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Financement de l’économie : La microfinance contribue pour 10 %

Lutter contre la pauvreté n’empêche pas à la microfinance de participer au financement de l’économie sénégalaise. Car, ce secteur, de l’avis de Tafsir amadou Mbaye, directeur de la Microfinance, contribue pour 10 % au financement de cette économie. Il l’a fait savoir, hier, à Saly lors d’un atelier d’échanges et d’information avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes) pour mieux imprégner les agents des nouvelles normes du secteur.

(Envoyé spécial) – Même si elle a pour vocation à aider au financement tous ces acteurs qui sont exclus du système financier classique, la microfinance participe de manière non négligeable au financement de l’économie sénégalaise. En effet, selon le directeur de la Microfinance, Tafsir Amadou Mbaye, qui intervenait hier lors d’un atelier de formation des journalistes économiques, le secteur contribue à hauteur de 10 % de l’économie. Une grosse performance pour ce secteur qui s’est introduit au Sénégal vers les années 80 et qui connait aujourd’hui une vitesse de croisière avec la floraison d’institutions mutualistes de financement sur toute l’étendue du territoire national. Chose qui fait que le secteur connait depuis quelque temps de profondes mutations et appelle à des échanges sur les contours de ces changements.
Et c’est dans cette perspective que la direction de la Microfinance a organisé cet atelier avec les pisses-copies à la suite de parlementaires pour discuter de la situation actuelle de la microfinance ainsi que de la microfinance islamique. ‘On parle toujours du taux d’intérêt alors qu’on devrait parler de finance responsable. On doit investir sur l’éducation financière. Le client doit être mis au-devant parce qu’on ne doit pas mettre l’accent que sur l’aspect financier mais également sur la vocation sociale de la microfinance’, ajoute Mbaye. Ce dernier estime également qu’avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation du secteur depuis 2008, les systèmes financiers décentralisés doivent aujourd’hui aller davantage vers la professionnalisation pour relever les nouveaux défis qui interpellent ce secteur.

Consultant formateur en microfinance, Adama Thiam, qui a traité de thèmes assez divers, a néanmoins indiqué que pour continuer à jouer pleinement leur rôle, les institutions mutualistes de financement doivent se tourner vers la gestion de la performance sociale. ‘L’aspect purement social doit être pris en charge et permettre aux institutions de microfinance d’être à l’écoute permanent des clients pour s’adapter à leur besoin’, préconise l’expert. Qui trouve que les systèmes de financements décentralisés oublient souvent la responsabilité sociale et ne se focalisent que sur la rentabilité. ‘On ne se focalise que sur la pérennité de l’institution et on oublie le client’, note-t-il. Mais, il pense également qu’il est temps de promouvoir au Sénégal l’éducation financière pour aider les clients à gérer leur budget, leur dette, à mieux choisir entre les différentes institutions, entre autres vertus de ce module.

D’autres communications ayant trait notamment à la fixation du taux d’intérêt à la situation actuelle de la microfinance au Sénégal et la microfinance islamique seront au menu des travaux de ces rencontres d’information avec la presse économique.

WALF

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