Archive | May, 2010

Blog de Yoro Dia

yoro dia

Du bon usage de la polémique

Apres avoir jeté une pierre dans le jardin des socialistes lors de la destruction du vieux pont de Pikine, le Ministre d’Etat Karim Wade avec une ironie toute british a profité de la visite des grands travaux du Port de Dakar pour jeter une grosse brique dans le jardin des socialistes en disant « avant l’an 2000, si les colons revenaient au Port de Dakar, ils ne seraient pas dépaysés » sous entendant bien sur que rien a changé de 1960 à 2000 ». Cette flèche assassine a été décochée sans l’air d’y toucher à la fin de la visite « puisqu’il faut polémiquer » comme dit il. La polémique est un art en démocratie. « La vérité ne se dégage pas de la polémique mais des œuvres qu’on a faites » disait Paul Gaugin. Quand la Signare accoste après la visite des travaux du Port de Dakar, on aura appris pour les débarquements de containers le Port est passé « de plusieurs jours à 15 mn » et de « 17 containers par heure à 50 aujourd’hui » et que l’investissement de DP World est de 75 milliards en lieu et place des 40 milliards ». Evidemment les grands travaux du PAD sont titanesques et constituent une excellente chose pour reconnecter l’hinterland west africain à Dakar comme du temps de Messmer. Etant donné qu’un bon croquis vaut mieux que 1000 mots, la meilleure illustration entre le vieux port qui se meurt et celui qui entrain de sortir de terre avec les grands travaux, est la juxtaposition entre les deux gares maritimes. Quand on débarque du bateau la Signare, l’image est saisissante. La nouvelle gare ressemble à une jeune signare alors l’ancienne a les traits et la lassitude d’une vielle rombière. Cette image des gares maritimes est plus illustrative que tous les chiffres et les discours. Etant donne que Lord Mountbatten ( pardon Karim Wade pour éviter toute polémique » adore l’art de la polémique, la destruction de l’ancienne gare maritime comme celle du vieux Pont de Pikine sera une bonne occasion de jeter des briques dans le jardin du PS à moins de faire venir à Dakar Pierre Mesmer, le dernier Gouverneur General, auteur du livre « les blancs s’en vont » pour qu’il constate que les blancs sont partis mais Wade est arrivé en 2000 et tout changea. Bien sur les socialistes ne seraient pas d’accord, ce qui ne ferait que relancer la polémique qui est à la démocratie ce que le silence est à la dictature. Pour parler comme Gauguin disons « la vérité ne se dégage pas de la polémique » mais de la sanction des marches financiers. Le fait que le PAD puisse lancer un deuxième emprunt obligataire sur le marché financier en moins de 10 ans et le marché réponde favorablement est le meilleur indicateur de performance du Port.

L’Iman, l’argentier de l’Etat et la jellabah du Khalife Oumar

C’est le quotidien L’As du 26 mai qui relate le « débat » entre le Ministre des Finances et l’Imam Mbaye Niang sur les dépenses hors budget. La réponse du Ministre est fort intéressante. Abdoulaye Diop apprend le ba-ba des finances publiques à l’Imam à savoir à la séparation entre ordonnateurs et comptables publics qui garantit la bonne gestion de l’argent public et pourquoi au Sénégal cette séparation est purement formelle. Le gros bon sens de l’Imam et la réponse technique du Ministre montrent l’écart qu’il y a la perfection des textes et la réalité. Si les comptables publics avaient pris leur responsabilité en refusant d’exécuter des dépenses manifestement illégales il n’y aurait jamais de dépenses hors-budget. D’ailleurs le terme « dépenses hors budget » n’existe pas en Finances publiques. L’Imam Mbaye Niang a beaucoup de mérite parce qu’il a fait toucher du doigt au Ministre les failles de l’Etat de droit surtout en matière de finances publiques. L’Etat de droit est tellement bien organisé qu’il y a un équilibre en ceux qui ont un contrat à durée indéterminée avec l’Etat à savoir les Hauts fonctionnaires et ceux qui ont un CDD (les élus à commencer par le Président de la République et certains nommés comme les ministres). Si les fonctionnaires chargés de veiller sur l’argent public et qui devront rendre compte si l’on en croit au ministre, avaient appliqué les quatre principes budgétaires ( le principe d’annualité, le principe d’unité, le principe d’universalité et celui de spécialité) il n’y aurait jamais eu cette délinquance budgétaire appelée pudiquement dépense hors budget. Le Ministre qui ne rendra pas compte est tout le temps dans le domaine du politique, le fonctionnaire doit le tirer dans le domaine du légal car les ministres qui ont un CDD viennent et partent et le fonctionnaire qui reste et qui est toujours à portée de main est oblige de rendre compte. L’irresponsabilité organisée du ministre est limitée par le pouvoir qu’a le fonctionnaire de refuser d’exécuter un acte manifestement illégal. Le ministre des Finances en bon produit de l’administration a donné du haut de sa tribune un cours élémentaire de Finance Publique à l’Imam. L’Imam aurait du à son tour lui donner un cours sur la transparence et la gestion de l’argent public dans l’Islam en lui citant l’exemple du Khalife Oumar symbole de rigueur dans la gestion de l’argent public. Les quatre principes budgétaires ont pour objectif d’assurer une bonne gestion et la transparence. Cela ne sert à rien si on les prêche pas par l’exemple comme le Khalife Oumar. Le kahlife Oumar Oumar gérait avec une telle parcimonie les biens de la communauté qu’il ne changeait presque jamais son unique habit devenu légendaire. Le jour où il le changea, les langues commencèrent à jaser sur le nouvel habit de Oumar et sa provenance. Quand la rumeur lui parvint, il fit témoigner son fils Abdoulaye ibn Oumar qui reconnut lui avoir prête sa jellabah parce que celui Khalife qu’on lavait tarder à sécher au soleil. Evidemment l’Etat musulman n’avait pas les quatre principes budgétaires mais avaient des hommes d’Etat qui prêchaient par l’exemple. Cela vaut tous les textes qui n’ont de sens sens que par rapport à la qualité des hommes qui doivent les mettre en vigueur.

Dakar, bientôt comme Lagos

Il ya quelques semaines, je vous disais que le sous développement, c’est quand le futile l’emporte sur l’utile en donnant l’exemple de Ministre de l’Energie qui était intervenu de l’étranger pour qu’on rétablisse l’électricité aux HLM pour un combat de lutte alors qu’il n’a jamais eu la même diligence pour le domaine industriel. Eh bien il faut y ajouter le refus du bon sens urbain. Vous l’avez sans doute remarqué. Notre capitale est probablement la seule grande ville au monde sans trottoirs mais aussi une ville sans feu rouge. Les feux rouges sont des outils d’une telle banalité mais vous simplifient grandement la vie. Peut être que maire de Dakar pense que la discipline légendaire des dakarois leur courtoisie qui rendent facultatif le code de la route rendent les feux rouges anachroniques à Dakar en 2010. Lagos a été classé « la pire des cités » en matière de qualité de vie. Dakar va bientôt la détrôner avec des embrouillages qui se forment automatiquement quand la Police est absente, des mendient qui organisent leur vie sur des trottoirs déjà privativés par des marchands ambulants. Dakar est devenue une ville agressive sur le plan psychologique et très stressante pour les automobilistes entre les mendiants qui vous interpellent à droite, les marchands qui vous assaillent à gauche et le laveur de voiture devant qui prend des airs de policier pour vous demander de vous garer. Dakar n’est pas la ville la plus pauvre du continent mais c’est la ville qui fait le plus étalage de misère en Afrique

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TRANSPORT INTERURBAIN: Senecartours exhibe un projet de 5 milliards de F Cfa

Le secteur du transport interurbain intéresse de plus les grosses pontes du transport touristique et de location de voitures de luxe. C’est à l’image du groupe Senecartours qui, face à la presse, le samedi 29 mai dans le cadre du salon international du tourisme de Dakar, a présenté trois projets pour les cinq ans à venir, dont un de 5,100 milliards de F Cfa qu’il compte investir dans le secteur du transport interurbain.

