Archive | December, 2010

Télécommunications:Une invention qui pourrait bouleverser le monde de la téléphonie

Une technologie qui permet de distribuer les services de téléphonie, Internet et images, sans recourir au moindre câblage. C’est l’étonnante invention d’un Togolais de la diaspora africaine en France, Victor Kossikouma Agbégnénou. Son pari : le téléphone pour tous, accessible partout, et parfois gratuit en appel local.

Une invention a vu le jour, grâce à un africain, et promet des lendemains meilleurs pour le continent noir. Il s’agit d’ un système de communication polyvalent sans fil, le PWCS ( Polyvalent Wireless Communication Systems). Une technologie étonnante qui permet, à partir d’une connection haut débit satellitaire, de distribuer les trois services de téléphonie, internet et images, sans recourir au moindre câblage. Le pari de l’inventeur : le téléphone pour toutes les bourses, accessible partout, et parfois gratuit en appel local. Ce sera le téléphone des peuples, peut-être du siècle. Une création 100% africaine qui va désenclaver les zones reculées et rétrécir la disparité numérique entre riches et pauvres. Même certaines villes et campagnes dans les pays développés en ont bien besoin.

L’Afrique d’abord

Cette invention est une oeuvre du laboratoire Ka-Technologies, grâce à l’ingéniosité et à dix années de recherche de son directeur, un Togolais de la Diaspora africaine en France,Victor Kossikouma Agbégnénou. Ce génie africain est sur le point de bousculer les idées reçues, l’ordre mondial de la technologie. A son sujet, le rédacteur en chef d’un magazine français d’informatique souligne avec enthousiasme qu’habituellement, c’est le Nord qui produit et le Sud consomme. Le PWCS vient transformer cette voie à sens unique et, lorsqu’il sera opérationnel, sera un moyen de construire plus de ponts que de murs entre les peuples.

Rien ne prédisposait ce Togolais, la quarantaine, à devenir le père du système de télécommunication le plus ambitieux de ce début du 21ème siècle. Il est Vétérinaire de formation, diplômé de l’Académie de Moscou et de l’Ecole supérieure de Maisons-Alfort en France. Ce docteur des animaux, déjà dépositaire de quatre brevets d’invention dans le domaine médical, a de quoi être fier de sa nouvelle trouvaille en télécom, le “PWCS.” Il montre à la face du monde que la thèse répandue selon laquelle des tares pèsent sur les épaules des noirs, les empêchant d’inventer, de retrouver leur situation antique des civilisateurs de l’humanité, est un mensonge sacré, un apât de type raciste.

Un pari difficile …

Le génie secourable, Docteur Kossikouma Agbégnénou, s’est vu proposer par des américains et suisses, le rachat de son brevet contre des millions de dollars. Mais il leur oppose un refus, son souci premier étant de privilégier le continent. “Ils sont venus me voir dans mon labo situé au sous-sol d’un immeuble sur l’avenue des Champs Elysées à Paris. Après de longues heures de discussions tendues, confie t-il, je leur ai dit que même si je dois vendre la license, ce sera assorti d’une condition indiscutable, celle qu’ils acceptent d’exploiter le produit partout ailleurs dans le monde, à l’exception de l’Afrique, me laissant ainsi le droit de traiter en personne avec le continent noir”. Mais face à l’intransigeance de ses visiteurs qui tenaient à retourner à tout prix à New York avec le brevet, l’inventeur a mis fin au deal : “Vous savez, je suis déjà dans une cave, je ne peux pas descendre plus bas”. Affaire close.

Ce rejet, inhabituel, n’est pas le plus facile des gestes à accomplir. “L’Afrique d’abord, Kossikuma après”, tel est le leitmotiv de cet homme dont le sens de l’intérêt général est sans commune mesure avec les habitudes courantes. Son pays d’origine, le Togo, est souvent cité comme un cas de corruption. Beaucoup d’autres sur le continent souffrent atrocement du même fléau. La terre qui l’a adopté, la France, n’est pas des plus vertueuses non plus. D’où alors Dr Agbégnénou tient-il cette intégrité morale et son détachement par rapport à l’argent ?

… Mais pas impossible

Le produit est prêt pour passer à sa phase industrielle. Mais l’Afrique qui a toujours plus d’un tour dans son sac semble lui réserver un sort pour le moins cocasse. Après plusieurs va-et-vient sur le continent, l’inventeur fait l’amère constat que les autorités africaines sont paradoxalement réticentes à ouvrir les espaces nationaux et à accorder les autorisations officielles nécessaires.

Docteur Victor Agbégnénou, loin de baisser les bras, continue de se battre bec et ongles pour forcer la main aux décideurs, afin que soit rendu opérationnelle sa technologie de pointe qui, selon les experts, a 30 (trente) ans d’avance sur les occidentaux. Dans cette histoire, on peut dire que Mère-Afrique, une fois encore, voit certains de ses propres enfants combattre ses intérêts supérieurs, au profit de riches commerçants étrangers.

Au nom de la fierté africaine

C’est peut-être le lieu d’en appeler à une forte mobilisation de tout ce que regorge encore le continent comme hommes de valeurs, des personnalités dont l’opinion compte ( Kofi Annan, Joaquim Alberto Chissano, Alpha Oumar Konare,Olusegun Obasanjo), le conseil des sages de l’UA, la Fondation Mo Ibrahim, les élites africaines de la diaspora afin qu’ils accompagnent la promotion de ce produit stratégique auprès des décideurs politiques du continent. Le “PWCS” fait certainement partie des symboles palpables de la renaissance africaine et de l’indépendance dont il est abondamment fait mention ces derniers temps.C’est aussi un apport non négligeable au combat contre la fracture numérique dont le beau continent est la plus grande victime.

Afrik.com

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Blog de Yoro DIA

Holbrooke : Adieu « le Kissenger des balkans »

Apres Henry Kissenger, Richard Holbrooke était probablement le plus grand diplomate américain contemporain. J’ai eu la chance de rencontrer Richard Holbroke, le Kissenger des Balkans à Doha la capitale du Qatar en avril 2006. J’étais invité à prendre part au forum de Doha qui est un lieu de rencontre et d’échange entre intellectuels américains et leurs collègues du monde musulman. Apres le traumatisme du 11 septembre, le forum de Doha a été l’un des premiers ponts bâti  pour relier les deux rives (l’Amérique et le monde musulman). Ce qui m’a le plus marqué lors de ma rencontre avec Richard Holbrooke est sa modestie. Dans mon intervention au forum, j’ai présenté le Sénégal, un pays de tolérance et de dialogue, le seul pays musulman à avoir eu un Président catholique pendant 20 ans. A la pause je suis parti serrer la main du « pacificateur des balkans » qui avait réussi la prouesse des accords de Dayton. J’ai été fasciné par sa modestie et sa simplicité. Il m’a serré la main en me disant « on devra s’assoir pour que tu me parles de ton pays parce que c’est un exemple intéressant dans un monde où règne la confusion entre l’Islam et le terrorisme ». Je croyais qu’en bon diplomate, Holbrooke voulait juste être convenable et courtois mais à ma grande surprise, le soir je reçus un coup de fil de la réception du four seasons de Doha me disant « Mister Hoobroke is waiting for you ». Evidemment ce fut un diner fort agréable même si j’étais très intimidé par ce diplomate qui avait réussi à freiner Milosevic, le Hitler des Balkans. Imaginez vous à table avec cet immense diplomate qui commence par vous dire « je vous ecoute, j’aimerais beaucoup apprendre sur le Sénégal ». J’ai parlé du Sénégal mais j’ai surtout essayé d’inverser les rôles en l’écoutant. Il y avait chez chez Holbrooke, cette qualité rare qu’on retrouve chez les grands hommes qui comme dit Kipling peuvent « rester peuple tout en côtoyant les rois »

