Archive | April, 2010

La Grèce sommée de réduire son déficit de 10 points en deux ans

Un accord entre Athènes et Bruxelles sur le versement d’une aide d’urgence d’une centaine de milliards d’euros en trois ans semble imminent en contrepartie de mesures sévères visant à réduire de 10 points en deux ans le déficit public grec.

La perspective d’un accord dans les prochains jours entre l’Eurogroupe et Athènes sur le paquet d’aide à la Grèce, en contrepartie de mesures d’austérité accrues, se précisait jeudi. Ce qui a provoqué un rebond de places boursières qui dévissaient chaque jour depuis le début de la semaine. Après que le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a affirmé que les négociations étaient «sur le point de s’achever», tandis qu’à Athènes commençaient à se préciser les détails du durcissement des conditions imposées à la Grèce. Les négociateurs du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union européenne et de la Banque centrale européenne (BCE) auraient exigé, selon un syndicaliste s’adressant à la presse après une rencontre avec le Premier ministre grec, Georges Papandréou, que le déficit grec soit ramené des 14% constatés l’an dernier (alors que le plafond prévu par le pacte de stabilité de l’euro est de 3%) à 4% sur deux ans. Une réduction de 5 points par an, alors que, en février quand le déficit 2009 était encore estimé à 12%, le gouvernement grec n’avait pour objectif qu’une réduction de 4 points en 2010, puis de 3 points par an en 2011 et 2012.
Un «paquet de mesures extrêmement dures»

Pour réaliser ce nouvel objectif seraient prévues des économies budgétaires de 25 milliards d’euros, ainsi que, entre autres, un relèvement de la TVA de 1 à 2 points, la suppression des 13e et 14e mois dans le secteur public, une hausse à 4% par an, contre 2% actuellement, de la proportion d’employés pouvant être licenciés, et un gel pluriannuel des rémunérations dans le secteur public. Après cette rencontre avec les représentants des salariés et des employeurs, Georges Papandréou devait informer le conseil politique de son parti jeudi soir. Le secrétaire général du Syndicat de la fonction publique, qui a par ailleurs appelé à une grève générale mercredi prochain, a dénoncé un «paquet de mesures extrêmement dures qui vont à l’encontre du développement et qui vont conduire à la récession».
Avancer le sommet européen au 8 mai

De source bruxelloise, la Commission européenne pourrait présenter les détails de l’accord ce soir et convoquer un Conseil des ministres des Finances de la zone euro dans la foulée, samedi ou dimanche. Ce qui permettrait au plan d’être approuvé par un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, prévu a priori le 10 mai, au lendemain d’élections régionales délicates en Allemagne pour le gouvernement d’Angela Merkel, mais que la France avec d’autres Etats souhaiterait voir avancer au 8 au motif que chaque jour de perdu fournit des munitions à la spéculation. «Nous ne laisserons pas la spéculation déstabiliser tel ou tel pays européen», a d’ailleurs martelé Nicolas Sarkozy hier, en marge de sa visite à Pékin, disant la détermination de Paris à soutenir «l’euro et la Grèce», dont le plan de sauvetage est «crédible». Il a insisté sur «la parfaite entente entre l’Allemagne et la France» sur les moyens de résoudre la crise, c’est-à-dire à la fois sur les crédits à allouer et sur les efforts à demander aux Grecs. L’Elysée juge toutefois criminelle l’attitude des agences de notation financière. Après avoir été accusées de laxisme avant la faillite de Lehman Brothers, ces dernières provoquent actuellement des tempêtes boursières et financières à chaque dégradation de note de dette souveraine. Standard & Poor’s a ainsi dégradé de deux crans la dette grecque mardi, jusqu’à lui conférer le statut d’obligation pourrie (junk), ainsi que celle du Portugal et, mercredi, de l’Espagne.

Par ailleurs, les députés des principaux partis d’opposition allemands ont annoncé hier qu’ils approuveraient la loi sur le plan d’aide, présentée lundi prochain au Bundestag. Est ainsi levée une hypothèque sérieuse sur le plan, dont l’examen en procédure accélérée avait besoin du feu vert de l’opposition allemande. Anticipant de son côté sur une contagion à la dette portugaise des attaques spéculatives, le ministre portugais des Finances, Fernando Teixeira, a annoncé hier qu’il était prêt à appliquer, si nécessaire, plus tôt que prévu les mesures requises pour réduire le déficit public à 8,3 % du PIB.

Source: les Echos

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Finance Islamique : Une formation à Saly pour les décideurs de l’UEMOA

Après le succès du Forum International sur la finance islamique dans l’UEMOA organisé par l’Institut Africain de Finance Islamique (AIIF-Advisory and Training) en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances les 11 et 12 janvier derniers, M. Mouhamadou lamine Mbacke PDG de l’Institut vise toujours l’excellence dans la continuité de ses activités de conseils et de formation.

A cet effet, l’Institut organise du 17 au 22 Mai 2010 au Palm Beach à Saly, en partenariat avec le CIBAFI (le Conseil General des Banques et Institutions Financières Islamiques basé a Bahreïn, représentant plus de 120 Banques et Institutions Financières Islamiques a travers le monde) et le COFFIS (Conseil Français de la Finance Islamique), un séminaire de haut niveau en produits bancaires et assurances islamiques à l’intention des Directeurs Généraux des banques, des compagnies d’assurances, des Mutuelles de crédits, des institutions régulatrices de l’économie, et des Directeur financiers des sociétés publiques et privées dans l’espace UEMOA.

Ce séminaire (limité à 25 personnes maximum) sera animé par les meilleurs experts francophones du monde certifiés par CIBAFI à l’image de M. Mohamed Nouri (Expert International en produits bancaires islamiques basé à Paris) et de M. Mohamed Boulif (Expert international en Assurance Islamique (Takaful) basé à Bruxelles).

Cette formation ponctuelle en français sanctionnée par un diplôme de ‘Certified Islamic Banker’ ou Certified Islamic Insurer’, est cadrée par rapport aux besoins spécifiques de formation au niveau stratégique des banques, des compagnies d’assurances, des mutuelles de crédit, des sociétés publiques et privées et des institutions régulatrices de l’Economie (BCEAO, Ministère des Finances, etc….).

Selon M. Khadam Der, Directeur de la formation de l’Institut, ce séminaire pose les jalons d’une stratégie de formation ciblée de nos décideurs pour rattraper le retard de l’UEMOA en matière de finance islamique (moins de 1% de part de marché sur les 800 milliards de dollars que constitue le marché de la finance islamique dans le monde) dont la cause principale est le déficit d’expertise de nos decision-makers dans ce domaine.

Source: le Soleil

Contact : AIIF-Advisory & Training : 33 820 9558 / 77 679 1818/ 77 525 40 00

Email : lamine@aiifinance.com, lamine@mbackeconsulting.com

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FINANCEMENT DES PME SÉNÉGALAISES : Afreximbank prête à soutenir les investisseurs sénégalais

Le représentant du Conseil d’administration de Afrximbank a déclaré que sa banque est disposée à soutenir les investisseurs sénégalais dans leurs différents projets. Depuis sa création en 1993, l’Afreximbank a traité en parent pauvre les industries sénégalaises. Seules trois d’entre elles ont pu bénéficier de financement de cette banque. Une situation que les autorités sénégalaises n’ont pas manqué de rappeler aux dirigeants de cette banque.

