
Si les sérères n’existaient pas
Ce samedi matin, très tot quand je rencontre un ami sérère devenu comme un « born again moslem », qui tire du chapelet comme un néophyte, je me suis dit que les peuls ont quand même du mérite : amener ces irréductibles païens que nos cousins et machoudos sérères à la religion équivaut quand même à un grand jihad. C’est un toujours un spectacle hallucinant de voir un sérère tirer un chapelet. C’est réconfortant. On se dit qu’après tout, le combat de Maba Diakhou n’a pas été vain. Nos cousins sérères sont systémiques : ils sont soient de très bons musulmans ou d’irréductibles païens. Le samedi j’ai eu droit à ces des extrémités avec le bonheur et la fierté de voir le matin avec un néophyte cqui tire le chapelet et les prédictions de la cérémonie des xoys signe que le feu du paganisme couve encore sous le cendre de l’islam et du catholicisme. Bien qu’ils soient sérères les saltigues du Sine sont quant meme doué d’un grand bon sens. En fait les xoys ne sont rien d’autres des anticipations rationnelles. Les saltigues nous ont prédit des inondations. Cela tombe sous le sens parce qu’elles sont cycliques depuis une décennie. Les salltigues ont aussi sorti de leur besace les accidents de la route. C’est encore plus evident. On n’a pas besoin d’être un grand clerc pour prédire un hécatombe sur les routes avec un parc automobile de transport public aussi vieux et des chauffeurs qui utilisent le code de la route comme un service à la carte. Quant à la réélection de Wade, ce ne sont point des anticipations rationnelles mais une idéologie de légitimation qui est souvent la constante chez les religieux et les pouvoirs coutumiers. Ceux qui ont de vrais pouvoirs mystiques ne l’exhibent pas à la télé car le vrai mysticisme ne s’accommode difficilement avec le cannibalisme ontologique de la télé. C’est quand même inquiétant pour que ces élucubrations obscurantistes de nos cousins sereres soient aujourd’hui un des plus grands rendez vous de l’agenda national et médiatique par la faute des medias pris dans l’engrenage d’un suivisme. Il est grand temps que la presse emprunte le « lux mea lex » à l’Ucad.
La sublime porte s’ouvre à l’Orient
Au delà de fait de montrer le talon d’Achille d’Israel, l’histoire de la flottille humanitaire trace les grandes lignes de la politique extérieure de la Turquie. La sublime porte s’ouvre à l’Orient après avoir constaté que l’Europe de lui ouvrir ses portes. Depuis l’avènement de Atatürk, la Turquie tape à la porte de l’Europe qui se barricade. Cette condescendance européenne a réveillé la fibre nationaliste qu’incarne aujourd’hui le Premier Erdogan qui a décidé de se réapproprier le passée ottoman de la Turquie en regardant vers l’Orient d’où ce rapprochement avec l’Iran et cette nouvelle passion pour la Palestine qui faisait de l’empire ottoman. La turquie qui après avoir un des plus grands allié d’Israël et membre fondateur de l’Otan retrouve son passé oriental refoulé depuis Atatürk. On dit souvent que « c’est l’antisémitisme qui fait le juif », pour le cas de la Turquie, on peut dire que « c’est l’anti-turc qui fait renaitre l’ottoman ». Sur le plan géographique la Turquie est un pont naturel entre l’Europe et l’Orient. Elle peut jouer le même rôle sur le plan diplomatique après plus décennies d’alignement sur l’occident. La frilosité des européens envers la Turquie défie les lois non seulement de la géographie mais aussi de l’histoire. Quand on a bâti des ses fondations sur les ruines de l’ancien saint empire romano germanique, sur Byzance, sur Constantinople, participé à un congres de Berlin convoqué par Bismarck pour faire la paix avec la Russie, assiégé deux fois Vienne, on fait forcement partie de l’histoire européenne. La mésentente entre la Turquie et l’Europe s’illustre à merveille dans le personnage de Soliman le magnifique. En Europe il est entrain dans l’histoire comme Soliman le magnifique alors que les orientaux il Soliman al khanouni, Soliman le législateur. Le retour de la Turquie au moyen Orient a commencé depuis la violente polémique entre le Premier Erdogan et le Président Israélien Shimon Perez à Davos sur la question palestinienne, avec la flottille, la Turquie n’a fait que profiter « du bon vent parce qu’elle sait très bien naviguer »
Oulemas al sultan
Quand on voit tous ces oulémas venus de toutes les contrées d’Afrique pour répondre à l’appel de Wade et le discours du Bachir Kounta et celui du Président des Oulemas, on ne peut s’y tromper. Ces oulémas correspondent bien à ce qu’on appelle les oulema al sultan « oulemas du sultan » dans la tradition intellectuelle musulmane en d’autres termes des oulemas organiques d’Etat comme on parle d’intellectuels organiques d’Etat. Wade a une excellente idée de vouloir revivifier la pensée en Islam mais ce sont ces oulemas du sultan qui ont momifié la pensée en Islam. Le Président en exercice de l’OCI aurait innové en mettant en mettant sous les feux de la rampe les « nouveaux penseurs de l’Islam » pour reprendre le titre de l’excellent livre Rachid Benzine. Ces nouveaux penseurs comme notre compatriote comme Souleymane Bachir Diagne auteur du chef d’œuvre Comment philosopher en Islam, l’iranien Abdoul Karim Soroush, le franco algérien Mouhamed Arkoun, Fazlur Rahman du Pakistan et le Sud africain Farid Esack. Ces penseurs incarnent des « tendances certes minoritaires mais pionnières ». Ces penseurs ont comme dénominateur commun de vouloir libérer la pensée sclérosée par les oulemas du sultan grâce à une « investigation dévastatrice du passé » pour « intégrer la modernité dans leur approche de l’Islam ». Vu les termes de références de Wade qui veut des opinions sur la finance islamique, la gouvernance mondiale, la réponse est à chercher chez les « nouveaux penseurs de l’Islam
L’axe Teheran Ankara Brasilia
Le Brésil et la Turquie ont voté contre la résolution sanctionnant l’Iran. Ces trois pays sont entrain de constituer un nouvel axe du non pour s’opposer à « l’hyperpuissance ». Qu’est ce qui le Brésil, l’Iran et la Turquie ? Le refus de l’unilatéralisme dans les relations internationales. Le Brésil est une puissance émergente le Brésil qui développe une volonté de puissance dans les relations internationales alors que l’Iran et la Turquie cherchent à se réapproprier leur passée glorieux et donc ne sauraient accepter l’hégémonie d’un pays relativement jeune comme les Etats Unis