FESMAN : A l’image de Wade

Le FESMAN résume à lui seul la tragédie du Président Wade : de très bonnes idées qui finissent par perdre leur éclat et leur pertinence à cause de l’informel et de l’amateurisme qu’on retrouve toujours leur concrétisation. L’idée de célébrer en 2006 l’anniversaire du fesman était une idée géniale mais l’informel et l’amateurisme  avec les multiples reports ont sabordé cette idée qui voulait faire du Sénégal la capitale de la culture negro africaine. Apres plusieurs reports on se retrouve avec un mini fesman plus folklorique qui n’honore pas le rang du Sénégal qui  avait mis la barre très haut en 1966. C’est aussi toute la différence entre Wade et Senghor. Ils sont tous deux des hommes d’idées prométhéennes et ont une haute idée du Sénégal mais contrairement à Wade, Senghor a le sens de la méthode. C’est pourquoi à idées égales, le festival de Senghor fut une réussite mondiale alors que celui de Wade est déjà une berezina culturelle.  Autant l’inauguration du monument de la Renaissance a été une réussite avec la présence d’une vingtaine de chef d’Etat autant le festival est un désastre. Le festival de 1966 a été une réussite parce que avant tout c’était une affaire d’Etat et de l’Etat comme ce fut aussi le cas pour le monument la renaissance. Pour un événement aussi important que le Fesman c’est fort regrettable que Wade n’ait pris le temps de bâtir un consensus national et que nous étalions nos « senegalaiseries » devant nos invités avec la marche annoncée de l’opposition. Ceux qui remettent en cause l’opportunité du Festival pour des raisons économiques sont dans le même registre que ceux qui théorisent bêtement qu’on ne mange pas du goudron en dénonçant la priorité accordée aux routes. Le goudron, comme la culture se mangent mais les responsables du Fesman n’ont pas réussi à rendre la culture digeste. C’est étonnant qu’on veuille toujours réduire l’africain à un rapport alimentaire avec la nature. Comme tout le monde nous avons droit aux infrastructures et à la culture. En 1966 Senghor a réussi à montrer « deconstruire » la theorie de la table rase sur le plan culturel. Ce qui a donner tout son sens  et son opportunité au fesman de 1966. Aujourd’hui qui doute de la culture négre ? Personne. Le 3e Fesman aurait du le constater et nous faire passer un nouveau cap culturel en « faisant passer de negre à africain passer du regard de l’autre sur nous à notre propre regard sur nous même c’est dire comment passer du combat pour l’affirmation de l’identité ( I am black and I am proud)  à notre apport à l’universel .

Daddis Camara, plus populaire que Wade et Beyonce

Même s’il est dans les poubelles de l’Histoire après l’élection présidentielle en Guinée, Daddis Camara pourra toujours se glorifier d’avoir taquiné l’histoire de l’actualité sur Internet. Selon le Zeitgeist (air du temps en allemand) annuel de Google qui détermine les tendances de recherche sur le Net, pour 2010 au Sénégal, le fantasque Capitaine Camara arrive en tête dans les recherches des internautes. Il est au sommet du top 10 devant Wade ( Oh quel crime de lese majesté) , la féerique Beyonce  ( quel manque de gout, préférer la mine patibulaire de Daddis aux traits parfaits de Miss Knowles) et Drogba. Pour les internautes sénégalais, Daddis Camara aura été l’homme de l’année. Il est aussi intéressant de noter que pour 2010, à l’exception du Ramadan ( le Coran en tête des recherches) l’intérêt des l’ des internautes a surtout porté sur le Sport particulièrement la lutte et le footaball avec le Real de Madrid qui le club le plus populaire sur le Net en 2010. L’exception du Ramadan a une explication toute simple : les sénégalais surtout nos cousins sereres, ces neo-convertis qui économisent leur piété pour l’investir massivement pendent le mois beni. C’est vrai que le retour sur investissement est fort intéressant pour combler un fossé et un passé de paien.

Le Sénégal et la Gambie : les mots et les actes

La question du trafic d’armes lourdes qui implique la Gambie est d’une simplicité biblique. Que les armes soient destinées au MFDC ou à l’Etat Gambien revient au même : ce sont des armes contre le Sénégal. On n’a pas besoin d’être stratège, spécialiste de géopolitique ou diplomate pour en arriver à une conclusion aussi simple. C’est du bon sens. Le Sénégal étant le seul voisin de la Gambie, des armes en destination de la Gambie c’est forcement contre la sécurité du Sénégal, que la Gambie l’utilise directement ou utilise le MFDC comme bras armé. C’est du pareil au même. Le Sénégal a raison de faire preuve de fermeté  dans cette affaire aussi bien vis-à-vis de l’Iran que de la Gambie. C’est invraisemblable que le gouvernement iranien qui a l’un des services de renseignement les plus efficaces au monde   ne soit pas au courant du trafic et c’est enfin une excellente chose que le masque de Yaya soit tombé. Aussi bien pour l’Iran que pour le Sénégal, le Sénégal devra apprendre à faire le différence entre les mots et les actes. L’attitude de la Gambie prouve ce que j’écris souvent dans ces lignes : il n’est pas  dans l’intérêt de la Gambie et de la Guinée Bissau de nous aider à trouver la paix en Casamance. Si la paix revient, ces deux pays perdent le seul moyen de pression qu’ils ont sur le Sénégal. Apres avoir gagne la guerre seul, le Sénégal doit gagner la paix seul sans l’aide de ses voisins.

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Lagarde plaide pour une coordination économique de la zone euro

Dans un entretien accordé au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, la ministre de l’économie, Christine Lagarde, a déclaré que les politiques économiques européennes devaient être mieux coordonnées et que cette coordination devait, dans un premier temps, s’opérer au niveau des 16 pays de la zone euro. Elle ajoute que d’autres pays hors de la zone euro pourraient choisir de participer à cette coordination.

“La crise nous a montré que limiter la dette, comme le prévoit le traité de Maastricht, n’est pas suffisant. L’Irlande respectait ces critères et se trouve quand même en difficulté”, regrette-t-elle, ajoutant : “L’UE ne doit pas simplement regarder les budgets, elle doit surveiller comment évoluent les économies des pays membres.”

Selon Mme Lagarde, des politiques nationales visant à doper les exportations et à accroître l’investissement dans certains secteurs, par exemple, affecteraient directement les autres Etats de la zone euro. “Je ne pense pas qu’il soit possible d’ôter aux Etats la souveraineté sur leurs budgets mais nous pourrions nous coordonner les uns avec les autres lorsque nous élaborons nos législations fiscales. C’est exactement ce que prévoient la France et l’Allemagne. De plus en plus, nous voulons nous coordonner lorsque nous préparons nos budgets pour les années à venir.”

Christine Lagarde ne veut “absolument pas, pour l’instant”, que l’Europe émette des obligations communes aux pays de la zone euro, surnommées “eurobonds”. Une telle action devrait être précédée par la mise en place d’une politique économique commune. “Avant d’introduire des eurobonds, il nous faut en premier lieu avoir une gouvernance économique plus étroite”, a-t-elle conclu.

Le Monde

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Fonds monétaire africain: le débat sur les statuts renvoyé à mars

La mise en place du Fonds monétaire africain, dont l’idée date pourtant de 1963, se fait encore désirer. Si le projet a été approuvé à l’unanimité durant la troisième conférence extraordinaire des ministres chargés de l’Économie et des Finances des pays membres de l’Union africaine, la question polémique des statuts a été renvoyée en mars 2011.

Après plusieurs jours de discussion, beaucoup attendaient sans doute plus de cette troisième réunion extraordinaire des ministres africains de l’Économie et des Finances tenue à Yaoundé, capitale du Cameroun, du 15 au 17 décembre. Si le protocole portant sur la création du Fonds monétaire africain (FMA) a été adopté unanimement, des confusions au sujet de son application demeurent.

N’ayant pu trouver un consensus, l’adoption du projet des statuts et annexes du FMA à été renvoyée à la prochaine conférence en charge des Finances prévue en mars 2011, contrairement à ce qui a été prévu. Évoquant la nécessité de consulter leurs gouvernements respectifs, les États membres de l’Union africaine (UA) ont tout de même été invités à faire parvenir leurs avis sur ces statuts à la Commission de l’UA avant le 15 février 2011.

La part des émergents africains

C’est en particulier au sujet de l’article 7, portant sur le capital social, le capital libéré et les quotes-parts que les divergences étaient importantes. La répartition des montants en parts d’action, en fonction de différents paramètres tels que le PIB, la population ou encore le niveau des réserves de chaque État, suscite des inquiétudes de la part des pays émergents de l’UA que sont l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie et la Libye. En effet, de par leur position économique au sein du continent, ces derniers investissent d’ores et déjà le plus de fonds au sein de l’UA (70 % du budget opérationnel).

