Archive | November, 2010

L’euro en chute, affaibli par la peur d’une contagion de la crise irlandaise

EUROSL’euro poursuivait sa dégringolade mardi, les investisseurs continuant à craindre une contagion de la crise de la dette souveraine de l’Irlande à d’autres pays de la zone euro, ont relevé les cambistes.
Vers 06H50 GMT (07H50 à Paris), l’euro valait 1,3542 dollar contre 1,3622 dollar lundi.
Dans un premier temps lundi, après l’annonce par Dublin d’une demande officielle d’aide financière, la devise unique européenne avait grimpé jusqu’à 1,3786 dollar avant de perdre du terrain au fil de la journée.
Face à la monnaie japonaise, l’euro était en revanche stable à 113,44 yens contre 113,45 yens lundi vers 22H00 GMT.

De son côté, le dollar progressait face au yen à 83,77 yens contre 83,29 yens lundi soir.
La crainte d’une contagion de la crise irlandaise à des pays considérés comme des maillons faibles, en premier lieu le Portugal et l’Espagne, a repris le dessus et entraîné à nouveau l’euro à la baisse, a relevé David Forrester de Barclays Capital à Singapour.
“Les CDS du Portugal et de l’Espagne sont en train de grimper, le risque de contagion est bien là”, a-t-il déclaré à l’AFP. Les CDS (Credit default Swaps) sont des assurances contre le risque de défaut de paiement d’un Etat ou d’une entreprise.

Comme le marché l’avait anticipé, l’Irlande, en grande difficulté budgétaire, a demandé dimanche de l’aide à la communauté internationale.
Des experts de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) mettaient au point lundi les détails d’un vaste plan de sauvetage, qui pourrait atteindre jusqu’à 90 milliards d’euros.
L’agence de notation financière Moody’s a prévenu lundi qu’elle allait probablement abaisser de plusieurs crans la note souveraine de l’Irlande, en raison du poids de sa dette publique et des incertitudes économiques.
Cette situation provoque de fortes tensions politiques à Dublin, où le gouvernement semble au bord de l’implosion, après que les Verts, membres clefs de la coalition au pouvoir, ont appelé à des élections anticipées.

Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a annoncé lundi en début de soirée qu’il dissoudrait le Parlement après le vote du budget.
Vers 07H50 GMT, la devise helvétique progressait face à l’euro à 1,3385 franc suisse pour un euro, mais se stabilisait face au billet vert à 0,9884 franc suisse pour un dollar.
La livre britannique progressait face à l’euro à 85,18 pence pour un euro, mais baissait face au billet vert à 1,5897 dollar.

AFP

Posted in International0 Comments

PART DES PME DE L’UEMOA A LA COMMANDE PUBLIQUE: Une portion congrue de moins 5 %

uemoaLa part des Petites et moyennes entreprises (Pme) dans la commande publique de la sous région est de moins 5%. Une tendance que les autorités consulaires des huit pays de l’Uemoa veulent inverser en s’appuyant sur l’intelligence économique et l’organisation d’un système de veille efficace.

La commande publique des pays de la sous-région reste toujours la chasse gardée des grandes entreprises et des multinationales. Ce qui, du coup, reste inaccessible aux Petites et moyennes entreprises (Pme) qui se partagent moins de 5 % de l’enveloppe globale des huit pays de l’Uemoa si l’on sait que les Etats constituent les principaux pourvoyeurs de marchés publics. Un diagnostic sans complaisance révèle que cet état de fait résulte en partie de la mauvaise posture des Pme dans cette compétition.

Selon Daouda Thiam, vice-président de la Chambre de commerce d’industrie et des d’agriculture de Dakar (Cciad) la taille des Pme constitue un frein pour accéder aux marchés. Malheureusement, elles n’ont pas les outils nécessaires pour avoir de l’information économique. Une situation qui, d’après M. Thiam, explique le fait que les Pme locales éprouvaient d’énormes difficultés à être informés de l’existence d’un marché, a fortiori des possibilités qui leur sont offertes pour postuler et espérer gagner. Ce qui induit une mauvaise connaissance des textes réglementant les marchés publics. «Il faut une bonne connaissance du code des marchés. Avant de pouvoir compétir, il faut connaître les règles du jeu. Il faut que les Pme viennent s’approprier du code des marchés », estime le vice président de la Cciad.

Pour inverser cette tendance, les chambres consulaires des pays de la sous-région compte s’outiller davantage pour mieux appuyer les Pme dans ce sens. D’où l’intérêt du séminaire sur « l’intelligence économique et organisation d’un système de veille » dédié aux points focaux du Projet Accès aux marchés de l’aide au développement (Amade-Proinvest), ouvert de puis hier, lundi 22 novembre à Dakar. Une rencontre cinq jours qui est un atelier de formation des formateurs dont l’objectif de renforcer les capacités des points focaux du projet qui sont logés au niveau des chambres de commerce des huit pays de la sous-région. Ce qui, selon les initiateurs constitue des outils de base pour pouvoir former les opérateurs économiques, les TPE et les PME pour qu’ils puissent avoir les arguments nécessaires et répondre aux avis d’appels d’offre seuls ou en groupe à travers des consortia afin que les entreprises petites par la taille puissent se mettre ensemble et pouvoir gagner des marchés et les exécuter.

Compte tenu du rôle de levier du secteur privé, il est démontré que le développement ne peut s’effectuer sans un soutient cohérent et structuré des pouvoirs publics incluant la mise à niveau des Pme par rapport à la concurrence internationale. Le directeur général du projet, M. Serge Bombo, informe que le projet Amade financé à plus d’un milliard de F Cfa font les 90% assurés par l’Union européenne, cherche entre autres à informer les entreprises sur les marchés publics, former les entreprises sur les procédures de passation des marchés des grands donneurs d’ordre et sur la connaissance et la maîtrise du code des marchés en vigueur dans le pays.

Sur cette même lancée, le représentant du ministre du commerce à cette rencontre y a ajouté le renforcement des capacités des organisations à délivrer des services d’appui à leurs membres pour l’accès aux marchés publics et l’accroissement de leur rôle dans les débats liés à la participation des Pme locaux aux marchés publics.

Sud Quotidien

Posted in Economie0 Comments

DAOUDA THIAM, VICE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE: « Dans les marchés publics, la corruption est un frein à la libre concurrence… »

chambre de commerce« Dans les marchés publics, la corruption est un frein à la libre concurrence et un handicape pour les meilleurs : Pour favoriser l’émergence de l’ « entreprise citoyenne » et promouvoir la bonne gouvernance, il n’est pas acceptable que l’entreprise qui gagne soit celle qui a triché ». Ce postulat est le relevé dans le discours que le vice-président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Ccciad), M. Daouda Thiam a prononcé à l’ouverture du séminaire sur « l’intelligence économique et organisation d’un système de veille » dédié aux points focaux du projet Accès aux marchés de l’aide au développement (Amade-ProInvest) hier, lundi 22 novembre à Dakar. Selon lui, promouvoir la transparence c’est aussi renforcer la lutte contre la corruption et favoriser la sainte concurrence entre les différents acteurs.

Pour l’Etat, explique le vice-président de la chambre de commerce, « cet état de fait induit des surcoûts budgétaires, une mauvaise répartition des ressources avec comme résultats la mauvaise qualité du travail effectué ou des services fournis ». Avant d’avertir : « La corruption décourage les investisseurs. Ne l’oublions pas : investir est un acte de confiance dans l’avenir, il faut donc que les règles du jeu soient les mêmes pour tous ».

Partant de ce constat, souligne M. Thiam, « l’intérêt de tous est de travailler à ce que la transparence dans les marchés publics soit une référence pour autres domaines de la vie économique de nos pays ».

