Archive | September, 2010

Moody’s dégrade la note de la dette espagnole

L’Espagne voit sa note réduite d’un cran de AAA à AA1, une dégradation qui peut augmenter le coût des emprunts nécessaires au refinancement de sa dette publique. Mais les marchés s’attendaient à une sanction plus sévère.

La sentence est tombée. Après Standard &Poor’s qui avait dégradé la dette espagnole d’un cran (de AA+ à AA) en avril et Fitch de AAA à AA+ en mai, c’est autour de Moody’s de sanctionner la situation économique de l’Espagne. La dégradation de la note est assortie d’une perspective stable, qui implique que Moody’s n’envisage pas de procéder à un nouvel abaissement à court ou moyen termes. Toutefois, l’agence de notation n’exclut pas de revoir à la baisse la perspective d’évolution de la dette espagnole. Cela pourrait intervenir si le gouvernement du pays se montrait moins déterminé à mener à bien sa réforme des retraites et la réduction du déficit budgétaire.

Comme en juin dernier où l’agence de notation avait mis la dette de l’Espagne sous surveillance, Moody’s justifie cette dégradation par «les faibles perspectives de croissance du pays par rapport à celles des autres pays notés AAA». «Le processus de rééquilibrage de l’économie, qui doit la rendre moins dépendante du secteur de la construction devrait prendre plusieurs années», note-t-elle.

Les marchés financiers s’attendaient à pire
Bien que cette dégradation ne soit pas une bonne nouvelle en soi pour les marchés financiers, ces derniers avaient plutôt intégré un abaissement de deux crans. «Une abaissement d’un cran serait déjà une bonne nouvelle», estime Jean-François Robin, stratège taux chez Natixis.

Quoi qu’il en soit, après cette décision de Moody’s, l’Espagne pourrait bien faire face à une conjoncture dégradée en fin d’année. Le gouvernement espagnol s’attend ainsi à une contraction d’activité de 0,3% du PIB cette année, puis une croissance de 1,3% en 2011.

Le risque semble donc élevé de voir l’Espagne perdre l’indulgence des marchés. «Elle n’a rempli que 70% de son programme, espérant connaître en fin d’année de meilleures conditions de financement qu’au printemps», conclut Jean-François Robin. Madrid doit convaincre les investisseurs de lui prêter 27 milliards d’euros d’ici au 31 décembre.

Le Figaro

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Pour promouvoir la sécurité et le développement en Afrique : La Banque mondiale recommande la libéralisation du transport aérien

Les pays africains peuvent améliorer la sécurité aérienne et stimuler leur propre croissance économique et leurs perspectives de développement en mettant en pratique les engagements qu’ils ont pris d’ouvrir les marchés locaux du transport aérien aux opérateurs extérieurs. Cette heureuse possibilité est la conclusion d’une nouvelle étude de la Banque mondiale.

A l’heure actuelle, les normes de sécurité sont médiocres dans 31 pays d’Afrique. Une situation qui cause davantage d’accidents d’avion que dans toute autre région du monde. Le constat est fait par Charles Schlumberger, spécialiste principal du transport aérien à la Banque mondiale et auteur de l’étude Open Skies for Africa – Implementing the Yamoussoukro Decision. ‘Pour ces pays, la mesure de transport aérien la plus urgente est de mettre en place un régime adéquat de supervision de la sécurité et de la sûreté’, déclare M. Schlumberger, dans un communiqué de la Banque mondiale.
L’étude appelle les pays africains à mettre en œuvre tous les engagements auxquels ils ont souscrit dans la décision de Yamoussoukro, adoptée en 1999. Par cette décision, les 44 pays signataires s’engageaient à déréglementer leurs liaisons aériennes et à promouvoir des marchés régionaux du transport aérien ouverts à la concurrence transnationale. Elle faisait suite à la Déclaration de Yamoussoukro de 1988, par laquelle nombre de ces mêmes pays avaient convenu des principes de la libéralisation du transport aérien.

Onze ans plus tard, plusieurs Etats africains ont mis en application les principes de la décision dans des accords de transport aérien bilatéraux, mais rien n’indique que la décision de Yamoussoukro soit en cours d’application à l’échelle du continent. Selon le document, un tiers environ des Etats africains répugnent à libéraliser, car cela exposerait des compagnies aériennes non compétitives à des normes de fonctionnement qu’elles seraient probablement incapables de respecter.‘On est en train de laisser passer une chance historique’, alerte M. Schlumberger d’après qui, ’dix pays n’ont pas signé ou formellement ratifié cette décision, et parmi les signataires nombreux sont ceux qui ne l’ont pas mise en œuvre’.

Le spécialiste des transports aériens regrette que ‘pendant ce temps, la plupart des pays d’Afrique qui ont abandonné leurs compagnies aériennes en difficulté et ouvert leur marché aux opérateurs étrangers disposent à présent de services de transport aérien plus efficaces, plus sûrs et à des prix plus compétitifs, tant pour les voyageurs que pour le fret’.

Se fondant sur les statistiques établies par l’Association du transport aérien international (Iata) et d’autres organismes, l’étude rapporte qu’au cours de la décennie écoulée, le taux d’accidents aériens avec perte de l’aéronef a été plus de six fois plus élevé en Afrique qu’en Asie ou en Amérique latine, plus de 12 fois plus élevé qu’en Europe ou en Amérique du Nord.

Les perspectives de réduction de ce taux d’accidents s’amélioreraient si les Etats africains appliquaient des sanctions bilatérales contre les compagnies aériennes qui ne respectent pas les normes de sécurité établies par l’Oaci. En fait, affirme Schlumberger, c’est précisément ce que les ministres africains chargés du transport aérien se sont engagés à faire lorsqu’ils ont signé la décision de Yamoussoukro en 1999.

Outre l’amélioration de la qualité et des prix du transport aérien, dit-il, l’abandon de leur compagnie aérienne nationale permet aux pays de redéployer les ressources publiques ainsi économisées vers des investissements plus favorables au développement économique. De plus, la diminution des coûts de transport que permet une concurrence accrue réduit un obstacle considérable aux échanges pour les pays africains, tout en améliorant les perspectives de développement du tourisme.

La recommandation que fait Ciels ouverts pour l’Afrique aux Etats africains de mettre en œuvre la décision de Yamoussoukro s’applique à tous ses signataires, mais mentionne spécifiquement ceux qui ne l’ont pas signée ou formellement ratifiée, à savoir l’Afrique du Sud, Djibouti, l’Erythrée, le Gabon, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Maroc, la Mauritanie, la Somalie et le Swaziland.

