Archive | October, 2010

CONVENTION DE FINANCEMENT SAR-BANQUE ISLAMIQUE DU SENEGAL : 6,5 milliards de F CFA pour l’approvisionnement en gaz butane

sarLa Banque islamique du Sénégal (Bis) a mis à la disposition de la Société africaine de raffinage (Sar) une ligne de crédit de 10 millions d’Euro (6,5 milliards de francs Cfa) destinée à couvrir les besoins d’approvisionnement en gaz butane de la Sar, indique le communiqué transmis à l’Aps. La cérémonie de signature de la convention de financement a eu lieu vendredi à Dakar sous la présidence du ministre de l’Energie, Karim Wade. Elle a été paraphée par les directeurs généraux de la Bis et de la Sar, Babacar Ndoye et Carmello Robert Sagna. Le directeur général de la Bis, cité dans le communiqué, a précisé que son institution « pourvoit l’opération en capitaux de manière à couvrir les factures portant sur 3 à 4 bateaux par moi sous forme de cycle renouvelable sur une période indéterminée ». Selon Babacar Ndoye, « ce plafond peut être revu à la hausse si la nécessité du marché nous l’imposait ».

« La finance islamique ayant une mission particulière dans le domaine du développement, on ne pouvait trouver de meilleur partenaire que la Sar pour prendre en charge les besoins des sénégalais pour un produit aussi vital qu’est le gaz », a-t-il dit. Pour sa part, le ministre de l’Energie a dit que cette ligne de crédit va permettre de « sécuriser les approvisionnements de la Sar en gaz ». Karim Wade a ajouté : « Le pays a traversé de graves pénuries en gaz. Cet accord va nous permettre d’avoir une meilleure programmation des bateaux avec des tonnages précis ». « La Sar aura toutes les marges de manœuvre de façon à sécuriser les approvisionnements », a-t-il dit avant de mettre en exergue les deux problèmes auxquels la Société fait actuellement face. Il s’agit, selon lui, d’un problème de stockage. « Actuellement le pays n’a que huit jours de consommation du fait d’un déficit d’infrastructures de stockage », a-t-il expliqué. Il a toutefois annoncé, à cet égard, avoir eu l’assurance des actionnaires de la Sar (Total et Sbg) qui « m’ont assuré qu’ils vont entreprendre des travaux d’extension du stockage de la Sar pour le porter de 8 à 35 jours ». Le renforcement de cet stockage « aura également un effet sur les prix et (permettra) de faire beaucoup d’économie d’échelle en matière de manutention et de fret ».

Le Soleil

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PASCAL LAMY, DG DE L’OMC SUR LES NÉGOCIATIONS DU CYCLE DE DOHA : « L’essentiel des revendications de l’Afrique est maintenant sur la table »

omcEn conférence de presse, hier à Dakar, le directeur général de l’Omc a fait le point sur les négociations commerciales dans le cadre du cycle de Doha. Selon Pascal Lamy, l’essentiel des points de revendication des Africains, en dehors des subventions du coton par les pays riches, est « sur la table ». En clair, le principal blocage se situe entre pays riches et pays émergeants, notamment sur la question de la réduction des droits de douanes.

Revenant sur les négociations commerciales dans le cadre du cycle de Doha en cours depuis neuf ans maintenant, le directeur général de l’Omc, Pascal Lamy, indique que 80 % du chemin a été fait. « Il y a déjà, sur la table, tout un paquet de concessions qui sont prêtes mais elles ne seront applicables que si l’ensemble des négociations se terminent. Des choses essentielles pour les Africains font partie de ce qui a été déjà agréé : un accès aux marchés des pays riches et dans un certain nombre de pays émergeants, une prohibition des subventions en matière d’exportation des produits agricoles (un des instruments utilisés par les pays riches et qui a endommagé l’agriculture des pays en développement), une amélioration en matière d’accès des droits de douanes, etc. Il y a déjà beaucoup d’éléments sur la table. Il reste à trouver un ajustement entre les Américains et les Européens, d’un côté, et d’un autre côté, les pays émergeants (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud) sur un certain nombre de sujets de concurrence entre ces deux groupes de pays », explique-t-il. Pour ce qui est des pas d’Afrique, Pascal Lamy renseigne que « l’essentiel de la négociation, de ce qu’ils demandaient, est maintenant sur la table, suite à des concessions faites par les pays riches et un certain nombre d’autres pays émergeants ».

Question de la subvention du coton

Selon lui, il faut que les Africains fassent la pression sur les pays riches et émergeants pour parvenir à un accord global, condition sine qua non de l’application de ces concessions. Au préalable, dans son intervention à l’Ucad hier matin, Pascal Lamy avait magnifié la position de l’Afrique dans ces négociations. « C’est la première fois, dans l’histoire des négociations, que l’Afrique est parvenue à peser de son poids », à poser sur la table la question de la justice dans le commerce, notamment en indexant les pays riches prompts à subventionner leur agriculture pour la rendre compétitive. Ceci grâce à la maîtrise des questions par ses négociateurs. A son avis, c’est entre pays riches et pays émergeants que se situent les points de blocage. Entre ces « gros éléphants », l’essentiel des points d’achoppements concerne, aujourd’hui, la question de la réduction des droits de douanes dans certains secteurs particuliers. « En plus de ce qu’il y a déjà sur la table, il y a encore des questions à régler en matière de subventions à la pêche, sur les biens et services environnementaux, sur un certain nombre d’ouvertures du marché des services, etc. La seule chose majeure qui reste ouverte, et qui concerne pour l’essentiel les Africains, c’est la réduction des subventions au coton », précise le patron de l’Omc.

Les autres points concernent l’accès des produits agricoles africains aux marchés des pays riches, la réduction des droits de douanes et la question des subventions. Sur la première partie (la suppression des subventions agricoles d’une manière générale notamment), « c’est sur la table ». « Il reste à déterminer, à la fin des négociations, quel est l’effort supplémentaire par rapport aux autres produits agricoles, que les Etats-Unis et l’Europe devront faire en matière de réduction de leurs subventions au coton », ajoute M. Lamy. Toutefois, la position du groupe africain, connue depuis plusieurs années, reste qu’il n’y aura pas de conclusion de ces négociations, à laquelle l’Afrique doit donner son accord, sans règlement de cette question de subvention du coton.

Quant à la faiblesse de la part de l’Afrique dans les échanges commerciaux internationaux, il estime qu’elle est principalement due à la faiblesse des échanges intra-africains (de l’ordre de 10 % seulement, contre 50 % pour les pays asiatiques et respectivement 60 % et 40% pour l’Europe et l’Amérique du Nord). « Le commerce intra-africain se heurte à un héritage colonial comme si, cinquante ans après la décolonisation politique, une partie de la décolonisation économique était à faire », a-t-il dit dans son discours à l’Ucad. A son avis, la dynamique d’intégration reste le passage obligé pour que l’Afrique trouve une place plus importante dans le commerce international.