Seules trois unités industrielles sénégalaises ont bénéficié de financement de la Banque africaine d’Import-Export autrement appelée Afreximbank. Et pourtant, le Sénégal fait partie des membres fondateurs de cette institution créée en octobre 1993 à Abuja, au Nigeria. Une « erreur » que le conseiller technique du ministre de l’Economie et de Finances, M. Amadou Ndiaye n’a pas manqué de souligner hier aux autorités d’Afreximbank à l’occasion des journées d’échanges que cette institution bancaire a entamé, depuis, avec les opérateurs sénégalais. « Le Sénégal (…) n’a malheureusement pas pu tirer grand profit des possibilités offertes par la banque », a indiqué M. Amadou Ndiaye aux responsables de ladite banque. Et M. Ndiaye de préciser que ces trois industries sénégalaises (dont la Sar et la Suneor) qui ont obtenu des financements de cette banque s’activent principalement dans la commercialisation des produits agricoles, dans le raffinage ou encore dans le conditionnement du lait en poudre.

Il en appelle donc à la correction de cette situation d’autant plus que, selon lui, le montant total des engagements approuvés par cette banque à la clôture de son exercice 2008 est d’environ 1,390 milliards Us, soit 12 fois le montant du capital entièrement libéré par la banque.

Pour le président de la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), Amadou Lamine Niang, le gouvernement du Sénégal et la Banque centrale ont fait des efforts pour permettre l’implantation de nouvelles banques. Des actions entreprises, selon lui, dans un contexte de crise.

« Mais cela ne suffit pas car il faut financer nos importations, nos exportations et nos relations commerciales à l’extérieur », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi, il a invité les autorités de cette banque à aider les Pme qui occupent 90% de l’économie sénégalaise. « Ce sont ces Pme qui ont besoin d’un soutien à l’import-export », a-t-il estimé.

Pour sa part, le représentant du Conseil d’administration d’Afreximbank, à cette rencontre de Dakar, M. Kofi Adamoh a magnifié les efforts du Sénégal à attirer les investisseurs étrangers. Une conception que sa structure partage bien avec le Sénégal. Selon lui, à l’heure actuelle, l’Europe et l’Asie ont réussi à développer des marchés d’exportation et être compétitifs. Et l’ambition d’Afreximbank est de réduire l’écart qu’il y a dans ce domaine entre l’Afrique et ces pays.

Il a rappelé aux investisseurs sénégalais que sa banque est disposée à les soutenir dans leurs différents projets. Il a ainsi tendu la main aux hommes d’affaires sénégalais pour une relance de l’économie nationale, mais aussi celle de l’Afrique toute entière.

Source: le Soleil

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ÉNERGIE : Saudi Bin Ladin prêt à injecter 250 milliards à la Sar

C’est fait depuis hier. L’Etat du Sénégal et le Groupe Saudi Bin Ladin ont signé une convention de partenariat et de cession d’actions d’un montant de 7 milliards en faveur de la Société africaine de raffinage(Sar). A terme, le groupe saoudien s’engage à injecter 250 milliards Cfa pour l’extension et la modernisation de la raffinerie. La cérémonie officielle de signature était présidée par le ministre d’Etat Karim Wade, en présence du Vice-président du Groupe Saudi Bin Ladin, Sheikh Saad Bin Mohammed Bin Ladin.

Le programme d’extension et de modernisation de la Sar (Pems) est en marche, selon le ministre d’Etat Karim Wade qui rappelle l’objectif de faire de cette société, un outil industriel rentable, au service de la sécurité et de l’approvisionnement en produits pétroliers du pays, mais aussi de la sous-région. Une fois les investissements du Groupe Saudi Bin Ladin réalisés, la capacité de production de la raffinerie de Mbao va passer de 1,2 à 3 millions de tonnes, voire 4 millions de tonnes par an. Ce qui permettra de traiter une plus grande variété de pétrole brut bon marché. Pour la réalisation d’un tel objectif qui devra assurer l’indépendance énergétique du Sénégal, le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, avait instruit le ministre de l’Energie Samuel Amète Sarr de trouver un partenaire stratégique pour financer ce programme prioritaire. En fait, poursuit le ministre d’Etat Karim Wade, la cérémonie d’hier est plutôt l’aboutissement d’une longue période de recherche de partenaires et de négociations au terme de laquelle, la compagnie pétrolière chimique et minière Petroleum Chimicals & Mining Company de la Saudi Bin Ladin Group détient 34% des actions de la Sar, qui seront portées à 51% une fois réalisées les études de faisabilité techniques et financières. L’Etat du Sénégal, par la voix du ministre d’Etat Karim Wade, exprime ses sincères remerciements au Groupe Saudi Bin Ladin, représenté par son vice-président S. E. Sheikh Saad Bin Mohammed Bin Ladin, pour l’intérêt et la confiance portés au Sénégal, en acceptant d’investir dans le sous-secteur des hydrocarbures. Pour sa part, le ministre en charge de l’énergie qualifie de « décision majeure » le geste du président Wade concernant l’augmentation des parts de l’Etat dans le capital de la raffinerie, au moment où les principaux actionnaires quittaient l’entreprise en laissant une ardoise de 85 milliards de francs Cfa. Les différentes décisions du gouvernement ont permis d’éviter la fermeture de la Sar et le licenciement de 250 chefs de familles, préservant ainsi une expérience sénégalaise de 46 ans de raffinage. Aujourd’hui, annonce Samuel Amète Sarr, le plus grand chantier de son département consiste à réviser tous les textes législatif et réglementaire qui régissent le sous-secteur avec la mise en place prochaine d’une autorité de régulation. Pour le Directeur général de la Sar, Carmelo Robert Sagna, ce contrat est une véritable « success story », une belle réussite pour l’Etat et l’entreprise. Quant au contrat de cessions d’actions, il a été signé entre le Directeur général de Petrosen, Djibril Kanouté, et son homologue de la division pétrochimie et mines du Groupe Saudi Bin Ladin.

Source: le Soleil

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Les banques appelées à financer l’économie

A côté du ministre malien de l’Agriculture Agatham Ag Alhassane qui a souligné la prééminence du secteur, dont il a étalé les énormes potentialités, autant que le Directeur général Mohamed El Kettani que le ministre Conseiller du Président Wade Habib Mbaye et le ministre marocain du Commerce extérieur Abdellatif Maâzouz ont insisté sur le financement du développement par les banques. Comme le président Wade les y avait déjà invitées lors de la deuxième édition de la concertation nationale sur le crédit. Mais pour cela, il faudra revoir en profondeur les cadres juridiques et judiciaires de même que l’environnement des affaires. Pour Habib Mbaye qui a souligné le paradoxe d’une surliquidité des banques alors que les besoins des Pme ne sont pas couverts, cela va de soi. Pour lui, Attijarriwafa bank y travaille en concertation avec les acteurs et le Forum répond justement à cette problématique, en ce qu’il permet d’échanger afin que tout le monde dispose des informations pertinentes sur ce qu’il appelle des niches potentielles insoupçonnées. Au chapitre des mesures concrètes, M. Mbaye a particulièrement insisté sur le relèvement du taux de bancarisation encore faible, le partage de l’information, la mobilisation des garanties et le dispositif d’appui et d’encadrement des Pme/PMI. Il cite, à cet égard, l’Agence d’encadrement des PME (Adepme) dont les missions ont été renforcées. F.S.

Infrastructure : Faire la route Cap-Skiring-Diembering – Le chef du gouvernement, Souleymane Ndéné Ndiaye, a demandé ce dimanche au Cap-Skiring, lors du colloque économique dans le cadre de Zig Fest 2010, au ministre d’Etat, ministre des infrastructures, Karim Wade, de faire la route Cap-Skiring-Diembéring. « J’ai dit au ministre d’Etat Karim qu’il y a une route qu’il faut absolument faire, celle qui va du Cap-Skiring à Diembéring ». Pour lui, faire cette route reviendrait à rendre hommage au regretté Laye Diop Diatta, un ancien baron du Parti démocratique sénégalais (Pds) qui a réussi à implanter le parti dans cette partie de la région de Ziguinchor. « Il faut faire cette route pour ce que représente, pour nous du Pds, Diembering et ce qu’a représenté notre frère Laye Diop Diatta. Et M. le ministre d’Etat, je vous demande de réaliser cette route », a dit le Premier ministre.