Walf

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Les ports du continent inquiets du sort de DP World

Les activités africaines de l’opérateur émirati, DP World, pourraient être affectées par la restructuration de sa maison mère.

La nouvelle a surpris plus d’un analyste. Dubai World, le fonds souverain de Dubaï, envisage de vendre ses meilleurs actifs, pour un montant qui pourrait atteindre 15,3 milliards d’euros. Il faut dire que son endettement – 31 milliards d’euros – dépasse toutes les estimations communiquées fin 2009.

Il pourrait céder notamment Dubai Port World (DP World), dont il détient 77 % du capital et qui, jusque-là, faisait figure de joyau intouchable. Véritable cash machine, l’opérateur portuaire a bien résisté à la crise?: son chiffre d’affaires affiche une hausse de 10 % au premier semestre 2010 (1,2 milliard d’euros), pour un profit net de 168 millions d’euros (+ 17 %).

Rassurer les créanciers

Présent dans 31 pays avec 50 terminaux, DP World a en une décennie connu une croissance importante, au point d’occuper aujourd’hui la troisième position mondiale (6,7 % de part de marché), derrière le singapourien PSA International (9,5 %) et le groupe Hutchison Port Holdings (6,8 %), coté à Hong Kong. En janvier, son PDG, Mohammad Sharaf, assurait que la compagnie présentait « une situation financière solide et assez de trésorerie pour poursuivre son développement ». Personne n’imaginait alors que la situation de la maison mère pourrait contrarier ses projets.

Pour certains observateurs, l’annonce faite par Dubai World ne serait qu’une manœuvre destinée à rassurer ses créanciers. Planifiée pour 2016, la vente de DP World serait abandonnée si le fonds souverain parvenait entre-temps à rétablir son équilibre. « Dans le pire des scénarios, il conservera la majorité du capital », prédit un analyste basé à Dubaï, cité par Reuters. Une option que privilégie aussi Bara Sady, patron du Port automne de Dakar (PAD), exploité depuis 2008 par DP World.

Cependant, d’autres experts du transport maritime envisagent une « vente par appartements » des ports que gère le groupe. Si celle-ci ne concernerait pas le hub dubaïote, les ports africains pourraient en faire les frais, notamment parce qu’ils présentent des volumes encore modestes mais réclament des investissements importants pour se développer.

Sur le continent, la compagnie s’est implantée dans cinq pays?: à Djibouti en 2000, puis, à partir de 2006, en Égypte (Sokhna), au Mozambique (Maputo), au Sénégal (Dakar) et en Algérie (Alger et Djen-Djen). « DP World a su, par son identité et sa capacité financière, aller chercher des marchés difficiles dans les pays émergents », explique Paul Tourret, directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime.

Quel repreneur??

Pour la reprise des activités africaines de DP World, « Bolloré fait figure de favori, sauf en Algérie, où le contexte politique est compliqué », estime un opérateur présent en Afrique centrale. « Nous n’avons aucun contact avec DP World, précise Olivier de Noray, directeur ports et terminaux de Bolloré. Une telle discussion ne pourrait avoir lieu sans l’accord des pays concernés. » Les compagnies maritimes (Maersk, MSC…) pourraient aussi être intéressées, même si la crise a beaucoup réduit leurs capacités d’investissement.

À Dakar, l’annonce du possible retrait de DP World jette le trouble sur une collaboration avec le PAD, jusqu’alors présentée comme idyllique. « DP World a respecté tous ses engagements », assure Bara Sady. Reste à mesurer l’effet de l’annonce de Dubai World sur la stratégie du gestionnaire portuaire. En 2012, celui-ci doit livrer un nouveau terminal dont le coût est évalué à 390 millions d’euros.

Même incertitude en Algérie où, fin 2008, il avait annoncé 83 millions d’euros d’investissement dans les quatre ans. Enfin, à Djibouti, l’inquiétude est double?: elle porte sur le port mais aussi sur la zone franche attenante, dont la gestion a été confiée à Jafza, une autre filiale de Dubai World menacée de cession.

Jeune Afrique

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PÉNURIE DE GAZ A DAKAR : Les ménagères à la recherche de la précieuse bonbonne

La pénurie de gaz butane est durement ressentie par les ménagères. Certaines parcourent les magasins avec l’espoir de trouver une bonbonne remplie. En attendant le retour à la normale, les ménagères se rabattent sur le charbon de bois. Un retour aux vieilles habitudes synonymes aujourd’hui d’inconfort.

A Dakar, depuis presque une semaine, le gaz butane a déserté les ménages. La pénurie qui est devenue effective dans les quartiers de la capitale, planait depuis la période qui a suivie la fête de la Korité. Dans des stations d’essence et dépôts de gaz, le stock est déjà fini, les femmes munies de bonbonnes de gaz butane errent. A l’essencerie Dior située aux Parcelles Assainies, Pape Adama Ndiaye révèle : « nous sommes en rupture de gaz butane depuis presque six jours. Cependant, la commande a été déjà faite. Il parait que c’est le bateau qui tarde ». Un agent de la station d’essence de Fann révèle : « la commande de gaz que nous avions s’est épuisée hier. Il y avait une forte affluence hier sur les lieux car les clients ont soutenu que, pratiquement, dans beaucoup de points de vente de la capitale, il n’y avait pas de gaz. On attend la nouvelle commande ». A l’unité 19 des Parcelles Assainies, le gérant du dépôt de ce quartier, sous couvert de l’anonymat, confirme la pénurie. « Nous n’avons pas de gaz butane, depuis maintenant quatre jours », dit-il. Dans les échoppes des quartiers, c’est la même situation de pénurie qui prévaut. Abdoulaye Diallo, qui tient une boutique dans ce quartier, soutient : « cela fait cinq jours que je n’ai pas vendu de gaz butane. La pénurie est bien réelle ». Du coté des ménages, l’heure est déjà au retour à l’usage du charbon. « Depuis une semaine, je n’ai pas vu de gaz. J’achète du charbon », se désole Maty Ndiaye, rencontrée dans une boutique à Diamalaye. Même son de cloche chez une autre dame du quartier : « depuis que ma bouteille de gaz est finie, je vis un vrai calvaire pour la préparation des repas. Je suis obligé de me rabattre sur le charbon ».