Nécessité d’une surveillance macroéconomique

Dans la matinée, il a beaucoup insisté, dans son discours, sur les performances économiques du continent africain. Une économie frappée de plein fouet par la dernière crise mondiale de 2009 qui « a mis fin à la reprise sur le continent africain qui avait retrouvé le chemin du développement ». Cette crise, rappelle-t-il, a causé un repli des cours des produits de base et un resserrement de l’économie mondiale. Mais, en dépit de ce choc, ajoute Pascal Lamy, le continent africain a repris la marche vers le développement avec une croissance estimée à 5 % en 2010 et prévue à 6 % en 2011. Cette reprise de l’Afrique s’explique par le rôle des politiques contracycliques sur le continent. Le système financier africain, moins intégré à l’économie mondiale, a été un « sérum anti-contagion » lors de la crise. Sur le plan mondial, le redressement du commerce international en 2010 a atteint 13,14 % en volume, soit une remontée sans précédent. Cela a entraîné aussi une demande forte pour les exportations africaines.

Pascal Lamy a invité les Etats africains à faire de la surveillance macroéconomique un élément de gouvernance. Le directeur général de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc) a cité le Sénégal comme un bon exemple de politique progressiste en matière économique. Rappelant les effets positifs d’un commerce international ouvert, M. Lamy a déclaré que « l’expérience démontre que les pays ouverts aux échanges internationaux ont performé mieux. Le Sénégal est un bon exemple de politique progressiste, de promotion économique favorable aux investissements ». Selon le patron de l’Omc, « le commerce est le bon carburant pour la croissance et la réduction de la pauvreté ».

Le Soleil

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Compétitivité sur les marchés extérieurs : L’Ans veut développer l’image de marque des produits sénégalais

produits senegalAppuyer les entreprises à développer des infrastructures de qualité et à être plus compétitives. C’est là, un des objectifs de l’Association sénégalaise de normalisation qui vient d’initier un atelier de formation au profit des acteurs impliqués dans les procédures d’élaboration des normes.

Pour développer l’image de marque des produits sénégalais, pousser les entreprises du pays à mieux pénétrer le marché national et les marchés extérieurs, et mettre à la disposition des populations des produits seins, l’Association sénégalaise de normalisation (Asn) veut mieux outiller les acteurs concernés dans l’élaboration des normes. Et c’est dans ce cadre, en rapport avec le projet qualité de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), qu’elle a initié des sessions de formations au profit de membres de son comité technique issus des entreprises, des associations de consommateurs, entre autres, pour une mise à jour des connaissances en la matière. ‘L’absence de normes est très préjudiciable au Sénégal. On ne peut pas exporter sans respecter les normes des pays importateurs. Pour aller sur les marchés des pays européens notamment, nos produits doivent respecter les normes, souvent très rigoureuses, de ces pays. Donc, les entreprises qui veulent être plus compétitives doivent se tourner vers les normes qui procurent la garantie optimale des produits’, a déclaré hier Barama Sarr, directeur général de l’Association sénégalaise de normalisation.
Très déterminée à doter le pays d’une politique de normalisation efficace, l’Asn, grâce à ce projet qualité de l’Uemoa, a obtenu de bons résultats dans la filière agro-alimentaire notamment. En effet, informe Mame Sine Mbodj Ndiaye, chef de division agro-alimentaire à l’Asn, ‘dans le domaine de l’agro-alimentaire, une centaine de normes ont été élaborées sur des produits divers comme le lait, le concentré de tomates, les huiles comestibles, etc… Et parmi cette centaine, une dizaine a été rendue d’application obligatoire par des textes réglementaires’, annonce-t-elle.

Conscient de l’impact que ces efforts de normalisation ont sur la santé des populations et sur la compétitivité des entreprises du pays, le directeur de l’Asn annonce que sa structure est en train de réfléchir sur un grand projet pour continuer à mieux accompagner la démarche qualité. ‘Le projet qualité de l’Uemoa qui a été financé par l’Union européenne prend fin en 2011 après une prolongation d’une année. Donc, nous sommes en train de réfléchir sur un grand projet qui sera financé par l’Asn ou par les partenaires au développement pour pérenniser les acquis du programme qualité de l’Uemoa. En ce qui concerne le volet métrologie, il faut qu’on ait des laboratoires qui auront des étalons de références au niveau national. Le Sénégal n’en dispose pas pour le moment.

Aussi, au niveau communautaire, on a mis en place un seul organisme régional d’accréditation qui va accréditer les laboratoires qui existent et qui ont la reconnaissance des compétences dans l’évaluation de la conformité, des analyses pour la certification, etc.’, note-t-il. Et ces efforts dans l’équipement, même s’ils nécessitent la mobilisation de fonds de la part de l’Etat, ne seront qu’un investissement sur la santé des populations si on en croit Mame Sine Mbodj Ndiaye. Car, expose-t-elle, ‘il y a une multiplicité de produits qui sont importés au Sénégal et si nous ne disposons pas de normes et de dispositifs d’analyse et de contrôle on peut consommer des produits de mauvaises qualité. Donc, l’Etat gagne dans la prévention de maladies qui peuvent être causées par des aliments de mauvaise qualité’.

Cependant, le directeur de l’Asn pense que la normalisation doit être une culture pour toute entreprise qui aspire à affronter sereinement la concurrence dans ce contexte de mondialisation. ‘Une entreprise qui a une culture de normes se tourne toujours vers des organisations de normalisation pour s’informer sur les normes aussi bien au plan national qu’international’, soutient Sarr. Qui pense néanmoins que le concept de qualité passe plus chez les entreprises que celui de norme. ‘La norme, les gens la voient comme une contrainte alors qu’elle est généralement d’application volontaire. Elle n’est d’application obligatoire que si elle garantit la santé et la sécurité des personnes et des biens’, fait-il remarquer.

Walf

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PRIX A LA CONSOMMATION: Une hausse de 0,9 % en septembre 2010

consommationLes prix à la consommation ont progressé de 0,9% en septembre 2010, par rapport au mois précédent. L’information est contenue dans la dernière note de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).

La hausse constatée sur les prix du mois précédent résulte principalement de celle des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées. La Dpee qui a fait le constat souligne que les prix des produits locaux ont augmenté de 1,3%, tandis que ceux des produits importés sont en baisse de 0,2%, en variation mensuelle. En effet, au mois de septembre 2009, les prix des produits locaux et importés se sont accrus respectivement de 3,6% et 1,5% et sur un an, les prix à la consommation ont crû de 3,0%, indique la Dpee. Selon ce démembrement du Ministère de l’Economie et des Finances, l’inflation sous-jacente est inscrite en stabilité, en rythme mensuel, et en progression de 0,1%, en glissement annuel.

La même source confie qu’en septembre 2010, l’économie sénégalaise a enregistré des pertes de compétitivité évaluées à 1,4%, en variation mensuelle. Et d’ajouter que cette évolution est imputable au différentiel d’inflation défavorable de 1,1%, combiné à l’appréciation du F Cfa de 0,3% par rapport aux monnaies des pays partenaires. Toutefois, en glissement annuel, tout comme en moyenne sur les neuf premiers mois de 2010, des gains de compétitivité de 6,3% et 5,2% sont respectivement enregistrés.

Concernant les échanges extérieurs, la Dpee informe que les exportations de biens (Fob) sont évaluées à 77,2 milliards, en septembre 2010 contre 83 milliards le mois précédent, soit une baisse de 6,9%, attribuable notamment aux produits alimentaires (-17,4%) et au ciment hydraulique (-30,6%). La Dpee souligne que les importations de biens (Caf) se sont, quant à elles, chiffrées à 200,6 milliards contre 175,3 milliards le mois précédent, soit une hausse de 25,3 milliards (+14,5%), du fait principalement des produits pétroliers (+143,8%) et alimentaires (+9,9%). Par conséquent, la Dpee relève qu’il y’a un déficit de la balance commerciale qui est évalué à 99,4 milliards contre 71,3 milliards le mois précédent, soit une détérioration de 28,1 milliards. C’est pourquoi sur les neuf premiers mois de 2010, le déficit commercial s’est amélioré de 48 milliards, en s’établissant à 716,8 milliards contre 764,8 milliards un an auparavant.

