Archive | August, 2010

1.150 milliards de la SFI à 31 pays africains, en 2010

La Société financière internationale (SFI), spécialisée dans le financement du secteur privé à la Banque mondiale (BM), a déclaré mardi à Dakar avoir réalisé un investissement de 1.150 milliards francs CFA (2,4 milliards de dollars) dans 31 pays africains dont le Sénégal, en 2010.

’’Au cours de l’exercice budgétaire 2010, les investissements directs de la SFI ont atteint 1.150 milliards francs CFA, passant ainsi, pour la première fois, la barre de deux milliards dollars (957,6 milliards CFA)’’, indique le bureau de la SFI pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, basé à Dakar.

31 pays ont bénéficié des 1.150 milliards de dollars engagés pour l’exercice budgétaire de cette institution spécialisée de la BM, contre 30 pays en 2009, pour un montant de 861,8 milliards CFA (1,8 milliard dollars US), précise la SFI lors d’une conférence de presse.

L’exercice 2009 avait ’’connu une forte croissance par rapport à celui de 2008’’, a rappelé Yolande Duhem, directrice de la SFI pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

’’L’Afrique est, pour l’IFC, une priorité’’, a-t-elle assuré, parlant de ’’bilan très positif’’ pour cette année.

Pour le Sénégal, la SFI a contribué au capital de MicroCred — intervenant dans le financement des très petites, petites et moyennes entreprises — avec un financement de 574,6 millions francs CFA (1,2 million dollars).

Elle a aussi investi de l’argent dans un projet destiné à fournir de l’électricité, avant 2013, à 20.000 ménages ruraux répartis dans 298 villages. Ce projet est mis en oeuvre par une société marocaine.

La SFI a aussi, par l’entremise d’autres investisseurs, ’’mobilisé’’ un financement supplémentaire de 526,68 milliards francs CFA (1,1 milliard de dollars) en Afrique, au cours de l’exercice 2010 bouclé au mois de juin.

APS

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Ousmane Sané, économiste et financier : ‘La Sonatel continue d’être une valeur phare, rentable et transparente à la Brvm’

Malgré ses difficultés avec l’Etat du Sénégal, la Sonatel continue d’être une société de référence en terme de gestion transparente pour la Brvm. L’assurance émane du Dr Ousmane Sané, ancien directeur de l’antenne nationale de la Bourse au Sénégal. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, cet économiste et financier, devenu aujourd’hui consultant international, voit en rose l’avenir de la Sonatel. Tout comme celui du Port autonome de Dakar qui, selon lui, peut être leader en Afrique de l’Ouest s’il parvient à entrer en Bourse.

Wal Fadjri : Quelle est l’importance de la capitalisation boursière dans le marché financier ?
Ousmane SANE : La capitalisation boursière représente l’agrégation de la valeur des sociétés cotées sur une bourse. Elle est un indicateur de profondeur d’un marché boursier. Rapportée au Produit intérieur brut (Pib), elle permet de déterminer un ratio de développement du système financier et permet les comparaisons internationales des places boursières.

En juillet 2010, la capitalisation boursière s’est établie à plus de 3 000 milliards Fcfa. A qui profite cette somme ? Quels effets peut-elle avoir dans les économies des entreprises cotées ?

Ces milliards sont plus un indicateur ponctuel de l’importance de la place boursière que de l’argent disponible. Il faut y voir plus un indicateur de développement et une meilleure image en termes de crédibilité. De ce point de vue, elle profitera à l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) et aux sociétés cotées.

Qu’est-ce que la progression ou la régression d’un indice Brvm 10 ou d’un indice composite peut avoir comme incident dans les entreprises cotées ?

C’est l’évolution des cours qui est synthétisé dans un indicateur qu’on appelle indice. Par conséquent, c’est l’évolution du cours des actions des sociétés listées qui dicte celle des indices et non l’inverse.

Quel est l’avenir de la Sonatel sur le marché financier compte tenu des problèmes qu’elle rencontre avec l’Etat (refus de celui-ci de lui accorder la licence 3 G, affaire Global Voice, etc.) ?

Je suis comme tous les Sénégalais, les problèmes que vous soulevez. Je dois préciser que la Société nationale des télécommunications du Sénégal (Sonatel) est l’une des rares sociétés voire la seule a avoir au-dessus d’elle deux régulateurs : l’Artp (Agence de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal) et le Crepmf (Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers).

Les problèmes que vous évoquez n’ont rien à voir avec l’actionnariat de la Sonatel S.a. qui continue à être une valeur phare, rentable et transparente à la Brvm. Qui plus est, elle n’a aucun différend avec le régulateur du marché financier régional, le Crepmf. Par conséquent, je ne vois pas l’avenir de Sonatel S.a. autrement qu’en rose tant que son mode de gouvernance d’entreprise et sa gestion financière resteront sous la conduite actuelle que Cheikh Tidiane Mbaye, ses administrateurs et son personnel ont jusqu’ici imprimée ; et tant que les intérêts des actionnaires y compris les minoritaires ne seront pas manifestement sabotés.

Malgré les nombreuses actions de sensibilisation, les entreprises sénégalaises restent frileuses à entrer en Bourse. Ont-elles peur de faire la transparence dans leur gestion ?

Jusqu’ici, le financement de l’entreprise par ouverture et augmentation de son capital n’est pas un mécanisme qui a la préférence des propriétaires de sociétés. Nous sommes encore en économie d’endettement malgré les efforts de modernisation de notre système financier. Il faut du temps, de la sensibilisation continue et un environnement socioéconomique qui catalyse l’initiative privée. Des progrès réels sont en train d’être faits nonobstant les contraintes macroéconomiques.

Le Port autonome de Dakar (Pad) affiche une volonté d’entrée en Bourse. En a-t-elle les capacités ? Y a-t-il des préalables à respecter ?

Le Pad a plusieurs fois tiré profit du marché financier régional où par deux fois elle a levé des dizaines de milliards pour financer sa modernisation. Elle y a aussi placé par moment ses excédents de trésorerie en achetant des actions. Si elle affiche une volonté d’entrer en Bourse, ce serait une bonne initiative et une grande première pour l’Afrique de l’Ouest. Les dirigeants du port, ayant déjà une culture boursière, (ils) pourront facilement résoudre les contraintes préalables à l’introduction à la Brvm. Je souhaite que cette volonté se concrétise dès la rentrée.

Quel regard jetez-vous sur la Brvm ? A-t-elle des perspectives meilleures ?

Bien, mais peut mieux faire !

WALF

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Sortie de crise: le grand écart franco-allemand

En cette période de sortie de crise, les chiffres relatifs à l’état de l’économie sont scrutés attentivement. Ils font aussi – et surtout – l’objet de comparaisons. C’est le cas notamment des données sur la croissance.

Les derniers éléments disponibles en la matière ont montré qu’en France, le progression du produit intérieur brut (PIB) a été de 0,6 % au deuxième trimestre cette année par rapport au trimestre précédent.

C’est mieux que ce qui était attendu (+ 0,5 % avait dit l’Insee). Mais c’est moins bien que ce que certains des pays voisins peuvent afficher : le PIB des seize pays de la zone euro a augmenté de 1 % au deuxième trimestre, un plus haut depuis quatre ans, et en Allemagne, par exemple, le PIB a progressé de 2,2 %.

A quoi tient un tel écart ? Y a-t-il matière à s’inquiéter ? Ou à inciter à accélérer certaines réformes ? C’est la question que j’ai posée à plusieurs économistes. Après les réponses de Nicolas Bouzou , directeur de la société Asterès, et de Sylvain Broyer, économiste chez Natixis, voici les explications de Mathilde Lemoine,directeur des études économiques et de la stratégie marchés chez HSBC France.

Comment expliquer un tel écart de croissance entre la France et l’Allemagne ?

Se référer au seul chiffre du deuxième trimestre 2010 n’a pas beaucoup de sens. Si la performance allemande est meilleure sur ce trimestre, c’est que l’économie allemande est plus cyclique : quand il y a une récession, elle y est plus forte, et quand il y a une reprise, elle y est plus dynamique.

Il ne faut pas oublier que le recul en Allemagne avait été plus fort qu’en France durant la crise. Là, le deuxième trimestre est plus dynamique.

Je ne comprends pas cet emballement sur le “modèle” allemand. Quel est l’indicateur qui permet de dire que l’Allemagne fait mieux ?

En réalité, elle a une moins bonne performance que la France. La croissance moyenne en glissement annuel côté français reste supérieure à celle observée côté allemand : + 1,8 % sur la période 1998-2010, contre + 1,1 %.

Et le PIB français est actuellement plus prêt de son point haut que le PIB allemand : – 2.2 % (par rapport à un point haut qui se situait au premier trimestre 2008), contre – 2,7%.
Oui, nous aurons, en France, une croissance plus faible que l’Allemagne en sortie de crise. Mais, sur une plus longue période, cela s’annulera.

On voit, malgré tout, un meilleur comportement de l’économie allemande, notamment à l’export ?

Il est clair que la compétitivité hors prix (le fait de disposer de produits difficilement substituables et que les consommateurs étrangers réclament même si les prix augmentent) de l’économie française est très inférieure à celle de l’économie allemande. Cela tient à un manque d’investissement privé en innovation. Cela facilite le positionnement des Allemands à l’exportation.

Par ailleurs, il est vrai que l’économie française est moins ouverte que l’économie allemande et que la part des exportations vers les pays émergents y est plus faible.