Le Groupe Senecartours a montré son intérêt face aux potentialités que présente le secteur du transport interurbain. En conférence de presse, le samedi 28 mai Cices, dans le cadre du Salon international du tourisme de Dakar (Ticca 2010), cette société connue dans le transport touristique et la location de voiture de luxe va s’engouffrer dans le transport interurbain. Ainsi un projet d’un coût global de 5 milliards de F Cfa a été présenté dans ce sens.

Selon Ngati Ndiaye, responsable financier du groupe, ce projet d’un coût global de 5 milliards de F Cfa aura comme capital de 1,5 milliards de F Cfa, avec un emprunt de 3,600 milliards remboursable sur 5 ans avec taux d’intérêt de 8 à 9% et un différé d’un an. Prévu sur durée de 5 ans, ce projet va, dans un premier temps, lancer 30 bus pour des destinations différentes à travers le Sénégal.

Le responsable financier de ce groupe informe que ce projet de transport interurbain a comme principal contrainte, l’autoroute à péage. A l’en croire, le projet n’attend que la fin des travaux de l’autoroute à péage pour démarrer ses activités. A l’en croire, les tarifs qui seront appliqués vont être calculés sur la base de ce qui est fixé actuellement et qui vont tourner en moyen à 10 mille F Cfa, selon la destination.

Ce saut de Senecartours fera ainsi un sérieux concurrent de plus aux transporteurs traditionnels qui, devant cet état de fait, sont appelés à mettre à niveau leur parc automobile pour pouvoir faire face à cette concurrence montante.

A ce projet, le directeur général de cette compagnie de transport, M. Alioune Badara Sarr y a ajouté deux autres dont l’un de 4,400 milliards de F Cfa pour la construction d’un siège. A l’en croire, dans les deux ans à venir, son entreprise prévoit un investissement de plus de deux milliards de F Cfa pour l’achat de véhicule.

Auparavant, Alioune Badara Sarr a rappelé que Senecartours est une entreprise à 100 % sénégalais, avec un chiffre d’affaire de 2,5 à 2,8 milliards de F Cfa, un parc de 200 véhicules et emploie plus de 150 personnes. Les responsables cette société avisent que, dans un souci de développement, ils prévoient de porter le capital de la société de 110 millions à près de 500 millions d’ici la fin de l’année.

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SOMMET AFRIQUE-France :38 dirigeants africains pour parler business et stabilité

La France accueille aujourd’hui et demain à Nice 38 dirigeants africains pour le 25e sommet Afrique-France, une rencontre présentée comme celle du “renouveau”, faisant la part belle aux puissances nigériane et sud-africaine tout en s’efforçant de ne pas fâcher les vieux alliés francophones.

Ce sommet est le premier du genre pour Nicolas Sarkozy, qui a plusieurs fois dit sa volonté de sortir des anciens réseaux d’influence pour favoriser plus strictement les intérêts de la France, qui n’a plus vocation à être le gendarme de l’Afrique.

Le président français soignera en particulier le président de la locomotive continentale sud-africaine, Jacob Zuma, qui fait le déplacement à quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de football. Un déjeuner en tête à tête est prévu.

Un long aparté est aussi programmé avec le Nigérian Goodluck Jonathan, qui a prêté serment le 6 mai après le décès du président Umaru Yar’Adua, prenant les rênes du pays le plus peuplé d’Afrique qui dispute à l’Angola la place de premier exportateur de pétrole africain.Autre présence notable, celle de l’Algérien Abdelaziz Bouteflika, qui pourrait marquer un dégel des difficiles relations entre Alger et Paris.

Ce sommet de la “normalisation”, selon plusieurs experts, sera axé sur l’économie, avec une série de rencontres entre entreprises françaises et africaines.L’idée est d’adopter une approche pragmatique, sur le modèle du “Trade, not aid” (du commerce, pas de l’aide) anglo-saxon, qui propose une aide destinée à doper les secteurs de croissance.

Et de contrer la Chine, qui offre des milliards et des infrastructures en échange de matières premières. Autre changement : ces traditionnelles grands messes bisannuelles seront désormais organisées “tous les trois ans”.A Nice, la rencontre sera coprésidée par le président français et son homologue égyptien Hosni Moubarak, qui accueillera le prochain sommet en 2013.

Initialement prévu en Egypte, le choix final de la côte d’Azur a permis à Paris d’éviter la présence du Soudanais Omar el-Béchir, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale et qui enverra un représentant. Seuls deux des 53 pays africains ne seront pas représentés : le Zimbabwe, dont le président Robert Mugabe est en disgrâce internationale et Madagascar, en pleine crise politique.

A la faveur de l’instauration de “transitions consensuelles”, selon l’Elysée, les putschistes guinéen et nigérien ont été invités.Les traditionnels alliés de Paris (Cameroun, Gabon, Congo) ont confirmé leur présence, ainsi que des représentants de l’Union africaine, de l’Union européenne et le Secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon. En revanche, l’Ivoirien Laurent Gbagbo boycottera un sommet auquel il ne participe plus depuis 2002.

Le sommet s’articulera autour de trois grands huis clos entre chefs d’Etat portant sur la “place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale”, le “renforcement de la paix et de la sécurité”, les questions de “climat et développement”.

“On ne pourra résoudre aucun problème international majeur sans parler aux Africains. Cela suppose qu’ils aient une juste place dans les institutions internationales (Onu, G-20)”, explique-t-on à l’Elysée.Concernant les enjeux environnementaux, Paris cherche à établir une “position commune” avec les pays africains, avant la conférence sur le climat prévu à l’automne à Cancun (Mexique).”Ce que j’attends de la France – mais aussi de M. Obama -, c’est qu’elle nous aide à être présents là où se prennent les grandes décisions”, a confié hier le président Abdoulaye Wade, au journal « Le Parisien ».

Si la France vante aujourd’hui un “lien rénové”, elle n’oublie pas ses vieux amis : les dirigeants des 14 ex-colonies françaises fêtant leurs 50 ans d’indépendance cette année sont tous invités à un sommet “familial” les 13 et 14 juillet à Paris, avec défilé des troupes sur les Champs Elysées.

Source: Apf

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PREMIÈRE ÉDITION TICAA : 3.300 personnes ont visité le salon

Le premier salon du tourisme, des industries culturelles et de l’artisanat d’art, a pris fin, hier, sur une note de satisfaction des organisateurs qui donnent rendez-vous aux acteurs et au public, au mois de mai 2011 pour l’organisation de la 2e édition.

