Archive | July, 2010

Les prix à la consommation renouent avec la hausse

Les prix à la consommation ont enregistré une hausse de 1,1% en juin dernier, après quatre mois successifs de baisse, annonce la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

‘’Cette situation est imputable principalement à l’évolution des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées’’, explique la DPEE dans sa note de conjoncture mensuelle.

En glissement annuel, ajoute la même source, les prix à la consommation ont progressé de 1,3% au mois de juin contre une légère baisse de 0,4% en moyenne sur le premier semestre 2010.

Quant à l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice des prix hors produits frais et énergétiques, elle est ressortie en hausse de 1,1% en variation mensuelle et de 0,7% sur une base annuelle.

Globalement, l’économie sénégalaise a enregistré, durant le mois de juin 2010, des gains de compétitivité évalués à 1,6% en variation mensuelle. Cette légère amélioration, selon la DPEE, s’explique par la dépréciation de la monnaie locale (-1%) par rapport à celles des principaux partenaires commerciaux, combinée au différentiel d’inflation favorable (-0,6%).

Les échanges commerciaux avec l’extérieur se sont caractérisés, en juin 2010, par une hausse des exportations, en rythme mensuel, de 23,1% et une baisse des importations de 33,7%.

En glissement annuel, les exportations de biens ont progressé de 43,1% contre un repli de 22,1% des importations de biens, note la DPEE.

En cumul sur le premier semestre de l’année 2010, les exportations et les importations ont respectivement crû de 18,5% et 2,2%, par rapport à la même période de l’année précédente.

Source: Aps

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HARMONISATION DE LA DIRECTIVE DE LA CEDEAO SUR LE SECTEUR MINIER: Une mesure qui peine à être effective

La directive de la Cedeao sur l’harmonisation des principes directeurs et des politiques sur le secteur minier connait toujours des difficultés dans sa mise en œuvre. Les pays membres ont célébré, vendredi 30 juillet, à Dakar, l’an un de sa mise en exécution. Un prétexte choisi par la Cedeao pour mieux vulgariser l’outil.

Après une année de mise en place, la directive sur l’harmonisation sur le secteur minier, reste méconnue des populations. La Cedeao a profité, vendredi 30 juillet, de l’anniversaire de cette directive sous-régionale pour sensibiliser d’avantage l’opinion sur l’importance de l’outil. « La directive a été adoptée en mai 2009 par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Cependant, nous avons constaté, qu’elle peine à être effective du fait d’un problème de vulgarisation et de mise en œuvre » a renseigné Gaspard Onokoko Onosal, le président du Groupe Agora pour l’éducation aux droits de l’Enfant et à la Paix (Gra-redep). Selon ce dernier, pour rendre plus dynamique la directive, il faut l’implication de tous les pays signataires de la convention. A cet effet, « il faut encourager le Gouvernement à aller de l’avant dans son application à travers une meilleure vulgarisation du texte. »

Malgré les obstacles détectés dans sa mise en œuvre, la directive a eu des débuts intéressants. Au Sénégal, Ibrahima Sory Diallo de l’Ong « Lumière » a déclaré : « l’exploitation minière a connu un déclic. Au début, dans notre pays, il y avait une violation de certains textes notamment le code de l’environnement et le code minier surtout en ce qui concerne les études d’impact environnementales et sociales. Aujourd’hui, après un plaidoyer très fort de la société civile, l’Etat a été très sensible et depuis lors toutes les sociétés d’exploitation minière qui s’installent au Sénégal, procèdent à l’étude environnementale », a-t-il expliqué.

Une telle démarche adoptée, selon M. Diallo, permet d’avoir la situation de référence pendant et après l’installation des sociétés d’exploitation. « L’Etat est dans d’excellentes dispositions pour discuter avec la société civile. De plus en plus, des mesures sont prises pour prévenir ou éradiquer certains impacts négatifs inévitables sur l’environnement et sur les populations. »

Par Ailleurs, le représentant du ministre des Mines, Babacar Diouf, a renseigné que depuis l’adoption de la directive de la Cedeao par le Sénégal, « les principes d’harmonisation, de meilleur partage des revenus au profit des nationaux, le respect de l’environnement, une meilleure transparence dans l’exploitation des ressources étaient déjà en cours dans la politique minière du pays. » Et d’ajouter : « le Sénégal est l’un des pionniers dans cette dynamique de gestion transparente ». Malgré ce constat, M. Diouf a soutenu : « nous comptons améliorer cette transparence en s’appuyant sur la Directive de la Cedeao, puisque c’est une exigence du monde moderne ».

La vulgarisation et la prise en compte effective des préoccupations des populations par l’approche du droit, demeurent le défi des signataires, toutefois, il va falloir veiller à son application.

Rappelons que la célébration de la date d’adoption de la directive par la Cedeao s’explique « par la volonté du Groupe de rappeler l’importance de la directive pour sensibiliser davantage les médias, les autorités, les populations et surtout les autorités à la mise en œuvre de cet instrument d’une grande importance régionale », a avancé le Directeur du Groupe Agora qui travaille sur les droits humains et s’investit pour la vulgarisation de la Directive.

Source: Sud

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Recouvrement des recettes fiscales : le niveau est ’’bon’’ au premier semestre 2010, selon la DPEE

La Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) annonce un ‘’bon’’ recouvrement de 660,3 milliards francs CFA de recettes fiscales au premier semestre de 2010, en comparaison des 579,5 milliards pour la même période de 2009.

La DPEE fait état d’’’un suivi rapproché des dépenses publiques’’ et d’une ‘’amélioration de 0,7% de l’Indice générale d’activités (IGA) au mois de juin 2010’’. Elle explique que ces indicateurs viennent renforcer ‘’la consolidation de l’économie nationale’’.

L’activité économique interne, mesurée par l’Indice général d’activité (IGA) a enregistré, durant le mois de juin 2010, une légère hausse de 0,7% en variation mensuelle.

Cette évolution est consécutive à la bonne tenue des activités de l’administration publique qui a évolué de 10,1%, grâce notamment au bon niveau de recouvrement des taxes sur les biens et services (14,4%), explique la DPEE.

En glissement annuel, l’IGA a augmenté de 8,2%, tandis qu’en moyenne sur le premier semestre de 2010, la croissance est ressortie à 4,1% à la faveur des résultats appréciables relevés au niveau du secteur secondaire (10,3%), de l’administration (6,9%), et, dans une moindre mesure, du secteur tertiaire (1,3%).

L’emploi salarié s’est amélioré de 1,2%, durant le mois de juin 2010, à la suite des hausses des effectifs de 0,8% et 1,6% respectivement dans le secondaire et le tertiaire.

Le sous-secteur des bâtiments et travaux publics a enregistré une légère contraction de l’emploi (-0,2%). Par ailleurs, la progression de 1,5% des travailleurs salariés du tertiaire est imputable au sous-secteur des services qui a enregistré une hausse de 1,9% de son effectif, à la faveur notamment de l’évolution des effectifs dans les banques et assurances (+5,3%).

En revanche, des pertes d’emploi sont notées dans les postes et télécommunications (-2,3%), les services immobiliers (-1,1%), la santé (-0,6%) et les services d’enseignement (-0,5%).

Les entreprises commerciales affichent un repli de 0,3% des effectifs en dépit de l’orientation favorable relevée au niveau des ventes de véhicules et accessoires (1,1%) et du commerce de carburant (0,2%).

Les résultats d’une enquête d’opinion de la DPEE montrent qu’au mois de juin 2010, les principales contraintes des chefs d’entreprises sont liées à l’insuffisance de la demande dans l’industrie et dans l’environnement des affaires dans le secteur tertiaire.

Source: Aps

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Contrôle effectif des appels à partir de dimanche, malgré l’opposition de la Sonatel

Le contrôle des appels internationaux entrants par la société de télécommunications Global Voice Group sera effectif à partir du dimanche 1-er août, malgré l’opposition des syndicats de la Sonatel, a assuré Lamine Dial, ingénieur à l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP).