En 2009, la récession a été moindre en France. On a dit que ces résultats honorables – en comparaison avec ceux des pays voisins – tenaient pour une large part à un certain “modèle social”, aux mécanismes sociaux et/ou fiscaux (les stabilisateurs automatiques). Est-ce qu’en cette période de sortie de crise, ce “modèle” ne constitue pas une sorte de handicap et dès lors faut-il le réformer ?

Notre modèle social (prestations sociales, fiscalité) limite le choc de la récession. Mais, lors de la reprise, les stabilisateurs automatiques, qui ont permis l’amortissement de la récession, jouent dans l’autre sens.

En France, le revenu brut disponible des ménages est moins cyclique qu’en Allemagne. L’ampleur de ses variations, à la hausse comme à la baisse, est limitée par les dépenses publiques (52,7 % du PIB en 2008, contre 43,7 % Allemagne). En conséquence, la consommation est aussi moins volatile à la baisse (on l’a vu pendant la crise) comme à la hausse. De même que l’emploi.

Les prestations de protection sociale représentaient 44 % du revenu disponible brut des ménages français et 29 % du PIB en 2007 en France. Par ailleurs, l’emploi public, qui n’est pas dépendant de la conjoncture, représente 23 % de l’emploi salarié en France et 21 % de l’emploi total.

Après que notre modèle social ait limité le choc de la récession sur le revenu disponible brut des ménages et donc sur l’emploi, le redémarrage économique génère une augmentation des recettes fiscales qui va limiter la croissance du revenu disponible, les transferts se réduisant par ailleurs.

Il faut s’attendre durant les prochains trimestres à une croissance moins dynamique en France qu’en Allemagne. Mais il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions en matière de performance économique.

Nicolas Sarkozy a évoqué la nécessité de réduire les écarts de compétitivité en Europe, en commençant d’abord par la France et l’Allemagne. La Cour des comptes a été chargée de faire un état des lieux sur les systèmes fiscaux des deux pays. La France doit-elle s’inspirer de ce qu’a fait l’Allemagne ces dernières années ?

Leur “Etat providence” est plus faible, on le sait. Avec les lois Hartz, mises en oeuvre entre 2003 et 2005, l’Allemagne a réformé l’assurance chômage, réduit les prestations sociales et les dépenses d’assurances maladie. Elle a aussi réformé la fiscalité et augmenté la TVA, réformé des retraites. L’objectif était d’améliorer la compétitivité globale de l’Allemagne et de réaliser un assainissement budgétaire

En conséquence entre 2004 et 2007, la part des dépenses publiques dans le PIB a fortement baissé en Allemagne : elle est passée de 48,5 % du PIB en 2003 à 43, 7% en 2008.

Mais, en matière de compétivité coût du travail, la France continue à faire légèrement mieux que l’Allemagne, ne l’oublions pas.

LE MONDE

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Le président de la Fed se trompe de diagnostic

Dans le discours qu’il a tenu à Jackson Hole (Wyoming) vendredi 27 août, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, s’est déclaré déterminé à lutter contre la déflation, la baisse généralisée des prix. Il n’a pas évoqué la question du déficit budgétaire américain qui atteint pourtant un niveau record. Or, ce n’est pas en diagnostiquant et en traitant un mal imaginaire que M. Bernanke va réussir à stimuler la croissance.

Dans la pièce de George Bernard Shaw intitulée Le Dilemme du docteur, le médecin charlatan Sir Ralph Bloomfield Bonington prescrit toujours le même remède, quelle que soit la maladie, parce qu’il faut “stimuler les phagocytes”. De la même façon, il semble que M. Bernanke considère le traitement anti-déflation que la Fed aurait dû appliquer entre 1930 et 1932 comme la seule panacée.

En général, on cite le cas du Japon actuel pour illustrer les dangers que fait courir la déflation. Ce pays se trouve en état de quasi-récession depuis la fin de la dernière bulle, en 1990. Mais dans ce cas, il s’agit plus d’un exemple d’extrême stabilité des prix que d’une véritable déflation persistante. L’indice des prix nippon, de base 100 en 2005, est passé de 98,9 en 1992 à 99,2 en juillet 2010.

C’est plutôt le déficit chronique des finances publiques japonaises qui fait le malheur du pays, sachant qu’il est régulièrement creusé par le coût de toute une série de soi-disant plans de relance. Le résultat en est qu’aujourd’hui, la dette nationale du Japon s’élève à l’équivalent alarmant de 217 % du produit intérieur brut (PIB).

Dans l’allocution de vendredi, la seule forme d’allusion au déficit public qu’ait faite M. Bernanke tient dans la remarque suivante : “(Sa) maîtrise est un défi qui se pose à de nombreux pays.”

Il aurait pu s’étendre sur le cas des Etats-Unis, même si à Jackson Hole il s’exprimait dans le cadre d’un congrès de banques centrales. Souvenons-nous tout de même que lors de l’édition 2004 dudit congrès, son prédécesseur Alan Greenspan avait débuté son intervention en insistant sur la lourde charge financière qu’induiraient, à long terme, la sécurité sociale et le système de soin Medicare, un problème qui s’est de fait aggravé depuis lors.

GRAVE DÉFICIT PUBLIC

M. Bernanke a évoqué avec force détails les mille et une façons dont la Fed pourrait encore assouplir sa politique monétaire si la déflation devait pointer son nez, et conclu en assurant l’auditoire que “les conditions requises pour une accélération de la croissance en 2011 étaient toujours réunies”.

L’économie américaine ne souffre pas de déflation actuellement. Les statistiques du second trimestre ont montré que l’inflation se réveillait, et l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,3 point en juillet. En revanche, le pays se trouve confronté à un grave problème de déficit public. En résumé, M. Bernanke se tient prêt à administrer des remèdes complètement inadaptés.

LE MONDE

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Quand le CAC 40 joue la diversité

L’origine et la couleur de la peau restent des facteurs de discrimination dans le monde du travail. Si les grandes entreprises commencent à y remédier, les PME sont à la traîne.

En France, mieux vaut s’appeler Alain que Mohamed, et le monde du travail ne fait pas exception à la règle. Dans un rapport publié, fin juin, sous le titre « La Promotion de la diversité dans les entreprises», le cabinet Deloitte ne peut que le constater?: un homme pourvu d’un prénom maghrébin a, en moyenne, quatre à cinq fois moins de chances qu’un candidat pourvu d’un prénom français d’être convoqué à un entretien d’embauche. De même, selon l’Insee, les immigrés sont deux fois plus touchés par le chômage (15,2 %) que les Français (7,3 %).

Difficile pourtant d’aller plus loin dans l’analyse quantitative. La législation interdit en effet l’utilisation de statistiques prenant en considération l’appartenance ethnique, la couleur de peau ou la religion. Pour deux raisons. La première est la difficulté de définir de telles catégories. La seconde, et la principale, est le risque d’entériner une vision communautariste de la société?: les Noirs, les Arabes, les Blancs, les musulmans, les juifs, les catholiques, etc.

Impossible par conséquent de mesurer scientifiquement l’incidence de l’origine sur les parcours professionnels, ou la persistance d’un « plafond de verre » bloquant l’évolution des talents en raison de leur origine ou de la couleur de leur peau. « Personne n’est en mesure d’évaluer précisément l’efficacité des politiques mises en place pour favoriser la diversité, même si des progrès sont constatés », confirme Benjamin Blavier, de l’association IMS-Entreprendre pour la cité. Un état de fait qui n’incite toutefois pas à l’immobilisme cet ancien DRH de l’opérateur de téléphonie SFR?: « D’autres marqueurs permettent d’apprécier l’évolution des pratiques. Au-delà des affichages de façade, il est parfaitement possible de contrôler les moyens dont se dotent les entreprises pour faire évoluer les mentalités. Ont-elles, par exemple, un responsable chargé de cette question disposant d’un budget spécifique?? »

Force est de constater que, depuis plusieurs années, la plupart des groupes du CAC 40 intègrent le respect de la diversité dans leurs objectifs RH. « Plus que les politiques, les chefs d’entreprise ont été précurseurs en ce domaine », reconnaît Jeannette Bougrab, présidente de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).

Pas de décret d’application pour le CV anonyme

En 2004, tandis que le législateur et la société civile se préoccupaient surtout de lutter contre les discriminations, trente dirigeants, à la suite de la publication d’un rapport de l’Institut Montaigne (Les Oubliés de l’égalité des chances), signaient une Charte de la diversité par laquelle ils s’engageaient à agir concrètement. Aujourd’hui, près de trois mille entreprises sont concernées. Peu contraignante à son lancement, cette charte s’accompagne depuis peu d’un processus de contrôle de ses membres, qui, tous les deux ans au moins, sont tenus de rendre publics les moyens mis en œuvre pour atteindre leurs objectifs. Un virage nécessaire, puisqu’une étude menée en 2009 par l’IMS révélait que seuls 14 % des adhérents avaient prévu de dresser le bilan des actions entreprises.

Cette même année 2004, l’État créait pour sa part la Halde. Puis, au cours des années suivantes, deux labels, l’un concernant l’égalité (2006), l’autre la diversité (2008). Si de nombreuses entreprises se sont montrées intéressées, peu, au final, utilisent ces nouveaux outils, dont les critères d’attribution, au moins pour le label égalité, leur paraissent difficiles à remplir (obligation de résultats quantifiés).

C’est particulièrement le cas des PME, qui emploient la majorité des salariés du secteur privé. Des petites entreprises qui, d’ailleurs, sont surreprésentées dans les secteurs où les travailleurs d’origine étrangère sont les plus pénalisés, comme l’hôtellerie, la restauration, les services à la personne et les commerces de détail. De manière générale, les discriminations sont particulièrement importantes s’agissant des emplois en contact avec la clientèle, indique l’universitaire Jean-François Amadieu, directeur de l’Observatoire des discriminations.