Ibrahima Sarr, directeur général de l’Agence nationale de promotion du tourisme (ANPT) a tiré un bilan positif de la première édition du salon du tourisme, des industries culturelles et de l’artisanat d’art. « Pour une première édition, c’est très important d’avoir ce niveau de participation. Toutes les activités ont été représentées et tous les réceptifs ont pris part à ce salon », s’est félicité M. Sarr, par ailleurs président du comité d’organisation dudit salon. Il a révélé que 3.300 personnes ont visité ce salon. Vingt deux (22) pays étaient représentés. Cela ne prend pas en compte les pays membres de l’Uemoa.

Le président du comité d’organisation n’a pas donné d’indications précises sur les retombées de la manifestation. Il a toutefois souligné que les 366 stands aménagés n’ont pas suffi à accueillir tous les exposants. « Nous avons posé un acte social très important », a-t-il commenté. A ses yeux, le plus important, c’est la mobilisation exceptionnelle des acteurs du secteur qui ont répondu présent. Dans le bilan de ce salon, il a indiqué que l’Agence nationale de promotion du tourisme a signé un protocole d’accord avec la Russie, en présence du ministre sénégalais du Tourisme et du conseiller du président russe en matière de tourisme, pour vendre la destination Russe au Sénégal. « Un Américain a promis de convoyer deux cent personnes au Sénégal afin qu’elles viennent visiter notre pays », a-t-il dit. Ibrahima Sarr a souligné que l’Espagne et l’Allemagne ont été décorées pour leur forte présence à ce salon. Il s’est réjoui aussi de la volonté politique affichée au plus haut niveau d’accompagner le tourisme sénégalais.

Interpellé sur l’éventualité d’une décentralisation de ce salon, M. Sarr a estimé que le plus important est de faire en sorte que les retombées puissent bénéficier à toutes les régions du Sénégal. « Notre ambition est de faire en sorte que les acteurs de toutes les régions soient impliqués et qu’ensemble nous tirions dans la même direction », a-t-il répondu avant de saluer l’unité qui a prévalu dans l’organisation de ce salon.

La seule fausse note réside dans le bouclage du budget. « Nous avons eu énormément de difficulté à rassembler les fonds nécessaires », a déclaré le président du comité d’organisation du salon. Son équipe et lui donnent rendez-vous aux acteurs et au public les 27, 28 et 29 mai 2011, pour la deuxième édition de ce salon du tourisme, des industries culturelles et de l’artisanat d’art.

Source: le Soleil

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SATISFECIT A LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT : Les 12 recommandations du Conseil des gouverneurs

Satisfait de l’action de la Banque africaine de développement (Bad) dans la gestion de la crise récente, le Conseil des gouverneurs a cependant invité l’institution à « accorder une attention accrue » à une douzaine de questions très importantes.

ABIDJAN – C’est un satisfecit que le Conseil des gouverneurs a fait au groupe de la Banque africaine de développement (Bad) pour avoir bien géré la crise, mais il a fait une douzaine de recommandations fortes. D’abord, les gouverneurs de la Bad ont suggéré que l’institution focalise ses interventions dans les domaines où elle a un avantage comparatif tels que le développement des infrastructures, la promotion du secteur privé, le soutien aux Etats fragiles, l’accès des pays membres régionaux à l’eau et à l’assainissement, indique le rapport officiel du Conseil des gouverneurs. Les gouverneurs ont invité également la Bad à « accorder une attention accrue », au cours de l’exercice financier 2010, à une douzaine de questions. Parmi celles-ci, il y a l’évolution de la stratégie à moyen terme vers une stratégie à long terme, prenant en compte les réalités de l’après-crise, la division du travail au sein des institutions financières internationales. Il faut établir une distinction entre les interventions et les approches pour les pays à revenu intermédiaire et pour les pays à faible revenu, estiment les gouverneurs. Ceci afin de répondre de façon adéquate aux besoins de ces pays. Les gouverneurs recommandent une amélioration du taux d’exécution des projets, la promotion de la participation de la société civile, le renforcement de la prise en compte de la question genre et de celui du système de gestion des risques. La Bad devra aussi œuvrer au renforcement du secteur privé, à la mise en place d’une nouvelle stratégie énergétique visant à réduire les effets des changements climatiques d’une part, et à promouvoir les énergies renouvelables d’autre part, indique le rapport. Renforcer l’intégration économique africaine est une nécessité aux yeux des gouverneurs. Il en est de même du renforcement des institutions régionales.

Infrastructures, soutien au secteur privé et aux Etats fragiles

Le Conseil des gouverneurs invite la Bad à intensifier les transferts de revenus nets vers le Fonds africain de développement (Fad) en vue d’obtenir un cadre de financement réaliste et durable. La Fad, poursuit le rapport, doit être impliquée dans le financement du partenariat public/privé. Pour permettre aux pays membres de disposer d’une expertise de proximité, le Conseil des gouverneurs invite la banque à renforcer sa présence sur le terrain. Promouvoir un environnement de travail basé sur le mérite, axé sur les résultats et la collaboration entre équipes, fait aussi partie des recommandations.

La mise en place d’un cadre d’évaluation des résultats mettant l’accent sur l’amélioration d’un système de gestion, la qualité des opérations et l’obtention des résultats en matière de développement durable, n’ont pas été oubliées par le Conseil des gouverneurs de la Bad. Les gouverneurs ont rappelé que la reprise en Afrique après la crise est « lente, inégale et fragile ». « Toutefois, malgré ce contexte économique difficile (de reprise), ils ont relevé que le groupe de la banque a réalisé en 2009 des résultats positifs et que, tout en préservant sa stabilité financière, l’institution ait pris des initiatives pertinentes et réagi rapidement et avec souplesse aux demandes croissantes de ses pays membres emprunteurs pour les aider à faire face aux nouveaux défis nés des différentes crises », lit-on dans le rapport. Les gouverneurs invitent la banque à poursuivre les réformes engagées, à renforcer le processus de décentralisation, etc.

Source: le Soleil

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PAPE ABDOULAYE SECK, DG D’AFRICA RICE : « Le Sénégal a toutes les possibilités pour exporter du riz »

Le Directeur Général du Centre du Riz pour l’Afrique (ex ADRAO/Association pour le Développement de la Riziculture en Afrique de l’Ouest), le Docteur Pape Abdoulaye Seck, a déclaré à Ndiayes, à 37 kilomètres de Saint-Louis, que le Sénégal a toutes les possibilités de produire et d’exporter du riz dans de très bonnes conditions.