Pour ce qui est des finances publiques, la Dpee souligne qu’à la fin du septembre 2010, la gestion budgétaire est marquée par des niveaux satisfaisants de recouvrement des recettes budgétaires et d’exécution des dépenses publiques. En effet, selon la même source, les recettes budgétaires ont progressé de 14,2%, en s’établissant à 943,7 milliards contre 826,7 milliards un an auparavant. S’agissant des dépenses totales et prêtes nets, la Dpee précise qu’ils ont estimé à 1230,6 milliards, en fin septembre 2010, contre 1063,2 milliards à la même période de l’année précédente, soit une hausse de 15,7%. Au total, la Dpee fait remarquer que le solde global base ordonnancement (dons compris) est évalué en déficit de 169,1 milliards, à fin septembre 2010, contre un déficit de 115,9 milliards, l’année précédente. Quant au solde budgétaire de base (y compris Ppte et Iadm), la même source souligne qu’il est également ressorti en déficit de 118,6 milliards.

Sud Quotidien

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NOUVEAU CODE DE LA CONSTRUCTION: La lenteur de l’application effective en question

construction bâtimentLes acteurs de la construction se réjouissent de la mise en place du code de la construction. Leur principale préoccupation réside dans l’application effective de ce texte devant réglementer leur secteur gangrené par des effondrements d’immeuble et incendies, même si le décret a été signé depuis janvier 2010.

En dépit de la prise du décret d’application depuis le 27 janvier 2010, le nouveau Code de la construction tarde à avoir l’effet escompté. La non application effective de ce texte légiférant et réglementant le secteur profite à l’imbroglio des acteurs, de leurs rôles et de leurs responsabilités. C’est ce qu’a dénoncé les spécialistes de ce secteur lors de l’atelier sur : « La sécurité dans les construction-vulgarisation et application du code de la construction » que le Conseil national du patronat (Cnp) a organisé en collaboration avec la Direction générale de la construction des bâtiments et édifices publics avec l’appui technique de l’Association des bureaux de contrôles techniques et d’inspections agréés du Sénégal (Acias) et son partenaire Preventeur sans frontière (Psf). Cette rencontre tenue avant-hier, mercredi 27 octobre à Dakar, a été une occasion pour les acteurs de faire part de la nécessité d’appliquer effectivement le code de la construction compte tenu du nombre important de sinistres enregistrés dans le secteur du bâtiment.

Le Président de l’Acias, Abdoulaye Sène rappelle que le bilan émouvant, dressé l’année dernière, renseigne qu’il est enregistré un incendie ou un effondrement de balcon, de plancher ou de bâtiment par mois, et cela durant les 16 derniers mois. Selon lui, incendies et effondrements, sont la phobie du secteur de la construction « jusque là, désorganisé où l’amateurisme anarchique a pendant longtemps pris le dessus sur le professionnalisme ; la recherche de l’économie à tout prix, semble se substituer aux soucis de la qualité, de la durabilité et de la sécurité ». A cette liste le vice-président du Cnp, Meïssa Fall y ajoute faiblesse des études techniques préalables, mauvaise qualité de certains matériaux de construction, insuffisance du contrôle technique, surcoût liés à la corruption…

Cette préoccupation part d’un constat qui remet sur la table la mauvaise habitude du Sénégal de ratifier tout texte qui tombe entre ses mains sans pourtant trop se préoccuper de l’application effective.

Ce qui conduit Kader Ndiaye, vice-président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), par ailleurs, président du Syndicat national des entreprises du bâtiment et des travaux publics (Snbtp), à faire des suggestions pour une application effective du code de la construction. Selon lui, le grand défi consiste à mettre en place une commission législative et de réglementation pour mieux peaufiner l’application du code de la construction. Sur cette lancée, M. Ndiaye recommande à ce que le code aille avec des normes établies par l’Association sénégalaise de normalise (Asn).

Ibrahima Lô, l’un des experts de la rencontre pense que l’anarchie qui sévit dans le secteur ne peut être résolu par une application ferme du code de la construction. Pour taire les inquiétudes, le directeur général des Bâtiments et des Edifices publics, M. Serigne Bamba Ly a fait savoir que rien ne s’oppose à ce que l’Etat fasse des rectificatifs pour prendre en compte les amendements.

Plein de pouvoir et de liberté à l’IGB

Se félicitant de la mise sur pieds de l’Inspection générale du bâtiment (Igb), les acteurs de ce secteur réclament plus de mesures d’accompagnement pour cette structure. Selon Kader Ndiaye du Snbtp, l’Igb doit asseoir une véritable culture de la sécurité auprès des maîtres d’ouvrage, des populations à travers une vaste campagne de communication. A cela, il a ajouté que l’Igb doit avoir une grande liberté d’action par rapport au ministère de la construction. Une requête qui, selon lui, nécessite de prêter plus d’attention sur la composition de la commission technique chargée des agréments. A son avis, la composition doit être plurielle, composé du public et du privé.

Sur cette même lancée, Me Massokhna Kane, président de Sos Consommateur pense qu’il faut absolument que les inspecteurs de l’Igb soient assermentés pour produire des rapports qui peuvent servir pour la prise de bonnes décisions. Me Kane appelle à la création d’un fonds de stimulation pour mieux encourager les inspecteurs. Il invite également à doter l’Igb de moyens suffisants pour pouvoir appliquer sa politique et être plus efficace. Dans cette dynamique, le directeur général des Bâtiments et des Edifices publics, M. Serigne Bamba Ly a précise que « la Descos s’occupe plus de l’aspect juridique notamment le foncier alors que l’Ibg c’est par rapport aux normes de construction ». Amadou Makhtar Sarr, coordonnateur de l’Ong Preventeur Sans Frontière, pour sa part, s’est réjoui de l’aspect prévention qui, selon lui, occupe une place centrale dans le nouveau code de la construction.

Sud Quotidien

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ÉCONOMIE MONDIALE : Une croissance de 4, 8 % attendue en 2010, selon le Fmi

dskLes dernières perspectives économiques du Fonds monétaire international projettent 4,8 % de croissance du produit intérieur mondial en 2010. Pour le Sénégal, la dernière note de conjoncture du mois de septembre 2010 publiée par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), relève également un bon niveau de recouvrement des recettes budgétaires et une croissance de l’activité économique.