Pour tenter de corriger cette tendance, le groupe d’assurance Axa a recours, depuis janvier 2005, au CV anonyme pour le recrutement de ses commerciaux. Nom, prénom, genre, adresse… Tous les éléments non indispensables lors de la première sélection sont masqués. Résultat, le pourcentage d’embauche de candidats d’origine étrangère est passé de 20 % à 26 %. Une réussite qui, en 2006, a incité l’État à inscrire le CV anonyme dans la loi, puis, quatre ans plus tard, à organiser une évaluation de cette technique dans quarante-neuf sociétés volontaires. Peut-être les pouvoirs publics finiront-ils par publier le décret d’application de cette mesure, pour l’instant restée dans les cartons. En 2009, l’utilisation par le groupe de distribution Auchan de tests sur internet pour sélectionner ses futurs chefs de rayon constitue une autre façon d’éliminer l’influence des stéréotypes (du moins avant l’entretien) pour se concentrer sur les compétences.

Le précédent L’Oréal

Le groupe PSA Peugeot Citroën se distingue lui aussi dans le domaine de la diversité. Ses actions visent non seulement à élargir le recrutement, mais encore à conforter l’égalité de traitement dans l’évolution de carrière de ses salariés. Autre mesure forte, la mise en place dès 2002 par Essilor (verres optiques) d’un dispositif d’alerte permettant de prévenir les litiges en matière d’accès à l’emploi, de formation, de conditions de mutation, de promotion ou de rémunération.

Si les entreprises prônent la diversité, c’est aussi parce qu’elles craignent de voir leur réputation ternie, comme ce fut le cas pour L’Oréal et Addeco, condamnés en 2007 pour discrimination raciale à l’embauche. « Le fait de dénoncer publiquement tels ou tels agissements ne doit pas être la règle, mais, dans certains cas, cela peut constituer un utile rappel à la loi », soutient Benjamin Blavier, de l’IMS. Pour le numéro un mondial des cosmétiques, la leçon a été d’autant plus amère que les faits qui lui étaient reprochés étaient anciens?: ils remontaient à 2000. L’épisode l’a incité à améliorer la promotion de la diversité en son sein. Après tout, ses clients ne sont-ils pas, eux aussi, indifféremment blancs, noirs ou basanés??

Mais attention, soulignent tant la Halde que les entreprises, les quotas ethniques ne sont pas une solution. Les choix en matière de recrutement ou de promotion doivent toujours répondre à des critères fondés sur la compétence. Une opposition à la discrimination positive qui n’exclut pas la mise en place de moyens supplémentaires en faveur des populations les plus fragiles, notamment dans le champ de l’éducation. Ainsi, le groupe de distribution Casino a participé, avec d’autres, à la création de l’association Le Réseau, dont l’objectif est d’établir un lien entre les jeunes originaires de quartiers populaires et le monde de l’entreprise.

« Majoritairement, les discriminations à l’embauche se fondent sur le prestige du diplôme et la qualité des stages déjà réalisés », explique Jean-François Amadieu. Des domaines dans lesquels les élèves qui grandissent dans les zones défavorisées ne peuvent rivaliser. Car, plus encore que le rejet de la couleur de peau ou de l’origine, les élites perpétuent dans les entreprises une discrimination sociale. Alors si, en plus, vous êtes noir ou arabe…

Jeune Afrique

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PRODUITS ALIMENTAIRES : Un marché entre péremption et date limite d’utilisation

Ce n’est pas tout simplement une gare routière Petersen, C’est aussi l’un des plus grands marchés des produits alimentaires d’occasion. Souvent considérée comme activité de seconde zone, cette vente nourrit pourtant son homme. Ses adeptes se défendent de ne point vendre des produits périmés.

Petersen, en ce jour d’après pluie, donne une image peu reluisante. Les hommes se disputent l’espace avec les véhicules dans la chaussée ensablée et encombrées de matières plastiques imperméables qui forment, avec les eaux de pluie, une boue nauséabonde. Les commerçants ont posé leurs tables sur le trottoir. On y trouve du tout ; de la margarine, des boissons et du lait en poudre et en liquide, des produits alimentaires en concentrés, des essences, de la mayonnaise, de la pate dentifrice, etc. Il y a quelques marques locales et plusieurs étrangères. Certaines sont connues, d’autres le sont moins ou pas du tout. A première vue, certains produits sont intacts, d’autres ont les emballages endommagés ou rouillés, ou déchirés par endroits.

Devant sa table, Mariétou Fall met de l’ordre. Elle est interrompue par un sexagénaire qui marchande un sachet de poudre à diluer pour boisson. « J’en achète très souvent », confie le vieux sous le couvert de l’anonymat. De différents formats, couleurs et marques, les poudres en sachet sont sans doute les plus vendus. Depuis « cinq ans », Madame Fall vend des produits alimentaires. Elle se ravitaille chez quelques grossistes de la capitale. Des particuliers, viennent aussi lui en proposer. Un point de vue soutenu par Oumy, une quinquagénaire qui a passé plus de vingt ans comme vendeuse. « Nous ne vendons pas de produits périmés », se défend-elle non sans préciser : « J’ai été une fois amenée à payé une amende parce que les agents ont effectué un contrôle le 17 du mois et ont trouvé sur place un produit dont la date de péremption était le 15. J’ai payé l’amende et depuis lors je fais attention aux dates de péremption ». Cette dame qui, il y a deux ans, a vu se réduire en cendre ses deux magasins lors d’un incendie, soutient que ce commerce nourrit son homme. Oumy a deux boutiques, à Peterson. L’une est gérée par sa sœur, l’autre, en cette période de vacances, par une de ses filles qui est au collège. Pour beaucoup, le commerce des produits alimentaires à l’air libre ou dans des conditions peu recommandées est une activité de seconde zone. Oumy, elle, est catégorique. Elle réaffirme que les produits proposés sont de bonne qualité. « Chez moi, ce sont les produits qu’on consomme », relève-t-elle.

« Nous ne vendons pas de produits périmés »

Sa voisine et amie avait tout perdu à l’occasion de l’incendie qui a réduit en cendre tout le marché, il y a quelques années. Toutefois, elle a réussi à chercher des moyens pour investir à nouveau dans ce commerce quelquefois critiqué. Sa boutique est bien garnie en produits d’ici et d’ailleurs. Elle souligne : « nous promouvons la consommation locale ». Indiquant des affichettes collées à la devanture de l’échoppe, elle dit : « ce sont les contacts de nos fournisseurs ! » Elles portent sur des sociétés établies et bien connues des Sénégalais. Un des fournisseurs arrive sur ces entrefaits. Sa société fabrique du chocolat. Khady la camarade d’Oumy témoigne : « lorsqu’ils se rendent compte que la date de péremption de leur produits n’est plus loin, ils viennent ici nous les proposer ». Elle donne l’exemple d’une société qui produit du lait concentré « qui nous a vendu 1.100 cartons de laits, nous avons presque tout écoulé ». Mais la majorité des produits proposés aux consommateurs est fabriquée ailleurs. C’est le cas de beaucoup de produits dans l’échoppe d’Oumy et dans la quasi-totalité des échoppes de là. C’est le cas des confitures, des concentrés et autres boissons et pâtes. Oumy pointe du doigt un lot de concentrés en précisant : « c’est un blanc qui est venu ici avant-hier me les proposer ». Ainsi beaucoup de produits alimentaires atterrissent chez les vendeurs, avec souvent des étiquettes en langue étrangère, peu ou prou connue de la majorité des Sénégalais. Avec aussi des dates pas forcément correctes ou exactes. Mais pour elles, ce sont les ambulants qui proposent les produits périmés. Ce sont aussi eux qui cherchent à échapper aux contrôles et portent peu d’attention aux dates limites d’utilisation. Soda, une ambulante, se défend. Cette analphabète qui vient de boucler cinq ans comme commerçante ambulante assure : « je me ravitaille en produits au magasin, mais je ne peux pas lire les dates. Lorsque les clients hésitent, je demande à quelqu’un de m’informer. Et si les dates sont dépassées, je me débarrasse des produits ». Oumy quant à elle tire sa conclusion : « On est en train de faire un mauvais procès aux produits que nous proposons, pourtant jamais une personne n’est mort après en avoir consommé ».

Le Soleil

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La Senelec fait en 2009 un bénéfice de 6 milliards de FCFA

La Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a enregistré en 2009 un bénéfice de 5,9 milliards de francs CFA, après un déficit de 6,9 milliards de francs en 2008, a annoncé l’entreprise dans un communiqué.

‘’L’exercice 2009 de la Senelec dégage un résultat positif de 5, 905 milliards de FCFA contre un déficit de 6,942 milliards FCFA au 31 décembre 2008, soit une amélioration de 12,847 milliards FCFA’’, rapporte un communiqué reçu à l’APS.

Malgré une très forte baisse de 31% des achats d’énergie liée à l’absence de GTI durant toute l’année 2009, la production totale a enregistré une hausse de 3,7%, a indiqué la même source.

‘’L’effet de cette baisse des achats d’énergie, souligne la Senelc, a été atténué par la forte hausse de la production avec la mise en service en fin 2008, de la centrale de Kahone 2 à Kaolack’’, mentionne le texte.

La Senelec met par ailleurs l’augmentation du chiffre d’affaires à l’effet combiné de la hausse de 2,2 % du prix moyen du kWh et du relèvement de 3 ,3 % de la production vendue.