Louant les avantages de l’«intelligence économique », M. Thiam fait savoir que « l’ouverture des marchés à la concurrence, entraînant avec elle la levée des protections notamment celle de la préférence nationale, amène, aujourd’hui toutes les entreprises à mettre en place de nouvelles stratégies de conquête des marchés en vue d’assurer leur survie et leur développement dans un monde où, il leur faut, au jour le jour, consolider les positions acquises et conquérir de nouvelles pour assurer leur croissance ».

Sud Quotidien

Posted in Economie0 Comments

Afrique subsaharienne : bon progrès dans la lutte contre la pauvreté, mais peut mieux faire

FMIMark Plant, directeur adjoint pour l’Afrique du FMI, a conduit à Dakar une délégation qui, pour la première fois, a décidé de venir présenter en Afrique le Rapport sur les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne… Jusque-là, la présentation de ce rapport se faisait à Washington DC, au siège de l’organisation. Une opportunité pour Les Afriques de rencontrer cet expert du FMI.

Ce Rapport sur les perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne, vous l’avez intitulé « Résilience et Risques », pourquoi cela ?

Résilience parce que l’Afrique a eu une expérience particulière ces dernières années après la crise, le taux de croissance des pays africains ayant augmenté beaucoup plus vite que les années antérieures.

Et pourquoi « Risques » ?

Risques parce que des risques subsistent toujours en Afrique au regard de la conjoncture économique et financière mondiale.

Est-ce que l’on n’a pas plutôt un peu grossi la capacité de résilience des économies africaines, car, on le dit, les pays africains n’étaient pas totalement connectés à l’économie mondiale.

Oui effectivement, à part l’Afrique du Sud, les premiers effets de la crise n’ont pas été ressentis en Afrique. Mais il faut savoir que c’est la deuxième partie de la crise qui a touché l’Afrique, lors de sa mutation en crise financière dans les pays développés, qui est donc par la suite devenue une crise de demande pour les produits africains.

Mais même lorsque cette deuxième vague de la crise est arrivée en Afrique, une fois de plus, quelle était son ampleur réelle, si l’on sait que seuls certains pays étaient touchés ?

Les pays à faibles revenus n’étaient pas très affectés, mais tous les pays qui ont des exportations sont dépendants de la demande de leurs produits, et donc plusieurs pays africains ont été frappés en Afrique, et pas seulement les pays développés.

Peut-on dire que la croissance de l’Afrique sera plus rapide maintenant par rapport aux autres pays ?

Oui, plus rapide que dans beaucoup de pays développés. On prévoit un taux de croissance moyen cette année de 4,8% et en 2011 de 5,5%. Ce sont là des taux de croissance plutôt rapides. Dans le siècle précédent, lors des trois dernières crises, le taux de croissance était beaucoup plus faible.

Au regard du taux de croissance démographique en Afrique, ne peut-on pas dire qu’un taux de croissance économique de 4% est encore faible ?

Oui, vous avez raison, c’est encore un peu faible. Pour faire des progrès appréciables dans la lutte contre la pauvreté, il faudrait des taux de croissance de 7 à 8%.

On a beaucoup parlé dans votre rapport des pays de l’UEMOA, quelles étaient leurs spécificités face à cette crise ?

L’Uemoa est un groupe de pays ouest-africains qui a une économie plutôt agricole. Ce qui était, dans une certaine mesure, bénéfique, car les produits agricoles étaient toujours très demandés. Donc cela a aidé un peu ces économies. Mais en même temps, ce sont des pays qui n’ont pas eu une croissance très, très forte.

Si l’on fait des projections jusqu’en 2011, est-ce que les taux de croissance de l’Uemoa sont intéressants selon vous ?

C’est correct, puisque leur taux de croissance oscillera entre 4 et 5%, mais on peut faire mieux si on a des investissements dans les infrastructures, plus de transparence dans la gestion des affaires, et plus de réformes dans le cadre de la bonne gouvernance.

Quel est le pays qui, dans la zone Uemoa, vous a le plus impressionné en termes de gestion économique ?

Nous avons trouvé que le Burkina, le Bénin et le Mali ont beaucoup progressé et enregistré des taux de croissance assez importants.

Vous avez dans ce rapport beaucoup évoqué les politiques monétaires et budgétaires des pays. Est-ce que ces quelques pays de l’Uemoa ont fait des progrès réels à ce niveau ?

Oui, surtout des progrès dans le domaine budgétaire, où il s’agit de bien maîtriser les dépenses, et en même temps de réunir des financements par les recettes fiscales, ou auprès de bailleurs de fonds, pour financer le budget de façon appropriée.

L’arrimage du franc CFA de la zone Uemoa à la zone Euro, est-ce réellement un avantage selon vous ?

Oui. Cela a donné aux pays de la zone une certaine stabilité macroéconomique. Il n’y avait pas d’inflation très élevée. Et cette stabilité a été bénéfique pour toute la région.

Mais le Ghana, où la devise n’est pas arrimée à l’euro, a fait aussi bien, sinon mieux…

Mais le Ghana a d’énormes potentiels qu’il ne faut pas négliger. Il y a non seulement les produits agricoles d’exportation, mais aussi le pétrole qui va bientôt animer l’économie. On a le choix entre un taux de change fixe ou variable, ce sont des choix importants pour chaque pays, mais chaque cas de figure a ses atouts.

Au regard des conclusions de ce rapport, est-ce que le FMI se dit satisfait des performances économiques de l’Afrique subsaharienne aujourd’hui ?

Oui, satisfait, mais on doit faire mieux dans la lutte contre la pauvreté et pour l’emploi.

Les Afriques

Posted in Economie0 Comments

Conjoncture : avis de beau temps

kaburekaL’Afrique retrouve un taux de croissance de 5 % par an. Si les pays ne progressent pas tous au même rythme, les perspectives sont très favorables. Le continent aurait-il enfin rendez-vous avec le développement??

Tout est bien qui finit bien. L’économie fonctionne-t-elle sur les mêmes ressorts que le cinéma?? Inquiet pour l’Afrique au début de 2010, le Fonds monétaire international (FMI) retrouve le sourire en cette fin d’année. L’institution a confirmé le 2 novembre les bonnes perspectives économiques du continent entrevues en octobre, avec une prévision de croissance de 5 % pour l’Afrique subsaharienne en 2010 et de 5,5 % en 2011. « L’Afrique est le continent qui connaît la plus forte croissance au monde après l’Asie », assure Abebe Selassie, économiste au FMI.

Même si cela ne suffira pas pour sortir le continent de la pauvreté, l’économie renoue avec le rythme de croissance moyen du PIB qu’elle connaît depuis le début des années 2000, faisant (presque) oublier le faux pas de 2009 (2,9 %). « Tous les pays africains ont bien résisté à la crise, y compris les plus pauvres, grâce aux politiques macroéconomiques des États et aux nombreuses annulations de dettes », explique Roger Nord, économiste au département Afrique du FMI.

« Ce n’est pas encore la flamboyance, mais nous ne sommes plus dans l’afro-pessimisme des années 1980 et 1990. J’appellerais ça de l’afro-réalisme », s’est félicité, le 27 octobre, Donald Kaberuka, le président de la Banque africaine de développement (BAD), lors de la conférence économique annuelle organisée par l’institution régionale à Tunis. La prudence reste de mise. La reprise africaine dépendra fortement de la santé de l’économie mondiale. Et tous les dangers ne sont pas écartés. Les difficultés qui menacent le continent par un effet de contagion n’ont pas encore été éliminées, loin s’en faut (anémie des économies européennes et impact sur les exportations africaines, guerre des monnaies, spéculations sur les matières premières, etc.).