La croissance du produit intérieur mondial en 2010 est projetée à 4,8 % contre une prévision antérieure de 4,6 % par les dernières perspectives du Fonds monétaire international (Fmi). L’intensification de l’activité, plus prononcée dans les pays en développement, notamment les pays émergents, serait à l’origine de cette nouvelle donne. Par ailleurs, la dernière note sur la conjoncture économique du mois de septembre 2010 de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), fait état également d’un ralentissement de la hausse sur les prix à la consommation, principalement dans les pays avancés et émergents. Dans la plupart des pays de l’Organisation pour le commerce et le développement économique (Ocde) les niveaux d’inflation se situent entre 1 % et 2 %, tandis que dans les Etats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le niveau général des prix à la consommation s’est inscrit en hausse de 1,5 % en septembre 2010. Selon le document de la Dpee, en rythme annuel, les cours des matières premières ont poursuivi leur hausse en fin septembre 2010 du fait de l’augmentation des prix des produits alimentaires et énergétiques. Sur les neuf premiers mois de 2010, les hausses moyennes des cours sont ressorties à 25 % pour le pétrole, 7 % pour le blé, 13 % pour le riz et 1 % pour le maïs. De même, les prix des différentes huiles ont augmenté en fin septembre 2010, 13 % pour l’huile d’arachide, 22 % pour l’huile de palme et 16 % pour l’huile de tournesol.

Par ailleurs, l’activité économique interne, mesurée par l’Indice Général d’Activité (Iga), proxy du Pib hors agriculture, a enregistré sur les neuf premiers mois de 2010 une croissance de 4,4 %, à la faveur de la bonne tenue du secteur secondaire (5,5 %). Le secteur tertiaire et l’administration ont progressé de 2,4 % sur la période, et le secteur primaire de 4,3 %. Selon la Dpee, le bon niveau de recouvrement de taxes sur les biens et services (+12 %) a également contribué à la croissance de l’activité économique.

Sur une base mensuelle, indique le document, l’Indice Général d’Activité (Iga) s’est inscrit en retrait de 3,2 % en septembre 2010. L’effet cumulé de la baisse de 13,9 % des activités du secondaire et de la contraction de 8,2 % du recouvrement des taxes sur les biens et services a favorisé cette évolution. Les baisses sur les effectifs dans les secteurs de l’industrie (- 1,4 %) et des Btp (-2,7 %) ont entraîné une contraction de 0,7 % de l’emploi salarié dans le secteur moderne. Dans le tertiaire, la Dpee relève une quasi-stabilité par rapport au mois précédent, sous les effets combinés des pertes d’emploi observées dans les services (-0,1 %) et de l’augmentation des effectifs au niveau des entreprises commerciales (+0,7 %).

Le Soleil

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FORUM RÉGIONAL SUR LA PÊCHE : Faire du secteur un levier d’intégration des États de la sous-région

soumbediouneLe Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l’ouest (Repao) a démarré hier à Saly Portudal (Mbour) un forum régional ayant comme thème : « vers des politiques cohérentes, participatives et durables dans les secteurs halieutiques en Afrique de l’Ouest ». 16 pays de l’Afrique de l’Ouest participent à la rencontre.

Le secteur de la pêche souffre des règles du jeu mal définies et peu appliquées, a déclaré, hier à Saly, Lamine Kaba Bajo, ministre de la pêche, de la république de Gambie, lors de la cérémonie d’ouverture du séminaire du Réseau sur les politiques de pêche en Afrique de l’ouest (Repao). Par conséquent, la concertation et le dialogue sont nécessaires pour aller vers des politiques cohérentes, participatives et durables dans les secteurs halieutiques de l’Afrique de l’Ouest, a-t-il poursuivi. M. Bajo, qui a ouvert la cérémonie en son nom et en celui de son homologue sénégalais, Khouraïchi Thiam, a rappelé que la pêche contribue à l’économie des Etats ouest-africains et à la sécurité alimentaire de leurs habitants en pleine croissance démographique. Selon lui, les ressources halieutiques sont une source importante de revenus et jouent un rôle déterminant dans la résorption du chômage en Afrique de l’Ouest.

Pour sa part, Papa Gora Ndiaye, secrétaire exécutif du Repao, espère que le forum, qui a pour thème « vers des politiques cohérentes, participatives et durables dans les secteurs halieutiques en Afrique de l’Ouest », va permettre d’enrichir les échanges et réflexions sur des sujets d’actualité qui interpellent tous les pays participants. Le forum, a-t-il indiqué, dont le thème illustre parfaitement la vision partagée du développement de la pêche en Afrique de l’Ouest, est par ailleurs une occasion qui permet à la famille de la pêche de se retrouver et de faire de ce secteur un levier de création de richesses durables et d’intégration des Etats de la Sous-région. Madame Joséphine Ouédraogo, secrétaire exécutive d’Enda Tiers-monde, a avancé que la recherche des ressources halieutiques de plus en plus inaccessibles, a engendré la mobilité des pêcheurs de la région ouest-africaine dont les pratiques, a-t-elle ajouté, font fi des cloisonnements étatiques et mettent en évidence les incohérences dans la gestion des espaces maritimes et côtiers. Dès lors, il faut, poursuit-elle, aller vers une harmonisation des politiques sur la base d’une approche transfrontalière des écosystèmes. Ainsi, cette lacune à l’origine de nombreuses tensions entre les différents acteurs sur le terrain, sera un vieux souvenir.

Le Soleil

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Les terres rares, une arme commerciale chinoise méconnue

terres raresLes tensions internationales sur d’éventuelles restrictions chinoises à l’exportation des terres rares s’accroissent. Inconnus du grand public, ces précieux minerais sont pourtant essentiels à la confection de produits très prisés en Occident.

Il n’y pas que le yuan et la politique des taux de change pratiquée par la Chine qui irritent le reste du monde. Il y a aussi les terres rares. La situation, dans ce domaine, s’est à telle point aggravée ces derniers jours que la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, a officiellement demandé mercredi à la Chine de garantir un “commerce sans entrave” de ces précieux minéraux. De quoi s’agit-il ?

Que sont les terres rares ? Les terres rares rassemblent 17 minéraux aux noms totalement inconnus du grand public comme le samarium, le germanium ou le scandium, dans lesquels se trouvent pourtant certaines matières premières essentielles à la confection de produits très prisés du consommateur ou du militaire. Ainsi, l’idium permet de fabriquer les écrans plats pour les téléviseurs, le tungstène est un matériau incontournable à la construction des têtes de missiles tandis que l’antinium entre dans la composition des semi-conducteurs. Sans terres rares donc, pas de téléphones portables, pas d’iPod et pas de voitures électriques…

Quel est le poids de la Chine dans la production de terres rares ? Actuellement, 97 % des terres rares proviennent de Chine. Les gisements de ces minéraux très prisés se concentrent dans trois régions du pays. Leur extraction a souvent lieu dans des mines clandestines, notamment en Mongolie-intérieure où les conditions de travail des mineurs font souvent l’objet de critiques de la part des organisations de défense des droits de l’Homme.

Comment le conflit a-t-il débuté ? Les premières plaintes contre la Chine ont été émises il y a un peu plus de deux semaines par Tokyo. Pékin aurait alors interdit à plusieurs de ses navires de quitter les ports chinois pour approvisionner le Japon. Si la Chine s’en défend, plusieurs analystes estiment que l’Empire du Milieu aurait pris cette décision en rétorsion au conflit sur les “eaux territoriales” opposant les deux pays, qui s’est aggravé fin septembre.

Par la suite, Washington s’est également ému d’éventuelles restrictions à l’exportation de terres rares. La Chine n’aurait guère apprécié l’ouverture d’une enquête, aux États-Unis, sur les subventions accordées à l’exportation de technologies “vertes” par les autorités chinoises. Un conflit commercial qui, au demeurant, était condamné à éclater un jour ou l’autre : en effet, la Chine utilise de plus en plus les terres rares pour ses propres productions. Depuis 2005, les volumes de terres rares qu’elle exporte chutent ainsi d’environ 5 % par an.

