La croissance économique va probablement rester faible tant aux Etats-Unis qu’en Europe, estime le chef économiste du Fonds monétaire international, Olivier Blanchard, dans un entretien publié lundi 6 septembre par Le Figaro.
Prié de dire si le ralentissement dans les pays du G7, allait toucher les pays émergents, il répond : “Si l’économie américaine ralentit, cela aura un effet mécanique sur l’Asie, pas énorme, mais significatif malgré tout.” Pour l’Europe, Olivier Blanchard estime que l’essentiel n’est pas de savoir si les pays réduiront leurs déficits à 3 % du produit intérieur brut en 2013 ou 2014, mais que “chaque gouvernement présente un plan de consolidation à moyen terme qui soit cohérent et crédible”.
L’économiste estime que l’on peut définir trois catégories de pays dans la zone euro : “Ceux qui sont compétitifs et qui sont tirés par la demande extérieure ; l’Allemagne en est l’exemple. Ceux qui, au contraire, ont du mal à exporter : c’est le cas de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne, qui doivent rétablir leur compétitivité. Et les pays comme la France qui se situent entre les deux, avec un commerce extérieur à peu près équilibré.”
“IL Y A DES RISQUES À RELEVER”
“Ils ont globalement confiance en la reprise actuelle modérée de l’économie internationale”, a pour sa part estimé le premier directeur adjoint du FMI, John Lipsky, dimanche, à propos des délégués des ministres des finances et des chefs des banques centrales du G20 réunis à Gwangju, en Corée du Sud. “Evidemment, il y a des risques et des défis, mais les choses semblent évoluer plus ou moins selon nos prévisions”, a-t-il ajouté.
Au rang des défis à relever, il a notamment cité les stratégies de sortie de crise bien définies et la consolidation budgétaire à moyen terme. Des progrès ont été enregistrés dans les discussions sur la modification des droits de vote au Fonds monétaire international en faveur des économies émergentes, a en outre affirmé M. Lipsky, se refusant à en dire davantage.
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