A grand Médine, la pénurie se fait sentir aussi. Bousso Fédhior a déjà adopté le charbon de bois, elle a de la peine à entretenir le feu sur son fourneau. Elle est couverte de sueur. « C’est vraiment dur. Je ne peux pas vous expliquer combien de fois je souffre avec cette pénurie de gaz. Nous, les ménagères, nous la sentons le plus. Pour préparer les repas, il faut se lever tôt, allumer le fourneau parce que nous préparons avec le charbon de bois. Je prie pour que cette pénurie prenne fin avant la rentrée des classes. C’est pour éviter que les enfants arrivent tous les jours en retard », dit-elle. Dans la maison des Bocandé, la fumée s’élève depuis la cuisine. La petite Astou n’arrivant pas à supporter cette fumée, se met à crier. Anta Seck a les yeux rouges qui laissent couler des larmes. Ses narines coulent. « Nous sommes très fatiguées. Dans la cuisine, on a l’impression d’être dans un réchaud. Il fait excessivement chaud et je n’ai pas le choix. Je ne peux pas préparer le repas dehors avec la poussière. Le kilogramme du charbon est cher. Avec la pénurie, le prix du kilogramme du charbon est en hausse, 200 francs alors qu’auparavant, il était à 150. Et quand on achète un kilo on a envie de pleurer à cause de la petite quantité », se désole Anta, une domestique. Nabou, de son coté, n’a aucune difficulté pour faire ses taches. « Mon patron a chargé tous les gaz avant cette pénurie. Donc moi je n’ai pas de problème. Mais je sais comment c’est difficile de préparer avec le charbon de bois », ajoute-t-elle. Le retour aux vieilles habitudes n’est pas de tout repos pour les ménagères.

Le Soleil

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CORRIDOR DAKAR-BAMAKO : Renforcer les ponts-bascules pour lutter contre la surcharge à l’essieu

La direction des transports terrestres a annoncé l’érection prochaine de ponts bascules mobiles sur le corridor Dakar-Bamako pour améliorer la durabilité de nos infrastructures.

La lutte contre les effets néfastes de la surcharge à l’essieu préoccupe au plus haut point les autorités gouvernementales du Sénégal. La direction des transports terrestres, en collaboration avec le ministère de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures (Micatti), a profité du lancement officielle de la campagne de sensibilisation sur les effets néfastes de la surcharge à l’essieu, tenue hier à la Chambre de commerce de Dakar, pour annoncer l’érection prochaine de ponts bascules mobiles sur le corridor Dakar-Bamako.

Fédérer davantage les énergies et agir ensemble pour endiguer définitivement la surcharge à l’essieu sur les principaux axes routiers du pays et le long des corridors qui relient le Sénégal au reste des pays de la sous-région, tel a été l’objet de la rencontre qui a réuni, hier, les différents partenaires sociaux du transport au Sénégal à la Chambre consulaire de Dakar. En effet, en partenariat avec les autorités gouvernementales, la direction des Transports terrestres a décidé d’entreprendre une série d’activités pour attirer davantage l’attention des transporteurs et des gestionnaires de frets sur les méfaits de la surcharge à l’essieu sur les infrastructures routières. Il s’agit, selon le directeur des Transports terrestres, M. Dramé Seck, d’amener les routiers à respecter la charge maximale limitée, selon le code de la route, à 11,5 tonnes au maximum au Sénégal. La sensibilisation sera également portée auprès des entreprises génératrices de frets afin qu’elles assurent en amont le contrôle et la sécurité des chargements à travers les pèse-essieu notamment pour les frets d’au moins 200 000 tonnes.

En sus de ces stratégies retenues dans le cadre de cette campagne, la direction des Transports terrestres a décidé d’ériger, de Bargny à Diamniadio et sur le corridor Dakar-Bamako, des ponts-bascules mobiles et des stations de pesage afin de renforcer le dispositif de sécurité et de contrôle de la charge à l’essieu, conformément à la législation en vigueur au sein de l’Uemoa.

A en croire M. Seck, le ministère de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures a déjà procédé au lancement de l’appel d’offre pour la construction des ponts-bascules annoncés sur le corridor Dakar-Bamako.

Cette mesure qui pourrait entrer en vigueur dès décembre prochain, n’a pas manqué de retenir l’attention des transporteurs qui, par la voix de leur délégué, M. Babou Badiane, ont tenu à saluer les efforts que le Sénégal mène pour la sécurité de nos routes et la libre circulation communautaire des biens et des personnes. Il a toutefois exigé le renouvellement du parc automobile du Sénégal afin que les transporteurs puissent répondre au même titre que leurs collègues maliens aux normes exigées par l’Uemoa en matière de sécurité routière et augmenter dans le même sillage la durabilité de nos infrastructures.

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ABDOULAYE BALDE, MINISTRE DES MINES, DE L’INDUSTRIE, DE L’AGRO-INDUSTRIE ET DES PME : « La relance du tissu industriel, ma priorité »

Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, Abdoulaye Baldé, qui vient de prendre en main ce secteur, a pour principale ambition de relancer le tissu industriel sénégalais. Il a entamé une visite de prise de contact auprès des différentes structures rattachées à son département.

Le nouveau ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, le ministre d’Etat Abdoulaye Baldé, s’est fixé comme priorité la relance du tissu industriel du Sénégal autour des cinq pôles de développement. Pour cela, M. Baldé annonce un programme de modernisation et de revitalisation des ports régionaux de Kaolack, Saint-Louis et Ziguinchor et la mise en place d’incubateurs pour accompagner les jeunes industriels. Bref, des outils permettant d’aller plus rapidement vers la modernisation. Le ministre a fait cette déclaration, hier, dans le cadre d’une visite de prise de contact qu’il a effectuée auprès de certaines structures rattachées à son département. Accompagné d’une partie de ses collaborateurs, M. Baldé s’est rendu successivement à la Société d’études et de réalisation des phosphates de Matam (Serpm) située au Point E, à l’Association sénégalaise de normalisation (Asn) et à l’Institut de technologie alimentaire (Ita).

Sur place, les responsables des structures en question ont exposé leurs doléances à leur nouveau ministre. « On a pu lui montrer tout ce que nous faisons en termes de valorisation, mais aussi nous lui avons expliqué que notre mission est grande, alors que les moyens ne suivent pas », indique Babacar Ndoye, directeur général de l’Ita. Barama Sarr, directeur général de l’Asn, de son côté, a souligné les enjeux économiques, culturels ou mêmes sociaux liés à la normalisation. Il relève que 293 normes sénégalaises, dont 23 d’application obligatoires, ont été élaborées et adoptées dans différents domaines (environnement et agro-industrie notamment). En ce qui concerne la Serpm, le « défi », d’après son directeur général, Eugène Ngor Faye, c’est de faire passer la production de 25.000 à 160.000 tonnes, objectif que lui a fixé le ministère de l’Agriculture dans le cadre de la Goana. M. Faye, vantant la qualité des phosphates de Matam (située même « au dessus des normes européennes »), parle de réserves qui pourraient atteindre 120 millions de tonnes. Ce qui ferait de Matam, dit-il, un véritable pôle de développement pour toute la région nord.