La Chine est-elle le seul pays producteur de terres rares ? Ces terres ne sont, en fait, pas si rares que ça… Ainsi, les États-Unis en concentrent, par exemple, 15 % des ressources mondiales. Dans les années 1980, ils assuraient même plus de 50 % de la production mondiale de terres rares. L’Australie et l’Indonésie en sont également riches. Mais la plupart des pays ont abandonné à la Chine l’extraction de ces matières premières. Une erreur stratégique ? Peut-être. Selon le site spécialisé dans l’écologie et l’environnement Planetoscope, la demande mondiale en terres rares, dont le marché devrait représenter 3 milliards de dollars en 2015, s’accroît de plus de 15 % par an actuellement. De quoi donner envie à certains pays comme les États-Unis ou l’Australie de rouvrir certaines mines ?

France24

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Bobby Pittman ausculte les grands chantiers de Wade

badAprès le Burkina Faso et quelques pays de la sous -région, où il a séjourné, le vice-président de la banque africaine de Développement, chargé des Infrastructures, de l’Intégration et du Commerce, l’américain, Bobby Pittman, a soutenu que le Sénégal a de bonnes perspectives de relancer son économie notamment dans le domaine de l’énergie, du secteur privé et des infrastructures.

Le vice-président de la BAD, Bobby Pittman, est en mission à Dakar depuis ce lundi. Dans le menu, la validation de l’état d’avancement des chantiers de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio et du second aéroport international Blaise Diagne prévu dans la localité de Ndiass et qui sera érigé en pôle de développement d’excellence.

Pour rappel, la BAD au côté d’un pool institutionnel de financement, contribue respectivement pour la réalisation de l’autoroute à péage à hauteur de 63 millions d’Euros (51 millions financés par le guichet public et 12 millions financés par le guichet privé) et va libérer quelque 70 millions d’Euros pour le projet du nouvel aéroport international en cours d’exécution.
Le vice-président, Bobby Pittman, a notamment eu une séance de travail avec le représentant régional de la BAD, Mohamed H’midouche, et une série d’échanges techniques avec les autorités de l’APIX et le ministre d’état, chargé de l’Energie, de la Coopération Internationale et des Infrastructures, M. Karim Wade Bobby Pittman sera reçu ce mardi dans la soirée par le chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade.

« Nous avons beaucoup discuté avec les autorités sénégalaises de la situation économique du pays et mis l’accent en termes de perspectives économiques sur le développement des secteurs stratégiques tels que l’énergie, le secteur privé et les infrastructures. C’est la voie que le Sénégal devra prendre pour son émergence économique » a soutenu le vice-président de la BAD.

Depuis la dernière assemblée des actionnaires qui a vu tripler son capital passer de 33 à 100 milliards de dollars américains, la BAD a renforcé son appui aux pays africains dans leurs programmes de développement infrastructures.

Les Afriques

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Commerce : L’Europe fourbit ses armes pour défendre ses intérêts

europeLa future stratégie commerciale de l’Europe risque de créer des tensions avec la Chine et la Russie, sur l’accès aux matières premières et sur les marchés publics. Bruxelles entend aussi multiplier les accords de libre-échange.

Sécuriser son accès aux matières premières d’un côté, favoriser le libre-échange de l’autre. Tels sont les deux grands volets de la nouvelle stratégie commerciale que le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, doit publier le 9 novembre et qui prendra la forme d’une communication. Le texte était, mercredi 27 octobre, à l’agenda du collège des commissaires.

Confrontée à la rareté de certaines ressources, la Commission entend d’abord ouvrir l’accès aux matières premières. Ce qui risque de créer des tensions avec la Chine et la Russie. La Chine est dans le collimateur de la Commission pour les terres rares. Bruxelles accuse Pékin de restreindre les exportations de ces éléments métalliques utilisés dans de nombreuses industries – automobile, défense ou informatique. L’industrie européenne, allemande notamment, s’inquiète de l’effet des restrictions sur sa compétitivité. La Chine a beau nier toute restriction à l’exportation, Berlin et Washington comptent inscrire le sujet à l’ordre du jour du sommet du G20 de Séoul les 11 et 12 novembre. De son côté, la Commission ne cache pas son intention de se lancer dans une procédure juridique à l’encontre de la Chine.

La Russie ne devrait pas être épargnée par la Commission, « l’approvisionnement viable et non restreint de matières premières et d’énergie » revêtant selon elle « une importance stratégique pour la compétitivité de l’économie européenne ».

L’exécutif européen entend aussi défendre ses intérêts stratégiques en matière de marchés publics. La communication de la Commission est, sur ce point, plus floue. Mais les grandes lignes sont tracées. Karel De Gucht cherche à établir une réciprocité commerciale dans l’accès aux marchés publics, notamment avec la Chine. La Commission veut interdire l’accès aux marchés publics européens en cas de restrictions dans un pays tiers. Une mesure qu’elle pourrait prendre au motif que la Chine n’a pas signé l’accord sur les marchés publics (AMP) de l’OMC et qu’elle n’est donc pas liée par des engagements à son égard. Les réflexions sont encore en cours « sur les modalités à prendre en la matière », indique un proche du dossier. Le sujet doit être tranché de concert entre Karel De Gucht et son homologue, Michel Barnier.

La tentation est grande, à Bruxelles, d’imiter la politique américaine. « Avec les mesures Buy American, les Etats-Unis ont fermé l’automaticité de l’accès des entreprises chinoises aux marchés publics et ils continuent pourtant d’emporter des marchés en Chine, avance un expert. Si les Chinois ne peuvent plus construire d’autoroutes en Pologne, ils comprendront qu’il faut qu’ils ouvrent leurs marchés. »
Une telle politique ne risque-t-elle pas de générer des représailles commerciales ? « Comment la France vendra-t-elle ses centrales nucléaires et ses Airbus à la Chine si l’Union européenne se lance dans une telle politique de réciprocité ?», s’interroge Patrick Messerlin, directeur du groupe d’économie mondiale de Sciences po. L’Union européenne a déjà lancé des procédures antidumping qui pourraient déboucher sur une forte hausse des tarifs douaniers à l’encontre de produits fabriqués en Chine – fibres de verre, modems sans fil, par exemple.

Pour préserver ses intérêts commerciaux, Karel De Gucht entend aussi amener les industriels européens dans les zones de croissance – après la Corée, Bruxelles vise des accords de libre-échange avec l’Inde, le Vietnam ou la Malaisie. La Commission entend conclure des accords de libre-échange avec les pays couvrant la moitié du commerce extérieur de l’Union. Un objectif en ligne avec la stratégie établie en 2006 par l’ancien commissaire au Commerce, Peter Mandelson. Le risque ? « Que l’Europe signe, par exemple, avec l’Inde, que les entreprises européennes bénéficient d’une préférence pendant un certain temps mais qu’ensuite cet avantage disparaisse si l’Inde signe à son tour un accord avec les Etats-Unis », poursuit Patrick Messerlin. Une « érosion des préférences » qui risque selon lui, à terme, de faire grincer des dents de l’industrie européenne.

Les Echos

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France: Déficits, un scénario bis de rigueur d’ici à 2013?

françois baroinLe gouvernement devrait exposer, dans le cadre de la loi de programmation des finances publiques pour la période 2011-2014, l’équivalent d’un scénario bis de rigueur pour tenir son objectif d’un déficit public ramené à 3 % du produit intérieur brut (PIB) fin 2013, même si la croissance est plus faible que ce qu’il prévoit.

