« Dans les marchés publics, la corruption est un frein à la libre concurrence et un handicape pour les meilleurs : Pour favoriser l’émergence de l’ « entreprise citoyenne » et promouvoir la bonne gouvernance, il n’est pas acceptable que l’entreprise qui gagne soit celle qui a triché ». Ce postulat est le relevé dans le discours que le vice-président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Ccciad), M. Daouda Thiam a prononcé à l’ouverture du séminaire sur « l’intelligence économique et organisation d’un système de veille » dédié aux points focaux du projet Accès aux marchés de l’aide au développement (Amade-ProInvest) hier, lundi 22 novembre à Dakar. Selon lui, promouvoir la transparence c’est aussi renforcer la lutte contre la corruption et favoriser la sainte concurrence entre les différents acteurs.
Pour l’Etat, explique le vice-président de la chambre de commerce, « cet état de fait induit des surcoûts budgétaires, une mauvaise répartition des ressources avec comme résultats la mauvaise qualité du travail effectué ou des services fournis ». Avant d’avertir : « La corruption décourage les investisseurs. Ne l’oublions pas : investir est un acte de confiance dans l’avenir, il faut donc que les règles du jeu soient les mêmes pour tous ».
Partant de ce constat, souligne M. Thiam, « l’intérêt de tous est de travailler à ce que la transparence dans les marchés publics soit une référence pour autres domaines de la vie économique de nos pays ».
Louant les avantages de l’«intelligence économique », M. Thiam fait savoir que « l’ouverture des marchés à la concurrence, entraînant avec elle la levée des protections notamment celle de la préférence nationale, amène, aujourd’hui toutes les entreprises à mettre en place de nouvelles stratégies de conquête des marchés en vue d’assurer leur survie et leur développement dans un monde où, il leur faut, au jour le jour, consolider les positions acquises et conquérir de nouvelles pour assurer leur croissance ».
Sud Quotidien