Après avoir « eu suffisamment d’éléments », le ministre s’est dit « rassuré ». Il a aussi promis d’essayer d’apporter des solutions aux différents problèmes qui lui ont été exposés par les responsables de ces structures. Il a notamment promis d’œuvrer à intéresser les industriels pour la vulgarisation des produits de l’Ita ainsi qu’à retenir les chercheurs à cette institution à travers des mesures incitatives.

Le Soleil

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Les américains gâtent le Sénégal

Le Sénégal est inondé de cadeaux par les Etats-Unis. En plus des 270 milliards du Millenium challenge account, le pays de Barack Obama, via l’Usaid, a donné à l’école sénégalaise 850.000 manuels scolaires et vient de décider de doter à deux institutions de micro finance, (U-Imcec et Acep), un appui financier d’un montant total de 10.000.000 de dollars (4.8 milliards F CFA) destinés à les aider dans leurs efforts en faveur de l’agriculture et de la sécurité alimentaire au Sénégal.

Le Millenium challenge account (Mca) entre dans sa phase active. A cet effet, la conseillère du président du Millenium challenge corporation (Mcc), Cassandra Butts, et le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, ont procédé ce lundi à une échange de lettres qui marque le démarrage des opérations de décaissement des fonds du Millenium challenge account (Mca).

Ainsi, 270 milliards de francs Cfa seront injectés dans les régions du nord et du sud du Sénégal, pour des investissements dans les domaines des infrastructures routières, de l’irrigation, de la gestion des ressources en eau, de l’éducation.

Mais c’est comme si les Usa n’attendait que cela pour inonder le Sénégal de cadeaux. En effet, le même jour, le ministère de l’Enseignement préscolaire, élémentaire, du moyen secondaire et des langues nationales a reçu de l’agence américaine pour le développement international (Usaid) un don de manuels scolaires de 850 000 exemplaires. Ce, dans le cadre de l’appui de l’Usaid au système éducatif.

Ce mardi, l’Usaid a récidivé. Elle vient de décider d’appuyer deux institutions de micro finance Sénégalaise. L’Union des institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit (U-Imcec) et l’Alliance de crédit et d’épargne pour la production (Acep), disposeront ainsi d’un appui financier d’un montant total de 10.000.000 de dollars (4.8 milliards F CFA) destinés à les aider dans leurs efforts en faveur de l’agriculture et de la sécurité alimentaire au Sénégal.

« Ces fonds, rendus disponibles grâce à un partenariat avec l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid)/Sénégal, permettront aux institutions de consentir des prêts à des producteurs à faible revenu afin de les aider à mener des activités génératrices de revenus. Ce dispositif aidera également à des institutions bancaires à établir un historique de crédit leur permettant de se positionner comme des créanciers crédibles », note l’Usaid.

Il faut noter que l’Union des institutions mutualistes communautaires d’épargne et de crédit a été créée en 2000 grâce au soutien de ChildFund (jadis connu sous le nom de Fonds chrétien pour l’enfance) et de l’Usaid. A l’origine, l’organisation avait pour vocation d’aider les enfants et leurs parents à disposer d’une source stable de revenus grâce à la création d’activités génératrices de revenus.

Devenue indépendante, elle a son siège social implanté à Dakar et elle intervient actuellement dans 10 régions administratives du Sénégal : Dakar, Thiès, Ziguinchor, Kolda, Diourbel, Kaolack, Fatick, Sédhiou, Tambacounda et Matam. Elle envisage d’accroître sa couverture géographique et son ancrage dans les zones rurales et périurbaines.

L’Alliance de crédit et d’épargne pour la production également est une caisse de crédit agréée, créée grâce à un programme de l’Usaid en 1993. Elle dispose de 13 caisses régionales polarisant 58 points de services couvrant l’ensemble du Sénégal.

Par ailleurs, dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre de « la grappe agriculture de la Stratégie de croissance accélérée (Sca)” du Gouvernement du Sénégal et de la stratégie globale de l’Usaid pour l’agriculture dénommée « Feed the Future », l’Usaid a mis en place un important appui technique et logistique pour contribuer à accroître la productivité agricole, la sécurité alimentaire et les échanges commerciaux.

Nettali

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LANCEMENT PROJET « BON D’ACHAT ALIMENTAIRE » A PIKINE: Le Pam au secours des ménages vulnérables

« Protéger les moyens d’existence des ménages les plus vulnérables ». C’est l’objectif du projet pilote « Bons d’achats alimentaire », lancé hier, mardi 28 septembre à Yeumbeul Nord par le Programme Alimentaire Mondiale (Pam) en partenariat avec le ministère de la famille. Ce programme financé par la « la Facilité Alimentaire de l’Union Européenne », concerne 17400 ménages dont 10 mille à Pikine et 7400 Ziguinchor.

17 400 ménages dont 10 mille à Pikine et 7400 à Ziguinchor, vont bénéficier du projet « Bons d’achats alimentaires » du Programme alimentaire mondiale (Pam). Le lancement officiel a été effectué hier, mardi 28 septembre au terrain basket de Yeumbeul Nord. « Avec le projet pilote bons d’achats alimentaire à Pikine, 10 mille ménages sélectionnés à travers un processus de ciblage communautaire bénéficieront de bons qu’ils échangeront contre la nourriture », a déclaré M. Bienvenu Djossa, représentant du Pam au Sénégal. M. Djossa d’ajouter que : « l’objectif est de protéger les moyens d’existence des ménages les plus vulnérables durant les six mois que va durer le projet pilote ».

Selon le Ministre d’Etat en charge de la famille, la valeur totale des bons d’achats alimentaire est estimée à 1,879 milliards de F Cfa. Ndéye Khady Diop d’ajouter que le projet pilote bons d’achats alimentaires s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Inps « Suqali jaboot » qui devrait permettre au Gouvernement de disposer d’un instrument technique et financier fiable en matière de transferts sociaux aux ménages pauvres.

Evoquant la pertinence du projet, le Ministre de la Famille a estimé qu’un commerçant détaillant peut se trouver à la fin de chaque distribution mensuelle pour un échantillon de 200 ménages à ravitailler avec un chiffre d’affaire de 3 600 000 F Cfa.

