Sensibiliser les transporteurs sur les effets néfastes des surcharges sur les routes sénégalaises. C’est cette démarche que vient d’entreprendre le gouvernement pour augmenter la durée de service des routes, assurer la sécurité des transporteurs et éviter de consentir de nouveaux investissements sur ces routes. Dans ce cadre, le Ministère de la coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures (Micati) a lancé une campagne de sensibilisation à cet effet.
Car, selon le représentant du Micati, El Hadj Malick Niang, qui présidait la cérémonie de lancement, même si plus de 10 % du Pib et plus de 90 % des déplacements de personnes et autres biens sont assurés par le secteur du transport, la performance du service routier n’est toujours pas satisfaisante. ‘Tout le monde y perd. La dégradation prématurée de nos routes, même si elle est liée en partie à la qualité de la mise en œuvre, à l’assainissement, reste fortement dépendante des effets néfastes de la surcharge des poids lourds qui constituent non seulement une source de détérioration prématurée de nos infrastructures routières, mais entraînent l’insécurité routière, la pollution atmosphérique, un surcoût de 20 % en cas de renforcement’, soutient Niang. Qui signale par ailleurs qu’une étude a révélé que la durée de service de la chaussée serait divisée par deux (7,5 ans au lieu de 15 ans) si tous les poids lourds étaient surchargés de quatre tonnes par rapport à la réglementation actuelle dans l’Union monétaire et économique ouest africain (Uemoa).
Directeur du transport terrestre, Dramé Seck pense qu’il faut d’abord commencer par la sensibilisation pour que l’ensemble des acteurs soit au courant du règlement 14 de l’Uemoa qui limite la charge de 11,5 tonnes sur la base de laquelle les routes sont dimensionnées. ‘Une certaine tolérance sera observée durant cette phase de sensibilisation qui va jusqu’à la fin du mois d’octobre 2010. Mais, in fine, la phase de répression sera enclenchée pour sanctionner les réfractaires’, fait-il savoir. Cependant, pour le représentant des transporteurs, Baba Badiane, l’Etat devrait également songer au renouvellement du parc des véhicules de transport de marchandises, comme cela s’est fait dans les pays de la sous-région.
Walf