‘’La mesure peut être effective sans que les équipements ne soient réellement installés au niveau de la Sonatel. Mais leur installation permet d’avoir une collecte de manière systématique’’, a-t-il confié à l’APS, jeudi en marge d’un point de presse.

‘’Pour le moment, la collecte se fait sur des supports magnétiques’’, a-t-il dit, rappelant que la direction de la Sonatel avait promis d’appliquer le décret lorsque que le directeur général a été reçu à l’ARTP.

Pour le technicien, ‘’appliquer le décret c’est autoriser l’ARTP à venir mettre des installations qui ne vont pas constituer une intrusion dans leur réseau’’.

‘’On va juste prendre des informations de signalisation, des agents assermentés autorisés par la loi iront demander des informations techniques’’ sur le réseau de la Sonatel, a expliqué Lamine Dial.

‘’Nous attendons que le calme revienne pour pouvoir le faire. Nous comptons sur la sérénité des uns et des autres’’, a-t-il encore souligné.

Sur l’argument avancé selon lequel le contrôle du trafic des appels internationaux rime avec écoute téléphonique, l’agent de l’ARTP précise que ‘’le système est aveugle et ne peut pas écouter les appels puisque techniquement, il prend seulement un signal mais pas des voix’’.

Par un décret présidentiel signé en mai dernier, l’ARTP a reçu pour mission l’application de la mesure de nouvelle tarification des terminaisons d’appels internationaux et le contrôle du trafic entrant. L’opération a été confiée sur le plan opérationnel à Global Voice Group.

Mais depuis, un bras de fer oppose l’ARTP et l’opérateur de téléphonie dont les agents ‘’refusent de livrer les supports d’enregistrement mis en place pour la collecte des informations’’, selon l’ARTP.

Source:Aps

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Le trust, niche fiscale des milliardaires

Tout est bon pour grappiller quelques petits millions d’euros sur le dos du fisc, comme nous le montre l’affaire Bettencourt. Mais dans le catalogue des combines et entourloupes (paradis fiscaux, placements offshore, fondations…) on n’a pas mentionné la martingale à la mode : le trust.

Le trust n’est ni une personne physique ni une société ni quoi que ce soit. C’est une entité, une réalité abstraite. Un acte par lequel une personne confie ses biens à une autre personne, afin que celle-ci les gère au profit d’une troisième personne, avant de les remettre à une quatrième personne – celle qui, à l’expiration du trust, empoche la mise. Tout cela sous le contrôle éventuel d’un cinquième larron appelé le « protector ».

Je sais je sais, on n’y comprend rien. Mais c’est exprès. D’autant que cela peut encore se compliquer lorsqu’il y a réunion de plusieurs candidats trusteurs.

Quel avantage, me direz-vous. Eh bien, le principal avantage, c’est que les biens mis en trust n’apparaissent plus dans le patrimoine de leur propriétaire. Puisque juridiquement, il s’en est défait au profit du trust – jusqu’au jour où il les récupérera, lui ou ses héritiers.

Un bon truc le trust, non !

Vous pensez bien que l’administration fiscale s’est intéressée depuis longtemps à ce petit bijou du droit anglo-saxon. Mais elle s’y est plus ou moins cassé les dents. Ainsi, le Tribunal de grande instance de Nanterre a jugé qu’un résident français ne pouvait pas être assujetti à l’ISF pour des revenus provenant d’un trust créé aux USA. Et, en 2007, la Cour de cassation a enfoncé le clou dans un arrêt qui souligne l’intérêt fiscal d’un trust ouvert à l’étranger.

« Il peut donc être utilisé pour planifier une succession, préparer sa retraite, financer une association caritative… ou simplement organiser une séparation temporaire. Ainsi, Sylvio Berlusconi a mis dans un trust ses participations dans des chaînes de télévision italiennes pendant son mandat de Premier ministre », lit-on, dans Money Week. Et de citer l’exemple d’un résident américain, de nationalité française, décédé en France en 1995, dont les héritiers (français) ont encaissé la succession sans verser le moindre centime au fisc. Car le défunt n’étant plus légalement propriétaire des biens, il s’agissait non d’un héritage mais d’une mutation à titre gratuit.

Pour ne pas être en reste, en 2007, la France a créé son propre trust, mais réservé uniquement aux entreprises : la fiducie.

L’article 2011 du Code civil nous en donne cette définition, alambiquée à plaisir : « La fiducie est l’opération par laquelle un ou plusieurs constituants transfèrent des biens, des droits ou des sûretés, ou un ensemble de biens, de droits ou de sûretés, présents ou futurs, à un ou plusieurs fiduciaires qui, les tenant séparés de leur patrimoine propre, agissent dans un but déterminé au profit d’un ou plusieurs bénéficiaires. »

Bon !

Il s’agissait, a-t-on dit à l’époque, de freiner les délocalisations. Pourtant, l’année dernière, la fiducie s’est ouverte aux personnes physiques.

Pour faire simple, aujourd’hui pour un droit fixe de 125 Euros,chacun peut créer sa fiducie. Encore faut-il avoir quelque chose à mettre dedans. On imagine les avantages sur l’ISF ou les droits de succession… Mais je suis peut-être mauvaise langue : la loi est trop récente pour avoir la moindre idée de ses imbrications fiscales.

En attendant, si Mme Bettencourt avait glissé son île dans un trust de droit anglo-saxon, qui lui est aussi vieux que le monde, les as de la brigade financière auraient pu chercher longtemps à qui elle appartenait, car elle n’aurait appartenu à personne.

Alors pourquoi ses gestionnaires de fortune n’ont-ils pas utilisé ce stratagème ? Je me garderai(s) bien de répéter l’opinion de l’avocat fiscaliste qui a fait l’effort de m’initier à ces techniques…

Source: le Monde

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Le FMI évoque des mesures pour soutenir la croissance américaine

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) juge que de nouvelles mesures de soutien à la croissance sont “nécessaires” aux Etats-Unis, selon un document officiel publié vendredi à Washington. “Face à une reprise toujours dépendante du soutien des autorités, à la montée des risques et aux défis considérables concernant la situation budgétaire à long terme et le système financier, des mesures supplémentaires et décisives sont nécessaires pour permettre de parvenir à une croissance stable à moyen terme et de limiter les risques de contagion à l’étranger”, indique le texte.

Cette vue reflète l’opinion exprimée lundi par les administrateurs du Fonds à l’occasion d’une réunion ayant permis de valider les consultations entre l’organisation multilatérale et les Etats-Unis dans le cadre de l’évaluation de l’économie de ce pays. Cependant, le FMI ne modifie pas ses prévisions de croissance, qui sont de 3,3 % en 2010 et 2,9 % en 2011. Il est en revanche d’accord avec le passage initial du rapport qui jugeait les Etats-Unis trop optimistes sur leur capacité à stabiliser leur dette publique d’ici à 2015, et juge que le pays devra réaliser un “ajustement budgétaire” supérieur à ses prévisions, ce qui imposera d’agir “sur les dépenses et les recettes de l’Etat”.

Source: le Monde

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PROMOTION DE L’ENTREPRENARIAT : Un quota de 30% des marchés publics réservé aux Pme

Pour promouvoir l’accès des petites et moyennes entreprises (Pme) aux marchés et leur permettre de participer aux appels d’offres, 30% des marchés publics leur sont réservés, soutiennent les experts qui intervenaient, hier, lors d’un atelier organisé par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme).