Par ailleurs, le Maire de la commune d’arrondissement de Yeumbeul Sud et représentant le Maire de la ville de Pikine, après avoir reconnu la pertinence du projet, a demandé l’élargissement du programme dans toutes les communes de Pikine.

Lamane Ndiaye, délégué de quartier et bénéficiaire du projet de témoigner : « je suis témoin de l’intérêt inestimable de ce programme ». Le commerçant Souleymane Massaly, dont la boutique a été agrée par le Pam pour livrer des bons alimentaires a estimé que son chiffre d’affaire a atteint près d’une dizaine de millions grâce au projet.

Pour la coordonnatrice des mouvements féminins du département de Pikine, le projet en question est important mais la cible est réduite. A cet effet, elle a proposé la mise en œuvre de programmes participatifs qui implique davantage les femmes. Et d’ajouter à l’endroit des partenaires techniques pour que ces derniers aident les femmes à avoir des unités de transformations de produits alimentaires. Ce soutien, selon la responsable des femmes, permettra aux femmes de mieux de se prendre en charge afin de faire face à l’insécurité alimentaire.

SUD QUOTIDIEN

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Effets néfastes des surcharges sur les routes : L’Etat veut sensibiliser avant de réprimer

Sensibiliser les transporteurs sur les effets néfastes des surcharges sur les routes sénégalaises. C’est cette démarche que vient d’entreprendre le gouvernement pour augmenter la durée de service des routes, assurer la sécurité des transporteurs et éviter de consentir de nouveaux investissements sur ces routes. Dans ce cadre, le Ministère de la coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures (Micati) a lancé une campagne de sensibilisation à cet effet.
Car, selon le représentant du Micati, El Hadj Malick Niang, qui présidait la cérémonie de lancement, même si plus de 10 % du Pib et plus de 90 % des déplacements de personnes et autres biens sont assurés par le secteur du transport, la performance du service routier n’est toujours pas satisfaisante. ‘Tout le monde y perd. La dégradation prématurée de nos routes, même si elle est liée en partie à la qualité de la mise en œuvre, à l’assainissement, reste fortement dépendante des effets néfastes de la surcharge des poids lourds qui constituent non seulement une source de détérioration prématurée de nos infrastructures routières, mais entraînent l’insécurité routière, la pollution atmosphérique, un surcoût de 20 % en cas de renforcement’, soutient Niang. Qui signale par ailleurs qu’une étude a révélé que la durée de service de la chaussée serait divisée par deux (7,5 ans au lieu de 15 ans) si tous les poids lourds étaient surchargés de quatre tonnes par rapport à la réglementation actuelle dans l’Union monétaire et économique ouest africain (Uemoa).

Directeur du transport terrestre, Dramé Seck pense qu’il faut d’abord commencer par la sensibilisation pour que l’ensemble des acteurs soit au courant du règlement 14 de l’Uemoa qui limite la charge de 11,5 tonnes sur la base de laquelle les routes sont dimensionnées. ‘Une certaine tolérance sera observée durant cette phase de sensibilisation qui va jusqu’à la fin du mois d’octobre 2010. Mais, in fine, la phase de répression sera enclenchée pour sanctionner les réfractaires’, fait-il savoir. Cependant, pour le représentant des transporteurs, Baba Badiane, l’Etat devrait également songer au renouvellement du parc des véhicules de transport de marchandises, comme cela s’est fait dans les pays de la sous-région.

Walf

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Strauss-Kahn craint une “reprise sans emplois” de l’économie mondiale

Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, a affirmé mardi lors d’un entretien avec des agences de presse qu’il craignait l’éventualité d’une “reprise sans emplois” de l’économie mondiale, trop faible pour faire baisser le chômage. “La croissance ne suffit pas, le but de tout cela c’est l’emploi, et le risque d’une reprise sans emplois est toujours là”, a déclaré M. Strauss-Kahn, lors de cet entretien au siège du FMI, à Washington.

“La reprise est une chose, elle a besoin d’être bien assise. Et, deuxième étape, même si la reprise est assurée, la question est de savoir combien d’emplois elle apportera au niveau mondial”, a-t-il poursuivi. “Notre opinion ici est qu’on ne pourra pas dire que la crise est finie avant que le chômage ne diminue vraiment. Et quand on regarde l’Europe par exemple, il n’est pas évident que le taux de croissance que nous envisageons actuellement permette ce type de prévision”, a souligné le directeur du FMI.

Interrogé sur l’éventualité d’une “guerre des devises”, lors de laquelle de nombreux pays entreraient dans une course à la dévaluation de leur monnaie, M.Strauss-Kahn a estimé la probabilité “assez faible”. “Je n’ai pas l’impression aujourd’hui qu’il y ait un grand risque de guerre des devises. Mais cela fait partie des risques qui pèsent”, a-t-il répondu. “Je pense que la probabilité est assez faible, car tout le monde peut comprendre que de trop grands conflits sur ce sujet auraient des répercussions négatives. Néanmoins cela peut se produire”, a-t-il considéré.

M. Strauss-Kahn a enfin annoncé qu’il ne voyait pas la faiblesse de certaines banques européennes comme “un problème mondial”.”Nous avons fait notre propre travail (…) pour regarder les défenses de ces institutions et si elles pourraient résister à une situation de crise. Et il nous apparaît que tout était gérable. Donc je ne vois pas de problème mondial au niveau du secteur financier mondial”, a-t-il argumenté.

Le Monde

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DEUXIÈME SESSION DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL : Économie et étude de financements au menu

La deuxième session ordinaire de l’année 2010 du Conseil économique et social (Ces) s’est ouverte hier, en présence du président de l’institution, Ousmane Masseck Ndiaye, et du ministre chargé des Relations avec les Assemblées, Mme Maïmouna Lô Dieng. Au cours de cette session, qui prendra fin le 23 novembre prochain, les membres du Ces vont se pencher, entre autres thèmes, sur l’économie avec l’étude de ses financements, l’élevage, etc.

« Les thèmes que nous venons d’adopter pour servir de base aux travaux de notre session, ont été choisis, sur la base de l’appréciation de la situation économique et sociale de notre pays, d’une part, mais aussi de la prise du pouls des populations sénégalaises, d’autre part », a déclaré hier le président du Conseil économique et social (Ces), Ousmane Masseck Ndiaye, à l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année 2010 de cette institution. Le président du Ces a noté que son institution va s’atteler, au cours des deux prochains mois, à relayer auprès des décideurs publics, l’appréciation que ses membres feront de la situation de sept secteurs de l’économie nationale à savoir : l’économie avec l’étude de ses financements, la formation technique et professionnelle et son impact sur l’emploi, le secteur des transports dans la stratégie d’amélioration de la mobilité urbaine, le développement local à travers les mécanismes de financement de la décentralisation, l’environnement avec l’impact de l’utilisation des pesticides et autres produits chimiques et, enfin, l’élevage à travers la production et les industries laitières dans notre pays.

