique somme de 76 millions d’euros, plus de 17 fois le capital de la société (4,3 millions d’euros). C’est le jackpot pour Teylium, qui reste le troisième actionnaire, avec 15,5 % (une participation estimée aujourd’hui entre 25 milliards et 40 milliards de F CFA).

Chouchou de Simone Gbagbo

Fort de ces nouveaux fonds, Sow fonde dans la foulée Bridge Bank Group à Abidjan avec Pape Diouf, patron de la banque d’affaires Linkstone Capital et fils d’Abdou Diouf. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le fonds d’investissement Cauris Croissance rejoindront par la suite le capital de la banque, dont l’immeuble a été inauguré en mars 2007 par le Premier ministre ivoirien d’alors, Charles Konan Banny, ancien gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Encore un allié de poids, toujours plus près du Palais, vers lequel Yérim fait un pas de plus à travers Continental Beverage Company.

Cette usine d’eau située à Bonoua, ville natale de la première dame ­Simone Ehivet Gbagbo, est un vieux projet jamais abouti de l’ancienne star libérienne du football George Weah. Sow achète 85 % des parts et investit 2 milliards de F CFA pour démarrer la production d’eau minérale connue sous la marque Olgane. Simone se prend d’estime pour ce jeune patron qui met en valeur sa région. Elle lui prouvera son attachement en présidant notamment la cérémonie d’ouverture. Habile. Les bases ivoiriennes sont solides, et le fils d’Aliou Sow peut développer sereinement ses autres branches dans la région. Teylium Telecom acquiert 60 % du guinéen Intercel et 70 % de T+, deuxième opérateur au Cap-Vert.

Retour à Dakar

Le jeune loup solitaire approche alors de la quarantaine et semble vouloir se rapprocher de son pays natal, surtout depuis la naissance de son fils, en 2002, fruit de son union avec une Sénégalaise. En outre, l’instabilité chronique de la Côte d’Ivoire et son environnement des affaires dégradé sont pesants. S’il vit la majeure partie du temps à Genève, ses séjours à Dakar s’allongent. Avec l’Organisation de la conférence islamique (OCI), prévue en 2008, il voit une opportunité supplémentaire de développer ses activités immobilières et touristiques (avec Teylium Properties et Chain Hotels & Resorts), encore peu étendues. Tout juste a-t-il montré son savoir-faire lors de l’édification de la tour Trilénium, construite en 2005 par l’empire familial CSE. Un premier rapprochement avec le clan Sow qui se réitère, toujours à Dakar, via la Société immobilière du Golf (immobilier résidentiel) et l’immeuble Rivonia.

Ses projets se multiplient à partir de 2007. Avec l’Agence nationale de l’OCI, dirigée par un homme de sa génération, un autre fils de président, l’actuel ministre d’État Karim Wade, il monte le projet d’un hôtel de luxe sur la corniche, le Radisson Blu. Selon un ancien cadre de l’établissement l’ayant rencontré plusieurs fois, Yérim Sow est « un homme discret, pas franchement sympathique, assez glacial et exigeant, qui intervient peu dans les affaires de l’hôtel ». Le bâtiment est aujourd’hui prolongé d’un centre commercial, Sea Plaza, le premier mall sénégalais, ouvert en juillet 2010. L’ensemble a nécessité un investissement de 50 millions d’euros, dont 17 millions en provenance de la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale). Les banques locales, la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) et les fonds propres de la société comblent le reste. Teylium affiche désormais ses ambitions dans l’immobilier et le tourisme de luxe?: en 2010, le portefeuille d’actifs global en cours représentait quelque 100 milliards de F CFA, répartis entre Bamako, Dakar et Abidjan.