Les Pme représentent 80% du tissu économique et industriel du Sénégal. Toutefois, elles traînent des faiblesses dans la structuration et l’accès aux financements. Au titre des mesures d’accompagnement prises, il y a surtout les incitations financières et l’attribution de 30% des marchés publics aux Pme, a soutenu le président du réseau d’appui à la petite et moyenne entreprise, M. Alassane Lô. Tout comme lui, le banquier Ibrahima Fall intervenait à l’occasion de l’atelier sur la création et la formalisation des entreprises : les étapes-clés du parcours. De son point de vue, « la formalisation apaise le banquier et le rassure dans la prise de décision ». Il a dit que « le fait d’avoir une contrepartie, qui est formalisée, organisée et qui a des règles de gestion et présente une documentation financière et comptable complète est rassurant ». Auparavant, expert en développement d’entreprises, M. Lô a fait une présentation sur « les étapes-clés du parcours de la création d’entreprise ». D’après lui, « tout projet de création d’une entreprise doit toujours partir d’une idée. La recherche d’une bonne idée requiert certaines dispositions : savoir écouter, communiquer et être innovant ». Il a dénombré au total sept idées à savoir la « construction du projet de création d’entreprise », « l’étude de faisabilité », « la recherche de financement », « le choix du statut juridique », « le lancement de la nouvelle entreprise », « le respect des rendez-vous ». L’atelier entre dans le cadre d’une série de rencontres mensuelles animées par des spécialistes sur la problématique de la Pme. Elle est organisée par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), conformément à ses missions d’accompagnement des Pme et aux recommandations de la Concertation nationale sur le crédit.

Le souci de la pérennisation des Pme/Pmi

« Dans le contexte actuel, il est devenu nécessaire de renforcer les capacités des Pme pour une meilleure satisfaction de leurs besoin par les différents acteurs. Il s’agira de créer les conditions de transparence et de confiance entre les Pme, les chambres consulaires et les institutions financières », a dit la directrice de l’Adepme.

D’après Marie Thérèse Diédhiou, l’atelier permettra aux participants de mieux s’imprégner des procédures de création et les formalités administratives ; du parcours fiscal d’une création, de l’impact de la formalisation dans le développement et la pérennisation de l’entreprise ; des différentes autorisations existantes pour la commercialisation des produits au Sénégal ; les étapes incontournables d’un financement réussi. Une idée que partage le directeur de Cabinet du ministre de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-Finance.

De l’avis de Dame Gaye, « Les Pme pourront adopter les formes juridiques les plus appropriées à leurs activités ; lever les obstacles et déterminants du crédit liés à la sous-capitalisation, à la responsabilité et à la transmission d’entreprise. Elles seront aussi plus conscientes de la nécessité de renforcer leur niveau de formalisation pour pouvoir accéder aux marchés et participer aux appels d’offres ».

Source: le Soleil

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ARTP-GLOBAL VOICE : Vers une facturation estimée si la Sonatel ne coopère pas

L’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a tenu, hier, une conférence de presse afin de repréciser son partenariat avec Global voice group (Gvg) qui doit mettre en place ses équipements pour contrôler en temps réel le trafic international entrant au Sénégal. En cas de refus de l’opérateur historique, elle pourrait procéder à des estimations sur la base des données de Gvg.

M. Ndongo Diaw, le directeur général qui était à l’occasion entouré de ses plus proches collaborateurs, est revenu sur les termes et objectifs de l’accord qui lie son entité et Global voice group (voir le Soleil du 21 juillet 2010). Pour dire que si la Sonatel décidait de ne pas collaborer en laissant Global voice group installer ses instruments de mesure de volumétrie dans ses installations techniques, l’Artp ne pourrait alors que faire une facturation estimée à partir de son propre décompte qui lui sera fourni par Global voice group et qui dépasse de loin les chiffres qu’elle a exhibés à chaque fois.

Selon M. Diaw, la conférence de presse était une invitation d’échanges et de discussions pour une meilleure compréhension du projet d’option de l’Artp pour la lutte contre la fraude et un meilleur contrôle des appels internationaux entrants au Sénégal. D’après M. Diaw, pour ce faire, l’Artp a décidé de mettre en place un système de gestion intelligente des interconnexions pourvoyant plus de visibilité sur le trafic international. Pour remédier à cette situation et permettre aux acteurs exerçant dans leurs pays de profiter pleinement du boom téléphonique que connaît l’Afrique depuis une décennie. Certains gouvernements du continent ont décidé de doter leurs pays, à travers leurs autorités de régulation, d’un système de gestion de supervision du trafic international entrant. Ce système, fourni par l’opérateur technique Global voice groupe (qu’a choisi le Sénégal) d’après M. Diaw, permet aux régulateurs de gérer le trafic domestique, de mener un audit sur le trafic international et de tracer de façon instantanée tout le trafic international entrant sur le territoire.

Selon le Dg de l’Artp, la mise en place du système automatique de détection et de lutte contre la fraude permet de freiner du coup la boulimie frauduleuse au détriment de l’Etat. En plus, il générera des revenus additionnels pour les Etats et les opérateurs de télécom, car ils sont les premières victimes des routes grisées créées par les fraudeurs. Parlant de la part de Global voice group dans le marché, M. Diaw affirmera que l’Etat détiendrait 51% et Global voice group 49% et cela, pour la durée du contrat qui est de cinq ans.

Source: le Soleil

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PLAINTE CONTRE GLOBAL VOICE, HAUSSE DES TARIFS VERS L’EXTERIEUR…La contre-offensive de Sonatel

En conférence de presse, hier, M. Seydi Ahmed Sy Sarr, directeur de la Réglementation et des Affaires juridiques de Sonatel, a annoncé qu’une citation va être déposée à l’endroit de M. Serigne Ben Niang, le vice-président de Global voice. La Sonatel indique également qu’il y aura une hausse sur les tarifs des appels du Sénégal vers certains pays africains, si le décret entre en vigueur.

Quelques heures après la conférence de presse de l’Artp, la direction de Sonatel – en l’absence de son directeur général – vient de s’exprimer, pour la première fois, sur le décret 2010-632 visant la mise en place d’un système de contrôle du trafic international entrant au Sénégal. Face à la presse, M. Seydi Ahmed Sy Sarr, directeur de la Réglementation et des Affaires juridiques de Sonatel, a annoncé que la Sonatel va assigner en justice M. Serigne Ben Niang, vice-président de Global voice. « Comment peut-on débarquer dans un pays et porter des accusations aussi graves à l’endroit d’une société dans laquelle l’Etat est actionnaire ? » s’est demandé M. Sarr. « Serigne Ben Niang devra répondre de ses accusations devant la justice. Nous avons déjà transmis le dossier à nos avocats », a indiqué Seydi Ahmed Sy Sarr qui s’est offusqué de la mise en doute de la bonne foi de la Sonatel sur les déclarations du volume des appels entrants. « Je ne comprends pas le procès d’intention fait à Sonatel. En matière de transparence, nous n’avons de leçons à recevoir de personne. Vous n’avez jamais entendu parler de scandale financier à la Sonatel. Depuis 2002, l’Artp a les moyens de contrôler ce que fait la Sonatel (à travers un cabinet d’audit) aux frais de cette dernière. « Le rôle du régulateur n’est pas de prétendre trouver plus de recettes à l’Etat, mais de parvenir à élaborer des politiques judicieuses, proches des intérêts des uns et des autres », ajoute-t-il.

L’autre argument évoqué par Sonatel, c’est l’impact sur les consommateurs sénégalais. « Dire aux consommateurs que l’application de ce décret n’aura aucun impact sur eux, c’est leur mentir. Les tarifs des appels vers l’extérieur (notamment de l’Afrique, d’où proviennent 8% des appels internationaux) vont augmenter en vertu du principe de réciprocité. Près de 67% du trafic départ de Sonatel va vers des pays africains qui vont réajuster leurs tarifs », dit M. Sarr. D’autant que depuis l’annonce de la mesure, informe la Sonatel, un certain nombre de pays africains ont fait savoir qu’ils vont revoir leurs tarifs à la hausse.