Ils ont cependant adopté d’un commun accord huit propositions parmi lesquelles figurent le prélèvement sur les biens importés, les polices d’assurance, le revenu des exportations des hydrocarbures mais aussi sur les billets d’avion ou encore sur les recettes touristiques. Chaque État africain se devra alors de choisir le type de taxe qui lui conviendra le mieux et d’en faire part à la Commission dans un délai de douze mois, afin que le FMA soit effectif dans les plus brefs délais. Ils ont par ailleurs réfléchi sur les ressources alternatives de financement de l’UA, telle que la taxe sur les transactions financières, conscients du fait que le fonctionnement de celle-ci nécessitait davantage de ressources.

Un FMA aux multiples avantages

Ainsi, en mars 2011, les statuts seront entièrement réexaminés, parmi lesquels figurent les chapitres des fonctions et des opérations du FMA, ainsi que la contribution des pays membres dans son capital ou encore leurs droits de vote.

Vielle de 47 ans, l’idée du FMA qui a vu le jour au lendemain des indépendances, peine donc à se concrétiser malgré une longue période de gestation et les avantages évidents que celui-ci représenterait pour le continent. La mise en place opérationnelle de ce fonds permettrait, entre autres, d’apporter une stabilité macroéconomique pour le continent aux 48 monnaies inconvertibles en vue de contribuer au bon fonctionnement de l’économie africaine.

Enfin, l’existence de ce Fonds monétaire africain donnerait la possibilité au continent d’assurer lui même une assistance financière temporaire aux États parties faisant face à des contraintes budgétaires à court terme. Et cela sans avoir recours à des bailleurs de fonds ou autres partenaires extérieurs comme c’est le cas pour certaines activités de l’UA. Rendez-vous donc, pour la suite, en mars 2011.

Jeune Afrique

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REFORME DU CODE GENERAL DES IMPOTS: Oui pour la simplification, non pour les interprétations, selon le Cnp

Le Conseil national du patronat (Cnp) dit oui à la simplification du code général des impôts dont la grande réforme est en cours. Par ailleurs, il a montré son désaccord sur un probable renforcement de la position de l’administration dans cet exercice fiscal. Pour cela, l’organisation patronale appelle à moins d’interprétation de certaines dispositions. Exercice qui, jusque-là, est généralement laissé à l’appréciation de l’administration fiscale.

Dans le nouveau code général des impôts qui devrait entrer en vigueur en juillet 2011, l’administration fiscale mise beaucoup plus sur la simplification en supprimant certains dispositifs. Le directeur général de la Dgid, M. Amadou Ba et son équipe, ont fait savoir au Conseil national du patronat (Cnp) auquel il a rendu visite hier, mercredi 22 décembre à son siège, que « le souhait est de réduire de moitié les 1200 articles que renferme le code. » Sur ce point, il a pris l’exemple d’un pays comme le Maroc où cette démarche a porté ses fruits. A l’en croire, le code du royaume chérifien n’est composé que de 400 articles. Selon Amadou Ba, l’effet escompté c’est de parvenir à un code consensuel, simple, efficace avec une fiscalité incitative.

Si cette option agrée le Cnp, cette organisation patronale n’a pas manqué d’attirer l’attention de la Dgid sur la nécessité d’éviter de tomber dans des travers qui sont généralement sources de contentieux entre l’administration fiscale et les entreprises.

Revenant sur le contentieux fiscal, M. Saliou Camara de la commission fiscalité et investissement du Cnp appelle la Dgid à simplifier certaines dispositions et éviter les interprétations qui, jusque-là, sont laissées à l’appréciation de l’administration. Sur cette lancée, il invite la Dgid à aller « étape par étape » dans sa volonté de réduire le nombre d’articles du code. Même son de cloche pour le président de l’ordre des notaires. Me Moustapha Ndiaye qui demande à la Dgid de faire attention sur sa volonté de réduire le nombre d’articles pour éviter d’augmenter les contentieux fiscaux.

Le président de la commission fiscalité du Cnp, M. Michel Démond, pour sa part, a précisé que le patronat n’est pas obnubilé par la baisse mais plutôt trouver des mesures qui sont favorables pour le pays. Sur cette lancée, M. Saliou Camara de la même commission espère que la hausse de la pression fiscale qui doit passer de 19 à 22% passera par l’élargissement de l’assiette fiscale. M. Camara invite également la Dgid, dans la modernisation de ses installations, à penser à établir un lien avec la douane pour faire payer beaucoup d’opérateurs économiques qui sont logés dans le régime semi-fiscal.

Dans le même tempo, le président de l’ordre des notaires, Me Moustapha Ndiaye attire l’attention de la Dgid sur la nécessité de revoir le régime fiscal des œuvres sociales qui, selon lui, sont à l’origine de beaucoup de divergences avec l’administration. Donald Baron, vice-président du Cnp, quant à lui, pense qu’une attention doit être prêtée à la patente ; ceci au bénéfice des industriels.

A la suite de ses collaborateurs, le président du Cnp, Baïdy Agne a tenu à préciser que « la fiscalité n’est pas forcément le premier frein au développement de l’entreprise et de l’environnement des affaires ». Sur cette lancée, le directeur de la Dgid a rappelé que le code actuel qui date de 1992 a été modifié une vingtaine de fois. Des changements qui, au fil des ans, l’ont rendu désuet. D’où la nécessité, selon M. Ba, de mettre en place un cadre avec des initiatives comme la Stratégie de croissance accélérée (Sca), le Document de politique économique et sociale, le classement du Doing Business…

A son avis, la réforme générale doit aboutir à mettre en place un texte consensuel, simple, efficace, une fiscalité incitative. M. Ba avise que dans un mois, il va être possible d’interconnecter l’ensemble des services de la Dgid de Dakar à Kolda. Dans sa nouvelle démarche, la Dgid veut introduire une culture de l’évaluation. Sur ce point, M. Ba confie que l’évaluation de l’exercice fiscale 2010 est en cours. Une démarche qui, selon le Cnp, va instaurer des études d’impacts. Ce qui, selon Saliou Camara du Cnp, va permettre au secteur privé de mieux appréhender les contraintes et contentieux fiscaux.

Sud Quotidien

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Google donne un coup de pouce aux exportateurs

Le moteur de recherche vient de lancer un nouveau service gratuit permettant à des PME de mesurer leur potentiel à l’export.

Les PME ambitieuses à l’export peuvent désormais compter sur Google. Le moteur de recherche vient de présenter un nouveau service (« Google Ads for global advertisers ») destiné à faciliter l’approche de marchés étrangers. Accessible à des TPE/PME, ce service gratuit comprend d’abord des fonctions de traduction de sites web et d’annonces Google, disponibles en 43 langues. Par exemple, il est possible de traduire instantanément son site internet en espagnol si l’on vise le marché chilien. Google reconnaît toutefois que ces traductions ne sont « pas parfaites » et qu’il convient de peaufiner le résultat avec un professionnel dans le pays visé. Plus intéressant en revanche est la création du « Global Market Finder ». Il s’agit d’un outil permettant à chaque entreprise utilisatrice du service d’identifier les marchés à l’export les plus prometteurs. En fonction des requêtes tapées par les internautes du monde entier, il estime le niveau d’opportunités de business et suggère un prix d’enchères pour acheter des mots-clés dans les pays ciblés.

Concrètement, il suffit d’indiquer la zone géographique visée et les mots-clés décrivant son activité pour que s’affiche ensuite un classement par pays, établi à la fois selon le volume mensuel de recherches locales sur internet et le coût par clic. Vous saurez ainsi quel est le pays qui, a priori, vous offre le plus grand potentiel d’affaires. Pour Google, ce nouveau service est aussi une arme commerciale. L’objectif étant, bien sûr, de faire grimper les budgets communication consacrés à Adwords chez les annonceurs.

Les Echos

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La Senelec se branche sur EDF

L’entreprise française EDF, leader mondial en matière de production d’électricité, a finalisé un accord de coopération technique avec la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) afin de permettre au pays, confronté à une grave crise énergétique, de trouver “des solutions durables”, selon un communiqué commun.

C’est Karim Wade, fils du président et ministre d’État en charge du secteur énergétique, entre autres, qui a signé vendredi 17 décembre cet accord avec Henri Proglio, le PDG d’EDF.  L’objectif de cette collaboration est de permettre à l’État du Sénégal d’avoir « une meilleure visibilité des problèmes à court, moyen et long terme », de « concevoir un plan d’urgence et de restructuration du secteur », ainsi que de « renforcer la production et le taux de rendement des équipements ».