Renforcer les liens avec l’Asie et l’Amérique latine

Pour que les perspectives de croissance se concrétisent sur le continent, il faudra que l’économie mondiale progresse de 4 % à 4,5 % par an. Ce qui est loin d’être acquis. « L’assainissement des finances publiques et l’austérité budgétaire dans les principales économies développées présagent une réduction de la demande mondiale qui aura des incidences directes sur les exportations de l’Afrique et sur l’aide publique au développement, dont le besoin se fait cruellement sentir », redoute Abdoulie Janneh, le secrétaire général adjoint de l’ONU et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique.

C’est pour cette raison que tous les observateurs insistent pour que le continent renforce ses liens avec les pays émergents d’Amérique latine et d’Asie, qui connaîtront, comme la Chine, des taux de croissance de plus de 7 %. La tendance est en marche et explique en partie la résistance de l’Afrique à la crise. L’Asie absorbe désormais jusqu’à 27 % des exportations africaines, contre 14 % en 2000. Un chiffre qui se rapproche de celui des exportations du continent vers ses partenaires traditionnels d’Europe et des États-Unis.

Toutefois, l’ensemble des économies africaines ne progresseront pas au même rythme. « La reprise sera très différente selon les pays. Si elle sera lente en Afrique du Sud, la plupart des pays retrouveront très vite leur niveau de croissance d’avant la crise », nuance Roger Nord. Le FMI distingue huit pays (Bostwana, Cap-Vert, Éthiopie, Maurice, Mozambique, Ouganda, Rwanda et Tanzanie). Entre 1995 et 2009, leur PIB par habitant a plus que doublé, soulignant le dynamisme de ces économies, presque toutes à l’est du continent et anglophones… Contre une progression de « seulement » 60 % pour le Burkina Faso, premier pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) classé dans ce domaine.

Autre différence?: les huit pays encensés par le FMI ont connu une croissance moyenne de 6,8 % par an depuis 1995, contre 3,6 % pour les pays de l’UEMOA. L’institution de Washington a voulu comprendre les raisons de cet écart, même si « le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et le Bénin font presque aussi bien », tempère Roger Nord. Selon lui, un niveau d’investissement moindre du public et du privé, des économies moins compétitives, avec un environnement des affaires plus difficile et des infrastructures (routes, production d’électricité…) moins performantes, ainsi qu’un accès plus restreint aux sources de financements, expliquent ces différentiels de croissance.

Le club des «Bric » bientôt talonné??

Il n’empêche. Dans un contexte mondial troublé, et malgré des performances très disparates, les économies africaines préserveront leur dynamisme en misant d’abord sur leurs propres forces. « La demande intérieure devrait rester vigoureuse en s’appuyant sur la hausse des revenus réels et le rythme soutenu de l’investissement », note le FMI. « À partir de 2011, la croissance devrait légèrement ralentir dans les pays en développement d’Asie tandis qu’elle devrait s’accélérer modérément en Afrique subsaharienne », avance même l’institution. L’Afrique championne du monde de la croissance?? Un scénario prématuré. Mais qui sait?? « Les études le prouvent?: l’Afrique ne souffre pas de l’absence d’entreprises compétitives mais de celle d’un système compétitif », insiste Pascal Lamy, le président de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les économistes qui observent le continent ont d’ailleurs identifié les clés pour inscrire son développement dans le temps. « Quatre éléments sont cruciaux à mon avis pour mettre les pays africains sur une voie de croissance durable à long terme?: accélérer l’intégration régionale, établir une meilleure planification faisant pleinement intervenir le secteur privé, diversifier les économies en termes de secteurs et de géographie, et mobiliser des ressources pour financer le développement », dresse, comme feuille de route pour les années à venir, Abdoulie Janneh.

L’Afrique va décoller. Même les observateurs les plus récalcitrants ou les plus difficiles à convaincre en sont persuadés. Après les cabinets de conseil américains Boston Consulting Group et McKinsey, c’est au tour de leur compatriote Goldman Sachs de faire l’éloge du continent dans une étude datée du 14 octobre. « De plus en plus de groupes étrangers regardent les opportunités en Afrique, et la question qu’ils nous posent le plus souvent est de savoir quand les Africains connaîtront un futur aussi éclatant que les Brésiliens, les Russes, les Indiens ou les Chinois [les Bric, NDLR] », relèvent les économistes de Goldman Sachs Asset Management. Selon eux, l’Égypte et le Nigeria talonneront les Bric d’ici à 2050. Ils formeront le groupe des « onze pays africains » les plus développés avec la RD Congo, l’Éthiopie, le Kenya, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda et le Zimbabwe. « Pour que ce scénario se matérialise, il faudra que ces pays soient transparents et disposent d’un environnement des affaires attrayant, conclut Goldman Sachs. Sinon, le rêve du continent africain rejoignant les Bric n’aura été qu’un rêve. »

Jeune Afrique

Posted in Economie0 Comments

Industries textiles : Démarrage imminent de la production à Domitexka-Saloum

usine textileFermée depuis mars 2010, l’usine de textile Sotexka, basée à Kahone, va redémarrer dès cette semaine sous la nouvelle appellation de Domitexka-Saloum. Cela est le résultat de plusieurs mois de négociations entre le repreneur Serigne Mboup, les anciens travailleurs de la Sotiba et de Sotexka ainsi que l’Etat du Sénégal.

Après moult tractations, l’usine textile de Kahone (Sotexka) va reprendre du service dès cette semaine. A en croire Lamine Kane, l’Administrateur délégué de la Domitexka – Saloum, la nouvelle appellation de la Sotexka -, la production va reprendre dès ce début de semaine. Et d’ailleurs les premières équipes de travailleurs rejoindront le site au même moment.
Toujours, selon Lamine Kane, le démarrage de la production concerne, dans un premier temps, trois unités industrielles sur un total de neuf unités. Ces trois unités sont la filature, l’impression et la teinture (la Guinée export). ‘L’installation des autres unités se fera de manière progressive et nous pensons le faire dans un délai de six mois, car ce sont des unités industrielles énergétivores’, annonce Kane. D’ailleurs, Domitexka compte installer sa propre unité de production d’électricité à partir de la biomasse. Au regard du peu de temps mis dans le montage du dossier et la reprise effective de Domitexka – moins de six mois selon Lamine Kane – l’Administrateur délégué affirme que c’est un exploit vu le nombre considérable de difficultés que lui et son staff ont eu à lever. ‘D’habitude, il faut environ 10 mois pour régler tout cela’, précise-t-il.

Sur le plan financier, 300 millions de francs Cfa ont déjà été injectés dans le projet sur un total de 500 millions de francs Cfa. Quid du règlement du passif social (788 millions de francs Cfa dus aux travailleurs) objet de malentendu entre les anciens travailleurs de l’ex-Sotiba et Sotexka et le repreneur Serigne Mboup, lors de la signature du protocole d’accord de la reprise de l’ex-Sotexka le 14 octobre dernier ? ‘Nous avons déjà trouvé une solution à ce problème des arriérés de salaire à travers des rencontres avec les représentants des travailleurs dans le cadre d’une commission que nous avons mise en place. L’Etat du Sénégal s’est porté garant du solde du passif social entre Politexka et les travailleurs de l’ex-Sotiba en nous rétrocédant un titre foncier et un terrain non identifié. C’est un point essentiel du protocole d’accord et je crois que l’Etat va tenir ses engagements, car un ministre d’Etat (Abdoulaye Baldé, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, cosignataire du protocole d’accord, Ndlr) ne va pas prendre des engagements au nom de l’Etat pour rien’, rétorque Lamine Kane.