La réciprocité aura bien des répercussions sur les tarifs

En outre, le directeur de la Réglementation et des Affaires juridiques n’est pas convaincu que le système de Global voice permettra de lutter contre la fraude, dont il dit que Sonatel est « la première victime ». Mieux, pense-t-il, « la baisse des tarifs est la meilleure manière de lutter contre la fraude ». Aussi, pense-t-il, le décret en question « viole le Règlement des télécommunications international (Rti) » en son Article 1 alinéa 1.5 qui stipule que les taxes (de répartitions sont décidées d’accord partie avec les autres opérateurs. Et que contrairement aux affirmations, le dispositif « va violer la vie privée des consommateurs et porter atteinte au secret de la correspondance » tout simplement par l’établissement d’une géographie des appels. M. Sarr estime également que « tuer sa poule au œufs d’or (car selon lui, ce décret vise exclusivement Sonatel) est un non-sens » et que le financement du développement du pays « ne saurait être indexé exclusivement sur le secteur des télécommunications (qui pèse près de 10% du Pib là où la norme est de 4% et représente 12% des recettes fiscales de l’Etat) ». « Ce qui ne veut pas dire que nous sommes contre l’augmentation des ressources de l’Etat – et la lutte contre la fraude, mais nous dénonçons la manière », tient-il à préciser. En définitive, la Sonatel conteste même – à son tour ! – le montant des investissements (entre 15 et 20 millions de dollars) donné par Global voice. A titre personnel, M. Sarr trouve même « scandaleux » les termes du contrat : « donner 5 milliards de FCfa à 12 millions de Sénégalais et 5 milliards pour moins de 10 personnes (le personnel de Global voice), c’est un scandale », dit-il. Toutefois, en guise d’apaisement, il affirme que la Sonatel privilégie le dialogue avec toutes les bonnes volontés. Même si elle dispose jusqu’au 12 août pour attaquer le décret.

Source: le Soleil

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Serigne Ben Niang (Vice-président de Global Voice Group) répond à la Sonatel : «Un voleur ne peut pas crier au voleur»

Battant en brèche toutes les accusations des travailleurs de Sonatel sur le contrat de gestion du trafic de communications internationales que l’Etat vient de lui confier, Serigne Ben Niang, vice-président de Global Voice Group, assure que l’Etat peut gagner plus de 450 millions de dollars (227 milliards 258 millions de francs) en 5 ans pour financer le développement. Réponse du berger à la bergère, l’homme d’affaires pense qu’un ‘voleur ne peut crier au voleur ou accuser quelqu’un d’autre de voleur’.

Wal Fadjri : Pouvez-vous revenir sur les péripéties de la signature de votre contrat avec l’Etat du Sénégal pour la gestion du trafic de communications internationales ?

Serigne Ben Niang : En fait, il n’y a pas eu trop de péripéties dans la signature de ce contrat. Et le tollé provoqué par cette affaire a été créé pour des raisons absolument claires. Nous sommes une société avec une spécialisation dans ce que nous faisons, c’est-à-dire la gestion du trafic international et la lutte contre la fraude téléphonique. Nous avons travaillé comme opérateur de terminaison dans une trentaine de pays en Afrique. Nous avons été contactés par l’Artp suite au besoin qu’elle a exprimé de s’équiper de matériel de supervision et de contrôle du trafic entrant. Nous sommes donc venus, avec bien d’autres sociétés, proposer nos solutions et, au bout du compte, nous avons été retenu par l’Artp pour être le partenaire technique qui doit l’accompagner dans le cadre de la supervision du trafic international et la lutte anti-fraude.

On vous connaissait dans le secteur comme ‘Carrier’, est-ce qu’aujourd’hui en gérant les communications internationales, vous ne serez pas juge et partie ?

Non. Parce que nous nous sommes complètement séparés de la partie ‘Carrier’ (prestataire de services télécoms qui achète des volumes de communication qu’il transforme en cartes de crédit qu’il revend, Ndlr). Nous ne sommes plus ‘Carrier’. Il n’y a pas une société de télécommunication en Afrique qui peut vous dire qu’elle a un contrat de terminaison de trafic avec Global Voice Group. Dans le cadre normal d’une société qui grandit avec des perspectives d’avenir et des opportunités, la technologie aidant, nous avons identifié cette niche où nous avons pu proposer des solutions que personne n’a, pour l’instant. Parce qu’au-delà du matériel physique que nous achetons, nous avons passé des milliers d’heures dans nos laboratoires à concevoir les logiciels requis pour faire marcher le système en question. Nous avions signé un contrat de terminaison avec la Sonatel depuis décembre 2003 et nous avons arrêté nos activités en informant la Sonatel depuis 2009.

Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’appel d’offres dans la signature de ce contrat ?

L’Artp a contacté plusieurs sociétés mais ce dont ils avaient besoin, il n’y a que Gvg qui pouvait le leur faire. Donc, elle s’est approchée de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp), avec toutes les statistiques et toutes les données, et a demandé l’autorisation d’avoir exception d’appel d’offres. Et elle a eu de l’Armp l’autorisation de passer un contrat de gré à gré avec Global Voice. Mais, je le dis bien : Gvg consentira des investissements qu’aucune société n’a voulu consentir et les logiciels qui vont actuellement faire marcher ce système qui sont notre propriété intellectuelle. Et au bout des cinq années du contrat, ces équipements, les logiciels et tout ce qui participe à cette gestion du trafic international seront la propriété de l’Artp. Nous ne leur prenons rien, nous laissons tout sur place. Car les techniciens de l’Agence de régulation auront la formation nécessaire pour opérer le système eux-mêmes.

Indexant votre expérience dans d’autres pays, les cadres de Sonatel vous accusent de ne rien investir et de pomper l’argent des pays où vous êtes passé. Qu’est-ce que vous prévoyez en termes d’investissements au Sénégal ?

D’abord, il faut rappeler que certains propos tenus par certaines personnes à la Sonatel sont en porte-à-faux avec la démarche que nous adoptons. Nous opérons en Guinée et nous ne sommes pas responsables de la faillite d’une quelconque société. La Sotelgui, la société dont ils font état, est une société nationale gérée par l’Etat guinéen. Et sa situation actuelle est due au partenariat que la Sotelgui avait avec une société malaisienne qui a géré la société pendant 10 ans. Et ce sont les résultats de cette gestion qui se voient aujourd’hui parce qu’aucun investissement n’a été fait dans cette société durant cette période. Orange dit aussi que dans les pays où nous opérons, le trafic chute, que des travailleurs sont licenciés et que nous ne faisons rien contre la fraude. Ce qui n’est pas vrai. Je puis vous assurer – et vous pouvez le vérifier avec le directeur d’Orange Guinée – que depuis que nous avons commencé les opérations dans ce pays, ce n’est pas le cas. Avant, Orange Guinée se tapait un peu moins de 8 millions de minutes par mois et aujourd’hui ils sont à un peu plus de 8 millions stables à 12 centimes d’euros la minute depuis plus de 8 mois. A ce rythme, il se tape les mêmes 8 millions à 16 centimes d’euros. Donc, à chaque minute qui rentre, ils ont une différence de 4 centimes. Ce qui fait 32 000 euros de plus sur le revenu net de Orange Guinée. Dans le cadre de la lutte anti-fraude, nous avons pu détecter plus de 26 mille lignes frauduleuses en Guinée.

Et tenez-vous bien, la moitié de ces lignes étaient des lignes Orange. Nous avons pu détecter des Simbox qui permettaient de terminer les appels de l’extérieur vers les terminaux de ces puces et de ‘re-router’ les appels internationaux comme des appels locaux. De ce fait, si quelqu’un vous appelle de Paris, vous voyez affiché un numéro du Sénégal. Ainsi l’appel qui devait être facturé à 145 francs est facturé comme un appel local à 34 francs Cfa. C’est parce qu’on a coupé ces 26 000 lignes en Guinée, qu’Orange Guinée est stable. Et jusqu’à présent, la société n’a renvoyé aucun travailleur à cause du contrat de Global Voice. Donc, je puis vous assurer que ce qu’ils sont en train de dire, n’est pas vrai.

Je ne suis pas un adversaire de la Sonatel qui fut un partenaire pendant 6 ans. Durant cette période, j’ai payé plus de 50 millions de dollars à la Sonatel et j’ai encore des amis dans cette société. Mais au-delà de tout cela, je suis un Sénégalais patriote et je ne vais pas amener un système qui va créer des problèmes à la Sonatel ou la faire tomber.