Source: le Soleil

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REVELATIONS DU DG DE LA DOUANE – Sur injonction du Fmi : L’Etat veut plus de recettes fiscales

La Douane et l’Administration fiscale devront faire des efforts supplémentaires dans le recouvrement des sommes que l’Etat attend d’elles. Le Directeur général de la Douane a annoncé hier que c’est une mesure prise depuis Washington, où le ministre de l’Economie et des Finances prend part aux réunions conjointes annuelles de la Banque mondiale et du Fmi. Sans doute, faute d’avoir pu obtenir un engagement à augmenter le prix de l’électricité, les institutions de Bretton Woods veulent que l’Etat contourne la difficulté autrement, en trouvant ailleurs les recettes dont il a besoin. Malheureusement, la Douane qui met beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat, manque presque de tout.

Amadou Mactar Cissé, le Directeur général de la douane, entamait hier par Diourbel sa tournée de prise de contact avec les unités en service dans les régions. Il en a profité pour annoncer à la presse les nouveaux objectifs de recettes qui viennent d’être fixés à ses services : «Pour 2009, c’est 431 milliards de recettes qui ont été réalisés. Pour 2010, le gouvernement du Sénégal attendait de l’Administration douanière 405 milliards. Mais, il y a deux heures, j’ai été informé que l’objectif vient d’être révisé à la hausse. Je l’ai appris en venant à Diourbel dans la voiture. Je n’ai même pas eu le temps d’en informer mes collaborateurs.» La décision a été prise depuis Washington Dc, au siège du Fonds monétaire international : «Nous avons une mission qui se trouve actuellement à Washington, au Fmi, en compagnie du ministre de l’Economie et des Finances. Ils viennent de conclure, et demandent que les Administrations fiscales, Impôts et Douane, fassent un effort supplémentaire de 30 milliards.» En d’autres termes, explique M. Cissé, «cela veut dire que nous allons avoir notre part. Peut-être 10, peut-être 15, je ne sais pas. Mais, mobiliser aujourd’hui 420, 450 milliards de francs Cfa, ce n’est pas une petite affaire. Donc, cela demande une mobilisation de tout le monde, et forcément, des populations».
Le patron des gabelous, qui faisait face à la presse à la gouvernance, n’a pas été avare en révélations.
Il a déclaré que ses services souffraient d’un déficit criard de matériel logistique. La preuve, le véhicule avec lequel il fait sa tournée a été pris en location auprès d’une société spécialisée. Son collaborateur, le patron de la zone nord, n’est pas mieux loti et pour cause. «A Saint-Louis, c’est le gouverneur qui a dépanné le directeur de la zone nord pour qu’il puisse suivre la tournée avec nous», indique Amadou Mactar Cissé.
Il explique que «la Douane a mis dans les caisses de l’Etat 431 milliards de francs Cfa en 2009, mais son budget de fonctionnement est de 700 millions de francs Cfa». Les choses étant ce qu’elles sont, et tenant compte des contraintes majeures dont souffrent les services des Douanes, une discrimination positive sera faite pour l’intérieur du pays et les affectations les plus reculées. Ainsi, expliquera Amadou Mactar Cissé, «il faudra parvenir à une allocation optimale des ressources. Nous sommes en train de réfléchir à un schéma qui permette vraiment cette allocation optimale du peu de ressources que nous avons, pour donner la priorité aux agents qui s’occupent de la surveillance, qui sont sur le terrain. Désormais, ces agents auront la priorité en ce qui concerne l’équipement des services des Douanes parce qu’ils sont éloignés du centre, de leur famille, et qu’ils travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. C’est normal que nous leur accordions la priorité, d’autant plus que chaque année, les objectifs de recettes sont revus à la hausse».
A partir de cette tournée, le Directeur général des Douanes souhaite opérer des ruptures dans la façon dont son Administration est jusqu’ici perçue par les populations. D’ailleurs, des résultats probants ont été obtenus, si l’on en croit ses déclarations. M. Cissé a renseigné que «des populations jusqu’ici réfractaires à la présence de la Douane demandent l’ouverture d’un poste et rechignent maintenant à pratiquer la fraude. Elles demandent qu’on dédouane des marchandises qu’elles ont achetées». Mais ceux qui s’attendaient à une ouverture d’un bureau des Douanes à Touba, où l’on note beaucoup de marchandises frauduleuses et une violation systématique de la réglementation sur les véhicules importés de plus de cinq ans d’âge, devraient encore prendre leur mal en patience.

Source: le Quotidien

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Financement de l’assainissement : Un gap de 165 milliards freine l’atteinte des Omd

Malgré les efforts consentis par les autorités depuis 2005 avec le soutien des bailleurs de fonds, qui se sont traduits par une légère hausse de 0,2 % entre 2008 et 2009 en milieu urbain, le secteur de l’assainissement rural rencontre encore des difficultés qui peuvent l’empêcher d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (Omd) de 2015 qui sont plafonnés à 78 %. En effet, le ministre de l’Assainissement et de l’Hygiène publique, Adama Sall, qui prenait part hier à la 4e Revue annuelle du Programme Eau et Assainissement du millénaire (Pepam) juge que la situation de l’assainissement dans ce milieu est assez mitigée. Situation qu’il explique, en grande partie, par un gap important de financement du sous-secteur. ‘Les besoins de financement additionnels sont évalués à 165 milliards de francs Cfa dont 109 milliards pour l’assainissement urbain et 56 milliards pour le l’assainissement rural’, déclare-t-il. Pour lui, depuis la fin du projet eau à long terme (Plt) en Juin 2009, avec ses composantes d’assainissement des quartiers périurbains de Dakar et de branchements sociaux à l’égouts, la majorité des financements mobilisés par l’Office national d’assainissement (Onas) dans le cadre du Pepam sont plutôt orientés vers la dépollution des eaux usées et marginalise l’amélioration du taux d’accès des populations proprement dit. Ce qui lui fait dire qu’il est ‘urgent de mobiliser sans tarder les ressources additionnelles nécessaires afin de doter les ménages urbains et ruraux de systèmes adéquats d’assainissement d’ici 2015’.

En outre, Adama Sall pense que cet effort de mobilisation de ressources doit aussi impérativement être accompagné par la prise en compte des besoins pressants de renouvellement de plus 400 kilomètres de réseaux d’eaux usées de Dakar devenus particulièrement vétustes et qui pose beaucoup de problème d’exploitation à l’Onas. Il affirme que le gouvernement du Sénégal a signé en 2008 un contrat de performances pour permettre un meilleur suivi des résultats du secteur afin de l’accompagner dans la consolidation de sa viabilité financière. Constatant les lacunes dans ledit contrat, le ministre estime qu’une intervention rapide de l’Etat est nécessaire pour permettre à la société de faire face à ses nombreuses obligations.

Le coordonnateur du Pepam, Mohammed Fadel Ndaw, pour sa part, estime malgré tout que compte tenu de la mobilisation des financements, 70 % des objectifs pourront être atteints en 2015 pour l’assainissement urbain et 40 % seulement pour l’assainissement rural. ‘C’est là qu’il faudra faire des efforts supplémentaires, mobiliser les financements et mettre les projets très rapidement à la disposition des populations’, lance-t-il.