Pour Pape Abdouklaye Seck les conditions sont là pour faiore du Sénégal un grand producteur, oire un exportateur de Riz. Il faut simplement mettre en œuvre sur le terrain, les innovations technologiques et appliquer rigoureusement les résultats de la recherche agricole, dit-il. Selon lui d’ailleurs, d’ici 2020, le Sénégal fera partie des pays qui seront obligés de produire et d’exporter du riz. « L’Asie n’est plus en mesure de ravitailler le monde en riz », ajoute M Seck qui estime « que notre pays dispose de tous les facteurs de production qui nous permettent de relever ce défi ». Il s’agit de l’eau, de la terre, des semences de qualité, des engrais tirés de nos ressources locales (phosphates de Matam), des ressources humaines, du crédit, des résultats de la recherche agricole, etc. Après avoir visité la ferme de Ndiayes et inauguré les nouveaux bâtiments de la station régionale de recherches agricoles installée par Africa Rice pour le compte du Sahel, le Dr Pape Abdoulaye Seck s’est adressé au personnel pour réaffirmer son engagement indéfectible à faire de cette station régionale, un véritable centre d’excellence pour la sous-région sahélienne. Sur un total de 5 centres de recherche en Afrique, le Sénégal a le grand avantage d’abriter celui-ci qui couvre le Burkina, le Mali, le Niger, la Mauritanie, la Gambie, la Guinée-Conakry, la Guinée-Bissau et le Sénégal. Equipé de laboratoires de recherche avec des chercheurs internationaux appuyés par un personnel local sénégalais, il dispose de deux fermes expérimentales à Ndiayes dans le delta et à Fanaye dans la moyenne vallée. C’est l’un des 15 centres internationaux de recherche agricole qui sont regroupés au sein du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI). Le Dr Seck s’est réjoui du travail remarquable qui a permis de créer en un temps record 21 variétés de semence de riz NERICA (Nouveau Riz pour l’Afrique) dont 16 ont été déjà homologuées.

Source: le Soleil

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PROMOTION DU TOURISME : Le Sénégal s’enrichit de la « Destination Sénégal Sa »

Une ville touristique verra bientôt le jour à Mbodiène. C’est le fruit d’un projet de partenariat de 195 milliards de francs Cfa entre la Société « Sapco » et le « Groupe Adonis »

M. Ndiouga Sakho, le directeur général de la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques (Sapco) et Bernard Lonis, le président du groupe Adonis, ont signé, vendredi dernier, une convention de partenariat portant sur l’aménagement d’une nouvelle station touristique à Mbodiène.

Les deux structures ont mis en place une société mixte « Destination Sénégal Sa » qui aura en charge la réalisation de cet important projet touristique d’un montant de 195 milliards de francs Cfa.

38 000 emplois directs et indirects attendus

Le directeur général Sapco a estimé que l’exploitation de ce site « accroitra les capacités d’accueil « dans une perspective de développement d’un tourisme durable ». Bernard Lonis, le président du groupe Adonis, a assuré qu’avec cette nouvelle infrastructure, le Sénégal pourra accueillir un million de touristes supplémentaires. Il a émis l’idée de développer un tourisme mixte entre les Iles Canaries qui accueillent chaque année, 10 millions de touristes, en proposant à leurs clients de passer quelques jours à Mbodiène. « L’expérience capitalisée par notre groupe ne pourra qu’enrichir le projet de Mbodiène », a estimé M. Lonis.

Les retombées attendues sont nombreuses. Ce projet générera 38. 000 emplois directs et indirects. Des infrastructures haut de gamme seront édifiées sur le site, avec un bâtiment hôtelier de 6.000 chambres divisé en deux parties : une zone réservée aux touristes de marque avec des hôtels de catégorie cinq étoiles et une zone avec des hôtels quatre étoiles. Le site abritera également un complexe sportif comprenant un terrain de golf de 27 trous, un centre équestre, un stade olympique avec une piste d’athlétisme aux « normes de l’IAAF », une école de formation aux métiers du tourisme, un parc d’attraction et des espaces commerciaux. Une zone résidentielle sera construite sur le site. Le site sur lequel sera érigé l’édifice s’étend sur 300 hectares. Ndiouga Sakho a indiqué que les 175 milliards de Fcfa permettront la réalisation des infrastructures tandis que les 20 milliards sont destinés à l’aménagement de base.

Bernard Lonis a indiqué que ce projet entre dans le cadre de la politique d’expansion du « Groupe Adonis ». « Ce projet contribuera énormément au développement des activités du groupe », a-t-il commenté, en se félicitant de la stabilité du Sénégal mais également de sa position géographique stratégique qui le rapproche de l’Amérique, de l’Europe.

Source: le Soleil

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La baisse de l’euro perturbe les banques centrales d’Asie

La Chine, plus gros détenteur de réserves de changes au monde, serait-elle inquiète de la crise européenne au point d’envisager de vendre une partie de ses avoirs en euros ? Pékin s’est empressé de démentir cette rumeur, rapportée jeudi 27 mai par le Financial Times, qui a mis en émoi les marchés. La nervosité qu’a suscitée cette indiscrétion, vraie ou fausse, et l’immense soulagement procuré par son démenti, révèlent l’enjeu que représente la Chine, et plus largement l’Asie, dans les fluctuations de la monnaie unique.

S’il est impossible de connaître le montant exact de dettes européennes qui sont dans les coffres de la banque centrale chinoise – un “secret d’Etat” – et de la plupart des autres pays d’Asie, les experts parviennent toutefois à donner quelques estimations. Et quelle que soit la méthode employée, les résultats sont édifiants. Soucieux de diversifier leurs réserves de changes jusqu’ici essentiellement libellées en dollars les pays asiatiques ont, en effet, depuis quelques années, amassé des euros. Et ces achats se sont encore accentués récemment, en 2008, avec la baisse du dollar.

Les banques centrales détiennent en moyenne 27 % de leurs réserves en euros contre 19 % en 2002. Pour la banque centrale chinoise, dotée de 2 400 milliards de dollars (1 943 milliards d’euros) au total, ce ratio porterait à 650 milliards de dollars le montant qu’elle détient en euros, dont un tiers en emprunts d’Etat. A titre de comparaison, la banque centrale chinoise aurait, selon la Réserve fédérale américaine (Fed), 895 milliards de dollars d’emprunts d’Etat américains. Autrement dit, la Chine est un investisseur-clé pour un Etat.

Surtout, la banque centrale de Chine et ses homologues asiatiques ne détiennent pas que des dettes, mais aussi d’autres actifs comme des actions et des dépôts libellés en euros. Selon Patrick Artus, responsable de la recherche chez Natixis, on atteindrait 11 000 milliards d’euros d’actifs européens détenus par ces acteurs asiatiques. “Si l’on “s’amuse” à imaginer l’impact d’une vente de tous ces actifs, l’euro pourrait chuter jusqu’au niveau de 0,60 dollar.” Soit un plongeon de 51 % par rapport au cours actuel de 1,23 dollar.

PRUDENCE

Un scénario extrême balayé par les experts. “La Chine et l’Asie n’ont rien à gagner à se délester massivement de devises européennes. Si elles vendent, ce serait pour racheter quoi ?”, demande Raoul Salomon, spécialiste du marché des dettes souveraines chez Barclays. Toutefois, la chute de la devise européenne semble bel et bien préoccuper Pékin. “La valeur cardinale de la banque centrale chinoise, c’est la stabilité, rappelle Jacques Mistral, membre du Conseil d’analyse économique. Et si l’on ne parle pas d’une défiance de l’euro à Pékin, il est question de prudence.”

Si la Chine n’a pas récemment vendu massivement ses euros, elle a pu faire des arbitrages en cédant les dettes des pays d’Europe du Sud, comme les emprunts d’Etat grecs, espagnols, ou portugais, au profit d’obligations du Trésor allemandes ou françaises, jugées plus sûres. Pour Xu Wei Hong, chef économiste chez Guodu à Shanghaï, si la Banque de Chine n’envisage “pas encore” de se délester de ses avoirs en euro, ses homologues en Thaïlande, en Malaisie ou au Vietnam, elles, ont peut-être déjà sauté le pas. “Ils ne comprennent pas bien comment fonctionne la zone euro et s’inquiètent”, rapporte-t-il.

