La Banque africaine de développement (Bad) présente, depuis hier à Dakar, sa stratégie de renforcement des capacités au profit des pays africains. L’objectif est d’assurer le renforcement des capacités des services publics et de donner une meilleure orientation aux opérations de la Bad.
La Bad s’est engagée à doter l’Afrique d’une stratégie de renforcement des capacités fondée sur l’expertise de l’institution et suivant une approche intégrée. La réunion de deux jours (hier et aujourd’hui), qui y est consacrée, permet de la partager avec près d’une centaine de représentants de 20 pays. Selon le représentant résident de la Bad, Mohamed H’Midouche, la stratégie est consistante avec les objectifs de la stratégie de gestion et de développement du savoir et la stratégie à moyen terme (2008-2012) de la Bad. L’institution financière impliquée dans le renforcement continu des capacités du secteur public au Sénégal, au Cap-Vert, en Gambie et en Guinée-Bissau, s’est ainsi engagée à appuyer les projets de revalorisation et de conception optimale des actions publiques. Partant de la spécificité institutionnelle, politique et économique de ces pays, la stratégie de la Bad compte aussi s’appuyer sur des stratégies spécifiques et adaptées.
« Notre approche est adaptée aux différents contextes, à des degrés différents, que cela soit dans le contexte d’un état fragile comme en Guinée-Bissau où les capacités des services publics sont constamment remis en cause par la situation politique ou économique, ou que cela corresponde à une pérennisation des capacités et un accompagnement pour une plus grande performance au Cap-Vert, devenu pays à revenu intermédiaire en 2009 », a notamment indiqué M. H’Midouche.
Le directeur de Cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, Mme Néné Ndiaye Mboup Dieng, a souhaité l’élaboration de politiques susceptibles de freiner les fuites de cerveaux, tout en plaidant pour le renforcement des capacités dans le secteur privé. « Nous devons arrêter cette fuite des cerveaux en élaborant des politiques propres à décourager les départs et à encourager la rétention », a notamment indiqué Mme Dieng, selon qui la faiblesse des capacités est une entrave à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement et notamment pour la réduction de la pauvreté, la croissance et le développement socio-économique. « Cette toile de fond fait ressortir le bien fondé et la pertinence de l’élaboration proactive, par la Bad, d’une stratégie de renforcement des capacités destinées à offrir une orientation stratégique et une feuille de route en matière de renforcement des capacités », a souligné Mme Dieng.
Une vingtaine de participants venus de 20 pays africains, ainsi que des partenaires au développement, des représentants d’Ong, des chercheurs, etc. prennent part à la rencontre qui vise aussi le renforcement des partenariats.
Source: le soleil