Les ambitions de Yérim Sow sont désormais portées par une vision et des projets de long terme. De nouveau père, d’une petite fille née en 2008, il se fait aussi plus discret. Quand il rend visite à ses ouvriers, « il descend de son 4×4, en basin, serre la main de tout le monde, il est vraiment simple et modeste », rapporte un entrepreneur dakarois. Opération séduction?? Ou prudence dans un pays où il ne fait pas toujours bon s’exposer?? Toutes les rumeurs circulent à son sujet?: il serait un proche de Karim, il aurait des ambitions politiques… D’aucuns se demandent comment il a pu obtenir des terrains sur la corniche, supputant quelques largesses avec le pouvoir.

Une forteresse où se cacher

« Yérim est totalement intègre dans ses affaires, il ne veut pas rentrer dans ce système », défend un proche. De fait, aucune preuve n’a jamais été apportée, ni de sa proximité avec le pouvoir actuel, ni du recours à des pratiques peu avouables – bien que courantes. Déjà présent dans l’aviation avec deux appareils en location (un Cessna Caravane et un Embraer Legacy), il est sollicité pour entrer dans le capital de la nouvelle compagnie aérienne Sénégal Airlines, phénix de la défunte Air Sénégal International. Il ne conclura pas l’affaire. Trop risqué?? Peut-être.

Le golden boy de Côte d’Ivoire a mûri et paraît plus réfléchi. Il se sépare de certains biens encombrants, comme son appartement new-yorkais de plus de 250 m2, situé au très couru 15, Central Park West, acquis en 2008 pour 10,3 millions de dollars. Toujours sur un bon coup, le Sénégalais le revend en 2010 pour le double du prix d’achat (environ 19,3 millions de dollars). De quoi financer un autre projet, de taille, plus personnel, et dont personne ne parle?: sur la corniche, non loin de la place Soweto et du palais présidentiel, Yérim Sow achève sa villa dakaroise?: 400 m2 de métal chromé, de pierre et de marbre, un cinéma, un réfrigérateur industriel, des douves… et des gardiens qui veillent jour et nuit. Un bâtiment à la démesure d’un homme d’affaires hors normes. Ou une forteresse pour mieux se cacher.

Jeune Afrique

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La flambée des prix du baril de pétrole menace la croissance économique mondiale

Le baril de brent de la mer du Nord a frôlé hier les 120 dollars en séance. L’Opep ne parvient pas à calmer les marchés, qui craignent une contagion aux pays environnants et notamment à l’Algérie et au Moyen-Orient.

L e mouvement de révolte en Libye ne cesse de propulser les prix du pétrole vers de nouveaux sommets. Hier, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en avril a frôlé les 120 dollars en séance pour clôturer à 114,31 dollars, en hausse de 2,48 dollars par rapport au jour précédent. A New-York, le baril de « light sweet crude » a perdu 82 cents en clôture, à 997,28 dollars. Cette nouvelle journée de hausse a suscité de plus en plus de réactions de la part des gouvernements comme des analystes.

Le ministre français de l’Industrie, Eric Besson, a mis en garde contre la formation d’une bulle spéculative sur le pétrole, en estimant que « les anticipations haussières des marchés n’étaient pas raisonnables » au regard de la situation réelle. De passage à Bruxelles, le Premier ministre Vladimir Poutine a estimé que cette hausse constituait « une sérieuse menace pour la croissance économique mondiale ». Pessimiste, il a souligné qu’il fallait s’attendre à toutes les éventualités, y compris les pires, dont la tombée aux mains d’extrémistes de certains pays.
Inquiétudes

De son côté, Goldman Sachs a estimé que la planète ne serait pas capable de faire face à des interruptions de production dans un autre pays de la taille de la Libye. Pour Deutsche Bank, ce seuil constitue un point d’inflexion pour la croissance économique mondiale. Hier, la Libye avait perdu les trois quarts de sa production de pétrole selon le pétrolier italien ENI, très présent dans le pays.