Source: le Monde

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Un membre de la BCE accuse Merkel d’avoir “jeté de l’huile sur le feu”

L’Italien Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE, a accusé vendredi un “grand pays de la zone euro” d’avoir “jeté de l’huile sur le feu” en pleine crise grecque, dans une allusion claire à la chancelière allemande Angela Merkel.

“Dans un grand pays de la zone euro, on a pensé que l’on n’obtiendrait l’appui de l’opinion publique à une action rapide (pour renflouer la Grèce) qu’en dramatisant la situation, par exemple en disant que ‘l’euro est en danger’ ou en mentionnant la possibilité d’exclure un pays de la zone euro”, a déclaré M. Bini Smaghi au cours d’une conférence à Rabat, selon le texte du discours mis en ligne par la Banque centrale européenne. “Mais on n’a pas réalisé qu’en plein tumulte financier, ces paroles étaient comme jeter de l’huile sur le feu et ne pouvaient que faire augmenter le coût” du sauvetage, a-t-il ajouté.

La semaine dernière, la chancelière allemande, Angela Merkel, avait affirmé que “l’euro (était) en danger”. “Si l’euro échoue, alors l’Europe échoue”, avait-elle ajouté devant les parlementaires, en défendant le projet de loi sur la participation de l’Allemagne au plan européen de plusieurs centaines de milliards d’euros de soutien à la zone euro. Ses propos avait fait chuter les marchés, déjà affolés par les risques de contagion de la crise budgétaire grecque à la zone euro.

La chancelière allemande s’était également attirée les critiques de la ministre de l’économie française, Christine Lagarde. “Je ne crois absolument pas que l’euro soit en danger. L’euro est une devise solide, crédible, qui a assuré la stabilité de la zone pendant plus de dix ans”, avait-elle affirmé.

Source: le Monde

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Les structures bancaires invitées à se muer en banques spécialisées ou de développement

Les structures bancaires de la zone UEMOA devraient se muer en banques spécialisées ou de développement, pour un financement plus adéquat de l’activité économique dans cet espace, a suggéré le directeur du Centre de recherches économiques appliquées (CREA) Ibrahima Diop.

S’exprimant mercredi à l’occasion de la clôture du cinquième colloque BCEAO, universités et centres de recherches, il a indiqué que le taux de financement bancaire de l’activité économique demeure faible (19 %) au sein de la zone UEMOA, comparé à la Tunisie et au Maroc.

Sur cette base, un glissement des capacités des structures bancaires devrait s’opérer, pour faire de celles-ci des banques spécialisées ou de développement, comme cela s’est fait dans les pays émergents d’Asie notamment, a-t-il préconisé.

Le directeur du CREA a dans le même temps déploré ‘’les taux d’intérêt prohibitifs appliqués par les banques’’, tout en évoquant la nécessité de réduire leurs marges d’intérêts qui sont, selon lui, ‘’assez élevés’’.

Le président de l’université de Cocody Aké N’Gbo a lui estimé qu’il ‘’serait souhaitable’’ pour les structures bancaires de mettre à la disposition notamment des chercheurs des données trimestrielles et même mensuelles.

L’accent doit être, de plus, mise sur la cohérence interne ‘’et surtout externe’’ des résultats des recherches, c’est-à-dire ‘’la vraisemblance des résultats obtenus par rapport à la réalité’’.

M. N’Gbo a dit que les universitaires sont prêts à mener au profit de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) des études sur ‘’des sujets pointus’’ avec des implications portant sur la politique économique.

Prenant la parole, le gouverneur de la BCEAO Philippe Henri Dacourey-Tabley a réaffirmé son ‘’engagement à poursuivre et renforcer les actions entreprises’’ dans le cadre de la collaboration entre les universitaires et l’institution qu’il dirige.

Selon lui, ce colloque constitue une source d’encouragement pour continuer les actions de rapprochement avec le monde universitaire pour un enrichissement réciproque’’. Il s’est félicité de ‘’la forte participation des chercheurs de l’Union à la deuxième édition du prix Abdoulaye Fadiga, dont les résultats seront publiés très prochainement’’.

D’une durée de deux jours (25-26 mai), le cinquième colloque BCEAO, universités et centres de recherches avait pour thème : ‘’Quel secteur bancaire pour le financement des économies de l’Union ?’’.

Source: Aps

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STATISTIQUES SUR L’ALIMENTATION : Le système CountryStat lancé au Sénégal

Améliorer l’accès à des statistiques plus fiables sur l’alimentation, l’agriculture et la sécurité alimentaire au niveau national et sub-national, est l’objectif principal du Projet CountryStat Sénégal. C’est un système basé sur internet qui vient d’être lancé officiellement, hier, par le ministère de l’Agriculture et la Fao.

Le Projet CountryStat, un système d’informations statistiques en ligne sur l’alimentation et l’agriculture à l’échelle nationale et internationale, dont l’objectif est d’améliorer l’accès à des statistiques plus fiables sur l’alimentation, l’agriculture et la sécurité alimentaire au niveau national et sub-national, a été officiellement lancé hier par la Fao et le ministère de l’Agriculture. La cérémonie de lancement a eu lieu à Dakar sous la présidence du conseiller technique du ministre de l’Agriculture, Ndiobo Diène, du représentant de la Fao au Sénégal, Amadou Ouattara, du directeur de la Daps, Maïmouna Lô Gueye, et du directeur de la statistique au siège de la Fao.

CountryStat, financé par la Fondation Bill et Melinda Gates et exécuté par la Fao, est un système intégré pour les statistiques nationales sur l’alimentation et l’agriculture qui permet aux décideurs d’accéder aux statistiques de multiples secteurs thématiques (production, prix, commerce international, consommation, entre autres), en favorisant l’analyse, l’élaboration et le suivi de politiques informées dans le but d’éradiquer l’extrême pauvreté et la faim dans la monde.

Ce système, basé sur Faostat (bases de données mondiale sur l’agriculture de la Fao), facilite dans le cadre d’un partenariat plurisectoriel, l’harmonisation et la mise en commun des données statistiques provenant de multiples sources. Il utilise la plateforme Pc-Axis mise au point par les pays nordiques et utilisée par une cinquantaine de pays développés et en développement.

Il est développé par la Fao et exécuté par le ministère de l’Agriculture avec les institutions partenaires tels que les ministères et les autres structures de gestion des données statistiques, dont des directions de ministères de l’Economie et des Finances, de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Economie Maritime, de l‘Environnement et de la Protection de la Nature. Le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, Ndiobo Diène, a estimé que ce projet, après plusieurs mois de préparation, va entrer dans sa phase d’exécution au Sénégal sous la houlette de la Daps.

CountryStat est, selon le représentant de la Fao au Sénégal, Amadou Ouattara, conçu comme un guichet unique facilement accessible.