Selon le rapport de cette 4e revue, les opérations dont les financements ont été mobilisés dans le cadre du Pepam constituent un portefeuille évalué à 352 milliards de francs Cfa mobilisé sur la période 2005-2009. Ce qui donne une moyenne globale de 70,4 milliards par an. La moyenne théorique attendue étant de 61,7 milliards sur la base des 617 milliards qui constituent le coût total du programme sur 10 ans. Ce portefeuille est constitué, en majorité, de prêts qui représentent 64,6 %, de dons à hauteur de 28,4 % et de ressources mobilisées par l’Etat qui se chiffrent à 6,7 % des financements globaux.

Source: Walf

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Questions sur la crise grecque : pourquoi, jusqu’où ?

D’où vient cette crise ? A première vue, de la Grèce et de ses mensonges d’Etat. Quand, à l’automne 2009, le gouvernement du socialiste Georges Papandréou décide de faire la vérité sur le déficit budgétaire du pays – 12,7 % du produit interieur brut (PIB) et non 6% – les marchés perdent confiance.

Les taux de la dette grecque grimpent, le pays emprunte à des coûts de plus en plus prohibitifs. “On assiste à une auto-intoxication des marchés”, indique Daniel Cohen, professeur d’économie à l’Ecole normale supérieure. La Grèce met surtout en évidence un nouveau développement de la crise lié à l’endettement colossal des Etats.

Pour l’économiste Steen Jakobsen chez Limus Capital, à Copenhague, la crise trouve aussi ses racines dans les failles de l’Union monétaire: “La zone euro est une maison qui a été construite sans fondations.” Selon lui, il manque “un ministère des finances européen”, qui ait la capacité de contrôle et de décision supranationale.

Pourquoi la crise s’aggrave ? Depuis l’automne, la crise grecque hante les marchés, inquiets des divisions des Européens et de leur lenteur à réagir. Mardi 27 avril, une étape supplémentaire a été franchie après que l’agence de notation Standard & Poor’s eut dégradé la note souveraine d’Athènes, la reléguant au rang d’”obligation pourrie”. Au même moment, le ministre grec des finances Georges Papaconstantinou, indique que la Grèce “ne peut pas emprunter” sur les marchés à ces taux. En clair, Athènes redoute de faire défaut.

La Grèce peut-elle faire faillite ? Si les fonds promis par les Européens et le Fonds monétaire international (FMI) sont débloqués à temps, le risque d’un défaut à court terme est écarté. Mais la question de la solvabilité de la Grèce à plus long terme (deux à cinq ans) reste posée. L’ampleur des déficits, conjuguée à l’absence de croissance et au programme d’austérité du gouvernement, augure des temps difficiles.

“La Grèce ne pourra pas, vraisemblablement, échapper à une restructuration de sa dette”, estime Bruno Cavalier, chef économiste chez Oddo. Nombre d’analystes préconisent à Athènes d’entamer volontairement des négociations avec ses créanciers pour rééchelonner ses échéances de remboursement. Mais cette initiative n’est pas sans danger, notamment pour certaines banques européennes qui risquent d’y perdre beaucoup.

Y-a-t-il un risque de contagion ? Les marchés ont le Portugal et l’Espagne en ligne de mire. Ils se concentrent sur les similitudes de ces deux pays avec la Grèce: des niveaux d’endettement public très élevés et une croissance en berne. Résultat, Lisbonne et Madrid sont à leur tour confrontés à une montée des taux d’intérêts. “Si la Grèce restructure sa dette, la pression ne fera que s’accentuer”, juge Anton Brender, économiste chez Dexia Asset Management. L’Italie et l’Irlande sont aussi susceptibles d’être fragilisées.

Pourquoi l’Allemagne rechigne-t-elle à secourir Athènes ? Pendant des mois, Berlin a freiné des quatre fers à l’idée de secourir un pays qui s’est délibérément joué des règles de la zone euro. “L’Allemagne a ce côté maître d’école qui cherche à discipliner la classe européenne”, note Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. D’autant que le pays a lui-même consenti de lourds efforts depuis la réunification pour regagner en compétitivité.

Angela Merkel tient compte de l’hostilité de son opinion publique alors que se profile une élection cruciale en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le 9 mai. La chancelière allemande redoute aussi les vélléités de certains ultra-orthodoxes prêts à déposer un recours devant la Cour constitutionnelleau prétexte qu’une aide à la Grèce contrevient au traité de Maastricht. “Si la Cour de Karlsruhe est saisie, cela risque de bloquer tout le processus d’intégration européenne, explique M. Broyer. M. Merkel le sait et se bat pour que le plan de sauvetage n’apparaisse pas comme une subvention.”

La Grèce peut-elle sortir de la zone euro ? Cette option a été suggérée par des députés allemands. L’idée? Un retour de la drachme avec une forte dévaluation à la clé qui permettrait de restaurer la compétitivité de l’économie grecque. Mais cette perspective reste théorique. D’abord, un tel scénario n’est pas prévu par les traités encadrant l’adhésion à la monnaie unique. Ensuite, les difficultés de la Grèce ne feraient que s’aggraver.

Avec une monnaie faible, le poids de l’endettement en euros deviendrait plus insupportable. Quant au système bancaire, il serait menacé d’effondrement. Les épargnants grecs s’empresseraient de retirer leurs avoirs des banques du pays. Celles-ci ne pourraient plus se refinancer auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Pour toute la zone euro, les suites seraient dramatiques.

Quelles erreurs ont été commises ? Dans cette crise, l’Europe semble avoir voulu gagner du temps. Promettant à chaque nouvel accès de fièvre des marchés, un nouveau sommet, une décision, un plan de sauvetage. “Les déclarations étaient fortes, mais cela restait des déclarations”, indique Natacha Valla, économiste chez Goldman Sachs.

“Les autorités européennes n’ont pas mesuré le coût de l’emballement des marchés, poursuit-elle. Or chaque journée de panique a un coût en terme de réputation et de crédibilité de la zone euro”. A cela se sont ajoutées des dissensions concernant l’intervention ou non du FMI, d’abord perçue comme une “humiliation” avant d’être jugée la bienvenue. De quoi alimenter la confusion.

Source: le Monde

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ASECNA : La convention de Dakar signée hier

La Convention révisée de Dakar a été signée hier à Libreville (Gabon) par les dix-huit pays membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna). La cérémonie de signature de cette convention s’est déroulée sous la présidence du chef de l’Etat du Gabon, Ali Bongo, en présence des 18 ministres de tutelle de l’Agence, dont le ministre d’Etat Karim Wade

La cérémonie de signature de la Convention révisée de Dakar s’est déroulée sous la présidence du chef de l’Etat du Gabon, Ali Bongo, en présence des 18 ministres de tutelle de l’Asecna, dont le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures, Karim Wade.

A cette occasion, le président Ali Bongo a indiqué qu’au « moment où l’aviation civile internationale est à l’heure des grands défis, il était nécessaire d’adapter l’Asecna à l’évolution du secteur aérien ». « La nouvelle Convention révisée de Dakar, qui réaffirme le principe de solidarité et la volonté d’aller de l’avant, malgré les turbulences, démontre que les Etats membres de l’agence veulent être des acteurs dans le monde de l’aviation civile », a dit M. Bongo. « Si tout ce travail d’adaptation n’était pas fait, l’Afrique courrait le risque d’être marginalisée », a affirmé le président gabonais, ajoutant que « les prémisses de cette marginalisation sont déjà là avec l’inscription, par l’Europe, de certaines compagnies africaines sur la liste noire du transport aérien ». Auparavant, le président du comité des ministres de tutelle, le ministre burkinabé des Transports, Me Gilbert G. Ouedraogo, avait rappelé que la signature de la Convention révisée de Dakar était « le couronnement d’un travail de dure labeur entrepris depuis juillet 2006 à Bamako, au Mali ».

Le ministre d’Etat Karim Wade a, pour sa part, salué la signature à Libreville de cette convention révisée de Dakar qui, selon lui, « ouvre pour l’agence une nouvelle ère de transparence, de bonne gouvernance et de modernité ».