‘Vous pouvez, aujourd’hui, voir qu’il y a 2 millions d’euros qui disparaissent tous les mois. En un an, c’est 24 millions d’euros. Pendant les 10 ans du président Wade, c’est 240 millions que personne ne peut comptabiliser’

Concrètement, qu’est-ce que l’Etat du Sénégal va gagner de plus dans ce contrat ?

Aujourd’hui, personne ne peut vous dire exactement le nombre de minutes qui rentrent au Sénégal par mois. Sonatel peut avancer en chiffres parce que c’est elle qui fait les déclarations. Mais qui peut le vérifier ? Si elle dit à l’Artp qu’il n’y a que 40 millions de minutes, l’Artp sera obligée de s’en tenir à ce chiffre. On était à 70 millions de minutes, il y a quelques mois, là on parle de 80 à 90 millions de minutes et les estimations sont à plus de 100 millions de minutes. Mais, nous savons qu’il y a beaucoup plus que cela au Sénégal, parce que nous sommes sur le marché international, dans les institutions internationales et dans les bourses. Nous avons des outils qui nous permettent, en termes de comptabilité, de quantifier le volume de trafic qui rentre au Sénégal. Et nous savons que nous en sommes à beaucoup plus que ces chiffres avancés. Entre ce qui est déclaré et ce qui peut être obtenu, il y a 20 millions de minutes de différence. Et si l’on sait que la Sonatel changeait à 10 centimes d’euros jusqu’en septembre 2009, c’est par la suite qu’ils ont monté à 14 unilatéralement, pour le multiplier par 10 centimes. Vous pouvez, aujourd’hui, voir qu’il y a 2 millions d’euros qui disparaissent tous les mois. En un an, c’est 24 millions d’euros. Pendant les 10 ans du président Wade, c’est 240 millions que personne ne peut comptabiliser. Donc, je crois que c’est le droit régalien d’un Etat de dire : ‘Je veux avoir une vue pour superviser le trafic international qui rentre dans mon pays pour pouvoir le quantifier au lieu de m’en tenir aux propos de la Sonatel seulement’.

Nous avons commencé nos opérations cette semaine, nous avons découvert 42 lignes qui, quantifiées, auraient coûté aux opérateurs et à l’Etat 120 mille euros. Alors, si l’on arrive à juguler la fraude pour que tout le trafic qui se perd dans la fraude, revienne dans les canaux et qu’on puisse les quantifier tous, je crois que ce sera un avantage autant pour les opérateurs que pour l’Etat. Au-delà de la lutte contre la fraude, le contrat avec l’Etat peut rapporter 7,5 millions d’euros par mois à l’Etat sénégalais. Ce qui fait 90 millions d’euros par an et 450 millions d’euros sur la durée du contrat.

Mais puisque c’est du 50/50, le profit à tirer de cette manne ne sera pas tellement important pour l’Etat au finish ?

Non, nous ne sommes pas à ce taux de partage. Ils sont en train de faire des suppositions. Ce n’est pas mon rôle de discuter du partage, mais je peux vous assurer que nous n’en sommes pas au fifty-fifty, comme ils le prétendent. J’ai signé un contrat et je sais combien je gagne, mais c’est à l’Artp et à l’Etat de vous dire ce qu’il en est.

La surtaxe que vous allez instaurer ne va-t-elle pas tuer la compétitivité des opérateurs sénégalais ?

Non, rassurez-vous. Ce ne sera pas le cas. En septembre 2009, la minute entrante au Sénégal était facturée à 10 centimes d’euro. Puis, de façon unilatérale, sans concertation et sur simple lettre d’information à l’Artp, la Sonatel a fait passer le tarif à 14 centimes d’euro. Et ils sont en train de gagner, depuis, 4 millions d’euros supplémentaires tous les mois. Est-ce qu’on a senti, depuis lors, un problème sur le trafic international ? Alors, pourquoi, il devrait y en avoir aujourd’hui ? Cela n’affectera aucunement la compétitivité des entreprises. Ce qui est dit dans le décret, c’est qu’on fixe un tarif-seuil pour dire que personne ne peut vendre la destination Sénégal pour moins de 0,215 euro. Mais, si au-delà de ce seuil, vous pouvez vendre plus, il n’y a pas de problème. Nous ne touchons pas à l’argent. Il va directement au trésor public, dans un compte contrôlé par le ministre des Finances. Et pour nos prestations, nous envoyons nos factures à l’Artp.

Ils sont en train de dire que nous voulons remettre en cause la survie du secteur sénégalais des télécoms, alors que la Sonatel fait des bénéfices de l’ordre de 180 milliards de francs Cfa. Et sur cette manne, le trafic international ne représente que 25 % de son chiffre d’affaires. Et je suis bien placé pour le dire parce que j’ai travaillé avec la Sonatel pendant 10 ans et je leur ai payé tous les 15 jours ou tous les mois. S’il y a quelque chose qui doit tuer la Sonatel, ce serait plutôt d’autres entreprises comme France Télécoms qui, après avoir passé le trafic, attendent 3 à 4 mois avant de payer. De plus, si le trafic avait un impact aujourd’hui sur les opérations de la Sonatel, on l’aurait déjà senti. Parce que la Sonatel, dès qu’elle a reçu l’injonction de l’Artp, a envoyé une lettre à tous ses partenaires internationaux pour leur dire qu’à partir du 1er août, en conformité avec le décret présidentiel, les appels entrants vers le Sénégal seront fixés à, au minimum, 21,75 centimes d’euro. Et eux, au-delà de ce montant, ils ont augmenté une petite marge pour se faire quelques milliards de francs Cfa. Si le trafic n’a pas été affecté dans la plupart des pays africains où nous opérons, pourquoi va-t-il l’être au Sénégal ?

‘Tigo prend à peu près 2 milliards au minimum par mois à l’Etat du Sénégal. S’ils disent aujourd’hui qu’on a essayé de les secouer pour 200 millions de dollars, c’est du toc’

Dans ce cas, pourquoi le contrat de Gvg a-t-il été suspendu en Côte d’Ivoire ?

Il a été suspendu pour une simple raison politique. Parce que Côte d’ivoire Télécoms (Citel) est détenue à 51 % par France Télécoms. Et ils ont activé leurs réseaux après la signature du contrat pour faire comprendre aux autorités que nous représentons une menace pour le président de la République. Parce que le contrat a été signé avec Ahmed Bagayoko qui est avec Alassane Dramane Ouattara. Ainsi, ils sont allés voir le président Gbagbo pour lui dire que le contrat qu’on a signé avec ce ministre, va générer des milliards que Bagayoko va donner à Ouattara pour préparer sa campagne électorale contre le président. C’est pourquoi Gbagbo a décidé d’arrêter le contrat. C’est aussi simple que cela. Aujourd’hui, le principe de l’externalité de l’Union internationale des télécommunications recommande aux Etats d’imposer une redevance sur le trafic international qui rentre dans leur pays pour avoir des moyens de financer leur développement.

Donc, vous pensez que c’est parce que vous leur arrachez le fromage de la bouche que les ‘sonateliens’ se sont braqués contre vous ?

Moi, je pensais que le fromage, c’est quelqu’un d’autre qui le bouffait. Il y a une richesse qui appartient légalement au Sénégal et qui est à l’extérieur et que nous voulons rapatrier. C’est de l’argent que l’on va tirer sur les opérateurs étrangers qui font des bénéfices énormes sur le dos des Sénégalais.

Avez-vous fait des estimations pour connaître le volume exact des appels internationaux

Pendant 6 ans, j’ai travaillé au Sénégal et dans plusieurs autres pays africains. Nous savons ce que France Télécoms, Belgacom et les autres font circuler. Donc, nous savons qu’il y a plus de 100 millions de minutes dans ce pays. Parce que c’est notre travail. Là où nous avons accès, l’Artp n’y a pas accès. Par rapport à nous, l’Artp est sourde, aveugle. Et nous allons donner à l’Artp des oreilles pour entendre et des yeux pour voir tout ce qui se passe et de pouvoir contrôler son trafic.

Est-ce que dans ce business-là, Global Voice a des risques à courir ?