Enième reprise

Pour rappel, les anciens travailleurs de l’ex-Sotiba et de Politexka avaient fait du paiement de leurs arriérés de salaire une condition sine qua non de toute éventuelle reprise du travail. Joint au téléphone par nos soins, une source très au fait du dossier, tout en se félicitant de la reprise imminente de la production à Domitexka, ne pense pas moins que cela constitue une énième reprise. ‘D’abord, le repreneur (Serigne Mboup, Ndlr) n’a pas l’expertise industrielle en matière de textile d’autant plus que le secteur est aujourd’hui confronté aux conséquences qu’induisent l’ouverture des marchés et la mondialisation. Le secteur est extrêmement fragilisé aujourd’hui. Ensuite, la reprise de la Sotexka obéit à des considérations beaucoup plus politiques qu’économiques. Rappelez-vous, à chaque fois que s’opérait une reprise dans le textile, elle coïncidait bizarrement avec une période pré- électorale (en 1983, 1988, 1993… avec la Nsts, Indosen, Sotiba-Simpafric…). Sans jouer aux oiseaux de mauvais augure, je suis d’avis que cela ne marchera pas’, martèle-t-il.

En attendant, les premières machines de filature, d’impression et de teinture commenceront, sous peu, à ronronner dans l’usine Domitexka de Kahone, et seul l’avenir dira ce qu’il adviendra de leur destin.

Walfadjri

Posted in Economie0 Comments

A Francfort, Ben Bernanke tance la Chine et les pays émergents

bernankeBen Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), ne laissera pas dire que son institution pratique une politique irresponsable et dangereuse. Alors qu’une vague de critiques a accueilli la récente décision de la Fed d’injecter 600 milliards de dollars dans le circuit financier pour relancer l’économie, M. Bernanke, invité d’honneur d’une conférence de banquiers centraux, vendredi 19 novembre, à Francfort, a préféré prendre le problème dans l’autre sens.

Selon lui, ce sont d’abord la Chine et d’autres pays émergents qui, en freinant l’appréciation de leur devise, contribuent aux déséquilibres mondiaux. Et aggravent le phénomène d’une reprise mondiale “à deux vitesses” : lente dans les économies avancées, comme les Etats-Unis “où le taux de chômage stagne depuis dix-huit mois à près de 10%”, rappelle M. Bernanke, mais très rapide dans le monde émergent.

MENACE DE REPRÉSAILLES

Dans ces conditions, “pourquoi les autorités de nombreux pays émergents ont-ils empêché l’appréciation de leurs devises à des niveaux plus adaptés à leurs fondamentaux économiques ?”, a interrogé le banquier central américain dans un discours académique mais au ton très direct.

L’annonce d’un nouvel assouplissement monétaire par la Fed, début novembre, avait soulevé une véritable fronde en Chine, en Corée du Sud ou au Brésil. Tous ces pays accusent les Etats-Unis de pratiquer une stratégie du dollar faible et de provoquer un afflux de capitaux vers leurs économies.

Certains n’ont pas hésité à brandir la menace de représailles, entre contrôle de capitaux et intervention sur le marché des changes. L’objectif : tenter de contrôler l’évolution de leur devise et préserver leurs exportations. M. Bernanke prône la stratégie contraire.

“ASSOUPLISSEMENT QUANTITATIF”

Les pays émergents, selon lui, doivent laisser leur monnaie s’apprécier pour limiter la surchauffe de leur économie, accompagner le rééquilibrage de la croissance mondiale et prévenir la déflation dans les pays en convalescence. Ces derniers sont loin d’être sortis de l’ornière. Quant aux Etats-Unis, a rappelé le patron de la Fed, “on ne peut exclure que le chômage continue à grimper à court terme”.

En lançant une nouvelle vague d’”assouplissement quantitatif”, la Réserve fédérale chercherait “à soutenir la reprise économique, à promouvoir une croissance plus rapide de l’emploi, et à réduire les risques” de déflation, affirme son président. Et M. Bernanke de souligner que l’économie américaine n’est pas là seule en jeu : “Une forte expansion des économies émergentes dépendra, au bout du compte, du rétablissement des économies plus avancées”.

Le Monde

Posted in International0 Comments

ÉVOLUTION DES PRIX DES PRINCIPALES MATIÈRES PREMIÈRES DANS LE MONDE : Les cours du pétrole en repli et ceux des produits alimentaires en hausse

raffinerie pétroleAu troisième trimestre de l’année 2010, les cours du pétrole brut exprimés en dollar ont baissé, se situant à 76,9 dollars contre 79,7 dollars au trimestre précédent, soit un repli de 3,6 %, selon la dernière note trimestrielle de conjoncture dans l’Uemoa, publiée par la Bceao.

Les cours du pétrole brut exprimés en dollar ont baissé au troisième trimestre de l’année 2010, se situant à 76,9 dollars contre 79,7 dollars au trimestre précédent, soit un repli de 3,6 %. Selon les services de l’institution financière sous-régionale de l’Afrique de l’Ouest, cette tendance est relevée également pour les cours exprimés en franc CFA, qui ont enregistré une baisse, en moyenne de 1,5% au troisième trimestre 2010. Quant aux cours internationaux des produits alimentaires, ils ont, au contraire, enregistré une hausse de 7,1% au troisième trimestre 2010 par rapport au trimestre précédent. Cette augmentation du cours des denrées alimentaires est due au renchérissement du blé (34,1%) et du sucre (14,7%). La hausse des cours du blé est liée à la baisse de la production en Russie, induite par la sécheresse. Par ailleurs, la suspension des exportations décidée en Russie et en Ukraine a alimenté les spéculations sur les marchés internationaux du blé. En ce qui concerne les produits exportés par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), les cours du coton sont restés bien orientés au troisième trimestre 2010, alors qu’une détente des prix du cacao a été enregistrée. S’agissant des cours du coton, ils ont progressé de 15,7% en septembre 2010, en raison des perspectives de baisse de la production, induite par les inondations en Chine et au Pakistan.

Selon « l’US Department of Agriculture » (ministère de l’Agriculture des Etats-Unis), la consommation mondiale de coton fibre est attendue en hausse et devrait être supérieure de 15 % à la production. En revanche, les cours du cacao qui avaient atteint des sommets au cours de la période récente sont en baisse de 6,4% en septembre 2010. Cette évolution est liée aux bonnes perspectives de récoltes en Côte d’Ivoire en 2010 par rapport à 2009. Au chapitre des taux de changes des principales devises dans les marchés financiers mondiaux, l’on note que le dollar des Etats-Unis s’est déprécié au cours du troisième trimestre 2010, par rapport aux principales devises en liaison avec les inquiétudes sur la croissance américaine. S’agissant de l’euro, le marché semble avoir apprécié positivement les différentes actions menées en vue de ramener la confiance dans le système bancaire et financier européen après la crise des dettes souveraines de plusieurs pays de la Zone euro.

Le Soleil

Posted in Economie, International0 Comments

2e TRIMESTRE DE 2010 AU SENEGAL : La reprise de l’activité économique se confirme, selon l’Ansd

soumbediouneLa note d’analyse de l’indice harmonisé des prix à la consommation publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) annonce une confirmation de la reprise de l’activité économique. Cependant, on note une tendance à la hausse des prix à la consommation au Sénégal et dans l’Uemoa.