“Le gouvernement pourrait présenter un scénario alternatif en matière de réduction des dépenses publiques et d’augmentation des recettes”, a indiqué, mercredi 27 octobre, Philippe Marini, le rapporteur général (UMP) du budget au Sénat. “Il réfléchit aux conséquences de l’amendement que nous avons adopté aujourd’hui”.

La commission des finances du Sénat a en effet modifié, mercredi, le texte du projet de loi de programmation 2011-2014 (lire ici le document issu des travaux de cette commission) en y incluant un scénario de redressement des comptes publics basé sur une hypothèse de croissance de l’économie française plus faible que celle envisagée par le gouvernement : + 2 % par an sur les années 2012, 2013 et 2014 (contre + 2,5 % par an) ce qui, toutes choses égales par ailleurs, conduirait à un déficit de 3,8 % du PIB en 2013 et 3 % en 2014.

Le ministre du budget, François Baroin “nous a dit que l’objectif de 3 % de déficit en 2013 est intangible, précise M. Marini. Il faut donc faire figurer dans le texte de la loi de programmation les conséquences”. D’où cette possibilité d’ajouter un scénario alternatif sur l’évolution des dépenses publiques et des recettes.

“Nous indiquerons l’effort supplémentaire qu’imposerait un écart de croissance”

Au ministère du budget on indique toutefois être “opposé” à l’adoption de l’amendement sénatorial. “Nous ne voulons pas mettre dans ce document ce double scénario. Nous croyons à notre hypothèse de croissance”, assure-t-on auprès de M. Baroin, tout en confirmant qu’“il est hors de question de ne pas être au rendez-vous de 3% de déficit en 2013?.

“Ce que le ministre a dit c’est que, lors de la discussion générale au Sénat sur la loi de programmation, nous indiquerons l’effort supplémentaire qu’imposerait un écart de croissance par rapport à nos prévisions”, précise-t-on au cabinet du ministre.

Cet effort porterait sur la seule “réduction des dépenses”. “Il est hors de question d’augmenter les impôts”, assure-t-on au ministère où l’on précise que par “dépenses” on entend uniquement les “dépenses publiques”, sans y englober les niches fiscales fiscales et sociales que pourtant, depuis de semaines, le gouvernement assimile à des… dépenses (fiscales).

Revenir à 3 % de déficit fin 2013 représente un “effort de 100 milliards d’euros. Le gouvernement a dit, jusqu’à présent, qu’il compte y parvenir de la façon suivante : 15 milliards avec la fin des mesures de relance”, 45 milliards par la réduction des dépenses publiques et 40 milliards par des recettes supplémentaires. Un demi-point de PIB de croissance en moins représente grosso modo 4 à 5 milliards d’euros de recettes fiscales en moins.

Normes d’évolution des dépenses “plus contrôlables”

En attendant, les sénateurs ont modifié le projet de loi de programmation en y inscrivant un encadrement “plus contrôlable” de l’évolution des dépenses publiques et des dépenses de l’Etat. Là où le texte initial évoquait des contraintes d’évolution exprimées en pourcentage, la commission des finances du Sénat a fait inscrire des chiffres en milliards d’euros.

Pour l’ensemble des dépenses publiques (Etat, sécurité sociale, collectivités locales), le plafond d’augmentation cumulée par rapport aux chiffres de fin 2010 sera ainsi de 6 milliards d’euros en 2011, 14 milliards fin 2012, 20 milliards fin 2013 et 28 milliards fin 2014. Ces chiffres seront “actualisés chaque année en fonction des prévisions d’évolution des prix”.

Pour les seules dépenses de l’Etat, c’est le chiffre de 2010, soit 352,3 milliards d’euros, qui est écrit noir sur blanc et qui servira de plafond pour chacune des années de 2011 à 2014. Il sera, lui aussi, actualisé en fonction de la prévision d’inflation.

Durée de vie des niches

En ce qui concerne les niches fiscales et sociales, la commission des finances du Sénat a fait préciser que toutes les niches crées ou étendues depuis 2009 (et non pas seulement à compter de 2011) devront avoir une durée de vie limitée à quatre ans.

La commission a par ailleurs adopté un amendement stipulant que le Parlement se prononcera sur le projet de programme de stabilité avant son envoi, en avril à la Commission européenne.

Toutes ces modifications doivent encore être adoptées en séance publique par les sénateurs lors de l’examen du projet de loi de programmation mercredi 3 novembre.

Le Monde

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ACCÈS AU FINANCEMENT : Le Fonds national de crédit pour les femmes lancé

cfaLa salle de l’Union africaine (Ua) au Cices, pleine à craquer, a abrité, hier, le lancement officiel du Fonds national de crédit pour les femmes (Fncf). Ce sursaut financier, selon la première dame du Sénégal, Mme Viviane Wade, et le ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance, Mme Seynabou Ly Mbacké, permettra aux femmes de se départir des clichés qui les confinent dans un rôle subsidiaire.

Le Fonds national de crédit pour les femmes (Fncf) institué par le décret N°2010 357 du 16 mars 2010, a été lancé officiellement, hier, au Cices, en grandes pompes, en présence du Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, de la première dame, Mme Viviane Wade, du ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance, Mme Seynabou Ly Mbacké. L’ambiance a été au rendez-vous. Des politiques aux religieux, en passant par les culturels, rien n’a été laissé en rade pour la réussite de l’événement. Le ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance, Mme Seynabou Ly Mbacké, a souligné, dans son intervention sa « détermination et son engagement à concrétiser l’idée du président Wade » en accompagnant les femmes pour leur avancement. C’est le but même de la mise en place de ce Fonds dont les ressources proviennent des finances publiques. « L’argent est déjà en place, mais il reste la validation du montant par l’Assemblée nationale », a dit, en langue wolof, le chef du département de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance. Mme Mbacké a rappelé les trois objectifs de ce fonds : mettre en place un système financier capable de soutenir les femmes avec un faible taux d’intérêt qui se situera entre 3 et 5 %, accompagner celles-ci pour un meilleur accès aux services sociaux de base (Ssb) et, enfin, renforcer les capacités techniques et managériales des femmes.

Mais, a précisé Mme Mbacké, les femmes doivent présenter des projets banquables pour bénéficier du Fncf. « Les emprunts s’élèveront entre 250.000 à 5.000.000 de francs Cfa », révèle Seynabou Ly Mbacké, venue avec une très forte délégation. « Nous allons aider les femmes. Nous nous attèlerons pour la recherche de moyens additionnels auprès de nos partenaires », a-t-elle ajouté.

Faisant savoir son plaisir de présider ce rendez-vous, la présidente de la Fondation Education Santé (Fes), Mme Viviane Wade, est revenue d’abord sur la Constitution sénégalaise de 2000, qui prévoit la propriété des terres par les femmes. Elle a, par ailleurs, déploré la féminisation de la pauvreté. Racontant une anecdote, Mme Wade a soutenu avec force que si par exemple les femmes de Malicka, dont l’expérience en entreprenariat féminin est un succès, avaient accès au crédit, elles verront leurs projets se réaliser. « Ce financement ne prend pas les femmes à la gorge », déclare Mme Viviane Wade. « Je vous exhorte à renforcer vos capacités techniques et managériales », plaide-t-elle, avant d’encourager les femmes à l’alphabétisation.

