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Avis de non objection : La Cnes pose le débat sur la question

Les Avis de non objection (Ano) continuent de poser problème malgré le relèvement du seuil requis. La Cnes invite à la réflexion autour de ce sujet pour trouver une solution durable à cette question.

Le secrétaire exécutif de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) a exprimé, lundi à Dakar, le souhait de son organisation patronale de voir le gouvernement, les partenaires au développement engager une réflexion sur la question des Avis de non objection (Ano), un instrument de contrôle de l’exécution des projets par les bailleurs de fonds. ‘Il est important de mener une réflexion autour de la question des Ano en vue de voir comment faire pour que ceux-ci ne perdent pas leurs objectifs’, a plaidé Mor Talla Kane dans un entretien qu’il nous a accordé au cours de la cérémonie de présentation du rapport annuel sur l’absorption des crédits sur ressources extérieures (Rare) 2008. Le recours systématique aux Ano est considéré par l’étude comme l’un des principaux facteurs qui ont un effet négatif sur l’exécution des projets réduisant ainsi le niveau d’absorption des crédits.

Selon le directeur de Cabinet du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Mme Néné Mboup, l’édition précédente du Rare qui a déjà sonné l’alerte au niveau des différents acteurs a contribué à déclencher une certaine prise de conscience avec le relèvement du montant requis pour le recours aux Ano. Mais cette revue à la hausse du montant requis pour y avoir recours (il varie en fonction des partenaires au développement) s’avère insuffisant aux yeux du secrétaire exécutif de la Cnes qui demande encore des efforts dans ce sens. ‘Je me demande s’il y a une possibilité d’aller au-delà du seuil du montant requis. Je pense qu’il faut augmenter le seuil pour diminuer les va-et-vient sans gêner l’exécution du projet’, a plaidé M. Kane. Pour lui, les Ano ne doivent pas être un instrument de blocage. ‘Les Ano doivent être un instrument de contrôle qui doit être efficace sans être pesant’, a-t-il indiqué.

Cette préoccupation a été prise en charge par le rapport 2008 qui recommande de poursuivre les réformes sur les Ano, notamment en relevant, de manière substantielle, le seuil pour lequel l’Ano est exigé si celui-ci ne peut être supprimé.

Toutefois, certains milieux d’affaires reprochent aux partenaires au développement d’allouer au gouvernement des montants importants mais, par le biais des Ano dont ils sont les seuls décideurs, ils font tout pour que l’argent ne soit pas consommé dans le délai imparti. Vrai ou faux, la réflexion sur les Ano préconisée par la Cnes pourrait permettre de trouver une réponse à la question soulevée.

Source: Walf

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