« Pour être conforme à nos missions, notre assemblée se doit d’être une structure de veille qui puisse attirer à chaque fois l’attention des autorités centrales sur les insuffisances des politiques publiques et sur la situation des secteurs et couches sociales qu’elles ont tendance à prendre en charge de manière insuffisante », a lancé M. Ndiaye. Il a invité les membres de son institution à être davantage à l’écoute des pouvoirs publics et de toutes les couches socioprofessionnelles, mais aussi à faire une appréciation aussi exhaustive que possible de la conjoncture internationale et nationale pour pouvoir choisir les thèmes qui devront faire l’objet de leurs travaux tout en « collant autant que faire se peut aux vrais et réels besoins des populations ».

Le ministre chargé des Relations avec les Assemblées, Mme Maïmouna Lô Dieng a, pour sa part, rappelé la mission de son département qui doit être « la courroie de transmission entre le gouvernement et les institutions de la République ». Il s’agit, a-t-elle souligné, d’établir un partenariat fécond avec les structures dont l’indépendance et la crédibilité doivent absolument être préservées. Mme Lô Dieng a également assuré que le président de la République et l’ensemble de son gouvernement attendent beaucoup des recommandations qui sortiront des travaux.

Le Soleil

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RETOUR DES DÉLESTAGES : La Senelec évoque une panne et la maintenance

Une panne « aléatoire » et un programme de maintenance (ce qui fait un gap de 50 Mw) sont à l’origine des perturbations dans la distribution de l’électricité ces derniers jours. C’est l’explication fournie par les responsables de la Senelec qui annoncent un retour à la « normale » vers mi-octobre.

Exercice d’explication de la part des responsables de la Senelec, suite à la recrudescence des délestages ces derniers jours. Hier, face à la presse, MM. Abdoulaye Dia, Ibrahima Diop et Bacary Diop, respectivement directeurs du transport, de la distribution et de la production, autour de M. Cheikhou Cissé, directeur de la communication, ont fait le point sur la situation. D’après les explications qu’ils ont fournies, les perturbations notées ces derniers jours dans la distribution de l’électricité sont dues : d’une part, à l’arrêt de deux groupes de 15 Mw chacun à la Centrale 6 de Bel Air et à la Centrale 7 de Kahone, pour les besoins du programme mensuel de maintenance ; et, d’autre part, à deux incidents notés à la Centrale 3 du Cap des Biches et qui ont affecté deux autres groupes parmi les plus vieux du parc – ils ont été construits respectivement en 1966 et 1978. Bref, ce qu’il faut retenir, c’est que ces deux facteurs combinés ont entraîné un gap de 50 Mw et, par conséquent, la rupture de l’équilibre précaire qui prévalait depuis mi-août. Et qu’il faudrait « quelques semaines » pour rétablir la situation, d’après Abdoulaye Dia.

Le problème vient du fait que ces incidents surviennent à une période de forte demande (qui atteindra un pic de 440 Mw dans la dernière semaine d’octobre). Revenant sur les détails, Bacary Diop explique que « durant la période de juillet (avec le problème du mauvais fuel), le programme de maintenance avait été arrêté pour parvenir à rétablir la situation. Nous l’avons relancé récemment. Le problème, c’est que les délais (pour le planning de maintenance) sont incompressibles », indique-t-il. Alors, face à l’urgence, une « batterie de mesures » a été mise eu œuvre pour revenir à une situation acceptable. Il s’agit notamment d’accélérer le retour d’autres groupes dans le réseau pour combler le gap actuel. Selon Abdoulaye Dia, quatre unités vont revenir en exploitation « d’ici mi-octobre ». Il s’agit, entre autres, d’une unité qui était en réparation et la turbine à gaz n°2 de Gti en cours d’essai et qui devrait être opérationnelle « dans une semaine »… Si tout se déroule comme prévu, la Senelec devrait ainsi disposer d’une marge de 20 Mw pour pouvoir suppléer à d’éventuelles perturbations. Mais pour l’équipe dirigeante de la Senelec, il s’agit d’aller vite, car « nous sommes en train de gérer la partie la plus difficile de l’année », clame-t-on.

Toutefois, si on comprend bien les explications fournies par les responsables de la Senelec, ce genre de situation est presque inévitable. Puisque « des pannes aléatoires existent dans tout système » et que « le programme de maintenance est également indispensable ». Les deux aspects semblent même liés. En effet, « quand le programme de maintenance n’est pas déroulé, cela augmente les risques de pannes aléatoires ». La seule solution durable étant l’investissement pour renforcer la production et anticiper sur la demande.

Il faut souligner que ces nouveaux incidents ne sont pas liés au problème du fuel (qui avait causé plusieurs pannes en juillet dernier). Selon Bacary Diop, tous les groupes ayant été affectés par ce problème sont de retour, seul un groupe à la Centrale 4 garde encore « quelques séquelles », dit-il. En ce qui concerne la situation spécifique de Ziguinchor où on a noté de fortes perturbations ces dernières semaines, la Senelec indique que la quasi-totalité des groupes de la centrale de Boutoute sont en panne, mais que des mesures spécifiques sont en train d’être prises pour rétablir la situation afin de bien gérer la saison touristique, en attendant une augmentation des capacités de production de la centrale dans douze mois. Parallèlement à toutes ces perturbations, il faut ajouter des « incidents réseau » liés aux nombreux chantiers, notamment à Dakar, et qui entraînent souvent des interruptions de service dans certains quartiers.

Le Soleil

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AUTOROUTE A PÉAGE : EMPRISE PIKINE-KEUR MASSAR : 31,7 milliards de francs pour indemniser les occupants

Le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a présidé, hier, un conseil interministériel consacré à la libération du tronçon Pikine-Keur Massar, une emprise de l’autoroute à péage. Le budget prévisionnel du total des indemnisations sur ce tronçon est estimé à 31, 7 millions de francs Cfa pour 5163 personnes affectées par le projet (Pap).