Il s’est dit convaincu qu’avec la signature d’un tel document « l’Asecna saura remporter les défis qui se posent à elle pour les prochaines décennies ».

« Avec la désignation, en juillet prochain à Moroni (Comores), du prochain directeur général, l’Asecna pourra enfin entreprendre les reformes nécessaires, notamment la mise en œuvre des recommandations de l’audit comptable et financier décidé par les Etats membres’’, a-t-il déclaré.

Consolider l’existant tout en préparant le futur

Régie par la Convention de Dakar du 25 octobre 1974, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) exerce à titre principal, les activités communautaires prévues en son article 2 et à titre subsidiaire, de gérer les activités nationales au bénéfice des Etats membres pris individuellement ainsi que les Etats et organisations tiers. Depuis sa création, l’Asecna s’est toujours évertuée à consolider l’existant tout en préparant progressivement le futur.

En dépit des soubresauts qu’il a connus au cours de ces dernières années, l’Agence continue de veiller à la mission qui lui est dévolue dans la gestion de l’espace aérien en Afrique. L’Asecna est chargée de la conception, de la réalisation et de la gestion des installations et des services ayant pour objet, la transmission des messages techniques et des trafics, le guidage des aéronefs, le contrôle de la circulation aérienne, l’information en vol, la prévision et la transmission des informations dans le domaine météorologique aussi bien pour la circulation en route que pour l’approche et l’atterrissage sur les aérodromes communautaires. Dans son rayonnement, l’Asecna déploie des efforts constants pour établir et consolider les relations de coopérations avec les organismes nationaux ou internationaux œuvrant dans le domaine de la sécurité de la navigation aérienne dans notre région. Mais elle a connu par moment quelques perturbations. On se souvient du feuilleton que le ministre sénégalais des Transports terrestres et aériens, M. Farba Senghor, avait eu en son temps à dérouler avec la direction régionale de la boîte à Dakar. En effet, le 12 mai 2008, Farba Senghor engage une bataille avec la boîte et déclare le retrait définitif du Sénégal de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar. Ce fut le début d’un feuilleton qui embrasera toutes les composantes de la boîte. Le ministre avait évoqué à l’époque, entre autres raisons, la nécessité de fournir un service de qualité soutenu par des équipements de pointe. Il profitait de l’occasion pour déclarer en marge d’une rencontre tenue avec le syndicat des travailleurs de la boîte, le retrait définitif du Sénégal. Le Sénégal, disait le ministre des Transports aériens, a décidé de relever le défi afin de continuer à mériter la confiance des usagers du ciel africain et de la communauté de l’aviation civile international en reprenant la gestion de son espace aérien ». En effet, au-delà du déficit d’équipements et d’infrastructures évoqué par le ministère de tutelle, il a été également soulevé la question de la gestion des finances de l’Agence notamment les fonds récoltés dans le cadre du Fir (Fly Information region) ou bien (Région d’information en vol) qui, selon certaines sources, engendraient un pactole d’environ 20 milliards de franc Cfa qui devrait revenir au Sénégal. Cela avait suscité une vive polémique entre la tutelle, l’Agence et le syndicat des travailleurs. Le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’Asecna, M. Seydou Diémé, avait déploré en son temps, la décision du gouvernement sénégalais et mis en doute les capacités de notre pays à gérer son espace aérien. Cet épisode connaîtra son épilogue avec la nomination d’un nouveau ministre à la tête des transports aériens en la personne du ministre d’Etat, Habib Sy. Ce dernier, contrairement à son prédécesseur, revoit sur instruction du chef de l’Etat, la copie de la tutelle. Et le ciel se dégage à nouveau pour l’Asecna. Cette agence dont le siège se trouve à Dakar, continue encore son chemin en dépit des difficultés que connaît le transport aérien. En 2003 par exemple, l’Asecna avait engrangé un excédant de six milliards de francs Cfa. Elle continue de bénéficier de la confiance des institutions financières et des partenaires telles que la Banque ouest-africaine de développement, de la Banque européenne d’investissement et de l’Agence française de développement. L’Asecna, grâce à des appels d’offres internationaux, a pu bénéficier d’une réduction de plus de 30% sur le prix d’achat de nombreux équipements. Avec la nouvelle convention que les Etats membres viennent de ratifier à Libreville, l’Asecna entreprendra sans nul doute un envol plus sûr dans un ciel beaucoup plus brillant.

Source: le Soleil

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MICROCREDIT : Le gouvernement s’engage à faire diminuer les taux d’intérêt

L’Etat se fera l’avocat des femmes commerçantes qui luttent pour la diminution des taux d’intérêt dans l’octroi de prêts par les institutions de microcrédit. C’est l’assurance donnée par le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye au terme de sa rencontre avec le bureau de l’Afepes.

Les femmes sénégalaises, qui s’activent dans le domaine du microcrédit, peuvent espérer des allégements dans les taux d’intérêt fixés par les institutions. C’est du moins la conviction du Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye qui a soutenu que son gouvernement fera tout dans ce sens. « Le gouvernement va tout faire pour que les institutions de microcrédit puissent appliquer à ces femmes des taux d’intérêt qui puissent leur permettre de faire du commerce et de rembourser », a dit, lundi, le chef du gouvernement au terme de sa rencontre avec le bureau de l’Association des femmes pour la promotion de l’entreprenariat sénégalais (Afepes).

Cela a été une réponse du chef du gouvernement à une préoccupation de cette structure qui considère que les taux d’intérêt, fixés aux femmes commerçantes, sont « trop élevés ».

Toutefois, a expliqué le Premier ministre, « ces institutions de microcrédit sont obligées de fixer un certain taux pour espérer continuer à fonctionner ». La participation de ces femmes aux foires a aussi été passée au peigne fin durant cette rencontre. Et selon le chef du gouvernement, si ces femmes commerçantes rencontrent autant de difficultés lors de ces rencontres commerciales, c’est parce qu’elles ne disposent pas de la documentation nécessaire et n’ont pas toujours le calendrier de ces foires. Les femmes de l’Afepes l’ont d’ailleurs appris à leurs dépens au Mali et ont été contraintes à payer des droits de douanes « assez élevés » avant que leurs marchandises ne soient libérées. Le gouvernement, en ce qui le concerne, a promis d’examiner toutes ces questions liées au microcrédit et à la participation aux foires des femmes commerçantes. C’est pourquoi, rendez-vous est donné à l’Afepes dans six mois.

Source: le Soleil

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ASSEMBLÉES DU PRINTEMPS 2010 : La délégation sénégalaise reçue par le Fmi et la Banque mondiale

En marge des Assemblées du Printemps 2010 du Fonds Monétaire International et du Groupe de la Banque Mondiale, la délégation sénégalaise, conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop a tenu des réunions ponctuelles de travail avec différentes autorités du Fmi, de la Banque mondiale et du gouvernement américain.

Les membres de la délégation sénégalaise, composée des techniciens du ministère de l’Economie, du conseiller du président de la République en charge des questions économiques, Mme Gnouka Diouf Touré, du directeur national de la Bceao, Mme Fatoumata Zahra Diop et de l’ambassadeur du Sénégal aux Etats Unis, Mme Fatou Danielle Diagne, ont rencontré, entre autres personnalités, la vice-présidente de la Multilateral investisment guarantee Agency (Miga) qui a promis de donner suite aux sollicitations du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des finances, proposant à la Miga de faire abriter son siège africain à Dakar, le Sous secrétaire d’Etat aux affaires économiques, énergétiques et agricoles, M. Robert D. Hormats, la haute direction de la Sfi qui a promis d’appuyer le Sénégal dans le cadre de la mise en œuvre d’une centrale hydroélectrique concernant les trois pays de l’Omvs et la vice présidente de la Banque Mondiale pour l’Afrique, Mme Obiageli Katryn Ezekwesili qui, après avoir salué tous les résultats économiques obtenus au Sénégal, a fait part de ses inquiètudes relatives à la relance du secteur énergétique.

