Un accord entre Athènes et Bruxelles sur le versement d’une aide d’urgence d’une centaine de milliards d’euros en trois ans semble imminent en contrepartie de mesures sévères visant à réduire de 10 points en deux ans le déficit public grec.
La perspective d’un accord dans les prochains jours entre l’Eurogroupe et Athènes sur le paquet d’aide à la Grèce, en contrepartie de mesures d’austérité accrues, se précisait jeudi. Ce qui a provoqué un rebond de places boursières qui dévissaient chaque jour depuis le début de la semaine. Après que le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a affirmé que les négociations étaient «sur le point de s’achever», tandis qu’à Athènes commençaient à se préciser les détails du durcissement des conditions imposées à la Grèce. Les négociateurs du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne (BCE) auraient exigé, selon un syndicaliste s’adressant à la presse après une rencontre avec le Premier ministre grec, Georges Papandréou, que le déficit grec soit ramené des 14% constatés l’an dernier (alors que le plafond prévu par le pacte de stabilité de l’euro est de 3%) à 4% sur deux ans. Une réduction de 5 points par an, alors que, en février quand le déficit 2009 était encore estimé à 12%, le gouvernement grec n’avait pour objectif qu’une réduction de 4 points en 2010, puis de 3 points par an en 2011 et 2012.
Un «paquet de mesures extrêmement dures»
Pour réaliser ce nouvel objectif seraient prévues des économies budgétaires de 25 milliards d’euros, ainsi que, entre autres, un relèvement de la TVA de 1 à 2 points, la suppression des 13e et 14e mois dans le secteur public, une hausse à 4% par an, contre 2% actuellement, de la proportion d’employés pouvant être licenciés, et un gel pluriannuel des rémunérations dans le secteur public. Après cette rencontre avec les représentants des salariés et des employeurs, Georges Papandréou devait informer le conseil politique de son parti jeudi soir. Le secrétaire général du Syndicat de la fonction publique, qui a par ailleurs appelé à une grève générale mercredi prochain, a dénoncé un «paquet de mesures extrêmement dures qui vont à l’encontre du développement et qui vont conduire à la récession».
Avancer le sommet européen au 8 mai
De source bruxelloise, la Commission européenne pourrait présenter les détails de l’accord ce soir et convoquer un Conseil des ministres des Finances de la zone euro dans la foulée, samedi ou dimanche. Ce qui permettrait au plan d’être approuvé par un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, prévu a priori le 10 mai, au lendemain d’élections régionales délicates en Allemagne pour le gouvernement d’Angela Merkel, mais que la France avec d’autres Etats souhaiterait voir avancer au 8 au motif que chaque jour de perdu fournit des munitions à la spéculation. «Nous ne laisserons pas la spéculation déstabiliser tel ou tel pays européen», a d’ailleurs martelé Nicolas Sarkozy hier, en marge de sa visite à Pékin, disant la détermination de Paris à soutenir «l’euro et la Grèce», dont le plan de sauvetage est «crédible». Il a insisté sur «la parfaite entente entre l’Allemagne et la France» sur les moyens de résoudre la crise, c’est-à-dire à la fois sur les crédits à allouer et sur les efforts à demander aux Grecs. L’Elysée juge toutefois criminelle l’attitude des agences de notation financière. Après avoir été accusées de laxisme avant la faillite de Lehman Brothers, ces dernières provoquent actuellement des tempêtes boursières et financières à chaque dégradation de note de dette souveraine. Standard & Poor’s a ainsi dégradé de deux crans la dette grecque mardi, jusqu’à lui conférer le statut d’obligation pourrie (junk), ainsi que celle du Portugal et, mercredi, de l’Espagne.
Par ailleurs, les députés des principaux partis d’opposition allemands ont annoncé hier qu’ils approuveraient la loi sur le plan d’aide, présentée lundi prochain au Bundestag. Est ainsi levée une hypothèque sérieuse sur le plan, dont l’examen en procédure accélérée avait besoin du feu vert de l’opposition allemande. Anticipant de son côté sur une contagion à la dette portugaise des attaques spéculatives, le ministre portugais des Finances, Fernando Teixeira, a annoncé hier qu’il était prêt à appliquer, si nécessaire, plus tôt que prévu les mesures requises pour réduire le déficit public à 8,3 % du PIB.
Source: les Echos



Après le succès du Forum International sur la finance islamique dans l’UEMOA organisé par l’Institut Africain de Finance Islamique (AIIF-Advisory and Training) en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances les 11 et 12 janvier derniers, M. Mouhamadou lamine Mbacke PDG de l’Institut vise toujours l’excellence dans la continuité de ses activités de conseils et de formation.
Le représentant du Conseil d’administration de Afrximbank a déclaré que sa banque est disposée à soutenir les investisseurs sénégalais dans leurs différents projets. Depuis sa création en 1993, l’Afreximbank a traité en parent pauvre les industries sénégalaises. Seules trois d’entre elles ont pu bénéficier de financement de cette banque. Une situation que les autorités sénégalaises n’ont pas manqué de rappeler aux dirigeants de cette banque.
C’est fait depuis hier. L’Etat du Sénégal et le Groupe Saudi Bin Ladin ont signé une convention de partenariat et de cession d’actions d’un montant de 7 milliards en faveur de la Société africaine de raffinage(Sar). A terme, le groupe saoudien s’engage à injecter 250 milliards Cfa pour l’extension et la modernisation de la raffinerie. La cérémonie officielle de signature était présidée par le ministre d’Etat Karim Wade, en présence du Vice-président du Groupe Saudi Bin Ladin, Sheikh Saad Bin Mohammed Bin Ladin.
