Déjà soulagés par le résultats des stress tests, les marchés boursiers saluent sans retenue les nouvelles normes prudentielles édictées par le comité de Bâle.
Il y a décidément des éclaircies dans le ciel bancaire. Déjà soulagés par le résultat des stress tests européens publiés vendredi soir, les marchés boursiers reviennent en force sur les valeurs bancaires à la faveur des nouvelles normes prudentielles édictées par le comité de Bâle. Motifs de soulagement : certaines règles sont assouplies et le calendrier de mise en oeuvre étendu.
Le comité de Bâle, qui réunit les régulateurs bancaires de 27 pays, devait en effet préciser la définition des fonds propres d’une banque. Les nouvelles règles prudentielles, qui ont été mises en chantier après la crise financière de 2008 et doivent entrer en vigueur fin 2012, prévoient en effet le renforcement des exigences de fonds propres des banques.
Le comité a ainsi annoncé hier soir plusieurs assouplissements par rapport aux premières régles édictées fin 2009. Les régulateurs ont notamment accepté de prendre en compte, sous certaines conditions, les participations des banques dans d’autres établissements financiers. Après avoir sondé pendant près de six mois l’ensemble des établissements financiers, le comité des sages a en effet renoncé à demander, dans le calcul des fonds propres durs, le retrait systématique des intérêts minoritaires. Une évolution favorable aux établissements mutualistes construits sur des participations croisées entre maison mère et banques régionales.
Par ailleurs, les établissement bancaires pourront prendre en compte, dans le calcul de leurs fonds propres, une partie des capitaux propres de leurs filiales financières, notamment les sociétés d’assurance. Cette décision permettra de préserver le modèle de bancassurance français.
Autre motif de soulagement, le comité de Bâle a différé ses attentes en vue de la mise en place d’un ratio de levier, limitant les engagements à la taille du bilan. Le ratio minimum, qui sera bien de 3 %, sera simplement testé entre 2013 et 2017 et les banques devront commencer à publier leur ratio seulement à partir de 2015. Enfin, s’agissant des ratios de liquidité, le comité a sensiblement élargi la notion d’actif liquide et ne prévoit pas d’imposer un ratio avant 2018.
Au total, les banques se placent en tête des plus fortes hausses sur les places boursières. A la mi-journée, Crédit Agricole gagne 8,5 % et la Société Générale 7,85 %. Non loin derrière, Dexia s’adjuge 6,8 % et BNP Paribas près de 5,5 %.
Source: Les Echos