Le ministre d’Etat a rappelé les efforts qui sont entrain d’être faits dans ce domaine et a promis une meilleure gestion suite au découplage des activités de la Senelec. Il a également promis de mettre en œuvre les exigences de la Banque mondiale dans ce secteur, et de trouver, sous l’impulsion du chef de l’Etat, des solutions aux différentes inquiétudes de la Banque mondiale. Après les assurances du Chef de la délégation sénégalaise, la vice-présidente s’est dit disposée à continuer à appuyer le Sénégal dans ce domaine mais a toutefois exhorté le Gouvernement à mettre en place des mecanismes pour rendre la Senelec moins deficitaire.

Le directeur général adjoint du Fmi, M. Morulo Portugal, a, en présence du représentant résident du Fmi au Sénégal et du chef de mission, salué les réformes entreprises au niveau national et le respect des engagements et a promis de continuer à appuyer le Sénégal.

Quant au vice-président du Mcc, il a annoncé la signature du Mcc à Dakar à la fin du mois de juillet et a dit toute la disposition du gouvernement américain à aller au bout de ses ambitions pour le Sénégal dans le cadre de ce projet. Le ministre d’Etat a rappelé à toutes les étapes des réunions, les différentes politiques mises en œuvre au niveau national par le gouvernement pour le développement économique et social. Il a fait part lors de ses interventions, des différentes mesures prises pour assainir le cadre macroéconomique ces dernières années avec la mise en œuvre des axes stratégiques du Dsrp pour l’atteinte des Omd, la Sca, la construction de l’aéroport Blaise Diagne de Diass et de l’autoroute à péage qui sont deux infrastructures indispensables au développement national. Il a sollicité l’appui des bailleurs pour la poursuite de l’autoroute jusqu’à l’aéroport de Diass.

Source: le Soleil

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SOULEYMANE NDENE NDIAYE RASSURE : « Il n’y a pas de projet de loi déposé ou préparé en vue de modifier le Code du travail »

Selon le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, il n’est pas question de supprimer dans le code du travail, les contrats à durée indéterminée ou de rendre possible la reconduction illimitée des contrats à durée déterminée. Un démenti à certaines informations selon lesquelles il y aurait un projet de loi portant modification du code du travail.

Le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a assuré, hier à Dakar, qu’il n’y a aucun projet de loi déposé ou préparé en vue de modifier le code du travail, allant notamment dans le sens de donner un caractère illimité aux contrats à durée déterminée. « Ceux qui pensent que le gouvernement a déposé un projet de loi pour modifier les dispositions du Code du travail sur le contrat à durée déterminée (CDD) se trompent. Ce projet de loi n’existe pas, il n’y a pas de projet de loi déposé ou préparé en vue de modifier le code du travail », a déclaré M. Ndiaye. S’exprimant en marge de la cérémonie officielle de lancement du forum école-entreprise du Groupe SupdeCo, le chef du gouvernement a expliqué que c’est que le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail, de l’Emploi et des Organisations professionnelles, Diacaria Diaw, qui a « entrepris des discussions avec les partenaires que sont les employeurs et les travailleurs dans la perspective de rendre l’emploi flexible ». « Comme vous le savez, les jeunes qui sortent des écoles ainsi que toutes les personnes qui sont sur le marché de l’emploi, qu’ils aient ou non des diplômes, et prétendent occuper un poste, ont le droit de trouver un travail. Le droit au travail est consacré par la Constitution et donc, nous Etat, nous avons le devoir et l’obligation de trouver du travail à toutes les personnes qui le demandent », a-t-il poursuivi.

Souleymane Ndéné Ndiaye a ajouté : « c’est dans cette perspective que le ministre d’Etat, sur mes instructions, a ouvert des concertations pour voir ce qu’il faut faire au mieux pour permettre à ces milliers de demandeurs d’emploi de trouver un emploi ».

Des voix se sont élevées dans l’opinion, notamment dans les syndicats, pour désapprouver toute tentative de réforme du Code du travail faisant en sorte que les CDD soient possibles de façon illimitée. « Il ne s’agit pas pour nous de fragiliser l’emploi, il ne s’agit pas pour nous de précariser l’emploi, il ne s’agit pas non plus de supprimer les contrats à durée indéterminée, nous n’avons jamais pensé supprimer les CDI dans le Code du travail », a affirmé le Premier ministre. En ouvrant ces discussions, le gouvernement cherche à trouver des solutions permettant de faire venir « les investisseurs au Sénégal » et « créer les conditions de l’ouverture de notre pays à ces investisseurs ». « Des concertations sont ouvertes mais le gouvernement n’envisage pas du tout de précariser l’emploi. Mais le gouvernement a aussi le devoir de promouvoir l’emploi, de réfléchir à une meilleure stratégie pour permettre à nos jeunes de trouver de l’emploi », a-t-il précisé.

Selon Souleymane Ndéné Ndiaye, « il faut rendre flexible l’emploi et permettre aux employeurs de créer des emplois sans précariser l’emploi ». « Nous n’envisageons pas d’enlever toutes les garanties qui se trouvent dans le Code du travail et qui protègent les travailleurs, nous n’envisageons pas du tout de fragiliser les travailleurs », a-t-il assuré. « Le gouvernement est le meilleur protecteur du travailleur, parce que c’est le gouvernement qui créé les conditions de la création des emplois, a-t-il poursuivi. Le gouvernement ne peut fragiliser l’emploi et exposer le Sénégal à des prédateurs pour que les gens puissent pérenniser les CDD. » « Il ne faut pas que les gens fassent la confusion pour nous faire dire ou faire croire que le gouvernement est en train de supprimer les CDD ou qu’il est en train de créer les conditions pour une pérennisation des CDD », a-t-il dit. « Nous avons le droit quand même, à un moment donné, dans notre pays, de nous mettre autour d’une table, les personnes concernées, les travailleurs et les employeurs, de discuter sur la meilleure formule possible pour nos concitoyens de prétendre à des emplois. Je pense que ce que nous voulons est légitime », a-t-il conclu.

Source: Aps

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Le potentiel rizicole changera les équilibres du marché sous-régional


La réalisation du potentiel rizicole sénégalais pourrait changer les équilibres entre productions locales et quantités importées sur les marchés du bassin ouest africain, selon une étude qui évoque en même temps le rôle ‘’leader’’ de Dakar sur le marché du riz importé.

Selon l’étude portant sur le ‘’Commerce transfrontalier et sécurité alimentaire au bassin ouest africain’’, dont copie à été transmise mercredi à l’APS ‘’la capitale sénégalaise constitue le marché leader de l’espace pour le riz importé et fonctionne de façon plutôt efficace en temps normal’’.

Officiellement, le Sénégal importe plus de 600.000 tonnes de riz chaque année pour les besoins de la consommation locale. La production locale peine à assurer les besoins des consommateurs, en dépit des productions record de ces deux dernières années estimées à près de 500.000 tonnes

Le rapport conjointement rédigé par le CILSS, la FAO, le FEWS NET, PAM et les systèmes d’information des marchés couverts (Sénégal Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie,) fait état d’un bon approvisionnement du marché sénégalais.

‘’La continuité des flux longs en provenance de la forêt pour les produits tropicaux, et du bassin arachidier et de l’est pour les céréales, favorisent l’accès alimentaire des ménages sénégalais, en particulier dans les zones centrales’’, indique notamment le document.

En revanche, les marchés des zones périphériques de la capitale sont moins performants et pourront moins bien répondre à un choc éventuel, mentionne l’étude.

