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ABDOULAYE BALDE, MINISTRE DES MINES, DE L’INDUSTRIE, DE L’AGRO-INDUSTRIE ET DES PME : « La relance du tissu industriel, ma priorité »

Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, Abdoulaye Baldé, qui vient de prendre en main ce secteur, a pour principale ambition de relancer le tissu industriel sénégalais. Il a entamé une visite de prise de contact auprès des différentes structures rattachées à son département.

Le nouveau ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, le ministre d’Etat Abdoulaye Baldé, s’est fixé comme priorité la relance du tissu industriel du Sénégal autour des cinq pôles de développement. Pour cela, M. Baldé annonce un programme de modernisation et de revitalisation des ports régionaux de Kaolack, Saint-Louis et Ziguinchor et la mise en place d’incubateurs pour accompagner les jeunes industriels. Bref, des outils permettant d’aller plus rapidement vers la modernisation. Le ministre a fait cette déclaration, hier, dans le cadre d’une visite de prise de contact qu’il a effectuée auprès de certaines structures rattachées à son département. Accompagné d’une partie de ses collaborateurs, M. Baldé s’est rendu successivement à la Société d’études et de réalisation des phosphates de Matam (Serpm) située au Point E, à l’Association sénégalaise de normalisation (Asn) et à l’Institut de technologie alimentaire (Ita).

Sur place, les responsables des structures en question ont exposé leurs doléances à leur nouveau ministre. « On a pu lui montrer tout ce que nous faisons en termes de valorisation, mais aussi nous lui avons expliqué que notre mission est grande, alors que les moyens ne suivent pas », indique Babacar Ndoye, directeur général de l’Ita. Barama Sarr, directeur général de l’Asn, de son côté, a souligné les enjeux économiques, culturels ou mêmes sociaux liés à la normalisation. Il relève que 293 normes sénégalaises, dont 23 d’application obligatoires, ont été élaborées et adoptées dans différents domaines (environnement et agro-industrie notamment). En ce qui concerne la Serpm, le « défi », d’après son directeur général, Eugène Ngor Faye, c’est de faire passer la production de 25.000 à 160.000 tonnes, objectif que lui a fixé le ministère de l’Agriculture dans le cadre de la Goana. M. Faye, vantant la qualité des phosphates de Matam (située même « au dessus des normes européennes »), parle de réserves qui pourraient atteindre 120 millions de tonnes. Ce qui ferait de Matam, dit-il, un véritable pôle de développement pour toute la région nord.

Après avoir « eu suffisamment d’éléments », le ministre s’est dit « rassuré ». Il a aussi promis d’essayer d’apporter des solutions aux différents problèmes qui lui ont été exposés par les responsables de ces structures. Il a notamment promis d’œuvrer à intéresser les industriels pour la vulgarisation des produits de l’Ita ainsi qu’à retenir les chercheurs à cette institution à travers des mesures incitatives.

Le Soleil

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