Pour calmer le jeu, des officiels saoudiens ont indiqué sous le sceau de l’anonymat qu’ils étaient en négociation avec des raffineurs européens afin de palier les interruptions de livraisons de la Libye. Mais, pour les analystes, ce n’est pas suffisant. « A ce stade, seul un communiqué explicite des producteurs clefs (en particulier l’Arabie saoudite), affichant non pas seulement des intentions, mais véritablement des mesures pour remplacer les barils perdus, calmera le marché », estime Amrita Sen, analyste chez Barclays Capital.

La Maison-Blanche a estimé hier soir que les Etats-Unis et le monde pouvaient faire face à une rupture d’approvisionnement en pétrole liée à la crise en Libye. L’ Agence internationale de l’énergie a indiqué de son côté que les pays producteurs et consommateurs disposaient « des outils » permettant d’alimenter le marché pétrolier.

Au-delà des inquiétudes sur la production libyenne, l’ascension des cours est surtout alimentée par des craintes de contagion à l’Algérie et au Moyen-Orient. Selon Nomura, si l’Algérie et la Libye devaient arrêter leur production, les prix pourraient atteindre jusqu’à 220 dollars.

Les Echos

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La Bourse de Séoul inflige une amende record à Deutsche Bank

La Bourse de Séoul a annoncé vendredi 25 février que la maison de courtage de Deutsche Bank, dont les activités ont été suspendues pour six mois sur cette place financière à la suite de transactions incorrectes, va devoir payer une amende record. La banque allemande devra payer un milliard de wons (642 000 euros) et prendre des sanctions envers trois de ses employés.

Selon la Bourse de Séoul, la maison de courtage a effectué des opérations d’arbitrage “incorrectes” entre les marchés d’options et les marchés au comptant (appelés “spot”), et vendu une quantité excessive d’actions SK Telecom et KT Corp. Deutsche Bank a donné des informations “mensongères” sur la nature de ses opérations d’arbitrage et violé la règlementation sur les ordres de ventes massifs, qui auraient dû être rapportés à l’avance, selon la Bourse de Séoul.

ORDRES DE VENTES SUSPECTS

La Commission de surveillance financière sud-coréenne enquêtait sur un incident survenu le 1er novembre : lors des dix dernières minutes de la séance, l’indice principal de la Bourse de Séoul, le Kospi, avait chuté de 48 points. Des ordres de ventes avaient été passés pour 2 400 milliards de wons (1,59 milliard d’euros), par des investisseurs étrangers. La plupart avaient été effectués via la société de Bourse de la Deutsche Bank.

Mercredi, la Commission avait suspendu, à compter du 1er avril, les opérations en compte propre sur les titres boursiers et les opérations de trading sur les produits dérivés de Deutsche Bank à Séoul. La justice sud-coréenne a également ouvert une enquête, a-t-elle indiqué jeudi.

Cinq membres du personnel de la Deutsche Bank sont soupçonnés d’avoir gagné 44,8 milliards de wons (28 millions d’euros) via des transactions illégales, selon les autorités financières.

COOPÉRATION

Deutsche Bank s’était déclarée mercredi “déçue” des recommandations de la Commission sud-coréenne et avait jugé “très regrettable” la plainte à l’encontre de ses employés. Le groupe allemand va continuer de coopérer sur le sujet avec les autorités coréennes, en lesquelles elle a rappelé avoir une “totale confiance”, tout en mandatant des auditeurs indépendants pour mener une enquête interne sur ses activités de courtage dans la région, avait-elle précisé.

Le Monde

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Invitée d’honneur de la 19e édition de la foire internationale de Dakar: L’Algérie participe avec une centaine d’opérateurs économiques

La République populaire d’Algérie est l’invité d’honneur de cette 19e édition de la Fidak dont le coup d’envoi a été donné hier. Afin de ‘relever le défi’, la délégation algérienne est venue à Dakar avec une centaine d’opérateurs économiques et le vaisseau-amiral de l’industrie algérienne, la Sonatrach, la compagnie nationale algérienne d’hydrocarbures.