Audit technique

Ce partenariat prévoit la réalisation d’un audit technique immédiat du parc existant de la Senelec avec l’aide de grands cabinets internationaux pour, si possible, « accélérer la maintenance des ouvrages à l’arrêt » et « améliorer la puissance » de ceux qui fonctionnent.

À terme, cette offre devrait permettre au gouvernement sénégalais, à EDF et à Senelec d’évaluer « les potentiels d’optimisation, d’accroissement de la capacité et de la disponibilité du parc de production de Senelec ».

La population et les entreprises sénégalaises sont en effet confrontées depuis plusieurs mois à des coupures intempestives, plus conséquentes qu’auparavant, dues aux difficultés techniques et financières de la compagnie nationale. Ces délestages ont entraîné des manifestations dans tout le pays et certains habitants, excédés, ont appelé à ne plus payer les factures.

Véritable gouffre, la crise énergétique a déjà absorbé plus de 800 milliards de F CFA en termes d’investissements durant ces dix dernières années et la société s’est révélée incapable d’approvisionner correctement en électricité aussi bien le service public que le privé.

Quelle direction ?

Le 30 septembre, le Fonds monétaire international (FMI) avait d’ailleurs appelé le gouvernement sénégalais à régler « sans attendre » les problèmes de fourniture en électricité, représentant selon l’institution l’un des principaux obstacles à la croissance économique. « Les difficultés du secteur de l’électricité, qui demeurent un poids pour le budget et la croissance, doivent être résolues sans attendre, en collaboration étroite avec les partenaires du développement », avait indiqué une délégation du FMI, à l’issue d’une mission de deux semaines dans le pays.

Cette situation avait alors poussé l’État à procéder à plusieurs changements à la tête de la direction de la société d’électricité. Babacar Diop de la Cellule initiatives et stratégie (CIS, un groupe de réflexion des cadres du parti au pouvoir) a été remplacé depuis novembre dernier à la tête du conseil d’administration de la Senelec par Cheikh Tidiane Mbaye, directeur général de la Sonatel, filiale sénégalaise de France Télécom. Cette nomination se veut un signal fort, envoyé aux bailleurs de fonds et autres partenaires pour ce qui est de la gestion de l’entreprise.

À la suite de cet accord, le ministère sénégalais de l’Énergie envisagerait en effet la filialisation de la Senelec à travers les pôles de transport, de distribution et de  production. Des appels d’offres internationaux pour les filialisations devraient d’ailleurs être lancés dès janvier 2011.

Jeune Afrique

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TRANSPORTS: Les « iraniens » reprennent la route

Les chauffeurs des taxis « iraniens » sont autorisés « spécialement » à reprendre la circulation dans les artères de Dakar, en attendant leur régularisation, après un arrêt de deux semaines, suite à un défaut sur leurs cartes grises. Un accord tripartite a été signé hier dans les locaux du ministère des Transports terrestres, entre le syndicat des transporteurs routiers, l’Etat et le concessionnaire Seniran auto.

Les taxis de marque Samand, communément appelés « iraniens », sont, depuis hier soir, de retour dans les artères de la capitale  sénégalaise.  Cela faisait plus de quinze jours que plus de deux cents taxis, issus du programme de renouvellement du parc automobile, étaient interdits de circulation. Une interdiction qui faisait suite à un défaut de papiers constaté par les services de police et de gendarmerie de la circulation.

Ce blocage avait irrité les chauffeurs de taxis qui avaient assailli les locaux de la direction des transports pour manifester leur mécontentement.

Ce retour à la circulation est consécutif à un accord signé entre les parties concernés ; l’Etat, le concessionnaire et le syndicat des transports routiers à travers son président, Pape Mbaye. Par cet accord, le concessionnaire « Seniran Auto s’engage à régulariser les sommes dues par les propriétaires de véhicules pour sauvegarder son image », a dit Moustapha Ndir, directeur Marketing et Ventes de la société. Toutefois, le responsable de la société, représentant de la marque iranienne à Dakar, a tenu à préciser que sa boîte « n’avait pas contracté avec le prestataire, elle l’avait juste recommandé aux mutuelles en collaboration avec les chauffeurs. »

Le ministère, pour sa part, note la ministre des transports terrestres Nafi Diouf Ngom, a mis en place une procédure d’urgence pour permettre aux transporteurs d’avoir des papiers en règle en 48 heures. En attendant, le directeur de la police nationale a été saisi, pour faire des faveurs aux taxis concernés, 210 au  total, et leur épargner le contrôle rigoureux pour un délai de quinze jours.

Revenant sur les causes de la situation de blocage des 210 taxis, la ministre des transports terrestres a fait porter la responsabilité au prestataire, auprès de qui les chauffeurs se sont acquittés des frais pour disposer d’une carte grise en bonne et due forme. Mais ce dernier, après avoir encaissé 40.000 Frs Cfa pour chaque taxi, a « détourné «   l’argent après avoir délivré de faux certificats de dépôt aux propriétaires. C’est à la suite des contrôles de la gendarmerie que l’affaire a été éventée et, l’auteur du forfait est aujourd’hui en détention provisoire.

Pour Nafi Diouf Ngom, la responsabilité de son département  n’est nullement engagée dans cette affaire, car le ministère n’encaisse pas de sous, le concessionnaire et les propriétaires devaient directement traiter avec le service des impôts et la direction des transports terrestres. Une remarque qui certainement sera prise en compte par Seniran Auto, son représentant a fait savoir que « la prochaine fois, elle traitera directement avec le service des mines. »

Finalement, la situation a été décantée, mais des questions sont restées en suspens, notamment celles relatives au manque à gagner occasionné par les quinze jours d’inactivité, et celle des vignettes impayées de 2009 et  2010, notamment des pénalités qui devaient accompagner cette régularisation.

Sud Quotidien

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LA BIOTECHNOLOGIE AU CŒUR DU DEVELOPPEMENT: Le Coraf fait le plaidoyer

Le secteur agricole constitue une solution pour la réduction de la pauvreté en Afrique. Mais cela passera par l’utilisation de la biotechnologie et de la biosécurité pour une production massive. C’est l’avis des experts du Conseil Ouest et centre Africain  pour la recherche  et le développement agricoles (Coraf) basés à Dakar. Toutefois, ces derniers soutiennent que certains produits qui découlent de la biotechnologie sont mal interprétés par les consommateurs à cause  de la rude concurrence.  C’est toute la problématique sur les Organismes  génétiquement modifiés (Ogm).

« Le secteur agricole contribue pour plus de 30% au Pib de l’espace Cedeao. Il reste dans ce monde globalisé la seule porte de sortie de crise pour nos pays. Il participe de ce point de vue pour 60% à 80% à la valeur des recettes d’exportation et procure des emplois à près de 70% de la population». C’est le constat de l’organisation régionale Coraf sur l’agriculture.

Selon le professeur Abdourahmane Sangaré, le développement de l’agriculture doit impérativement passer par la biotechnologie qui renvoie à toute technique qui utilise des organismes vivants ou des substances qui y sont dérivées, pour faire ou modifier un produit ou améliorer les plantes, les animaux ou des micro-organismes.

A cet effet, il faut doter les chercheurs de  moyens techniques et financiers. « L’agriculture dispose de considérables atouts qu’il convient  de mettre en valeur.  En plus de l’important potentiel non exprimé de terres irrigables et les ressources en eaux à savoir l’existence des cultures à fort potentiel de valeurs ajoutés, la biotechnologie mérite d’être appuyée » a avancé le Pr Sangaré.

Selon le professeur, la biotechnologie est mal connue des populations et du coup, quelques malentendus sont disséminés. C’est le cas des Ogm. « Les organes génétiquement modifiés (Ogm) sont des organismes vivants dont l’Adn a été modifié dans le but de leur conférer de nouvelles propriétés.

Les secteurs de son application comprennent l’agriculture, l’alimentation, les produits pharmaceutiques, cosmétiques et les industries chimiques, l’environnement et la santé.» Les enjeux pour l’application des techniques de la biologie moléculaire, la biotechnologie sont énormes. Dans le marché mondial en 2009, la biotechnologie a fait un chiffre d’affaires de 9,2 milliards de dollars. Plus de 40% du marché des semences et 30% du marché des pesticides. 14 millions de paysans sont impliqués dont 13 millions de petits paysans.

