La crise financière internationale est passée par là. L’heure est à la prudence dans les Institutions financières décentralisées, notamment les mutuelles d’épargne et de crédit (Mec) locales qui financent, en partie, les micro- projets à la base. Venus échanger avec leurs collègues de la Mec/Téranga de Kaolack, les responsables de la Mec/Adama Aissé de Podor ont convenu que la sortie de crise passe par une reprise en main du secteur.
KAOLACK – A la périphérie du système financier international, les mutuelles d’épargne et de crédit (Mec) ont subi des dommages collatéraux de la bulle financière de 2008. C’est le constat que tirent les responsables de deux Institutions financières décentralisées (Ifd) basées respectivement à Kaolack et à Podor, à l’issue d’une visite d’échange des dernières nommées. ‘Nous étions venus apprendre de la part de nos sœurs de la Mec/Téranga de Kaolack, comme nous on s’est rendu compte que les crédits alloués à nos sociétaires ont fortement baissé ces deux années, en plus des difficultés pour recouvrer les crédits alloués. Cette situation serait, en partie, liée à la crise financière mondiale qui n’épargne personne’, a reconnu Mme Ndiongue, la présidente du conseil d’administration (Pca) de la Mec/Adama Aissé de Podor.
Une analyse partagée par son homologue de Kaolack, Fatoumata Fall dite ‘Mbossé’. ‘Les mutuelles de proximité, comme la nôtre, éprouvent d’énormes difficultés à répondre aux sollicitations des porteurs de projet, en dehors des fonds de garantie mis en place par le gouvernement ou les partenaires. Aujourd’hui, la conjoncture est difficile et on a du mal à nous auto-financer’, renchérit cette responsable de l’Association pour la promotion de la femme sénégalaise (Aprofes) de Kaolack.
Les deux délégations, qui ont visité des projets soutenus par la Mec/Téranga de Kaolack, ont convenu de collaborer dans le volet sanitaire. ‘On a été séduite par le couplage mutuel de crédit/mutuelle de Santé tel que mis en place par la Mec/Téranga, nous comptons nous en inspirer à Podor pour garantir nos crédits, avec des sociétaires bien portants à même d’entreprendre des activités génératrices de revenus’, note Mme Ndiongue, Pca de la Mec/Adama Aissé de Podor.
Cette visite d’échange, appuyée par l’Organisation non gouvernementale (Ong) Country Part qui intervient dans les deux régions, a permis à une dizaine de responsables de la Mec/Adama Aissé de Podor de visiter les projets de l’Aprofes dans les régions de Kaolack et de Fatick.
Walf