Entre 2008 et 2009, les charges variables, composées essentiellement de combustible, ont connu une forte baisse de 23,7%, passant de 189, 676 milliards FCFA en 2008 à 144, 817 milliards FCFA en 2009, asure la Senelec.

Malgré ces bénéfices annoncés, les consommateurs sont souvent confrontés à des coupures d’électricité qui peuvent durer plusieurs heures. D’ailleurs en juillet dernier, le ministre de l’Energie Samuel Sarr, était invité à s’expliquer, devant les députés, sur les délestages.

Aps

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Donald Kaberuka prête serment pour un deuxième mandat à la tête de la BAD

Le président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, prêtera serment pour un second mandat de cinq ans à la tête de l’institution, mercredi prochain, à Tunis, a-t-on appris de bonne source.

Le président de la BAD prononcera, à cette occasion, un discours où il présentera sa vision sur l’Afrique des prochaines années, sur le développement du continent et le rôle que la Banque entend jouer, a indiqué l’institution financière, dans un communiqué.

M. Kaberuka a été officiellement réélu pour son second mandat en mai dernier lors des assemblées annuelles du Groupe de la BAD, qui se sont tenues à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Le banquier rwandais avait entamé son premier mandat de cinq ans le 1-er septembre 2005. Au cours de ces cinq années, la Banque a recentré sa stratégie de développement de l’Afrique.

Cela lui a permis de concentrer ses activités sur des secteurs clés tels que les infrastructures, l’intégration régionale, le secteur privé, la gouvernance et l’éducation, rapporte la même source..

Cette stratégie comprenait également une politique de soutien spécial aux États africains les plus fragiles ou sortant de conflit, tandis que les engagements financiers de la BAD ont considérablement augmenté.

De 2005 à 2009, le niveau des approbations de la Banque est passé de l’équivalent de près de 3,3 milliards de dollars EU à plus de 12,6 milliards de dollars EU.

Pour la seule année 2009, plus de 6 milliards de dollars ont été approuvés en prêts et dons pour les projets africains d’infrastructure tels que les routes, les voies ferrées, l’adduction d’eau et l’énergie.

En 2009, la BAD est devenue le premier bailleur de fonds du continent africain, dépassant ainsi la Banque mondiale. Elle a également obtenu, en 2010, une augmentation substantielle de la base de son capital.

Les actionnaires de l’institution ont triplé son capital au mois de mai dernier, pour le porter à 100 milliards de dollars EU.

APS

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Une nouvelle variété de manioc part à l’assaut de la faim en Afrique

C’est une petite révolution silencieuse qui est en train de s’opérer dans le domaine de l’agriculture. Une nouvelle variété de manioc permet des rendements plus élevés de 30 %. Et devrait contribuer à la lutte contre les crises alimentaires sur le continent.

Endimanchés, coiffe traditionnelle Yoruba sur la tête, une centaine d’agriculteurs du sud du Nigeria écoutent attentivement l’exposé d’un professeur d’agronomie lors d’une cérémonie ponctuée par les intermèdes d’un petit orchestre.

A l’extérieur de l’école où ils sont réunis, un monticule de sachets transparents contenant des tiges coupées attendent de leur être distribués. Ce sont des boutures de “nouveau manioc”, des variétés améliorées dont le professeur Richardson Okechukwu, de l’Institut international pour l’agriculture tropicale (IITA) à Ibadan (sud-ouest du Nigeria) est venu leur exposer les vertus : rendement accru d’au moins 30% et résistance aux maladies.

Face aux pénuries alimentaires, comme celle qui frappe actuellement le Niger, et à une demande largement en hausse, ce sont des propriétés très prometteuses. Le manioc est un aliment essentiel pour des centaines de millions d’Africains qui préparent, avec ses tubercules, des plats traditionnels tels que le “foufou” ou le “gari”. Il nourrit aussi le bétail.

Variété non génétiquement modifiée

Mais l’arbuste est également de plus en plus convoité bien au-delà du continent africain par une industrie en plein essor qui l’utilise dans la production d’éthanol, de glucose, d’amidon ou de farine. En réponse à la crise alimentaire mondiale de 2008, avec une flambée des prix des denrées de base provoquant des “émeutes de la faim” à travers le monde, l’IITA a inauguré en 2009 un projet de recherche visant à développer des variétés améliorées, non génétiquement modifiées, et qui sont actuellement distribuées à des cultivateurs dans sept pays d’Afrique.

Outre le Nigeria, le Ghana, la Sierra Leone, la Tanzanie, le Malawi, le Mozambique et la République démocratique du Congo participent à ce programme financé par les Etats-Unis et qui touche quelque 400. 000 cultivateurs.

Bashir Adeyinka Adesiyan, producteur de manioc dans l’Etat d’Osun (sud-ouest du Nigeria), teste les nouvelles boutures depuis un an et ne cache pas son enthousiasme. “Si vous le récoltez maintenant, vous verrez six à sept tubercules, alors que le manioc que nous plantions avant n’en donnait que deux ou trois”, dit-il au milieu de ses quelque cinquante hectares.

Marchés prometteurs

La Thaïlande, qui ne le consomme pas, est le premier exportateur mondial de manioc. Le Nigeria est le premier producteur mondial avec quelque 44,6 millions de tonnes en 2008, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Mais cela ne répond pas pour autant aux besoins du pays le plus peuplé d’Afrique (150 millions d’habitants).

“Nous avons d’importantes usines qui consomment jusqu’à 100 à 400 tonnes par jour. Aucune d’entre elle ne tourne à plus de 50% de sa capacité car elles sont en concurrence avec le manioc pour la consommation humaine”, explique M. Okechukwu. De plus, des pays qui ne consommaient pas traditionnellement cette plante, comme le Niger ou le Tchad, explique le professeur, se tournent désormais vers cet aliment qu’ils importent de manière informelle via leurs frontières poreuses avec le Nigeria.

“Avec les changements climatiques et les sécheresses de plus en plus fréquentes, la demande va augmenter”, avertit-il. A cela s’ajoute une demande industrielle croissante à travers le monde. “La Chine achèterait volontiers la quasi-totalité de ce que nous produisons” en Afrique, explique Peter Hartmann, directeur général de l’IITA. Mais selon lui, il est encore trop tôt pour penser aux exportations en dehors du continent africain.

“Il faut penser à exporter en Afrique même, car il y a ici largement de quoi occuper et enrichir les producteurs. Mais à long terme, ces autres pays auront toujours des besoins et ce sera alors une véritable opportunité”, estime-t-il.

AFP

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BLOG DE YORO DIA

yoro dia

Dakar, la Mecque des mendiants

Apres les « panneaux de l’arnaque » pour reprendre l’expression de Kocc sur la campagne de com du Parrer sur la mendicité, le gouvernement du Sénégal a enfin décidé de s’attaquer sérieusement la question. Il faut juste regretter que le gouvernement ait attendu les injonctions des bailleurs pour s’attaquer à cette industrie de la mendicité qui balafre le visage de notre capitale. Le Sénégal n’est pas le pays le plus pauvre de la sous région mais à coup sur, c’est le pays qui fait plus étalage de pauvreté en Afrique de l’Ouest. Les talibés sont exploités par des enturbannées paresseux sous prétexte de leur enseigner le Coran, des baye fall qui n’ont rien à voir avec la philosophie originelle de Cheikh Ibra Fall instaurent des péages aux passants sans parler des dames qui organisent leur vie de familles sur les grands boulevards et terre plein à commencer par la place de l’Indépendance à quelques mètres du Palais Présidentiel. Cette industrie de la mendicité a crée un appel d’air et Dakar est devenue la Mecque des mendiants de la sous-région. On clame partout et à tue tête nos valeurs parce que la plupart du temps cela relève de l’incantation pour se donner bonne conscience. C’est incroyable la facilité avec laquelle les sénégalais tendent la main. A chaque croisement de Dakar on est interpelé par des hommes et femmes en bonne sante qui préfèrent tendre la main. C’est tellement plus facile et rentable. Quand le « fissabillilah » devient plus rentable que le « dane dolé » pourquoi se tuer au travail ? Ce qui est sur, c’est qu’un pays ne peut pas se dire émergent et faire étalage de sa misère à tous les coins de rue même devant les restaurants et pizzerias où on a l’impression que la jeune dame ou le talibé qui vous barre la route à la sortie par un chantage psychologique cherche à vous donner mauvaise conscience parce que vous vous êtes payé une pizza. C’est tout de même regrettable qu’on ait attendu des injonctions des bailleurs pour ouvrir les yeux ou ne plus regarder de l’autre cote. Même regarder pudiquement de l’autre cote était devenu impossible car il y en avait de tous cotes. Le Premier Ministre a posé un acte fort mais il doit éviter que son initiative soit comme celle de wade lors de l’opération désencombrement de Dakar qui n’aura finalement duré que 48h.

Le crack de Podor

La lumière revient enfin à l’université. En primant Moussa Gaye le crack de Podor (c’est normal, vous imaginez un sérère mathématicien), l’Ucad renoue avec l’excellence. Il était temps parce qu’elle a failli mourir du social. J’écris souvent dans ces lignes que le social doit être un complément du mérite et de l’excellence mais malheureusement le social est devenu la finalité. Le crack de Podor est un bon exemple de cette théorie. Qui était plus mal parti que cet étudiant de Podor ? A l’arrivée, il a décroché le graal. Le recteur a bien fait d’organiser une cérémonie officielle pour l’honorer. Moussa Gaye est un exemple pour tous les étudiants. Il a mérité sa bourse pour aller étudier à l’étranger contrairement à ceux qui prennent en otage les autorités et les étudiants afin de l’avoir. Le « Einstein du Fouta » va susciter beaucoup de vocations surtout chez les nouveaux bacheliers qui vont se dire si l’étudiant de Podor a pu le faire pourquoi pas moi ? C’est tout le charme et l’utilité d’offrir l’excellence en exemple. Malheureusement pour notre pays le changement de paradigme s’est fait de façon négative. De notre génération les références étaient Bachir Diagne et les lauréats du concours général mais maintenant ce sont les troubadours et les lutteurs.