Concernant les pays émergents comme l’Argentine, le Brésil, beaucoup de progrès ont été notés.  Une situation qui fera dire au professeur Sangaré  que l’Afrique doit se l’approprier pour la protection de son économie nationale, la maitrise des risques  et la préservation des droits des agricultures. Au niveau du Sénégal, le docteur Mame Codou Guèye Cissé chercheur au centre d’études régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (ceraas), a avancé que la biotechnologie est bien présente dans le pays. Toutefois, ils sont confrontés à un problème de dotation en matériels.

Sud Quotidien

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Raymond Benjamin (secrétaire général de l’Organisation de l’aviation civile internationale) : ‘L’aéroport de Diass permettra au Sénégal de prendre un nouvel essor dans l’aviation’

Le Sénégal s’est doté, il y a quelques jours, d’un siège pour l’Organisation de l’aviation civile et la Commission africaine de l’aviation civile (Cafac), ainsi que d’un centre régional de la navigation aérienne. Une aubaine qui, selon le secrétaire général de l’Organisation de l’aviation civile internationale, Raymond Benjamin, devrait permettre à l’Afrique d’afficher ses ambitions dans le domaine de l’aéronautique. Il est également revenu du site de l’aéroport de Diass impressionné par ce qu’il a vu.

Wal Fadjri : Vous revenez d’une visite du site de l’aéroport international de Diass. Comment appréciez-vous la construction d’une telle plateforme ?

Raymond Benjamin : J’ai été vraiment impressionné de visiter le site du nouvel aéroport que le Sénégal construit. C’est une décision qui vient en temps utile, parce que l’aéroport actuel a atteint sa limite de capacité. Et ce nouvel aéroport permettra au Sénégal de prendre un nouvel essor dans le domaine de l’aviation. J’entends également dire qu’il y aurait une nouvelle compagnie aérienne, ce qui est une très bonne chose. Tout ceci reflète des ambitions du Sénégal, qui sont réalistes, de jouer dans cette partie de l’Afrique, un rôle qui est le sien. Le Sénégal a une longue tradition aéronautique. Et je remercie les autorités sénégalaises d’avoir mis à notre disposition, pour notre bureau Afrique du centre et de l’Ouest, de nouveaux locaux en même temps que les locaux de la Commission africaine de l’aviation civile. Tout cela roule dans le bon sens de la sécurité des vols en Afrique et pour le grand bien des passagers.

Et qu’est-ce que ces nouveaux dispositifs peuvent apporter à l’aviation civile, de manière générale ?

Ces nouveaux locaux nous permettront de travailler dans de meilleures conditions. Ainsi, nous allons abriter beaucoup plus de conférences internationales, ici, à Dakar. Vous savez que la salle de conférence a une capacité de 250 personnes et, plutôt que d’aller d’un pays à un autre pour tenir des conférences, nous les tiendrons, en priorité, ici, à Dakar.

Mais sur le plan de la sécurité, les aéroports sénégalais se conforment-ils aux normes internationales ?

Effectivement, les aéroports du Sénégal sont aux normes de l’Oaci. Et ce qui n’est pas le cas pour bon nombre de pays en Afrique qui sont dans une mauvaise situation. Mais nous avons l’intention en nous appuyant sur un plan d’action avec notre organisation sœur, la Cafac, de faire un effort extrêmement important, dans les trois années à venir. En renforçant notamment les moyens humains et financiers, pour faire en sorte que ces pays atteignent des normes de sécurité qui soient conformes aux normes internationales. Et ceci permettra à leurs compagnies aériennes de voler un peu partout dans le monde.

Le volet de la formation occupe également une place centrale dans ce circuit, avec l’encadrement des ressources humaines. Sur ce point, votre structure va-t-elle appuyer le Sénégal ?

Oui, nous allons appuyer le Sénégal. Vous savez, il y a vingt ans, c’est moi qui ai créé, ici à Dakar, le centre de formation en matière de sûreté. Ce centre a connu un très grand succès. La formation du personnel est à la base de tout. La technologie est importante, mais sans le facteur humain formé, rien ne peut se faire.

Avec la mise en place de ce centre, il y a surtout une approche régionale de l’aéronautique. Quel pourrait être son impact dans le cadre de l’intégration en Afrique ?

Les Etats de cette région ont des niveaux de développement extrêmement divers. Il y a des pays qui ont des niveaux de développement beaucoup plus importants que d’autres. Et sur ce plan, le Sénégal devrait jouer un rôle majeur, en essayant d’aider ses voisins plus défavorisés. Donc, en un mot, il existe des ambitions régionales tout à fait réalistes.

On a constaté, ces dernières années, une multiplication des accidents d’avion. A quoi cela est-il dû pour l’essentiel ?

Il faut commencer par dire que le trafic est relativement faible en Afrique. Et le moindre accident fait en sorte que le pourcentage des accidents augmente de manière catastrophique. Donc, il convient de relativiser. Ceci étant, chaque accident est un accident de trop et chaque perte de vie humaine, est un désastre. Les raisons sont, d’abord, le manque de supervision ou le manque de moyens des Etats, pour superviser leur industrie aérienne. Ensuite, il y a un certain nombre de pavillons de complaisance qui ont cours ici (Ndlr : en Afrique). Mais, nous allons y remédier, en renforçant la capacité de ces administrations, mais surtout, en leur permettant de se réunir dans des organismes régionaux. Parce qu’ensemble, nous pourrons faire beaucoup de chose dans ce domaine.

On constate qu’en Europe, le plus souvent, les compagnies aériennes fusionnent, contrairement en Afrique. Qu’est-ce qui explique cette situation ?

Les impératifs économiques sont toujours majeurs. Il y a des tentatives pour chaque Etat d’avoir sa compagnie et c’est une prérogative de souveraineté. Ceci étant, le nombre de compagnies qui ont disparu, est aussi grand que celles qui ont été créées. Donc chaque pays africain a le droit d’avoir sa compagnie aérienne, mais celles-ci doivent voler dans des conditions sûres et viables.

Dans ce registre, la compagnie Sénégal Airlines va fonctionner, sous peu. Quel peut être son apport ?

Si elle est bien gérée, je ne doute pas de sa capacité de résistance. Il y a nombre de destinations sur lesquelles, vous avez des transporteurs qui ont le monopole de la desserte sur Dakar. En ce moment là, s’introduit un élément de concurrence et ce sera au bénéfice des passagers.

Walfadjri

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La Chine aussi s’inquiète de la situation économique européenne

Les déboires de la zone euro font des remous jusque de l’autre côté du globe. Mardi 21 décembre, la Chine a en effet exhorté les Européens à passer des déclarations aux actes et à montrer qu’ils peuvent maîtriser leur dette souveraine et sortir l’union monétaire de la crise.

La Chine, qui a investi dans l’euro une partie non divulguée de ses réserves de 2 650 milliards dollars (quelque 2 008 milliards d’euros), a exprimé son soutien aux initiatives prises jusqu’ici par les dirigeants européens, mais souligné qu’elles devraient avoir plus d’effet. “Nous sommes très préoccupés de savoir si la crise de la dette européenne peut être contrôlée”, a déclaré le ministre du commerce chinois, Chen Deming, lors d’une réunion sur le thème du commerce avec l’UE. “Nous voulons voir si l’Union européenne est capable de contrôler les risques de la dette souveraine, et si un consensus peut être traduit en acte réel pour permettre à l’Europe d’émerger de la crise financière rapidement et en bon état”, a-t-il ajouté.

SOUTIEN À LA MONNAIE UNIQUE

La Chine, soucieuse de protéger ses investissements, a affirmé à plusieurs reprises son soutien à la monnaie unique. Son vice-premier ministre, Wang Qishan, a souligné que Pékin avait déjà apporté sa contribution pour aider l’Europe. “La Chine soutient l’ensemble des mesures prises par l’UE et le FMI pour stabiliser les marchés financiers, et la Chine a pris des initiatives concrètes pour aider certains pays européens à lutter contre leur crise de la dette souveraine”, a-t-il déclaré.

“L’UE prend des mesures énergiques pour régler la crise de la dette, et nous espérons que ces mesures donneront des résultats dès que possible”, a insisté M. Wang. Il a néanmoins noté que des risques demeuraient, compte tenu de la faiblesse de la demande internationale et de la volatilité de marchés financiers inondés de liquidités. Si l’économie mondiale a repris le chemin de la croissance, celle-ci est encore lente et reste en proie à de nombreuses incertitudes, a rappelé M. Wang.