Oui, il y a bel et bien des risques. Ce projet peut avoir des difficultés. Tigo avait acheté sa licence Gsm en 1997 à 100 mille dollars et n’a pas le droit de faire de la terminaison de trafic dans ce pays. Le deal était que tous les appels internationaux qui entrent au Sénégal, devraient passer par la passerelle unique qui était à l’époque celle de la Sonatel. Mais ce que Tigo a décidé de faire, c’est de violer la loi et d’installer deux Vsat, un à Dakar et un autre à Mbour, et de chercher des correspondants internationaux pour terminer le trafic à l’intérieur du Sénégal de façon illégale. Ainsi, Tigo prend à peu près 2 milliards au minimum par mois à l’Etat du Sénégal. S’ils disent aujourd’hui qu’on a essayé de les secouer pour 200 millions de dollars, c’est du toc. Sur la base de 2 milliards de francs Cfa par mois, Tigo prend 24 milliards par an et ce sont 240 milliards de francs Cfa que Tigo a pris dans ce pays-là de façon illégale. Voilà donc le voleur qui crie au voleur.

Avec notre arrivée, nous ne pouvons pas ignorer Tigo dans ses pratiques. Il va falloir avoir une décision politique. Si l’Etat du Sénégal décide que Tigo ne peut plus passer du trafic à partir du 1er août, nous pouvons nous retrouver et voir toutes les personnes qui sont sur les réseaux Tigo ne pas avoir des appels internationaux qui leur sont destinés arriver sur leurs téléphones. Pis, si la Sonatel décide demain de bloquer les liaisons entre elle et Tigo pour terminer les appels internationaux qui viennent sur leur passerelle pour aller à Tigo, cela peut être très grave. Tigo et son problème peuvent compromettre l’opération et faire que l’Etat n’y gagne pas. Donc, il va falloir impérativement une décision politique.

On vous accuse de n’opérer que dans des pays où la transparence n’est pas une condition dans l’attribution des marchés. Que répondez-vous à cela ?

D’abord, au-delà de l’incident diplomatique que cela peut créer, je suis surpris et je trouve aberrante une telle déclaration. Nous opérons en Guinée de la même façon qu’Orange. Notre contrat a été signé dans les règles de l’art pendant que le contrat de la licence d’Orange en Guinée a été signé pendant que les citoyens guinéens tombaient sous les balles du régime de Conté. C’est pendant le soulèvement populaire qui a coûté des centaines de vies en Guinée qu’Orange a négocié pour signer sa licence. Donc, qui est voyou dans ce processus ? La Guinée-Bissau est un pays à problèmes certes, mais nous y opérons au même titre qu’Orange.

Aujourd’hui, quand vous voyez que Lucent technologie et Alcatel vont envoyer des auditeurs au Sénégal et au Mali pour auditer les contrats opaques passés entre Lucent technologies-Alcatel et Sonatel, je ne crois pas que la Sonatel soit en position pour dire à qui que ce soit qui choisir comme partenaire. Tous ou la plupart de leurs équipements installés au Mali et au Sénégal sont des équipements Alcatel. Donc, si Alcatel se retourne pour venir voir comment ces contrats ont été passés, c’est parce qu’ils ont un problème et l’Etat français essaie d’y voir plus clair. Ils n’ont qu’à gérer ce problème. Un voleur ne peut pas crier au voleur ou accuser quelqu’un d’autre de voleur.

Source: Walf

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La reprise économique se poursuit aux Etats-Unis

Selon le Livre beige, le rapport de conjoncture de la Fed publié mercredi, l’activité économique continue à progresser mais elle ralentit ou cale dans certaines régions ces dernières semaines.

La reprise économique continue aux Etats-Unis, mais elle ralentit ou cale dans certaines régions, selon le Livre beige, rapport de conjoncture de la banque centrale américaine (Fed), publié mercredi. “Tout bien considéré, l’activité économique a continué de croître [...] même si les régions de Cleveland [Nord-Est du pays, NDLR] et Kansas City [Centre] ont indiqué que le niveau de l’activité économique était resté globalement stable”, indique cette étude portant sur la période du 10 juin au 19 juillet.

“Un certain nombre de régions ayant signalé une amélioration de l’activité économique ont indiqué que les progrès avaient été modestes, et deux d’entre elles, celles d’Atlanta [Sud-Est] et de Chicago [Nord] ont dit que le rythme de l’activité avait ralenti récemment”, ajoute le document.

Le Livre beige compile les informations transmises par les douze antennes régionales de la Fed. Réalisé cette fois-ci par les services de la Fed de Saint-Louis, dans le Centre du pays, il doit servir de base aux travaux de la prochaine réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed, prévue pour le 10 août.

La région d’Atlanta a noté que l’activité touristique était “bonne”, “sauf sur les côtes du golfe du Mexique”, où les professionnels ont manifesté “des inquiétudes fortes quant aux retombées de la marée noire sur le tourisme”. “De plus, ajoute le Livre beige, les perspectives pour le marché du travail dans la région du golfe du Mexique restent refroidies par les effets” de cette catastrophe.

Dans l’ensemble du pays, la conjoncture du marché du travail ne s’est améliorée que “modérément”, note le rapport, qui relève une fois de plus le faible niveau du marché de l’immobilier, et le fait que les banques rechignent toujours à prêter.

Le président de la Fed Ben Bernanke avait déclaré il y a une semaine que les incertitudes entourant les perspectives économiques du pays restaient “exceptionnellement élevées”.

Faisant allusion à des risques de déflation et de rechute de l’activité, il avait indiqué que la Réserve fédérale était prête à prendre de nouvelles mesures pour empêcher qu’ils ne se réalisent, tout en insistant sur le fait que l’économie du pays lui paraissait toujours engagée sur la voie de la reprise et qu’il lui semblait donc inutile d’agir davantage pour l’instant.

Source: lexpress

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Blog de Yoro Dia

yoro dia

Les Wade entre Hamlet et King Lear

Les sorties de Wade père et fils sur la succession rappellent deux citations du grand William Shakespeare et résume le caractère tragi-comique d’un débat sur la succession en démocratie. La première citation « readiness Is all » ou « l’essentiel, c’est d’être prêt » est de Hamlet alors que l’autre « Ripness is all » ou l’essentiel est notre maturation » est du Roi Lear. L’essentiel c’est d’être prêt dit Hamlet et les Wade sont prêts pour le projet monarchique puisque Wade dit qu’il « n’y pense pas pour l’instant ». Ce qui veut dire la continuation ou non du projet relève de son seul bon vouloir et non d’un rempart de principe. Si le Président est convaincu que la continuation du projet monarchique dépend de son pouvoir ad natum (dire oui avec le menton), la question que l’on se pose est chez King Lear « l’essentiel est notre maturation ». L’essentiel aujourd’hui est dans la maturation du peuple sénégalais qui doit répondre à la question. Elle a fait preuve de maturation lors des locales en censurant le projet monarchique mais le soulagement ressenti et exprimé après la sortie de Wade disant qu’il n’allait pas mettre son fils relève de l’immaturité démocratique parce qu’on s’est comporté comme si Wade nous faisait un privilège royal en renonçant à son projet. Cette même immaturité se manifeste quand on compte sur la France pour qu’elle arrête le projet. Wade cite les cas des Etats Unis du Gabon et du Togo. Les cas sont différents. Le Gabon et le Togo, ce sont des projets monarchiques alors qu’aux Etats Unis, c’est un projet dynastique parce qu’entre Bush Père et fils il y a un mandat de courtoisie (Bill Clinton) comme ce fut le cas en Inde en Nehru et sa fille Indira Ghandi et son petit fils Rajiv. On peut aussi citer le cas du Pakistan avec les Bhutto ( Ali et Benazir). La démocratie et la république ont une grande fascination pour les dynasties (la saga des Kennedy) mais ne supportent la monarchie. C’est tout le problème des Wade, la première dynastie politique du Sénégal. En résumé pour reprendre Shakespeare ‘l’essentiel pour eux c’est qu’ils sont prêts pour le projet monarchique mais l’essentiel pour nous, c’est notre maturation pour faire face et défendre la république qui faut-il le rappeler est le système ou le pouvoir n’est pas attaché à une personne et à sa famille.