La grande victoire de l’Aqmi

Pourquoi les mouvements de la résistance arabe contre Israël n’ont pas recours à la prise d’otage comme moyen de lutte ? La réponse est simple. Cela ne sert à rien parce qu’Israël ne cède jamais et les conséquences sont toujours très lourdes pour les ravisseurs. Apres la prise d’otage et le massacre d’athlètes israéliens à Munich, Golda Meir lance l’opération « la colère de Dieu ». Cette opération retracée par le génial Spielberg dans son film Munich consistait à la liquidation physique de tous ceux qui avaient pris part au massacre de Munich. La fermeté de l’Etat Hébreu et la jurisprudence « Golda Meir » ont toujours été une constante. L’exemple du soldat Guilat Shalit enlevé depuis des années illustre cet exemple. En cédant aux exigences de l’AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique) pour obtenir la libération d’otages, le Mali, la Mauritanie et l’Espagne viennent d’encourager l’AQMI à prendre plus d’otages. Le terrorisme dans le Sahara vient de connaitre un tournant : la motivation financière comme dans l’affaire des espagnols va l’emporter sur le combat idéologique comme ce fut pour les FARC en Colombie. AQMI a gagné la bataille sur tous les fronts : faire libérer leurs prisonniers, recevoir l’argent de la rançon et surtout la conviction d’avoir des Etats faibles en face d’eux. C’est cette conviction qui a fait quitter le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) l’Algérie ( Fermeté envers le terrorisme) pour le Mali et la Mauritanie ( Etat faible).

La tijaniya comme outil diplomatique

Le livre de Bacary Samb Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc, est fort intéressant. On y apprend par exemple que « 60% des populations désignées comme arabes vivent en Afrique et que les 2/3 des territoires considérés comme faisant partie du monde arabe se trouvent en Afrique ». L’aspect le plus important du livre est la place la tijaniya dans les relations entre le Sénégal et le Maroc. La Tijaniya est un élément central dans la politique africaine du Maroc qui s’appuie sur cette confrérie pour légitimer le roi du Maroc comme le « commandeur des croyants » alors qu’il n’est pas avère que le roi soit « membre de la confrérie ». A la lecture du Livre on se rend compte que le Maroc a bien défini la « géographie de ses intérêts » en Afrique noire par une politique africaine très cohérente mais l’inverse est moins sure. La politique africaine du Maroc va de l’introduction de la Tijaniya en Afrique noire à l’hégémonie de Attijari. Si on regarde une carte, il est évident que cette volonté de puissance du Maroc ne pouvait s’exprimer qu’en Afrique noire. Les ambitions marocaines en Méditerranée sont bridées par l’Espagne au nord, à l’Est il y a le concurrent et rival algérien qui essaie au Sud de réduire la Maroc en enclave en lui fermant la route de l’Afrique grâce au front Polisario. Donc pour le Maroc, l’Afrique subsaharienne relève de l’espace vital et la Tijaniya est au centre de la conquête de cet espace vital.

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La Banque du Japon assouplit sa politique, le yen réagit peu

Cédant à la pression du gouvernement, la Banque du Japon a annoncé lundi un nouvel assouplissement de sa politique monétaire au terme d’une réunion d’urgence destinée à tenter de freiner la hausse du yen, qui menace de compromettre la reprise économique, mais les analystes doutent de l’efficacité des nouvelles mesures.
Comme l’avaient anticipé de nombreux observateurs, la banque centrale a décidé d’augmenter les montants alloués aux prêts à taux fixe aux banques dans le cadre d’un mécanisme exceptionnel mis en place à la fin de l’an dernier, pour le porter à 30.000 milliards de yens (276 milliards d’euros environ), contre 20.000 milliards jusqu’à présent.
Elle a aussi mis en place une opération de refinancement à six mois qui vient s’ajouter aux opérations à trois mois déjà en place.
Sur les 30.000 milliards de yens prévus, 10.000 milliards seront alloués à six mois, a-t-elle précisé.
Ces décisions ont été adoptées par huit voix contre une.
Parallèlement, comme attendu, la BoJ a laissé inchangé son objectif de taux au jour le jour, à 0,1%.
Le gouverneur de la banque, Masaaki Shirakawa, devait tenir une conférence de presse à 5h30 GMT pour commenter ces décisions, après avoir rencontré le Premier ministre, Naoto Kan.
Le yen a brièvement cédé du terrain après l’annonce des résultats de la réunion de la BoJ mais il est ensuite remonté vers ses plus hauts du jour. Vers 5h05 GMT, il s’échangeait autour de 85,35 pour un dollar et 108,70 pour un euro.
Au même moment, l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo progressait de 1,5% environ alors qu’il affichait une hausse de 3% à mi-séance.
“DEMI-MESURES”
Certains analystes se disent déçus par le manque d’ampleur des décisions annoncées.
“Comme on s’y attendait, la BoJ a pris la décision de modifier à la marge ses opérations d’injection de liquidités mais pas d’augmenter ses rachats d’obligations. Elle en reste donc aux demi-mesures et continue de résister à la pression du gouvernement”, a commenté Andy Ji, stratège devises de Royal Bank of Scotland à Singapour.
“La balle est de nouveau dans le camp du gouvernement et c’est au MOF (le ministère des Finances) de s’exprimer sur le sujet.”
Les membres du gouvernement Kan en charge des dossiers économiques devaient se réunir à 8h10 GMT.
Le ministre des Finances, Yoshihiko Noda, s’est déclaré samedi prêt à recourir à “toutes les mesures possibles” pour endiguer la montée du yen, qui pèse sur les exportations et la croissance de l’archipel.
La devise nippone a atteint mardi dernier son plus haut niveau depuis 15 ans face au dollar à 83,58 yens.

Les Echos

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900 millions de l’Etat pour le recasement des marchands ambulants

Le président de la République Me Abdoulaye Wade a décidé d’affecter une subvention de 900 millions francs CFA au recasement des marchands ambulants de Dakar, a annoncé vendredi Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole de la présidence de la République.

Cette subvention est “déjà mobilisée” et doit servir à amortir le coût des cantines que des promoteurs se proposent de vendre aux marchands ambulants, précise dans un communiqué le ministre conseiller, chargé de la Communication et des Affaires sportives.

“Cette enveloppe de 900 millions déjà disponible constitue une première phase et s’ajoute aux 300 millions francs CFA provenant du ministère de la Microfinance, ce qui fait un total de 1,2 milliard francs CFA”, rapporte le texte.

Il annonce aussi que “le site de Petersen”, d’une superficie de trois hectares, sera cédé à 5.000 marchands ambulants.

Les bénéficiaires de ce financement verseront chacun un apport personnel de 10%. Le reste sera ’’entièrement financé’’ par le gouvernement, l’Alliance de crédit et d’épargne pour la production (ACEP) et le Crédit mutuel du Sénégal (CMS), explique la même source.

Elle ajoute que deux autres sites situés dans le Plateau (Dakar) seront mis à la disposition des marchands ambulants. Le communiqué ne mentionne cependant pas de date relative à la mise en œuvre de ces décisions.

Depuis 2008, le gouvernement travaille au recasement des marchands ambulants qui s’étaient violemment opposés à la police, pour protester contre une mesure des autorités leur interdisant d’occuper les artères de la ville.

APS

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BARA SADY DIRECTEUR GENERAL DU PORT AUTONOME DE DAKAR : « Le Port de Dakar est devenu une plateforme de référence en Afrique »

Bara Sady dit tout. Dans cet entretien accordé au Soleil, le Directeur Général du Port autonome de Dakar apporte des éclairages et lève plusieurs coins d’un certain voile qui a notamment entouré la concession du terminal à conteneurs, ses rapports avec la tutelle technique ou financière du Port de même que d’autres questions liées au Port du futur dont le Sénégal entend se doter. Entretien à bâtons rompus…

Monsieur le Directeur Général, où en est le Port Autonome de Dakar à l’heure actuelle ?

Ecoutez, le Port autonome de Dakar est aujourd’hui à la croisée des chemins au sens propre comme au sens figuré. L’avantage que nous offre notre position géographique est aujourd’hui conforté par le bouclage de notre premier programme d’investissement qui nous permet d’avoir une position concurrentielle extrêmement forte par rapport aux autres ports de la sous-région. Je voudrais commenter quelques chiffres de nos états financiers, des statistiques disponibles du reste au niveau de nos partenaires au développement ou des banques. La valeur ajoutée, un indicateur important d’une entreprise parce que créant la richesse a plus que triplé passant de 6 milliards Cfa à 19 milliards CFA.C’est important. Nos capitaux propres se sont aussi consolidés d’année en année avec plus de 86 milliards en 2009. Nous venons de terminer notre premier programme d’investissement qui a consisté à réaliser une plate forme logistique, la réhabilitation du môle 2, une gare maritime déjà mis en exploitation de même que l’extension du terminal à conteneurs. Cela nous donne beaucoup plus de marge pour l’avenir, une manière d’être en phase avec le développement de ce pays, avec le transbordement. Enfin nous nous sommes engagés dans un partenariat gagnant-gagnant avec un opérateur privé de rang international à savoir Dubaï Port world (DP World) aujourd’hui troisième opérateur mondial dans son domaine. Nous avons également conforté un certain nombre de choses sur le plan social. D’abord, je vais parler de la couverture maladie des travailleurs du Port, un système extrêmement innovant dans la mesure où il fait partie des plus évolués de la place portuaire de Dakar. Nous avons mis en place une convention d’établissement qui nous a certes coûté beaucoup d’argent mais qui a permis d’améliorer le climat social.