La reprise de l’activité économique au Sénégal, annoncée au deuxième trimestre de 2010, se confirme et se déroule comme prévu, annonce l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans sa note d’analyse de l’indice harmonisé des prix à la consommation concernant la période précitée. Le document fait état d’un ralentissement global de la hausse des prix à la consommation, en dépit de l’augmentation des matières premières. « Toutefois, prévient l’Ansd, il est à noter au sein des pays de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa), une hausse des prix au cours de la période sous revue, se traduisant par un taux d’inflation estimé à 1,5% en septembre 2010. » Le Sénégal n’a pas été épargné par cette tendance haussière des prix à la consommation dans l’Uemoa, au troisième trimestre 2010. Ainsi, durant cette période, ces prix se sont appréciés de 3,2%. Selon le document, cette évolution est le résultat de la hausse des prix des « produits alimentaires et boissons non alcoolisés » de l’ordre de +9,7% et des services de « restaurant et hôtels (+1,4%). Cependant, on note un repli des prix des « articles d’habillement et chaussures » et des services de « logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » respectivement de 0,7% et 0,5% au troisième trimestre 2010. Ainsi, comparé à la période correspondante de l’année 2009, on constate que les prix à la consommation ont progressé de 2,5 %.

Renchérissement des poissons frais

Sous l’angle de l’évolution par fonctions de consommation, qui permet une appréciation des fluctuations des prix et leur contribution à l’évolution d’ensemble, on note que les « produits alimentaires, boissons non alcoolisées » ont enregistré la plus forte hausse avec +9,7%, au cours du troisième trimestre 2010. Cette situation s’explique par le renchérissement des « poissons frais » (+66,0%), à cause de leur rareté pendant l’hivernage, des « légumes frais en fruits ou racines (+31,8%), des « légumes frais en feuilles » (+18,1%), des « légumes secs et oléagineux » (+15,3%), des « sels, épices, sauces et produits alimentaires non dénommés ailleurs » (+13,1%), et des « autres fruits frais » (+11,3%). Par contre, les prix des pâtes alimentaires ont connu un repli (-3,9%), de même que ceux des autres matières grasses (-3,7%), ce qui a atténué la tendance de la fonction. Les légumes ont vu leurs prix hausser du fait de la fin de la campagne maraîchère. Concernant les fruits, le relèvement de leurs prix s’explique par le caractère saisonnier de certaines variétés, explique la note de l’Ansd. En variation annuelle, les prix des produits alimentaires ont progressé de 7,7%. La fonction a fortement contribué à la variation de l’indice global (+97,8%), ajoute le document.

Un renchérissement des prix des biens et services « restaurants et hôtels » de 1,4% a été noté par rapport au deuxième trimestre 2010. Il résulte l’accroissement des prix des « restaurants, cafés et établissements similaires » (+1,4%). En variation annuelle, ajoute le document, les prix de la fonction ont progressé de 1,6%. Cette fonction a contribué de façon significative à la variation du niveau général des prix à hauteur de +2,8%. Quant aux prix des services de communication, ils ont connu une croissance de 0,6% sous l’effet d’une augmentation des prix de la « communication téléphonique » de +0,9%. Comparé à la même période de l’année précédente, l’indice de la fonction s’est replié de 6,5%. Les biens et services divers ont enregistré une hausse des prix de 0,6% aussi, au cours de ce troisième trimestre de 2010. Cette situation s’explique à la hausse des prix des « articles de bijouterie et d’horlogerie » (+3,8%) et des « salons de coiffure et instituts de soins et de beauté » (+0,5%). Comparés au troisième trimestre de 2009, les prix de la fonction se sont repliés de 3,6%.

Hausse des prix de transports

Il y a eu aussi hausse des prix des services de « transports » (0,4%) suite à une augmentation des prix des « carburants et lubrifiants » (+1,7%) à la suite de la révision des prix des hydrocarbures raffinés, en août dernier, et des services de « transport aérien de passagers (+1,5%). Une augmentation a été aussi notée dans les prix des « meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer » (0,3%), des services de « santé » (0,3%) là où les « boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants » sont demeurés stables. On note aussi une stabilité des prix des services de « l’enseignement », contre une hausse des prix des « articles d’habillement et chaussures (0,7%). Par contre, les services de « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » ont vu leurs prix se contracter de 0,5% sous l’effet d’une évolution de ceux du « gaz » (-1,9%) et des « loyers effectifs des locataires et sous-locataires » (-0,7%).

Le Soleil

Posted in Economie0 Comments

APRÈS QUE L’ARMP A DEMANDE L’ANNULATION DU CONTRAT ARTP-GLOBAL VOICE : Le président Wade retire le décret sur la facturation des appels téléphoniques internationaux

sonatelL’Autorité de régulation des marchés publics avait demandé l’annulation du contrat liant l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et la société Global Voice portant contrôle et tarification des appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal. Le président de la République a retiré le décret qui rendait possible ce partenariat concernant la facturation des appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal.

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a annulé le décret 2010-632 du 28 mai 2010 fixant le contrôle et la nouvelle tarification des appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal, tâche qui avait été confiée à la société Global Voice Groupe S.A. par l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp). Cette décision du chef de l’Etat, annoncée samedi dernier par la télévision publique, la Rts, intervient deux mois après que le Comité de règlement des différends (Crd) de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a ordonné, par décision n° 127/10/Armp/Crd du 15 septembre dernier, l’annulation de la procédure relative à la conclusion du contrat de partenariat entre l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et la société Global Voice groupe S.A., suite à une dénonciation de la Société nationale des télécommunications (Sonatel). Ce contrat permettait à Global Voice d’assister l’Artp dans la mise en place d’un système de contrôle et de tarification des communications téléphoniques internationales entrant au Sénégal. Invité par la rédaction du quotidien Le Soleil, Ndongo Diaw, directeur général de l’Artp, justifiait ce recours à Global Voice pour facturer et contrôler les appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal par le fait que l’Etat « ne bénéficie d’aucun franc » venant de ces communications. Il ajoutait aussi que le Trésor public pouvait gagner dans cette affaire cinq milliards de francs Cfa par mois. 51% de l’argent généré par la nouvelle facturation devait revenir à l’Etat et 49% à Global Voice, ajoutait-il. Selon M. Diaw, la destination Sénégal était sous-facturée.

La Sonatel n’avait pas tardé à réagir, notamment en saisissant l’Armp par lettre du 9 août 2010, pour dénoncer ce qu’elle considérait comme un « marché de gré à gré » entre l’Artp et Global Voice. Dans sa décision, le Comité de règlement des différends de l’Armp estimait que « la satisfaction des besoins de l’Artp pour le type de prestations envisagées doit faire l’objet d’un appel à la concurrence, conformément au Code des marchés publics ».

Bataille juridique

Au début de cette affaire, l’Artp avait saisi par lettre la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) pour « solliciter l’autorisation de souscrire un contrat portant sur une assistance pour la mise en place d’un système de contrôle et de tarification des appels internationaux entrant au Sénégal ». La Dcmp répondait, par lettre du 11 mars 2010 que « sur la base des informations reçues », elle avait « confirmé » son avis de non objection à la demande de l’Artp. Mais le Crd de l’Armp, dans sa décision, estimait que l’autorisation donnée par la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) à l’Artp de passer un contrat par entente directe n’est pas fondée. Pour le Crd de l’Armp, il est inexact de qualifier le projet de contrat entre l’Artp et Global Voice de contrat de partenariat public-privé, mais il s’agit plutôt d’une délégation de service public.

Le directeur général de la Sonatel, qui avait saisi l’Armp sur simple dénonciation, condamnait dans sa lettre un marché conclu de « gré à gré » au motif que Global Voice était la seule entreprise capable de réaliser cette activité, alors que d’autres sociétés pouvaient offrir les mêmes prestations. D’ailleurs, la Sonatel refusait d’obtempérer, s’opposant même à toute installation dans ses locaux du matériel technique de contrôle en temps réel du trafic international entrant. L’Artp, par la voix de son directeur général, Ndongo Diaw, menaçait la Sonatel de procéder à une facturation estimée si elle refuse de coopérer. Le Crd de l’Armp, saisi par son président en sa session du 8 septembre 2010, avait ordonné la suspension de la procédure pour y voir plus clair. L’Artp saisit la Cour suprême pour contester la demande d’annulation de son contrat avec Global Voice. La bataille juridique continua devant le tribunal, puisque la Sonatel poursuivait un responsable de Global Voice pour diffamation. Ce dernier saisit à son tour la justice en poursuivant un syndicaliste de la Sonatel, Mamadou Aïdara Diop, pour diffamation. La décision du président Wade sonne la fin de ce long bras de fer autour des appels téléphoniques internationaux.