Pour sa part, la directrice de la Daps, Maïmouna Lô Gueye, a noté que le portail web qui vient d’être inauguré, est le fruit d’une collaboration sans faille de structures du public et du privé, dont l’Ansd, la Daps, la Dpee, le Centre de suivi écologique (Cse), la Direction de la gestion et de la planification et des ressources en eau (Dgpre), la direction des eaux, forêts, chasse et conservation des sols (Defccs), la Direction de l’élevage (Direl), la Direction des parcs nationaux (Dpn), l’Institut de recherches agricoles (Isra), la Direction de la protection des végétaux (Dpv), le Secrétariat exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (Se/Cns) et le Commissariat à la sécurité alimentaire.

Source: le Soleil

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M. YERIM THIOUB, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’ANAM : « Pour une sécurité optimale sur Aline Sitoé Diatta »

Directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), depuis juin 2009, M. Yérim Thioub a exercé les fonctions de directeur de la Marine marchande, de 2005 à 2009 et de directeur de la Protection et de la Surveillance des pêches, de 2001 à 2005, de Conseiller technique au ministre de la Pêche (1996-2001). Titulaire d’un Master of Sciences in Fleet Management obtenu à l’Université maritime internationale de Malmö (Suède), après avoir fréquenté le Centre supérieur des Transports maritimes et internationaux de Marseille (1979-1980), l’Ecole supérieure des Transports de Paris (1977-1979) et l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il révèle les innovations apportées en matière de sécurité sur la liaison maritime Dakar-Ziguinchor.

Lors de l’inauguration de la nouvelle gare maritime du Port de Dakar par M. le président de la République, il a insisté sur les questions de sécurité maritime. Quelles sont les dispositions prises à cet effet, notamment sur la liaison maritime Dakar-Ziguinchor ?

La décision de son Excellence M. le président de la République de confier la gestion du navire « Aline Sitoé Diatta » à des nationaux s’accompagne d’actes forts qui ont été posés. La gestion de la Cosema a été confiée à des professionnels sénégalais pour qui nous avons le plus respect ; ils sont dirigés par le commandant Seydou Diallo qui est des nôtres. Le navire est aujourd’hui à jour de tous ses titres de navigation et de sécurité, à l’exception de quelques ajustements peu significatifs. Le navire, en tant que navire de transport de passagers, est assujetti à un certain nombre de règles découlant de l’application de Conventions maritimes internationales en vigueur. C’est ainsi que, suite aux inspections annuelles, le permis de navigation, de même que le rôle d’équipage, ont été délivrés par l’Agence nationale des affaires maritimes au navire, attestant de sa conformité technique et de celle de l’équipage pour les différentes fonctions : pont, machines et service général.

Les différentes inspections effectuées par l’Anam ont également permis à cette dernière de délivrer au navire les certificats suivants : sécurité de construction, sécurité de navires à passagers, de sécurité des équipements, de gestion de la sécurité, de franc bord, de prévention de la pollution par les hydrocarbures, de prévention de la pollution par les eaux usées ; de sécurité radio et de fiche synoptique continue. Aujourd’hui le « ASD » est étroitement surveillé par nos services. Chaque mois, un inspecteur de la Navigation maritime de l’Anam voyage à bord du « ASD », à l’aller comme au retour, pour contrôler le comportement du navire et de ses équipements en matière de navigation maritime, celui de ses moteurs (pressions et températures, notamment), ainsi que celui de l’équipage.

Qu’est-ce qui a changé depuis le naufrage du « Joola » ?

Périodiquement, les données sur les chargements du « ASD » sont transmises par la Cosama à l’Anam, lui permettant de vérifier sur pièces. Ce sont des leçons que nous avons tirées du naufrage du « Joola ». A chaque voyage, à l’aller comme au retour, un pilote de rivière de l’Anam embarque à bord du « ASD » pour le conduire en toute sécurité dans le chenal navigable allant de l’embouchure à Ziguinchor. Sur la base des engagements pris avec la Coopération allemande, partenaire de l’Etat du Sénégal dans la construction du navire, deux nouveaux inspecteurs de la sécurité des navires vont être recrutés par l’Anam, en mai 2010, pour assurer une surveillance spécifique du « ASD » en matière de sécurité. En outre, l’Anam a pris des dispositions complémentaires pour sécuriser davantage l’environnement du ASD, notamment par le recrutement, en mai-juin 2010 toujours, d’un Officier de port et d’un (01) Maître de port pour Ziguinchor, d’une part et celui de trois nouveaux pilotes de rivière pour remédier à l’effectif du pilotage de rivière réduit, au gré des départs à la retraite à trois pilotes, d’autre part. Enfin, en prévision de la mise en service du site de Carabane, l’Anam a retenu d’y installer une petite capitainerie du port avec le personnel nécessaire dont un Maître de port et cinq lamaneurs. Chaque mois, un rapport sur la sécurité du navire est réalisé par mes services, que je répercute à ma tutelle, avec le ministre de l’Economie maritime, Khoureïchi Thiam. Mais cela ne suffit toujours pas. A chaque départ, l’armement Cosama nous envoie les plans de chargement. Cela nous permet de vérifier a posteriori les chargements effectués. Jusqu’à présent, tout se passe bien. On a cherché à atteindre l’optimum en matière de sécurité.

Source: le Soleil

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MALGRE LA CRISE : La Bad, une institution « forte » et fière de ses résultats

« Nous avons joué notre rôle. Nous avons plus que doublé le volume de nos opérations en 2009 », a déclaré hier le président de la Bad dans une sorte de passage en revue de l’action et de la santé de son institution.

C’est à un passage en revue des performances et ambitions de la Banque africaine de développement que s’est livré, hier, son président Donald Kaberuka. Ces résultats de la banque, a-t-il rappelé, ont été souvent obtenus dans un contexte difficile de crise. Les maux frappant l’économie mondiale comme les déficits record, la crise de la dette publique, les risques de bulles sur les grands marchés émergents sont sources d’incertitudes pour tous, « y compris l’Afrique », a dit Dr Kaberuka. La croissance a été interrompue momentanément, mais, depuis le troisième trimestre de 2009, les prix des matières premières ont rebondi, les perturbations des apports extérieurs ont été limitées, ajoute-t-il. A l’horizon, on entrevoit l’optimisme. Le taux de croissance économique sera de l’ordre de 5,5 % en 2010 et, ajoute Dr Kaberuka, peut-être de 1 % en 2011. « Ce taux est encore inférieur à ce qui est requis, mais il est encourageant. Des signes montrent qu’il faudra sans doute un peu de temps pour retrouver le taux de croissance record d’avant-crise, mais nous sommes sur la bonne voie », poursuit le président de la Bad.

Kaberuka : « nous avons joué notre rôle »

Dans ce contexte de « turbulences successives », la Bad a apporté une réponse contra-cyclique. « C’est ce que vous attendiez de nous. Nous avons joué notre rôle. Nous avons plus que doublé le volume de nos opérations en 2009, notre concours s’élevait à 12,6 milliards de dollars, contre 5,5 milliards l’année précédente », a révélé le président Kaberuka. Ainsi, la Bad a fourni des appuis budgétaires supplémentaires, financé le commerce et mis à disposition de la liquidité. « Notre guichet du secteur privé a comblé l’écart laissé par les promoteurs des principaux projets d’infrastructure. En apportant cet appui, nous avons fait montre de flexibilité, d’innovation et d’anticipation. Nous avons réduit considérablement notre temps de réaction. Le guichet Fad (Fonds africain de développement), à lui seul, a augmenté ses décaissements de 53 % en 2009 », a poursuivi Dr Kaberuka.