Qu’en est -il de votre premier programme d’investissement qui vient de s’achever ?

Nous nous sommes appropriés la vision du Président de la République Maître Abdoulaye Wade qui est celle de faire des infrastructures des éléments structurants. A partir de cette vision, notre ambition a été de positionner le Port de Dakar comme la plate-forme logistique de référence en Afrique. Pour atteindre de tels objectifs, il faut avoir des infrastructures répondant aux normes internationales. Avant tout, il fallait trouver beaucoup d’argent et le préalable de tout cela c’est d’avoir un Port présentable. C’est la raison pour laquelle dès la première année de notre magistère (2003-2004), nous avons assaini la gestion en rendant le Port conforme aux exigences et standards internationaux. A partir de ce moment, les bailleurs de fonds se sont intéressés à l’outil. D’où notre premier emprunt obligataire qui, je le rappelle, en 2004, nous a permis de lever sur le marché financier sous-régional 30 milliards de francs CFA. Nous avons donc ciblé des programmes comme l’extension du terminal à conteneurs, la réalisation d’une plate forme logistique de référence sur 21 hectares. Le troisième volet de ce programme c’est la réhabilitation du môle 2 sur financement de la Boad et enfin la réalisation d’une gare maritime internationale que le Président de la République a récemment inaugurée .C’était d’ailleurs là un chaînon manquant de notre dispositif. Ce premier programme d’investissements qui se monte à environ 5 milliards Cfa est entièrement terminé en ce moment. Ce qui permet au Port d’être à même de répondre aux sollicitations des grands opérateurs mondiaux.

Pour rester dans le sillage de ce terminal à conteneurs, la presse a récemment fait état d’irrégularités dans le processus d’attribution de la concession. Jusque là, on ne vous pas entendu parler de la question. Qu’en est-il réellement ?

Oui on ne m’a pas encore entendu là dessus parce qu’on ne m’a pas posé la question. Je voudrais dire très franchement que les opérateurs avec qui nous avons affaire sont des professionnels. Il s’agit entre autres de DP World, de Bolloré, de Getma, de Maersk Sealand…Des gens qui travaillent dans tous les grands ports du monde. Donc si quelques années après, on dit qu’on a fait des irrégularités, cela m’étonne parce qu’on a affaire à des opérateurs avertis qui ne se laissent pas faire. Certains d’ailleurs avaient fait des recours administratifs qui n’ont pas prospéré. Mais je dirais que la procédure est tout à fait régulière et je vous renvoie à plusieurs textes régissant le fonctionnement du Port. Le premier texte sur lequel je vous renvoie, c’est l’article5 des statuts du Port approuvé par le décret 8715552 du 19-12-1987 qui dispose ceci : le Port autonome de Dakar pourra procéder à la concession ou à la location à un profit des parcelles du domaine mis à sa disposition par l’Etat. Le même décret stipule que l’occupation dont il est question doit avoir pour objet l’installation et l’exploitation d’équipement directement liés aux opérations portuaires. La loi 92 63 du 22-12-1992 dispose en son article 1e que la société nationale du Port peut par convention portant cahier des charges consentir sur le domaine public qui lui est transféré par l’Etat des autorisations d’occupation d’une durée au plus égale à 25ans. La concession du domaine portuaire qui trouve sa justification dans les statuts du Port n’est pas un marché public ou une délégation de service public au sens du code des marchés publics du Sénégal ou de la directive numéro 4 -2005 de l’Uemoa. Personne ne pouvait donc nous reprocher une quelconque irrégularité par rapport au code des marchés. Si c’était le cas, les candidats « malheureux » auraient eu gain de cause. Maintenant vous évoquez les écrits de la presse mais je vous dirais que la presse a aussi parlé de l’équipe de projet. Là, je voulais dire que je suis très fier de cette équipe de projet. Aujourd’hui, la plupart de mes autres collègues Directeurs de ports de la sous-région viennent nous solliciter pour mener à bien des projets de concession. Le Directeur Général du Port que je suis, a choisi cette équipe en fonction de la polyvalence de ses membres, de leur compétence et de leur disponibilité. Cela ne veut nullement dire que ceux qui n’ont pas été choisis ne sont pas compétents encore moins sérieux. Il n’est pas réaliste de faire un projet pareil qui dure trois ou quatre mois et d’y mettre toute l’équipe de direction encore que dans l’équipe choisie, certains ont assuré auparavant des fonctions de ceux là même dont on disait qu’ils n’étaient pas dans l’équipe. On a parlé de cette équipe et même de sa rémunération…Je veux dire solennellement que cette rémunération est une délibération du conseil d’administration qui, en date du 07 septembre 2007 a fixé le montant alloué et dont du reste moi, en tant que Directeur Général, je me suis exclu. C’est important. Les montants ont été alors fixés en tenant compte des enjeux du projet (plus de 400 milliards CFA) et en tenant compte de la mobilisation complète de l’équipe pendant plusieurs mois. Les membres de l’équipe étaient pratiquement éloignés de leurs familles. Il fallait aussi tenir compte de toutes les pressions de corruption qui pesaient sur l’équipe de même que les attaques injustifiées. C’est important également de dire qu’il y’avait des cabinets privés nationaux comme étrangers qui proposaient leurs services pour ce même travail et qui demandaient des sommes faramineuses. Moi en tout cas, je me félicite que ce soit une équipe nationale, des compétences portuaires qui ont réalisé ce projet et qu’au finish on se rend compte qu’on a fait quelque chose de grand.

Monsieur le Directeur Général, peut-on faire l’évaluation de la concession de ce terminal à conteneurs par rapport à la situation antérieure ?

Vous vous souvenez, il y’a eu beaucoup de bruits sur cette concession du terminal à conteneurs. Les gens ont dit, ce n’est pas bien, ce ne sera pas meilleur que ce qu’il y’avait…Mais en toute objectivité, après deux ans d’activités, je peux dire que je suis très satisfait par rapport aux performances et aux améliorations constatées. Je vais donner plusieurs exemples. S’agissant du traitement des navires à quai, DP World a mis en place un système de fenêtre. C’est-à-dire que le navire arrive à jour fixe et à heure fixe, il est traité et il rentre. De sorte qu’il n’ya plus de temps d’attente pratiquement en rade et cela c’est important. Nous constatons qu’il y’a plusieurs ports de la sous-région qui viennent s’inspirer de cet exemple là. En attendant la mise en service de nouveaux équipements, DP World opère avec un matériel neuf similaire mais il arrive à avoir des cadences de manutention de 40 mouvements par heure. Avant la concession, c’étaient des cadences de manutention de l’ordre de 20 à 25 mouvements. Et nous pensons que le matériel qui est arrivé (Ndlr : 4 portiques et des chevaliers de terminal), qui est le fruit d’un investissement de plus de 60 milliards CFA et qui va être exploitable d’ici 2 mois, va augmenter la cadence de 50%.Vous vous rendez compte…Je crois que c’est extrêmement important. Pour la gestion du parc lui-même, il y’a un système de positionnement de containeurs, de tracking qui fait que tout le matériel est informatisé. Ce qui permet de localiser à temps les containeurs et de réduire le temps de service, c’est-à-dire le temps que met le camion pour arriver à la guérite, entrer dans le terminal et en sortir avec un containeur. Chez nous, c’est un temps qui tourne autour de 20 minutes. Aujourd’hui, cela fait partie des meilleurs temps au monde. C’est très important d’autant plus qu’en terme de sécurité, DP World a mis en place des procédures idoines qui n’ont rien à envier, croyez-moi, aux différents ports du monde. Et puis de nos jours le nombre d’emplois est beaucoup plus important que le nombre d’emplois qui y avait été laissé. Je l’avais promis. Dans ces 435 à 450 emplois, il n’ya que 5 expatriés et le nouveau matériel acquis sera entièrement opéré par des Sénégalais déjà formés à Dubaï et à Djibouti. Alors ça, c’est le fruit d’une organisation qui a fait l’objet de certifications Iso ou Isps. En termes de revenus, DP World paie plus que les anciens opérateurs tout en s’occupant de l’entretien du terminal qui était à la charge du Port auparavant. Nous venons de recevoir quatre(4) portiques et 10 chariots cavaliers Rtg qui viennent d’arriver au terminal et qui seront opérationnels dans deux mois.

Quelles sont les principales contraintes qui pèsent sur les projets de développement du Port autonome de Dakar.

Je pense qu’il n’ya pas de contraintes majeures une fois que la vision est déclinée par le Chef de l’Etat et qu’au niveau interne, nous avons dégagé des orientations claires. Ce qu’il faut savoir simplement, c’est que pour lever des fonds sur le marché financier international, vous devez être garantis par des banques comme la Boad ou d’autres grandes banques. Ces institutions financières ne mettent pas leurs garanties n’importe où et n’importe comment. Donc il y a un travail d’assainissement qui a été réalisé au Port. Il y a des délais pour la publication des états financiers auxquels nous sommes contraints et l’autre aspect qui me semble important et qui a été bénéfique au Port, c’est la création de ce que nous avons appelé des cellules de gestion de projet. Quand on a commencé la réhabilitation du terminal à containeurs comme la réhabilitation du môle2 et la plate forme logistique, nous nous sommes dit que nous avons certes des compétences qui sont là mais ces compétences là il faut les doubler avec des jeunes ingénieurs qu’on va recruter et qui vont accompagner ces personnes là. De sorte qu’à la fin de ce projet, nous avons les anciens mais aussi les jeunes qui ont profité de l’expertise de ces projets et qui sont aguerris maintenant.

