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Blog de Yoro Dia

yoro dia

La douce plaisanterie du Parrere

Je me demande si c’est une douce plaisanterie ou une terrible arnaque. Depuis quelques jours le Parrere ( Projet pour le retrait des enfants de la rue) a initié une grande campagne de com avec des affiches et des bandeaux à la une de presse pour rappeler que « faire mendier un enfant est puni par la loi ». C’est une douce plaisanterie parce que le retrait des talibés de la rue ne relève plus de la sensibilisation mais de la volonté politique d’appliquer la loi mais comme au Sénégal on est rentier de la coopération internationale, on fait appel à la Banque Mondiale, à l’Unicef pour régler le problème des talibés. Et cette campagne de com vise surement à justifier les fonds collectes auprès de ces organismes en vendant la détresse des talibés. Les premières cibles de cette campagne sont surement ces bailleurs mais surtout pas les enturbannés qui exploitent honteusement les talibés et encore moins ces derniers. Les enfants qui sont dans les rues de Dakar aux premières lueurs de l’aube jusqu’après minuit ne peuvent vous réciter trois versets du coran. Le sort de talibés symbolise l’égoïsme de l’élite sénégalaise pour trois raisons : Nul d’entre nous n’accepte d’y envoyer ses enfants. Au contraire ils sont dans le privé catholique et apprennent le Coran le mercredi ou pendant les vacances. Deuxièmement de tous les pays musulmans, le phénomène des talibés mendiants n’existent qu’au Sénégal car même les obscurantistes talibans ne font pas mendier leurs enfants qu’ils gardent dans les medersas. Troisièmement tout le monde sait qu’il n’y a aucun verset du Coran qui apprentissage du Coran et mendicité. Evidement les marabouts qui vivent de l’exploitation des enfants vont diront que demander aux talibés qui apprennent coran de mendier fait partie de nos traditions. Certes mais la tradition n’a aucun fondement naturel. Ces enfants de la rue ne sont pas des Samba Diallo de l’aventure ambigüe qui s’attire les foudres de Tierno parce que « Ce jour la Samaba Diallo savait son verset, simplement sa langue lui avait fourché ». Les talibés de Dakar s’attirent les foudres des marabouts tortionnaires parce qu’ils n’ont pas réussi à collecter le montant du versement qui entretient des adultes qui les exploitent sous prétexte de leur enseigner le Coran.

Latif et le Senat

La semaine passée je vous disais que Latif Coulibaly était devenu comme Voltaire et comme disait le Général De Gaulle « On arrête pas Volaire ». Le Sénat pour justifier son existence et son utilité a cru devoir se transformer en blanchisserie dans l’affaire des 25 milliards de Sudatel. Eh bien ces honorables sénateurs sont tombés dans leur propre piège. Apres Karim Wade, l’accusé, s’ils n’entendent pas Latif, les honorables sénateurs confirment que leur Sénat n’est guère plus respectable que celui de Rome sous Caligula qui avait nommé son cheval préféré Sénateur à vie. Par contre si les sénateurs jouent le jeu jusqu’au bout et entendent Latif, quelle formidable tribune pour notre confrère. Ce sera probablement la meilleure tribune qu’il y ait jamais eue. On en rêvé déjà mais ce n’est qu’un rêve car je vois mal le Sénat prendre un tel risque. Etant donné que nos honorables sénateurs veulent simplement montrer qu’ils existent, ils se contenteront d’être aussi sinon plus dociles que le Sénat de Caligula.
De Ndimack à West Wing de la Maison Blanche
Notre stakhanoviste consœur Maimouna Ndour Faye de canal Infos fait partie des 150 jeunes africains invites par Barack Obama dans le cadre du cinquantenaire des Etats africains. Au delà du choix qui honore toute la presse, les américains ont voulu délivrer un message. Ils n’ont pas invité un jeune homme politique, un député, un magistrat ou un jeune prof, un jeune homme d’affaires, ils ont invité une jeune journaliste pour montrer l’importance de la liberté de presse et son rôle dans la démocratie suivant ainsi la philosophie de Thomas Jefferson troisième Président des Etats Unis qui disait « Si je devais choisir entre avoir un gouvernement sans journaux ou des journaux et pas de gouvernement, je n’hésiterais pas une seconde à choisir la seconde option”. ». Le choix de notre consœur est aussi le triomphe de la république du mérite sur celle du hasard de la naissance parce que si la sérère de Ndimack ( Fissel Mbadane) a l’honneur de d’être reçu à West Wing de la Blanche elle le doit à son abnégation dans le travail. C’est ça la république, elle va vous mène de Ndimack à Pennsylvanie Avenue ou du Koel dans le Saloum profond à la tête de Google Afrique francophone comme le prouve l’exemple Tidjane Deme. Si nous voulons un avenir pour le Sénégal ce sont ces exemples de success story qu’il faut aux jeunes et non ceux des troubadours et des lutteurs.

Lycée Limamoulaye : l’ascenseur fonctionne encore

Le lycée Limoulaye qui arrive en tête pour le concours Général est aussi un bon exemple pour tous ces jeunes de la banlieue qui sombrent dans le défaitisme et la résignation. Il n’ya pas de plus méritant dans notre république qu’un jeune de Guediawaye, de Pikine, de Wakinane ou de Thiaroye qui obtient le concours Général. Non seulement les conditions d’études sont difficiles mais l’environnement ne s’y prête pas parce que comment en tant que mathématicien partager sa passion pour Gauss si toutes les discussions tournent autour de Balla Gaye II, comment s’intéresser au traité de Yalta quand on vit dans les inondations. Limamoulaye qui arrive devant Van Vo, Seydou Nourou Tall et le privé catholique, ces élèves au delà du mérite montrent que l’école qui est « l’ascenseur social » fonctionne encore. On est déjà dans l’ascenseur quant on est lauréat du concours Général, la question est à quel étage s’arrêter ? Mais l’essentiel c’est d’entrer dans l’ascenseur.

AQMI, l’Algérie devenue subitement trop petite

Enlevé au Niger, détenu au Mali, l’otage français Michel Germaneau a été exécuté après l’échec d’une opération commando des forces armées mauritaniennes au Mali. Comme Al Qeada la maison mère, Al Qeada au Maghreb Islamique ( AQMI), la filiale n’inclut jamais les frontières dans ses schémas. Le combat contre l’AQMI sera très rude car il consistera à chercher une aiguille dans une botte de foin car c’est quasi impossible de surveiller et de sécuriser l’immense désert entre le Maghreb et l’Afrique noire. La question du terrorisme est passée d’une question interne algérienne à une question régionale depuis le GSPC ( Groupe Salafiste pour la Prédication et le combat) qui combattait le gouvernement algérien a obtenu la franchise Al Qeada pour devenir AQMI. Ainsi de terrorisme résiduel en Algérie, le GSPC en devenant AQMI a internationalisé le combat et s’est fait de la notoriété en la matière avec des enlèvements et l’assassinat de Germaneau. Avec le No man land qu’il ya entre l’Algérie, le Mali, le Niger, l’AQMI a du trouver l’Algérie trop petite et est ainsi partie à la conquête du désert.

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