Le Monde

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Abdoulaye Baldé annonce 20 milliards de francs pour la mise à niveau des industries

La phase de déploiement de mise à niveau et de restructuration des tissus industriels de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) démarre en janvier avec un budget global de 20 milliards de francs CFA, a annoncé mardi le ministre des Mines, de l’Industrie de l’Agro-industrie et des PME.

Après la phase pilote adressée à 120 entreprises, la phase de déploiement portera sur ‘’un portefeuille de 300 entreprises’’, a dit M. Baldé à l’occasion de la journée de l’industrialisation de l’Afrique.

Le ministre en charge de l’industrie a indiqué qu’une enveloppe de 20 millions d’euros (13 milliards de francs) sera également dégagée pour la compétitivité du coton-textile-habillement.

‘’L’expérience ne cesse de confirmer que les progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté ne peuvent guère être durables et de vaste portée, sans investissement important dans le secteur industriel’’, a souligné Abdoulaye Baldé.

Abdoulaye Baldé a souligné que l’industrie est ‘’une pépinière pour l’entreprenariat, l’’investissement commercial, le progrès technologique, entre autres’’.

‘’Grâce aux synergies sectorielles, le développement industriel aide à jeter les bases d’un secteur agricole plus efficace et plus efficient et à faciliter ainsi l’accès des plus pauvres à la nourriture’’, a-t-il fait savoir.

Il a par ailleurs précisé que le rôle du gouvernement est d’être catalyseur pour ‘’pousser‘’ les entreprises à avoir ‘’des ambitions plus fortes‘’ et à viser ‘’des niveaux de performance plus élevés’’.

Aps

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Financement des PME: Prendre ou lever le risque

A défaut d’un accès au financement bancaire, les crédits interentreprises demeurent la première source de financement des PME au Sénégal, selon une étude commanditée par le Ministère des Mines, de l’Industrie et de la PME à travers la Direction des Pme dont le patron, Ibrahima Diouf, était l’invité, ce week-end, du Collectif des journalistes économiques du Sénégal(Cojes).

L’importance stratégique des Petites et moyennes entreprises (PME) dans l’économie Sénégalaise n’est plus à démontrer, mais c’est simplement parce qu’elles constituent plus de 90% du tissu économique. Car en dépit de cette supériorité numérique, elles ne contribuent que pour moins de 33 % à la croissance et au chiffre d’affaires et à 42 % à la création d’emplois. Pire, 63% des Pme au Sénégal mourraient avant leur première année d’exercice. Y a un problème.

D’abord, à l’exception de quelques entreprises intervenant dans les secteurs du commerce, de l’industrie manufacturière et des services, la rentabilité des PME pose problème. Mais si l’on commence par le commencement, c’est déjà la forme juridique même des Pme existantes qui semble rebuter la plupart des circuits de financement notamment le système bancaire.

Il ressort d’une récente (30 avril 2010) étude commanditée par le Ministère des Mines, de l’Industrie et de la PME à travers la Direction des Pme, que la société individuelle est la forme juridique prédominante dans les Pme. Par ailleurs, les enquêtes effectuées dans le cadre de cette étude révèlent qu’environ 36% des PME enquêtées sont de type familial tandis que les sociétés à capitaux représentent environ 15% de la population enquêtée. D’où une corrélation entre la taille de l’entreprise et sa forme juridique.

Conséquence, devant la rareté voire l’absence des sources de financement bancaire, les fonds propres et les ressources provenant de la famille ou d’amis constituent les sources premières de financement des PME au démarrage, les institutions de financement n’intervenant qu’à hauteur de 5%.

PME ?

Il n’y a pas, selon le Directeur des Pme, de définition universelle de la Pme. Cependant, le Gouvernement du Sénégal a adopté le 6 février 2008, la loi d’orientation qui définit deux grandes catégories de PME: la Petite entreprise et la Moyenne entreprise.

Aussi, la Petite Entreprise est-elle caractérisée par : un effectif compris entre un (1) et vingt (20) employés, la tenue d’une comptabilité allégée ou de trésorerie certifiée par la Structure de gestion agréée (SGA) selon le SYSCOA ; un chiffre d’affaires annuel hors taxe n’atteignant pas les limites suivantes prévues dans le cadre de l’impôt, à savoir, entre autres, cinquante (50) millions de FCfa pour les Petites Entreprises qui effectuent des opérations de livraisons de biens ; vingt cinq (25) millions de FCfa pour les entreprises qui effectuent des opérations de prestations de services ; etc…

Quant à la Moyenne Entreprise, elle répond aux critères, tel qu’un effectif inférieur ou égal à deux cent cinquante (250) employés ; la tenue d’une comptabilité selon le système normal en vigueur au Sénégal (SYSCOA) et certifiée par un membre inscrit à l’Ordre national des experts comptables et comptables agréés (ONECCA) ; un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 5 milliards de FCfa.

Toutefois, cette définition officielle de la PME prend en compte uniquement les
PME dites formelles qui opèrent en conformité avec la réglementation, tiennent une comptabilité et communiquent régulièrement les informations financières. Ces entreprises constituent le corpus du fichier CUCI de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie. En réalité, une frange
importante du tissu des entreprises au Sénégal est composée d’entreprises opérant dans l’informel et donc en marge de la réglementation. Pour autant, selon certaines estimations, le secteur informel représente environ 60% du PIB et emploie 90% de la main d’oeuvre. Il y aurait nécessité à ajuster la loi pour l’adapter aux réalités du secteur et à mettre en place un système d’information sur l’évolution du secteur et de l’accès au financement des PME.

Il semble d’ailleurs qu’en général dans les banques, la segmentation de la clientèle par marché place les PME dans le lot de la clientèle des entreprises, avec un classement qui tient essentiellement compte du chiffre d’affaires confié et du niveau d’organisation, y compris le style de mangement du dirigeant. Aussi, très peu de banques se réfèrent à la loi d’orientation pour définir la PME.

Le niveau de chiffres d’affaires retenu ou le plafond varie d’une banque à l’autre. Il se situe autour de 3 milliards de FCFA. Cependant la pratique de la sous-segmentation est courante pour tenir compte des niveaux de développement des PME et aussi de la spécificité des secteurs d’activités.
Pendant que les banques commerciales se focalisent sur les grandes entreprises et les PME d’unecertaine taille, les Systèmes Financiers Décentralisés s’articulent autour des Toutes Petites (TPE) et Petites Entreprises (PE) qui pour l’essentiel opèrent dans l’informel.

Une clientèle risquée

A l’analyse, il apparaît un niveau assez élevé du risque inhérent à la structuration (ou non structuration) des Pme sénégalaises. Du fait de leur faiblesse structurelle évoquée plus haut, les Pme constituent notamment pour les banques, une clientèle risquée (taux brut de dégradation du portefeuille supérieur à la moyenne de 16,9% à fin décembre 2007) qui menace la rentabilité des banques. Les principales menaces relevées dans le cadre de l’étude lors des entretiens avec les banquiers sont relatives, entre autres, à : la mauvaise qualité de l’information financière produite par les PME; le manque d’états financiers fiables, aggravant les limites du système de modélisation pour déterminer la rentabilité de la relation banque/PME utilisée par les banques ; l’inexistence d’une stratégie clairement définie qui se traduit par un pilotage à vue et l’absence d’une bonne visibilité des marchés ciblés par les PME ; l’existence d’un niveau de capitalisation très faible, une vétusté des installations techniques, un taux d’endettement élevé et une rentabilité faible ;
L’inexistence de garanties réelles ou de cautions de l’Etat ou d’Institutions financières comme indiquées par la BCEAO dans le cadre de l’instruction n° 94-05 relative à la comptabilisation et au provisionnement des engagements en souffrance. De plus, l’inéligibilité des PME aux garanties financières disponibles telles que le FAGACE, le Fonds GARI, constituerait aussi une menace certaine pour les banques.