Le budget prévisionnel de l’indemnisation des occupants de l’emprise de l’autoroute à péage comprise entre Pikine et Keur Massar, toute action comprise, est aujourd’hui estimé à 31,7 milliards de francs Cfa, soit une augmentation de près de 200 % sur le budget préalable de 10,7 milliards de francs Cfa arrêté sur la base du recensement fait entre 2006 et 2007. Entre temps, comme l’a souligné Xavier Ricou de l’Apix, il y a une bonne évolution et des changements intervenus aussi bien dans les quartiers et dans la composition des ménages, que sur le tracé de l’autoroute. Cela a poussé à refaire une mise à jour du recensement et la réalisation d’un nouveau plan d’action de réinstallation (Par) qui a été validé le 21 septembre dernier. Le nombre de Pap recensés sur cette emprise est ainsi estimé à 5163 et le démarrage des indemnisations prévu à partir de décembre 2010 pour se poursuivre jusqu’en juin 2011. Pour les détenteurs de titre de propriété, le barème du foncier proposé est de 40.000 francs Cfa le m2. Il a été proposé aux occupants non détenteurs de titre de propriété, c’est-à-dire les irréguliers, une compensation égale à 17.000 francs Cfa le m2. Mais, pour toutes ces deux catégories, les impenses (le bâti) seront évaluées de manière objective et consensuelle et remboursées au prix du neuf.

Hier, au cours d’un conseil interministériel portant justement sur la libération de l’emprise comprise entre Pikine et Keur Massar qui suscite aujourd’hui une préoccupation, le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a réaffirmé l’option du gouvernement de minimiser les contestations. « Aujourd’hui, je pense que sur le total des personnes concernées, la plupart ont fait preuve de compréhension. Notre ambition, c’est d’arriver à une situation de zéro contestation », a déclaré le Premier ministre, justifiant la tenue de cette réunion interministérielle qui était, selon lui, « une réunion de mise à niveau et de suivi ». Il a été décidé de tenir le dernier mardi de chaque mois un conseil interministériel pour faire le point de la situation afin que le calendrier soit respecté. « Je pense que d’ici là, d’autres contacts informels seront effectués afin d’amener ceux qui sont encore hésitants à accepter les propositions qui leur sont faites », espère M. Ndiaye.

Sensibiliser les populations

Dans cette même dynamique de recherche d’accords consensuels autour de la libéralisation et de l’indemnisation des Pap, la ministre conseiller, Mme Aminata Niane, directrice générale de l’Apix, a annoncé l’ouverture, à partir du 15 octobre 2010, d’un bureau de l’autoroute à péage à Pikine et qui sera une sorte de guichet unique pour toutes les informations administratives de paiement des indemnisations. L’autre objectif ainsi fixé étant d’arriver à un plan de communication afin de mieux informer et sensibiliser les populations, particulièrement celles qui sont sur cette emprise Pikine-Keur Massar qui devra être libérée au plus tard le 31 juillet 2011. D’ici là, l’objectif des autorités est de trouver des solutions aux difficultés existantes et qui sont liées à l’indemnisation des Pap. « Il y a effectivement quelques soucis avec une minorité, et puisque l’autoroute est un projet d’intérêt public, nous ne voulons pas poursuivre sa réalisation sans aplanir ces difficultés », a souligné le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye.

Outre les ministres, des représentants des populations ainsi que les différents services intervenant dans ce projet, notamment l’Ageroute, l’entreprise Eiffage, etc., ont pris part à la réunion. La démarche entreprise par l’Apix, explique Mme Aminata Niane, directrice générale de l’agence, c’est d’obtenir un large consensus autour de la libération de cette emprise de l’autoroute.

Le Soleil

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Télécoms:Une révolution sous-marine

Faute de liaisons par fibre optique, l’Afrique est en retard sur son développement internet. La situation est sur le point de changer sous l’impulsion du secteur des télécommunications, désireux de poursuivre son essor.

Deux mois après la signature du contrat de construction du câble en fibre optique ACE, qui reliera l’Europe à l’Afrique du Sud, le groupe France Télécom (FT), initiateur du projet, a annoncé le 9 septembre le début des travaux à Penmarc’h, en Bretagne (France). Long de 17?000 km, ce serpent de verre de 500 millions de dollars (386 millions d’euros) mettra le cap vers le sud pour relier, outre le Portugal et les Canaries, 23 pays africains à partir de 2012. À l’arrivée, une capacité 15 fois supérieure au câble SAT 3, seul et unique lien actuel entre l’Afrique du Sud et le Vieux Continent.

Alors que les opérateurs télécoms bataillent dans les villes et les campagnes pour conquérir des parts de marché, leur avenir se joue en partie sous la surface des océans par 3?000 m de fond. D’ici deux ans, pas moins de huit projets de câbles se seront concrétisés, apportant une bande passante de plus de 16 térabits à l’Afrique subsaharienne, 80 fois supérieure à ce qui prévalait en 2000. Premier chantier achevé sur la côte ouest, Main One, inauguré en juillet, qui relie le Portugal au Nigeria. Le continent sera-t-il au final « surcâblé »?? « Non, répond Philippe Dumont, directeur de l’activité réseaux sous-marins d’Alcatel-Lucent. Ce qui compte, ce n’est pas la capacité installée, probablement supérieure à ce qu’utilisera l’Afrique dans dix ans, mais le nombre de points de connexion, qui passera de 16 à 76. Avec ACE, sept nouveaux pays africains seront connectés à internet par le câble ». Une infrastructure essentielle pour des pans entiers de l’économie, comme le secteur bancaire, mais aussi l’enseignement ou la santé.

Financés par des consortiums, tous ces projets comptent parmi leurs actionnaires les grands noms des télécoms?: FT, MTN, Telkom, Vodacom. Les pouvoirs publics, y compris les États les plus pauvres, participent aussi aux investissements grâce au soutien des institutions internationales?: « Dans le cadre d’ACE, nous attribuerons 25 millions de dollars à la Sierra Leone, 20 millions au Liberia, et 10 millions à São Tomé e Príncipe », confirme Yann Burtin, du département télécoms de la Banque mondiale.

Au total, plus de 2,5 milliards de dollars auront été investis en quelques années pour créer ces passerelles numériques. Pour les opérateurs, il s’agit de mettre en place les conditions de développement d’internet. Si les services liés à la voix représentent encore 80 % de leurs revenus, leur croissance passe par des services accessibles sur le Web.

Connexions moins cher

De leur côté, les consommateurs mettent beaucoup d’espoir dans la mise en route des câbles sous-marins, qui devrait entraîner une diminution des tarifs de connexion. Selon Cornelis Groesbeek, un expert indépendant cité par l’agence de presse Bloomberg, les prix du haut débit pourraient chuter de 90 % en Afrique du Sud. Le cabinet Pyramid Research avance pour l’ensemble du continent des prévisions de baisse beaucoup plus prudentes comprises entre 1 % et 5 % par an jusqu’en 2015. En juillet 2009, le fournisseur d’accès tanzanien TTCL a divisé par deux le prix de son abonnement internet via une ligne fixe, pour le porter à 43 dollars par mois, après l’arrivée du câble Seacom.