Mais qu’est-ce qui vaut au pays du président Abdel Aziz Bouteflikha cet honneur ? ‘L’Algérie participe traditionnellement à toutes les éditions de la Fidak. C’est donc, en reconnaissance à cette assiduité que le gouvernement du Sénégal nous a fait cet insigne honneur pour cette 19e Fidak’, rétorque Bakalem Mohamed, directeur du Pavillon Algérie et représentant le Pdg de la Société algérienne des foires et expositions, le pendant algérien du Cices.

Et pour cette première, l’Algérie a mis les gros moyens. Elle a donc installé ses quartiers dans un pavillon de 1200 m2 regroupant une quarantaine d’exposants, qui représentent à leur tour une douzaine de secteurs d’activités. De ceux-ci, les plus représentatifs sont l’énergie, l’électronique, l’électricité, la mécanique, la cosmétique, la chimie, la pétrochimie, les produits pharmaceutiques et les services aériens.

Les hydrocarbures sont représentées par la tout aussi célébrissime que puissante Sonatrach, la compagnie nationale algérienne d’hydrocarbures qui expose sur un site spécifique. Un des principaux poids lourds du secteur en Afrique, la Sonatrach, est la 2e entreprise derrière l’Angolaise Sonangol (hydrocarbures), dans le classement annuel des 500 premières entreprises africaines, établi par le magazine Jeune Afrique. La Société nationale algérienne de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) est également présente. ‘Elle va présenter ses services en matière d’électrification dont elle a une réelle maîtrise et un savoir-faire qu’elle peut mettre à la disposition de ses homologues sénégalais’, assure Bakalem Mohamed.

Trois entreprises du secteur pharmaceutiques ainsi qu’une dizaine d’opérateurs du secteur alimentaire sont aussi présents. Vu le succès des produits agroalimentaires algériens auprès des consommateurs sénégalais lors de la dernière édition de la Fidak, les exposants algériens de ces produits tentent de rééditer le coup, cette année.

Pour Bakalem Mohamed, chef de la délégation algérienne, ‘nous estimons que cet honneur qui nous est fait nous offre l’opportunité de porter à un palier supérieur, le niveau des échanges commerciaux entre le Sénégal et l’Algérie. Et, au-delà, développer les relations économiques, et ainsi donner, un contenu concret à la coopé ration sud-sud’. Enfin, le Pavillon algérien organise aujourd’hui vendredi, dans la salle du 4 avril du Cices, une matinée économique dédiée aux opérateurs économiques sénégalais. La délégation algérienne va faire des communications sur la promotion des exportations et investissements algériens en direction des opérateurs sénégalais, afin de nouer d’éventuelles relations d’affaires ou de partenariats.

Walfadjri

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Intégration économique par l’agriculture : Le Pm plaide pour une harmonisation des politiques agricoles

‘Le développement de l’agriculture : levier de l’intégration économique régionale’, thème de la 19ème Foire internationale de Dakar (Fidak) a donné l’occasion au Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui en présidait hier l’ouverture, pour plaider l’harmonisation des différentes politiques et initiatives entreprises dans chacun des pays de la Cedeao afin de relever le défi de la sécurité alimentaire dans la zone.

L’agriculture étant vue comme le levier sur lequel il faudra s’appuyer pour promouvoir le développement économique dans la sous-région ouest-africaine, le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, qui présidait hier l’ouverture de la 19e Foire internationale de Dakar (Fidak), a plaidé pour une harmonisation des différentes politiques et initiatives entreprises dans chacun des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). ‘Tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le fait que la dimension régionale de l’agriculture en fait un puissant facteur de développement et d’intégration en raison des complémentarités marquées entre les zones de production et les zones de consommation. Donc, ce n’est qu’à l’échelle régionale que peuvent être définies de véritables politiques vivrières permettant à certains produits de s’imposer durablement sur le marché mondial’, a déclaré le chef du gouvernement. Qui constate que, pour faire face aux défis de l’agriculture régionale, plusieurs initiatives politiques et institutionnelles ont été prises au cours des dernières décennies. Ce qui s’est traduit par une floraison de programmes qui gagneraient à être harmonisés. ‘Une démarche de mise en cohérence des initiatives régionales s’impose, car elle est gage de leur complémentarité avec les politiques et stratégies agricoles nationales et locales. Le fil directeur doit être la quête permanente d’une bonne articulation entre les initiatives locales, nationales et régionales dans cette œuvre exaltante qu’est l’intégration économique par l’agriculture’, poursuit-il.

