La direction des transports terrestres a annoncé l’érection prochaine de ponts bascules mobiles sur le corridor Dakar-Bamako pour améliorer la durabilité de nos infrastructures.
La lutte contre les effets néfastes de la surcharge à l’essieu préoccupe au plus haut point les autorités gouvernementales du Sénégal. La direction des transports terrestres, en collaboration avec le ministère de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures (Micatti), a profité du lancement officielle de la campagne de sensibilisation sur les effets néfastes de la surcharge à l’essieu, tenue hier à la Chambre de commerce de Dakar, pour annoncer l’érection prochaine de ponts bascules mobiles sur le corridor Dakar-Bamako.
Fédérer davantage les énergies et agir ensemble pour endiguer définitivement la surcharge à l’essieu sur les principaux axes routiers du pays et le long des corridors qui relient le Sénégal au reste des pays de la sous-région, tel a été l’objet de la rencontre qui a réuni, hier, les différents partenaires sociaux du transport au Sénégal à la Chambre consulaire de Dakar. En effet, en partenariat avec les autorités gouvernementales, la direction des Transports terrestres a décidé d’entreprendre une série d’activités pour attirer davantage l’attention des transporteurs et des gestionnaires de frets sur les méfaits de la surcharge à l’essieu sur les infrastructures routières. Il s’agit, selon le directeur des Transports terrestres, M. Dramé Seck, d’amener les routiers à respecter la charge maximale limitée, selon le code de la route, à 11,5 tonnes au maximum au Sénégal. La sensibilisation sera également portée auprès des entreprises génératrices de frets afin qu’elles assurent en amont le contrôle et la sécurité des chargements à travers les pèse-essieu notamment pour les frets d’au moins 200 000 tonnes.
En sus de ces stratégies retenues dans le cadre de cette campagne, la direction des Transports terrestres a décidé d’ériger, de Bargny à Diamniadio et sur le corridor Dakar-Bamako, des ponts-bascules mobiles et des stations de pesage afin de renforcer le dispositif de sécurité et de contrôle de la charge à l’essieu, conformément à la législation en vigueur au sein de l’Uemoa.
A en croire M. Seck, le ministère de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures a déjà procédé au lancement de l’appel d’offre pour la construction des ponts-bascules annoncés sur le corridor Dakar-Bamako.
Cette mesure qui pourrait entrer en vigueur dès décembre prochain, n’a pas manqué de retenir l’attention des transporteurs qui, par la voix de leur délégué, M. Babou Badiane, ont tenu à saluer les efforts que le Sénégal mène pour la sécurité de nos routes et la libre circulation communautaire des biens et des personnes. Il a toutefois exigé le renouvellement du parc automobile du Sénégal afin que les transporteurs puissent répondre au même titre que leurs collègues maliens aux normes exigées par l’Uemoa en matière de sécurité routière et augmenter dans le même sillage la durabilité de nos infrastructures.