Par ailleurs, l’enquête table sur un changement des équilibres entre productions locales et quantités importées dans les marchés du bassin ouest africain à travers la réalisation du potentiel rizicole sénégalais.

’’La filière arachidière du pays joue également un rôle moteur dans la sécurité alimentaire des producteurs nationaux mais aussi des producteurs Gambiens et Bissau guinéens qui dépendent des débouchés qu’offre le pays’’, mentionne le document.

Le commerce transfrontalier représente une opportunité pour les consommateurs. Les opérateurs ont su mettre en place des stratégies commerciales à l’échelle sous régionale pour répondre à la forte demande du marché sénégalais, fait valoir la même source

Source: Aps

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INTERPELLÉ PAR LE SOUS-SECRETAIRE D’ETAT AUX AFFAIRES ECONOMIQUES SUR LES COMPETENCES DU MINISTERE DE LA COOPÉRATION Abdoulaye Diop dédouane Karim à Washington, la Banque mondiale menace et se calme


Rencontrant le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances à Washington, la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique a demandé une hausse du coût de l’électricité. Menaçant, si tel n’était pas le cas, de suspendre les financements de la Senelec. Abdoulaye Diop lui a affirmé que Wade écartait systématiquement cette éventualité, appréhendant des menaces de troubles en cas de hausse. Ce qui a fait revenir Obiageli Ezekwesili à de meilleurs sentiments. Quant au sous-secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, Robert Homak, il s’est interrogé sur les compétences, jadis détenues par le ministre de l’Economie et des Finances, transférées depuis à Karim Wade. Après avoir précisé à ses interlocuteurs que le ministre de la Coopération gérait uniquement l’Asie, le Moyen-Orient et l’Inde, Abdoulaye Diop, parlant de bonne gouvernance, a d’ailleurs cité en exemple la création au sein du ministère de Karim d’un comité de veille.

Le voile continue de se lever autour de la visite à Washington du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, accompagné pour l’occasion d’une délégation composée, entre autres, de Madame Niouka Diouf, conseiller du président de la République chargé des Affaires économiques. Le moins que l’on puisse dire est que l’argentier de l’Etat n’est pas du genre à se laisser tordre le bras. La preuve par la rencontre qu’il a eue le samedi 24 avril avec la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique Obiageli Ezekwesili, en présence du Directeur général adjoint du Fonds monétaire international. Une réunion à laquelle a pris part la directrice de l’agence Bceao, Fatoumata Zahra Diop, l’ambassadeur du Sénégal, Fatou Danielle Diagne, le directeur de la dette et de l’investissement, le directeur de la coopération économique…

La Banque mondiale menace, Abdoulaye Diop écarte une hausse du prix de l’électricité
Selon des sources autorisées, la vice-présidente de la Banque mondiale a demandé au ministre de l’Economie et des Finances de faire tout son possible pour que la Senelec d’appliquer la vérité des prix en augmentant le coût de l’électricité. Menaçant d’ailleurs, si cela ne se faisait pas, de suspendre le financement que la Banque mondiale accorde à la Senelec. Niet catégorique du ministre des Finances, qui a fait savoir à son interlocutrice que le Chef de l’Etat s’opposait catégoriquement à cette éventualité. Mieux, Abdoulaye Diop a ajouté que pour rendre plus efficace Senelec, le gouvernement n’avait pas besoin d’augmenter le coût de l’électricité ; surtout que, selon lui, cela risque d’accoucher des émeutes. Aussi, Diop a-t-il rappelé la « révolte » des Imams qui s’étaient réunis en collectif à la suite de la dernière hausse. Pour lui, les populations souffrent déjà de la cherté de la vie. « Nous ne pourrons pas expliquer une hausse aux populations », a-t-il martelé, avant que la vice-Présidente de la Banque mondiale ne revienne à de meilleurs sentiments. D’ailleurs, comme l’affirmait le ministre de l’Energie au Conseil économique et social, le ministre des Finances a ajouté que cette hausse ne se justifiait pas si le prix du baril n’atteignait pas les 90 dollars. Auparavant, Abdoulaye Diop l’aura informée de tous les efforts faits dans le cadre de la recapitalisation de Senelec.

Cela dit, la vice-présidente de la Banque mondiale s’est félicitée des efforts du Sénégal, notamment avec le nouveau code des marchés. Abdoulaye Diop de préciser que le code a été noté avec les mêmes points que celui des pays développés, y compris les Etats-Unis. Le Dga du Fmi a salué les efforts du Sénégal dans le paiement de la dette intérieure et le règlement de la dette causée par les dépenses extra budgétaires.

Le ministre d’Etat dédouane Karim

L’autre rencontre, c’est celle que le ministre d’Etat a eue avec le sous-secrétaire d’Etat aux Affaires économiques, Robert Homak. Selon des sources très sûres, ce proche d’Hilary Clinton a interpellé le ministre d’Etat sur les informations selon lesquelles la Coopération lui avait été retirée au profit du fils du Président. L’occasion pour Abdoulaye Diop de faire des précisions à son interlocuteur. Aussi, le ministre des Finances a expliqué au sous-secrétaire d’Etat que Karim Wade ne s’occupait que de la coopération avec les pays du Moyen-Orient, de l’Asie et de l’Inde. Et que pour les autres pays, c’était lui. Le ministre des Finances de préciser que ceci ne saurait être considéré comme un « délestage » de ses compétences puisqu’il a toujours son mot à dire. Le sous-secrétaire d’Etat a aussi abordé la question de la transparence dans les marchés publics en se félicitant des efforts du Sénégal, notamment à travers l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp). Abdoulaye Diop, prenant la balle aux rebonds, de lui faire remarquer d’ailleurs que le même Karim Wade a instauré une nouveauté sur laquelle devraient s’inspirer les autres ministres, à savoir la création au Ministère de la Coopération internationale d’un Comité de bonne gouvernance dans la passation des marchés publics.

Pas de pitié pour les « blanchisseurs » d’argent

Le sous-secrétaire d’Etat, tout en se félicitant du travail de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, a dit espérer que ceux qui ont été impliqués ne bénéficieraient pas de protection. Sur ce point précis, Abdoulaye Diop s’est voulu très ferme. Après avoir expliqué que le Sénégal est l’un des premiers pays de la sous-région à se doter d’une Centif, avec le Niger, il a ajouté que Wade, au contraire, est décidé à lutter contre ce fléau. Et que tous les coupables avérés de blanchiment d’argent seront traqués, arrêtés et jugés conformément à la loi sénégalaise. Le ministre des Finances de soutenir que l’Exécutif n’interviendra pas dans le traitement judiciaire des dossiers. Par ailleurs, le Fmi a promis un appui technique au Directeur général des Impôts et Domaine, Amadou Bâ, dans le cadre de la modernisation du Fisc.

Source: Las

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Le Sénat accuse Goldman Sachs d’avoir alimenté la bulle immobilière

Dix jours après la plainte civile de la Securities and Exchange Commission (SEC), la commission d’enquête du Sénat a fustigé hier l’« éthique » de Goldman Sachs en l’accusant d’avoir engrangé des milliards de dollars de profits en pariant secrètement sur la crise du « subprime ».