Malgré tout

Somme toute, les conditions pour une intensification de l’offre de financement aux PME ne semblent pas encore réunies. Le financement de l’économie en général est déjà jugé très faible. Il correspond à environ 20% du PIB comparé à des taux de 70 à 80% dans des pays émergents. Pour les banques, les concours se font au détriment des PME et du financement à moyen et long terme de l’investissement et les PME sont de plus en plus exclues du système bancaire et financier, la réglementation bancaire concourant à en faire une cible peu attrayante. A cela s’ajoute la méfiance avérée de la majorité des PME vis-à-vis du secteur financier. Du coup, le secteur bancaire ne finance que le tiers des besoins exprimés des PME estimés à 595 milliards de FCFA à fin décembre 2007. Le gap de financement bancaire peut est estimé à environ 393 milliards de FCFA, soit 66% des besoins exprimés. Le secteur bancaire ne finance que le tiers des besoins exprimés estimés à environ 595 milliards de FCFA à fin décembre 2007.

Cette position du secteur bancaire contraste avec celle des SFD qui sont très actifs dans le financement des micro et petites entreprises. Bien que les SFD disposent de ressources et de capacités limitées, ils arrivent à couvrir 60% des besoins évalués à environ 170 milliards de FCFA exprimés par leur clientèle PME.

Les ressources longues nécessaires pour satisfaire les besoins d’investissement des entreprises manquent considérablement dans le système financier. La dynamisation de l’offre de crédit bail apparaît comme une première réponse. L’assouplissement des règles prudentielles par l’autorité de supervision en est une autre. Une troisième piste porte sur l’accès des banques et des SFD du Sénégal au marché financier régional pour mobiliser des ressources stables à des taux compétitifs pourvu qu’elles développent le savoir-faire nécessaire.

Quant aux clients, ils attendent de la part des institutions prêteuses, une réduction des coûts d’accès, le financement des investissements, la simplification des procédures et dans une moindre mesure, la suppression ou la réduction des garanties. Par ailleurs parmi eux, le groupe des PME structurées ressent particulièrement les difficultés liées à la compétition étrangère, aux procédures administratives et aux tracasseries diverses. Le problème reste donc entier malgré la pertinence notée, de l’étude sur l’ « offre et la demande de financement de la Pme », menée parallèlement aux travaux de préparation de la LPS  (Lettre de politique sectorielle)en cours, l’étude vise à éclairer les choix finaux en termes d’orientation, mais aussi à servir de point de départ pour la construction d’une base de connaissances nationales sur le sujet qui préoccupe au premier plan les entrepreneurs au Sénégal : l’accès au financement de manière durable et approprié afin de faire jouer pleinement ce puissant levier d’amélioration de la compétitivité.

Sud Quotidien

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IBRAHIMA DIOUF, DIRECTEUR DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES « Au Sénégal 65% des Pme meurent à la première année »

La situation des Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises est plus qu’inquiétante. Plus de la moitié de celles qui sont légalement constituées disparaissent avant même de fêter leur première anniversaire. A l’origine, l’absence d’assistance, la frilosité des banques, l’indisponibilité des facteurs essentiels de production comme l’électricité…

La volonté de faire des Petites et moyennes entreprises qui représentent 90% du tissu industriel un lever de développement économique, semble se limiter à des déclarations. La situation délétère des Pme mise à nu lors de la matinée de formation sur la Lettre de politique sectorielle des Pme que le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes) a organisé le samedi 18 décembre à la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (Fes), a permis de s’en rendre compte.

Le directeur des Pme, M. Ibrahima Diouf qui était l’invité du Cojes, a fait savoir qu’au Sénégal, 90% des entreprises sont des Pme. Malgré cette présence quantitative, les Pme peinent à se développer. Selon Ibrahima Diouf, « au Sénégal, 65% des Pme meurent à la première année alors que ce taux de mortalité est à 18% en Afrique du Sud ». En plus de cela, il n’y a que 5% des Pme sénégalaises qui exportent ; l’écrasante majorité est orientée sur le marché domestique. Cet état de fait est relevé au moment où, confie M. Diouf, près de 42 % de l’emploi salarié au Sénégal est assuré par les Pme.

Beaucoup d’observateurs justifient cette situation inconfortable par la non disponibilité des mesures d’accompagnement comme la disponibilité de l’électricité, la portion congrue qui leur est réservée dans la commande publique mais aussi l’absence de ressources financières mises à la disposition des Pme. Une situation jugée paradoxale du moment que plus personne ne doute de la surliquidité des banques.

Le directeur des Pme juge cette situation « compréhensible » du moment que le paysage bancaire sénégalais est en grande partie constitué de banques commerciales qui ne poursuivent qu’une logique de rentabilité. D’après lui, elles sont à 90% des filiales de banques étrangères. Ce qui, à son avis, explique le fait que la part des crédits octroyés au secteur privé ne représente que 18% du Pib alors qu’elle est de 80% au Maroc et 75% en Afrique du Sud. En plus de leur frilosité, les banques ont pris tout bonnement le choix de ne pas mettre dans leur portefeuille, des secteurs clés de l’économie qui sont entre autres, la pêche, le transport et l’agriculture. A en croire, M. Diouf les raisons généralement évoquées tournent autour du niveau de risque élevé qui caractérise ces secteurs. Avant d’ajouter : « il est très rare de voir une banque financer le démarrage d’une Pme ».

Sur cette lancée, le directeur des Pme a informé que le gap de financement des petites entreprises est de l’ordre de 495 à 500 milliards de F Cfa. A son avis, cette situation montre que l’option prise par les autorités de transformer le Fond de promotion économique (Fpe) en banque des Pme est pertinente. Par contre, le fait que l’Etat détienne 51% du capital de la banque des Pme pose problème, aux yeux de la Commission bancaire et de la Bceao qui fixe la part des Etats dans ces projets à 25%.

En attendant l’opérationnalisation de cette institution de financement, le programme croissance Pme, évalué à 62,9 milliards de F Cfa, a été mis en branle. Le directeur des Pme informe qu’en attendant la table ronde des bailleurs prévue dans le courant du mois de janvier 2011, il y a 4 milliards déjà mobilisés dans le cadre d’un programme d’appui aux Pme.

Sud Quotidien

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Que vise la BCEAO dans son projet de vente de la BRS ?

brsCréé en mai 2004, le holding du groupe Banque régionale de solidarité (BRS), pesant plus de 24 milliards FCFA en valeurs de capitalisation, serait en vente. Décryptage.

La BCEAO, qui a finalisé l’étude du projet de montage de cession des actions du holding, va lancer d’ici à avril 2011 l’opération sur le marché de l’UEMOA. Reste à convaincre quelques-unes des filiales de BRS, qui reprochent à la Banque centrale sa timidité à les accompagner dans leur développement interne, de l’inopportunité de la vente.

S’affranchir du concept

La Banque régionale de solidarité va-t-elle s’affranchir du tandem (BCEAO-UEMOA) qui l’avait mise sur orbite pour stimuler la croissance économique des huit pays membres de l’espace économique sous-régional ? Depuis début 2010, la BCEAO étudie le scénario d’une mise en vente de la société holding en tenant compte des risques, des avantages, des opportunités et de l’environnement du marché, via sa direction crédit et microfinance, un des dispositifs stratégiques de l’institution sous-régionale.

Selon des sources bien informées, l’idée de cette vente vient d’une grande majorité des actionnaires, au nombre de 87 au moment de la libération des fonds. Ces derniers entendent s’affranchir du concept de banque financière non classique en dotant le holding de capitaux conséquents, plus attractifs, avec de nouveaux actionnaires de référence.

En réalité, depuis sa création, la Banque régionale de solidarité, assimilée à une « banque des pauvres », qui a ouvert ses guichets aux populations n’ayant pas accès aux systèmes financiers bancaires classiques », tarde à marquer son ancrage dans le paysage bancaire sur le marché UEMOA.

« Projet inopportun »

Selon une source bancaire autorisée, certaines filiales de la société holding BRS reprochent à la BCEAO de ne pas suffisamment les accompagner dans leurs plans d’activités de financement et d’investissement. Elles estiment aussi – poursuit notre source – que « ce projet de vente des actifs de la BRS sur le marché UEMOA est inopportun ».

« Sur les huit filiales du holding, cinq ont réalisé des résultats performants pour l’exercice 2009. La BCEAO se devait de les soutenir, conformément à la feuille de route de Lomé. » Toutefois, dans le milieu bancaire averti, on estime que bon nombre de filiales du groupe sont au creux de la vague, pour non-rentabilité et pour des encours volumineux de prêts non remboursés.