Le Soleil

Posted in Economie0 Comments

Tabaski 2010 : Les mesures du gouvernement n’ont pas empêché la pénurie de mouton

moutonLa suppression de la Tva de 18 %, la subvention de l’aliment de bétail et les mesures sécuritaires entreprises par le gouvernement n’ont pas empêché la pénurie de mouton à Dakar. Certains pères de famille ont passé plusieurs heures entre Rufisque, Thiaroye, Diamniadio et Yarakh sans trouver un mouton. Les seuls qui étaient disponibles sur ces différents points de vente étaient hors de portée.

Malgré les dispositions prises par le gouvernement pour un bon approvisionnement du marché sénégalais en mouton afin de faciliter l’acquisition par les populations de moutons de qualité à des prix abordables, l’animal s’est fait rare à la veille de la fête. En effet, mardi soir, le mouton était introuvable dans plusieurs localités de la capitale. Ainsi, à Rufisque les pères de famille qui ont attendu la veille de la fête pour trouver un mouton l’ont appris à leurs dépens. En effet, ils ont passé plusieurs heures dans l’unique point de vente de la ville à la recherche de béliers sans en trouver. Les seuls qui étaient encore disponibles l’étaient à un prix exorbitant. La demande étant supérieure à l’offre, la spéculation pouvait commencer. Ce qui a fini par révolter certains qui avaient pourtant pris pour argent comptant les déclarations des autorités à l’issue du conseil interministériel sur la Tabaski où celles-ci avaient soutenu urbi et orbi que le pays serait bien approvisionné avec 690 mille moutons. Dont 200 mille rien que pour la région de Dakar pour éviter toute pénurie sur le marché. Mais, à l’arrivée, ces mesures n’ont pas permis d’éviter une grande pénurie. Ce qui a poussé des pères de famille à faire des va et vient incessants entre Rufisque, Bargny, Thiaroye, Yarakh, la Patte d’Oie et Diamniadio pour trouver un mouton.
‘J’ai tourné en rond pendant 3 heures à Rufisque sans trouver de mouton. On m’a finalement conseillé d’aller à côté du stade Léopold Sédar Senghor. Et c’est là-bas que j’ai pu trouver ce mouton. Et pour celui-ci, l’on m’a réclamé plus de soixante mille francs Cfa’, explique ce jeune homme chanceux que nous avons rencontré à Rufisque tard dans la soirée. Effectivement, à l’endroit indiqué, on parvenait à apercevoir quelques têtes de bétail. Mais comme à Rufisque et Yarakh, leurs prix ne cessaient de croître au grand dam des acheteurs qui ne disposent pas chez d’eux d’espace pour garder l’animal et qui donc ne peuvent en payer qu’à la veille de la fête. Un d’entre eux, rencontré à Grand Médine, l’air inquiet et la fatigue se lisant sur le visage, se désole d’une telle situation. ‘On n’a jamais vu ça ici depuis l’année 2004. C’est le gouvernement qui nous a floués en soutenant que le mouton sera disponible à suffisance à Dakar. Non seulement on n’en trouve pas mais les ‘agneaux’ disponibles sont hors de portée’, indique-t-il avant de se résigner à aller vers la ville de Thiès pour tenter d’y acquérir l’animal rare pour faire le sacrifice d’Abraham.

Les éleveurs se frottent les mains

Une telle situation fait l’affaire des éleveurs. Ces derniers n’hésitaient pas à réclamer des sommes faramineuses rien que pour un ‘agneau’. Faisant fi de l’inquiétude qui habite certains pères et mères de famille peu avant l’aube, un vendeur peulh balance à un acheteur qui lui proposait autant pour un de ses moutons : ‘Il n’y a pas de mouton à cinquante mille francs Cfa dans mon enclos’.

Pendant ce moment, d’autres éleveurs, eux, avaient déjà fini de plier bagage. Ayant réalisé une bonne traite cette année où ils ont réussi à tous vendre à temps, ils pourront passer la fête en famille. En effet, lorsque nous quittions ce point de vente, nombre d’entre eux avaient d’ores et déjà empilé leurs matelas, gamelles, aliments, et autres abreuvoirs dans un bus de transport et attendaient que les collègues réalisent les dernières affaires pour débarrasser le plancher. L’air méfiant, ils ne voulaient même pas être approchés par un inconnu encore moins parler à un journaliste.

Quatre heures et demie à Rufisque. Là, des pères de famille attendaient désespérément la chance de trouver un mouton. Quelques instants plus tard, un vendeur sans doute informé par l’opportunité d’affaire qui se présentait à Rufisque, débarque avec des moutons. Mais, assailli par les nombreux clients, il a fini par refuser d’y débarquer ses moutons de peur de se faire voler.

Déçu par le calvaire qu’il a vécu durant toute la nuit, un acheteur tente de trouver une explication à la situation. Il pense ainsi que le gouvernement s’est fait berner par les éleveurs cette année. ‘Les éleveurs ont demandé une limitation des importations de moutons maliens et mauritaniens et n’ont pas pu satisfaire le marché local. Là, ils se sont fait beaucoup d’argent sur le dos des populations. L’Etat ne devait pas supprimer les taxes encore moins les subventions sur l’aliment de bétail. Cela n’a servi à rien. Car, ce sont eux (les éleveurs, Ndlr) qui ont gagné sur tous les coups’, tonne-t-il.

Walf

Posted in Economie0 Comments

INVESTISSEMENTS PUBLICS : 3011 milliards sur trois ans

abdoulaye diopTrois mille onze milliards six cent vingt huit millions (3011.628.000.000) de nos francs. C’est le montant prévu pour l’exécution du Programme triennal d’investissements publics 2011-2013 (Ptip) à l’horizon 2013 qui accuse une hausse de 567,743 milliards de francs Cfa par rapport au programme précédent. Selon le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, qui faisait face, lundi dernier, aux députés pour la clôture de la session, ce budget va prendre en charge 84% du Document de politique économique et sociale du Sénégal.

Sur un montant de ressources prévues pour ce Ptip 2011-2013 qui s’élèvent à 3011,628 milliards de francs Cfa, plus des deux tiers de cette somme, soit 2715,736 milliards de francs Cfa, seront destinés à la réalisation des orientations stratégiques du Document de politique économique et sociale. Ainsi, pour ce présent Ptip, les ressources prévues ont connu une hausse de 567.743.000.000 de francs Cfa par rapport au programme précédent. Cette hausse du budget est motivée par la volonté du gouvernement sénégalais de mettre en œuvre le projet de prolongement de l’autoroute à péage de l’aéroport international Blaise Diagne à Mbour et Thiès et aux investissements qui seront destinés à l’exécution d’autres projets d’irrigation et de gestion des ressources en eau, ainsi qu’à la réhabilitation des routes. Ainsi, dans la répartition des investissements prévus pour la réalisation des orientations stratégiques du Document de politique économique et sociale, 594,111 milliards de francs Cfa seront destinés à la modernisation du secteur agricole et au développement du monde rural ; 47, 054 milliards à la culture de la gestion axée sur les résultats ; 1329, 451 milliards aux infrastructures d’accompagnement (routes, ports, énergie et aménagement du territoire) ; 655,650 milliards à l’amélioration des services sociaux de base et 89,460 milliards aux politiques transversales et d’accompagnement.

