Le ministre des Finances japonais pourrait intervenir directement sur le marché des changes pour faire chuter le cours de sa monnaie.
Le ministre japonais des Finances, Yoshihiko Noda, a déclaré, mercredi 25 août, que le Japon était disposé à employer les moyens jugés opportuns pour contrer les effets nocifs de la cherté de la monnaie nippone, le yen, évoluant actuellement à son plus haut niveau face au dollar, en 15 ans. Ses propos, plus vifs que ceux tenus les jours précédents, sont interprétés par certains comme signifiant que le gouvernement ne s’interdit pas d’intervenir directement sur le marché des changes, pour vendre des yens en masse afin d’en faire chuter le cours.
Cette déclaration matinale a légèrement affaibli la valeur du yen dans les instants qui ont suivi. La Bourse de Tokyo a quant à elle été très affectée, affichant une perte de 149,75 points (-1,66%) en clôture, pour tomber à 8.845,39 points, son niveau de fin de séance le plus bas depuis fin avril 2009. Ayant bâti leurs prévisions financières et stratégies commerciales internationales sur des taux de change plus favorables, les firmes japonaises sont piégées par la flambée du yen et voient leurs actionnaires se défaire de leurs titres.
Face à cette situation qui empire, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger des actions coordonnées entre le gouvernement et la Banque du Japon (BoJ). Selon la presse japonaise, le comité de politique monétaire de la BoJ pourrait tenir une séance extraordinaire dans les prochains jours afin d’annoncer une extension des moyens d’assouplissement monétaire.
Challenges