Latif et Voltaire

Au beau milieu des manifestions de Mai 68, on a soufflé au Général de Gaulle, l’idée de faire arrêter Jean Paul Sartre. Sa réponse fut sans appel. « On n’arrête pas Voltaire » avait sèchement répondu le Général. Si le Président Wade avait la même hauteur de vue que l’illustre Général, il aurait dit aux faucons qui rêvent de « casser la plume satanique de latif » qu’on « arrête pas Latif ». Depuis Wade un opposant au pouvoir, l’alternance piégée, Latif est devenu Voltaire parce que la communauté internationale l’a prise sous son aile. Etant donné qu’on n’arrête pas Voltaire, le pouvoir Sopi vient encore d’engager un combat perdu d’avance contre Latif parce que poursuivre un journaliste pour recel de document administratif est déjà un aveu d’échec. Le combat est perdu d’avance parce que si le pouvoir va se couvrir de ridicule en mettant Latif en prison pour recel de document administratif après l’avoir poursuivi sans pour diffamation. Si le pouvoir ne va pas jusqu’au bout comme ce sera surement le cas, il aura encore capitulé devant Latif confirmant ainsi son statut de voltaire. « L’Etat finit toujours par écraser la florette même si elle a raison » dit Hegel. Pour le cas de Latif, exceptionnellement l’Etat ne pourra pas écraser la florette. La plume de Voltaire a eu raison sur la violence du Chevalier de Rohan tout comme celle des Spinoza sur l’intolérance des Orangistes désarmés devant le philosophe placardant sur les murs de la Haye son affiche avec deux mots « ultimi barbarie ». Spinoza ne voulait pas parler des derniers barbares mais des derniers de date. Latif est entrain de faire face aux derniers barbares en date parce que l’histoire de la liberté de presse est un combat permanent entre les disciples de Voltaire et les ultimi barbaries.

Suppression entrée en 6e

Le sabotage et le sabordage de l’école publique continuent de plus belle avec la volonté du ministre de l’éducation de nationale de vouloir supprimer le concours d’entrée en sixième. Ce qui est affligeant c’est que l’argumentaire du Ministre se résume à dire que c’est une recommandation de la banque mondiale. Pour un ancien syndicaliste et ancien militant de gauche c’est quand même désespérant. Faut-il rappeler au Ministre que le système double flux qui a déstructuré l’école primaire et démocratisé l’ignorance était aussi une recommandation de la banque mondiale. L’entrée en sixième est un filtre pour les collèges et les lycées comme l’est le bac pour l’université. Au delà du filtre, c’est aussi un rite. La suppression de l’entrée en sixième aura une conséquence grave : quand on se rendra compte que nos élèves ne savent pas lire ou écrire, ce sera trop tard, ils seront déjà entrain de préparer le BFEM. Et comme la Banque Mondiale va nous recommander la suppression du BFEM, on se rendra compte au Bac que l’école est devenue une production de masse d’ignorants. « Si vous estimez que l’éducation coute chère, essayer l’ignorance » disait Lincoln. Kalidou Diallo a fait le pari d’essayer l’ignorance en voulant supprimer le concours d’entrée en sixième, le meilleur rempart contre l’ignorance au Lycée et au collège parce qu’il sélectionne les meilleurs.
Guinée : des chefs de clan au chef de l’Etat
Pour une première, la Guinée est entrain de réussir un coup de maitre. La Ceni après avoir examiné les recours a confirmé le deuxième tour Cellou Dallein Diallo et Alpha Conde. Le vote du premier tour a été très ethnique et identitaire mais pour le second tour pour gagner il va falloir des identités primaires et tenir un discours rassembleur. Le Président élu aura deux missions principales avant toute chose : bâtir un Etat piraté par le clan de Sekou Touré d’abord et ensuite celui de Lansana Conte. Sekou Touré a régné en chef malinké et Conte en chef soussou mais le premier Président élu démocratiquement de la Guinée sera obligé de régner en chef d’Etat. Chef d’un Etat qui n’existe que de nom

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Réglementation bancaire : éviter une nouvelle crise sans entraver la reprise

Les règles fixées par le comité de Bâle – un comité international de banquiers centraux et de régulateurs – doivent respecter un équilibre fragile : être suffisamment sévères pour obliger les banques à maintenir un niveau de capitaux propres leur permettant d’affronter une crise de l’ampleur de celle de 2008, sans toutefois que ces contraintes ne les empêchent de participer au financement de la reprise économique, comme le craignent les fédérations bancaires de plusieurs pays européens. Selon une estimation donnée par la Fédération bancaire française, les règles de Bâle III, telles qu’édictées en décembre 2009, auraient coûté 1,5 % de PIB à la zone euro.

Les banques européennes devraient être rassurées par les annonces faites mardi 27 juillet, souligne une note d’UBS : les nouvelles règles du comité sont prévues pour être “moins onéreuses et plus étirées dans le temps” que celles contenues dans la première version. Cela dit, il ne s’agit pas pour le comité de passer à la trappe les règles présentées en décembre, mais de les assouplir et d’espacer leur entrée en vigueur dans le temps.

* Le ratio core Tier-one

Le texte initial prévoyait une définition très étroite du ratio de fonds propres core Tier-one, noyau dur du capital des banques qui permet d’absorber les chocs en cas de crise. Dans la version “allégée” proposée par le comité de Bâle, ce noyau dur pourra intégrer, comme c’est déjà le cas, une partie des fonds propres des intérêts minoritaires détenus dans des filiales bancaires.

La composition de ce ratio avait suscité des critiques à l’occasion des tests de résistance réalisés sur les banques européennes : des économistes avaient souligné que tester le ratio Tier-one n’était pas assez rigoureux, car il ne devrait, en principe, contenir que des actions ordinaires et des bénéfices mis en réserve. De plus, le comité de Bâle ne s’est pas encore mis d’accord sur le niveau de ce ratio Tier-one qui pourrait osciller entre 4 et 6 %, 6 % étant le seuil retenu pour pratiquer les tests de résistance sur les banques européennes.

* Les ratios de liquidité

Dans la nouvelle version du texte du comité de Bâle, le durcissement des règles sur les ratios de liquidité, qui limitent les engagements des banques par rapport à leur taille de bilan et mesurent leur capacité à résister à des retraits massifs, a été repoussé de plusieurs années. Un ratio “de transition”, non contraignant, sera appliqué entre 2013 et 2018, date à laquelle un ratio définitif entrera en vigueur et devra être respecté.

* Les participations financières

Régulateurs et banquiers centraux ont accepté de prendre en compte dans le calcul des fonds propres, à condition qu’elles respectent certaines limites, les participations des banques dans d’autres établissements financiers, ce qui n’était pas prévu dans la première version des accords. Cette concession est particulièrement importante pour les banques françaises, surtout mutualistes, qui croisent leurs activités entre maison-mère et caisses régionales.

Autre motif de satisfaction pour les banques françaises, notamment celles qui ont aussi des activités d’assurance : la possibilité de prendre en compte les capitaux propres des filiales d’assurance dans le calcul des fonds propres.

Source: le Monde

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Les échanges entre Dakar et Dubaï ont atteint 42,5 milliards de francs en 2009

Les échanges commerciaux, pétrole non inclus, entre les Emirats Arabes Unis et le Sénégal, sont passés de 7 milliards de francs en 2003 à 42,5 milliards de francs en 2009, a indiqué, mercredi à Dakar, le président de la compagnie aérienne Emirates, Tim Clark.

M. Clark a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse pour le lancement du vol direct d’Emirates, sans escale, entre les Emirats Arabes Unis et le Sénégal, prévu le 1-er septembre prochain.

Avec 5 vols par semaine, ‘’ceci est la première liaison directe entre Dakar et Dubaï’’, a expliqué M. Clark.