Souleymane Ndéné Ndiaye a ainsi salué la pertinence du thème de cette 19e édition de la Fidak, ‘le développement de l’agriculture : levier de l’intégration économique régionale’, dans un contexte mondial marqué, depuis quelques années, par des crises alimentaires répétées. ‘Ce thème est important parce que d’abord l’intégration économique régionale a été et demeure une préoccupation majeure des hommes d’Etat de notre région. Ensuite, parce que, à l’échelle de nos pays respectifs, des efforts importants ont été accomplis pour replacer l’agriculture au cœur des politiques nationales de développement’, relève le Pm qui est convaincu que de nombreuses opportunités à l’exportation existent dans les cultures fruitières et maraîchères. De plus, ajoute le Premier ministre, malgré une faiblesse marquée des rémunérations, l’agriculture joue également un rôle central dans la lutte contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire. ‘Dans notre zone, le secteur agricole contribue à hauteur de 35% à la formation du produit intérieur brut national. De même des exportations agricoles sont fortement présentes dans le commerce extérieur des pays de notre sous-région. Et l’agriculture est le premier utilisateur de main d’œuvre en employant 60 % de la population active’, fait remarquer Souleymane Ndéné Ndiaye. Qui se réjouit, dans la même foulée, de l’annualisation de la Fidak. Dont la 20e édition est déjà prévue du 24 novembre au 5 décembre 2011 autour du thème ‘Problématique des transports dans l’espace Cedeao : défis pour une intégration régionale durable’ et dont la République sœur du Mali sera invitée d’honneur.

Walfadjri

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MONNAIE UNIQUE AFRICAINE: La Bceao réitère son engagement

Malgré les bouleversements profonds en cours dans la sous-région, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) réitère son engagement dans la volonté d’établir une monnaie unique. Une politique que porte l’Association des banques centrales africaines (Abca) dont le bureau s’est réuni hier, mercredi 23 février au siège de la Bceao à Dakar.

La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) ne semble nullement ébranlée par la situation politique confuse qui prévaut dans la sous-région. Affichant une certaine sérénité, elle compte mener à bien tous ses projets entamés au niveau régional et africain. C’est ainsi que le gouverneur par intérim a réitéré l’engagement de l’institution pour la réalisation de l’intégration monétaire africaine. C’était hier, mercredi 23 février, à l’ouverture de la réunion de bureau de l’Association des banques centrales africaine (Abca) au siège de la Bceao à Dakar. M. Jean-Baptiste Compaoré, qui est par ailleurs, président de l’Abca, a fait savoir que la constance de la Bceao dans cette voie est assise à la fois sur les acquis de l’expérience d’intégration monétaire en cours dans l’Uemoa depuis près de cinq décennies et sur la conviction profonde que le projet de monnaie unique africaine est une nécessité pour le développement du continent et son insertion dans l’économie mondiale. Pour lui, le second fait marquant de ce début d’année 2011 est qu’au niveau économique, l’Afrique s’est mieux comportée que prévu par rapport aux effets de la crise financière internationale. « Notre continent devrait enregistrer au cours des prochaines années des performances plus satisfaisantes, qui devraient lui permettre de devenir un des principaux pôles de croissance de l’économie mondiale ».