Bon taux de recouvrement : 1700 milliards de francs

« C’est un budget qui, en recettes, fait un total d’à peu près 2080 milliards de francs Cfa (plus exactement 2081 milliards) et 2131 milliards en dépense avec une grosse partie des dépenses d’investissement qui fera à peu près 800 milliards dont 35% seulement sont pris en charge par les partenaires techniques et financiers et 65% soutenus par des ressources internes », a assuré le ministre d’Etat, Abdoulaye Diop. Il a estimé que si cela a été possible, c’est surtout grâce à un « un bon taux de recouvrement qui avoisine 1700 milliards de francs Cfa de ressources internes contre 281 milliards de francs Cfa des ressources externes ». Il a assuré que le budget qui vient d’être voté sera axé sur la lutte contre la pauvreté et va prendre en charge 84% du Document de politique économique et sociale élaboré et validé par l’ensemble des acteurs de la société civile, du secteur privé, du gouvernement et des partenaires techniques et financiers.

2856 milliards F Cfa déjà acquis

Le député Ndèye Fatou Touré a interpellé Abdoulaye Diop sur le bien fondé de cette programmation des investissements de son département. Le parlementaire s’est basé sur les montants des crédits alloués au titre des années 2011, 2012 et 2013 avec respectivement 818 millions de francs Cfa, 1259 milliards FCfa et 933 milliards FCfa. L ministre d’Etat a estimé que les financements, qui sont acquis, sont programmés selon un chronogramme de mise en œuvre des travaux. « En fait, il s’agit là de travaux (les investissements et le Ptip). Et les travaux se déroulent souvent sur plusieurs années et atteignent généralement leur vitesse de croisière au cours de la deuxième année ou la troisième année », a-t-il déclaré. Dans la première année des travaux, poursuit-il, on constate souvent des retards dus au choix des entrepreneurs, à la mise en place des chantiers et à la recherche de financement des entrepreneurs privés, entre autres motifs. Ce qui fait que la consommation de la première année n’est pas très importante et que c’est au cours de la deuxième année voire la troisième qu’on constate vraiment que la vitesse de croisière de ces projets est atteinte. Ainsi, le montant de 1259 milliards de francs Cfa prévu en 2012 s’explique par le fait que cette année verra plusieurs projets atteindre leur vitesse de croisière, et c’est ce qui explique les différences de programmation. Abdoulaye Diop a également noté que pour ce budget, 2856 milliards de francs Cfa seraient acquis.

Le Soleil

Posted in Finances0 Comments

Sommet européen : Obama va tenter de dissiper le malaise lié à « l’effet dollar »

obamaEn participant au sommet Europe-Etats-Unis de Lisbonne, Barack Obama va tenter de démontrer que la relation transatlantique n’est pas ébranlée par la stratégie de relance monétaire de la Fed.

« La relation transatlantique n’est en rien ébranlée », assurent les conseillers de la Maison-Blanche à la veille du sommet de Lisbonne. Pourtant, jamais l’hiatus n’a été aussi patent depuis deux ans sur la stratégie de sortie de crise et les risques de « guerre des changes ». Quelques mois après avoir « snobé » le sommet de Madrid de mai 2010, Barack Obama participera, samedi, au premier sommet Union européenne-Etats-Unis depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. A l’ordre du jour de la rencontre avec le nouveau président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission, Manuel Barroso : la relance de l’économie, la sécurité et la politique étrangère (Iran, Afghanistan et Moyen-Orient). Mais au lendemain du semi-échec du G20 de Séoul, nul doute que l’impact de la stratégie contestée de la Réserve fédérale (Fed) sur le dollar et la réforme du système monétaire international seront au centre des discussions.
Convergence de vues

« La relation entre les Etats-Unis et l’Europe n’est pas à la dérive, loin de là. C’est une fausse notion », assure le secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires européennes, Philip Gordon. Pour preuve : il insiste surla convergence de vues entre Washington et les Européens sur le dossier du nucléaire en Iran, l’Afghanistan et le Moyen-Orient. Mais il mise visiblement davantage sur le sommet de l’Otan, pour resserrer les liens sur les questions de sécurité et de coopération transatlantique, que sur l’impact du premier face-à-face Obama-Van Rompuy. Pour autant, tout en réaffirmant sa confiance dans la capacité de l’Europe « à résoudre la crise irlandaise », la Maison-Blanche n’a pas caché que la question de crise de la dette européenne sera abordée au sommet.
« Le sommet sera une opportunité unique pour enrayer la détérioration de la coordination transatlantique. Même si ce n’est pas le forum idéal, il est crucial d’obtenir un engagement crédible sur la stabilité à long terme des politiques monétaires et de changes », souligne Carlo Bastasin, de la Brookings Institution, à Washington. Il estime que les deux ans d’« âge d’or » de la coopération transatlantique sont révolus. Dans la foulée du G20 de Séoul des 11 et 12 novembre derniers, qui a clairement exposé les divergences d’approches sur la sortie de crise, le sommet de Lisbonne pourrait fournir une occasion de clarification. Après les critiques ouvertes du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, sur la récente décision de la Fed d’injecter 600 milliards de dollars dans la « relance quantitative », les inquiétudes montent sur l’impact éventuel de ces mesures sur la stabilité du taux de change euro-dollar. « La récente stratégie de la Fed a soulevé des doutes au sein de l’Union européenne sur l’engagement américain à ne pas transférer le fardeau du rééquilibrage à l’extérieur à travers une appréciation non coordonnée de l’euro », insiste Carlo Bastasin. La position de Washington est d’autant plus délicate que la stratégie de la Fed est aussi contestée en interne. Le président de la banque centrale, Ben Bernanke, a dû défendre, mercredi, la « relance quantitative » devant les sénateurs, en estimant qu’elle devrait aider à créer 700.000 emplois sur deux ans.
Après sa longue tournée en Asie, le bref passage de Barack Obama à Lisbonne risque de ne pas répondre à toutes les attentes. « Toute la difficulté pour lui sera de montrer aux Européens qu’il est aussi important pour eux qu’eux sont importants pour les Etats-Unis », conclut Sally McNamara, de la Heritage Foundation.

Les Echos

Posted in International0 Comments

Zone euro : Jean-Claude Trichet fait part d’une “inquiétude profonde”

trichetLe président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a exprimé jeudi 18 novembre une “inquiétude profonde” concernant la gouvernance économique et fiscale de la zone euro, en pleine crise de la dette irlandaise.

“J’envoie ce message, aussi solennellement aujourd’hui qu’en 2005 [lorsque le pacte de stabilité avait été révisé, NDLR] quand au nom du conseil des gouverneurs [de la BCE, NDLR] j’avais exprimé une inquiétude profonde”, a déclaré M. Trichet lors de sa sixième conférence des banques centrales, à Francfort, en Allemagne.

APPEL À UN CHANGEMENT DE GOUVERNANCE

Tirant les leçons de la crise et de ses conséquences sur la zone euro, “nous avons appelé ces derniers jours et appelons encore à un changement conséquent dans la gouvernance” de l’Union européenne et plus particulièrement de la zone euro, a expliqué M. Trichet.

La BCE s’active depuis plusieurs jours avec les dirigeants européens et le FMI pour convaincre l’Irlande d’accepter une aide extérieure pour surmonter sa crise budgétaire et rassurer les marchés, dont l’inquiétude menace la stabilité de l’ensemble de la zone euro.