Pour elle, la politique de l’aide n’est pas un bon remède pour sortir des confins du sous-développement. De ce fait, elle exhorte les femmes à être plus entreprenantes et responsables. « Faîtes vos comptabilités de façon quotidienne pour que vous soyez tranquilles. Il faut évaluer l’impact social du fonds », a insisté Mme Wade tout en rappelant que ce fonds n’est pas politique et devrait être utilisée de façon transparente.

Revenant sur la Grande offensive agricole et l’abondance (Goana), la première dame a laissé entendre que ces genres de fonds favorisent l’agriculture. Mme Wade a promis d’accompagner les femmes, sous les vivats de la foule, surexcitée.

Le Soleil

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INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES ET ÉNERGÉTIQUES : L’Afrique gagnerait à mutualiser les investissements

routesLa 3e édition du Forum africain des infrastructures (Fai) organisée sous l’égide de la Banque africaine de développement (Bad) a pris fin jeudi à Dakar. L’Afrique a été invitée à développer des synergies d’action afin de mutualiser davantage les investissements concernant les infrastructures par le biais du Partenariat Public-Privé (Ppp).

Exploiter davantage les potentialités du continent noir en matière de construction d’infrastructures et faire en sorte que les investisseurs accordent davantage un intérêt particulier au développement des infrastructures en eau, en énergie et en routes, etc. ; ce sont là, entre autres, les points évoqués lors de la 3e édition du Forum africain des infrastructures (Fai) organisée sous l’égide de la Banque africaine de développement (Bad) et qui a pris fin jeudi à Dakar. Cette rencontre a réuni, pendant deux jours, à Dakar, 250 délégués venus des quatre coins du continent. Selon le Président de l’organisme I-Conférences, maître d’œuvre de cette 3e édition du Fai, Hassan Alaoui, le développement des infrastructures en Afrique nécessite, entre autres facteurs, la mobilisation d’une assiette foncière beaucoup plus fournie à mettre au service des investisseurs.

A l’issue des travaux, s’il a été reconnu que l’Afrique demeure la zone la plus porteuse de projets dans le domaine des infrastructures, le Fai a retenu, tout de même, la nécessité d’améliorer le cadre d’investissement à travers un système juridique et fiscal beaucoup plus transparent et un cadre foncier plus adéquat à l’éclosion des projets en termes d’infrastructures. Il a été également recommandé aux gouvernements d’Afrique et aux décideurs de développer non seulement des synergies d’action mais également de mutualiser les investissements pour offrir aux populations des infrastructures de qualité en route, en eau et en énergie. A travers ce schéma, estime M. Alaoui, les gouvernements pourront améliorer leur politique de mobilisation de ressources financières et faire des infrastructures une source de développement humain plutôt que de développement économique.

Hassan Alaoui n’a pas manqué de saluer ce qui se fait en ce moment sur le terrain, en termes d’infrastructures énergétiques, avec les pôles qui ont vu le jour un peu partout dans le continent. Il a cité, entre autres exemples, les centrales électriques en Côte d’Ivoire, en Tunisie et au Maroc, mais aussi les exemples de Kounoune et de Sendou pour ce qui est du Sénégal. Ces projets, rappelle-t-il, ont été mis en œuvre grâce au Ppp.

Le Soleil

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Transparency International classe le Sénégal à la 105è place sur 178 de l’indice de corruption

abdoulaye wadeLe rapport 2010 de l’ONG Transparency International, publié mardi à Dakar, classe le Sénégal à la 105-ème place sur 178 de l’Indice de perception de la corruption (IPC), soit la même position qu’en 2001, au début de l’ère du gouvernement libéral, arrivé au pouvoir le 19 mars 2000.

Crédité d’une note de 2.9, le Sénégal « a la même note que celle de 2001 », a annoncé au cours d’une conférence de presse Dominique Corréa, responsable du Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International.

« On constate un important recul du score et du rang du Sénégal qui connaît une forte régression régulièrement depuis 2008, alors que d’autres pays africains, connaissant les mêmes conditions de gestion de leur développement, sont beaucoup mieux notés », a-t-il souligné.

Soulignant que les récentes modifications apportées au Code des marchés publics ne sont pas de nature à contribuer à une gestion transparente de la commande publique, M. Corréa a demandé au gouvernement d’élaborer un projet de loi destiné à améliorer l’accès du citoyen à l’information sur la gestion des ressources publiques.

« Nous avons le droit et la responsabilité de demander à l’Etat de nous rendre compte », a-t-il déclaré.

Les récentes modifications apportées au Code des marchés publics, a-t-il noté, « ne contribuent pas à une gestion transparente de la passation de la commande publique et montrent le manque de volonté réelle dans la lutte contre la corruption », a-t-il notamment déclaré.

Le gouvernement sénégalais a récemment décidé de modifier son Code des marchés publics, qui soustrait la Présidence de la République et les ministères de souveraineté de la sphère de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP).

« Nous dénonçons fortement les modifications apportées au Code des marchés publics, d’autant plus que c’est la Constitution qui stipule que le président de la République définit la politique de la nation », a déclaré le responsable du Forum Civil.

L’Indice de perception de la corruption de Transparency International, établi sur la base d’enquêtes réalisées pendant deux ans, vise à mesurer l’évolution de la corruption passive dans les secteurs de l’administration publique et de la classe politique.

APA

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Lettre de Wall Street: Ni coupables ni responsables

wall streetLe procès devait s’ouvrir en Californie le 20 octobre : il n’aura pas lieu. Quatre jours avant, les avocats d’Angelo Mozilo, ex-PDG de Countrywide, numéro un américain du prêt hypothécaire subprime qui a sombré dans la banqueroute en 2008, sont parvenus à un accord avec le procureur et le plaignant. Accusé par la Securities and Exchange Commission (SEC, contrôleur des marchés boursiers américains) de fraudes en tout genre, M. Mozilo, 71 ans et désormais beaucoup de cheveux blancs, s’est engagé à verser 87,5 millions de dollars (62,6 millions d’euros) : la plus grosse amende individuelle de l’histoire du capitalisme américain. Il est aussi interdit à vie de diriger une société cotée. Il ne sortira de sa poche que 67,5 millions ; les 20 supplémentaires seront gracieusement payés par Bank of America (BofA), le repreneur de Countrywide, comme son contrat de départ le stipulait. Durant son passage à la tête de cette caisse de crédit (2001-2008), Angelo a personnellement engrangé 521,5 millions de dollars d’émoluments.

