La publication de deux nouveaux indicateurs économiques américains a de nouveau fait dévisser les Bourses mondiales, le CAC 40 allant jusqu’à céder près de 2 % au cours de la séance.
A 16 h 20, l’indice parisien cédait 62,70 points (- 1,8 %) à 3 428,41 points dans un volume d’échanges de 2,023 milliards d’euros, avant de se reprendre en fin de journée. La Bourse parisienne clôt finalement avec une baisse de 1,17 % à 3 450,19 points.
Outre-Rhin, le DAX a mieux résisté, clôturant en baisse de 0,61 % à 5 889,50 points. Du côté de Londres, le Footsie-100 a cédé 46,55 points, soit une baisse de 0,9 % par rapport à la clôture de mardi, à 5 109,4 points. Quant au Dow Jones, après une ouverture à la baisse (- 0,29 %), il s’est finalement redressé au cours de la journée, pour gagner à 0,20 % à la clôture.
“DOUTES SUR LA REPRISE DE L’ÉCONOMIE AMÉRICAINE”
Premier responsable de cette tendance baissière, la publication des commandes américaines de biens durables. Malgré un léger rebond en juillet (+ 0,3 %), grâce au secteur de l’aviation civile et aux commandes effectuées lors du salon de Farnborough (Grande-Bretagne), elles se sont révélées beaucoup moins fortes que prévu par les analystes, qui tablaient sur une hausse de 3 %.
“Ces chiffres ont renforcé les doutes sur la reprise de l’économie américaine. Sans l’aviation et le secteur des transports, les commandes de biens durables auraient chuté de 3,8 %” en juillet, commente Rob Carnell d’ING.
CHUTE DES VENTES DE MAISONS NEUVES AUX ÉTATS-UNIS
A ces données sont venues s’ajouter les ventes de maisons neuves, publiées à 16 heures (heure de Paris) : elles ont rechuté en juillet, pour toucher un nouveau record de faiblesse depuis 1963 au moins. Les ventes de ce mois-là ne correspondent qu’à 276 000 transactions en rythme annuel, soit 12,4 % de moins qu’en juin, indiquent les chiffres publiés mercredi par le département du commerce à Washington.
Selon des chiffres du département, il n’y avait jamais eu aussi peu de logements en construction depuis au moins quarante ans aux Etats-Unis (457 000 fin juillet). Le neuf s’étant raréfié, l’ancien représente actuellement entre 90 % et 95 % du marché immobilier américain. De plus, le prix médian des ventes de maisons neuves du mois d’avril a chuté de 4,7 % par rapport au mois de juin, à 204 000 dollars, son niveau le plus bas depuis décembre 2003.
Ces nouvelles données apportent une preuve supplémentaire du marasme du marché du logement américain, à l’origine de la crise économique et financière partie des Etats-Unis en 2007 pour se propager à l’ensemble de la planète.
Mardi, le mauvais chiffre sur les ventes de maisons anciennes avait déjà fait trébucher les Bourses européennes et américaines.
Le Monde