Nos informations rapportent que les filiales sénégalaise, malienne et burkinabée sont les mieux outillées en termes de management et d’agressivité commerciale.

Motus et bouche cousue

Au niveau de la Bceao, après plusieurs sollicitations, la direction qui est en charge du dossier nous a précisé qu’elle n’a « pas mandat pour communiquer sur cette affaire ».

« Pour l’instant, seul le gouverneur aurait le pouvoir et le mandat de vous entretenir sur ce projet », a affirmé une autorité de la BCEAO.

Qui sont les repreneurs qui se profilent derrière cette opération de vente de la BRS par la BCEAO ? Qui pilote minutieusement et discrètement ce projet ? Nous y reviendrons.

Les Afriques

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Paolo Scaroni: “L’Afrique est la clé de notre future croissance”

paolo scaroniÀ la tête du premier producteur africain de pétrole, le patron du groupe italien Ente Nazionale Idrocarburi (ENI) poursuit sa conquête du continent.

À 64 ans, cet Italien du Nord a imposé sa grande stature dans le monde du pétrole africain. Proche de plusieurs chefs d’État, il préside un groupe présent dans douze pays (Nigeria, RD Congo, Ghana, Angola, Congo, Mozambique, Mali, Gabon, Égypte, Algérie, Libye, Tunisie) et qui a produit 923?000 barils par jour en 2009. Numéro un africain, il vient de mettre un pied au Togo.

JEUNE AFRIQUE?: Après une année 2009 très difficile, avez-vous renoué avec la croissance en 2010??

PAOLO SCARONI?: Pour les neuf premiers mois de l’année, notre bénéfice net ajusté a progressé de 35 % par rapport à la même période en 2009, à 5,14 milliards de dollars. Les résultats se sont considérablement améliorés dans l’exploration et de la production. Ce n’est pas spécifique à l’ENI, puisque toutes les compagnies ont amélioré leurs bénéfices dans ces secteurs d’activité d’environ 30 %. Notre production mondiale a doublé en dix ans, alors que la grande majorité des autres compagnies ont vu baisser la leur. Et en Afrique, notre production a augmenté de 5,4 % par an depuis 2000. D’ici à 2013, nous prévoyons une croissance de 2,5 % par an.

La situation est-elle identique dans le gaz??

Le secteur a vécu un bouleversement gigantesque. L’exploitation des gaz de schistes [un des gaz non conventionnels, NDLR] a permis aux États-Unis de doubler leurs réserves du jour au lendemain, alors qu’ils devaient devenir importateurs de gaz naturel liquéfié (GNL), provenant notamment d’Afrique, principalement du Nigeria, de l’Angola et de la Guinée équatoriale. Ces derniers se sont alors tournés vers l’Europe et l’Asie.

L’offre de gaz a considérablement augmenté alors que, dans le même temps, la crise économique faisait chuter la consommation. Les prix ont été divisés par cinq et sont restés très bas jusqu’en avril dernier. Depuis, ils ont doublé, et nous avons l’impression que les choses commencent à se rétablir.

Quelle place pour l’Afrique dans votre stratégie??

Notre plan d’investissement mondial est de 53 milliards d’euros sur quatre ans, dont 14,5 milliards sur le continent. Pour nous, l’Afrique est la clé de notre future croissance. Notre production est de 350?000 barils par jour en Afrique subsaharienne. En Afrique du Nord, elle est de 573?000 barils. L’Afrique représente 52 % de notre production totale, qui est de 1?769?000 barils par jour.

Pourtant, en Algérie et en Libye, le climat des affaires se durcit à l’égard des étrangers. Comment vous adaptez-vous??

Pour nous, le business en Libye et en Algérie ne change pas. Peut-être parce que nos intérêts vont au-delà de l’exploration et de la production. Nous achetons 25 milliards de m3 de gaz à l’Algérie, soit un chèque annuel de 6 à 7 milliards d’euros payés au pays. En Libye, nous en achetons entre 8 et 9 milliards de m3. Il y a un mois, j’ai rencontré le nouveau ministre algérien de l’Énergie, Youcef Yousfi – ENI le connaît bien, puisqu’il a été président de Sonatrach il y a une quinzaine d’années –, et le nouveau président de Sonatrach, Nordine Cherouati. Tout va bien.

L’Afrique subsaharienne apparaît comme un nouvel eldorado. Qu’est-ce qui a changé depuis cinq ans??

Hier, nous considérions qu’il y avait trois pays majeurs?: le Nigeria, le Congo-Brazzaville et l’Angola. La découverte du gisement de Jubilee, au Ghana, en 2007, a changé la donne. De nouveaux espaces pétroliers sont apparus, et nous avons décidé d’y investir. Au Ghana, nous avons fait une découverte de 200 à 250 millions de barils, du gaz essentiellement. Nous avons, par ailleurs, acquis tous les blocs au large des 60 km de côtes du Togo. Ensuite, l’acquisition, il y a trois ans auprès de Maurel & Prom du champ de M’boundi, au Congo-Brazzaville, dont les réserves sont estimées à 1,4 milliard de barils, nous a confortés dans notre stratégie de nous développer aussi sur terre (onshore). De nombreuses compagnies préfèrent, pour des raisons politiques et de sécurité, rester en offshore. Nous, nous avons décidé de chercher du pétrole à terre au Gabon, où nous avons gagné en 2008 six nouvelles licences sur 7?30 km2, dans le Cabinda en Angola et au Congo, où nous exploiterons de surcroît des sables bitumineux dans les régions de Tchikatanga et de Tchikatanga-Makola. Enfin, la RD Congo, où nous avons une concession, est très prometteuse.

Des explorations infructueuses ont eu lieu au Togo. Pourquoi y investissez-vous??

Le Togo a du potentiel, sinon nous ne serions pas venus. Toutes les études réalisées nous incitent à être optimiste, d’autant plus qu’à côté il y a le champ de Tano, au Ghana. Peut-être allons-nous investir entre 15 et 20 millions de dollars… ensuite, nous verrons. Au plan mondial, nos dernières activités exploratoires ont été couronnées de succès depuis deux ans, ce qui est très encourageant. Cette année, par exemple, nous avons découvert plus d’un milliard de barils.

Vous étiez intéressé par les parts d’Heritage Oil sur le lac Albert en Ouganda. Finalement, ce sont Total et le chinois CNOOC qui devraient se les partager. Vous êtes déçu??

Nous avons offert à Heritage 1,5 milliard de dollars pour 50 % du bloc qu’il partage avec Tullow Oil, ce qui n’était qu’un apéritif, puisqu’il faudra encore mettre plus de 10 milliards de dollars pour le développer. Tullow a exercé son droit de préemption. Nous n’avons pas insisté, puisqu’au même moment nous avions remporté le champ de Zubair en Irak et de Junin 5 au Venezuela. Nous ne pouvons pas être partout.

Heritage et Tullow sont en conflit avec Kampala sur le montant de la taxe à verser après cette cession. Certains y voient la main d’ENI…

Je suis allé plusieurs fois en Ouganda depuis, mais je ne sais rien des problèmes entre Heritage, Tullow et l’État. Pour nous, cette affaire est terminée.

Une partie du lac Albert se trouve en RD Congo, où vous êtes présent. Est-ce une occasion pour vous de revenir explorer sur le lac??

Notre concession n’est pas sur le lac. Ce n’est pas d’actualité, mais, évidemment, on a cette idée derrière la tête.

Vous allez démarrer des forages au Mozambique. L’Afrique de l’Est est-elle prometteuse??

Le Mozambique fait partie, avec le Mali, des pays que nous avons décidé d’explorer alors qu’il n’y a personne. Le Mozambique offre de bonnes perspectives, d’autant que nous sommes à côté d’un champ de gaz découvert par Anadarko. Et il y a, c’est vrai, un réel intérêt pour l’Afrique de l’Est, que nous allons continuer à regarder.

Vous sentez-vous menacé par la montée en puissance de juniors telles que Tullow??

Elles sont plus courageuses que les majors. Mais je ne suis pas sûr qu’elles aient intérêt à ambitionner de devenir des majors. Elles monnayent leurs découvertes et le font très bien. Nous existons pour deux raisons?: la maîtrise des technologies de production et les importants moyens financiers que l’on peut risquer. Reproduire ce modèle n’est pas évident. Chez nous, des centaines de personnes font de la recherche. La technologie et le financement nous permettent de garder une longueur d’avance.

Jeune Afrique

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