Le président lie cette réaction prompte de sa banque durant la crise à son « efficacité croissante ». La Bad, telle que décrite par son patron, se résume en une banque « forte », disposant de finances solides, d’opérations ciblées et efficaces et une institution en mutation. « Une Banque qui continue de jouir de sa note AAA que lui décernent toutes les grandes agences de notation, une Banque dont les trois guichets affichent, cette année encore, des résultats positifs, en dépit de la turbulence des marchés. Pour vous en convaincre, songez que, même au plus fort de la crise dans les systèmes financiers mondiaux, nous avons continué à avoir accès aux marchés des capitaux pour exécuter notre programme d’emprunt. C’est cette force financière qui nous permet de continuer à déployer efficacement notre bilan », s’est réjoui le président de la Bad. Grâce à ces bons résultats, la banque se permet, cette année, de déployer 165 millions de dollars prélevés sur le revenu net 2009 de 346 millions de dollars, pour soutenir certaines initiatives de développement, notamment par une contribution accrue au Fad.

Doublement du portefeuille du guichet Bad

Parmi les performances citées par Donald Kaberuka, il y a le doublement du portefeuille du guichet Bad qui est passé de 8,5 milliards de dollars à 15,6 milliards en quatre ans. Le Fad a vu ses approbations hausser de 68 % en quatre ans et l’encours de ses prêts doubler. Selon Donald Kaberuka, les actifs non performants de la Bad ont diminué de 62 % et ne représentent aujourd’hui que 4 % du portefeuille total des prêts. « Cette réduction est le fruit d’un suivi minutieux du portefeuille et de la mise en œuvre d’un mécanisme d’apurement des arriérés des Etats fragiles », a ajouté le président de la Bad. Les projections annoncées par Dr Kaberuka laissent espérer une manne de prêts d’environ 5,5 milliards de dollars par an, alors que l’encours des prises de participations atteindra 30,2 milliards de dollars en 2015. Concernant le Fad, l’encours total des prêts passera de 9,8 milliards de dollars à 16,5 milliards, cela en supposant un volume annuel de prêts de 3,6 milliards de dollars.

Lutter contre la corruption

Dans la même lancée, le président de la Bad ajoute : « nos opérations ne font pas que croître en volume ; ayant doublé en quatre ans, elles sont plus efficaces ». Disposer d’un portefeuille en croissance exige une gestion des risques, a fait savoir Donald Kaberuka. C’est la raison pour laquelle, en 2009, la Bad a fait évaluer ses systèmes et pratiques de gestion du risque. Disposé à respecter les engagements de la Bad avec l’augmentation de son capital, Dr Kaberuka a invité à lutter contre la corruption. La Bad, qui s’est dotée d’un nouveau département consacré à la corruption, compte prendre des mesures : « une entreprise exclue par l’une de nos institutions se verra automatiquement interdire l’obtention des marchés financés par d’autres institutions financières internationales », a averti le président Kaberuka.

Source: le Soleil

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ABDOULAYE DIOP, MINISTRE D’ETAT, MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES : « Le Sénégal a beaucoup tiré du guichet privé de la Bad pour financer des infrastructures »

Faisant le tour des relations existant entre la Banque africaine de développement (Bad) et le Sénégal, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, rappelle que notre pays a tout intérêt à continuer sa collaboration avec l’institution.

Quelle lecture faites-vous de l’augmentation du capital de la Banque africaine de développement du simple au triple ?

En fait, cette décision sera prise au cours de ces assemblées, demain (aujourd’hui). C’est une décision qui a été préparée depuis un certain nombre d’années, avec des réunions techniques non seulement entre pays membres de la Bad aussi bien membres régionaux que membres non régionaux, mais aussi avec tous les partenaires techniques et financiers de la banque. La Bad était arrivée à une situation assez difficile du fait de l’augmentation des besoins des pays. Il fallait, pour pouvoir répondre de manière efficace à cette demande de plus en plus importante, augmenter le capital. Nous avons jugé qu’une augmentation du triple devrait permettre de répondre positivement à la demande des pays. Parallèlement à cette augmentation du capital, il fallait aussi reconstituer le Fonds africain de développement (Fad) pour lequel il fallait mobiliser l’ensemble des partenaires financiers et techniques. Malheureusement, les membres non régionaux, qui participent à l’augmentation du capital, sont les mêmes qui doivent participer à la reconstitution du Fad, de telle sorte que la question de savoir lequel des deux privilégier s’est posée. Nous pensons que le Fad a son importance aussi. Concernant les pays les plus pauvres, qui n’ont pas accès au guichet Bad, on ne pouvait pas l’ignorer. Si on n’augmentait pas aussi le capital de la Bad, elle ne pourrait pas continuer à intervenir de manière efficace en Afrique. Nous avons mené en parallèle les deux procédures et nous arrivons à ce terme bien qu’il y ait quelques difficultés du côté de la reconstitution du Fad. Mais nous arrivons à la fin du processus, il faudrait adopter actuellement les résolutions pour ces deux décisions majeures.

Le Sénégal est sur une lancée de construction d’infrastructures. Quel bénéfice peut-il tirer de l’augmentation du capital de la Bad ?

Le Sénégal peut tirer beaucoup profit de la Bad en tant que pays qui émarge à ce fonds. Mais il a pu, au cours de ces dernières années, beaucoup tirer aussi du guichet privé de la Bad, notamment pour financer le port, le nouvel aéroport, l’autoroute à péage et aussi les centrales électriques. Nous sommes le premier pays de notre zone à avoir autant tiré au niveau du guichet privé de la Bad, suivi, bien sûr, du Cap-Vert. Nous avons tout intérêt à continuer à collaborer avec la Bad qui nous a apporté énormément et à tous les niveaux et dans tous les secteurs.

Quels sont les secteurs dans lesquels le Sénégal collabore activement avec la Bad actuellement ?

Pour les secteurs traditionnels (il y a) le financement de notre Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) notamment l’Education et la Santé, ainsi que d’autres secteurs économiques. La Bad intervient dans les infrastructures routières, dans le domaine de l’électricité aussi. La Bad accompagne beaucoup le secteur privé mais aussi le secteur public.

Elle accompagne l’Etat dans ses grands investissements comme les grands travaux. Globalement, je peux dire que la Bad nous aide de manière multiforme et multidimensionnelle dans tous les secteurs de la vie économique du pays.

C’est à nous de décider des orientations et enjeux du moment et de demander à la banque de participer. Donc, nous n’avons pas mis la Bad dans un secteur déterminé, elle est notre banque et nous pensons pouvoir la pousser à intervenir dans les secteurs que nous désirons promouvoir.

