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RELANCE ÉCONOMIQUE EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE : La Banque mondiale a engagé 13,85 milliards de dollars en 2010

Les engagements de la Banque mondiale pour l’Afrique subsaharienne sont estimés à 13,85 milliards de dollars pour l’exercice 2010. Ces financements, qui seront effectués par les différents mécanismes de la banque, devraient permettre à la région de faire face à la diminution des flux des capitaux privés et soutenir la relance.

En vue d’accélérer la relance des économies d’Afrique subsaharienne, au lendemain de la crise financière mondiale, au cours de l’exercice 2010, le Groupe de la Banque mondiale a engagé un montant record de 11,5 milliards de dollars américains, répartis en 113 projets – contre 72,2 milliards et 875 projets à l’échelle mondiale – essentiellement « pour stimuler la croissance économique, vaincre la pauvreté et promouvoir l’entreprise privée », mais aussi pour appuyer certains secteurs-clé tels que : l’éducation, la santé, la nutrition, la population et les infrastructures. Dans le détail, les engagements de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (Bird) – qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d’autres services financiers aux Etats membres – se sont élevés à 4,3 milliards de dollars, alors que ceux de l’Association internationale de développement (Ida), l’organe du Groupe qui accorde des prêts sans intérêts et des dons aux pays les plus pauvres, ont atteint 7,2 milliards de dollars. Il faut ajouter à ces montants, 2 milliards de l’Ifc et 345 millions de dollars des garanties de projets de la Miga dans la région. Ce qui fait un montant total de 13,85 milliards de dollars – dont 6 milliards de décaissements – pour l’exercice 2010, soit une augmentation de 28 % par rapport à 2009.

Ces financements, fournis sous forme de prêts, de dons, de prises de participations et de garanties, « ont aidé les pays et les entreprises privées à faire face à la diminution sensible des flux de capitaux privés » qui, selon les prévisions, n’augmenteront que modestement pour passer de 459 milliards de dollars en 2009 à 771 milliards en 2012, loin des 1.200 milliards atteints en 2007. D’une manière globale, d’après les estimations, le déficit de financement des pays en développement passera de 210 milliards de dollars en 2010 à 180 milliards en 2011, contre 352 milliards en 2009.

Le souci de la rapidité des interventions

« Les pays en développement partenaires de la banque souhaitaient qu’elle agisse rapidement, avec souplesse et en faisant preuve d’innovation face à la crise économique mondiale : je me réjouis que l’institution ait répondu à cette attente, en fournissant un volume d’aide sans précédent », a déclaré Robert B. Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale.

« Les répercussions néfastes de la crise sur les plus pauvres se feront sentir bien au-delà de la reprise de l’activité économique mondiale. Je pense qu’il est essentiel que nous puissions soutenir vigoureusement les systèmes de protection sociale, les infrastructures et le secteur privé afin de protéger les pauvres et de jeter les bases de la reprise et de la croissance », dit-il. « L’Afrique est aujourd’hui l’un des premiers continents à émerger de la crise avec des perspectives de croissance solide comparables au niveau enregistré durant la période d’avant-crise et je suis fière de constater que notre institution a contribué à cet effort », a déclaré, de son côté, Obiageli Katryn Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique. « Durant cet exercice fiscal, nos financements ont atteint un niveau sans précédent pour remettre les économies africaines sur le chemin de la croissance », a-t-elle ajouté.

Source: le Soleil

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