A côté du ministre malien de l’Agriculture Agatham Ag Alhassane qui a souligné la prééminence du secteur, dont il a étalé les énormes potentialités, autant que le Directeur général Mohamed El Kettani que le ministre Conseiller du Président Wade Habib Mbaye et le ministre marocain du Commerce extérieur Abdellatif Maâzouz ont insisté sur le financement du développement par les banques. Comme le président Wade les y avait déjà invitées lors de la deuxième édition de la concertation nationale sur le crédit. Mais pour cela, il faudra revoir en profondeur les cadres juridiques et judiciaires de même que l’environnement des affaires. Pour Habib Mbaye qui a souligné le paradoxe d’une surliquidité des banques alors que les besoins des Pme ne sont pas couverts, cela va de soi. Pour lui, Attijarriwafa bank y travaille en concertation avec les acteurs et le Forum répond justement à cette problématique, en ce qu’il permet d’échanger afin que tout le monde dispose des informations pertinentes sur ce qu’il appelle des niches potentielles insoupçonnées. Au chapitre des mesures concrètes, M. Mbaye a particulièrement insisté sur le relèvement du taux de bancarisation encore faible, le partage de l’information, la mobilisation des garanties et le dispositif d’appui et d’encadrement des Pme/PMI. Il cite, à cet égard, l’Agence d’encadrement des PME (Adepme) dont les missions ont été renforcées. F.S.
La Douane et l’Administration fiscale devront faire des efforts supplémentaires dans le recouvrement des sommes que l’Etat attend d’elles. Le Directeur général de la Douane a annoncé hier que c’est une mesure prise depuis Washington, où le ministre de l’Economie et des Finances prend part aux réunions conjointes annuelles de la Banque mondiale et du Fmi. Sans doute, faute d’avoir pu obtenir un engagement à augmenter le prix de l’électricité, les institutions de Bretton Woods veulent que l’Etat contourne la difficulté autrement, en trouvant ailleurs les recettes dont il a besoin. Malheureusement, la Douane qui met beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat, manque presque de tout.
Malgré les efforts consentis par les autorités depuis 2005 avec le soutien des bailleurs de fonds, qui se sont traduits par une légère hausse de 0,2 % entre 2008 et 2009 en milieu urbain, le secteur de l’assainissement rural rencontre encore des difficultés qui peuvent l’empêcher d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (Omd) de 2015 qui sont plafonnés à 78 %. En effet, le ministre de l’Assainissement et de l’Hygiène publique, Adama Sall, qui prenait part hier à la 4e Revue annuelle du Programme Eau et Assainissement du millénaire (Pepam) juge que la situation de l’assainissement dans ce milieu est assez mitigée. Situation qu’il explique, en grande partie, par un gap important de financement du sous-secteur. ‘Les besoins de financement additionnels sont évalués à 165 milliards de francs Cfa dont 109 milliards pour l’assainissement urbain et 56 milliards pour le l’assainissement rural’, déclare-t-il. Pour lui, depuis la fin du projet eau à long terme (Plt) en Juin 2009, avec ses composantes d’assainissement des quartiers périurbains de Dakar et de branchements sociaux à l’égouts, la majorité des financements mobilisés par l’Office national d’assainissement (Onas) dans le cadre du Pepam sont plutôt orientés vers la dépollution des eaux usées et marginalise l’amélioration du taux d’accès des populations proprement dit. Ce qui lui fait dire qu’il est ‘urgent de mobiliser sans tarder les ressources additionnelles nécessaires afin de doter les ménages urbains et ruraux de systèmes adéquats d’assainissement d’ici 2015’.
D’où vient cette crise ? A première vue, de la Grèce et de ses mensonges d’Etat. Quand, à l’automne 2009, le gouvernement du socialiste Georges Papandréou décide de faire la vérité sur le déficit budgétaire du pays – 12,7 % du produit interieur brut (PIB) et non 6% – les marchés perdent confiance.
La Convention révisée de Dakar a été signée hier à Libreville (Gabon) par les dix-huit pays membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). La cérémonie de signature de cette convention s’est déroulée sous la présidence du chef de l’Etat du Gabon, Ali Bongo, en présence des 18 ministres de tutelle de l’Agence, dont le ministre d’Etat Karim Wade
L’Etat se fera l’avocat des femmes commerçantes qui luttent pour la diminution des taux d’intérêt dans l’octroi de prêts par les institutions de microcrédit. C’est l’assurance donnée par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye au terme de sa rencontre avec le bureau de l’Afepes.
En marge des Assemblées du Printemps 2010 du Fonds Monétaire International et du Groupe de la Banque Mondiale, la délégation sénégalaise, conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop a tenu des réunions ponctuelles de travail avec différentes autorités du Fmi, de la Banque mondiale et du gouvernement américain.
Selon le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, il n’est pas question de supprimer dans le code du travail, les contrats à durée indéterminée ou de rendre possible la reconduction illimitée des contrats à durée déterminée. Un démenti à certaines informations selon lesquelles il y aurait un projet de loi portant modification du code du travail.

Dix jours après la plainte civile de la Securities and Exchange Commission (SEC), la commission d’enquête du Sénat a fustigé hier l’« éthique » de Goldman Sachs en l’accusant d’avoir engrangé des milliards de dollars de profits en pariant secrètement sur la crise du « subprime ».
La crise grecque s’est aggravée hier, avec une nouvelle dégradation de la dette à long terme du pays par S&P. Elle gagne les pays du sud de l’Europe. Les syndicats grecs appellent à une grève générale le 5 mai.