Source: le Soleil

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Le PAD sur les traces de Singapour

Par senegal-business.com Pendant la colonisation le Port de Singapour n’était rien d’autre qu’u vaste entrepôt pour les britanniques. Apres l’indépendance, il a continué d’être un entrepôt pour les pays voisins. Avec une grande ambition et des investissements massifs, le Port de Singapour est devenu un très grand Port. Il est même devenu le plus grand au monde car il a détrôné celui de Rotterdam. A suivre le discours de Bara Sady et les investissements colossaux investis au Port, on a l’impression qu’il a l’ambition de faire du PAD un autre Singapour. Ambition tout à fait réalisable pour deux raisons. Premièrement Dakar est aussi stratégique que Singapour dans les voies maritimes et le commerce international. Deuxièmement les marches financières réagissent favorablement au projet d’entreprise du Port. Un premier emprunt obligataire avait permis de réaliser de grands travaux comme la réhabilitation du Mole II, extension du terminal à containers, la plateforme de distribution, des entrepôts au Mali et la gare maritime. Le port vient de lancer un autre emprunt obligataire et le marché est entrain de répondre favorablement. « Il n’y point de bon vent pour celui qui ne sait pas naviguer » nous enseigne Sénèque, le grand sage. Si les marches et les investisseurs répondent aussi favorablement c’est qu’ils sont convaincus que le DG du Port sait où il veut mener sa barque. Le PAD est une double porte. Le port de Dakar est un outil essentiel pour reconnecter l’hinterland ouest africain à Dakar grâce aux corridors mais est la porte de sortie naturelle de l’hinterland vers le monde. L’ambition du PAD ne doit pas être de concurrencer Abidjan mais visons Singapour, ce qui fait à défaut de détrôner Singapour, nous serons au moins le plan port de Tanger au Cap.

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Blog de Yoro Dia

yoro dia

Wade, les perses et les Gaulois

Ce n’est pas par hasard si ce sont les perses (iraniens) qui ont inventé le jeu d’échec et les français les subtilités de la diplomatie moderne. L’affaire Clotilde Reiss est une sortie de jeu d’échec à Odéon. Les iraniens ont joué et gagné et le reste est digne d’une représentation à Odéon parce que chacun y a joué sa partition mais l’Iran a écrit le scenario et a distribué les rôles avec cette grande subtilité des perses. Wade a joué un rôle taille sur mesure de même Lula et Assad. Leur rôle a été simple : divertir le public et donner un cachet humanitaire à des négociations entre perses et Gaulois. La représentation est parfaite parce qu’elle avait été jouée dans les années 90. Le 18 juillet 1980, Anis Naccache tente d’assassiner Bathiar, le dernier Premier Ministre du Shah et le rate de peu. Il est condamné à perpétuité. Pour obtenir la libération des otages français au Liban détenus par une milice proche de Teharan, Mitterrand libère et amnistie Nacache le 27 juillet 90 qui s’installe à Teheran. Fin de l’acte 1. Leçon : Téhéran n’abandonne jamais ses soldats. Un an après, Ali Vakli Rad réussit là où Naccache avait échoué : assassiner Bathiar. Teheran ne pouvait pas faire moins pour lui qui a réussi que pour Naccache qui avait échoué. Ali Vakli Rad a été libéré en échange du retour de Clotilde Reiss comme les otages français au Liban les ont été en échange de la libération de Naccache. Fin de l’acte II. Leçon : le secret est vital pour de telles négociations du moins jusqu’à ce qu’on trouve un accord. Ce que les Français viennent d’accepter, les iraniens avaient demandé à Wade il y a six mois de le proposer à Paris. On se souvient alors des cris d’indignation de Kouchner rappelant la séparation de pouvoirs en France. Apparemment la raison d’Etat a été plus forte que les principes. Français et Iraniens ayant trouve un accord, il ne restait plus que la mise en scène et c’est en ce moment que Wade, Lula et Assad entrent en scène. Donc ils ont eu un rôle : celui que les français et les iraniens leur ont fait joue probablement à « l’insu de leur plein gré » comme aurait Richard Virenque. C’est la deuxième partie de jeu d’échec à trois entre l’Iran, la France et le Senegal puisque dans les années 90, Abdou Diouf avaient joue un grand rôle dans les négociations qui avaient abouti à la libération des otages du Liban mais il s’était gardé de revendiquer un quelconque rôle.

Senegal Airlines: Karim contre Wade

En inaugurant le bijou qu’est la gare maritime internationale, le Président Wade dans ce qui sera probablement un de ses meilleurs discours a fait l’éloge de l’expertise nationale. Wade a demande aux sénégalais à avoir confiance en eux même en donnant l’exemple de Cosama, la société qui a mis fin la tutelle maritime marocaine après le drame du Joola. Le fait d’avoir courageusement confié ce bateau à des sénégalais malgré le traumatisme du Joola est l’un des rares actes d’homme d’Etat posé par Wade. En refusant notre mise sous tutelle maritime et confiant le bateau au privé national Wade a sauvé notre orgueil national qui a failli être englouti par l’atlantique. Nul n’est prophète chez soi. La formule n’a jamais été aussi vraie. Au moment où Wade fait l’éloge de l’expertise nationale et nous invite à avoir confiance en nous même, Sénégal Airlines choisit un italien comme DG. Ce choix est d’autant plus inconvenable que le privé national détient 60 % des actions. On ne dit pas qu’un étranger ne doit pas diriger une société au Sénégal, cela n’aurait pas de sens par la compétence n’a pas de couleur, ni d’ethnie mais pour une compagnie nationale, la préférence nationale est naturelle. Imaginez Air France dirigé par un Anglais. Pour le cas de Senegal Airlines, la préférence nationale n’était même pas nécessaire parce qu ‘il ya une expertise nationale avérée. C’est tout de même anachronique de mettre un italien à la tete de Senegal Airlines au moment où le privé national fait ses preuves avec le bateau Aline Sitoe Diatta et la BNP reconnait l’expertise nationale en ramenant Amadaou kane à la Bicis. Avec Air Senegal International, on a l’impression que Wade « montre la lune, Karim regarde son petit doigt »

TFM : le prix de la pression

Il y a de quoi réserver en permanence une partie de ce bloc-notes à l’art qu’a l’Etat du Sénégal de s’enfermer dans des paris pascaliens à l’envers ( perdre à tous les coups). La gestion calamiteuse du dossier de TFM en est le dernier exemple. Youssou Ndour est convaincu et c’est vrai qu’il a eu sa licence non pas par le droit mais grâce à la pression. Donc les citoyens sont fondés à croire que la loi n’a pas de portée générale et que la pression est le seul langage que comprend ce gouvernement. Deuxièmement, il est evident que TFM ne se limitera pas à la culture. On connait le point faible du gouvernement : en cas de besoin on remet la pression. Donc l’Etat est allé à Canossa devant un citoyen. Ce qui sape gravement sa crédibilité et celle des institutions parce que le Président a démontré que la gestion des fréquences dépend de son bon vouloir ou de la pression qu’on peut lui imposer. Youssou Ndour a avec lui la jurisprudence 2stv qui est passée de thématique à généraliste mais aussi et surtout sa grande capacité de contourner le « gate keeping » par la pression. D’ailleurs le sage de Sebikotane m’avait donné l’épilogue naturel du conflit. Il me disait en substance l’Etat reculera parce que la démocratie est la loi du nombre et Youssou Ndour a les foules et donc la pression. « Les gens paient très cher pour aller voir Youssou Ndour et l’Etat mobilise les ndiaga ndiaye, des bus et distribue des tee-shirts pour faire venir les gens ». Youssou Ndour a les foules et c’est un immense pouvoir en démocratie. C’est ce que Bara Tall n’a pas encore. C’est pourquoi son problème tarde à trouver une solution.

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