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Pourquoi l’emploi est devenu rare au Sénégal

L’emploi salarié du secteur moderne mesuré par l’indice de l’emploi, a baissé de 1%, en janvier 2010, selon la note de conjoncture de janvier 2010. Cette situation serait imputable à la perte d’emploi observée dans le secondaire (-2,8%). En effet, le sous-secteur de l’industrie a enregistré une baisse de 4,2% contre une hausse de 3,9% dans les bâtiments et les travaux publics (Btp).

Les résultats de l’enquête d’opinion menée auprès des chefs d’entreprises, révèlent que les principales contraintes évoquées, durant le mois de janvier 2010, portent essentiellement sur l’environnement des affaires dans les sous-secteurs de l’industrie et des services. Dans le sous-secteur des bâtiments et des travaux publics, les difficultés évoquées sont relatives au recouvrement des créances, tandis que dans le sous-secteur du commerce, c’est plutôt la faiblesse de la demande qui constitue le principal obstacle au développement des activités.

Au niveau du sous-secteur industriel, 38,9% des chefs d’entreprises ont déploré un environnement des affaires difficile, marqué toujours par le coût élevé des intrants, la concurrence déloyale et la fraude. L’insuffisance de la demande est déclarée comme contrainte majeure par 33,3% des dirigeants, consécutivement à la baisse du pouvoir d’achat. Parallèlement, le niveau des stocks est reste stable selon 61,5% des chefs d’entreprises alors que 30,8% et 7,7% des répondants enregistrent respectivement une hausse et une baisse. L’accès au financement constitue une difficulté majeure pour 5,6% des industriels. Dans le sous-secteur des Bâtiments et Travaux Publics, le tiers des entrepreneurs évoque des difficultés de recouvrement des créances qui entameraient leur trésorerie.

En outre, l’insuffisance de la demande et l’environnement des affaires ont été évoqués, à part égale, par 16,7% des répondants. Cette situation découlerait essentiellement de l’insuffisance des marchés, du retard constaté dans l’exécution du budget avec l’allongement des procédures de passations de marchés et des impayés sur les créances publiques. S’agissant des services, l’environnement des affaires continue de peser sur le développement des activités.

Selon 66,7% des chefs d’entreprises enquêtés, cette situation serait liée à la conjoncture mondiale difficile, aux problèmes de fourniture d’électricité et des lourdeurs administratives. L’insuffisance de la demande a été évoquée comme principale difficulté, par 16,7% des dirigeants. Les coûts élevés des services financiers, ont constitué une contrainte majeure à l’accès au financement pour 8,3% des entreprises enquêtées.

Dans le sous-secteur commercial, le début de l’année 2010, est caractérisé par une baisse de la demande, par rapport aux prévisions, selon 50,0% des chefs d’entreprises. La rareté des marchés, ainsi que le repli de la demande provenant des ménages, plombée par la baisse de leur pouvoir d’achat, expliqueraient cette situation. L’environnement des affaires, jugé très concurrentiel, a été cité par 30,0% des commerçants. La conjoncture économique difficile et la lourdeur des procédures administratives ont été aussi indexées. L’accès au financement et le recouvrement des créances ont été évoqués dans chaque cas, par 10% des répondants.

Sékou Dianko DIATTA
Rédacteur en Chef de SenegalCity.com/news

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