Selon lui, ‘’cet itinéraire établira certainement toute une kyrielle d’opportunités commerciales, reliant le Sénégal au cœur palpitant des Emirats’’. Il a ajouté que ‘’Dakar se rapprochera davantage des marchés les plus importants, y compris le Moyen Orient et l’Extrême Orient’’.

Le président d’Emirates a dit que ‘’cela donnera un coup de pouce supplémentaire à l’activité économique qui est déjà florissant entre Dakar et Dubaï ces dernières années’’.

Cette nouvelle desserte va ‘’promouvoir le tourisme, créer des emplois’’, a-t-il soutenu, précisant que ‘’le recrutement de l’équipement à bord au Sénégal’’ a commencé.

‘’Nous voulons plus de commerce, plus de business, plus de visiteurs pour le Sénégal et une option rapide, commode et rentable pour les voyageurs’’, a-t-il souligné.

Emirates sera aussi ’’un partenaire stratégique dans la mise en place de Sénégal Airlines’’, a déclaré le directeur général de la coopération internationale, Ibrahima Cheikh Diong.

’’Les deux compagnies sont en train de travailler d’arrache pied et nous espérons aller vers d’autres cieux’’, a ajouté, M. Diong, par ailleurs président du conseil d’administration de Sénégal Airlines.

La compagnie Emirates a fait un bénéfice net de 486 milliards de francs entre 2009 et 2010.

Source: Aps

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PAIEMENTS FRAUDULEUX : La Bceao renforce la sécurité

La Banque centrale vient de procéder au lancement national de la centrale des incidents de paiements (Cip) dans l’espace Uemoa. C’est un dispositif informatif devant sécuriser l’usage des instruments de paiement et contribuer à l’assainissement de l’environnement des affaires au sein de l’Union.

C’est un pas de plus dans la modernisation de l’économie et la protection contre les nouvelles pratiques illicites sur les instruments de paiement au sein de l’espace Uemoa. Il a été procédé, hier à Dakar, au lancement national de la Centrale des incidents de paiements de l’Uemoa (Cip – Uemoa), un complément au dispositif de sécurisation déjà mis en place au lendemain de la crise financière qui a déclenché un certain nombre de pratiques frauduleuses. Par-delà, la Bceao s’inscrit dans l’optique de contribuer à l’amélioration du climat des affaires dans les Etats membres. La Cip est présentée comme une base de données régionales permettant de centraliser et diffuser des informations sur les paiements frauduleux par chèques, cartes bancaires, billets à ordre et lettres de change, dans les Etats de l’Union. Initiée en collaboration avec les banques et établissements financiers de l’Uemoa, le système a comme principaux acteurs les banques, le parquet et les usagers. La Cip participe donc à l’assainissement du cadre dans lequel ces moyens de paiement sont appelés à jouer un rôle central dans le règlement des transactions courantes et commerciales. Avec une mise en place graduelle, cet outil devrait idéalement couvrir à 100 % les déclarations de comptes au Sénégal, contre près de 85 % actuellement. Les huissiers et les notaires surtout ont un rôle déterminant à jouer, notamment au niveau des recours des bénéficiaires victimes de défaut de paiement.

Un instrument de détection des délinquants financiers

Après le lancement de la Cip au niveau régional, il y a une vingtaine de jours, son application effective au Sénégal marque l’opérationnalisation de cet outil appelé à jouer un rôle primordial dans la sécurisation des populations contre les abus dans les instruments de paiement. La centrale, selon Mme Fatoumétou Zahra Diop, offre aux commerçants, entreprises et opérateurs économiques un moyen d’éviter la manipulation de l’argent liquide, en privilégiant les paiements par chèque, carte bancaire et effets de commerce en toute quiétude. La Cip n’a pas pour vocation de diffuser des informations sur les soldes des comptes des émetteurs de chèques, encore moins sur les établissements. Elle permet d’abord de donner des indications sur la régularité ou non des moyens de paiement qui circulent et à assurer notamment que l’émetteur n’est pas sous le coup d’une interdiction de chéquier ou de cartes bancaires, que le compte n’est pas clôturé, que le chèque ou la carte n’est pas déclaré volé ou perdu, falsifié ou contrefait. C’est en fait un instrument de détection des délinquants financiers qui tentent d’abuser de la confiance des populations et des commerçants dans l’utilisation des instruments de paiement. Ce qui fonde la satisfaction de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbe), ainsi que de la justice sénégalaise. C’est le sentiment du directeur de Cabinet du ministère de la Justice, M. Abdoulaye Ndiaye, qui voit là également une solution à la réflexion déjà engagée dans la perspective de mettre en place un dispositif préventif afin de compléter le dispositif répressif.

Source: le soleil

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CERTIFICATION NATIONALE : Le « Label qualité Sénégal » lancé hier

La marque nationale de conformité aux normes sénégalaises, « Marque Ns », a été lancée hier à Dakar au cours d’une journée nationale, l’objectif étant le renforcement de la compétitivité des entreprises sénégalaises.

La cérémonie officielle de lancement de la marque nationale a été présidée par le directeur de Cabinet du ministère des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, Mar Lo, en présence des partenaires au développement impliqués dans le programme qualité de l’Afrique de l’Ouest et des représentants du patronat sénégalais. « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui vise un des objectifs clés du Plan stratégique de l’association sénégalaise de normalisation (Asn) 2009-2011, à savoir contribuer au renforcement de la compétitivité des entreprises sénégalaises sur le marché national, régional et international à travers le label Qualité Sénégal « Marque Ns-qualité Sénégal », a déclaré hier le directeur de Cabinet du ministère des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme, Mar Lo. M. Lo, avait à ses côtés le représentant résident de l’Onudi à Dakar, Edmé Koffi, le président de l’Association sénégalaise de normalisation (Asn), Barama Sarr, le président du Comité national de pilotage du Programme qualité de l’Afrique de l’Ouest et le directeur général de Suneor. La certification de produit est un outil pour développer sur le marché la confiance des utilisateurs et des prescripteurs, a lancé le directeur de Cabinet Mar Lo, venu représenter le ministre d’Etat, Ousmane Ngom. Il a soutenu que l’innovation, la démarche qualité et la recherche de la compétitivité doivent être considérées, non comme des contraintes, mais comme des opportunités, des atouts pour s’affirmer, préserver et accroître ses parts de marché. « L’innovation, la qualité et la compétitivité peuvent, en effet, contribuer fortement et durablement à la création de richesses, donc d’emplois, ce pour accroître le bien-être des populations et donner espoir aux générations futures », a poursuivi M. Lo, ajoutant que le programme qualité de l’Afrique de l’Ouest a été financé par la Communauté européenne à hauteur de 14 millions d’euros, et mis en œuvre au plan technique par l’Onudi.

L’huile Lyndiane première certifiée aux normes sénégalaises

M. Lo a félicité la Suneor pour avoir voulu s’engager avec tous les partenaires du programme qualité Uemoa dans la certification de l’huile brute d’arachide de l’usine de Lyndiane. Au cours de cette rencontre, un certificat de conformité aux normes sénégalaises a d’ailleurs été remis au directeur général de Suneor, Christian Samra. Pour sa part, le représentant résident de l’Onudi à Dakar, Edmé Koffi, a salué et encouragé l’Asn dans l’effort de développement de l’activité de certification, et assuré que, dans le contexte de libre échange où les barrières tarifaires et non tarifaires sont récusées, la qualité des biens et services devient le gage de l’accès aux marchés. Pour lui, face à la présence massive sur les marchés africains « de produits divers et variés et très souvent de qualité douteuse » et aux limites objectives des structures de contrôle et d’évaluation de la conformité (services de répression des fraudes, laboratoires d’analyses et d’essais, organismes d’inspection), les producteurs sont obligés d’être en mesure de prouver la qualité de leurs produits. M. Koffi a rappelé qu’un des objectifs du Programme de l’Uemoa est d’arriver à mettre en place, dans les différents pays, une infrastructure de la qualité opérationnelle et reconnue sur le plan international.

Source: le Soleil

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