Too big to fail, but not too big to go to jail ! » (Trop gros pour faire faillite, mais pas trop gros pour aller en prison). Quatre pseudobagnards en costumes rayés ont accueilli hier les dirigeants de Goldman Sachs par ce slogan dans la salle d’audition du Sénat. Dix jours après l’annonce de la plainte civile pour fraude déposée par la Securities and Exchange Commission (SEC) le 16 avril, Lloyd Blankfein est monté hier sur le Capitole pour essuyer le tir nourri du Permanent Subcommittee on Investigations du Sénat, en compagnie du Français Fabrice Tourre, trente et un ans -, l’unique trader de la firme directement incriminé dans l’affaire des CDO (« collateralized debt obligations) » Abacus -et de plusieurs autres anciens traders vedettes de Goldman Sachs : Joshua Birnbaum ou Michael Swenson… Une véritable « douche froide » pour les dirigeants de la banque clairement accusée par la commission d’avoir engrangé des « milliards de profits » en pariant secrètement sur la crise du « subprime » dès janvier 2007, sur le dos de ses clients investisseurs.
Violent réquisitoire

« Les documents de Goldman montrent clairement que la banque pariait lourdement contre le marché immobilier en 2007, alors même qu’elle vendait des investissements sur ce marché à ses clients. Elle a vendu à ses clients des MBS et des CDO qu’elle voulait sortir de son bilan à travers des transactions qui ont créé un conflit d’intérêts entre son résultat et les intérêts de son client », a conclu le président du sous-comité du Sénat, à l’issue d’un violent réquisitoire contre la banque. Malgré les dénégations de la firme, le sénateur démocrate Carl Levin, soixante-quinze ans, estime qu’elle a clairement « parié contre ses clients » en « shortant » le marché immobilier à partir de début 2007, en comparant les CDO synthétiques à des « jetons de casino ».

« Je pense qu’ils trompent le pays ; il n’y a aucun doute qu’ils ont fait énormément d’argent en pariant contre le marché immobilier », avait déjà confié la veille le sénateur démocrate à la presse. Pour lui, les échanges de mails des dirigeants de Goldman Sachs – tel celui du directeur financier, David Viniar, le 15 décembre 2006 : « soyons agressifs […] car il va y avoir de très bonnes opportunités lorsque les marchés vont probablement aller dans le mur et nous voulons être en position d’en tirer profit » – sont éloquents. « Ils ont décidé de vendre ces titres tout en sachant qu’ils étaient toxiques », insiste Carl Levin.
« Attaques éprouvantes »

« Je n’ai pas induit en erreur IKB [La banque allemande, NDLR] ou ACA [le gérant d'Abacus], deux des investisseurs les plus sophistiqués au monde sur ce marché », a déclaré hier Fabrice Tourre, en estimant avoir été la cible d’ « attaques infondées éprouvantes » depuis une semaine. Pour sa défense, Goldman Sachs a également diffusé un long argumentaire détaillé expliquant qu’il n’a jamais pris « un large pari directionnel » sur le marché immobilier américain, ni « shorté » le marché des produits dérivés adossés à l’immobilier en 2007 ou en 2008, où il était, d’ailleurs, loin d’être « un acteur dominant (avec 2 % de ses revenus annuels entre 2003 et 2008) ». Enfin, Goldman se défend d’avoir eu accès à des informations privilégiées sur l’effondrement probable du marché immobilier.

Les experts juridiques restent encore divisés sur les chances de la SEC de prouver le fait que Goldman aurait dissimulé à ses clients le rôle du fonds spéculatif Paulson & Co. dans le cas des CDO Abacus. Mais les accusations de la commission du Sénat, qui a démarré ses travaux plusieurs mois avant la plainte de la SEC, dépassent désormais largement le cadre du « cas Abacus », un « exemple parmi d’autres » selon le sénateur Levin. « Je ne sais pas si Goldman Sachs a commis quelque chose d’illégal, mais il ressort clairement des documents que leur comportement n’était pas correct du point de vue éthique », a résumé le sénateur républicain John McCain. Si « complot politique » contre Goldman il y a, il n’est plus l’apanage des élus démocrates.

Source: les Echos

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Crise grecque : la contagion

La crise grecque s’est aggravée hier, avec une nouvelle dégradation de la dette à long terme du pays par S&P. Elle gagne les pays du sud de l’Europe. Les syndicats grecs appellent à une grève générale le 5 mai.

La crise grecque s’est encore aggravée hier, avec une rafale de mauvaises nouvelles économiques, sociales et financières venues d’Athènes. L’agence de notation financière Standard & Poor’s a dégradé la note de la dette grecque de deux crans, de BBB+ à BB+, lui conférant désormais le statut de « junk bond » (obligation pourrie). Elle a aussi dégradé la note du Portugal, ce qui illustre les craintes de contagion de la crise. Le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, a reconnu hier que son pays « ne peut pas emprunter » sur les marchés financiers, sauf à taux prohibitifs, pour honorer une dette de près de 9 milliards d’euros due le 19 mai. Laissant ainsi planer la menace d’un défaut de paiement, qui serait un véritable cataclysme pour la zone euro, si Berlin ne lève pas rapidement ses objections au plan d’aide européen. Ce qui a grandement inquiété les marchés financiers (lire page 28). Le ministre a d’ailleurs fustigé au passage le « manque de clarté » de ses partenaires de l’Eurogroupe, alors que l’Allemagne exige une réduction encore plus drastique des dépenses publiques grecques pour baisser de 4 points le déficit public et le ramener à 8 % du PIB.
Un objectif très difficile

Un objectif qui risque d’être très difficile à réaliser. En effet, le déficit public grec 2009 s’avère bien plus important que prévu ; Georges Papaconstantinou a reconnu hier qu’il pourrait atteindre 14 % du PIB, au lieu des 13,6 % estimés jusqu’ici par Eurostat. Les recettes fiscales de l’Etat grec risquent de pâtir cette année d’une récession qui dépassera vraisemblablement les 2 % prévus jusqu’alors, a indiqué le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos. Enfin, le climat social se détériore à vue d’oeil. Les employés des transports publics d’Athènes se sont mis en grève mardi, paralysant pendant six heures les bus, tramways et métros de la capitale grecque. Le syndicat de la fonction publique, l’Adedy, appelait à une manifestation hier soir, tandis que le grand syndicat du secteur privé, la GSEE, lançait hier avec l’Adedy un mot d’ordre de grève de 24 heures pour le 5 mai. L’Adedy et la GSEE représentent 2,5 millions de salariés, soit la moitié des employés du privé et du public à travers le pays. Le consensus dont pouvait se prévaloir le gouvernement jusqu’ici se lézarde aussi. Près de deux Grecs sur trois, selon un sondage publié lundi, désapprouvent la décision de leur gouvernement de solliciter l’aide de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a pourtant rappelé hier que le plan d’aide de 45 milliards d’euros de l’Union et du FMI, « apporterait le calme indispensable et la discipline » pour réaliser les changements drastiques en matière « d’Etat, d’habitudes, de mentalité » nécessaires. Il a au passage reconnu que les fonds publics ainsi que les subventions européennes ont souvent été utilisés non pas pour le développement mais pour « acheter des maisons, des voitures, et vivre dans le farniente ». « L’heure de vérité est arrivée », a-t-il conclu. Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, estime dans un entretien au quotidien « La Tribune » à paraître aujourd’hui que si le FMI et l’Union européenne n’aident pas les Grecs, « ils vont être dans une situation insoutenable ». Selon lui, « il n’y a pas d’autre solution pour en sortir ».

Une lueur d’espoir, toutefois : selon Reuters, le projet de loi allemand sur la stabilité de l’Union monétaire table sur un accord dimanche prochain avec le FMI et l’Union et un vote du plan d’austérité au Parlement grec le 6 mai. Il prévoit que le sommet des pays de la zone euro aboutisse à un accord le 10 mai, date qui a été effectivement confirmé hier par la présidence espagnole de l’Union. Ce sommet aurait donc lieu au lendemain d’élections régionales délicates pour la chancelière allemande, Angela Merkel, dont les électeurs sont en majorité opposés à une aide à la Grèce. Il ouvrirait donc la voie au versement d’une première tranche du plan international avant l’échéance fatidique du 19 mai.

Source: les Echos

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