M. Jean-Baptiste Compaoré a en outre souligné que la présente réunion de l’Abca qui va dans le sens de l’établissement de l’intégration monétaire africaine, se tient dans « un contexte politique et économique particulier pour l’Afrique, qui préfigure des défis que notre continent, et notamment ses banques centrales, auront à relever au cours des prochaines années ». Au niveau politique, poursuit le gouverneur de la Bceao, des bouleversements profonds sont en cours dans plusieurs régions du continent, en particulier au Nord, au Centre et à l’Ouest. Il rappelle qu’en Afrique de l’Ouest, une des conséquences de la crise politique en Côte d’Ivoire a été la démission, le 22 janvier 2011, de M. Philippe-Henri Dacoury-Tabley du poste de Gouverneur de la Bceao et sa nomination en qualité de gouverneur par intérim. C’est donc à ce titre qu’il lui revient la charge d’assurer la présidence de l’Abca, conformément aux statuts de l’association et aux décisions de sa dernière réunion annuelle tenue à Dakar, le 20 août 2010.

M. Compaoré estime ainsi que les défis seront nombreux pour les banques centrales africaines au cours des prochaines années. « Nous aurons en effet à imaginer et à mettre en œuvre les politiques monétaires et financières susceptibles de consolider et d’accéder la marche de notre continent vers le progrès économique et social ». C’est à cet effet que, concernant le Programme de coopération monétaire en Afrique (Pcma) qui établit les étapes et les critères d’une convergence économique réussie pour la création de la monnaie unique africain, le gouverneur de la Bceao a appelé toutes les sous régions de l’Abca pour la communication des informations statistiques requises au Secrétariat permanent de l’association, pour permettre l’évaluation régulière du processus d’intégration.

Sud Quotidien

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REPONSE A LA FLAMBEE DES DENREES ALIMENTAIRES: La Fao mise sur l’amélioration de la production rizicole

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) a lancé hier, mercredi 23 février à Dakar, le projet « Amélioration de la production de riz en Afrique de l’ouest en réponse à la flambée des denrées alimentaires ». Ce projet qui concerne quatre pays membres de la Cedeao (Sénégal, Mali, Niger et Côte d’Ivoire) et la Mauritanie a pour objectif de booster la production rizicole dans la sous région ouest africaine.

« L’objectif de cet atelier est d’échanger sur les activités de cet important projet régional qui, au Sénégal, va contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance en riz du pays par un appui au Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement de la Riziculture », a souligné le représentant de la Fao au Sénégal, Amadou Ouattara.

Dans la mesure où le renchérissement des prix des produits alimentaires a beaucoup affecté les pays en développement, M .Ouattara a estimé qu’il est impératif de développer des mécanismes visant à assurer la sécurité alimentaire dans nos pays. Le représentant de la Fao dans le pays a aussi confié que ce projet démarre dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest, dont des membres de la Cedeao (Mali, Niger, Cote d’Ivoire, Sénégal) et la Mauritanie. Selon lui, il vise à augmenter la productivité du riz par une promotion de semences de qualité, une mise en œuvre d’un système d’intensification durable et des mesures d’accompagnement des activités post-récolte.

Le représentant régional adjoint de la Fao pour l’Afrique et coordonnateur du bureau sous-régional de cette agence onusienne pour l’Afrique de l’Ouest, Musa Saihou Mbenga, a fait remarquer que le riz constitue une des céréales les plus consommées en Afrique Sub-saharienne. Et d’ajouter : « en Afrique occidentale, la consommation annuelle de riz a dépassé les 10 millions de tonnes ces dernières années ». Ce responsable de la Fao a aussi indiqué que les stocks mondiaux de riz sont à leur niveau le plus bas depuis 1983 /1984, de ce fait les pays africains ne pourront plus, à terme, compter sur les importations d’Asie pour nourrir leur population croissante.

C’est sous ce rapport que le ministre de l’Agriculture, Khadim Gueye, a exhorté les bénéficiaires de ce projet Fao et l’ensemble des acteurs, à travailler en étroite collaboration dans l’intérêt de la filière riz et dans la perspective d’un développement harmonieux et durable.

Sud Quotidien

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