Le 17 avril 2007, évoquant les prêts subprimes, il écrivait à son président, David Sambol : “De ma vie, je n’ai jamais vu un produit financier aussi toxique.” Non seulement il continua d’en faire la crème de son activité, mais il assurait alors ses actionnaires que les titres subprimes étaient un excellent placement. Et il poussait ses agents à “fourguer” ces emprunts à gogo. Countrywide était champion du “No Doc Loans”, le prêt sans justificatif. N’importe qui y entrait et ressortait avec un chèque de 300 000 dollars. Le jour où il ne pouvait plus rembourser, la banque gardait la somme reçue, lui saisissait sa maison et la revendait 50 % plus cher, vu la hausse de l’immobilier. Du gâteau…

Bref, celui que beaucoup désignaient comme l’archétype de la “culture de la cupidité” ne connaîtra jamais la couche sans sommier d’une cellule de prison. Il n’est pas le seul à s’en sortir. Pour tout dire, c’est même la règle générale. Cela étonne de plus en plus de commentateurs. Car lorsque la crise des subprimes a généré cette incroyable débâcle financière, nombre d’experts pronostiquaient que, pour certains, l’affaire se terminerait forcément devant un juge. Or rien de tel n’est advenu. C’est une des nouveautés de la crise actuelle. Contrairement à celle des “obligations pourries” des années 1980, qui vit leurs promoteurs, Michael Milken et Ivan Boesky, envoyés pour des années au cachot, contrairement aux années 2000, qui virent le PDG d’Enron, Kenneth Lay, malgré sa proximité avec George Bush, être traîné devant le tribunal et condamné, cette fois, personne n’est jugé : pas de “coupables” ni même de responsables.

Tout se règle derrière des portes closes. Ainsi, Goldman Sachs a régularisé sa situation en versant 550 millions de dollars d’amende. A comparer aux 13,1 milliards de dollars que “LA” banque a mis de côté à ce jour pour les bonus de fin d’année de ses cadres méritants. Quant à Citigroup (45 milliards de dollars de trou), une juge a soldé ses fautes pour 75 millions de dollars d’amende. Aucune poursuite individuelle n’est envisagée contre aucun de ses dirigeants. Dans le New York Times, le chroniqueur Frank Rich se désespère : “L’administration Obama semble dénuée de gène procédural.” Sans procès, sans figures humaines pour incarner la “cupidité”, impossible de mener à bien un travail pédagogique vis-à-vis du public. Les motifs et les mécanismes de la crise restent abstraits, désincarnés. Résultat : l’opinion a le sentiment que Barack Obama protège les rapaces, et les Tea Parties s’en délectent. En laissant s’installer une culture de l’impunité, la Maison Blanche a ouvert un boulevard à la droite la plus extrême.

Rich est le “gauchiste de service” du quotidien new-yorkais. Ses colères n’étonnent personne. La chose est bien plus grave pour Barack Obama lorsqu’un Jonathan Weil, columnist de l’agence économique et financière Bloomberg, poursuit la même idée. Larry Summers, principal conseiller économique de M. Obama, partant vers une nouvelle destinée, les deux noms les plus cités pour le remplacer ont été Richard Parsons, président non opérationnel de la banque Citigroup, et Anne Mulcahy, ex-PDG de la société Xerox. Dans sa chronique du 30 septembre, Weil rappelait que leur passé ne plaidait pas pour leur bonne gestion : tous deux étaient au conseil d’administration de Fannie Mae et de Citigroup quand ces deux organismes financiers ont connu des pertes abyssales.

Aussi proposait-il au président, pour le poste de conseiller économique en chef de la Maison Blanche, de choisir plutôt Dick Fuld, l’homme qui a enterré Lehman après y avoir engrangé près de 1 milliard de dollars de revenus personnels. Ou encore Jim Caine, l’ex-patron de Bear Stearns, ou Stan O’Neal, le boss de Merryl Lynch parti en 2007 avec 161,5 millions de dollars de “prime”. Lors des semaines fatidiques du troisième trimestre 2007, avant d’être débarqué pour avoir perdu en trois mois 8,4 milliards de dollars sur les seuls titres subprimes, M. O’Neal avait trouvé le temps de jouer vingt parcours de golf. En quatrième position sur la liste de Jonathan Weil, venait Angelo Mozilo.

Qu’une telle chronique soit publiée par Bloomberg en dit long sur le degré d’exaspération dont bénéficient les “vrais responsables” de la crise et celui dont on estime, à tort ou à raison, qu’il leur accorde une impunité très imméritée.

Le Monde

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COMPÉTITIVITÉ ET CROISSANCE DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES : Lancement d’un programme d’appui de 3 ans

abdoulaye baldéLe ministère de l’Economie et des Finances, le ministère des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, et le ministère de l’Entreprenariat féminin et de la Micro finance, en partenariat avec la Coopération technique allemande (Gtz) et la Délégation de l’Union européenne, ont procédé hier au lancement officiel du Programme sénégalo-allemand d’appui à la compétitivité et à la croissance des Pme et à la performance du secteur de la microfinance (Pacc- Pme/Pmf).

D’une durée de trois ans (2010-2012), le programme sénégalo-allemand d’appui à la compétitivité et à la croissance des Pme et à la performance du secteur de la microfinance (Pacc- Pme/Pmf) dispose d’un budget de 4,2 milliards de francs Cfa. Il s’inscrit dans le cadre des orientations stratégiques du gouvernement du Sénégal envers les Pme et la micro finance pour une croissance accélérée en direction de la lutte contre la pauvreté. Dans son articulation, ce programme s’insère dans le pôle prioritaire d’intervention de la coopération allemande « Développement économique durable » et constitue un prolongement du programme « Promotion de l’emploi des jeunes en milieu urbain » (2006-2009). Ainsi, le Pacc-Pme/Pmf vise deux objectifs : compétitivité et croissance des Pme et performance du secteur de la microfinance. Dans la pratique, ce programme permettra le renforcement des capacités des structures d’appui aux Pme et à la micro finance. Le but visé est l’amélioration des services d’encadrement et de conseil aux Pme qui participera à une meilleure compétitivité et à la croissance des Pme.

Déjà opérationnelle à Dakar, l’offre de conseil de proximité par les organisations patronales et consulaires au bénéfice des Pme qui en sont membres sera étendue aux régions de Thiès, Ziguinchor, Saint Louis et Kaolack. Pour le directeur de la microfinance, Tafsir Mbaye, la composante microfinance participe à améliorer la performance avec l’infrastructure institutionnelle qui sied. « Les opérations financières seront davantage sécurisées, de même que pour les déposants, explique T. Mbaye. Une approche qui donnera plus de visibilité avec une réglementation pour faire face aux fragilités ». Dans cette perspective, les agents intervenant dans la micro finance bénéficieront d’appui-conseils et d’une bonne éducation financière.

Du point de vue de Gilles Rebattet, chef des opérations et de la coopération à la Délégation de l’Union européenne, le Pacc-Pme/Pmf est d’autant plus important qu’il va doper la croissance de l’économie sénégalaise, car 90 % des entreprises sont des Pme. Selon lui, le développement est l’affaire des Pme. Un avis partagé par l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne (Rfa), Christian Clases. « Le Pacc-Pme/Pmf participe au développement d’une économie durable. Un bel exemple de coopération entre le Sénégal et l’Allemagne pour sortir de la pauvreté. L’idée est d’augmenter les revenus et non une assistance augmentée. » Prenant la parole, le ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Microfinance, Seynabou Ly Mbacké, a salué un programme qui consolide une microfinance à la fois compétitive et pérenne. Cela, avec une amélioration des conditions cadre des Pme. Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro alimentaire et des Pme, Abdoulaye Baldé partage le même avis. « Le Pacc-Pme/Pmf est un bel instrument qui va renforcer la compétitivité de notre tissu économique, estime M. Baldé. Il s’agira de faire face aux défis de la productivité et de la compétitivité. » A l’arrivée, le programme aidera les Pme à mieux se structurer, notamment sur le plan du marketing, de la gestion, de la comptabilité, mais également sur la recherche de financement.

Le Soleil

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