Ces évolutions tardent à profiter aux particuliers. La première raison est l’utilisation coûteuse des liaisons satellitaires, filet de sécurité en cas de rupture des installations sous-marines. La seconde s’explique par les volumes minimums d’achat de bande passante imposés par certains consortiums, qui empêchent l’accès des petits fournisseurs d’accès et limitent la concurrence.

Outre la baisse des prix, l’arrivée du haut débit sur les côtes africaines stimule aussi la construction de réseaux terrestres haut débit pour relier les zones enclavées. En tête des investisseurs, les actionnaires des câbles, conscients qu’il leur est essentiel de créer des débouchés pour leurs infrastructures sous-marines. Car rien ne dit, compte tenu de leur nombre, que tous trouveront à court terme la rentabilité escomptée.

Jeune Afrique

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Le FMI rend obligatoire un examen régulier de la santé financière de 25 pays

Le Fonds monétaire international a annoncé lundi 27 septembre qu’il rendait obligatoire de se soumettre à un examen approfondi de leur santé financière tous les cinq ans.

La plus haute instance de décision du FMI, son conseil d’administration, a voté pour rendre obligatoires les “Programmes d’évaluation du secteur financier” pour les pays jugés les plus importants pour la stabilité du système financier mondial, a annoncé le FMI dans un communiqué. Il s’agit des plus grands pays développés dont l’ensemble des membres du G7, plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, des économies asiatiques nouvellement développées et des économies émergentes. Ce sont l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, Hongkong, l’Inde, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Luxembourg, le Mexique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Russie, Singapour, la Suède, la Suisse et la Turquie qui sont concernés par cette évaluation.

Ces examens ont été créés après la crise asiatique de la fin des années 1990, dans le but de pouvoir détecter les déséquilibres qui grandiraient dans un pays en particulier. Les premiers datent de 2001, et étaient jusque-là rédigés sur la base du volontariat. Les Etats-Unis, à l’origine de la crise financière mondiale qui a éclaté en 2007, se sont vu reprocher de ne s’être soumis à l’un de ces rapports qu’à la fin 2009. Le conseil d’administration du FMI n’a pas encore décidé quelle devrait être la périodicité de ces rapports, bien que la direction du Fonds ait proposé d’en rédiger un tous les trois ans.

Le Monde

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PENURIE DE GAZ A DAKAR: Les vendeurs renouent avec le charbon de bois

La pénurie de gaz refait surface, depuis quelques jours, dans la capitale sénégalaise, en plombant sensiblement certaines activités commerciales. Les restaurateurs et les vendeurs de thé ressentent ainsi rudement cette pénurie et sont obligés de se rabattre vers le charbon de bois pour vendre. Du coté des boutiquiers, seules les bonbonnes de gaz vides font partie du décor. Un tour à Petersen et à Sicap Baobab nous permet justement d’en faire le constat.

Depuis quelques jours, la raréfaction du gaz butane se fait fortement sentir dans la capitale sénégalaise. Trouver ce combustible est devenu pour ainsi dire un véritable casse-tête pour les restaurants, les gérants de kiosques et même les ménages. Ces derniers ressentent sévèrement ce manque de gaz constaté depuis jeudi dernier et sont contraints, en désespoir de cause, de remuer ciel et terre pour trouver cette denrée de consommation courante, mais en vain. Les expédients et les raccourcis de toutes sortes sont dès lors appelés à la rescousse pour amoindrir les effets néfastes de cette pénurie subite qui donne aux populations l’impression désagréable qu’elles vivent en contexte de guerre et de rationnement des produits de première nécessité. Ainsi en est-il du charbon de bois vers lequel les vendeurs sont obligés de se ruer pour vendre et satisfaire leur clientèle.

Trouvée sur l’avenue Blaise Diagne, Fatou Seck, vendeuse de thé, a le visage renfrogné à cause de la fumée qui se dégage de son fourneau plein de charbon en flammes. Assaillie par une flopée de clients qui patientent fébrilement leurs commandes, la dame nous affirme avec un certain dépit : « Cette pénurie de gaz ne m’arrange pas parce qu’avec le charbon, la fumée m’empêche de travailler correctement. Tu vois comme je transpire avec la chaleur ».

Du coté des restaurants, la situation n’est gère plus enviable. A Petersen, la gérante du restaurant “Beugue Fallou“, Fatou Sarr, trouvée en train de remuer sa grande marmite chauffée à l’aide du bois nous confie qu’en « ce moment-ci, on est très fatigué surtout avec cette chaleur infernale ». Et d’ajouter : « Moi, je cherche du gaz depuis samedi soir mais je ne le trouve pas. Je suis même découragée de vendre » Dans un autre restaurant situé juste à coté, Ndèye Fatou, la gérante, ne se préoccupe par contre, le moins du monde, du manque de gaz. Et de nous faire remarquer : « J’avais quelques bouteilles de gaz. C’est pourquoi je ne ressens pas ce manque. Je suis à l’aise. Mais je sais qu’il n’y a pas de gaz ».

Du coté des vendeurs, aucune bouteille de gaz n’est en ce moment à la disposition des acheteurs. Seules, des bonbonnes de gaz vides peuplent le décor des boutiques visitées. Interpellé sur la question de la pénurie de gaz notée pendant ces jours, certains vendeurs montrent sans gêne leur agacement. Mamadou Diallo, boutiquier à Petersen, dit avoir pour sa part « écoulé toutes les bouteilles de gaz qui lui restaient. Vous pouvez même faire le constat : il n’y a pas de bonbonnes ».

Même son de cloche chez le sieur Ibrahima, un boutiquier à la trentaine bien sonnée, qui nous explique que « cette pénurie est constatée depuis la semaine dernière. Je n’ai pas de gaz. Vous voyez : il n’a que des bouteilles vides ».

Les pénuries de denrées de consommation sont devenues une tradition au Sénégal au moment ou les autorités sénégalaises n’ont que les joutes présidentielles devant leurs yeux. Face à cette raréfaction du gaz butane, les vendeurs ont aujourd’hui recours aux bois pour préparer de quoi manger pour le « gorgorlu » sénégalais alors même que la coupure abusive du bois constitue une sérieuse menace pour l’avancée du désert.

SUD QUOTIDIEN

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