Quels sont aujourd’hui les défis que le Port de Dakar doit relever ?

Ecoutez, les défis sont importants mais vous savez bien que nous sortons d’une période de crise financière internationale. Ce qui a fait que pratiquement tous les ports internationaux ont senti une récession. Il n’est pas rare de voir des diminutions de trafic de l’ordre de 25% en Asie ou ailleurs. Ici à Dakar, certes 2009 a été difficile mais on n’a enregistré qu’une réduction de 10%. Malgré cette réduction, les résultats sont là parce que dès que la crise s’est déclarée, nous nous sommes retroussés les manches pour dire qu’il y’a des choses que nous pouvons au moins faire nous même. C’est quoi, c’est d’abord avoir une politique hardie de réduction des charges. On se réunissait pratiquement tous les mois pour identifier les éventuelles charges à réduire et cela nous a permis d’avoir une année 2009 avec un résultat bénéficiaire. Tous nos indicateurs (résultats d’exploitation, résultats nets, la valeur ajoutée…) ont évolué. Les capitaux propres se sont consolidés d’année en année avec plus de 86 milliards Cfa en 2009. Nous avons investi et malgré cela nous avons restauré notre capacité d’endettement. Les défis majeurs, c’est aujourd’hui assurer la libéralisation du transport des containeurs. Cela permettra aux opérateurs agrées de choisir le transporteur de leur choix. La mise en place d’une salle informatique communautaire à l’échelle de la place portuaire est aussi en bonne voie. Il nous faudra aussi assurer une minimisation des coûts portuaires. J’ai l’habitude de dire que la compétitivité du Port est un facteur de réduction de la pauvreté au Sénégal. Nous devons surveiller nos coûts pour davantage coller aux préoccupations sociales de nos compatriotes. Et nous le faisons au quotidien.

Qu’en-est-il de la tutelle du Port de Dakar. Relevez-vous du ministère de la coopération internationale, des transports aériens, de l’aménagement du territoire et des infrastructures(Miccati) ou du ministère de l’économie maritime surtout que certains vous ont reproché d’avoir financé l’Anoci en son temps ?

Je voudrais être très clair. La tutelle d’une structure comme le Port obéit au décret de répartition de services de l’Etat et des statuts du Port. Le Port autonome de Dakar relève de la tutelle technique du ministère de l’économie maritime et de la tutelle financière du ministère de l’Economie et des Finances. Il se trouve qu’il y a maintenant une direction des nouvelles infrastructures ferroviaires et portuaires au sein du Miccati. Logiquement, si nous entamons une nouvelle infrastructure d’envergure, nous devons le faire avec ce ministère là. C’est uniquement cela. Mais je voudrais préciser qu’on n’a rien fait pour l’Anoci et là je vais aborder le volet lié au bateau de l’Anoci dont la presse a longuement parlé lors du sommet de l’Oci à Dakar. D’aucuns ont écrit que le Port a financé l’Anoci pour la location de ce fameux bateau « Musica ». Non, le Port n’a pas financé l’Anoci pour ce bateau là. C’est l’Etat du Sénégal à travers le ministre du Budget qui nous a demandé de le cautionner pour le paiement d’une partie (le tiers) de la location du bateau. Nous avons donc cautionné notre ministère de tutelle vis-à-vis d’une banque qui devait payer la note. Nous avons donc cautionné le ministère en question. A l’échéance, c’est-à-dire le 31 mars 2008, le ministère a tardé à payer. La banque nous a relancés à plusieurs reprises et finalement elle a débité notre compte de pratiquement 1 milliard 800 millions CFA. Ayant été débité, nous sommes allés vers la banque pour lui dire écoutez, nous pensons que vous devez transformer cela en emprunt en attendant que l’Etat nous paie. Mais je peux vous dire que le 23 mars 2010 le ministère de l’économie et des finances a non seulement écrit au Port pour reconnaître cette créance mais pour s’engager à la régler dans le cadre de la loi des finances 201. Donc qu’on arrête franchement de dire que le Port a financé l’Anoci pour ce bateau « Musica ». La réglementation en vigueur ne nous le permet simplement pas.

A vous entendre parler, il n’ya pas d’interférences en ce qui concerne la tutelle du Port. Alors comment expliquez-vous les soi-disant manquements relevés par la presse sur certaines libéralités que vous aurez octroyées à des autorités publiques ?

Je voudrais vous repréciser que le Port est une société nationale appartenant à 100% à l’Etat du Sénégal. Mais de par la loi, nous avons quand même une autonomie de gestion et les orientations budgétaires sont arrêtées par un conseil d’administration où siègent aussi certaines structures privées. C’est ce même conseil d’administration qui arrête le budget annuel dont une rubrique est consacrée à l’appui institutionnel. Dans le cadre de cette rubrique, il nous arrive, à l’instar d’autres entreprises, d’octroyer des subventions ou appuis à des institutions et associations mais pas à des personnes prises individuellement. Alors ces personnes peuvent naturellement recevoir directement les dits appuis pour le compte de ces institutions ou associations qu’elles représentent. Mais cela ne doit pas être interprété comme une faveur destinée à ces personnes. En définitive, ce que je voudrais dire, c’est que tout est fait dans le respect des enveloppes budgétaires autorisées par le conseil d’administration et dans les rubriques prévues par la loi.

Quel est le message que le Directeur général du Port de Dakar compte envoyer Sénégalais ?

Je voudrais d’abord dire que le Port est le Port de tout le monde et sa compétitivité dépend de beaucoup de choses. Si le Port applique des coûts élevés, le commerçant ne va pas payer pour le consommateur lambda, il va sûrement répercuter ces coûts sur les prix de revient. Il faut aussi savoir que plus de 90% du commerce extérieur du Sénégal transite par le Port. Mais notre infrastructure n’est pas bien connue du grand public parce que nous sommes entourés par une barrière douanière et nous faisons d’autres choses qui ne sont pas visibles. Nous évoluons dans ce périmètre fermé avec les spécificités des uns et des autres. L’autorité portuaire que je représente est chargée de réguler tout cela pour le compte de l’économie nationale. je souhaite donc dans cette dynamique et avec le soutien de tous que le Port de Dakar puisse gagner le pari de la modernité, le pari de l’excellence. Pour l’intérêt de toute l’économie nationale et de la communauté des acteurs portuaires dont je salue le dynamisme et le patriotisme.

Je souhaite qu’au cours des prochaines années, en relation avec l’administration des Douanes dont je salue le dynamisme et la parfaite collaboration, que le projet de dématérialisation des procédures administratives et douanières entamée avec beaucoup de satisfaction en vue de l’amélioration de la compétitivité de la place portuaire de Dakar puisse s’achever pour notre intérêt a tous.

Le Soleil

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La délicate position de la Fed face aux risques de rechute

La Banque centrale américaine marche sur un fil. Devant l’inquiétude suscitée par la faiblesse de la croissance américaine, la Fed doit rassurer les marchés tout en préservant sa faible marge de manœuvre sur la politique monétaire.

“Le comité [de politique monétaire] est prêt à mettre en œuvre un assouplissement monétaire supplémentaire par le biais de mesures non conventionnelles si cela s’avère nécessaire”, a déclaré son président, Ben Bernanke, dans un discours très attendu, prononcé vendredi 27 août lors du symposium annuel de la réserve fédérale américaine, dans le Wyoming. Des déclarations tout en nuances qui révèlent la position délicate dans laquelle se trouve l’institution.

Sur les perspectives économiques du pays, le président de la Fed se veut prudent mais optimiste :”Je prévois que l’économie continuera de croître au second semestre, quoique à un rythme relativement lent”, a-t-il déclaré, ajoutant que “les conditions préalables à une amélioration de la croissance en 2011 semblent être toujours là”.

Le département du commerce a révisé de 2,5 % à 1,6 % le chiffre de la croissance américaine pour le second semestre. S’il est moins mauvais que prévu – les analystes s’attendaient à un chiffre autour de 1,3 % –, il n’est pas une bonne nouvelle pour autant. Ce que tout le monde redoute ? Une “double-dip recession”, ou recession en W, où le PIB plonge de nouveau après une première phase de reprise.

DES SIGNES DE FAIBLESSE PERSISTANTS

Les économistes savent que les conséquences de la crise financière sont loin d’être effacées. “Une crise bancaire de cette ampleur, c’est comme un tremblement de terre, il y a des répliques !”, explique Michel Aglietta, professeur de sciences économiques à l’université Paris-X. “Le secteur privé est en plein désendettement : il ne faut donc pas espérer une relance de la consommation privée”, précise l’économiste.

Selon Michel Aglietta, penser que la croissance va reprendre avec vigueur dans l’immédiat est illusoire. “Après une période temporaire de reprise due à des injections massives d’argent, l’économie américaine montre sa faiblesse. Cette faiblesse est certaine : la croissance va se réduire”, assure l’économiste. De fait, les signes de faiblesse sont multiples. Le marché immobilier américain reste déprimé, la consommation peine à repartir, et le chômage s’installe à des niveaux bien supérieurs à ceux que connaissaient l’Amérique d’avant la crise : 9,5 % au mois de juillet contre 4 à 5 % auparavant.