LES DIRIGEANTS DE L’UE INQUIETS

Deux jours avant, le président du Conseil européen avait également tiré la sonnette d’alarme. “Nous devons tous travailler de concert afin de permettre à la zone euro de survivre. Car, si la zone euro ne survit pas, l’Union européenne ne survivra pas non plus”, avait mis en garde Herman Van Rompuy. “La première année du traité de Lisbonne, [entré en vigueur en décembre 2009], a été marquée par la crise de la zone euro, c’était une période de survie et ce n’est pas encore terminé”, avait encore souligné le président du Conseil européen. “Mais j’ai confiance dans le fait que nous allons surmonter cela”, avait-il ajouté.

Le Monde

Posted in International0 Comments

INFRASTRUCTURES : Signature du financement de l’autoroute à péage

autoroute à péageIfc, membre du Groupe de la Banque mondiale, et Eiffage, « un acteur européen de premier plan dans les secteurs de la construction et des concessions », ont annoncé la signature du financement du projet d’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, dans un communiqué reçu à l’Aps.

Cette route « servira d’axe principal d’accès à la ville de Dakar », souligne la même source, ajoutant qu’elle « améliorera significativement les flux de circulation entrants et sortants de Dakar, facilitant ainsi les déplacements quotidiens de plusieurs dizaines milliers d’habitants et améliorant considérablement l’accès des entreprises aux marchés ». Le communiqué rappelle qu’ « Ifc a joué le rôle de coordinateur global pour le financement privé de ce projet de référence dont le coût est de 230 millions d’euros (plus de 150 milliards 870 millions de francs CFA) ».

« Ce partenariat public-privé, souligne le texte, porte sur une concession de 30 ans, attribuée à Eiffage, pour construire, financer, exploiter et maintenir une autoroute à péage d’environ 25 kilomètres reliant Dakar à Diamniadio. » Le communiqué précise que « la participation d’IFC pour son propre compte s’élève à 22,5 millions d’euros (plus de 14 milliards 759 millions de francs Cfa) sous la forme de prêts senior et subordonné à long terme, aux côtés de financements additionnels pour un montant d’environ 40 millions d’euros (plus de 26 milliards 238 millions de francs Cfa) fournis par la Banque ouest-africaine de développement, la Banque africaine de développement et la Cbao, l’une des principales banque commerciale sénégalaises ». « Le projet d’autoroute à péage Dakar-Diamniadio constitue la composante privée d’un partenariat public-privé d’envergure, d’un coût total de 419 millions d’euros (plus de 274 milliards 845 millions de francs CFA), mené par la Banque mondiale avec le soutien de la Banque africaine de développement et de l’Agence française de développement », indique le communiqué.

Il souligne que « la Banque mondiale a joué un rôle clé dans la structuration de cette concession d’autoroute à péage, une première en Afrique de l’Ouest ». « Le périmètre de ce partenariat public-privé inclut également un plan de développement urbain intégré visant à moderniser et restructurer le quartier défavorisé de Pikine, situé à la périphérie de Dakar », renseigne le communiqué. « Actuellement, souligne-t-il, plus de 100 000 véhicules entrent et sortent de Dakar tous les jours, empruntant pour ce faire une route nationale à double voie, entraînant ainsi de sérieux embouteillages qui affectent les mouvements de biens et de personnes ». Selon le communiqué, « l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio réduira la durée moyenne du trajet Dakar-Diamniadio, qui peut prendre jusqu’à 2 heures, à moins de 30 minutes ». « Elle contribuera en outre à moderniser les infrastructures routières de Dakar, créant un accès fluide au poumon économique du Sénégal, de ce fait, soutenant directement les objectifs de croissance économique du Sénégal », note le communiqué.

Le Soleil

Posted in Economie0 Comments

SEPTEMBRE 2010 : Les prix à la production industrielle ont enregistré une hausse de 1,4%

industrieSelon l’Indice des prix à la production industrielle de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, le Sénégal a enregistré une hausse de 1,4% au niveau des prix à la production industrielle. Cette hausse s’explique par une croissance des prix à la production des industries alimentaires.

L’activité industrielle au Sénégal, en septembre 2010, a connu une hausse des prix à la production, fait savoir l’Indice des prix à la production industrielle (Ippi) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). L’indice des prix à la production industrielle s’est établi à 109,9 points après 108,4 au mois d’août dernier, soit un relèvement de 1,4%. Selon l’Ansd, cette évolution s’explique par une croissance des prix à la production des industries alimentaires. Par contre, les prix à la production des industries chimiques, du papier et du carton, de même que ceux à la production d’énergie ont connu un recul. On note aussi une « quasi-stabilité » des prix à la production des industries des matériaux de construction, extractives et du bois ». Cette période, comparée à septembre 2009, enregistre un accroissement des prix à la production de 8,5%.

Concernant la progression des prix à la production des industries alimentaires, l’Ippi note que suite à quasi stabilité enregistrée en août dernier, les prix des biens et des industries alimentaires ont crû de 4,9% en variation mensuelle. Cette croissance découle du renchérissement du travail de grains, de la fabrication d’aliments pour animaux (+33,1%), en liaison avec la hausse du cours mondial du blé, des produits laitiers et de glaces (+3,2%). Les prix des conserves de poissons, des crustacés et mollusques connaissent en revanche un recul (-2,4%). En variation annuelle, les prix à la production des industries alimentaires ont haussé de 6,0%, tandis qu’en moyenne sur les neuf premiers mois de 2010, ils laissent apparaître un tassement de 2,1%, par rapport à ceux de la période correspondante de l’année précédente.

L’Ippi annonce un repli des prix à la production d’énergie, en septembre 2010, avec une baisse de 1,6% en rythme mensuel, sous l’effet d’une contraction de 2,5% de ceux de l’électricité. Il n’y a pas eu de variations sensibles sur les prix à la production d’eau potable. Comparé à septembre 2009, les prix à la production d’énergie ont progressé de 17,9 %. Selon l’indice, mois de 2010, sur ceux de la période correspondante de 2009, a augmenté de 28,4%.

Baisse pour le papier et le carton

Les prix à la production des industries chimiques enregistrent un fléchissement. Comparés au mois d’août, ces prix connaissent une baisse de 0,7%. Les autres produits chimiques ont enregistré un recul de 2,3%, là où ceux des produits en matières plastiques (2,0%) ont entraîné l’évolution enregistrée dans la branche. Par rapport à septembre 2009, les prix à la production des industries chimiques ont crû de 18,4%. En cumul sur les neuf premiers mois de 2010, ils se sont accrus de 15,9%, par rapport à ceux de la période

Les prix à la production des industries du papier et du carton ont connu une baisse, avec un fléchissement de 0,6% en, rythme mensuel, après une quasi stabilité en août. On note une quasi stagnation des prix à la production des industries des matériaux de construction -0,1% en variation mensuelle). Comparés à septembre 2009, on note une baisse de 0,8%. Les prix moyens des neuf premiers mois de 2010, par rapport à ceux de la période correspondante de 2009, laissent apparaître un repli de 1,7%. L’Ippi fait état d’une quasi stabilité des prix à la production des industries mécaniques. Il y a eu un recul de 0,6% des prix des produits sidérurgiques, mais cette baisse a été compensée par une croissance de 0,4% des prix des autres ouvrages en métaux. Les prix à la production des industries extractives sont restés à un niveau inchangé, à l’exception des prix du sous secteur « extraction de pierre, de sable et d’argiles » qui a connu une quasi stagnation. Comparés à septembre 2009, les prix à la production des industries extractives ont évolué de +8,6%. Les prix à la production des industries textiles et du cuir n’ont pas connu de variations sensibles, ils sont restés stables en rythme mensuel. Par rapport à septembre 2009, ils ont reculé de 13,5%. Il y a aussi stabilité au niveau des prix à la production des industries du bois et une stagnation de ceux des autres industries manufacturières.

Le Soleil

Posted in Economie0 Comments






Publicité

Google

Google Adsense