UNE MARGE DE MANŒUVRE LIMITÉE

La récession en W n’est pas une fatalité : elle fait partie des scenarios possibles, mais dépend largement de la politique économique. La marge de manœuvre de la Fed n’en reste pas moins réduite : l’outil traditionnel de la politique monétaire est la baisse de son taux directeur, mais le sien est déjà proche de zéro. Reste un outil, qu’elle a déjà commencé à mettre en œuvre : l’achat massif de titres pour injecter des liquidités.
La Fed avait déjà indiqué le 10 août qu’elle réinvestirait le produit des obligations hypothécaires arrivées à échéance qu’elle détient dans des emprunts d’Etat à plus long terme. Elle annonce aujourd’hui qu’elle est prête à aller plus loin dans cette direction… tout en espérant que ses annonces suffiront à rassurer.
Un phénomène est particulièrement redouté : une baisse des prix accompagnée d’une croissance molle. Comme l’explique le New York Times, Ben Bernanke s’y était intéressé de près après l’éclatement de la bulle Internet en 2001. Même si les Etats-Unis n’ont pas connu de période de déflation depuis la grande dépression des années 30, le risque existe. “Il est réel et doit être pris en compte”, explique Christophe Blot, du Centre de recherche en économie de Sciences Po. “Dans un contexte de baisse des prix des actifs financiers, de chômage de longue durée, l’inflation par les salaires est peu probable : les chômeurs, pour trouver du travail peuvent accepter des salaires plus bas. (…) Tout cela peut générer une spirale négative avec une baisse de la demande et des prix.”
Un mécanisme qu’espèrent contrer les autorités américaines. “La politique de la Fed reste dans un esprit de soutien à l’économie”, analyse Christophe Blot. “La Fed donne le signal qu’il n’y aura pas, au moins, de restriction de la politique monétaire et montre qu’elle est prête à tout pour prévenir le risque déflationniste.”

Pas sûr cependant que ces discours suffisent : la Bourse de New York, en hausse à l’ouverture vendredi, est repartie temporairement à la baisse après que Ben Bernanke eut prévenu que l’institution n’agirait que si l’économie se détériorait encore.

Le Monde

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INNOVATION DANS LA PRODUCTION DE PAIN:La fédération des boulangers lance « dollé »

La Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs) a lancé hier, vendredi 27 août, le nouveau pain à base de farine, de blé et de céréales locales, dénommé « dollé » (force en français). Ce lancement a eu lieu en marge de la cérémonie de distribution de 10 mille pains en faveur des détenus du camp pénal, sis au quartier Liberté 6. Cette action qui sera menée sur toute l’étendue du territoire nationale entre dans le cadre des actions sociales de la Fnbs affiliée à la Confédération nationale des employeurs du Sénégal(Cnes).

Les Sénégalais vont sous peu bénéficier d’un nouveau pain dénommé « dollé » (force en français). La Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs) a présenté hier, vendredi 27 août, ce nouveau pain à base de blé et de céréales locales. Le pain « dollé » se différencierait des autres grâce à son apport nutritionnel et hygiénique consistant à la valorisation des céréales locales.

« Ce pain au goût exceptionnel et aux nombreuses qualités nutritives est fabriqué à base de maïs et de mil. Il y a beaucoup de boulangers qui ont été formés pour la production. Nous allons mettre en place des kiosques dans toutes les artères de la ville pour vulgariser ce pain », a indiqué le président de la Fédération des boulangers du Sénégal, Amadou Gaye.

Le secrétaire général de la Cnes(Confédération nationale des employeurs du Sénégal), Mor Talla Kane, pour sa part, a estimé qu’« avec les efforts de la Goana et le projet d’incorporation des céréales locales, les boulangers du Sénégal participeront au développement de l’agriculture et constitueront à un secteur fort pour absorber la grande quantité de production ».

Du pain aux détenus

Cette action novatrice a été menée en marge de la cérémonie de distribution de 10 mille pains en faveur de la population carcérale. C’est ainsi que la maison d’arrêt de camp pénal, sise au quartier liberté 6, a bénéficié hier d’une dotation de pains par la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs) affiliée à la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes).

Cette action de la Fnbs qui s’étend sur l’ensemble du territoire national entre dans le cadre des actions sociales de cette fédération.

« Nous remercions le Ministre gardes des Sceaux, pour avoir matérialisé cette action à savoir la distribution de pains qui se déroule en ce moment (hier, matin) sur les 37 maisons d’arrêt correctionnel. C’est une tradition pour nous boulangers ; pour cette année, la Fédération a souhaité réunir ses forces pour venir en appoint au milieu carcéral et e participer à cette volonté des autorités d’améliorer leurs conditions de détention », a expliqué le président de la Fnds.

Le lot distribué est composé de 5 mille pains à base de céréales locales et 5 mille pains ordinaires. « Nous avons livré divers pains à base de céréales locales dont le maïs, le mil et aussi des cakes de mils et de maïs ordinaires », a ajouté le président Fnbs.

Le Directeur du camp pénal de liberté 6, Saliou Fall, pour sa part, a vu à travers ce geste, un symbole de solidarité envers les détenus. Une action qui, selon lui, relève des responsabilités de l’Etat dans son obligation de prendre en charge les personnes détenues. A son avis, ce geste des boulangers « est un symbole profond de solidarité envers cette frange particulière de la population qui au demeurant doit être considéré comme des membres à part entière de la société ».

Mor Talla Kane de la Cnes, pense que cette action au profit des établissements pénitentiaires du Sénégal permet de renforcer le partenariat public-privé. « Nous sommes honorés de cette cérémonie à double signification à la fois citoyenne et symbolique. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la responsabilité sociale des entreprises et permet d’appuyer le partenariat public-privé. Ce geste est un acte d’humanité et un message fort d’espoir à tous les détenus, en ce mois de Ramadan », a confié le secrétaire général de la Cnes.

SUD

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CHIFFRE D’AFFAIRES SONATEL AU 1ER SEMESTRE:En hausse de 6%

La Sonatel a publié, le 16 août dernier, un chiffre d’affaires du 1er semestre en hausse de 6%, à 295,42 milliards de FCfa pour un résultat net semestriel de 94,45 milliards de FCfa, soit un recul de 7% par rapport à la même période en 2009. L’information est contenue dans la dernière lettre mensuelle de CGF Bourse.

Dans sa dernière lettre mensuelle, la société d’intermédiation financière Cgf Bourse souligne que la Sonatel a lancé, le 12 avril 2010, Orange Money, une solution de paiement et de transfert d’argent via le mobile. Selon elle, la société de télécommunications a, par ailleurs, obtenu la certification ISO 9001 version 2008 pour l’ensemble des activités du groupe au Sénégal. Et d’ajouter que pour la Sonatel les perspectives du second semestre restent bonnes malgré les mesures réglementaires défavorables enregistrées en 2009 et sur le premier semestre 2010. Toutefois, poursuit la même source, « l’impact de la récente décision de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) d’introduire une surtaxe sur le trafic international entrant, si elle était maintenue, risquerait d’avoir des effets négatifs (baisse du volume du trafic international entrant et hausse des charges d’interconnexion avec les opérateurs), prévient la Sonatel ».

Globalement, la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) reste globalement stable en fin juillet, en termes de capitalisation avec, néanmoins, une amélioration de son indice de référence. En effet, précise-t-on dans la lettre mensuelle, l’indice Brvm 10 s’apprécie de 1,73%, à 165,7 points, porté, principalement, par les valeurs du secteur agricole : SAPH CI (+46,8%), PALM CI (+35,86%) et SOGB CI (+8,7%). Par contre, souligne la même source, l’indice Brvm Composite affiche un léger repli mensuel de 0,11%, à 142,6 points, dû essentiellement à la stabilité mensuelle du cours d’ETI (Ecobank) malgré son important volume d’échange (86,86% du volume mensuel total du marché).

La même source note que la capitalisation boursière de l’ensemble des titres cotés s’établit à 3 104 milliards de F Cfa et celle des valeurs composant le Brvm 10 progresse de 1,13%, à 2 430 milliards de FCfa.

Sur la même dynamique, la lettre confie que « le marché obligataire, très peu dynamique, présente une capitalisation boursière en recul de 4,92%, à 416 milliards de FCfa compte tenu des remboursements de capital intervenus durant ce mois de juillet ». Pour ce qui est du marché des actions, elle informe qu’elle affiche un mois plutôt actif, totalisant un volume de 1 177 213 titres échangés pour une valeur globale de 8 899 869 511 F Cfa.

Sur la même lancée, la Cgf note que le secteur « Services Publics » totalise 57 890 titres transigés (4,92% des transactions mensuelles) pour une valeur globale de 6,65 milliards de FCfa, soit 74,72% de la valeur totale des échanges du marché. Selon la Bourse régionale, le secteur est essentiellement animé par l’action Sonatel SN qui représente 82,83% du volume sectoriel avec 47 951 titres négociés pour une valeur totale de 6,47 milliards de FCfa, soit 72,68% de la valeur des échanges mensuels du marché. Par la même occasion, elle note qu’un volume de 26 855 titres Sonatel SN a été transigé à la seule séance de Bourse du 1er juillet. Avant de faire remarquer que la Sonatel SN a clôturé le mois de juillet en recul de 0,74%, à 134 000 Fcfa. Sode CI et Onatel BF perdent également 7,46%, à 11 100 FCfa et 4,26%, à 45 000 FCfa, respectivement. Seule CIE CI émerge du lot et enregistre un gain mensuel de 5,33%, à 15 800 F Cfa.

SUD

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